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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 16:46

 

 

Attention... ça va être long ! Et même CASSE-GUEULE en partie (2), pour qui ne saurait pas voir les choses de manière dialectique : la lutte des contraires, de l'ancien et du nouveau en toute chose et, donc, en tout individu, porteur du pire comme du meilleur.

 

1. Revenons un instant sur une question abordée par SLP dans l'article Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique
Abordée, non pas "hors de propos", mais enfin, "au milieu de la masse" et n'étant pas le propos principal de l'article. C'est l'idée d'une partie des maoïstes dans l’État "France", qui veut que s'oppose au sein de la bourgeoisie une "bourgeoisie financière" ou "impérialiste" et une bourgeoisie "industrielle" ou "traditionnelle", contradiction qui serait "motrice" dans les évolutions de la bourgeoisie depuis au moins un siècle.

La bourgeoisie "traditionnelle" tendrait (bien sûr) au "conservatisme", ainsi qu'à la "soumission" à une puissance étrangère (aujourd'hui, évidemment, les États-Unis). La bourgeoisie "impérialiste", elle, serait "révolutionnaire" (impliquant qu'elle n'a pas le pouvoir ?), ultra-chauvine (tendant au "cavalier seul" ou dans tous les cas à l'anti-américanisme), militariste etc., et tendrait bien sûr au FASCISME. Aujourd'hui, la bourgeoisie "traditionnelle" serait représentée par Sarkozy ("Sarko l'Américain) et son UMP, héritiers en cela de Giscard et Balladur. La bourgeoisie "impérialiste" ou "financière", elle, serait représentée par les "néo-gaullistes" à la Villepin, les souverainistes, les "populistes de gauche" à la Mélenchon, et bien sûr l'extrême-droite (FN et fasciste ultra).

Mais voilà : séduisante au premier abord, cette thèse bute très rapidement sur la réalité. Il y a d'abord, dixit ses tenants eux-mêmes, "l'accident de 1940" : tiens donc, voilà qu'en France, exception mondiale absolue, ce serait en 1940 la bourgeoisie traditionnelle qui aurait instauré le fascisme de Vichy, tandis que la bourgeoisie impérialiste se serait retrouvée du côté de De Gaulle.
Et que dire du complexe militaro-INDUSTRIEL ? Il est bel et bien INDUSTRIEL, et pourtant, représente clairement l'impérialisme le plus agressif dans toute puissance impérialistes... et son représentant principal en France, le clan Dassault, est aujourd'hui un soutien "de choc" de Sarkozy (même s'il fut un "symbole" du gaullisme dans les années 1960) ! Encore un exemple où la thèse ne tient pas.
De la même manière, c'est bien Sarkozy qui a engagé la France dans deux guerres impérialistes de plus en 2011 (Côte d'Ivoire et Libye), abstraction faite de la guerre d'Afghanistan qu'on pourra toujours dénoncer comme une "guerre pour Wall Street" ; guerres dont les monopoles impérialistes BBR vont bien sûr tirer de grands bénéfices... En Libye, même les Américains étaient réticents !
Et puis, quand on est léniniste, on a du mal à comprendre pourquoi la bourgeoisie impérialiste serait "révolutionnaire", autrement dit : voudrait prendre le pouvoir (le fascisme serait cette prise de pouvoir). Dans la mesure où... dans un pays impérialiste, c'est la bourgeoisie IMPÉRIALISTE (les monopoles), et nulle autre classe, qui est au pouvoir ! Dixit Lénine depuis 1916...
De la même manière, on peut se demander pourquoi la bourgeoisie FINANCIÈRE appuierait des discours (gaullistes, fascistes ou populistes de gauche) qui pourfendent en permanence la "finance", les "banquiers" etc.

Voyons comment pourrait-on analyser la réalité autrement :

