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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:27

 

Retrouver Servir le Peuple sur son NOUVEAU SITE
servirlepeuple.eklablog.com

 

Comme Rémi Fraisse et bien d'autres encore de ce côté-ci de l'Atlantique (et donc dans un contexte de grande agitation hexagonale contre les crimes du "maintien de l'ordre"), un jeune prolétaire (en l'occurrence de la colonie intérieure afro-descendante) avait été abattu par la police pour simple "apparence suspecte" (port d'une capuche) dans la ville de Ferguson (Missouri) l'été dernier... et "une fois n'est pas coutume", le flic s'en tire avec un non-lieu et une tape sur les doigts ! La colère du Peuple a donc explosé une nouvelle fois dans la petite ville mais s'est aussi étendue très rapidement au reste de l’État yankee, dans un mouvement rappelant les émeutes de 2005 ici en Hexagone.

Presse bourgeoise :
USA : nuit d'émeutes à Ferguson
Émeutes à Ferguson : la police cible de 150 coups de feu, des immeubles incendiés
Mort de Michael Brown : nuit d'émeutes à Ferguson
Ferguson : des milliers d'Américains disent leur colère dans les rues du pays
Nuit du 26 novembre : 170 Maïdan aux États-Unis

Et puis encore une fois l'internationalisme : Après le non-lieu de Ferguson, l'indignation traverse l'Atlantique

Des rassemblements ont aussi eu lieu en Hexagone, où les victimes de "bavures" policières ces dernières années se comptent par dizaines : « En France aussi il y a des Michael Brown »

Brigade Anti-Négrophobie :
M. BROWN : « LA SUPRÉMATIE BLANCHE M’A TUER » ! La négrophobie était l’arme du crime !

Site d'Alain Bertho :

Michael Brown : émeute à Feguson après la relaxe du policier – 25 novembre 2014

Michael Brown : affrontements à Oakland et New York après la relaxe du policier – 24 novembre 2014

Ferguson Tiananmen

Voici l'article publié par les maoïstes new-yorkais du Nouveau Parti communiste (Comité de Liaison) [NCP(LC)] :

Peu importe ce que dit l’État : l'officier Darren Wilson est coupable !

La nouvelle d'hier annonçant la décision du grand jury du comté de Saint Louis (Missouri) de ne pas poursuivre l'officier de police blanc de Ferguson, Darren Wilson, pour le meurtre de l'Afro-américain désarmé de 18 ans Michael Brown n'est en rien une surprise. En dépit d'un grand nombre de témoins, y compris l'ami de Michael Brown - Dorian Johnson - qui était avec lui au moment du crime et l'a clairement vu mettre les mains en l'air ; en dépit des enregistrements audio et vidéo qui contredisent totalement la version de l'officier ; en dépit de l'autopsie indépendante mandatée par la famille Brown, qui infirme toutes les affirmations initiales comme quoi Michael aurait été abattu après avoir agressé Wilson ; en dépit de toutes les preuves irréfutables contredisant les déclarations et autres récits de la police de Ferguson ; le comté de Saint Louis a décidé de ne pas poursuivre le policier.

Mais malgré les tentatives de la police de Ferguson pour discréditer la victime en diffusant une vidéosurveillance d'un homme en train de voler à l'étalage et en prétendant qu'il s'agissait de Brown, les masses de Ferguson et leurs alliés ne sont pas dupes de ces manœuvres suprématistes blanches. Ce qui est arrivé à tant d'autres jeunes hommes afro-descendants comme Oscar Grant, Trayvon Martin et bien d'autres encore a une fois de plus été tenté contre Michael Brown ; mais n'a une fois de plus trompé personne.

Tout au contraire, le comté de Saint Louis (Missouri) et l'appareil répressif d’État US ont démontré encore une fois et devant de plus en plus d'opprimé-e-s et d'exploité-e-s états-unien-ne-s que nous sommes voués à être brutalisés, pourchassés, tirés comme des lapins, systématiquement discriminés et systématiquement assassinés.

FergusonLe fait que l'officier Wilson, comme d'innombrables avant lui et sans doute encore des centaines d'autres à l'avenir, puisse s'en aller libre de toute charge après un meurtre de sang froid résonne terriblement dans les communautés nationales opprimées des États-Unis. Alors que nous luttons déjà contre la pauvreté, le manque d'emploi et les carences dans l'éducation scolaire, la discrimination dans tous les aspects de la société américaine, notre lutte est encore exacerbée par une police au service de la bourgeoisie qui exerce une oppression nationale et raciale claire comme le jour aux yeux de tous ; particulièrement claire lorsque l'on voit le gouverneur du Missouri - Jay Nixon - déclarer l'état d'urgence immédiatement après la décision du jury et faire déployer la Garde nationale, la Patrouille routière, la Police du comté et la Police métropolitaine de Saint Louis à Ferguson sous le prétexte cynique de "protéger les droits des citoyens".

Mais les masses n'en peuvent plus de l'oppression.

Ce qui va sûrement, ce qui est même déjà en train d'arriver, c'est une colère insurrectionnelle persistante à Ferguson et dans tous les USA. Les opprimé-e-s ont raison de se révolter ! Mais ce qui est maintenant plus que jamais nécessaire, c'est une compréhension révolutionnaire de ces quelques points :

1) Les États-Unis sont un Empire capitalo-colonialiste contenant des colonies intérieures/nationalités opprimées, parmi lesquelles la Nation noire afro-descendante. Cet antagonisme est violent et meurtrier et le prolétariat des nationalités opprimées aux côtés du prolétariat euro-américain doit s'unir et former un Front uni pour combattre non seulement l'oppression et le chauvinisme euro-américain mais aussi le capitalisme lui-même. Ce processus implique la création du Parti marxiste-léniniste-maoïste du prolétariat multinational US.

2) Les masses ne peuvent pas compter sur la police (ni sur une quelconque autorité étatique) pour une véritable protection et un véritable service : ce n'est pas dans l'intérêt de la police au service du Capital que de protéger et servir nos communautés.

3) Les nationalités opprimées, en particulier les personnes afro-descendantes, ont toujours été ciblées et brutalisées ; Michael Brown n'est pas un phénomène unique dans l'histoire colonialiste-capitaliste-impérialiste des États-Unis.

4) Les masses nécessitent leur propre protection prolétarienne ; nous avons besoin de nos propres bases, nos propres forces, notre propre mouvement de contre-hégémonie : notre propre DOUBLE POUVOIR. Les masses ont besoin d'une Armée populaire et cette armée ne peut être dirigée que par le Parti communiste, ce pourquoi nous devons construire le Parti communiste maoïste. Les différentes luttes locales doivent constituer des groupes d'autodéfense pour tenter de développer une résistance, comme des groupes de copwatch pour faire contrepoids à la violence policière ; en étant bien conscients que ces groupes sont limités en termes d'impact et d'objectif, mais néanmoins nécessaires pour apporter un certain appui matériel aux masses qui souffrent des formes les plus brutales d'oppression et d'assassinats extra-judiciaires.

Nous sommes et serons solidaires des masses de Ferguson (Missouri) et de tous les USA qui s'organisent et s'organiseront contre la terreur policière. Nous soutenons pleinement les masses opprimées en révolte qui exigent un changement radical. Nous apportons notre soutien sans équivoque à tou-te-s ceux et celles qui voient dans ces injustices une nouvelle preuve, une nouvelle évidence et une nouvelle charge contre la nature capitaliste-impérialiste et suprématiste blanche des USA.

Vive les masses insurgées de Ferguson !

Vive les Peuples opprimés des États-Unis !

À bas le capitalisme et l'impérialisme !

Arms Up, Shoot Back ! (Aux armes, rendons coup pour coup !)

armsupshootback170 villes-1b973Tutto il mondo sta splodendo

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Amérique du Nord
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:08


Ici sur Democracy & Class Struggle : http://democracyandclasstruggle.blogspot.fr/2014/11/nepal-cpn-maoist-general-secretary.html

Comme nous l'avions pressenti dès la naissance du nouveau PC maoïste népalais en 2012 et comme nous l'enseigne - en réalité - tout simplement le maoïsme (un se divise en deux), en dépit des délires de certains qui s'en réclament (comme quoi tout serait "mort et enterré" depuis 2006 dans ce pays), une nouvelle scission vient de se produire dans le mouvement maoïste de la jeune république himalayenne.

Nous attendons bien évidemment d'en savoir plus dans les prochaines semaines. Ce que nous savons pour le moment, c'est que la scission est emmenée par Netra Bikram Chand "Biplab" que nous avons toujours vu comme l'un des éléments les plus à gauche du maoïsme népalais, ayant produit de très intéressantes analyses sur la dérive révisionniste et capitulationniste du Parti d'origine (U'c'PN-'m') dirigé par Prachanda et Bhattarai. Nous ignorons en revanche si Indra Mohan Sigdel "Basanta", qui a également produit des analyses extrêmement brillantes (ici et ici), est lui aussi "de la partie". A contrario, la direction de l'"ex-nouveau Parti" représentée principalement par Mohan Baidya "Kiran" semblait être essentiellement sur une ligne de réconciliation par tous les moyens avec l'U'c'PN-'m' de Prachanda (entre temps balayé, et c'est bien compréhensible, aux dernières élections il y a un an), de "retour aux principes des Accords de 2006" qui auraient simplement été "trahis" (et non été une manœuvre liquidatrice et institutionnaliste en eux-mêmes, dans l'esprit "calife à la place du calife" qui s'était emparé de Prachanda) et de développement des liens avec l'ultra-capitaliste nouvel impérialisme chinois, dans une logique de "contrebalancer" la tutelle historique de l'Inde.

Affaire à suivre...


Biplav.jpgLgtang2-28

 

* Cela ne semble hélas pas être le cas et Basanta a même (finalement) durement critiqué la scission de Biplab, qu'il qualifie de "carriérisme" et d'"esprit de faction". Entre l'une des plus brillantes intelligences du mouvement maoïste népalais, qu'est le premier (mais malheureusement, semble-t-il, englué dans la "frilosité" caractéristique de la "vieille garde"), et la fouge juvénile du second (au prix peut-être, en effet, d'un certain "aventurisme" et manque d'"esprit collectif"), c'est donc une non-jonction qui aura sans doute - selon nous - des conséquences regrettables, retardant l'essor du nécessaire nouveau cycle révolutionnaire que doit connaître le Népal, alors que le sympathie pour les maoïstes est en très net recul dans les masses populaires. Des arguments développés par Biplab (qui n'est pas non plus une "buse" intellectuelle et a produit des documents très intéressants) dans sa lettre de rupture avec le Parti formé par Kiran en 2012, nous n'avons de connaissance que ce qu'en dit Basanta dans sa critique. La plupart des points que mentionne ce dernier (pour les critiquer) nous semblent plutôt justes (malgré des formulations se voulant "novatrices" et parfois maladroites) et nous feraient plutôt donner raison au "fractionniste", tandis que Basanta se pose en gardien intransigeant des "principes fondamentaux" du marxisme-léninisme-maoïsme... que le Parti dans lequel il a décidé de rester n'applique pas, ou dévoie dans sa pratique concrète. Un point peut en effet sembler fortement critiquable : Biplab reprocherait à Prachanda d'avoir "échoué dans sa recherche d'un partage du pouvoir", ce qui signifierait que Biplab veut relancer une lutte révolutionnaire "musclée" dans le seul but de parvenir à un tel "partage du pouvoir" et non à une révolution de nouvelle démocratie (dont Basanta se fait le défenseur). Mais il est impossible de savoir si c'est réellement ce qu'a dit Biplab, ou si c'est ce que Basanta déduit (avec plus ou moins de malhonnêteté intellectuelle) de sa critique adressée à Prachanda.

MàJ : des rares nouvelles que nous ayons eues ultérieurement du Parti mené par Biplab, nous pouvons citer fin décembre 2014 des rassemblements dans lesquels semblent ressortir les mêmes vieilles chimères de "mener le processus constituant à son terme" que lors de la scission kiraniste de 2012, en dénonçant la représentativité de l'Assemblée constituante et en appelant à un "consensus politique national" incluant les forces en dehors de celle-ci (toutes choses qui ne nous semblent pas franchement aller dans le bon sens...) ; puis au début de 2015 des tentatives de prélèvement d'impôt révolutionnaire sur diverses personnalités ou entreprises, l'agression d'un haut fonctionnaire au mois d'août et enfin, fin septembre, des menaces contre les véhicules en provenance d'Inde ayant conduit à une fermeture temporaire de la frontière (l'Inde utilisant encore et toujours les revendications des Madheshis pour conserver son hégémonie historique sur le Népal).

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Asie du Sud
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 15:50

 

Les "sorcières" et la "sorcellerie" sont un thème qui exerce une fascination certaine sur une grande partie de la jeunesse européenne et occidentale de notre époque, attrait véhiculé par une quantité innombrable de films, séries ou bouquins (sans oublier la fête d'origine anglo-saxonne d'Halloween) et pouvant aller de l'engouement pour l'enfantin et inoffensif Harry Potter jusqu'à de véritables (et moins sympathiques) pratiques de "magie noire" ou de "satanisme" dans les cimetières (la nuit), s'accompagnant parfois d'actes franchement spécistes à l'encontre des félins ou autres gallinacés.

À la source de ce mythe de la "sorcière" - au féminin - se trouve un sinistre ouvrage dont la rédaction commençait voici un peu plus de 5 siècles : le Malleus Maleficarum ou "Marteau des Sorcières" en latin (marteau de l’Église contre les sorcières). Il s'agit là d'un de ces ouvrages dont il est possible de dire, aux côtés de Mein Kampf, du Code noir et d'autres encore, qu'ils dégoulinent de sang : le sang des innombrables victimes innocentes de la mise en œuvre de ce qui y est écrit.

witch2Le 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII fait paraître une bulle (sorte d'instruction ou de "circulaire" destinée au clergé) dénonçant le (soi-disant) "développement de la sorcellerie" et demandant à deux inquisiteurs dominicains, Jacob Sprenger et "Institoris", de s’attaquer au problème. Ces derniers - en fait, surtout le second - rédigent donc dans la foulée cet épais traité de plusieurs centaines de pages qui, terminé à la fin de l'année suivante, passera alors immédiatement à l'imprimerie (cette nouveauté de l'époque en Europe) de Strasbourg et connaîtra une diffusion massive et rapide sur tout le continent européen tout au long des siècles suivants, où il fera "autorité" en la matière auprès des catholiques comme des protestants...

La première partie traite de la nature de la "sorcellerie" elle-même en insistant sur le fait qu'elle soit essentiellement pratiquée par des femmes, que leur "faiblesse" et "l’infériorité" de leur intelligence prédisposeraient par nature à céder aux tentations de Satan ; allant pour cela jusqu'à "bidouiller" la langue latine en faisant dériver femina (femme) de "moindre foi" (fe minor). Le Malleus Maleficarum jouera donc là un rôle essentiel pour "donner un sexe" à la "sorcellerie", en tout cas pour théoriser (à coup d'"arguments" théologiques) ce caractère ultra-principalement féminin conformément à la tendance pratique de l'époque, alors qu'auparavant hommes et femmes étaient beaucoup plus indistinctement accusés de "sortilèges" et autres pratiques "maléfiques". La seconde partie, quant à elle, est un manuel de procédure judiciaire exposant en détail la manière d'obtenir témoignages et - surtout - confessions de la présumée "sorcière", en recourant bien sûr sans états d'âme à la torture (qui garantissait les aveux à 99%, on imagine) jusqu'à l'aboutissement final du bûcher : là, l'ouvrage reposait de manière très concrète sur la pratique de l'auteur principal lui-même durant ses années de "service".

"Institoris", de son vrai nom Heinrich Kramer, était un natif de Schlettstadt/Sélestat (Alsace) entré de prime jeunesse dans l'ordre des dominicains, les sinistres "chiens de Dieu" (domini canis) comme ils se surnommaient eux-mêmes, qui fournissaient alors le gros des troupes de l'Inquisition. Il sévira essentiellement dans l'Empire germanique, de l'Alsace qui en faisait encore partie (pour deux petits siècles) jusqu'à l'Autriche en passant par le sud de l'actuelle Allemagne, faisant sans doute exécuter plusieurs centaines de personnes avant que son ouvrage ne devienne - on l'a dit - une "référence" continentale. Pour la petite histoire, il aurait été un pervers narcissique et un obsédé sexuel qui, éconduit par les victimes de ses avances et souvent rappelé à l'ordre par sa hiérarchie, aurait développé une haine inextinguible envers les femmes et leurs "maléfices" (autre nom pour l'attirance impossible à assouvir qu'il éprouvait envers elles)...

Quant à Jacob Sprenger - à qui, dit-on, la main aurait pu être un peu forcée pour signer le Malleus - c'était un éminent théologien de l'Université de Cologne (apportant donc sa caution "intellectuelle" au texte), portant lui aussi le titre d'inquisiteur mais qui n'aurait pas été très actif dans cette fonction.

Witch BurningMais à côté de la petite histoire il y a la "grande", celle des classes, de leur lutte et des États appareils de domination des classes dominantes dans cette lutte ; cette "grande" histoire que les petites - et souvent minables - trajectoires individuelles ne font finalement que servir, d'un côté ou de l'autre de la barricade...

Contrairement - encore une fois - à une idée répandue, la "chasse" aux sorcières n'est pas un phénomène du plus profond du Moyen Âge, de l'An Mille, époque où l’Église avait plutôt (au contraire) tendance à s'affirmer contre l'aristocratie guerrière (chevalerie) au travers d'une solide alliance de classe avec les masses productrices (principalement paysannes), en favorisant pour "gagner les cœurs et les esprits" un très fort syncrétisme avec les croyances "païennes" (animistes, polythéistes) ancestrales : c'est ainsi que les innombrables "saints" et "saintes" aux noms biscornus qui peuplent nos riantes campagnes sont, on le sait, des "christianisations" de divinités tutélaires locales.

Non, la "chasse" aux sorcières est un phénomène qui émerge au tournant des 13e-14e siècles et s'étend jusqu'au 17e voire même 18e ; autrement dit un phénomène strictement parallèle et indissociable de l'affirmation et de l'édification de l’État moderne et d'une Église devenue complet instrument de cet appareil de domination [1], totalement appuyé sur cet appareil politico-militaire moderne au service (même inconscient) de l'accumulation primitive du Capital et sur les "révolutions" technologiques de l'époque - ainsi l'imprimerie, mise au point en 1450 par Gutenberg à Mayence, permettra la diffusion rapide et massive du Malleus. Un ouvrage très largement inspiré de ce dernier (sa "version française" en quelque sorte) sera d'ailleurs la Démonomanie des Sorciers de... Jean Bodin, ce grand juriste angevin de naissance bourgeoise qui se trouve également être (avec ses Six Livres de la République) l'un des grands théoriciens de l’État absolutiste moderne ! [une citation du bonhomme orne notamment aujourd'hui encore la couverture du très réactionnaire Valeurs Actuelles...]

On a donc torturé atrocement (conformément aux instructions du Malleus) et (généralement) brûlé vives sur le bûcher beaucoup plus de personnes à la "Renaissance" et au "Grand Siècle" (règnes - en "France" - d'Henri IV, Louis XIII et Louis XIV) que durant le "sombre et gothique" Moyen Âge... Mais bien sûr, cet aspect est soigneusement effacé de ces pages de l'histoire par la classe qui les écrit, la BOURGEOISIE qui y a vu naître sa "civilisation" - raison pour laquelle les sorcières brûlant sur le bûcher sont encore aujourd'hui associées à l'époque médiévale dans le "sens commun" des masses.

witch1Même le protestantisme (qui avait pourtant lui aussi connu les bûchers pour son "hérésie") reprendra - bien que dans une moindre mesure - la pratique : c'est ainsi dans le canton suisse protestant de Glaris que sera exécutée l'une des dernières "sorcières" connues à l'être en Europe (par la "justice" d’État, en laissant de côté les lynchages populaires) ; et ce sont également des protestants qui - épisode archi-connu - amèneront la "chasse" jusqu'en Amérique du Nord, à Salem dans le Massachusetts.

Tout ceci s'inscrivait en fait (entre beaucoup d'autres choses) dans le processus de subsomption, d'anéantissement et de transformation en pure force de travail productrice de plus-value de la communauté populaire laborieuse (auparavant dans un lien purement tributaire avec la féodalité aristocratique et ecclésiastique, hormis bien sûr les véritables serfs héritiers "améliorés" des esclaves antiques - mais ceux-ci avaient pratiquement disparu au 13e siècle) par l'affirmation du Capital et des appareils étatiques modernes à son service. Une communauté populaire "ancestrale" qui avait (encore à l'époque) très largement gardé les traits MATRIARCAUX du "communisme primitif", accordant aux femmes - dans le cadre de la division "sexuelle" du travail - un rôle essentiel pour sa stabilité et sa pérennité : c'est ainsi que la persécution ne touchera certes pas exclusivement (des milliers de "sorciers" et autres "guérisseurs" seront eux aussi exécutés) mais néanmoins principalement les femmes, raison pour laquelle on parle encore aujourd'hui de "chasse aux sorcières" au féminin. Pour prendre un simple exemple, à cette époque où l'institution scolaire était encore peu répandue, s'en prendre aux femmes revenait aussi à s'en prendre à la transmission du savoir, de la culture et des valeurs populaires qu'il s'agissait d'anéantir. La scolarisation des enfants (comme "formatage" des esprits au service de l'ordre dominant) se développera de manière strictement parallèle et sera bien sûr, à cette époque, principalement confiée à l’Église. 

Quant aux fameux "pactes avec le Diable" et autres "sortilèges" dont étaient accusé-e-s, plus ou moins à tort ou à raison, les malheureux/euses promis-es aux flammes, il ne s'agissait de rien d'autre que de ces pratiques populaires traditionnelles parfois de pure "superstition" mais parfois aussi très sérieuses (maîtrise médicinale des plantes etc.) et reliées dans tous les cas au communisme primitif (un lien entre l'espèce humaine et les forces de la nature en quelque sorte), ce que pouvait tolérer la "vraie féodalité" de l'An Mille (qui se contentait de prélever son "tribut", "sa" part de la production populaire) mais pas la féodalité-nid-du-capitalisme des 15e-16e-17e siècles.

Au demeurant, la même lutte sévira dans les colonies (dès lors qu'elles existeront) contre les pratiques culturelles ancestrales des Peuples indigènes ou importées d'Afrique par les esclaves (vaudou, santeria etc.) - le bûcher y sera d'ailleurs une méthode d'exécution pour les esclaves rebelles jusqu'au... 19e siècle (!), employée par exemple par les troupes de Napoléon lors de la reconquête de la Guadeloupe en 1802. Le strict parallélisme de logiques entre la soumission du premier cercle de périphéries (les "provinces" des États européens eux-mêmes) et les entreprises coloniales au-delà des mers apparaît ici de manière évidente. Et d'ailleurs aujourd'hui, alors que le continent africain impérialisé connaît lui aussi une subsomption extrêmement forte et rapide par la logique capitaliste comparable à ce qu'a pu connaître l'Europe entre le 15e et le 18e siècle, on y observe exactement le même type de phénomènes, certes "seulement" de l'ordre du lynchage populaire mais (très certainement) non sans complicités des autorités locales - qu'elles soient étatiques ou "coutumières" (on qualifie en "jargon" maoïste ces pays de "semi-féodaux" mais le terme approprié serait peut-être qu'ils en sont au stade de l'accumulation primitive capitaliste, de manière subordonnée et au service des Centres impérialistes occidentaux, russe ou extrême-orientaux). La "magie" et les "guérisseurs", autrement dit le lien ancestral des hommes et des femmes avec la nature qui les entoure cesse peu à peu de faire "partie du paysage" social en Afrique ; et les révolutionnaires du monde entier doivent appeler haut et fort les Africain-e-s à rejeter cette auto-mutilation sociale et culturelle.

witch3La "chasse aux sorcière" aura donc été, en dernière analyse, un outil parmi d'autres pour imposer l'autorité de l’État moderne et de la classe émergente qu'il servait (et sert encore sous sa forme contemporaine), la grande bourgeoisie capitaliste ; et notamment imposer l'un des aspects essentiels de la société capitaliste moderne : le PATRIARCAT, la primauté absolue de l'homme père et chef d'une famille érigée en cellule de base de la société (la "première entreprise" en quelque sorte) et la transformation des femmes en purs outils de reproduction de la force de travail (cf. Silvia Federici plus bas). La persécution, dont le bilan est estimable à quelques centaines d'exécutions par an, ne visait certes pas l'"extermination" des femmes (comment le genre humain se serait-il reproduit ?) mais bel et bien à les soumettre par la terreur à ce nouvel ordre des choses, socle même de l'accumulation capitaliste première.

En termes de bibliographie, l'ouvrage que l'on peut qualifier de référence sur le sujet est certainement Caliban et la Sorcière de la féministe marxiste italo-états-unienne Silvia Federici, sur lequel voici (en documentation) quelques petits liens :
http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/DESQUESNES/50775
http://paris-luttes.info/rencontres-avec-silvia-federici
http://www.contretemps.eu/interviews/origines-capitalisme-patriarcal-entretien-silvia-federici
https://www.ensemble-fdg.org/content/dtruire-les-femmes-pour-construire-le-capitalisme-un-ouvrage-essentiel-de-sfederici

La "chasse aux sorcières" frappera bien sûr durement l'Occitanie, conjointement à la persécution des "hérétiques" cathares, béguin-e-s, vaudois puis huguenots (protestants) et bien sûr des Juifs ; et plus encore le Pays Basque où la culture, les antiques croyances et l'organisation socio-politique (très "républicaine") populaires étaient restées particulièrement vivaces, tant du côté "espagnol" (Zugarramurdi, 1610) que "français" (chasse aux sorcières du Lapurdi en 1609, conduite par le collabo souletin Pierre de Rostéguy de Lancre et l'Occitan traître Jean d'Espagnet - lire notamment ici).

Bien sûr, il faut le souligner, tout cela ne pouvait pas exister de manière purement "verticale" et nécessitait un certain concours de la population. Ce concours ne sera pas difficile à trouver dans un contexte d'affirmation de la logique capitaliste tendant à faire de chaque famille une "petite PME" : les inquisiteurs pourront allègrement utiliser les concurrences, rivalités, jalousies, rancœurs et autres règlements de compte (y compris politiques entre clans de notables[2]) afin d'obtenir les indispensables témoignages et dénonciations de "sorcières" et "sorciers" ; la croyance witch6encore ultra-majoritaire au "Diable" et aux "maléfices" faisant le reste - en Lapurdi cependant, le retour des hommes partis pêcher de longs mois à Terre-Neuve verra un début d'insurrection populaire et le départ précipité de Rostéguy, mettant fin à la persécution...

Au total, entre la première publication du Malleus Maleficarum et les dernières exécutions à la toute fin du 18e siècle (soit sur environ trois siècles), ce seront entre 50.000 et 100.000 hommes et surtout femmes qui auront péri brûlé-e-s vif-ve-s, décapité-e-s, pendu-e-s ou sous d'autres supplices encore sous l'accusation de "sorcellerie". Et au terme du même laps de temps historique (pas seulement pour cette raison bien sûr, mais celle-ci a fait partie du processus), la communauté villageoise médiévale (relativement) égalitaire et (surtout) "solidaire" aura presque totalement disparu, remplacée par une masse de petits producteurs indépendants (pour quelques générations encore...) et concurrents et surtout par cette grande masse de "loueurs" de force de travail que l'on appellera bientôt prolétariat. Le rapprochement est bien sûr évident pour tout raisonnement marxiste un peu sérieux.

Il n'y a pas à chercher plus loin que dans ce qui vient d'être exposé la raison de la fascination qu'exercent la "sorcellerie", la "magie", les pratiques plus ou moins "païennes" ou "satanistes" sur les masses populaires à notre époque de renversement du capitalisme et de ses constructions étatiques à l'ordre du jour (quand bien même cela tendrait ensuite vers une pensée réactionnaire, de la "fascination pour le Mal" à la sympathie pour le nazisme par exemple, dans le nihilisme qui caractérise également notre époque).

Quant à nous, à la face de tous ces appareils politico-militaires de domination du Capital (avec son corollaire le patriarcat) et de toutes leurs religions d’État y compris "républicaines" et "laïques", nous clamons plus que jamais haut et fort : sèm tots dei Albigès, que venjarem a tot-a-s l@s cremats !

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[1] Nous avons déjà vu par exemple comment l’Église catholique et son Inquisition furent de fait la première "police politique" connue et subie par notre Occitanie après la Conquista capétienne, avec déjà les sinistres domini canis combattus par l'héroïque franciscain Bernard Délicieux... ou liquidés comme il se doit par le faidit Pierre-Roger Bélissen à Avignonet (1242) - dans le même esprit mais quelques siècles plus tard, on peut encore citer l'exécution de l'abbé du Chayla par les Camisards au Pont-de-Montvert en 1702.

[2] Ainsi en Lapurdi la dénonciation initiale des "faits de sorcellerie" auprès d'Henri IV provenait de deux nobles, les seigneurs d'Amou et d'Urtubie ; or l'on sait que la noblesse labourdine [issue de la période anglaise où elle était déjà en conflit avec la population se revendiquant alleutière ; plutôt romane (gasconne) de langue et de culture et par la suite francisée (après l'annexion en 1450) face à une paysannerie de langue euskara ; regardant vers Bordeaux où toute réussite impliquait de "monter" etc. etc.] n'était pas représentée à l'assemblée locale, le Biltzar (véritable émanation de la communauté populaire et de l'identité nationale basque), ce qui peut laisser supposer un contentieux avec celui-ci et une volonté d'"attirer" l'autorité royale dans la province pour y "briser" le pouvoir roturier euskaldun (cette thèse tendrait à être confirmée ici)... Il semblerait aussi qu'en l'absence des hommes (partant pêcher de longs mois au large du Canada) les femmes du Labourd prenaient trop d'indépendance et de pouvoir aux yeux des "mâles dominants" de l'aristocratie, du patriciat bourgeois, de l’Église et bien sûr de l’État au service de ces trois classes alors dominantes (+ se surajoutant encore à ceci une "embrouille" commerciale capitaliste entre le sieur Dugua de Mons, gentilhomme saintongeais à qui Henri IV avait confié le monopole du commerce des fourrures avec les Algonquins du Canada, et les pêcheurs labourdins qui exerçaient précédemment ce monopole et ne souhaitaient pas le lâcher - les Amérindiens refusant de traiter avec qui que ce soit d'autre).

  pedra bruixes savassonapedra_home.jpg

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Histoire
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 14:28

 

Depuis plusieurs mois maintenant - en fait, depuis le début de l'été qui a également vu la terrible offensive de bombardements contre Gaza etc. - la tension est à son comble dans la ville de Jérusalem/Al-Qods et en particulier dans sa partie orientale (dite "arabe").

palestinien jeruLes affrontements, quasi-quotidiens, ont déjà fait plusieurs dizaines de mort-e-s ; principalement - il va sans dire - du côté palestinien, ce que tentent de nous faire oublier les médias en mettant en avant les quelques actions-suicides ayant frappé des Israéliens.

En toile de fond de ces affrontements, il y a bien sûr (comme le rappelle le FPLP, lien tout en bas) l'occupation, la colonisation et l'apartheid imposés par le sionisme en Palestine depuis 65 ans ; mais il y a plus spécifiquement un phénomène bien particulier de cette occupation-colonisation : un phénomène que l'on peut qualifier de "gentryfication ethnique" ou "gentryfication coloniale".

C'est à dire que nous avons finalement affaire comme dans nos métropoles européennes ou nord-américaines (voir ici et ici) à phénomène de "repoussement" et d'expulsion-"nettoyage" d'une population pauvre/défavorisée au profit de l'habitat d'une population nettement plus aisée - ici, en ce qui nous concerne, à grands coups de "réhabilitations" où l'explosion du prix du mètre carré vaut bien toutes les armes de guerres, mais aussi par des moyens de "quadrillage" et de harcèlement policier visant à rendre la vie impossible aux habitants de classe populaire. Mais à la différence (et donc avec un NIVEAU DE VIOLENCE BIEN SUPÉRIEUR, soulignons-le bien face aux "professionnels des procès d'intentions") que nous sommes en Palestine sur une ligne de front directe entre "Nord" et "Sud", dans une situation coloniale où une population de "Blancs occidentaux" sociaux dotée de forces productives supérieures s'est emparée du territoire d'une population indigène sociale moins "développée" - ces deux populations, à savoir les Israéliens et les Palestiniens, remplaçant les "catégories aisées" et les "revenus modestes". Donc avec une dimension "ethno"-nationale-coloniale et (on l'a dit) un niveau de violence sans comparaison : violence d'une armée et d'une police colonialistes et violence de la résistance populaire qui lui répond en conséquence, avec déjà plus de 80 ans d'héritage de lutte derrière elle. Mais nous sommes cependant bel et bien dans la même logique.

Dans cette perspective, les éléments extrémistes religieux et ultra-sionistes qui brandissent l'argument de la "promesse divine au Peuple juif" jouent simplement un rôle d'"avant-garde" ou d'"éclaireurs" : des éléments plus "laïcs" et moins politisés (et souvent aussi plus aisés !) ne tarderont pas à suivre... et le marché capitaliste qu'ils représentent avec eux, puisque c'est de cela qu'il s'agit en réalité - les autochtones palestiniens n'étant pas un "bon marché", un marché palestinien-pierre-manif_sn635.jpgsuffisamment lucratif (houla attention ! nous avons employé les mots "marché", "capitaliste" et "lucratif" beaucoup trop près du mot "juif" et cela - vous allez voir - va nous valoir les anathèmes de quelques bandes de conneaux bien connus...).

En réalité, les "arguments" historiques et religieux de part et d'autre donnent au conflit palestinien sa dimension passionnelle, mais pas son existence. La racine de ce qu'il se passe en Palestine (comme dans bien d'autres endroits du monde !) n'est tout simplement pas autre chose que la logique même du capitalisme : EXPANSION PERPÉTUELLE du marché/base d'accumulation comme condition de la REPRODUCTION DU CAPITAL et extension permanente du "domaine" des "gagnants" de celui-ci (ceux qui assurent, en produisant comme en consommant, un taux de profit optimal) au détriment des "perdants". Ceci dans une situation (on le répète) un peu particulière qui est une situation coloniale, c'est-à-dire "pipée dès le départ" : le déséquilibre intercontinental des forces productives au profit des arrivants-colons fait que ces derniers arrivent déjà gagnants.*

Nous avions déjà montré comment le sionisme n'était finalement qu'un sous-produit idéologique (à destination d'une population spécifique : la minorité juive opprimée d'Europe) et une expression spécifique locale (en Palestine) de cette logique intrinsèque du capitalisme dans un article consacré à la "mise en valeur"  - dans une logique absolument identique !! - des Landes de Gascogne au 19e siècle : créer une base d'extraction de plus-value (par la production ou la consommation ou les deux) en investissant et en "capitalisant" un territoire dont la population est soit transformée en force de production et/ou de consommation, soit chassée/reléguée soit même carrément liquidée. On pourrait également établir un parallèle (mais là encore attention aux procès en "antisémitisme", donc précisons bien qu'il s'agissait d'un projet particulièrement radical et d'ailleurs jamais réalisé) avec le Generalplan Ost nazi qui prévoyait de "tisser", jusqu'aux confins de la Sibérie et du Caucase, une "toile" de "cités idéales" germano-aryennes (marché/base d'accumulation "idéale") dans les interstices desquelles la population slave (les "perdants") aurait été vouée pour moitié à constituer une masse "hilote" (de force de travail esclave) et pour l'autre à mourir de faim - les Juifs et les Rroms étant quant à eux, à de rares exceptions près, des "improductifs indésirables" à faire disparaître. Rien de tel certes (gardez donc vos procès d'intentions !) en Palestine, où les plans les plus radicaux ne prévoient pas d'exterminer mais "simplement" de faire partir (en rendant la "vie impossible" par laisrael-bulldozer-palestine-mosque.jpg brutalité des troupes d'occupation, les bombardements meurtriers etc.) le plus possible de Palestiniens en ne gardant qu'une minorité prête à courber l'échine (produire de la plus-value) sans broncher ; mais le rapprochement avec la "toile" "tissée" par les colonies (reliées entre elles et au mainland par des routes réservées, séparées des Palestiniens par des murs et rétrécissant toujours plus leur espace disponible) peut toutefois laisser songeur...

Ceci NON PAS parce que "sionisme = nazisme" ; mais parce que sionisme comme nazisme (avec une barbarie sans comparaison dans ce dernier cas) comme colonialisme dans les Amériques, en Afrique et ailleurs, comme "Conquête de l'Ouest" par les États-Unis et même construction et "mise en valeur" des États modernes en Europe elle-même obéissent en dernière analyse à la MÊME LOGIQUE que nous venons d'exposer ! [sur ce sujet d'"Israël-Palestine comme microcosme des rapports Nord-Sud", l'on peut voir ici une traduction résumée de l'idée-force de cet article en anglais]

Ce qui fait - finalement - la particularité de la Palestine, c'est que son histoire très particulière (qui en fait la terre "sainte" des trois grandes religions "du Livre", regroupant ensemble plus de la moitié de l'humanité) ainsi que l'histoire particulière des parties en présence lui vaut un "éclairage" médiatique particulier ; lequel éclairage va "tomber" pile poil sur des mécanismes à l’œuvre de manière particulièrement flagrante... qui sont les mécanismes au fondement même (hier comme aujourd'hui !) du monde capitaliste dans lequel nous vivons tou-te-s !

Voici une petite revue de presse au sujet des actuels évènements à Jérusalem/Al-Qods :
Jérusalem occupée : qui a vendu les appartements de Silwan aux-colons ?
Des colons s'emparent de 23 appartements à Silwan
En photos et en détail : 26 maisons aux mains des colons à Silwan
Jérusalem en danger pendant que le monde dort
Colonies israéliennes : la construction de 78 logements approuvée à Jérusalem-Est
L'adolescent de Jérusalem blessé par un soldat israélien la semaine dernière est mort de ses blessures
58 mineurs palestiniens derrière les barreaux après un été de protestation à Jérusalem-Est
Vifs affrontements à Jérusalem
Affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes dans le nord de Jérusalem
La révolte de la jeunesse à Jérusalem conduira-t-elle à un soulèvement ?
Jérusalem brûle
Israël fait d’Al-Aqsa une poudrière
La judaïsation de Jérusalem

Lire aussi : L'occupation est responsable de l'escalade à Jérusalem (FPLP)

Au sujet de ce qui vient d'être dit, nous ne pouvons aussi que vous inciter à découvrir la géographie sociale marxiste de David Harvey


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* Et c'est ce qui fait que, quels qu'aient été les idéaux généreux voire "socialistes" dont il a pu se parer à l'origine et le caractère ultra-opprimé des Juifs quittant l'Europe pour s'installer en "Terre promise" (toutes choses qu'aiment tant mettre en avant ses défenseurs "de gauche" voire "d'extrême-gauche"), le sionisme ne POUVAIT PAS DEVENIR AUTRE CHOSE que ce qu'il est devenu aujourd'hui. Car ce qui compte en dernière analyse, c'est ce déséquilibre des forces productives entre l'arrivant et l'autochtone (raison pour laquelle d'ailleurs, n'en déplaise à l'argumentaire des Le Pen et Zemmour et consorts, l'immigration n'est PAS une "colonisation inversée") et non le caractère opprimé de l'arrivant dans son pays d'origine.