- Une explication possible de "l'accident" de 1940, c'est que la contradiction passait (comme dans le monde entier) entre une bourgeoisie "réformiste démocrate" de type keynésien et une bourgeoisie ultra-réactionnaire, fasciste. La France pouvait alors être qualifiée, dans un sens, d'impérialisme "arriéré". C'était une grande puissance, même la 2e du monde par son Empire colonial ; mais en même temps, caractérisée par un certain retard des forces productives, une prédominance du monde rural (50% de la population encore en 1930) et de l'agriculture, une agriculture parcellaire au faible rendement. Dans la plus grande partie du pays, caractérisée par cette "ruralité", la vie restait presque inchangée depuis le 19e siècle. L'idée, donc, de "relancer l'accumulation capitaliste par la consommation de masse" trouvait là un "marché", une "masse consommatrice" toute trouvée. Et c'est une réalité que la France a terminé son "évolution impérialiste", est devenue un pays impérialiste "achevé" (bien qu'amoindri sur la scène internationale), seulement après-guerre. Ce sont les "partis (bourgeois) de la Résistance" qui ont fait, après la guerre et jusqu'aux années 1970, la France telle que nous la connaissons aujourd'hui : un pays moderne, urbain, industrialisé et même tertiarisé, une "société de consommation" etc. Telle était la "voie" des "modernistes" de type keynésien dans la France en crise des années 1930, "voie" qu'ils auront réalisée après la guerre, dans une "reconstruction" qui fut en réalité une gigantesque nouvelle accumulation capitaliste. Mais, comme partout, dans la situation de crise des années 1930, avec une URSS puissante, le keynésianisme "démocratique", social-démocrate, impliquait des réformes sociales, impliquait de "céder" à des revendications prolétariennes... et donc, entraînait la crainte chez beaucoup de grands bourgeois que "donner la main" revienne à se faire "prendre le bras". Si "modernisation" du pays il devait y avoir, pour sortir de la crise, soit ! Mais "dans l'Ordre"... Avec un "État fort"... un peu comme en Allemagne ou en Italie, quoi ! Tel était le point de vue, par exemple, des "technocrates" autour de Pierre Pucheu (ministre de Vichy, il tentera de se rallier à la "France libre" après le débarquement d'Algérie... mais sera fusillé (heureusement, un futur "vichysto-résistant" de moins !) sous la pression des socialistes et des communistes, pour son rôle dans les exécutions de Châteaubriant).
De plus, la bourgeoisie BBR se souvenait, à juste titre, comme l'explique bien Marx dans son "18 Brumaire", que la paysannerie propriétaire (et la "ruralité" en général) était en France la garante du "Parti de l'Ordre". La "modernité" ne risquait-elle pas de bousculer dangereusement ce confortable ordre des choses ? Voilà sans doute une base du côté "terroir" marqué de la "Révolution nationale" (mais aussi des Ligues des années 30, et de l'Action française depuis ses débuts). Bref, moderniser, industrialiser, développer la France nom de nom, bien sûr, mais dans l'Ordre on vous dit ! Cela, en clair, ne devait pas déboucher sur une "marée rouge" incontrôlable. Ce qui amènera, devant le verdict (militaire) sans appel de mai-juin 40, à la conclusion de "bon sens" bien français : "mieux vaut Hitler que le Front populaire".
L'"accident" de 1940, s'il existe, est en réalité là : le passage de la France au fascisme, c'est à dire à la dictature terroriste ouverte de la Réaction bourgeoise, s'est fait à travers la défaite et l'occupation par une armée étrangère. Or, voilà (et ça se comprend) qui ne pouvait pas plaire à tout le monde dans des milieux réactionnaires qui avaient fait campagne, des décennies durant, sur tous les thèmes patriotiques possibles. C'est un fait largement oublié... mais les "premiers gaullistes", ceux de 1940, étaient souvent des gens (pour le dire gentiment) très à droite avant la guerre. Beaucoup venaient des Croix-de-Feu, d'autre encore de l'Action française. Mis à part l'hostilité des Croix-de-Feu à l'antisémitisme ultra des nazis, il n'y avait donc là rien d'antifasciste, mais bien une réaction purement nationaliste. De la même manière, en Angleterre, le pouvoir fut arraché par les "conservateurs churchilliens" aux "conservateurs chamberlainiens" (qui, vu leur attitude avant-guerre, s'apprêtaient sans doute à accepter l'armistice), très vraisemblablement pour sauver l'Empire des appétits allemands (et japonais). Ceux-ci se tournèrent alors vers le pouvoir keynésien de Washington... à peu près équivalent des travaillistes anglais. Il n'y avait donc, dans "l'accident de 1940", NULLE bourgeoisie "industrielle-traditionnelle" et bourgeoisie "financière-impérialiste". Il y avait bien deux tendances de la classe dominante, la classe MONOPOLISTE (et de sa frange réactionnaire, avec ça) : l'une, simplement, acceptant la défaite comme un "moindre mal" face au "bolchévisme" ; l'autre faisant primer "la Patrie" (l'intérêt impérialiste, en particulier la préservation des colonies), mais souhaitant parfois un régime tout aussi réactionnaire (après-guerre, le programme du RPF gaulliste sera directement inspiré des Croix-de-Feu). La bourgeoisie keynésienne (réformiste, social-démocrate), autrement dit les partis bourgeois du Front populaire, a quant à elle commencé à s'organiser à l'intérieur (comme les communistes). La prise de contact avec les gaullistes de Londres fut progressive. Et puis, dans le déluge de feu de la guerre, les choses évoluèrent... Car, de toutes les manières, la crise générale du capitalisme ne pouvait se résoudre QUE DANS LA GUERRE (ou la révolution, mais c'est une autre histoire). Pour que la "voie keynésienne" puisse triompher, son chef de file mondial (Roosevelt) en était lui-même bien conscient, il fallait résoudre la crise générale par la guerre (à la fin des années 30, le New Deal commençait à battre de l'aile...). C'est ainsi que, dans le cours de la Guerre mondiale impérialiste, à mesure que celle-ci tournait en faveur des Alliés et que le dénouement approchait, les réactionnaires qui ne s'étaient opposés à l'Axe nazi-fasciste que par nationalisme évoluèrent vers les positions keynésiennes de la "gauche" bourgeoise. D'une manière plus générale encore, ceux qui s'étaient ralliés au départ à la "Révolution nationale" (dont bon nombre de radicaux et même de socialistes !) quittèrent le navire et rejoignirent la "France libre". Car telle était (encore une fois) la réalité de la bourgeoisie BBR à cette époque : il y eut (finalement) peu de gaullistes et de pétainistes de conviction. L'essentiel de la bourgeoisie (d'entreprise comme d’État) fut vichysto-résistante : "plutôt Hitler que le bolchévisme" au début, puis se ralliant à De Gaulle petit à petit, et ce fut cette bourgeoisie qui domina l'après-guerre, régnant encore en Mai 68 ! Après la guerre, le monde capitaliste était (en quelque sorte) "nettoyé" : "place nette" avait été faite, un nouveau cycle d'accumulation pouvait commencer et (que rêver de mieux !) c'était globalement les "démocraties" (les partisans d'un réformisme démocratique keynésien) qui l'avaient emporté. S'ouvrit alors l'ère de la "démocratie sociale de marché" européenne et de "l’État providence" US...