Pour nous, Occitans, le fait que des opprimés partis vers une terre lointaine puissent s'y transformer en oppresseurs n'a rien de surréaliste puisque la communauté afrikaner d'Afrique du Sud REGORGE de descendants de huguenots occitans chassés par les persécutions de Louis XIV : le nazi Eugène Terre'Blanche (originaire de Provence), le docteur Malan (un fondateur et idéologue de l'apartheid) ou encore le "docteur de la mort" Wouter Basson (le Mengele sud-africain...)... C'est sans états d'âme que leurs ancêtres, victimes d'une répression atroce dans leur pays natal pour avoir représenté (l'espace d'un siècle) un intolérable contre-pouvoir occitan face à l'État centralisateur parisien, se transformèrent une fois au pays des "Cafres" en colons impitoyables persuadés de leur "droit divin" (que la "Divine Providence" leur avait "offert" cette terre...). 

L'on pourrait encore citer l'Australie où la plupart des colons massacreurs d'Aborigènes étaient des sous-prolétaires anglais, irlandais ou écossais déportés là-bas pour avoir enfreint les lois de leurs exploiteurs et (dans le cas des Irlandais, Écossais ou Gallois) de leurs occupants. Et c'est sans même parler du cas (peut-être) le plus sidérant et emblématique : celui des esclaves afro-descendants libérés aux États-Unis et "renvoyés" en Afrique pour y fonder le Libéria, un protectorat colonial (de fait) pour leurs anciens maîtres et tortionnaire, dédié notamment à l'extraction du caoutchouc et où ils formeront la caste dominante de cette "république" proclamée en 1847, privant les autochtones de tout droit civique...

Dans la plupart des colonies "françaises", l'appareil de domination était très largement constitué d'agents issus des Peuples "provincialisés" et périphérisés de "métropole" (Occitans, Corses, Bretons, Basques etc.), presque aussi méprisés (lorsqu'ils "montaient" travailler à Paris) que les immigrés maghrébins ou africains aujourd'hui mais se transformant tout naturellement en "race supérieure civilisatrice" (pour reprendre les mots de Jules Ferry, d'ailleurs lui-même lorrain, Peuple annexé et "provincialisé" à la fin du 18e siècle) lorsqu'ils abordaient les rivages d'Algérie, du Gabon ou du Tonkin.

L'on peut citer à ce titre l'(assez marxisant) historien belge Jacques R. Pauwels, parlant de l'Empire colonial de son pays : "Les gens trop pauvres, on pouvait s’en débarrasser en les envoyant dans les colonies. L’impérialisme était donc aussi une manière de résoudre les problèmes sociaux. Les pauvres pouvaient faire carrière dans ces colonies. De la sorte ils se muaient en patriotes, au lieu de rester des emmerdeurs. En les laissant intervenir de façon agressive dans les colonies, ils ne posaient plus le moindre problème dans la métropole. Il y avait par exemple pas mal de fils de fermiers sans travail, et ce du fait que l’agriculture devenait trop productive. Ces gars, on pouvait les envoyer au Congo comme missionnaires. On a expédié là-bas une vingtaine de missionnaires de chaque bled agricole flamand. On leur a collé un uniforme sur le dos et, dès lors, ils ont pu aller jouer au patron chez les Noirs."

Tout simplement parce que le statut d'opprimé, de relégué, de périphérisé voire pratiquement... de colonisé (Irlandais) du colon dans son pays d'origine est inopérant (à de rares exceptions près) une fois arrivé dans le pays à coloniser : c'est le rapport de force découlant de la possession (ou de la capacité d'appropriation rapide) de forces productives qui détermine la constitution mentale en "race supérieure" et (par conséquent) celle de l'autochtone en "race inférieure" (tout ceci s'enrobant par la suite d'"argumentaire" tant religieux que "scientifique"). Les États "métropoles" puis les Empires capitalistes, en tant que bases d'extraction de plus-value, se sont ainsi construits et développés en cercles concentriques de périphéries autour des Centres du pouvoir bourgeois ; et tant que les masses n'ont pas compris cela, un "cercle" de périphérisation plus proche du Centre peut se montrer (en apparence) plus oppresseur vis-à-vis d'un cercle plus "lointain" que le Centre en question lui-même, qui s'abrite confortablement dans ses tours d'ivoire et délègue les basses besognes.

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Proche-Moyen-Orient
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:52

 

Tandis que les médias impérialistes occidentaux annoncent à cors et à cris une énième "invasion russe dans l'Est de l'Ukraine" (en réalité, la Russie qui joue son rôle de base arrière de la rébellion dans le Donbass comme depuis le début), nous avons déniché encore une fois du côté de Borotba ces quelques analyses très intéressantes quant à la NATURE DE CLASSE du mouvement "séparatiste pro-russe", qui confirment nos impressions depuis le début et notre léger penchant en faveur du mouvement en question (sans pour autant nous aveugler quant à ses plus-qu'importants aspects réactionnaires) :

Workers World [organisation marxiste-léniniste états-unienne très "campiste" et évidemment à fond sur le Donbass NDLR] : Une des principales revendications du mouvement de Maïdan était l'adoption d'un accord d'association avec l'Union européenne. Quelles forces en Ukraine poussaient en faveur d'une telle intégration à l'UE ? Quel impact vont avoir les mesures d'austérité impulsée par l'UE et le FMI sur la lutte en Ukraine ?

Victor Shapinov : Certaines personnes pensaient que la prétendue "intégration européenne" apporterait les standards de vie occidentaux en Ukraine. Mais pour voir la réalité en face, il faut regarder la situation en Grèce. L'UE n'apporte pas de hauts standards de vie mais un régime d'austérité coupant dans les dépenses sociales de l’État.

030314 borotbaBorotba a été l'une des principales forces politiques à prendre position contre l'intégration européenne. Nous avons publié une importante et profonde analyse des conséquences du traité d'association et de l'intégration dans le système économique de l'UE. Pour des pays comme l'Ukraine, cela signifie tout simplement livrer sur un plateau le contrôle de leurs marchés à l'impérialisme ouest-européen.

Prenez par exemple l'agriculture. L'Ukraine a une très importante et conséquente production agricole. Mais les produits agricoles venant d'Europe sont moins chers, car ils bénéficient de très grosses subventions de l'Union - entre 40 et 50% dans certains cas. L’État ukrainien ne peut tout simplement pas donner autant d'argent aux agriculteurs, et ces derniers seront acculés à la faillite.

C'est la même chose pour l'industrie. L'Ukraine va être inondée de produits bon marché importés de l'UE et, dans le même temps, elle aura perdu le marché russe et des autres pays de l'union douanière.

Des pays comme la Grèce, l'Espagne ou le Portugal qui vivent aujourd'hui sous des régimes d'austérité sont la périphérie des pays "centraux" de l'UE. L'Ukraine, elle, sera carrément la périphérie de la périphérie, comparable aux pays en développement du Tiers Monde.

Tout ceci est très mauvais pour l'économie ukrainienne, mais très bénéfique pour certaines branches de l'industrie et les gros oligarques. Du fait de la crise capitaliste, ils recherchent le soutien de l'Ouest et des garanties pour la sécurité de leur capital. Ils ont été très actifs pour promouvoir l'intégration européenne.

Quand le mouvement de Maïdan a commencé, toutes les chaînes de télévision étaient en sa faveur. Ianoukovitch était le mal incarné et Maïdan le camp du bien. Pratiquement toutes les chaînes de télé en Ukraine sont la propriété privée de groupes d'oligarques. Tous ont fait la promotion de Maïdan, une énorme propagande en sa faveur.

Lorsque le coup d’État maïdaniste a triomphé, ils ont milité pour l'accord de libre-échange et celui-ci a été signé par l'Ukraine et les Européens. Mais il n'entrera en vigueur qu'en 2016 : même pour l'Europe, les choses ne sont pas si faciles.

Mais si nous parlons des réformes néolibérales en échange des prêts du FMI, celles-ci commencent déjà à être mises en œuvre. La principale figure de ce processus est le Premier ministre Arseniy Iatseniouk, qui est très pro-occidental. Il a annoncé fièrement le plus vaste programme de privatisation du secteur public de toute l'histoire de l'Ukraine.

Nous assistons en Ukraine à la naissance d'une formule politique totalement nouvelle : fondamentalisme de l'économie de marché dans une main, nationalisme et fascisme dans l'autre. L'un et l'autre marchent maintenant main dans la main.

Au début, beaucoup de personnes ont pu dire que Maïdan était un mouvement populaire contre la corruption etc. Mais quelle était la direction politique de ce mouvement ? C'était ce bloc de néolibéraux et de fascistes.

Dès le début du mouvement de Maïdan, le pronostic de Borotba a été que la victoire de celui-ci amènerait ce bloc au pouvoir. Ce sont là comme les deux mains du Capital monopoliste qui tente de préserver son pouvoir politique et économique. Telle était la base politique et sociale du mouvement de Maïdan.

Ianoukovitch n'était pas très efficient pour les monopoles capitalistes. Auparavant ils devaient s'arranger avec lui, mais maintenant - depuis Maïdan - ils détiennent le pouvoir politique direct, comme les oligarques Igor Kolomoïsky (devenu gouverneur de Dniepropetrovsk) ou encore Serhiy Taruta, devenu gouverneur de Donetsk - ce dernier a cependant été chassé par la République populaire.

Certaines personnes de gauche ont qualifié Maïdan de mouvement populaire. Mais le peuple est divisé en classes. Ce n'est pas qu'une question de langue, qu'une partie de la population parle russe et l'autre ukrainien, mais aussi une question de classes. La classe moyenne et la ci-nommée "classe créative" (les petits entrepreneurs free lance, la "nouvelle économie" de start-ups des grandes villes etc.) ont été le noyau dur de Maïdan. Même dans les villes du Sud-Est, vous pouvez trouver des positions pro-Maïdan exprimées par ces couches sociales.

1MaiBorotbaEn Russie il y a eu une soi-disante "marche pour la paix" à Moscou le 21 septembre ; en réalité, pas vraiment pour la paix mais plutôt pour soutenir le pouvoir de Kiev. Elle était très inspirée par la propagande pro-occidentale et dirigée par les libéraux russes. Sa base sociale était là encore la "classe créative".

Ces couches sont liées au capitalisme occidental. Certains de leurs membres travaillent directement dans l'économie contrôlée par les entreprises occidentales, d'autres se tournent vers l'Ouest par leur mode de vie et de consommation. Ils adoptent cette idéologie et pensent que quiconque est contre eux ou n'est pas aussi pro-occidental qu'eux est quelqu'un d'arriéré et primitif.

WW : Quelles sont les forces de classe à l’œuvre dans la résistance au coup d’État - le mouvement anti-Maïdan et les Républiques populaires du Donbass ?

VS : Nous pouvons voir que les personnes qui sont liées à ce qu'on peut appeler l'activité productive réelle - les usines, les mines etc. - sont plutôt impliquées dans le mouvement anti-Maïdan ou partagent ses sentiments.

Nous ne pouvons bien sûr pas dire que c'est une pure contradiction de classe, que c'est simplement la bourgeoisie d'un côté et le prolétariat de l'autre. C'est plus compliqué que cela.

L'agenda politique de Maïdan ne met pas en avant une claire orientation de classe. Il parle plutôt d'un "choix de civilisation". Ils disent que l'Ukraine doit faire un "choix de civilisation" en faveur de l'Europe et de l'Ouest, contre l'Est et la Russie. Même des forces de gauche versent là-dedans et adoptent ce type de langage politique.

Lorsque Borotba était à la tête du mouvement anti-Maïdan à Kharkov, nous avons toujours dit que le mouvement était d'abord et avant tout un mouvement contre les oligarques, avant même d'être antifasciste, parce que ce sont les oligarques qui ont nourri les fascistes, qui les ont soulevé et appuyé, et maintenant nous les voyons même les armer et former des bataillons pour les envoyer dans le Donbass. Nous nous sommes toujours efforcés de mettre en avant un point de vue de classe.

Mais parfois, même sans l'influence de Borotba ou d'autres révolutionnaires, il y a un développement spontané de la conscience de classe.

Prenez Alexeï Mozgovoï, commandant du Bataillon Fantôme dans l'Armée populaire dans le Donbass. Il est très socialisant, anti-oligarques et anti-bureaucrates [NDLR SLP : après recherche internet sur son compte (et en tenant compte du fait que les informations trouvées sont pour beaucoup propagande contre propagande), son "progressisme" réel reste à démontrer (selon nos critères occidentaux en tout cas). Nous avons donc préféré traduire "leftist" par "socialisant" plutôt que "de gauche". Ce dont on est sûr c'est qu'il est violemment en conflit avec les autorités dirigeantes du Donbass qu'il considère comme des traîtres négociant avec Kiev et servant les oligarques et leurs propres intérêts financiers, ce qui peut effectivement être le point de départ d'une évolution politique intéressante]. Son idéal est l'auto-gouvernement du Peuple, comme - selon ses propres dires - dans les soviets (conseils ouvriers) des débuts de la Révolution soviétique.

redstardonbassCe n'est pas parce qu'il a lu des ouvrages, mais simplement parce qu'il a été inspiré par ce mouvement et qu'il a fait ses propres analyses. À présent il y a une bonne base pour travailler avec lui.

Il y a aussi bien sûr une forte influence de la Fédération de Russie et de ses forces. Dans un certain sens c'est une bonne chose, car sans le soutien russe la résistance dans le Donbass aurait déjà été violemment écrasée.

Au départ le mouvement n'avait pas de leaders, pas de structures, rien. C'est un miracle qu'ils aient survécu et construit une véritable armée capable de battre l'ennemi. Sans l'appui de la Russie cela n'aurait pas été possible. C'est une simple réalité.

Mais la Russie n'est pas un pays socialiste, pas même un pays démocratique. Elle tente d'utiliser le mouvement pour servir ses propres objectifs, et elle tente aussi d'imposer des points de vue idéologiques qui désarment les masses contre le capitalisme, comme la religion orthodoxe ou les idées nationalistes russes.

WW : Comment décririez-vous ce nationalisme russe dans le Donbass ?

VS : En Occident, si vous soutenez les Républiques populaires du Donbass vous vous retrouverez toujours face à l'argument que ce ne sont que des nationalistes russes, que le conflit en Ukraine n'est qu'une guerre entre deux nationalismes.

Mais si vous parlez avec des gens du Donbass qui se disent nationalistes russes, les choses sont assez différentes.

Si quelqu'un à Moscou vous dit être un nationaliste russe, il y a 90% de chances pour que ce soit un fasciste. Mais si quelqu'un à Donetsk vous dit être un nationaliste russe, cela veut simplement dire qu'il est pour plus de droits pour la population russophone, pour le droit à l'enseignement en langue russe, et ainsi de suite. Ou simplement qu'il est contre Bandera [nationaliste ukrainien et collaborateur nazi de la Seconde Guerre mondiale] devant sa porte. D'un point de vue économique, c'est un socialiste.

Pavel Gubarev [un leader de la résistance de Donetsk], par exemple, dit être un nationaliste russe mais il dit dans le même temps être un "socialiste orthodoxe" [NDLR : nous ignorons ici s'il fait référence à l'orthodoxie politique ou à la religion orthodoxe, comme on dirait "socialiste chrétien"]. Beaucoup de gens ont ainsi des conceptions hétéroclites et contradictoires.

La lutte idéologique n'en est qu'à ses tous premiers pas. Qui l'emportera et quelle idéologie claire va s'imposer est une question de travail politique, de lutte.

Il est vraiment très regrettable que Borotba ait toujours eu une faible implantation dans les régions de Donetsk et Lugansk. C'est là que le mouvement est le plus fort, si bien que nous n'avons pas eu une très grande influence sur celui-ci. Mais il y a des tendances de gauche dans la direction politique, par exemple le chef du Soviet suprême de Donetsk, Boris Litvinov. Il a dit vouloir "construire une république avec des éléments de socialisme". C'est un ancien membre du PC d'Ukraine [le 8 octobre, Litvinov est devenu président du nouvellement formé Parti communiste de la République populaire de Donetsk].

Nous savons que beaucoup de combattant et commandants de l'Armée populaire sont de gauche voire communistes, pas seulement Mozgovoï mais aussi d'autres qui sont membres du Parti communiste ou se définissent eux-mêmes communistes. Il y a des bataillons dont l'insigne est l'étoile rouge. Beaucoup d'unités combattent sous le drapeau rouge.

Ukr redflagburningC'est là toute la différence... Lorsque j'ai une discussion avec quelqu'un d'extrême-gauche qui me dit "Vous devez soutenir Maïdan ou alors ne soutenir aucun bord", je lui réponds : "Vous ne pouviez pas aller avec un drapeau rouge à Maïdan, par contre il y a des drapeaux rouges partout - et en nombre ! - dans les rassemblements anti-Maïdan". Et ce n'est pas seulement par nostalgie du passé soviétique : c'est aussi le point de vue politique des gens. Les pro-Maïdan ont toujours voulu détruire les monuments de Lénine, et les anti-Maïdan les ont protégés. Même des personnes se définissant comme "monarchistes" sont descendues dans la rue pour protéger les monuments de Lénine. Comme nous pouvons le voir, la situation est extrêmement complexe.

**************************************************************************************

La situation en effet, c'est le moins que l'on puisse dire, est complexe et cette analyse de classe du conflit par Borotba nous a amené les réflexions suivantes : de fait, la Russie et les territoires russophones de l'ex-URSS sont au jour d'aujourd'hui - de par leurs caractéristiques historiques et sociales - les terrains les plus favorables au monde à une mobilisation de masse de type national-socialiste.

Tous les "ingrédients" sont réunis : des pays autrefois deuxième superpuissance mondiale, vaincus et humiliés au terme de la Guerre froide et où s'est développé en réaction un très virulent nationalisme anti-occidental qui met souvent en avant les "valeurs slaves" contre la "décadence occidentale" (avec tout ce que cela peut impliquer de contraire à certaines valeurs que nous considérons progressistes ici : antisexisme, anti-homophobie, critique des religions etc.), accompagné d'un puissant rejet d'un capitalisme très durement subi ces 25 dernières années mais analysé de manière idéaliste-populiste (à grand et fréquent renfort de "socialisme des imbéciles" antisémite) et de la recherche d'une "voie intermédiaire" entre celui-ci et un socialisme que l'on aurait "connu pendant 70 ans" et qui n'aurait "pas marché"... Une figure typique de ce "national-socialisme" populaire semble être par exemple cet Alexeï Mozgovoï cité dans l'entretien, dont on peut voir un aperçu des positions ici (bien finalement dans l'"esprit cosaque" local, mêlant convictions égalitaristes radicales - il se réclame même de Makhno ! - et valeurs parfois conservatrices).