- Cette analyse (approfondie, il faut le dire) de "l'accident de 1940" amène finalement à la conclusion plus générale, quant à l'inanité de la thèse "bourgeoisie industrielle contre bourgeoisie impérialiste". On voit bien, en fait, que la contradiction française de 1940 ne fut qu'une expression des contradictions mondiales de l'époque, essentiellement DEUX contradictions déterminantes, faisant de cette guerre DEUX "guerres civiles mondiales" imbriquées : 1/ une guerre de la Réaction mondiale contre la Révolution mondiale, dont le Centre était l'URSS ; et 2/ une guerre entre deux "voies de sortie" bourgeoises de la crise générale du capitalisme : l'une "keynésienne" ou "social-démocrate", l'autre fasciste. Dans tous les pays impérialistes, la bourgeoisie fut divisée et tantôt le fascisme était au pouvoir à la fin des années 30, tantôt c'était la social-démocratie. En France, cela aboutit à une guerre civile bourgeoise avec a/ le recours des ultra-réactionnaires/fascistes à la défaite et à l'occupation nazie pour lancer la Réaction tous azimuts, b/ la résistance (évidemment) des réformistes social-démocrates (malgré de gros ralliements de la direction, dans un premier temps du moins, à Vichy !), et c/ la réaction "patriotique", face à l'occupation, d'ultra-réactionnaires et même semi-fascistes d'avant 1940, qui les amena de fil en aiguille vers l'alliance avec les social-démocrates et le "Centre" keynésien mondial, les États-Unis de Roosevelt. En Angleterre, il y eut également une réaction "patriotique" d'une majorité de tories, derrière Churchill, qui rejetèrent les courants favorable à l'armistice avec l'Allemagne, firent l'"union sacrée" avec les travaillistes (réformistes bourgeois) et s'allièrent aux US de Roosevelt. Enfin, après l'attaque nazie contre l'URSS, se forgea bon gré mal gré l'alliance de fait avec l'URSS (et, dans chaque pays, avec les communistes).
Évidemment, les DEUX guerres civiles furent étroitement imbriquées et, pour tout dire, L'ALLIANCE AVEC L'URSS FUT DÉTERMINANTE pour la victoire de la bourgeoisie mondiale "antifasciste" (réformistes + conservateurs et réactionnaires "patriotiquement" hostiles à l'Allemagne).
La conclusion générale est donc la suivante : la contradiction "industriels / financiers" (une "nature de capitalisme" en quelque sorte), quand bien même elle existerait (capital industriel et capital bancaire ne sont-ils pas, selon Lénine, fusionnés en Capital financier ?), n'est pas la contradiction principale au sein de la classe dominante. La contradiction principale (et elle le fut bel et bien en 1940, à "minuit dans le siècle"), c'est la "voie de sortie de crise" envisagée par les uns et les autres. A vrai dire, il y a deux aspects dans tous les cas COMMUNS : la GUERRE (contre laquelle la seule alternative est la Révolution), et le fait que le capitalisme (avant, pendant et bien sûr après la guerre) va réorganiser, restructurer en profondeur son organisation interne pour relancer l'accumulation. Mais il y a sur cette base deux voies : l'une "démocratique" faisant primer les concessions au prolétariat et aux masses populaires (sans exclure totalement la répression) ; l'autre fasciste, de dictature terroriste appuyée sur une certaine mobilisation de masse (donc certains "concessions sociales" populistes...). C'est toujours, lorsque les contradictions du capitalisme mettent à l'ordre du jour son effondrement, la principale division de "un en deux" de la classe dominante. UN BÉMOL essentiel, toutefois : dans les années 30-40 qui ont vu la fin de la première crise générale du capitalisme, la "voie keynésienne" était POSSIBLE, praticable. Elle reposait, finalement et pour l'essentiel, sur une nouvelle division internationale du travail (en élargissant à la population mondiale entière la force de travail impliquée dans la production capitaliste) permettant de transformer les métropoles impérialistes en "sociétés de consommation" de plus en plus tertiarisées. Ceci "satisfaisant" (à moyen terme, champ de vision maximal de la bourgeoisie) les revendications des masses laborieuses et "conjurant" ainsi la menace révolutionnaire : "la boucle était bouclée". Mais aujourd'hui, la "division capitaliste internationale" du travail englobe 90% de l'espèce humaine ; on voit mal par quels moyens le capitalisme pourrait surmonter la crise générale actuelle. Il ne peut qu'agoniser, et c'est l'humanité et l'écosystème, la VIE planétaire entière, qui endurera les souffrances... La durée de l'agonie est la seule question à l'ordre du jour.

- On peut voir également, à travers l'exemple des innombrables "vichysto-résistants", que la grande majorité de la classe dominante est versatile. Sa survie en tant que classe est sa seule préoccupation. Elle va donc se rallier, majoritairement, à l'option qu'elle croit meilleure pour ses intérêts tout simplement. Si faire des réformes semble plus judicieux (et qu'on peut se le permettre, bien entendu), alors ce sera des réformes. S'il est grand temps d'arrêter les frais, et de passer en force, au sabre, contre les aspirations populaires, alors se sera la Réaction tous azimuts. Si l'Europe semble promise à "l'heure allemande" et qu'il vaut mieux cela que "l'heure bolchévique", alors ce sera "plutôt Hitler que le Front populaires" ; mais si Hitler commence à essuyer des revers et qu'il ne vaut mieux pas "insulter l'avenir", on se ralliera progressivement à De Gaulle et aux Alliés (en gardant d'abord "deux fers au feu", sait-on jamais...). Et ce sont sans doute ses intérêts et rien d'autre qui font que, "gaulliste historique", le clan Dassault et passé "sarkozyste"... Pas une "nature", "impérialiste" ou "industrielle", qui serait immuable !

- Enfin, brièvement et par rapport à la question soulevée plus haut, si le fascisme (mais aussi la social-démocratie) vitupère contre la "finance", la "spéculation" etc., c'est parce que la crise générale du capitalisme n'est pas seulement une surproduction de marchandise (comme les crises "cycliques"), mais une crise de surproduction de Capital. La spéculation financière est une manifestation de celle-ci. Quelle que soit la "voie de sortie" bourgeoise proposée, elle représente une "insurrection" contre cette surproduction de Capital et va donc s'en prendre à sa manifestation "emblématique", la spéculation. Mais de toute manière, la seule solution est la DESTRUCTION DE CAPITAL surproduit, par la GUERRE. Or, on ne peut détruire que ce qui est matériel. On ne peut pas détruire de Capital immatériel, tels que les "flux financiers", "l'Argent" qui fait fantasmer tant de fascistes et de populistes (matérialisation artificielle de la Valeur). Le Capital qui sera détruit sera donc des FORCES PRODUCTIVES : des moyens de production et... de la force de travail humaine.