628x471Et lorsque l'on a compris en marxistes ce qu'est le national-socialisme, il faut alors évidemment s'attendre à voir émerger un ou plusieurs leaders "charismatiques" qui se mettront au service du Capital monopoliste russe, dans une démarche de "réaffirmation" impérialiste ultra-agressive (ce que l'on observe déjà, au demeurant, depuis une quinzaine d'années avec Poutine). D'ailleurs les fascistes des pays impérialistes ouest-européens déclinants, qui prétendent eux aussi "régénérer" ces derniers et en combattre la "décadence", ne s'y trompent pas en faisant généralement de la Russie et de son nationalisme leur modèle (comme potentielle alliée ou carrément maîtresse), quand bien même les fascistes ruthènes du Pravyi Sektor ont aussi leur fan club (et de fait, on a beau se pignoler sur les "rouges-bruns" et autres "NR" et leur "poutinophilie", la première fois que des nostalgiques ouverts du IIIe Reich accèdent à des postes de responsabilité en Europe depuis 1945 c'est bel et bien dans le cadre d'une "révolution" et d'un régime à fond pro-occidental, pro-UE et pro-FMI... c'est ballot hein ?).

Mais faut-il alors - pour autant - rejeter en bloc tout ce qui "bouge" dans ces pays, ou (du moins) tout en dehors d'une certaine "scène" plus ou moins anarcho-gauchiste très occidentalisée ?  Certainement pas : ce serait considérer que tout-e un-e chacun-e "sort" pour ainsi dire communiste ou fasciste "tout-e armé-e" de la cuisse de Jupiter. La réalité, c'est que les consciences politiques individuelles sont de la matière brute qui doit être travaillée en permanence par les deux "pôles", les deux intellectuels organiques collectifs que sont le Parti communiste et la fraction la plus agressive et réactionnaire du Grand Capital. Qui suivra ou pas les petits führer embauchés par le Grand Capital de Moscou dépendra PRINCIPALEMENT - en dernière analyse - de l'activité et du travail politique des communistes ;Entretien avec un responsable de Borotba : la guerre en Ukraine dans une perspective de classe et c'est en cela que Borotba a 100% RAISON dans son approche matérialiste dialectique de la situation en Ukraine, en recherchant et appuyant dans le mouvement populaire de résistance contre la junte de Kiev les tendances qui peuvent être gagnées à la conception communiste du monde et constituer un secteur d'avant-garde (tout en reconnaissant que malheureusement, leur capacité d'action dans le Donbass proprement dit est réduite).

Nous l'avons déjà dit et répété : nous ne soutenons pas les "Républiques populaires" du Donbass en tant que telles ; en revanche nous soutenons à 200% Borotba, nos camarades les plus proches là-bas, et leur position MATÉRIALISTE vis-à-vis de ces "Républiques" et de la situation en général. Et surtout - plus globalement encore, nous subordonnerons toujours la dénonciation de ce "national-socialisme" d'ex-URSS à la lutte implacable contre les premiers responsables de la situation : les "vainqueurs" de la Guerre froide qui ont plongé ces Peuples dans une misère et une désespérance sans nom !

Nous ne reproduirons pas l'erreur parfois commise par nos prédécesseurs communistes des années 30-40 du siècle dernier : nous ne nous rallierons pas à la défense du "bon" impérialisme "démocratique" occidental contre les "monstres" ("rouges-bruns" slaves ou "djihadistes" musulmans) qu'il a lui-même engendré par sa politique de pillage et de dévastation ; ce qui ne nous empêchera pas de combattre également ces derniers sans la moindre concession*, notamment - bien sûr - s'ils se convertissent en un nouveau phénomène de type hitlérien (comme c'est déjà un peu le cas "en miniature" avec l'"État islamique" au Proche-Orient, face auquel nous défendons la "Stalingrad kurde" de Rojava). C'est fini, de laisser l'impérialisme "démocratique" occidental se cacher derrière le petit doigt de sa docte bonne conscience** ! "Ni atlantistes ni 'eurasistes' ni neutres" : un seul camp, le CAMP DU PEUPLE pour le triomphe du drapeau rouge !

En définitive, il se peut bien qu'avec ce conflit en Ukraine nous soyons confrontés à l'occupation de la Ruhr de notre époque : de l'attitude de solidarité claire des communistes que nous sommes et de l'absence totale d'ambiguïté de notre part vis-à-vis de nos propres impérialismes qui ont appuyé le génocidaire social Eltsine et ses oligarques à la Berezovski hier et l'alliance des ultra-libéraux FMIstes et des nostalgiques de Stepan Bandera en place à Kiev aujourd'hui, dépendra la voie progressiste ou réactionnaire/fasciste que suivront les masses populaires ukrainiennes en résistance contre ces derniers.


À lire aussi absolument : Le marxisme et la guerre dans le Donbass (ou "De l'internationalisme à géométrie variable d'une certaine extrême-gauche"), par le même Victor Shapinov (septembre 2015).


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* En fin de compte, ce que perdent (ou font semblant de perdre) de vue les gauchistes à la "Révolution permanente", "mondialisme.org" (Yves Coleman) ou "lesmaterialistes.com" dans leur analyse des phénomènes réactionnaires (ou en tout cas bourgeois) du "Tiers Monde" (islamisme, nationalismes africains à la Gbagbo, populismes sud-américains à la Chavez etc.) ou d'Europe de l'Est ("eurasisme", "national-bolchévisme")... c'est la plus élémentaire notion de cause-à-effet : ces phénomènes sont les PRODUITS de la situation que l'impérialisme occidental impose à ces pays, et ils ne peuvent pas être critiqués et combattus sans tenir compte de cela ! Le Hamas est un produit de l'occupation sioniste en Palestine, l’"État islamique" est un produit de 10 ans de guerre impérialiste en Irak et les nationalistes russes "eurasistes"/"rouges-bruns" du Donbass sont le produit de 25 ans d'offensive occidentalo-FMIste pour dépecer et piller les anciennes républiques soviétiques, en encerclant la Russie suivant les thèses de l'impérialiste Brzezinski ! Mais que voulez-vous : pour cette "extrême-gauche" de petits bourgeois, l'impérialisme occidental c'est aussi son râtelier !! Alors, il est tellement plus commode de dénoncer ses adversaires...

** Quelque part la Chine, l'Iran ou encore le Capital arabe suraccumulé du Golfe (qui finance le djihadisme) sont un peu dans la position du Japon de la première moitié du 20e siècle : des acteurs qui ÉMERGENT de manière agressive sur la scène internationale ; tandis que la Russie, ancien social-impérialisme soviétique vaincu et humilié au terme de la Guerre froide, serait plutôt dans la position de l'Allemagne du Traité de Versailles, cherchant à se RÉaffirmer. Dans tous les cas, nous voyons bien que face à ces "menaces" agressives dont les actions - en effet - sont souvent fort peu défendables, la tentation d'une "union sacrée" avec nos propres impérialismes occidentaux est une menace très concrète.

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 13:12


Le pays est toujours en proie à la colère du Peuple, un mois et demi après l'enlèvement et l'assassinat atroce de 43 étudiants de classe populaire paysanne dans l’État de Guerrero (région d'Acapulco également appelée Mixteca).

Presse bourgeoise :
Mexique : la colère ne s'apaise pas après le massacre de 43 étudiants
Disparus au Mexique : le siège régional du parti au pouvoir incendié
Mexique : manifestations violentes après l'annonce du massacre d'étudiants
Disparus au Mexique : des manifestants bloquent l'accès à l'aéroport d'Acapulco
Étudiants disparus au Mexique: le siège régional du parti au pouvoir incendié
Pourquoi le Mexique s'enflamme-t-il ?

Presse petite-bourgeoise progressiste (Slate.fr) :
Affaire des «43 d’Ayotzinapa»: comment le Mexique s'est rêvé en nouveau Brésil pour se réveiller en nouveau Nigéria

Site d'Alain Bertho :


Au dernières nouvelles, les insurgés auraient carrément incendié le Parlement de l'État !


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Par ailleurs, un peu partout dans le monde la magnifique solidarité internationale révolutionnaire s'est levée :

antifa Mars sol MexSolMexItAyotzinapa Barcelona 22 oct


À bas le vieil État mexicain semi-colonial, capitaliste bureaucratique, comprador, terrateniente et mafieux ! À bas ses maîtres impérialistes européens et nord-américains ! Guerre populaire jusqu'au communisme !


                     Se-los-llevaron-vivos-los-queremos-vivosg 2025 

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 11:04


Traditionnellement considérée comme une "terre de droite", l'Alsace est pourtant la seule "région" de "France" à avoir connu, à l'issue de la Grande Boucherie de 14-18... des évènements révolutionnaires dignes de la Révolution bolchévique russe. Elle faisait en effet partie à l'époque (depuis 1871) de l'Empire allemand, où des évènements de ce type avaient éclaté dès le 29-30 octobre par une mutinerie des marins de Kiel (sur la Baltique).

Quelle meilleure, quelle plus belle et lumineuse réponse que la RÉVOLUTION au cauchemar capitaliste-impérialiste traversé par des centaines de millions d'hommes et de femmes pendant 4 ans et 3 mois (dont bien sûr les 70 millions de mobilisés, avec près de 10 millions de morts et le double de blessés, mais on oublie souvent que près de 9 millions de civils ont également péri) !? Ce fut la réponse que jetèrent à la face de la dictature des monopoles les Peuples de l'Empire russe et de l'Empire allemand, les Hongrois ou encore les Irlandais...

Mais le Novembre rouge alsacien sera hélas de courte durée : dès le 22 du mois, l'Armée française reprend possession de la "province perdue"* (qui trônait depuis 47 ans peinte en noir sur les cartes de l'école de Jules Ferry...) pour y rétablir l'ordre "républicain" de la bourgeoisie bleu-blanc-rouge. Pour ceux qui pensent et proclament encore que la construction de l'entité "France" n'a mis fin qu'à des "féodalités locales" : un siècle et demi après avoir écrasé en Corse (1768-69) une révolution démocratique bourgeoise, l'État français annexait et écrasait en Alsace-Moselle ni plus ni moins... qu'un Peuple en pleine révolution prolétarienne**. CQFD...

le-drapeau-rouge

Voici un article publié en mars 2010 par l'Action antifasciste d'Alsace :


Drôle de date pour un nom de rue : le 22 novembre


Les festivités organisées en novembre 2008 à Strasbourg donnent lieu à un dossier spécial 14-18 publié dans le numéro 197 du mensuel de la ville « Strasbourg Magasine ». On y apprend que « le 22 novembre 1918, Strasbourg redevenait française après avoir été durant quarante huit ans la capitale du Reichsland Elsass-Lothringen. Une euphorie extraordinaire régnait, une foule innombrable accueillait les troupes françaises, avec à leur tête le général Gouraud, dans une ville entièrement pavoisée de drapeaux tricolores. La rue Neuve, première réalisation de la grande Percée, en 1912, allait accueillir ce défilé triomphal dont elle a gardé la mémoire en devenant… rue du 22 Novembre. »
Strasbourg Magazine, n°197 - Dossier spécial 14-18

Cependant le passant qui arpente cette rue notera qu’aucune année n’est précisée sur le panneau et aucune explication n’est donnée. Ce 22 novembre évoque donc la « libération » de Strasbourg en 1918. L’armistice ayant été signée 11 jours plus tôt, pourquoi la ville a été « libérée » aussi tard – après l’armistice, et de qui avait elle besoin d’être « libérée » ? Pour comprendre les faits qui se sont déroulés entre le 11 et le 22 novembre, il faut revenir au mois d’octobre 1918 et aux évènements qui ont eu lieu en Allemagne. À cette époque l’Alsace et la Moselle faisaient partie intégrante de l’Empire germanique : c’était le Reichsland Elsass-Lothringen.

En ce mois d’octobre 1918, des généraux de l’état-major allemand, qui n’admettaient pas une défaite pourtant imminente, ont décidé d’envoyer la marine dans une tentative de « tout pour le tout » et donc de sacrifier les marins. Les marins choisissent alors la désobéissance : une mutinerie éclate le 30 octobre dans le port militaire de la ville de Kiel. Cette mutinerie est l’évènement déclencheur de la Révolution allemande.

Parmi les marins, on comptait environ 15000 Alsaciens et Mosellans. Ayant eux-mêmes rejoint la mutinerie, ils sont rentrés en Alsace et en Moselle pour y faire vivre cette révolte.

Le 7 novembre, des manifestations ont lieu à Strasbourg contre la garnison et contre la prison pour exiger la libération des insoumis et des déserteurs

Le 8 novembre, la République soviétique de Bavière (en allemand Bayerische Räterepublik ou Münchner Räterepublik) est proclamée : cette nouvelle se répandit rapidement dans toute l’Allemagne, y compris à Strasbourg

Le 10 novembre un train contrôlé par des marins insurgés est bloqué sur le pont de Kehl, et un commandant loyaliste ordonne de tirer. Un insurgé, le soldat Fir, est tué, mais les insurgés prennent le contrôle de la ville de Kehl. Les premiers insurgés avaient déjà atteint Strasbourg : ils avaient été rejoints Place Kléber par des milliers de Strasbourgeois. Le soviet est proclamé par les marins qui sont soutenus par les ouvriers de la ville.


10 novembre 1918, place Kléber à Strasbourg, proclamation du soviet.


Ce soviet de soldats se transforma rapidement en soviet de soldats et d’ouvriers. Les murs de la ville sont couverts d’affiches qui proclament : « Nous n’avons rien de commun avec les États capitalistes, notre mot d’ordre est : ni Allemands ni Français ni neutres. Le drapeau rouge a triomphé ».

Des mesures sont immédiatement prises : augmentation des salaires, amélioration des conditions de travail, libération des détenus, liberté de presse et d’expression, levée de la censure sur le courrier, droit de manifester. Des commissions organisent la vie quotidienne : transports, finances, ravitaillement, démobilisation, justice… Des grèves radicales éclatent, surtout parmi les cheminots. Des soldats arrachent leurs insignes aux officiers et distribuent des vivres aux passants affamés.


Le soviet de Strasbourg instaure la « République d’Alsace-Lorraine ».


15 novembre 1918 : une réunion du Soviet des ouvriers et soldats au Palais de Justice.


Au même moment, la bourgeoisie allemande de Strasbourg fait appel aux troupes françaises pour qu’elles mettent fin au soviet. Un slogan court les quartiers bourgeois : « Plutôt français que rouges ! ». Les socialistes proclament « la République Française ». Deux gouvernements cohabitent.


Le 13 novembre, le drapeau rouge flotte au sommet de la cathédrale.

Le dirigeant social-démocrate strasbourgeois Jacques Peirotes, qui siégeait au soviet des soldats et des ouvriers, fait appel au Grand Quartier Général français et demande aux généraux de « hâter leur entrée à Strasbourg, la domination des rouges menaçant de prendre une fin tragique ». Tragique pour les bourgeois, car on craint une propagation du mouvement sur tout le territoire français. L’entrée dans la ville était prévue pour le 25 : les troupes françaises entrent dans la ville et écrasent les soviets le 22 novembre.

La première décision du commandement militaire est l’abrogation des décrets des soviets.

Début décembre 1918, Clemenceau et Poincaré entérinent le retour de l’Alsace-Moselle à la France. Le commandement militaire perdure jusqu’à la signature du traité de Versailles en juin 1919.


La Révolution, 1918-1919, René Beeh


En plus de l’abrogation des décrets des soviets, une politique de francisation forcée est mise en place. Après presque 50 ans de domination germanique, il était maintenant interdit de parler allemand ou le dialecte alsacien, à l’école ainsi que dans les services publics. La méthode d’enseignement utilisée à l’école était dite « d’enseignement direct », c’est-à-dire que le français est employé sans transition. Ceci a été rendu possible par l’envoi d’enseignants uniquement francophones sur le territoire alsacien et mosellan.

Parmi les décisions administratives, un arrêté du 14 décembre divise le peuple en 4 classes, notées A, B, C ou D sur leur carte d’identité. Ce classement a été établi en fonction de l’origine, c’est-à-dire de l’ascendance et de la caractéristique supposée du degré de francophilie. Selon la classe, les droits civiques étaient différents :

Classe A : personne dont les parents auraient été Français si l’annexion n’avait pas eu lieu en 1871. Cette carte permet au détenteur de circuler dans toute l’Alsace-Moselle, et de bénéficier d’un taux de change de 1,25 francs pour 1 mark.

Classe B : personne ayant un seul un parent « français de souche »

Classe C : étrangers qui ne sont pas de nationalité allemande, autrichienne, ou issus d’un de leurs alliés pendant la guerre.

Classe D : citoyens d’origine allemande, autrichienne ou d’un pays allié. Il leur est interdit de circuler en dehors de la ville. Taux de change pour les détenteurs de la carte : 0,80 franc pour 1 mark.

Une politique d’épuration est mise en place par les autorités françaises, ainsi que des commissions de triage chargées des l’examen individuel des Alsaciens selon les propos, les positions prises ou leur attitude supposée. Résultat : 112 000 résidents alsaciens, décrétés « allemands » ou insuffisamment francophiles, sont expulsés [NDLR ce qui représente près de 10% de la population de l'époque, un véritable nettoyage ethnique !!!] .

L’exemple d'Albert Schweitzer – pas encore lauréat du prix Nobel de la paix – illustre bien cette politique : bien que la nationalité française lui ait été attribuée, il est fiché comme « dangereux autonomiste ». En conséquence, il est surveillé par la police secrète française jusqu’à la fin de l’année 1920 : un espion était en permanence posté devant son lieu d’habitation.

Strasbourg n’est pas la seule ville ayant connu les soviets lors de ce mois de novembre 1918, il y eut aussi Colmar, Haguenau, Molsheim, Mulhouse, Neuf-Brisach, Ribeauvillé, Saverne, Sélestat.

Dans le contexte de fin de guerre, l’Alsace-Moselle a connu quelques jours de liberté aux travers de cette expérience des Soviets et de la « République d’Alsace-Lorraine ». Ces Soviets ont pris des mesures de protections sociales inédites. Ceci a été possible grâce au retour des mutins de la marine impériale et au soutien immédiat et sans faille des ouvriers. La bourgeoisie, après 50 ans de prospérité dans l’Empire allemand, a opportunément demandé l’aide de l’armé française qui a massacré les soviets, autrement dit « libéré » la ville, le 22 novembre.

Précision : Alsace-Moselle ou Alsace-Lorraine ?

En français Alsace-Moselle désigne les 3 départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. En allemand Elsass-Lothringen (traduit littéralement par Alsace-Lorraine), désigne également le territoire couvert par les 3 départements. Alsace-Moselle désigne donc le territoire géographique, alors qu’Alsace-Lorraine désigne un territoire administratif que ce soit au sein de l’Empire germanique ou dans le terme « République d’Alsace-Lorraine ».


L'on pourra aussi lire cet article publié ces derniers jours sur le site de Solidarité Ouvrière :


10 novembre 1918 : Le drapeau rouge flotte sur Strasbourg


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* Lors de leur annexion par le tout nouvel Empire allemand en 1871, l'Alsace et la Moselle n'étaient nullement "françaises depuis toujours" mais seulement depuis deux gros siècles pour la première (1648 pour les terres impériales habsbourgeoises, 1679 pour la "Décapole", 1681-97 pour Strasbourg et même 1798 pour Mulhouse !), encore qu'avec un statut assez particulier ("à l'instar de l'étranger effectif") jusqu'en 1789, et à peine un peu plus d'un siècle pour la seconde qui est la partie de langue germanique (francique ou platt) de la Lorraine, devenue "française" en 1766.

** Le mouvement ouvrier alsacien digèrera de fait très mal cette réannexion à la France ; le Peuple travailleur étant notamment attaché au système social bismarckien (rien de tel n'existant alors dans l’État français), de manière un peu similaire à ce que l'on peut observer chez les partisans de la Russie en Ukraine, ainsi qu'aux langues alsacienne et allemande (la plupart ne parlant pas un mot de français, langue seulement entretenue par les milieux bourgeois francophiles pendant près d'un demi-siècle). Durant la première décennie de leur existence (années 1920), conformément aux principes léninistes de la 3e Internationale, le PCF-SFIC et la CGTU défendront d'ailleurs le droit à l'autonomie voire à l'autodétermination des "nouveaux départements" d'Alsace-Moselle. Emmenés par Charles Hueber et Jean-Pierre Mourer, les communistes locaux s'empareront notamment de la mairie de Strasbourg en 1929 avec l'alliance des autonomistes (y compris "cléricaux", conservateurs), faisant flotter sur celle-ci le Rot un Wiss (drapeau rouge et blanc alsacien) en lieu et place du drapeau tricolore français. Mais, désavoués et exclus par la direction centrale de Paris, ces dirigeants connaîtront ensuite une tragique dérive pro-allemande et même pro-nazie qui se terminera dans la collaboration ; perdant entre temps les élections municipales suivantes (1935) au profit du républicain-démocrate (libéral) Charles Frey, qui hissera à nouveau les trois couleurs bleu-blanc-rouge sur l'hôtel de ville - cette victoire constituant en quelque sorte une "deuxième reconquête de Strasbourg" par la République française, après celle de 1918 et avant la dernière en novembre 1944. Après la Seconde Guerre mondiale, Hueber et Mourer seront bien sûr voués aux gémonies et le PC alsacien deviendra bien jacobin et tricolore comme il se doit... mais d'un poids politique pour lequel "faible" est déjà un grand mot. Avant de qualifier un peu rapidement (comme beaucoup le font) l'Alsace de "repaire de droitards et de fachos" (et son mouvement d'affirmation nationale encore plus), voilà le genre de faits historiques  (et pour appeler un chat un chat, de faute politique majeure de la part du PCF) qui méritent d'être médités...

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Histoire
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 06:45


Vu la dimension prise par leur praxis politique faite de calomnies, diffamations et semi-poucave... mais aussi de menaces, intimidations voire agressions physiques de militant.e.s, il est temps, après le 'p''c''mlm', de mettre fin dans le mouvement communiste hexagonal à une autre supercherie politique :


Organisation "communiste" Futur Rouge :
une critique politique en règle

 

Télécharger « Futur Rouge - Critique politique.pdf »

 

Et ne nous y trompons pas, LÀ est la raison des bruits de chiotte qui peuvent courir (notamment) sur Servir le Peuple et tout un ensemble de personnes ; LÀ est ce qui peut valoir à un communiste d'être menacé par deux individus patibulaires en bas de chez lui, pratiquement sous les yeux de ses enfants ; car LÀ est leur véritable TERREUR : être démasqué.e.s politiquement ; et non le démenti de leurs calomnies contre tel ou tel individu et/ou tel ou tel groupe, chose à laquelle nous ne perdrons même pas un quart de seconde ici.


Née fin 2012 – début 2013 d’une scission avec le marxisme-léninisme "orthodoxe" et poussiéreux du ROCML (marxisme-léninisme "albanais"), l’Organisation "communiste" Futur Rouge [il importe de souligner ici que l'organisation actuelle ne compte plus qu'une petite partie des effectifs de cette époque, les éléments politiquement sérieux et conséquents ayant progressivement "taillé la zone"...] a rapidement évolué vers un positionnement post-modernoïde de "Parti de tout ce qui bouge", courant désespérément et (pour tout dire) lamentablement après toutes les questions et luttes qui depuis quelques années, rompant avec l’orthodoxie "puro-classiste", "universaliste" et finalement… républicaine française de la majeure partie du mouvement révolutionnaire anticapitaliste, s’affirment dans le débat politique et ont incontestablement (et de plus en plus) le vent en poupe.

Mais sans pour autant, comme nous allons le voir, avoir rompu le moins du monde avec leurs conceptions "stalino-albanaise" ("marxistes-léninistes ossifiées") d’origine ; que ce soit par la propension à transformer très vite toute "contradiction au sein du peuple" (enfin, plutôt, tout désaccord politique avec elleux) en guerre totale avec l’ennemi "contre-révolutionnaire" ; ou – surtout – par leur soif quasi-maladive de contrôler, diriger, tout placer sous leur direction, ne soutenant et participant aux luttes que dans cette optique et usant lorsque les choses leur échappent, en lieu et place de la réflexion et (éventuellement) la remise en question de leur pratique politique, de la calomnie la plus abjecte – sans oublier la langue de bois, c’est-à-dire l’usage, dans ce but d’attirer à elleux, de discours politiquesqu’illes ne pensent même pas, de positions contraires à ce qu’illes pensent en réalité

Ce groupuscule s’illustre notamment par une comédie de "soutien" aux Luttes de Libération des Peuples niés d’Hexagone (basque, breton, occitan, corse etc.) ainsi qu'à l'antiracisme autonome décolonial porté par les premier.e.s concerné.e.s (les nationalités populaires, en somme, "importées" de l’Empire colonial/néocolonial pour leur force de travail et soumises en Hexagone à l’oppression nationale très spécifique qu’est le racisme structurel, la colonialité).

Ces positions sont bien entendu une HYPOCRISIE OPPORTUNISTE totale dans le but de "massifier", "rameuter" autour d'eux, toujours dans leur perspective de grand Parti marxiste-léniniste DE FRANCE qui une fois construit aura la magnanimité de "tenir compte" de toutes ces problématiques ; dans une posture démonstrative de "court-après-tout-ce-qui-bouge" qui peut donner l'illusion d'être plus "avancée" (voire "la plus avancée" de l’État français !) que celle d'organisations ayant (peut-être, aussi...) les prudences de rigueur vis-à-vis de mouvements qui restent à déblayer de moult imprégnations petites-bourgeoises, réformistes ou au contraire ultra-radicalistes postmodernes, etc.

Avoir été en contact avec ces gens depuis un certain nombre d'années permet très aisément d'en apporter les preuves. 

Voici par exemple une petite recension de propos tenus (par mail ou de vive voix) : 

- Extraits de mails d'un sympathisant de l'organisation (exclu du PCmF au premier semestre 2013 pour ENTRISME – il avait infiltré celui-ci avec un autre individu pour en attaquer de l’intérieur les positions fondatrices ; et resté TRÈS proche des personnes de Futur Rouge depuis – globalement, les calomnies sur le "centralisme démocratique à deux" et le "front populaire révolutionnaire à cinq" au sujet du PCmF, vrai boulot d’indic au demeurant si seulement c’était vrai, ça vient de lui) :  

"Les nombreuses nationalités exploités, opprimées dans leur droits par le tsarisme sont pour toi comparable avec la Bretagne, l'Occitanie et l'Alsace. Tu confonds des nations et des peuples assimilés sur la seule base que subsiste une langue dans une région donnée, bien que le développement historique aille vers le dépérissement de ces langues en question. Ton autre justification est l'histoire. Comme si qui que ce soit pouvait nier le Soviet de Strasbourg ou les traditions de lutte du prolétariat et de la paysannerie de l'Occitan. Mais ce n'est pas avec le passé que l'on forge la ligne politique qui doit répondre aux conditions actuelles." 

"j'imagine le mur auquel tu vas te heurter si tu tentes de faire la propagande parmi les ouvriers d'un parti qui reviendrait à leurs yeux à la création d'un Parti régional" (on imagine que c'est la même chose pour "racial", si on va au bout du raisonnement...)

"ton Occitanie fantasmée" 

etc. etc.

- Extrait d'un mail d'un membre de l'organisation (très récent là pour le coup) [dans le registre "absence de tout principe" de cette organisation, il faut préciser ici que cet individu dit régulièrement et dira probablement encore ne pas faire partie de Futur Rouge... ce qui ne l'empêche pas de s'en présenter comme membre dans divers évènements où il se rend, y compris à l'étranger, pour y déverser (d'ailleurs) les habituelles calomnies de ce groupuscule à l'encontre de ses adversaires politiques ; ou encore de passer un temps assez incommensurable (pour quelqu'un ayant supposément une activité professionnelle ET militante, ainsi qu'une vie de couple) à prendre leur défense par des dizaines de mails alliant persuasion, envolées lyriques et menaces à peine voilées ; il est par ailleurs selon toute vraisemblance le commanditaire d'actions d'intimidations contre des communistes opposés à Futur Rouge (nous avons, si cela est nécessaire, des mails de ses menaces)] :

"À l'époque quand je disais à ma mère que je militais avec des occitans, elle me demandait s'ils venaient en armure aux réunions de cellule. Mais ça doit être la propagande de l’État français qui meurt de trouille." http://ekladata.com/OLshVXZiBIQmwKOf-IjCNX9aoBo.png 

"A priori la ligne de l'OC-FR, c'est qu'on était d'accord avec tout ce qui permettait d'affaiblir l'impérialisme français" => et bim !!

C'est là le typique exemple de ce que de très nombreuses personnes révolutionnaires, libérationistes des Peuples ou anticolonialistes pourfendent depuis des années : la THÈSE UTILITARISTE. "Soutenir" les luttes parce que ça "affaiblit" notre ennemi, autrement dit parce que ça nous SERT. Exactement le même raisonnement que tou.te.s celleux qui, depuis le Komintern comme l'"Opposition de Gauche" des années 1930 jusqu'à nos jours, ont pu dire "Vive les luttes des Peuples colonisés"... parce que ça affaiblit la bourgeoisie chez nous, notre ennemi direct. JAMAIS pour les Peuples opprimés qui luttent en tant que tels, parce que c'est JUSTICE, parce que c'est le sens de l'Histoire (la strangulation des Centres capitalistes par les Périphéries exploitées)... Parce que c'est la colonne vertébrale du système que nous disons combattre ; parce que (petits Blancs occidentaux vis-à-vis des Peuples colonisés d'outre-mer et des racisé.e.s ici même, petits bourgeois "dans le mouv" des métropoles vis-à-vis des "sans-dents" et des "illettré.e.s" des territoires relégués) nous aurions compris que le secret de notre impuissance est que notre râtelier, notre petit confort repose sur leur servitude et que (en véritables révolutionnaires) nous serions prêt.e.s à TRAHIR, à RENONCER à cela pour soutenir sans prétendre leur dicter leur agenda ces luttes nécessaires pour dynamiter ce système – et arracher l'humanité et la planète à la perdition vers laquelle il les précipite.

Non, toutes ces luttes ne seraient en réalité (dans le fond) que des "notes discordantes dans le processus révolutionnaire (que l'on) voudrait contrôler"[1] ; des problématiques "gênantes" (des "cailloux dans la chaussure") dont il faudrait faire en sorte de se débarrasser au plus vite, en en "tenant compte" et en leur donnant "quelque chose comme ce qu'elles veulent" ; sans jamais cesser de chercher, bien sûr, à imposer son agenda au leur à la première occasion... et sans hésiter à les poignarder dans le dos lorsqu'elles ne veulent pas s'y prêter (ce qu'il s'est typiquement passé avec Libertat en Béarn, organisation qui "aurait dû" - puisque Futur Rouge "soutient" la lutte sur la question occitane - se joindre au projet de "grand Parti marxiste-léniniste DE FRANCE", ou du moins s'en faire les auxiliaires zélés et silencieux... rigolo, vraiment rigolo d'ailleurs que toujours le même zigue, toujours dans le même échange de mails, ait le culot de nous comparer au PC de Thorez "silenciant" les "questions de sexisme dans la classe ouvrière" mais aussi "l’Étoile nord-africaine et le mouvement breton", alors que la manœuvre ici est précisément un copié-collé exact de ces deux derniers cas de figure : "détruire" une organisation nationale indépendante qui ne veut pas "se soumettre" au "Parti révolutionnaire de toute la classe ouvrière de France", par le biais de calomnies ignominieuses - à l'époque thorézienne, c'était plutôt "hitlérisme" qui était à la mode). 

Et d'ailleurs : "ma révolution est intersectionnelle"  

=> Voici ce qu'en dit le PIR (dont on pourra dire beaucoup de choses, mais pas qu'il n'est pas l'"usine" d'un blindage idéologique particulièrement efficace contre ces logiques de récupération) :

Une critique POLITIQUE de "Futur Rouge"

http://indigenes-republique.fr/vacarme-critique-les-indigenes-la-faillite-du-materialisme-abstrait-2/ 

Ou encore ce masterpiece d’Houria Bouteldja (trop long pour être reproduit ici en intégralité, mais à lire absolument) :

http://indigenes-republique.fr/race-classe-et-genre-une-nouvelle-divinite-a-trois-tetes-2/ 

Bref, l’"intersectionnalisme" peut avoir un sens – son sens originel – lorsqu’il est mis en avant par des femmes racisées ; mais dans la bouche de Blanc.he.s (même femmes, même LGBT !!) il faut se résoudre à l’appeler par son nom : une arme de récupération massive.

Raison pour laquelle le mot d'ordre de la plupart de ces "intersectionnel.le.s" pourrait être résumé par "Vive l'antiracisme politique... sans le PIR" :

http://ekladata.com/IpDbvnFZJ8jKDuJPA.png - http://ekladata.com/CE0WcrQ4JDw4.png 

Comme article intéressant à ce sujet, on peut aussi conseiller Des complices, pas des alliés - Abolir le complexe industriel de l’Allié :

https://antidev.wordpress.com/2015/01/25/des-complices-pas-des-allies/  

Et de fait, toujours de ce même zigue "révolutionnaire intersectionnel"... voici par exemple ce mail d'il y a quelques années où il attire l'attention sur la ("dangereuse") présence de "pas mal de barbus à Saint-Fons" (banlieue lyonnaise à côté de Vénissieux) : qctEEMOoB9Nja2asxUyrFmkhYp0.png ; invitant à venir en nombre pour "protéger" une réunion-débat avec les réformistes de gauche afghanes[2] de RAWA. 

Ou celui-ci dans lequel il attire et appelle à attirer l'attention sur la présence de l'"affreux" Tariq Ramadan à un meeting consacré à Gaza, un an après Plomb Durci :

http://ekladata.com/j_xzvvybCkz_Acu-149t2-BVTJc@1235x789.png 

Bel exemple de ce qui s'appelle le ''whitesplaining'' (aller expliquer la life aux non-Blancs du haut de ses Lumières de Blanc qui sait tout). 

En gros : prenons novembre 1938, lendemain de la Nuit de Cristal en Allemagne (nous ne prenons VOLONTAIREMENT pas plus tard, l'Holocauste, histoire qu'on ne vienne pas me dire ''comment j'ose comparer'' - la Nuit de Cristal, on va dire que c'est comparable en violence avec Gaza). Des Juifs et des personnalités bourgeoises antifascistes organisent un meeting pour s'y inquiéter de la tournure que prennent les choses outre-Rhin. 

Eh bien ce qui est proposé là, ça revient à dire ''allons-y, c'est important d'y aller, mais attention il y a ce type-là, le rabbin Machintruc, faut expliquer aux gens en quoi et combien ses propos sur la place de la femme ou l'homosexualité dans la religion israélite sont abominables''... 

On notera aussi que curieusement, la présence du ponte grand bourgeois Stéphane Hessel à la même réunion ne semble pas du tout l'émouvoir autant, ni nécessiter un "classplaining" quant au caractère alter-impérialiste en mode "tiers-mondisme gaulliste-de-gauche" du bonhomme. 

Ou encore (beaucoup plus récemment, là), cette "white validation" (fait pour un Blanc de saluer bruyamment par des "hourras !" lorsque des racisé.e.s vont selon lui dans le sens de ce qu'il a envie d'entendre, de l'agenda qu'il veut secrètement leur dicter - genre là "youhouuu ! Houria elle prend ENFIN en compte la question du féminisme"... euuuh oui... t'es sûr que c'était pas déjà le cas, mais à sa façon ?) :

http://ekladata.com/0CdRncQ9cPN2b00mXOssDItjNd8.png 

On pourrait encore parler du même auteur de ces mails lorsque celui-ci, vers 2008, s'est senti comme investi d'une mission divine à l'encontre d'une petite secte politique aux positions effectivement très tordues, mais dont surtout personne n'a jamais entendu parler : l’Église réaliste. 

Le problème, c'est que le gars (par ailleurs militant syndical) sur qui il est tombé à bras raccourcis n'en faisait à cette époque déjà plus partie ; il avait été "excommunié" après avoir (sans doute) compris le niveau de n'importe quoi du truc ; le gourou ayant rendu public un texte halluciné, sans doute rédigé sous peyotl, à ce sujet. 

Du coup, son super-dossier-de-la-mort-qui-tue ne pouvait être que ce qu'il a été : un MONUMENT d'islamophobie (oui car ce qui le dérangeait tant dans cette secte politique plutôt qu'une autre, c'était son "islamo-gauchisme"...), de style policier post-NKVDesque et même de pures affabulations, puisqu'il se trouve que nous connaissions vite fait ces gens, le gars et le prétendu "harem de femmes voilées" censé l'entourer, et nous pouvons attester qu'il n'en était absolument rien (de "harem", de "burqas" des pieds à la tête etc. etc.). 

Même les lambertistes orthodoxes du CCIT et les vieux ML naphtalinés de l'URCF, peu suspects d'"islamo-gauchisme", avaient trouvé le procédé totalement scandaleux... 

La violence pour cet individu, traversant alors une passe très difficile comme tout rescapé de secte, et plus encore la violence RACISTE ressentie par les personnes musulmanes de son entourage affectif (le fameux "harem", en réalité sa compagne et les sœurs, cousines ou amies de celle-ci), a dû être tout simplement indescriptible...

- Citations de mémoire de la dirigeante de l'organisation :

"Nan mais franchement, l'Arpitanie, ça parle à QUI dans les masses ???" (ben en l'occurrence, en Savoie, à plus de monde qu'on ne le croit : bien que le terme soit un néologisme, il désigne une réalité culturelle tout à fait présente et ancrée dans les classes populaires de ce territoire "français" depuis seulement un siècle et demi, où il s'agissait - pour expliquer le contexte de ces propos - de créer une Action antifa "des Alpes arpitanes", pas un mouvement indépendantiste... et par ailleurs, l'antiracisme politique décolonial "ça parle à qui", le féminisme radical "ça parle à qui", et même, osons le dire, la lutte de classe pour la dictature du prolétariat et le communisme, "ça parle à qui" ?? "vos conneries n'intéressent personne, pas même les premier.e.s concerné.e.s" n'est-il pas l'argument classique de tous les réactionnaires face aux expressions politiques rupturistes radicales ?).