Voilà donc ce que l'on peut dire de cette thèse opposant une "bourgeoisie industrielle" à la "bourgeoisie impérialiste".
Elle rend, en réalité, principale une contradiction au sein de la bourgeoisie qui n'est que secondaire. La contradiction PRINCIPALE au sein de la bourgeoisie, c'est celle qui repose sur la question : COMMENT SAUVER SA PEAU.
Sur la base de cette question, EXISTENTIELLE s'il en est, se forment deux "voies", deux "lignes" :
-> L'une : la répression tout azimut, la DICTATURE TERRORISTE OUVERTE appuyée sur le maximum possible de mobilisation de masse, autrement dit le FASCISME ; qui tend à être de plus en plus crédible ;
OU
-> L'autre : les concessions, le réformisme social-démocrate ; qui tend à être de moins en moins crédible et tente de "doubler" la tendance fasciste à grands coups de surenchères populistes.
La solution réformiste est de moins en moins crédible, alors, à plus forte raison, ceux qui restent "le cul entre deux chaises" sont carrément hors jeu. C'est la cause de la disgrâce de Sarkozy, de l'éclatement de la "bulle" Bayrou ou de la déclaration de forfait de Jean-Louis Borloo...
Sarkozy n'est pas la cible d'autant de rejet parce qu'il est un "bourgeois industriel", mais parce qu'il a séduit entre 2003 et 2007 les monopoles (qui ont fait campagne à fond pour lui dans la presse nationale et locale, sur TF1 etc.) sur un programme "Le Pen light" sans Le Pen (car le FN, ça fait quand même chier : c'est une caporalisation du capitalisme, de la bourgeoisie). Mais depuis qu'il a été élu, et très nettement les 3 premières années, il est resté "le cul entre deux chaises" et a mis en avant les "humanistes et sociaux" à la Borloo, Hirsch, Kouchner... C'est cela qui ne lui est pas pardonné par la frange la plus réactionnaire (et de plus en plus majoritaire !) de la bourgeoisie.
D'autant plus (on l'a dit, autant le redire) que la "voie keynésienne" des années (globalement) 1930-60 est très vraisemblablement bouchée. Il n'y a donc plus de place, ni pour la social-démocratie, ni pour des "gaullistes sociaux" ou "sociaux-chrétiens" etc. Il ne va pas (comme dans les années 1930) y avoir un "split" entre deux voies bourgeoisies toutes deux praticables (et l'une plus "civilisée" que l'autre), mais un glissement réactionnaire général et inexorable. Un mouvement en flux et reflux, permettant à la "gauche" ou plutôt la "droite modérée" d'un Obama, Prodi, peut-être Hollande etc. de revenir occasionnellement aux "affaires" ; mais globalement, les politiciens bourgeois qui ne suivront pas la tendance seront condamnés à s'effriter et disparaître... ou finalement la suivre.

La bourgeoisie monopoliste la plus réactionnaire a donc réactivé le lepénisme en la personne de la fille, Marine, et de toutes sortes de personnages (comme Zemmour) ou d'initiatives (comme Riposte Laïque), non pas tant (pour le moment...) pour leur confier les clés du pouvoir, mais comme "piqûre de rappel" pour Sarkozy ou, au moins, à défaut, pour son camp UMP ; pour qu'ils "rectifient le tir" et reviennent aux "fondamentaux" de la campagne de 2007. A l'intérieur de l'UMP même, ces "fondamentaux" ont vocation à être rappelés par des groupes comme la Droite Populaire.

Cette théorie erronée a d'ores et déjà conduit à des prises de positions tout aussi erronées. Ainsi, Villepin, qui s'était opposé en 2003 (on s'en souvient) à la guerre anglo-US d'Irak aux côtés de l'Allemagne et de la Russie, est analysé comme un tenant de la "bourgeoisie impérialiste" et un "néo-gaulliste" finalement parent (en "soft") de Marine Le Pen, partisan comme elle (c'est vrai) d'un "axe France-Allemagne-Russie". Il serait finalement un ennemi "plus important" que Sarkozy. Certes, il est vrai qu'entre le Ministre de l'Intérieur du kärcher et le Premier ministre de l'état d'urgence, le cœur du prolétariat et des révolutionnaires ne balance guère, et pour tout dire : ils s'en foutent un peu. Mais il n'empêche : si l'on analyse les choses à travers la "grille" qui précède, les positions de Villepin (et même ses propos explicites) le classent dans la "droite humaniste et sociale", autrement dit la droite modérée de la classe dominante, qui refuse la "droitisation" imposée par les nécessités du capitalisme en crise, pense (en invoquant De Gaulle) que l'on peut sortir de la crise par un "New Deal" de droite... et le paye cash : son forfait pour la présidentielle, avant celui de Borloo, en est l'illustration ; et le FN, loin de se voir une "proximité" avec lui, lui voue la même haine qu'à Chirac : "droite mondialiste", "droite de gauche", "fausse droite" etc. Quant à sa position sur l'Irak, c'était tout simplement celle des monopoles impérialistes français, qui tiraient leur épingle du programme "pétrole contre nourriture" et de la levée progressive des sanctions, et ne souhaitaient pas ce qui était clairement un hold-up impérialiste anglo-américain sur le Moyen-Orient. S'il en avait été autrement, les monopoles BBR auraient tout simplement tendu vers (et mis en avant) le "parti atlantiste" des partisans de l'intervention, les Pierre Lellouche, Guy Millière et compagnie.

On a là, typiquement, un problème d'identification du fascisme tel que le dénonçait Dimitrov en 1934 ou 35. Finalement, nos maoïstes s'efforcent de caractériser le fascisme par "l'idéologie", les prises de position sur tel ou tel sujet ; en l'occurrence, l'idéologie qui (selon eux) correspond à la "bourgeoisie financière/impérialiste" : anti-américanisme, antisémitisme, hostilité à Israël et "politique arabe", grand "souverainisme" vis-à-vis de l'Alliance atlantique comme de l'UE, axe "France-Allemagne-Russie" en perspective etc.
SLP est désormais, pour sa part, arrivé à la conclusion que C'EST ILLUSOIRE. Le fascisme est TOUT ET N'IMPORTE QUOI, tout et son contraire idéologiquement. Il ne peut être identifié qu'en terme de (projet de) FORME DE GOUVERNEMENT : une dictature terroriste ouverte de l’État bourgeois sur les masses populaires (en cherchant toutefois la mobilisation d'une partie de celles-ci contre une autre, des "bons citoyens" contre les "mauvais", définis de différentes manières).
Ils entrevoient pourtant une "pièce de puzzle" de cette vérité dans leur discours, quand ils disent que "le fascisme est un mouvement, qui ne s'unifie que pour prendre le pouvoir"... C'est effectivement cela : le fascisme n'a pas de consistance idéologique, il consiste en toute sécrétion idéologique de la société capitaliste pourrissante que la bourgeoisie monopoliste peut utiliser à son profit pour mobiliser les masses les unes contre les autres, afin de mettre en place une dictature terroriste ouverte. Cet aspect est le SEUL déterminant.
La seule définition générale qu'on peut donner de l'idéologie fasciste, c'est d'être entre tradition et modernité. Autrement dit 1°/ glorifier la "Nation" (l'entité étatique bourgeoise) contre la lutte des classes, et donc "idéaliser" un "passé mythique" et tenter une "synthèse réactionnaire" de toutes les "traditions" de la classe dominante, glorifier "l'Histoire (nationale bourgeoise) comme un bloc" à la manière dont Clemenceau disait "la Révolution (bourgeoise de 1789-1815) est un bloc" ; "assumer toute l'histoire" de Charlemagne à De Gaulle en passant par Louis XIV, Napoléon, la IIIe République, Pétain... déplorant les "moments fratricides" comme 1793-94 ou la Commune ; 2°/ synthétiser, donc, toutes les "traditions" des classes dominantes qui ont construit l'entité étatique actuelle ; ce qui implique que le fascisme ne peut qu'avoir autant de formes que d’États bourgeois dans le monde ; 3°/ enfin, être totalement tourné vers les nécessités présentes et futures de la classe dominante (en termes de contre-révolution terroriste, de repartage impérialiste du monde, de guerre de destruction de forces productives.



2. Ce problème fondamental, déjà pointé par Dimitrov il y a trois quarts de siècle, d'identification correcte du fascisme, trouve une illustration récente (ce n'est qu'un exemple parmi d'autres) dans la récente "prise d'otage" (avec arme factice...) d'un dénommé Christian Denisot dans un Pôle Emploi du 11e arrondissement de Paris. Christian Denisot, nous dit-on, serait le "fasciste antisémite type", un "petit-bourgeois" qui "veut négocier sa place dans le capitalisme", "refuse la révolution socialiste", et en définitive un "pèlerin du néant". Qu'en est-il réellement ? Partons des faits.
En réalité, cela fait plusieurs mois que les agressions se multiplient dans les Pôles Emploi de tout l'Hexagone, comme encore récemment en Ariège (département de l'ultra-Périphérie occitane, marqué par une précarité de masse), entraînant une grève dite "de droit de retrait" dans toutes les agences de la région Midi-Pyrénées. Ces actes sont généralement présentés comme des "pétages de plombs" de "déséquilibrés", et font l'objet d'un placement en psychiatrie (bien sûr, personne ne se demandera plus avant ce qui fait "péter les plombs" aux gens). Ces actes, si l'on fait abstraction de l'éternelle explication psy, sont en réalité indissociables de la terrible de situation de chômage et de précarité qui frappe, dans notre État bourgeois, le prolétariat et les masses laborieuses en général. Mais voilà : cette fois-ci, l'homme, Christian Denisot, est ce que Bourdieu aurait appelé un "petit capitaliste culturel en faillite" : c'est un informaticien en situation d'échec dans l'emploi, mais doté d'un "capital culturel" (études, diplômes etc.). Son acte visant, selon ses dires, à "passer un message" pour une "prise de conscience nationale", a donc fait l'objet d'un document de revendication de 17 pages. Comme "référent médiatique", il s'est tourné vers Rue89 de Pierre Haski (ancien journaliste de Libération), un organe de presse "social-libéral" peu suspect de complaisance envers les thèses "rouges-brunes" ou à la Soral, et dont on peut par conséquent se fier au rapport.
Il en ressort que nos "antifas", qui n'ont décidément rien à faire de mieux que de s'attaquer à des pauvres types paumés comme Denisot... passent complètement sous silence TOUT UN VOLET de ses "revendications" ; qui est pourtant le PRINCIPAL. Voilà ce que Christian Denisot nous dit de sa situation personnelle : « Depuis le début des années 2000, comme pas mal de citoyens français, je galère ; mais depuis quelques années, j’ai amorcé les étapes ultimes qui mènent à la précarité. Mon âge est, à l’évidence, devenu un handicap certain dans ma recherche d’emploi (en fait, dès 35 ans vous êtes trop vieux). Les CDI sont introuvables. Les CDD de plus en plus rares, de moins en moins qualifiés et rémunérés. ». Autrement dit, une situation dans laquelle pourraient se reconnaître des millions d'hommes et de femmes dans ce pays. Le capitalisme agonisant, en crise, broie la "petite-bourgeoisie artificielle", "tertiaire" et "consommatrice" (à crédit) qu'il a lui-même créé pendant les "Trente glorieuses" et globalement (en Hexagone), jusqu'aux années 1990. Les "études courtes" (CAP, BEP, Bac pro, à la rigueur BTS) sont la garantie d'un boulot de merde payé au SMIC, autrement dit : de faire partie du prolétariat. Mais, de plus en plus, les "études longues" (bac +3, +4 voire +5) sont, pour tout un "salariat intellectuel", la garantie de... pas de boulot du tout ! Ou d'un enchaînement de CDD, stages, etc. ; bref : la précarité. Qui ne s'est pas (dans cette situation) entendu dire à Pôle Emploi : "Ah, si vous aviez une formation de plombier ou d'électricien, vous trouveriez sous 15 jours" ? Et en effet, passé 35 ans, s'ajoute le facteur de "l'âge" : dans ces métiers dits "tertiaires", très basés sur l'informatique, on est considéré comme "dépassé" par les évolutions technologiques quand on a 45 ans comme Christian Denisot ; sans compter, bien entendu, qu'un jeune coûte moins cher, est plus "corvéable et malléable" à merci, etc. Alors, on pourra toujours parler de "petit-bourgeois" qui "veut négocier sa place dans le capitalisme" et n'y arrive pas, etc. etc. Sauf que cette situation, celle de ce qu'on pourrait appeler les "surdiplômés", partis dans le mirage des "études longues" et se retrouvant à des dizaines voire des centaines de candidats pour un poste, est celle de millions de personnes dans ce pays et que raisonner ainsi, c'est n'avoir aucune ligne de masse. Le prolétariat, entraîné par son avant-garde, est la classe chargée de libérer la société entière du capitalisme. Le Parti doit aussi gagner à lui ces personnes, que SLP qualifierait de "petite-bourgeoisie artificielle" (des Trente Glorieuses et de la "reprise" des années 90, ainsi que leurs enfants) "re-prolétarisée". Ils et elles sont même une force essentielle d'action de masse, et l'on retrouve là le débat sur le délire total de certains au sujet des indignad@s de l'État espagnol.
Là est l'aspect ultra-principal de l'acte, non pas "l'accessoire", et ce n'est pas une question de nombre de pages de revendications : c'est un Pôle Emploi qu'a attaqué Christian Denisot, point barre. Pas un rassemblement pour Gilad Shalit, pas une synagogue, pas une école religieuse juive : rien, en définitive, qui ferait des Juifs son "obsession" et la motivation principale de son action.