(au sujet d'un militant occitano-basque) "Je suis sa secrétaire nationale, il m'obéit c'est tout" (ben non, si t'es lyonnaise t'es pas sa secrétaire "nationale"...).

"Si tu veux faire de l'antifa, tu cherches pas, tu vas voir direct les Noirs et les Arabes, tu parles qu'à eux" (ouais genre gros gibier de recrute quoi... puant de paternalisme ! et chose que nous n'avons au demeurant jamais constatée dans notre activité politique personnelle : déjà ces jeunes prolétaires "noirs-et-arabes" ne parlent pratiquement jamais de fascisme mais de RACISME, qu'ils voient à juste titre comme un phénomène politique beaucoup plus large que la seule extrême-droite... l'"antifa" en toute franchise ils s'en battent un peu la race, sans mauvais jeu de mots, et à bien des égards ils n'ont pas totalement tort !).

"Les banlieues c'est pas le prolétariat, c'est le lumpen prolétariat" (CQFD)

Il y avait eu aussi CETTE POSITION (dont elle était très vraisemblablement la rédactrice principale)... de merde en fait, quand on y pense bien, en faisant abstraction de combien elle paraissait surnager au-dessus du torrent de merde qui rugissait à cette époque : http://futur-rouge.overblog.com/2013/11/communiqu%C3%A9-en-r%C3%A9ponse-au-communiqu%C3%A9-du-rocml-carhaix-et-quimper-deux-manipulations.html.

Il s'agissait d'une réponse au ROCML (dont Futur Rouge venait de se séparer une dizaine de mois plus tôt) sur la question du mouvement des ouvriers et des paysans bretons de l'automne 2013, mouvement dit ''des Bonnets Rouges'', sur lequel le blog Servir le Peuple (aux côtés de camarades occitanistes, indépendantistes bretons de Breizhistance bien sûr, etc. etc.) a pu par exemple produire une longue, profonde et conséquente analyse (en SOUTIEN) :

http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/reflexions-communistes-sur-le-mouvement-des-bonnets-rouges-nov-2013-a114085890

Le ROCML appelait à se joindre à la (scandaleuse, et ridicule en termes de mobilisation) contre-manif de Carhaix ; ce à quoi Futur Rouge répondait qu'il fallait au contraire être à la vraie manif du mouvement à Quimper, ''avec les masses'' : http://rocml.org/carhaix-et-quimper-deux-manipulations/

Le site Servir le Peuple, là encore, s'était alors permis une modeste ''critique'' (qui se voulait amicale et constructive) de cette réponse qui ne semblait pas assez "percutante" face à ce qu'il fallait bien appeler un monument de merde jacobine (la position du ROC) : http://servirlepeuple.over-blog.com/article-appel-de-la-gauche-independantiste-bretonne-breizhistance-pour-le-30-novembre-121348023.html

Il s'agissait de commentaires sur Facebook, en présence de militant.e.s de Futur Rouge d'ailleurs, et qui avaient ensuite été retranscrits sur le blog. Et là, DIRECT, un froid polaire s'était abattu sur les relations entre l'organisation et le "crew" autour de ce site d'information maoïste ; "crew" dont faisait d'ailleurs partie le gars (le "leader charismatique s'il en est") de Libertat attaqué nommément dans le communiqué de calomnies du 5 mai dernier... Il a, en fait, encore fallu pas mal de temps pour réaliser qu'en réalité ces ''modestes réflexions'' sur leur réponse au ROC les DÉMASQUAIENT ; qu'elles démasquaient leur supercherie de ''soutien'' aux luttes des Peuples et territoires périphériques d'Hexagone.

Servir le Peuple avait SOUTENU ce mouvement malgré la FNSEA et les petits patrons de PME, comme un ''nouveau Languedoc 1907'' ou un ''LKP d'Europe'', sur la base d'une véritable analyse politique en béton... alors que Futur Rouge, en réalité, ne reprochait au ROCML que d'avoir une position le conduisant à "s'isoler", au lieu d'être "aux côtés des masses"... pour pouvoir leur retourner le cerveau et embrigader quelques recrues dans l'orga.

Orga qui dans un cas comme dans l'autre n'en reste pas moins un projet de Grand Parti marsiss'-léniniss' de ''laclassouvrière'' DE fRANCE (projet voué au demeurant au plus lamentable échec, quand on connaît les baltringues). Simple question de stratégie, quoi.

Finalement le même raisonnement qui les oppose aujourd'hui aux ''niqueurs de race'', aux ''racialisateurs go home'' qui se coupent et se posent même en ennemis vociférants d'un mouvement antiraciste décolonial en pleine dynamique, alors qu'il faut bien APPROCHER ce mouvement (ce que fait Futur Rouge) si l'on veut pouvoir espérer le ''gagner'' à soi et à ses idées (que l'on suppose si "supérieures" aux siennes)...

Nous n'avions pas réalisé à quel point ces quelques petites remarques se voulant constructives et (surtout) la critique au vitriol de la position du ROCML, critique censée les soutenir dans cette polémique, portait en réalité une charge explosive colossale contre leur propre démarche politique d'imposteurs, de vrais faux amis des masses populaires (bretonnes/occitanes/basques & co ou racisées) en lutte ; charge dont elleux avaient par contre parfaitement ressenti la menace ; raison pour laquelle déjà à cette époque les relations avaient commencé à se faire froides...

Et puisque l’on parle de relations "se faisant froides" à cette époque (fin 2013), dans la catégorie "absence de tout principe" cette fois-ci, on pourrait parler par exemple de cette Déclaration internationaliste de soutien aux paysans en lutte du Brésil ; signée par tout un ensemble d’organisations communistes ou révolutionnaires des Peuples en Lutte ; DONT Futur Rouge et le PCmF alors en processus d’unification au sein du "Bloc Rouge"… Sauf que voilà :

- Là où le PCmF a bien reproduit sur son site L’ENSEMBLE des organisations et collectifs signataires, en indiquant bien lesquels en étaient à l’initiative http://drapeaurouge.over-blog.com/2013/12/appel-%C3%80-d%C3%89noncer-le-gouvernement-br%C3%89silien.html

- Futur Rouge asimplement laissé en signatures "OCFR / PCmF" http://futur-rouge.overblog.com/2013/12/appel-%C3%A0-d%C3%A9noncer-le-gouvernement-br%C3%A9silien.html

Et ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres de la "dialectique" permanente entre pompage/pillage et invisibilisation (du pompé/pillé) qui caractérisait Futur Rouge à cette époque ; par exemple vis-à-vis du blog d’information et d’analyse communiste-maoïste Servir le Peuple ; parallèlement à la manœuvre de parasitisme politique ("stratégie du coucou" : squatter une orga ou un "processus unitaire" comme moyen de recruter large, puis la/le quitter en embarquant le maximum de recrues avec soi) alors en cours vis-à-vis du PCmF, qui succédait en cela au ROCML (nous reviendrons sur cela plus loin).

Un camarade s’était vu par exemple demander, par une militante de Futur Rouge, qui elle pouvait citer comme travail d’analyse marxiste sur l’Occitanie dans son travail politique (réunions, discussions avec les gens etc.) ; celui-ci avait naturellement répondu "ben, Servir le Peuple…" et celle-ci lui avait alors ouvertement dit "ah non, pas Servir le Peuple justement !"… ce qui ne la/les empêchait pas dans le même temps de lire quotidiennement et de pomper régulièrement ce site, mais attention hein, pas question de lui faire de la pub ! Voilà pour donner un autre exemple. Absence totale de principes…

Bien que ne faisant pas partie de "Futur Rouge", un autre petit groupe décompo leur sert de fait d’"antenne" sur la place militante de Montpellier ; en particulier dans la "croisade" contre les éléments locaux du Bloc Rouge devenu PCM, qui co-gèrent avec des militant.e.s libertaires le bar associatif "Le Barricade" :

https://fr-fr.facebook.com/lestricoteusesenfurie/posts/838080356248865

https://fr-fr.facebook.com/lestricoteusesenfurie/posts/939455599444673

Il s’agit des "Tricoteuses en Furie", dont voici un exemplaire de la campagne de provocations et de calomnies destructives contre ledit bar asso :

https://www.facebook.com/lestricoteusesenfurie/posts/1100953523294879

"Féminisme marxiste queer décolonial classe // race // genre"... ou plutôt, mieux dit, blancouilles lèche-décolonialisme à un point à peine imaginable (pire que "Futur Rouge", on pensait que c'était pas possible ben si, là pour le coup c'est "vive l'antiracisme politique avec le PIR" et même "plus piriste que le PIR" lol), mais qui ne voient toujours pas le problème quand une meuf vient leur expliquer par A + B (très calmement et poliment : ici ici ici) qu'il n'y a dans cette affaire du Barricade aucune "agression homophobe" d'aucune sorte mais bien, par contre, une violence et des préjugés racistes-classistes inouïs contre le soi-disant "agresseur" ; dont le bar a eu tout à fait raison de prendre la défense (sans être, pourtant, des gens disons très "réceptifs" aux thèses antiracistes politiques... comme quoi !).

Ou le problème... de ce commentateur qui emploie le "splendide" terme raciste de "basanés" ; ce qui ne suscite absolument aucune réaction de la part de nos "marxistes queers décoloniales" en carton ; les joies et la bonne humeur de l'"intersectionnalisme" sans doute ! [Voir ce qui a été écrit plus haut à ce sujet]

Il est clair qu'il faut gratter un peu pour trouver que "en majorité racisées" ou pas (mais nos sources sur le terrain semblent plutôt indiquer le contraire…), ce groupe ultra-gauchiste décompo n'a aucune cohérence ni conséquence dans sa posture antiraciste décoloniale affichée. Le fond de la pensée, par définition, ce n'est pas la surface. Mais puisque telle est la tragique destinée de celleux qui cherchent la merde, alors grattons ; et en grattant voici par exemple ce que l'on trouve :

http://ekladata.com/AbmUPy_wAcIjRAOs9Pp2G2MujDE.png

... un splendide "merci !" à un dessinateur "Charlie" jouant les ethnologues avec les jeunes-de-banlieue, qu'il fait ensuite parler "petit arabe" dans ses dessins (l'info nous a coûté... une recherche Google, deux minutes chrono en main).]

Opportunisme, inconséquence politique caractérisée et ramifications affinitaires... jusqu'à un milieu particulièrement pestilentiel


Il faut aussi souligner pour conclure que ces gens sont TRÈS PROCHES (des "heures lumineuses et fraternelles" auraient été passées avec elle, toujours selon un mail) de la personne dont le nom est effacé ici :

http://ekladata.com/KlrWQzO-TDZcfCKZ1UNmWCtX2is/DenizNR.pdf

Cette personne (sur laquelle des choses plus graves encore ont été apprises depuis, comme le fait qu'elle fournissait ACTIVEMENT des clients à l'avocate et épouse de Carlos, "icône" du nationalisme "révolutionnaire" fasciste) joue manifestement un rôle trouble dans l'infiltration du mouvement révolutionnaire par les fascistes que mentionne le document (nationalistes "révolutionnaires" ayant plus ou moins évolué par la suite vers l'occidentalisme islamophobe pseudo-"gauchiste", et rejoignant là... d'anciens membres du Betar avec qui ils se cassaient la bouche dans les 90's LOL[3]), soit pour y foutre la merde (comme elle l'a fait à un meeting de racisé.e.s des quartiers populaires il y a quelques années, au nom de l'"anti-confusionnisme"), soit pour collecter du renseignement soit les deux.

"Futur Rouge", qui reprend d'ailleurs le nom d'un ancien blog pro-'p''c'F'mlm' aujourd'hui inaccessible https://futurrouge.wordpress.com/ (et qui avait tout du pot de miel...), pourrait très bien être à ce jeu-là leur nouveau "sous-marin" (plus ou moins conscient de l'être) dans cet objectif, en remplacement du 'p''c'F'mlm' qui était lui aussi très lié à ces individus, mais qui a été "grillé" précisément par le document dont ceci est un extrait, et s'est enfermé depuis dans des positions ouvertement réactionnaires qui ne font plus du tout illusion (donc n'ont plus d'intérêt).

[Ici le doc complet : http://ekladata.com/VtZIU2OFK5YnRpgjM0W37ikW3GA/veritepcmlm-autres.pdf

Et si cela ne vous suffit toujours pas et qu'il vous faut encore mettre les doigts dans les trous de clous de ce brave Jésus pour y croire, voici sur un forum de discussion http://forummarxiste.forum-actif.net/t97-forums-antifa#5728 (deuxième quote du post) un extrait du site (aujourd'hui disparu) d'un individu de cette mouvance, ici le screenshot : http://ekladata.com/rmShBqggbISN1f8pLqawtKA0qWY.jpg ; individu connu aussi par ailleurs, à cette époque, pour fréquenter assidument la VLAAM HUIS de Claude HERMANT, oui oui, le "patron" incontesté de toute la fafaille de ch'Nord, actuellement enchristé pour avoir vendu des armes (entre autres) à Amedy Coulibaly...

Des personnes liées à ce gars et à sa mouvance ("Global Antifa" si ça parle à quelques ancien.ne.s ici présent.e.s, ou encore l'"Action Antifasciste Artois", et bien sûr toujours le fameux 'p''c'F'mlm' du "dossier confidentiel" et son site "lesmaterialistes.com") figurent en bonne place dans les contacts Facebook (contacts likeurs/commentateurs, "intervenants" et vraiment affinitaires, pas "passifs" "qu'est-ce-que-je-fous-là")... de plusieurs membres de "Futur Rouge".

Une mouvance très liée au mouvement dit "antideutsch" d'Allemagne, caractérisé par son islamophobie, son soutien à Israël et à l'impérialisme occidental (ce rappeur de Berlin en parle assez longuement dans cette interview : http://www.bboykonsian.com/Interview-de-Kaveh_a3558.html) ; Allemagne que connaît bien le leader du 'p''c'F'mlm' (il est né en Autriche et parle couramment la langue), mais où a aussi longuement vécu et milité... une militante (co-dirigeante pour ainsi dire) de Futur Rouge, dans ce milieu ultra-gauche totoïde (donc) que le rappeur Kaveh décrit comme hégémonisé par ce courant d'idées. Une mouvance, également, plutôt présente dans le Nord de l'Hexagone, la région lilloise... où "Futur Rouge" déclarait être implantée à l'époque de ses "journées de formation" communes avec le PCmF en août 2013 (nous n'avons plus connaissance aujourd'hui de gens de "Futur Rouge" par là-bas, mais ce n'est pas impossible non plus qu'il y en ait).

Bref, vraiment beaucoup de choses se recoupent… "Futur Rouge" n'assume évidemment pas de telles positions ouvertement, et a même publié des papiers assez corrects sur la question de la Palestine ; cela dit il y avait encore dans ses rangs en 2014 beaucoup de gens qui n'y sont plus, un pompage récurrent des analyses du blog Servir le Peuple, et de toute façon nous avons vu le gouffre qu'il peut y avoir entre leur discours public... et le fond réel de leur pensée lorsqu'on les connaît bien. Et puis illes sont aussi très proches de cette petite organisation basque qui en revanche, à l’été 2014, a assumé cette position : http://ipehantifaxista.blogspot.fr/2014/07/palestine-rassemblement-bayonne.html. Une position (renvoi dos-à-dos du système colonial israélien qui se réduirait à son "gouvernement d'extrême-droite" - quid de la "gauche" sioniste ? - et... de la résistance palestinienne "islamiiiiiste" "fasciiiste") pas atypique, on va dire, pour des gens se revendiquant libertaires ; mais évidemment franchement choquante pour les marxistes-léninistes et maoïstes anti-impérialistes conséquent.e.s que nous sommes, dont la position de principe est assez bien exposée ici : À propos du mouvement de solidarité avec la Palestine et du Hamas [cette position (celle du groupe anar-antifa) avait soit-dit-en-passant passablement fait jaser dans le mouvement abertzale basque, dont la solidarité internationaliste avec les résistances des peuples est un pilier de l’identité politique].

Marxistes-léninistes que revendiquent être les gens de Futur Rouge… qui n’ont pour autant jamais critiqué cette position de leurs grands potes ; laquelle pourrait bien être en réalité leur véritable position, le vrai fond de leur pensée, vous savez, lorsqu’illes n’essayent pas de tromper l’auditoire en pompant les blogs des autres…

Il y a aussi ceci, communiqué par MP sur FB (mais sans source malheureusement) : http://ekladata.com/nnLjk5roBg3UJ_W35WWlHkPjAjo.png "Futur Rouge travaillait aussi localement (sur la campagne Lucie) avec une meuf qui publie des textes comparant les Palestiniens à des animaux"...

Ou encore (décidément... on en trouve tous les jours) que la dirigeante de Futur Rouge partage régulièrement, vraiment pas qu'une seule fois des publications de l'organisation dans un groupe Facebook, "Mouvement anti impérialiste", où 90% des posts consistent plus ou moins en les joyeusetés suivantes :

http://ekladata.com/0dgoZ0mQp6SgKNOWEGLov1WYHEw.png

http://ekladata.com/6hhqIIeddRVFZhWc_hnLvBHk9dY.png

http://ekladata.com/W_gmUFCZLpAgmfT3LtObzwY6Ye0.png

http://ekladata.com/ez3QT9bPpz47O9bIcxEGwQKEZuQ.png

Bref le truc qui pue le faf à mort quoi...

Il semblerait que la proximité de tels individus la dérange beaucoup moins que celle des maoïstes (idéologie dont elle se réclame) du PCmF, ou des occitanistes (lutte dont se revendique sa pote de Béarn) de Libertat, et qu'il y ait là encore moins matière à tracer une "ligne de démarcation" que sur la question de l'"universalité de la guerre populaire" dans le mouvement communiste... Quel libéralisme, quel opportunisme !

En tout cas, cela aura au moins pour effet d'anéantir la grande et classique ligne de défense des démasqué.e.s, j'ai nommé la "sécurité" et la "poucave" ("tu exposes nos identités aux flics et aux fafs qui rêvent d'éclater du gauchiste à balles réelles" blablabla), vu que là, elle publie dans ce groupe manifestement truffé de fascistes (y compris sous faux blazes musulmans, on connaît la technique) via son profil FB que NOUS nous avons caviardé, mais qui donne énormément d'infos sur elle (ainsi que sur ses contacts dont la liste est publique) ; donc "camembert" quoi... LOL. Mais a-t-elle vraiment tant que cela à craindre, vu pour qui ses agissements destructifs dans le mouvement révolutionnaire "roulent" (au moins) objectivement en réalité ?]


Il va sans dire que c’est dans tout ce que nous venons de voir, toute cette inconséquence politique et indigence idéologique, décomposition post-modernoïde et absence complète de principes, opportunisme le plus total et même (pour le dire clairement) foutage de gueule des groupes sociaux et des luttes qu’illes disent soutenir ; et non dans les calomnies immondes que vous avez peut-être entendues et peut-être même crues sur tels ou telles ; qu’il faut chercher les raisons des conflits les opposant à telle ou telle organisation politique (sachant qu’il existe aussi beaucoup de conflits et d’hostilités, ou en tout cas de gens et groupes/orgas qui ne peuvent plus les voir en peinture, sans que cela ait fait l’objet de communiqués publics).

Ce que nous venons de voir c’est-à-dire, en laissant de côté la vase malodorante dans laquelle leur opportunisme les conduit à tremper les guiboles, cette conception d’elleux-mêmes comme les futur.e.s Lénine de demain, l’avant-garde qui DOIT un jour prochain (qui n’arrivera jamais mais c’est pas grave) diriger la révolution en Hexagone[4] et à laquelle tout le monde doit avoir l’amabilité de se subordonner ; ou alors s’attendre à être "DÉTRUIT", "balayé" de leur chemin par les calomnies les plus abjectes voire… le tabassage physique à l’occasion.

Ce n'est tout simplement pas une autre "philosophie" que celle-là qui a conduit "Futur Rouge" à calomnier puis multiplier les attaques physiques contre le Bloc Rouge (devenu depuis PCM) ; processus d’unification des maoïstes d’Hexagone qu’illes ont tenté de squatter/parasiter en 2013 (début 2014 c’était fini de chez fini…) avant de se retrouver (pour coup) gros-jean-comme-devant.

Leur texte "À bas les sectes, vive le communisme" est à ce titre un modèle du genre (ce pourrait même être un excellent texte si c’était réellement un texte anti-sectes, et non un texte d’une secte ayant perdu la partie !) ; et les références (vrai boulot d'indics, soit dit en passant) à la faiblesse numérique initiale du PCmF disent tout ce qu'il y a à dire : illes avaient le nombre, illes pensaient n'en faire qu'une bouchée et récupérer dans l'organisation à naître (qu'illes dirigeraient, bien évidemment) les contacts et la crédibilité internationale de leur "hôte" qui en revanche leur faisaient défaut (c'était ce qui les intéressait, apparemment aujourd'hui ça y est, illes ont trouvé à parasiter l'ICOR https://www.facebook.com/OCFuturRouge/posts/1362747630443606... c'est déjà ça !).

Sauf que voilà, le nombre ne peut rien contre la justesse des positions ("Futur Rouge" n'a PAS d'idéologie, AUCUNE analyse sur rien et ne fait depuis sa création que rabâcher des lieux communs, et les deux premières années 2013-2014 pomper le blog Servir le Peuple) ; les positions du PCmF se sont avérées les plus justes... et non seulement illes n'ont pris le contrôle de que dalle, mais illes ont vu l'essentiel de leur effectif, notamment la très prolétarienne section de Clermont/Auvergne (le joyau de la couronne !!), les larguer pour poursuivre le processus d'unification vers ce qui est aujourd'hui le PC maoïste (PCM). C'est aussi simple que cela. 

Une autre version, donnée celle-ci... par un membre de l'organisation, est que ce seraient les éléments qui y sont restés et qui l'ont conduite à son terme qui auraient dès le départ poussé à l'unification avec le PCmF ; tandis que les éléments actuellement membres de Futur Rouge, ayant rompu avec le ROCML pour son orthodoxie poussiéreuse sur les "questions démocratiques", n'étaient pas du tout enthousiastes SAUF à réussir à imposer leurs vues anti-maoïstes, ce qui était bien entendu impossible. Mais cela revient de toute façon plus ou moins au même...

Nous n'épiloguerons pas ici sur ce que nous pensons de cette absurde quête de l'"unité" entre l'eau et l'huile qui est un leitmotiv du mouvement communiste en Hexagone, alors que travailler en bonne intelligence avec des gens aux opinions différentes (et, en quelque sorte, "que le meilleur gagne" pour "prendre la direction" de la lutte) n'a jamais posé le moindre problème et constitue même (à notre humble avis) la seule manière de faire avancer la révolution au 21e siècle (c'est ce que viennent de faire, par exemple, tout un ensemble d'organisations en Turquie-Kurdistan). Bref.

Et ce n’est pas autre chose non plus (donc) qui les a conduit à poignarder dans le dos l’organisation de gauche révolutionnaire occitaniste Libertat ; à une date (fin avril – début mai 2016) DÉLIBÉRÉMENT choisie pour "torpiller" le "congrès de refondation" de cette organisation qui devait se tenir à ce moment-là, annonciateur d'une dynamique qu'il s'agissait de tuer dans l’œuf : "déblayer" le terrain béarnais d'une organisation historique gênante qui n'allait pas se laisser facilement embobiner par leur pseudo "soutien aux Luttes de Libération des Peuples", ne visant en réalité qu’à embrigader petit à petit ces luttes dans leur projet qui reste et demeure un Parti marxiste-léniniste DE FRANCE qui "tiendrait compte" ("gentiment") de ces problématiques "régionalistes".

Dynamique que venaient notamment de rejoindre des gens, DONT la cible première des attaques calomnieuses, auparavant proches d'elleux (jusqu'à la mi-2015, en gros) et ayant là encore fini par larguer les amarres... Ceci pouvant aussi (peut-être) expliquer cela.

Un moment où, par ailleurs, l'organisation révolutionnaire occitaniste était (et est encore) localement passablement dans le collimateur de la répression ; moment "idéal", vous en conviendrez, pour lancer un communiqué public d'accusations abjectes et (surtout) nominales contre certains de ses membres au vu et au su de toute la flicaille, des renseignements etc. etc. ; bref...

Il y avait sans doute aussi une volonté de vengeance par rapport au milieu tournant autour de la Tor deu Borrèu, local/bar alternatif dont Libertat a (toujours vers cette époque) récupéré les clés après les avoir prêtées pendant presque deux ans de l'"Action antifasciste" locale, faux-nez de Futur Rouge (il y a eu d'autres tentatives, ayant généralement fait pschitt - heureusement - contre ce lieu et son milieu, notamment un musicien d’un groupe punk-ska-oï qui s'y produit souvent)… Enfin bref, on n'a jamais dit (non plus) que ça volait très haut tout ça, hein !

Un coup de poignard dans le dos, pour le coup, totalement dans le style du PCF de Thorez, au milieu des années 1930, à l’encontre des "indociles" mouvements autonomistes breton ou alsacien ou encore de l’Étoile nord-africaine ; à cela près que l’infâmie du "sexisme" y remplace celle de l’"hitlérisme"… et que comme tout cela ne boxe pas vraiment dans la même catégorie, c’est même encore pire : Thorez, "au moins" (dira-t-on), c’était au nom de l’antifascisme, des 40 heures et des congés payés pour les ouvriers blancs (conception blanco-ouvriéro-centrée quoi). Là, c’est au nom de RIEN sinon de l’égotrip, de l’excitation de soi sur le piédestal imaginaire que l’on s’est inventé…

Et un coup de poignard dans le dos, disons-le clairement... comme n'importe qui "frayant" politiquement avec elleux est susceptible d'en recevoir un un jour ou l'autre : nul ne pourra prétendre ne pas avoir été prévenu.

Tout cela, dans un cas comme dans l’autre comme dans tous, pour une seule et même raison simple : face à l’ANALYSE, à la RÉFLEXION POLITIQUE POUSSÉE, ou simplement à un travail politique sérieux, Futur Rouge n’avance plus, n’arrive plus à pousser ses pions et à étendre son emprise sur les gens ; car Futur Rouge est dans la pure agitation, et son socle intellectuel est en réalité extrêmement limité (un léninisme "basique" on va dire, saupoudré d'un bon demi-kilo de postmodernisme). Même les corpus théoriques, discutables ou pas mais en tout cas étoffés, des "luttes nouvelles" après lesquelles illes courent (décolonialisme, féminisme radical, queer), illes ne les maîtrisent pas vraiment.

Et ne parlons même pas de démarches qui ne sont pas à proprement parler organisationnelles, telles que Servir le Peuple, qui sont à leurs yeux de véritables aberrations, des monstruosités d’outre-monde : il est tout simplement inconcevable pour elleux que des individu.e.s non-organisé.e.s (même pas beaucoup moins nombreux qu’elleux, quand on y pense… mais pas proclamé.e.s "orga"), comprendre pas soumis à l’autorité de chefaillons pathologiques comme elleux, puissent leur être qualitativement supérieurs dans l’analyse et la réflexion communiste sur le monde… [selon les mots d'un maoïste les ayant rencontré.e.s : "il faut arrêter de croire qu'un encarté est mieux formé que quelqu'un qui ne l'est pas, il y a même clairement une part de mépris du peuple dans cette démarche d'entre-soi encarté" – en l'occurrence, les crasses contre l'"aberration" Servir le Peuple n'ont concrètement pas cessé depuis 2010].

Incapables, face à ces cas, de soutenir la moindre controverse sur un plan strictement politique, il ne leur reste alors tout naturellement que les attaques personnelles et les calomnies ad hominem, jusqu’aux plus abjectes, et bien sûr totalement ou à 90% mensongères ; afin de faire appel à l’émotionnel et à cet air du temps de la "post-vérité" internétique, où l'info circule de manière virale et où tout le monde peut prétendre se forger une "opinion" sur la base de purs ressentis devant des récits totalement subjectifs/partiaux voire mensongers, à des centaines de kilomètres des faits et des protagonistes donc sans aucune connaissance de ceux-ci…

La plupart des personnes ayant véritablement connu de près, "pratiqué" les gens de Futur Rouge (en particulier les deux co-dirigeantes) les qualifieront de "givré.e.s" ou de "toxiques", mais si l’on veut dé-psychologiser les choses et les renvoyer à ce qu’elles sont généralement, à savoir l’attitude paranoïaque comme expression aiguë d’une conscience pas tranquille et la perversion narcissique comme mutation obsessionnelle de la "volonté de puissance" dans une société capitaliste qui carbure à cela (mais frustre cette soif dans 90% des cas, ce qui donne des quêtes de pouvoir sur les autres particulièrement virulentes et malsaines), alors il n’y a pas chercher plus loin que dans tout ce qui vient d’être écrit.

De toute façon, comme déjà le 'p''c''mlm' avant lui, ce groupuscule va finir totalement isolé, pour ne pas dire broyé par ses contradictions. Car si l'on veut jouer sur une corde post-modernoïde, décompo, ultra-gauche, pas idées justes ou idées fausses (parce que démontrées justes ou fausses) mais "j'ai raison parce que je suis ceci-cela, et si on me dit que j'ai tort c'est parce qu'on est un dominant qui m'opprime", on finit forcément rejeté par les marxistes authentiques, les léninistes et a fortiori les maoïstes : ainsi par exemple, les marxistes les plus avancé.e.s, les maoïstes (dans la lignée de forces comme le Black Panther Party aux États-Unis) considèrent le racisme comme une forme particulièrement brutale et déshumanisante d'oppression nationale, d'oppression de Peuples travailleurs, qui doivent donc mener une lutte de libération qui ne peut être menée par d'autres à leur place (comme si, par exemple, la lutte de libération irlandaise était une affaire d'Anglais de Londres ou de Birmingham : tout le monde trouverait cela absurde, n'est-ce pas ?). Ils considèrent aussi, dans la conception du féminisme révolutionnaire prolétarien, que le capitalisme a renforcé une (préexistante) norme sociale hétéro-patriarcale (les hommes au-dessus, les femmes au-dessous et les LGBT qui "ne devraient pas exister") et que le socialisme révolutionnaire doit battre en brèche celle-ci ; tout ceci étant des idées justes car démontrées. Mais illes n'en considèrent pas moins que la contradiction principale du débat politique est celle entre idées justes (permettant d'avancer vers le communisme) et idées fausses, vérité et contre-vérité, et non une affaire d'"identités" et de "paroles situées" qui auraient soit toujours raison (et ne pourraient être contredites) soit toujours tort (absurde lorsque l'on pense que les "archi-dominants", disons les hommes bourgeois blancs occidentaux, valides et dans la fleur de l'âge, éduqués et cultivés, beaux et sportifs ne sont que quelques % de la population mondiale, tout le reste pouvant tout à fait revendiquer une ou plusieurs oppressions, mais en étant aussi le plus souvent des dominants partiels http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/breves-considerations-pour-une-approche-materialiste-des-oppressions-s-a126291476) ; bien que le principe d'enquête implique aussi que vivre une situation sociale (une oppression) donnée est a priori la meilleure enquête possible sur celle-ci (mais la bonne connaissance, "dans sa chair", d'un sujet ne donne pas forcément raison sur tout, une juste conception totale du monde !).

Et si l'on se revendique haut et fort, dans le même temps (et de manière particulièrement a-critique), de Staline et Mao, on est un "mao-stal" que les ultra-gauches rejetteront également (pour cette raison) tôt ou tard... Il n'est pas possible de jouer sur les deux tableaux, ceux-ci étant incompatibles. Tout comme il est incompatible de "soutenir à fond" les luttes de libération des Peuples opprimés (blancs périphériques comme racisés), et en même temps de promouvoir la fondation d'un Parti ultra-centralisé dont le cadre géo-social serait la construction historique capitaliste "France" (et non les Peuples en question, dont cette construction est la "prison")... etc. etc.

Le terme psychologisant de "schizophrénie" ne désigne en dernière analyse que l'expression aiguë, l'EXPLOSION des contradictions entre choses incompatibles que l'on s'acharne à concilier – dans la vie personnelle, l'existence "lambda", mais aussi dans la vie politique (toutes les "familles" à la ligne politique erronée rencontrent tôt ou tard de telles contradictions, puisque leurs idées sont en conflit avec la réalité ; et donc cette forme de "schizophrénie" politique ; mais à la rigueur, mieux vaut avoir une ligne politique complètement pourrie mais cohérente avec elle-même, comme par exemple les "puro-classistes" anti-"racialisateurs" et négateurs des Peuples !!).


VOILÀ.


À voir maintenant – mais nous nous permettons d’en douter fortement… – ce que "Futur Rouge" aura éventuellement à répondre à ce démontage POLITIQUE en règle de sa petite mascarade…

Ou s’illes préfèreront (ce qui est beaucoup plus probable) recourir une nouvelle fois encore, encore et toujours, à la calomnie au-dessous de la ceinture… ou carrément au tabassage dans les manifs ; ou (pourquoi pas carrément, comme c'est arrivé dernièrement à un camarade) à l’envoi d’une paire (ou plus) de ces "gros bras" recrutés pour leur style vestimentaire et pour leur physique imposant, et qu'illes prennent ouvertement pour des imbéciles d'ailleurs (dixit une source les connaissant très bien et de très près) ; recrutés au travers par exemple, au hasard, d'une certaine activité de "marchands de sommeil rouges" (le pouvoir que donne le fait de "tenir" un squat, fournissant à des gens cette nécessité humaine primordiale qu'est un toit)…


BREF.


[2] Telles que les décrivent leurs compatriotes maoïstes du PCmA : XT6RdMU.png


[3] Les NR "pro-arabes" antisémites sont des fafs, les complotistes sont des fafs, les islamophobes qui voient en Israël un allié objectif sont des fafs... et la navette entre ces positionnements est absolument permanente !! La plupart des Identitaires d'aujourd'hui (dont la... LDJ assure parfois le SO !) étaient dans les années 90 dans l'entourage de Christian Bouchet, Luc Michel et j'en passe. Ils peuvent tenir les pires propos masculinistes, et le lendemain exalter la "liberté" de la femme occidentale par rapport à "l'oppression" (supposée) de ses sœurs du Sud. La vérité c'est qu'ils s'en foutent. Tout ce qui les intéresse, c'est la défense de l'Europe blanche impérialiste. Tout le reste n'est que recherche d'alliés-pigeons de circonstance... ou simplement (nous le croyons de plus en plus) FOUTRE LA MERDE. Semer le trouble. Bordéliser le camp anticapitaliste et anti-impérialiste véritable pour l'empêcher de se structurer et de grandir... Et dans cet objectif, les IDIOTS UTILES sont facile à trouver dans cette HÉGÉMONIE actuelle à l'extrême-gauche que sont les paumé.e.s décompos ultra-gauche sans véritable idéologie, analyse matérialiste ni compréhension sur rien…


[4] Des "personnes qui, ayant assimilé le matérialisme dialectique, ayant compris que la révolution est inévitable, se demandent comment, dans le processus révolutionnaire, elles vont réussir à rester sur le dessus du panier ; être les "cadres" de la future société ; et se sentir important.e.s, s'exciter sur leur piédestal d'ici-là". (Servir le Peuple)

Au besoin en tentant par tous les moyens de "migrer" vers une condition prolétarienne à laquelle elles sont (de naissance) étrangères : "Se déclasser, se mettre au RSA, ouvrir un squat, s’acheter un jogging, se mettre au graffiti et se faire des tatouages [ou bosser à l’usine avec un bac +4 ou 5 en poche, ou ponctuer toutes ses phrases de "wesh", ou adopter un pitbull...] ne suffiront donc pas à vous transformer en ce lumpen viril [ou cette ch’tite n’ouvrière "intersectionnelle"…] que vous rêvez d’être. Vous n’êtes pas, et vous ne serez jamais, un jeune de banlieue. Ouvrir un squat dans un quartier populaire en voie de gentrification [comme un certain foyer de jeunes travailleurs à l’abandon, en petite couronne parisienne ?] pour y monopoliser l’espace politique en déclarant qu’il s’agit de VOS quartiers (vos parents sont dans l’immobilier ?) n’y changera rien. Jamais." https://mignonchatonblog.wordpress.com/2016/08/29/pour-en-finir-avec-le-mot-racialisateur/ [il y aurait long, vraiment looong à dire sur les origines sociales de la plupart des membres actuel.le.s de Futur Rouge ; mais nous nous en tiendrons à notre promesse : pas d’ad hominem…]

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:30

... C'EST QUAND QU'ON PENSE LES FAIRE TOMBER ?

Palestine occupée :

Mur israélien 1MurIsraelMurpalestinemur israel1

Frontière USA-Mexique :

MurUSMexMur USMex2mur usa-mexiqueMur mexique USA

Melilla, enclave "espagnole" du "rêve européen" sur la côte marocaine :

murmelillaMurmelilla 01Mur-frontiere Melillamur mellila-le-24-avril-

Ou encore... (passez votre souris sur les photos) :

MurBelfast.jpgMurArg.jpgMurArg2.jpg

Ou alors il faut croire qu'ils ne dérangent personne ?

Pourtant ils étaient sympas les "communistes" : ils empêchaient eux-mêmes leurs propres immigrés de venir ! Mais il faut croire qu'il y a de bons et de mauvais immigrés : un ingénieur est-allemand sur-formé qui vient engraisser le Capital de l'Ouest et l'indice DAX de la Bourse de Francfort plutôt que la bourgeoisie bureaucratique "socialiste" de RDA, c'est sûr que c'est pas la même chose qu'un Mexicain ou un Congolais qui vient bouffer nos allocs... ou un Palestinien (ou un Irlandais, ou un Argentin...) qui ne demande qu'à vivre et circuler librement dans son pays.  #25AnsDeLaChuteDuMur   #HypocrisieBourgeoiseDeMerdeTotale

[Sur l'évènement historique en lui-même, rien à ajouter à notre article d'il y a 5 ans :
9 novembre 1989 : une défaite pour le révisionnisme soviétique, une victoire pour personne... sauf l'impérialisme !]


Pas de Murs entre les Peuples, pas de Paix entre les Classes !

 

À lire : Le mur meurtrier de la Méditerranée - L’assassinat institutionnel de masse de l’Union européenne

Voir ici une carte des "Murs de la Honte" et autres barrières dans le monde.

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 12:39

 

catalogneComme cela était prévu de longue date - et comme nous avions déjà eu l'occasion d'en parler, le Peuple catalan s'est donc rendu aux urnes ce dimanche pour décider... de son indépendance. Il est ressorti des urnes de cette consulta un OUI FRANC ET MASSIF des quelques 2,2 millions de votants aux deux questions qui étaient posées : que la Catalogne devienne un État (91,82% soit 2,05 millions de voix) et qu'elle devienne un État INDÉPENDANT (80,76% soit 1,8 millions).