Après, il y a donc le "délire sur les Juifs"... pardon : la revendication contre "l'impunité des groupes sionistes extrémistes". D'après la presse, "15 pages sur 20" de son "manifeste". Qu'en est-il ? Et bien, selon le rapport sans doute assez fidèle de Rue89, ce "délire" se révèle loin d'être "hardcore"... Christian Denisot est peut-être un "petit-bourgeois", mais qu'on se le dise clairement : son "délire" est absolument courant dans le prolétariat, et l'on y trouverait même bien pire encore. Denisot, en effet, ne fait que s'en prendre à des groupes agissants extrêmement violents et réactionnaires, que sont le Betar et la LDJ (considérée comme terroriste aux États-Unis et en Israël même, mais tolérée en France...), ainsi que leur défenseur médiatique Samy Ghozlan (ancien flic), et enfin le CRIF (conseil "représentatif"... qui ne représente de plus en plus que lui-même, dénoncé par beaucoup de Juifs comme "parlant abusivement en leur nom"), accusé de "couvrir le tout". A Paris et en "petite couronne", ces groupes sont bel et bien une réalité tristement connue des minorités (en particulier arabe et "musulmanes") et des militant-e-s progressistes (Denisot est apparemment militant pro-palestinien) ; dominant même en importance et en activisme les groupes fascistes "aryens", au point que les Identitaires font de la LDJ leur "service d'ordre" lorsqu'ils viennent à Paris. Oublier cela ne peut porter qu'un nom : c'est ne pas être dans les masses, tout simplement. Christian Denisot évoque "l'impunité troublante" de ces groupes ; et il est vrai que comparé à la répression qui frappe les "violences syndicales", les "squatteurs" autonomes ou simplement... pauvres, les Rroms et les sans-papiers, la gauche révolutionnaire, les groupes réactionnaires musulmans et même (dans une moindre mesure) l'extrême-droite "aryenne", la répression qui frappe la "droite dure" sioniste peut paraître bien légère... La LDJ, on l'a dit, est interdite aux USA et en Israël, mais pas en France ! C'est peut-être que ces groupes, hormis la LDJ de plus en plus liée aux Identitaires, sont finalement plus proches de la droite réactionnaire au pouvoir (UMP), et ont même finalement plus d'accointances avec les "pro-israéliens" du PS, qu'avec la droite fasciste du FN & co ; et font donc l'objet, de la part de la magistrature, des collectivités locales ou des préfectures, de plus d'indulgence encore que cette dernière (qui en jouit déjà de beaucoup).
On pourra toujours parler, ensuite, de "fixation sur les Juifs, Israël, la Palestine etc."... SLP a déjà donné plusieurs fois sa position à ce sujet. Il y a effectivement des États qui oppriment autant, sinon plus les populations que l'État sioniste, et font l'objet de tout autant d'indulgence de la part des puissances impérialistes, avec même un "plus" : le silence médiatique. Car voilà le nœud du problème : Israël est médiatisé. Pour certains médias "alternatifs" antisémites et complotistes, c'est évidemment lié à sa judéité. Mais le problème est bien plus large que cela. Le problème principal, dirait plutôt SLP, c'est que Israël "joue en Coupe d'Europe" : c'est un pays du Proche-Orient par la géographie, mais européen par la culture et l'organisation sociale. Or, dans toute une "gauche" petite-bourgeoise existe une conception (finalement) paternaliste, qui veut que "les civilisés doivent se comporter comme des civilisés", que l'on soit "plus exigeants" avec eux sur les droits humains. Que des régimes arabes, africains ou asiatiques commettent des crimes de masse bien pire qu'Israël serait "regrettable", mais finalement plus... "compréhensible". Les Israéliens sont des Européens qui "font", finalement, ce que "normalement" on "délègue" à des pouvoirs réactionnaires "autochtones" ; ce que les "pays occidentaux", "civilisés", ne sont "plus censés faire"... Voilà qui renvoie aussi, sans doute, à une mauvaise conscience de la société hexagonale, qui a un passé criminel colonial plus que chargé, particulièrement vis-à-vis des peuples arabes.

On pourra aussi dire que Christian Denisot "ne veut pas la révolution socialiste" (il est vrai qu'il dit lui même n'être "d'aucune idéologie"), et que cela le tirerait inexorablement "vers le fascisme". La réalité dialectique est malheureusement plus complexe. Christian Denisot a socialement "amorcé les dernières étapes qui mènent à la précarité", mais bon, on pourra toujours dire que "culturellement, c'est un petit-bourgeois". Pour autant, ne "pas vouloir" (ou plutôt, ne pas envisager) la révolution socialiste, ainsi que la tendance à se méfier des "idéologies", est le lot de 99% des masses populaires, prolétariat compris ! Dans les masses, c'est un fait : c'est la pensée de la petite-bourgeoisie qui est dominante. Cette pensée ne remet pas en cause le capitalisme en tant que tel, mais seulement un "mauvais capitalisme" qui reposerait sur "l'avidité". Sur cette base, des groupes antisémites comme la mouvance Dieudonné-Soral peuvent effectivement exercer une force d'attraction sur les individus, même si ceux-ci ne se réclameront pas explicitement de cette mouvance, n'en assumeront pas la dimension haineuse. L'antisémitisme associant les Juifs à "l'avidité" capitalistique est extrêmement ancien et ancré culturellement en Europe : cela ne remonte pas à Proudhon (même si celui-ci l'a "actualisée" dans le cadre du capitalisme), mais à la culture féodale, lorsque les Juifs étaient chargés des "tâches ignobles" (non-nobles) de manier l'argent, il suffit de penser au Marchand de Venise de William Shakespeare.
Mais voilà : cette force d'attraction de l'idée (réactionnaire petite-bourgeoise) qu'il y a un "mauvais capitalisme" incarné par les Juifs (ou "Wall Street", ou la "World Company"...), et un "bon capitalisme bien d'chez nous", "honnête et travailleur", vient du fait... qu'il n'y a pas une force d'attraction suffisante en face.
Combattre cela, lui répondre, le démonter, et finalement le CHASSER des consciences populaires ; rétablir l'idée "générale" qu'un monde meilleur passe par le renversement du capitalisme, c'est à dire la révolution socialiste ; tout cela est... LE RÔLE DES COMMUNISTES !

Bien sûr, tout cela implique d'être ABSOLUMENT SCIENTIFIQUE sur la nature du capitalisme et de ses "maux", qui sont produits par la somme inextricable de ses contradictions, et non par une "avidité" qu'on pourrait combattre d'un point de vue moral... Mais ce n'est pas suffisant. Pour être agissante, une théorie même scientifique doit être audible. Si toutes ces idées petites-bourgeoises prédominent à notre époque, ce n'est pas parce que les Christian Denisot de tout poil sont des "petits-bourgeois happés par le fascisme" : Denisot est un travailleur intellectuel précaire, complètement re-prolétarisé et, on l'a dit, il y a des bien plus prolos que lui qui raisonnent EXACTEMENT de la même manière (sinon pire !). Non, c'est parce que le mouvement communiste est faible. Il est faible, parce que les gens qui partagent (même en partie seulement) sa conception du monde sont très minoritaires... Et voilà : on en revient toujours à la même chose. C'est à dire, que c'est D'ABORD à ceux qui prétendent le reconstruire, les communistes, de se remettre en question et de s'interroger sur le fait que 1°/ le mouvement communiste ait pu connaître la décomposition qu'il a connue depuis 40 ans (époque où il était encore fort) et 2°/ alors que les "conditions objectives" sont réunies (crise capitaliste profonde, ras-le-bol généralisé dans les masses), il renaisse à un rythme aussi faible (bien qu'il renaisse réellement)... La première Internationale communiste, pourtant BIEN PLUS FORTE que ne l'est le mouvement communiste actuel, s'interrogeait EN PERMANENCE sur pourquoi des pans entiers du prolétariat et des masses populaires lui échappaient, au profit du réformisme... ou du fascisme. SLP, du haut de son petit blog, ne prétendra certainement pas avoir trouvé "la soluce". En revanche, il a peut-être développé une certaine connaissance de ce qui n'est pas la solution, de ce qu'il ne faut pas faire... Se poser, comme communistes, en "élite" ayant "tout compris", et ceux qui ne viennent pas à nous les bras ouverts "sont des cons" ou des petits bourgeois "happés par le fascisme"... semble en être un bon exemple.



3. EN CONCLUSION des présentes (et longues) "Considérations" de ce jour (et des jours passés) : "on" pourra toujours parler d'"obsession" de SLP au sujet de certaines personnes ; et "on" parlera, parlera et parlera tant qu'on voudra, dès lors qu'on ne sait faire que ça et que ça fait plaisir ; et SLP laissera parler car c'est sa ligne de conduite.
La réalité, elle, est que :
- Il y a une grande lutte à mener contre les fascistes et réactionnaires terroristes de tout poil, et SLP la mène, sans problème, aux côtés de millions d'autres ;
- Il y a une grande lutte contre les pseudo "communistes" et vrais réformistes, et SLP la mène mais, pour être francs, la réalité la mènera encore mieux toute seule, dès lors que leur sacro-saint "Front de Gauche" aura appelé (comme il a juré... de ne pas le faire) à voter Hollande et que celui-ci, "erreur de casting" à la Obama dans le grand mouvement de fond réactionnaire de la gouvernance bourgeoise depuis les années 1980, fera face à ses premiers bilans (qu'on ne lui souhaite pas, mais craint néanmoins à la Papandréou) ;
MAIS
- Il y a une autre grande lutte, peut-être la plus importante : c'est une lutte de CONCEPTION DU MONDE qui ne peut par nature se mener qu'entre les personnes qui prétendent œuvrer à l'édification du Parti communiste de notre époque, le Parti maoïste.
Ce n'est nullement une "obsession" ou un quelconque "marquage à la culotte" : c'est une grande lutte non seulement indispensable, mais aussi PASSIONNANTE, car dans cet affrontement titanesque sur les mille et un sujets que soulève notre époque, on voit jaillir les idées et conceptions justes et périr les idées et conceptions fausses, et se construire petit à petit une conception du monde et de tout ce qui fait le monde : la lutte des classes, la lutte révolutionnaire pour le communisme, le Parti qui a vocation à en être le centre de gravité, la transition révolutionnaire depuis le renversement du pouvoir capitaliste, jusqu'au communisme.
Les conceptions du monde qui se dégagent de cette lutte ont fait, ces dernières semaines et mois, l'objet de nombreux articles qu'il serait difficile de résumer en quelques lignes...
En substance, et en lien avec ce qui a été dit plus haut, on pourrait dire que :
- Le Parti est-il finalement la pointe la plus avancée de la grande lutte de classe du prolétariat (et des peuples opprimés par l'impérialisme, dans la grande division internationale du travail), pour un monde communiste ; ou est-il un groupe de personnes qui, autour d'une conception "scientifique" qu'il a lui-même élaborée, se proclame "l'avant-garde" du prolétariat ?
- La conception communiste du monde (finalement, l'ébauche de ce qui sera la culture humaine universelle de demain) : se construit-elle en permanence (et, à vrai dire, jusqu'au communisme lui-même), dans une travail politique permanent au sein de la lutte des classes, un travail de "tri" des idées justes et des idées fausses, des idées nouvelles et des expressions de l'ancien, et un travail de lutte contre l'ancien une fois qu'il est identifié ; OU est-elle la conception de l'avant-garde ci-dessus mentionnée, qui va décider ce qui est juste et faux, nouveau et ancien, et finalement ce qui sera AVEC EUX sera le nouveau et ce qui sera CONTRE eux sera l'ancien ?
- Les masses, finalement, sont-elles un "bouillon" de nouveau et d'ancien en transformation permanente dans la lutte des classes (classe dominante et classe la plus exploitée formant les "pôles" du nouveau et de l'ancien) ; ou n'ont-elles que le choix d'être AVEC ou CONTRE l'avant-garde (auto)proclamée ?
- SLP est souvent taxé de "populisme", mais le "populisme" comme cela, il l'assume complètement ; car il pense que finalement le mouvement communiste a souvent manqué d'un tel "populisme" ces 150 dernières années (avant, souvent, de sombrer dans le VRAI populisme). On a vraiment l'impression, pour certains "communistes" (se voulant, généralement, les plus révolutionnaires de tous) que le "prolétariat" et la "classe ouvrière" qu'ils chantent est tellement idéale qu'en réalité elle n'existe pas. Si bien que finalement, quand bien même ils ne seraient nullement des prolétaires (et auraient un niveau de vie bien plus confortable qu'un Christian Denisot...), la classe ouvrière révolutionnaire c'est... eux (et ceux qui sont AVEC eux). Et donc, la dictature du prolétariat, finalement, serait la dictature... d'eux. Vous suivez toujours ? Et ceux qui seraient CONTRE eux, même bien plus prolos qu'eux, seraient des "petits-bourgeois" à combattre, et non des prolétaires ou des travailleurs des classes populaires arriérés et à transformer (par le "tri" des idées justes et des idées fausses, la mise en valeur des premières et le travail politique contre les secondes, etc.).
On voit bien que tout cela, ces débats, sont absolument nécessaires et passionnants ; même lorsqu'ils sont extrêmement antagoniques (conflictuels). Récemment, mais cette fois de manière non-antagonique, des camarades ont été "interrogés" par la publication d'un texte des Indigènes de la République, sur le 17 Octobre 1961. Là encore : passionnant, créateur, soulevant de vraies questions de fond ! Le mouvement communiste (jusque-là, tout le monde sera d'accord) est actuellement faible, une grande confusion idéologique règne : n'est-il pas bon de tracer des lignes de démarcation ? Certes... Mais, outre que ce texte ne présentait rien de plus (ou même autant) monstrueux que les évènements de 1961 eux-mêmes, qu'il disait des choses intéressantes et qu'il ne s'agit pas, de toute manière, de faire ici un site bis des Indigènes qui ont déjà le leur, une ligne de démarcation consiste-t-elle en un cordon sanitaire autour d'un groupe (de personnes agissant politiquement) avec lequel nous ne serions pas d'accord ? Les Indigènes sont l'expression d'une réalité : il y a en Hexagone un prolétariat et des classes populaires, issues de l'ancien Empire colonial (et actuel Empire néo-colonial), qui subissent une oppression particulière, qu'on ne peut pas résumer au simple fait d'être "en bas" de l'échelle sociale, dans les "déciles inférieurs" de revenu. Cela, c'est la réalité : on ne peut pas la nier (seulement s'amuser à le faire). Cette organisation, non seulement ce qu'elle dit ou fait mais son existence même, pose des questions. Les questions sont l'expression d'une réalité matérielle. L'espèce humaine, dit le marxisme, ne se pose que les questions qui ont un sens (matériel) d'être posées. Il n'y a pas de bonnes et de mauvaises questions, simplement des VRAIES questions. Il n'y a que des bonnes et mauvaises réponses. Des idées justes et des idées fausses ; des idées tournées vers le communisme, l'émancipation humaine universelle, et des idées prisonnières du passé, de la société de classe, de la Réaction. Il faut faire le tri ; et c'est justement LE rôle, fondamental, de qui se prétend une avant-garde révolutionnaire. Sinon, il faut renoncer à ce rôle. Les communistes d'Allemagne faisaient cela, non seulement avec un des plus puissants partis réformistes d'Europe (le SPD), mais même avec les SA... ce que les Indigènes sont loin d'être, n'en déplaise. Parfois, il y a une réponse mauvaise, ou insuffisante ; mais le marxisme (avec 160 ans d'histoire) peut apporter la réponse juste à la question. Parfois, il ne peut pas (le marxisme n'a pas réponse à tout) et doit donc la rechercher, par une expérimentation de type scientifique, en se basant sur ce que l'on sait déjà. La ligne de démarcation, au final, est le résultat de ce tri : c'est celle qui sépare les bonnes et les mauvaises réponses aux questions posées par la réalité. Ce n'est pas établir un cordon sanitaire autour de tel ou tel groupe de personnes. Sauf, peut-être, ceux qui concentrent tellement d'idées fausses, réactionnaires, et de refus de rechercher le juste, qu'ils l'établissent eux-mêmes... Ceux-là ont alors, au moins, intérêt à être nombreux, pour devenir un rempart de la classe dominante ! C'est le cas des fascistes. Les autres...

 

 

 

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POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
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Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

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Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

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New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

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Philippine Revolution (en anglais)

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(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

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Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

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CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

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Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

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Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

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