Petit problème, lui aussi annoncé de longue date : ce référendum était rigoureusement non-autorisé par le pouvoir "constitutionnel" de l’État central espagnol, qui refuse et refusera donc catégoriquement d'en reconnaître le résultat. État bourgeois aux abois (comme nous l'avons maintes fois analysé), l'"Espagne" s'est donc refusée à même envisager la situation qu'aurait eu à gérer - par exemple - Londres en cas de victoire de l'indépendance en Écosse en septembre dernier.

Cette obstruction démocratique s'est d'ailleurs reflétée dans les urnes par une très forte abstention : plus de 3 millions de personnes sur les 5 millions et demi potentiellement convoquées (soit plus de 60%) ne se sont pas déplacées, les espagnolistes n'étant généralement pas allés voter à un scrutin considéré par eux comme illégitime et dénué de toute valeur (ce qui leur permettra évidemment de dire que l'abstention + le "non" sont largement au-dessus du "oui"...). Ceci a aussi pu jouer au demeurant sur la mobilisation du camp indépendantiste, soit par légalisme (on imagine mal l'électorat CiU, par exemple, en grands rebelles...) soit par sentiment d'inutilité. Néanmoins, ce sont en définitive quelques 40% de participation et un tiers des habitants de la Catalogne en mesure de voter (le droit de vote était ouvert à partir de 16 ans ainsi qu'aux étrangers résidents depuis plus d'un an) qui se sont prononcés pour l'indépendance de leur pays (rappelons aussi que bien des élections tout à fait légales et reconnues ne connaissent pas une participation bien supérieure... il suffit de penser aux dernières européennes : 42% en "France", 45% en "Espagne" !). Tous les scénarios sont donc désormais du domaine du possible, surtout lorsque l'on connaît la tradition de grande brutalité de Madrid quand il s'agit d'empêcher l'éclatement de sa construction étatique historique au service du Capital.

La question catalane au sein de l’État espagnol a été assez bien étudiée par Servir le Peuple dans son article sur la construction historique de cet État. La Catalogne faisait originellement partie (de fait, elle était le moteur économique) du Royaume d'Aragon qui, en s'unissant à celui de Castille-León (mariage de Ferdinand II et Isabelle Ière), a donné naissance au Royaume d'Espagne. Les classes dominantes catalanes (aristocratie et bourgeoisie) étaient donc originellement - en quelque sorte - des "associées" de celles de Castille au sein du nouvel État moderne ; mais des "associées" se sentant très vite "flouées", n'obtenant qu'une toute petite partie (Pays valencien et Baléares) des terres "re"conquises sur Al-Andalus tandis que les colonies "découvertes" dans les Amériques étaient directement rattachées à la Couronne castillane. Ceci amènera, assez rapidement, la renaissance d'un très fort sentiment autonomiste voire indépendantiste dès lors (17e siècle) que le "miracle espagnol" du "Siècle d'Or" montrera ses premiers signes d'essoufflement (faute d'un réinvestissement intelligent par la Castille des richesses pillées outre-mer) ; tandis que de leur côté, les masses du Peuple comme dans toute la péninsule résistaient naturellement à un État moderne synonyme de leur soumission brutale à l'accumulation primitive capitaliste, de la destruction de leur vie sociale "républicaine" dans les villages et les bourgs et de leur réduction à une pure force de travail productrice de plus-value.

L’État espagnol "résoudra" cela au 18e siècle, après deux grands révoltes (Guerra dels Segadors - "Guerre des Faucheurs" - et celle de la Guerre de Succession d'Espagne), en imposant "tout simplement" à l'ancienne "Couronne d'Aragon"... le centralisme à la française, d'autant plus facilement que c'était désormais un petit-fils de Louis XIV, Philippe V de Bourbon, qui régnait sur le trône madrilène. Dès lors, sans cesser d'être la partie économiquement la plus développée de l’État, la Catalogne allait être politico-militairement soumise au pouvoir de Madrid, lequel agissait au demeurant (à cette époque et encore longtemps après) en "relais" de son voisin du Nord - notre oppresseur et négateur, l’État français ! C'est qu'en définitive, l’État "espagnol" castillan comme son homologue français s'est formé en absorbant une nationalité beaucoup plus riche à la base (Catalogne et Occitanie) mais contrairement à ce dernier il n'a pas su ensuite fortifier ÉCONOMIQUEMENT sa position dominante (ce que l'Empire colonial permettait pourtant Catalogne-oklargement, mais il a dilapidé ce "capital" !), ne pouvant plus dès lors s'imposer que par la force ainsi que par le soutien d'une puissance "tutélaire" (la France du règne de Louis XIV jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, puis les États-Unis dans le cadre de la Guerre froide et désormais la "Banane bleue" européenne).

Ceci scella de fait la naissance de la question catalane, en dehors de laquelle il n'existe aujourd'hui aucune prise de position politique sérieuse (que ce soit pour ou contre l'autodétermination) sur ce territoire : l'"espagnolisme" hérité du franquisme (PP) et ses misérables appendices sociaux-démocrates (PSOE) et sociaux-libéraux (Ciutadans ou UPyD), autrement dit le camp du Capital "central" castillan, dédient toute leur activité politique dans la "région" à s'y opposer ; il y a une bourgeoisie catalane ultra-autonomiste (CiU, ERC) qui se sent désormais prête pour l'indépendance (pour avoir son propre État bourgeois) ; il existe même une extrême-droite (Plataforma) autonomiste mais anti-séparatiste et liée aux Identitaires hexagonaux, à la Ligue du Nord etc. etc. et il y a des "marxistes" et des "anarchistes" qui (comme ici) combattent l'affirmation catalane mais la grande majorité de la gauche radicale et révolutionnaire (CUP, Arran, mouvement des squats autogérés etc.) s'en revendique toutefois aux côtés de la lutte sociale, d'autant plus aisément que l'héritage historique va dans ce sens.

Après la mort de Franco et l'avènement de Juan Carlos de Bourbon (1975), les tenants de l'"Espagne unie, grande et libre" lâchèrent pas mal de lest en inscrivant dans la nouvelle Constitution de 1978 le système des autonomies ("refondant" ainsi en quelque sorte le "pacte" historique entre le pouvoir central et les classes dominantes nationales : on peut parler de nouvelle polysynodie) ; la Generalitat de Catalogne en obtenant d'ailleurs une particulièrement large ; mais 30 ans plus tard la phase terminale de la crise générale capitaliste (frappant le pays avec la violence que l'on sait) a fait ressurgir la question avec force, la recherche (tant populaire que bourgeoise) d'une autre porte de sortie à ladite crise que l'austérité promise par Rajoy se confondant - pour ainsi dire - avec la revendication d'un vote d'autodétermination.

Sur cette question, notre position s'est toujours voulue claire et simple : nous soutenons radicalement et sans réserves l'autodétermination démocratique du Peuple catalan comme de tous les Peuples de la péninsule ibérique ; comme tout ce qui va dans le sens de DÉTRUIRE cet État espagnol PILIER de l'ordre capitaliste-impérialiste européen.

En revanche, ce qui est vrai et qui a pu nous être reproché, c'est que nous avons dès l'annonce de la fameuse consulta émis de sérieuses réserves quant à la praticabilité de cette voie institutionnelle-référendaire telle que promue par les représentants de la bourgeoisie catalane (aile droite CiU et aile gauche ERC) à la tête de la Généralité, au regard du "séisme politique" que représenterait une indépendance catalane pour l'ordre bourgeois européen. De fait, toutes les excellentes raisons (forcément excellentes, puisque ce sont les nôtres !) exposées ici de soutenir (comme nous le faisons) la lutte d'autodétermination du Peuple catalan sont aussi celles qui faisaient qu'il n'y avait que DEUX VOIES : soit (comme en Écosse) un référendum autorisé mais avec un déploiement titanesque d'hégémonie intellectuelle "espagnoliste" rendant presque impossible la victoire du "oui" ; soit déclarer purement et simplement la consultation "inconstitutionnelle", "nulle et non avenue" quel qu'en soit le résultat. Comme nous le savons tout-e-s, c'est cette seconde option qui a été choisie : le choix, comme presque toujours avec Madrid, de la force brute pour un État/système faible.

Nous avons donc à présent une assez nette majorité qui s'est dégagée du scrutin en faveur d'une indépendance de la Catalogne, mais concrètement aucune indépendance puisque le pouvoir central refuse de reconnaître le résultat. Que va-t-il donc se passer ? La Generalitat, Artur Mas et Oriol Junqueras en tête, va-t-elle proclamer (comme les héroïques députés irlandais du Sinn Féin en 1919) la GUERRE D’INDÉPENDANCE ? On se doute bien que rien n'est moins sûr.

voluntat-poble-lema-campanya-CiU EDIIMA20121109 0142 5Beaucoup plus probable est que, outre les recours devant les juridictions constitutionnelles et nonobstant le rôle de "Père de la Nation" dans lequel se verrait bien Mas, ce dernier et - surtout - la classe qu'il représente, la bourgeoisie catalane suffisamment autonome économiquement de Madrid et du reste de l’État, tentent d'utiliser le résultat de la consulta pour "gratter" de nouvelles prérogatives et avantages pour "leur" Catalogne... et surtout pour eux-mêmes (ceci étant parfois ouvertement assumé : "si nous obtenons 1,5 millions de oui ou plus, Rajoy sera obligé de discuter avec nous" etc. etc.). L'ERC de Junqueras, qui a le vent en poupe en ce moment, pourrait en profiter de son côté pour appeler à de nouvelles élections, qui pourraient bien faire d'elle le premier parti en nombre de sièges au Parlement...

Ce versant bourgeois du mouvement indépendantiste catalan (dont nous avons exposé plus haut les racines historiques) ne peut et doit pas être nié par les communistes révolutionnaires marxistes que nous sommes. Il a des implications jusque dans les propos de certains dirigeants de l'ERC (la "Gauche républicaine" de Catalogne) qui ont pu mettre en avant, tout "de gauche" qu'ils sont, des "arguments"... dignes de la droite flamande parlant des Wallons ou d'Angela Merkel parlant des Grecs, en mode "le Sud - andalou, murcien etc. - coûte trop cher à la Catalogne", ce qui leur a valu une volée de bois vert de la part des autres gauches radicales d'affirmation des Peuples (notamment celle d'Andalousie !) et un refus catégorique de faire liste commune aux dernières européennes... Savoir que des personnes n'ayant que des considérations d'avantages fiscaux et/ou institutionnels et des magouilles politiciennes en tête ont pu se servir des aspirations de millions de personnes à une société plus démocratique et plus juste ne peut que susciter la saine et légitime colère des révolutionnaires communistes que nous sommes. En réalité, avec le veto "espagnoliste" madrilène (dont on attend maintenant, non sans inquiétude, de voir les mesures qu'il va prendre...), cet aspect forme tout simplement le principal obstacle et frein à la Libération révolutionnaire du Peuple catalan ! Mais efforçons-nous - justement - d'être dialectiques et de ne pas nous focaliser exclusivement sur cela ; efforçons-nous de voir aussi l'autre aspect des choses...

Sur le versant populaire en effet, la signification profonde de la consulta est le DROIT DU PEUPLE À DÉCIDER ; décider de son destin et de ce qui est bon pour lui non seulement en dehors de l'"Espagne" mais aussi - pour une large partie du mouvement, en tout cas sa frange la plus combattive - en dehors de l'ordre capitaliste européen et mondial, quand bien même (comme on l'a dit) il serait complètement idéaliste et utopique de penser parvenir à cela au travers d'un simple vote. Et sur ce point, la Catalogne et l’État espagnoliste tout entier sont en réalité - désormais - assis sur un volcan !

catalunya arranEn Écosse, il y a la possibilité de dire que la tant réclamée parole au Peuple lui a été donnée et que le résultat a été négatif, vox populi vox dei et rideau, circulez y a plus rien à voir... Mais ici en Catalogne, quels qu'aient été les multiples intérêts portant la consulta et les divergences - voire les contradictions totales !* - entre eux, le fait indéniable est que le mouvement en faveur de ce référendum a été une GIGANTESQUE et MASSIVE MOBILISATION POPULAIRE et une formidable école de révolution (cet aspect-là des choses, exprimé notamment à travers l'Assemblée nationale catalane (ANC), nous l'avons TOUJOURS RÉSOLUMENT SOUTENU et nous sommes sincèrement désolés si des personnes ont pu interpréter notre position autrement). Que vont faire ces personnes qui ont lutté (depuis parfois plus de trois ans) pour que cette consultation puisse se tenir, qui sont allées - évidemment - y voter OUI et qui voient maintenant leur volonté niée et ignorée par l’État central ? Et quelle va être la réaction de ce dernier devant leurs - quasi certaines - manifestations de colère ??**

En vérité, une seule question se pose au jour d'aujourd'hui et c'est celle-là.

Les choses sont en fait désormais - en dernière analyse - TRÈS SIMPLES :

1°/ le principe d'autodétermination démocratique est aujourd'hui totalement acquis dans la Nation catalane et surtout - ce qui nous intéresse vraiment - dans les classes populaires, le Peuple travailleur de Catalogne, y compris chez les (nombreuses) personnes de ce Peuple travailleur originaires d'autres parties de l’État ou du monde (très importantes communautés est-européennes, nord-africaines, sud-américaines etc.) ;

2°/ la question qui se pose désormais est donc celle du COMMENT ; autrement dit, le Peuple travailleur de Catalogne doit comprendre qu'aucune voie légaliste et électorale ne peut l'amener vers les aspirations démocratiques et sociales qui sont les siennes et que seule le peut la voie de la lutte révolutionnaire, la voie de la Guerre populaire en pays occidental telle que théorisée (en fin de compte) plus par Gramsci que par Mao et exposée ici et ici.

nacioneslibres.jpg

* Une bonne illustration de ces contradictions est la position publiée fin octobre par l'organisation Endavant OSAN (Organizatció Socialista d'Alliberament Nacional - Organisation Socialiste de Libération Nationale) :
"Devant la convocation d'une consulta édulcorée, fruit de la non-désobéissance de la CiU à l'interdiction antidémocratique de l'État, Endavant OSAN souhaite faire part des réflexions suivantes :
Nous ne pouvons pas laisser aux mains des autonomistes la mobilisation pour l'autodétermination car, si nous le faisons, ces derniers utiliseront cette mobilisation pour négocier une réforme institutionnelle, une nouvelle insertion de la Catalogne dans l''Espagne' et laisseront la voie libre à l'État pour annihiler les droits nationaux dans le reste des Pays catalans [la région de Valence et les Baléares NDLR]. Nous ne pouvons pas faire le jeu de l'autonomisme en esquivant la confrontation politique et en le laissant surfer sur la vague de la mobilisation pour les droits nationaux qu'a connue la Catalogne ces dernières années.

Nous appelons le Peuple travailleur des Pays catalans qui vit dans les quatre provinces de la Principauté [la "région" Catalogne de la Generalitat] à remplir et faire déborder les urnes, le 9 novembre, de votes pour l'indépendance.
Si la consulta est gênée ou interdite par l'État, nous estimons extrêmement important de nous mobiliser pour empêcher que la CiU ne se conforme ainsi à l'interdiction à moindre frais, et pour que le Peuple reste assuré de pouvoir exprimer le 9-N sa volonté populaire par-dessus les interdictions et les obéissances à celles-ci.
Parallèlement, nous considérons aussi que l'action du 9 novembre ne servira à rien - ou pire encore, servira l'autonomisme - s'il n'y a pas dès le 10 novembre une offensive pour déloger l'autonomisme du pouvoir et pour construire une hégémonie indépendantiste d'ampleur nationale qui brise l'ordre social établi, base même de notre soumission à l''Espagne'."

Voir aussi, pour information, la position de Breizhistance :  Avec le Peuple catalan pour l’indépendance ! et cet entretien avec un député des CUP (social-démocratie radicale indépendantiste).

** Des proclamations unilatérales d'indépendance sont ainsi prévues prochainement par certaines organisations, notamment l'ANC.


 

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L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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État français : 

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Germanophones et scandinaves : 

À l'Est, du nouveau : 

Grèce :

  • KOE ('maoïsant', allié à la gauche bourgeoise SYRIZA, en anglais) [dissous dans SYRIZA en 2013, publie maintenant Drómos tis Aristerás, en grec]
  • KKE(m-l) (marxiste-léniniste 'maofriendly', partie en anglais, le reste en grec)
  • ANTARSYA (Coordination de la gauche anticapitaliste pour le renversement, avec des trotskystes, des 'maos' etc., en grec)
  • ANTARSYA - France (site en français)
  • Laïki Enotita ("Unité populaire") - France (en français et en grec, scission anti-capitulation de SYRIZA, pour s'informer)
    EKKE (Mouvement communiste révolutionnaire de Grèce, 'maoïsant' et membre d'ANTARSYA, présentation en anglais, le reste en grec)

Karayib (Antilles-Guyane) & Larényon (Réunion) okupé : 

Monde arabe / Résistance palestinienne :

État turc / Kurdistan : 

  • Maoist Komünist Partisi (PC maoïste de Turquie/Kurdistan-Nord)
  • DHKP-C (ML, tendance 'guévariste')
  • TKP/ML (maoïste)
  • MLKP (ML, site francophone)
  • ATİK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe, maoïste, en anglais)
  • Nouvelle Turquie (information et soutien à la Guerre populaire et aux luttes, en français) [ancien blog]
    Nouvelle Turquie (nouveau site)
  • YPG (Unités de Protection du Peuple, Kurdistan "de Syrie", en anglais)
    PKK (Kurdistan "de Turquie", site en anglais)
    PYD (Parti de l'Union démocratique, Kurdistan "syrien", site en anglais)
    ActuKurde (site d'information en français)

Afrique :

Asie & Océanie :

Antifa :

Action Antifasciste Bordeaux (plus mis à jour, mais "cave aux trésors")

AA Alsace (idem)

Union Révolutionnaire Antifasciste du Haut-Rhin (URA 68, page Facebook)

Collectif Antifasciste Paris - Banlieue

Action Antifasciste Paris - Banlieue

Montpellier Antifa

Collectif Antifasciste 34

Collectif Antifasciste Rennais (AntifaBzh)

Cellule Antifasciste Révolutionnaire d'Auvergne (CARA, page Facebook)

Carcin/Quercy Antifascista (page Facebook)

Occitània Antifascista (page Facebook)

Breizh Antifa (page Facebook)

Perpignan Antifa (page Facebook)

Action Antifasciste de Pau

Union Antifasciste Toulousaine

Ipar Euskal Herria Antifaxista (Pays Basque du Nord antifasciste)

REFLEXes - site d'informations antifascistes

La Horde, portail d'information antifa

Rebellyon - rubrique "Facho"

Redskins Limoges

Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")

Document : Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)

 

Guerre pop' - Asie du Sud :

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Comité de solidarité franco-népalais

Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

J. Adarshini (excellent site en français)

Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

The PRWC Blogs

(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

Solidarité Philippines

Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

Guerre pop' & Luttes armées - Amérique latine :

CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

Nuevo Peru (Pérou, basé en Allemagne, en castillan et allemand principalement)

Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

Archives

Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

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Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

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Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

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Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


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35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


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Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple