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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 08:49

 

1. La question de la révolution bourgeoise et de son rapport à l'État. C'est une question toujours problématique au regard de la théorie marxiste-léniniste (et donc maoïste) de l'État et de la révolution. Il faut prendre les choses dans l'ordre. La définition de la révolution selon Lénine, ce n'est pas la prise de l'État de classe existant par la classe révolutionnaire, mais sa DESTRUCTION pour ne pas en laisser pierre sur pierre. Problème : la révolution bourgeoise (1630-1690 en Grande-Bretagne, 1789-1870 dans le reste de l'Europe), ce n'est pas vraiment cela... Alors les marxistes-léninistes vont nous expliquer que "oui, mais c'est pas pareil, il s'agissait de remplacer une classe dominante par une autre, pas de supprimer à terme la division en classe, donc la bourgeoisie pouvait prendre l'État monarchique et le faire fonctionner à son compte, par contre le prolétariat lui doit détruire l'État bourgeois". C'est la pirouette par laquelle on s'en sort en général, y compris chez des gens de très haut niveau comme le regretté général Giáp (ici point 5) ou le (n)PCI. Passons. NOUS NE SOMMES PAS D'ACCORD.

provincesPour nous, l'accumulation VRAIMENT primitive du Capital ne s'effectue pas, comme le dit Marx, à partir du 16e siècle, mais bien au début du millénaire dernier, entre le 11e et le 15e siècle, dans les républiques urbaines d'abord, puis dans les domaines seigneuriaux et autres tenures libres de riches laboureurs à la campagne qui, impactées par le capitalisme urbain, tendent vers l'agro-capitalisme (la terre n'est plus un prestige et une subsistance, mais devient un fonds à rentabiliser). À partir de là, le capitalisme va d'abord devoir se doter du cadre politico-militaire adéquat, et celui-ci va être l’œuvre d'une fraction ‘traître’ de l'aristocratie, celle qui autour de quelques grandes familles régnantes va mettre en place, entre grosso modo le début du 13e et la fin 17e siècle, l'État moderne, la monarchie ‘forte’ ou absolue. C'est cet État monarchique ‘fort’ qui va laminer et balayer le système politique antérieur (médiéval), c'est-à-dire cette confédération de fiefs aristocratiques ou ecclésiastiques avec leur suzerain qui a lui même son suzerain etc., le tout ‘saupoudré’ d'une ‘constellation’ de villes-républiques oligarchiques ; déblayant la voie au capitalisme ‘en grand’ contre les usages et obscurantismes féodaux et religieux rétrogrades. Par exemple, en ‘France’, contrairement aux idées reçues (voire aux falsifications historiques bourgeoises), c'est la monarchie qui va LUTTER contre la ‘guerre de tranchée’ que livrent les aristocrates rétrogrades aux aristocrates modernes sur le thème de la dérogeance : se livrer à une activité commerciale capitaliste (avec profit) était ‘déroger’ à sa noblesse (s'en exclure). De nombreux édits royaux viendront autoriser les nobles à ‘faire négoce’ sans ‘déroger’. C'est également sous la protection et l'impulsion royale que va pouvoir se développer la grande entreprise capitaliste, fusionnant fabrication et commerce de la marchandise, ce qui était rigoureusement empêché jusqu'en 1789 par le régime des corporations (c'est aussi ce qui explique l'importance de l'industrie rurale, des villes nouvelles industrielles surgies au milieu des champs, des faubourgs et autres banlieues échappant aux lois des villes, alors clairement délimitées par leurs murs). Aucune autre autorité ne pouvait en effet ‘envoyer chier’ les corporations.

C'est ce cadre qui va permettre, à partir de 1500 environ, l'accumulation que Marx appelle ‘primitive’ et nous PRÉ-INDUSTRIELLE. Et dire, comme il le dit dans le Capital (Livre I, section 8), que "les chevaliers d'industrie n'ont supplanté les chevaliers d'épée qu'en exploitant des événements qui n'étaient pas de leur propre fait", c'est évacuer un peu vite l'importance et l'influence des très nombreux bourgeois (ou nobliaux ‘embourgeoisés') entourant et ayant l'oreille des monarques.

C'est seulement lorsque ce cadre de l'État monarchique va se trouver historiquement obsolète, lorsque les forces productives ‘poussant’ comme une dent de sagesse vers la ‘révolution’ industrielle vont se trouver ‘bloquées’ par cette ‘gencive’ qu'il va falloir ‘percer’, que va intervenir la ‘révolution’ bourgeoise, en réalité restructuration radicale des États légués par les siècles précédents. Certaines dynasties vont se trouver être des obstacles à cela, et être éliminées (Capétiens Bourbons, Stuarts, et bien sûr les États allemands et italiens devenus trop petits), mais d'autres vont s'adapter et accompagner le processus jusqu'au bout, étant encore en place au début du 20e siècle (Hohenzollern de Prusse, Habsbourg, Piémont-Savoie) voire aujourd'hui (Bourbons d'Espagne, Orange-Nassau des Pays-Bas, monarchies scandinaves etc.).

france departments 1791Les grosses ‘machines’ monarchiques étaient devenues des freins à l'‘appel’ des forces productives, ‘appel’ à la révolution industrielle, et même dans les ‘républiques’ qu'étaient alors les grandes villes ou des territoires ruraux comme les Escartons alpins, ou encore bien sûr les cantons suisses, les Provinces-Unies néerlandaises et les cités-États italiennes le pouvoir était devenu oligarchique, monopole de quelques grandes familles dominant les corporations, et empêchait les nouvelles couches bourgeoises, tournées vers la modernité, de se développer pleinement. Il fallait donc un ‘changement radical’ et ce furent les ‘révolutions’ bourgeoises de 1789 à 1871 environ ; mais ce ne furent pas de véritables révolutions au sens où un mode de production (le capitalisme) en aurait renversé un autre (la féodalité) régnant alors sans partage, et n'aurait réellement pu exister qu’ainsi. Cette véritable révolution-là, c'est la construction monarcho-grande-bourgeoise des États modernes qui l'a menée (et les révolutions républicaines oligarchiques de Suisse, des Pays-Bas, des cités italiennes aux 13e-14e siècles etc.). C'est ce qui explique les grandes ambiguïtés de cette période 1789-1871, le jeune prolétariat et la paysannerie pauvre, eux, voulant mener ce ‘changement radical’ jusqu'au bout, c'est-à-dire au socialisme (hélas pas encore théorisé scientifiquement comme tel), et ne récoltant généralement que des volées de plomb… Et c'est ce qui explique les grandes dérives opportunistes du mouvement socialiste ensuite, puisque cela menait souvent à déduire que quelque part, le socialisme existait ‘déjà’ dans le capitalisme comme le capitalisme existait dans la ‘féodalité’ (l’État monarchique moderne des 13e-18e siècles), qu'il n'y avait qu'à se débarrasser d'une ‘cupule’ parasitaire, de ‘200 familles’ grand-capitalistes, etc. 

La révolution bourgeoise, dans le champ de l'État c'est à dire le seul qui intéresse les marxistes, c'est donc la révolution RAMPANTE qui construit l'État moderne depuis le 13e siècle jusqu'au 17e, puis le restructure aux 18e et 19e (17e en Grande-Bretagne). Le précédent ‘séisme’ politique de cet ordre, en Europe et Méditerranée, c'est l'effondrement de l'État romain au 5e siècle, et son remplacement par des royaumes ‘barbares’ qui petit à petit se décomposeront à leur tour pour donner le système confédéral et subsidiaire médiéval du 8e au 12e siècle, cadre du mode de production FÉODAL proprement dit : c'est la ‘révolution’ qui a remplacé l'esclavagisme antique par la féodalité (avec son servage plus ou moins libre et ses petites républiques urbaines). Le précédent encore, c'est l'instauration de l'État romain sur les formes politiques antérieures (généralement des cités-États ou des petits royaumes plus ou moins ‘asiatiques’ ou hilotistes). Etc. etc.

Ici apparaît de manière plus claire le caractère prolongé de l'instauration du socialisme (et a fortiori, de parvenir au communisme). Elle devrait, cependant, être plus rapide que celles du capitalisme et de la féodalité, car 1/ c'est un processus conscient, guidé par une théorie scientifique, 2/ c'est un processus organisé et collectif (alors que chaque bourgeois ou féodal suivait avant tout ses propres intérêts, concurrents de ceux des autres), 3/ comme disait Marx, il ne s'agit pas "de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs" (la séparation du travailleur et des moyens de production, menée du Bas Moyen Âge jusqu'au 19e voire 20e siècle), mais de l'expropriation de quelques usurpateurs par la masse.

558349-000 par76872862. Encore une fois sur les personnes migrantes. L'affaire de l'expulsion (OQTF, ‘reconduite à la frontière) de deux jeunes gens, Leonarda Dibrani (rom kosovare, avec sa famille) et Khatchik Katcharian (arménien), a fait la une des médias bourgeois ces derniers temps ; et comme il fallait s'y attendre, le ‘p’‘c’‘mlm’ s'est fendu d'un article sur la question. Nous aurions volontiers oublié ce groupuscule, comme beaucoup nous l'ont conseillé, mais cet article, outre certains passages gerbants, attaque l'une de nos positions et nous oblige donc à réagir. Soyons justes, cet article ne dit pas QUE des conneries : il est évident, pour toute personne un minimum révolutionnaire, que ces mobilisations autour de Leonarda et Khatchik sont (principalement en raison de leurs promoteurs) imbibées d'idéologie républicaine-de-gauche comme un pochtron de vinasse ; qu'il est extrêmement dérangeant (et nous a dérangé) de voir soudain une telle mobilisation autour de deux personnes alors qu'il y a des dizaines d'arrestations, de rétentions et d'expulsions par jour (36.000 en 2012, soit 100 par jour...), sur le discours qu'il et elle seraient ‘intégré-e-s’, une ‘chance pour la France’ etc. etc. ; qu'il y a évidemment des luttes internes à la bourgeoisie derrière tout cela, en l'occurrence de la ‘vraie’ gauche bourgeoise social-démocrate (Front de Gauche, gauche du PS, Verts, NPA) contre le ‘nouveau réac’ Valls, qui ‘sait parler’ à un ‘peuple de droite’ désormais hégémonique et représente donc une ‘résistible ascension’ inquiétante ; que dans ces manœuvres les cadres de cette gauche bourgeoise, souvent profs, ont depuis de nombreuses années l'habitude de jeter dans la rue (comme contre Allègre il y a 15 ans, et contre l'UMP de 2002 à 2012) des lycéen-ne-s qui ne comprennent souvent pas grand chose aux enjeux, l'objectif étant de se préparer une piétaille électorale et non de former de véritables militant-e-s, même réformistes ; que pour beaucoup de ces lycéen-ne-s n'importe quel prétexte est bon du moment qu'il s'agit de ne pas aller en cours (mais dire cela implique, au minimum, d'interroger cette perception de l'école par ceux et celles qu'elle est censée ‘servir'), etc. etc. Pour autant, nous avons toujours eu l'habitude, à SLP, de dire que les communistes doivent ‘faire’ avec les masses et les mobilisations telles qu'elles sont et non telles qu'ils voudraient qu'elles soient ; nous l'avons dit à l'automne 2010 sur les retraites, au printemps-été 2011 sur les Indigné-e-s et nous le redisons aujourd'hui : le rôle des communistes est précisément d'être dans les mobilisations, du moment qu'elles ont un minimum d'aspects progressistes, pour ÉLEVER la conscience collective et la rendre révolutionnaire, et non d'attendre que les masses soient aussi rouges que nous le voudrions. 

Et puis, comme on ne se refait pas, certains passages sont ignobles, comme "Vaste hypocrisie alors que le père de Leonarda Dibrani a joué avec sa propre famille initialement déjà en Italie, venant en France pour toucher les prestations familiales au moyen de l'obtention de la nationalité française" (!!! discours n'ayant rien à envier à Le Pen, Zemmour ou Morano). Mais surtout, cet article nous attaque à mots couverts, car le lien avec notre récent article sur Lampedusa est évident : "Il y a lieu ainsi de réfuter le pseudo anti-impérialisme qui voit en l'immigration un phénomène révolutionnaire, alors que c'est le produit de l'exploitation semi-coloniale semi-féodale des pays non capitalistes". Nous allons donc répondre et réitérer une nouvelle fois notre position : OUI, pour nous, l'immigration ‘sauvage’ (c'est-à-dire pas voulue et organisée par les États impérialistes eux-mêmes, comme dans les années 1960 avec les sergents-recruteurs de Bouygues au Portugal et de Renault en Algérie, le BUMIDOM de Debré etc.) est OBJECTIVEMENT SUBVERSIVE (nous n'avons jamais dit ‘révolutionnaire'), car elle consiste en une tentative individuelle du travailleur, au bénéfice de lui-même, de sa famille et/ou de sa communauté villageoise, d'aller RÉCUPÉRER dans les pays impérialistes un peu de ce que ces derniers ont VOLÉ dans son pays d'origine. Lorsque le ‘p’‘c’‘mlm’ dit que "les masses ont le droit de vivre dans leur propre pays sans avoir à tout abandonner pour tenter de devenir des travailleurs tout en bas de l'échelle dans les pays impérialistes", il est évident que nous ne pensons PAS AUTRE CHOSE ; comme est évident l’‘humanisme’ paternaliste qui dégouline de la démarche de ‘gauche’ en faveur des migrants (paragraphes suivants de l'article). Mais pour le moment, il n'en est pas ainsi ; il n'est PAS POSSIBLE de vivre dignement dans ces pays et c'est pourquoi, tout en espérant vivement qu'une Guerre populaire les libèrera de leurs satrapes et de l'impérialisme, nous soutenons le DROIT de ces personnes à venir récupérer dans les pays impérialiste un peu de ce qui a été volé à leurs Peuples. C'est pourquoi 137210606 smalll'argument selon lequel le père Dibrani venait en ‘France’ pour ‘toucher les allocs’, en plus d'être ignoble, est selon nous inopérant, et nous disons même au contraire : C'EST une forme de récupération, les ‘allocs’ des ‘cités grecques’ ouest-europénnes sont PERMISES par la surexploitation des ‘hilotes’ du ‘Tiers-Monde’ ou des Balkans (au terme d'un processus que pouvait déjà entrevoir Lénine en 1916...), il a donc RAISON de vouloir en profiter [1]. Si le Kosovo est pauvre, c'est parce qu'il a été pendant des années périphérisé et opprimé par un chauvinisme ‘yougoslave’ grand-serbe dont on connaît, jusqu'en 1995, la complaisance de l'impérialisme BBR envers lui ; avant de tomber aux mains d'anciens hoxhistes renégats et de mafieux albanais avec l'appui de l'impérialisme US et de l'Allemagne, auxquels la France s'est jointe in extremis. Il est donc 1/ objectif, logique et 2/ JUSTE que des Kosovar-e-s viennent se ‘rembourser’ en ‘France’, en Allemagne et dans leurs appendices impérialistes (Italie, Suisse, Bénélux). Sinon, que dit-on de foncièrement différent des nationalistes ‘sociaux’ et ‘ethno-différentialistes’ à la Dieudonné-Soral, Ayoub & co ("il faut de nouveaux rapports Nord-Sud pour tarir l'immigration à la source", comme ça "chacun chez soi et Dieu pour tous", et c'est ‘réglé) ?

Pour le reste, nous avons du mal à comprendre le rapport entre la nécessaire expropriation du Capital, avec notamment l'expulsion (mais aussi et surtout l'expropriation, ce que le ‘p’‘c’‘mlm’ oublie de dire) des oligarques étrangers (mais pas plus ni moins que les ‘français’, qui fuiront en masse), et la libre circulation des travailleurs qui est l'expression de la fraternité des Peuples et un principe absolu des communistes, dans les limites, certes, que nous imposera l'ennemi (pas question de le laisser ‘pomper’ tranquillement nos forces de travail et nos ‘cerveaux’, par exemple). La question ne se pose pas vraiment selon nous, car nous pensons que quoi que l'on fasse, les pays du ‘Tiers-Monde’ seront en révolution avant nous (donc les travailleurs ne chercheront plus à migrer, seuls les contre-révolutionnaires le feront). Mais sur le principe, il est évident qu'une quelconque base rouge socialiste en Europe accueillerait à bras ouverts non seulement tous ceux et celles qui sont "bannis de leur patrie pour la cause de la liberté", comme le proclamait la Constitution démocratique-radicale bourgeoise de 1793, mais également "tous ceux et celles qui sont affamé-e-s par la main des monopoles impérialistes" !! Ce dans quoi semble, depuis longtemps déjà, baigner le ‘p’‘c’‘mlm’, c'est une vision fantasmée et malsaine du socialisme comme une caricature de l'URSS de Staline et des pays de l'Est des années 1950, un socialisme ultra-autoritaire et ultra-verticaliste ‘par en haut’, avec un Parti infaillible qui a toujours raison même contre les masses (sur leur lancée, ils se sont encore lâchés le lendemain, lisez, c'est édifiant et après ça dites-nous si vous avez envie de risquer votre vie pour un tel ‘socialisme’...). Pour nous, cette vision est la cause n°1 de l'émergence d'une nouvelle bourgeoisie dans l'appareil ‘socialiste’ et (donc) des échecs du siècle dernier. Et le problème de son ‘éclairé’ leader nous semble être la difficulté à assumer qu'il a été DE DROITE et que, quelque part, il le reste toujours un peu dans le fond (la siono-complaisance n'étant finalement qu'une petite partie de cela). Il ne fait là, en réalité, qu'enrober de verbiage pseudo-ultra-communiste sa pensée profonde, qui est qu'il y a trop d'immigré-e-s en France, et qu'il y en a marre de ces gens totalement étrangers à la grande culture françaiiiiise de Le Nôtre, Racine et Diderot... Mais sans doute sommes-nous de ces ‘libéraux’ contre lesquels le ‘p’‘c’‘mlm’ mène sa petite croisade !

munegu.jpgPour ce qui est, enfin, de "Monaco qui sera envahi, aussi simplement et sans procédure", nous ne pensons certes pas autre chose de ce nid à nantis et à capitaux plus ou moins crades dirigé par un roitelet absolu ; mais... désolés les gars, Monaco c'est à nous, pas à vous : Monaco c'est l'Occitanie nissarde, pas la ‘France’ ! La principauté fait en réalité partie comme les 26 cantons de la Confédération suisse, le Luxembourg, le Liechtenstein, Andorre ou encore Saint-Marin de ce que l'on peut qualifier de vestiges étatiques pré-modernes : de petits États qui ont été préservés de l'anéantissement (qui n'en a pas moins traversé l'esprit de plus d'un dirigeant de leurs grands voisins !) pour être en quelque sorte "neutralisés" en transformés en conservatoires de capitaux, fonction indispensable à la machine capitaliste. Les rares Monégasques ‘de souche’ (citoyens et non résidents de la principauté, 20% des 35.000 habitant-e-s, généralement les plus modestes) sont d'ailleurs parmi les derniers gardiens de l'occitan ‘alpin maritime’, conjointement et mêlé au monégasque lui-même, dialecte plutôt ligure proche de celui de Vintimille (État italien) ; on estime le nombre de locuteurs à environ 5.000 (15% de la population). L’actuelle principauté sera vraisemblablement intégrée dans le païs (ou parçan) de Haute-Côte-d’Azur avec Menton, Roquebrune et l’arrière-pays ; elle formera une Commune populaire avec les communes voisines de Beausoleil, Cap d’Ail et la Turbie (58.000 personnes, c’est beaucoup mais il y aura ventilation vers l’intérieur des terres et sans doute fuite de beaucoup de bourgeois), elle-même divisée en secteurs (bastidas) etc. Les grands possédants qui n’auront pas pris la poudre d'escampette seront affectés à des brigades de travail, dans les plantations d’orangers ou ailleurs. Tout ceci sera décidé démocratiquement par les masses populaires dotées des droits civiques, c'est-à-dire les personnes vivant uniquement de leur travail et non de celui d’autrui. Vous pouvez donc, chers ‘détenteurs de la science MLM’, vous carrer vos fantasmes annexionnistes au même endroit que monsieur Mélenchon les siens (sur la Wallonie)...

3. Le fascisme : forcément ‘national ET SOCIAL’ ? 

C'est quelque chose que l'on entend souvent : pour beaucoup, beaucoup de forces ne peuvent pas être qualifiées de fascistes car non seulement elles n'ont pas un caractère paramilitaire et illégaliste violent, mais elles n'ont pas un discours ‘social’ et ‘révolutionnaire’, elles sont ‘trop conservatrices’ etc. C'est évidemment la position générale de la bourgeoisie, pour laquelle le fascisme "c'est pas elle", ce n'est pas un produit du capitalisme. C'est la position des gaullistes, dont l'idéologie provient des Croix-de-Feu des années 1930, dont il faut donc démontrer le ‘non-fascisme’ (thèses de René Rémond). C'est la position des trotskystes, pour lesquels le fascisme n'est pas avant tout l'expression la plus réactionnaire (terroriste ouverte) du Grand Capital, mais avant tout un mouvement de la petite-bourgeoisie auquel le capitalisme en crise ‘cède’ le pouvoir avant que celui-ci ne ‘tombe’ entre les mains du prolétariat (comme si les monopoles pouvaient ‘céder’ ainsi le pouvoir à une classe subalterne). Et c'est évidemment la position des fascistes (ceux qui veulent vraiment le pouvoir en tout cas !), qui se défendront toujours d'enfreindre la loi, d'être violents, et donc... d'être fascistes. Mais c'est aussi la position de ‘marxistes’ pour qui le fascisme est un mouvement ‘révolutionnaire’, ‘anticapitaliste’ mais ayant le défaut d'être ‘romantique’, anti-scientifique (eux par contre le sont absolument !), et donc réactionnaire. Ce fascisme ‘révolutionnaire’, venant ‘du milieu de la société’ [voir cet article-fleuve des ‘matérialistes.com’ consacré à un groupe de musique fascistoïde], a l’‘avantage’ d'être totalement déconnecté du Grand Capital monopoliste, sauf à considérer que celui-ci n'est pas au pouvoir et veut justement le prendre, ce qui dans les deux cas contredit totalement le marxisme-highres 00007939 copyléninisme et a fortiori le maoïsme. Dans tous les cas, le fascisme est clairement réduit aux groupes activistes, qui se heurtent en effet parfois aux foudres de la loi, et totalement délié du pouvoir d'État en place : il est fait totalement l'impasse sur la fascisation rampante des pratiques de gouvernement et des grands partis bourgeois même ‘de gauche’ (Valls, Gerin), qui va pourtant (historiquement) toujours de pair. Mais c'est sûr, cela évite de s'attaquer à la grosse bête étatique ! Pour autant, l'on voit mal comment cela pourrait mener, en dernière instance, à autre chose que défendre le pouvoir ‘démocratique’ bourgeois en place, ‘menacé’ par le fascisme... alors même que cet épouvantail du ‘voisin de droite’ (UMP et FN pour le PS, FN pour l'UMP, groupes ultras pour le FN) est le leitmotiv de toutes les politiques ‘fascistes modernes’ depuis plus de 20 ans ("si on ne fait pas" ceci ou cela "ce sera la droite", ou "le FN va monter", "les extrêêêêmes" etc. etc.). 

Mais une autre théorie possible, c'est que le fascisme comme forme de gouvernement (dictature terroriste ouverte de la bourgeoisie contre toute contestation sociale, appuyée sur une certaine mobilisation de masse) n'est pas lié en soi à un modèle économique, dirigiste/keynésien ou ‘libéral'/'état-minimaliste’. Autrement dit, le fascisme n'est pas forcément dirigiste et ‘social’ comme il l'était dans les années 30 et suivantes du siècle dernier (comme typiquement l'Allemagne nazie). Il l'était lorsque, disons de 1930 à 1970 environ, le capitalisme y voyait le meilleur moyen (soutien à la consommation) pour enrayer sa crise systémique et sa chute constante du taux de profit. Il faut bien dire qu'à l'époque, le libéralisme économique était quasi inexistant politiquement : la gauche bourgeoise, associée à la social-démocratie et éventuellement aux ‘communistes’ opportunistes, était ‘État-providence’ ; la droite plus ou moins modérée ou réactionnaire était ‘État-providence’ en mode démocrate/social-chrétien ; et l'extrême-droite était ‘État-providence’ en mode national-socialiste ou national-catholique corporatiste ‘Rerum novarum.

Ceci semblait avoir définitivement porté ses fruits dans les années 1960. Dans les pays très avancés, ayant réussi à encadrer les masses dans la société de consommation, régnait une alternance de social-démocratie et de démocratie-chrétienne ou autre conservatisme social modéré ; tandis que dans les pays à tensions sociales plus fortes régnaient des formes plus autoritaires et répressives (État espagnol, Portugal, dans une moindre mesure Italie, Japon, État français).

Mais le monde entra au début des années 1970 dans une nouvelle crise générale, et s'imposa alors l'idée que la ‘relance’ (enrayer la chute du taux de profit) se ferait par la ‘flexibilité’, la ‘compétitivité’, la diminution de rôle de l'État ‘régulateur’ dans l'économie. La droite devint ‘néolibérale’ friedmanienne, reagano-thatchérienne, la ‘gauche’ social-libérale rocardo-blairiste, tandis que dans de nombreux pays, comme en Amérique latine, en Turquie, en Corée, en Indonésie ou aux Philippines etc., ce sont chicagoboysdes régimes fascistes qui mettront en œuvre le tournant ‘libéral’. En Europe même, l'extrême-droite, le FN n'étant pas en reste, avait dans les années 1980 et début 1990 un discours très thatchérien. C'est à partir du milieu des années 1990 que le FN (notamment) commencera à adopter un discours anti-mondialisation’, un discours plus ‘mixte’ continuant à défendre les entreprises contre la ‘bureaucratie’, le ‘racket fiscal’, le ‘terrorisme syndical’, les ‘charges’ et ‘carcans juridiques’ en tout genre auxquels s'ajoutent désormais la ‘technocratie de Bruxelles’, mais mettant également en avant un ‘État protecteur’ contre un ‘libéralisme sauvage’ : comme le résumaient bien les mots de Le Pen lui-même en 2002, "économiquement de droite, socialement de gauche et nationalement de France". En cela, lorsque l'on voit le discours politique général aujourd'hui, en particulier depuis la grande crise de 2008, il n'a peut-être rien fait d'autre que d'être un précurseur... Aujourd'hui, plus grand monde, surtout pas en Europe continentale mais plus guère non plus dans les pays anglo-saxons, ne se présente ouvertement comme un disciple de Milton Friedman et de Margaret Thatcher, cela depuis même avant le grand crash financier de 2008 (probablement depuis la crise asiatique et russe de 1997-98, l'effondrement argentin de décembre 2001 etc.). Sarkozy lui-même, en campagne en 2007, se posait en défenseur de "l'économie réelle, productive" contre la "finance" et la "loi des actionnaires", en des termes n'ayant rien à envier à Arnaud Montebourg... À la différence que pour lui il fallait avant tout de la ‘flexibilité’, réduire les ‘charges’ et les ‘rigidités’ sur les entreprises et le travail pour créer de l'emploi (donc de la consommation), alors que pour Montebourg il faut de l'intervention et de la dépense publique, des aides sociales, des emplois aidés et des nationalisations (vision keynésienne) dans ce même but. Mais dans les deux cas, ce qui est visé c'est la LUTTE CONTRE LA BAISSE DU TAUX DE PROFIT, ce qui d'une manière ou d'une autre se fera en augmentant l'extorsion de plus-value : d'un côté les ‘charges’ sont en réalité un salaire différé du travailleur, sur lequel on peut facilement ‘jouer’ puisqu'il ne le perçoit pas directement donc ne s'en ‘aperçoit pas’ ; de l'autre on lui donne (d'une main) de l'argent, mais pour qu'il consomme (c'est ainsi que les ‘socialistes’ au pouvoir cherchent à décourager l'épargne par la taxation), donc pour le récupérer de l'autre : extorsion comme soldat-de-la-consommation et non plus de la production [2]. Car quelle que soit la forme de gouvernement et de ‘gestion’ de la production-exploitation qu'il revêt, le capitalisme ne cherche JAMAIS autre chose.

C'est pourquoi nous sommes de plus en plus sur cette position qu'il faut bien différencier le fascisme comme FORME DE GOUVERNEMENT (dictature du Capital au terrorisme et au chauvinisme guerrier plus ou moins ouvert) du MODÈLE ÉCONOMIQUE, qui est globalement soit ‘libéral’ (dans le sens de ‘libérer’ les entreprises des ‘charges’ et autres ‘tracasseries bureaucratiques'), soit keynésien (intervention de l'État en appui à la demande). Le programme économique du Front National est pour le moment un melting-pot de défense reagano-poujadiste de l'entreprise (héritée des années 80) et d'État-providence’ pompidolien (ajouté depuis), la solution sur l'un comme l'autre front étant de "sortir de la technocratie européenne", virer les ‘immigrés’ et liquider l’‘assistanat’ ; et il est probable que, dans la démagogie électorale comme dans l'éventuel exercice du pouvoir, il dansera sur l'un ou l'autre pied au gré du vent.

Le fascisme comme forme de gouvernement, c'est en définitive le Grand Capital qui ne s'embarrasse plus des grands ‘principes’ des Lumières et du républicanisme bourgeois du 19e siècle (encore qu'il s'en revendique de plus en plus contre les ‘barbares’ qui peupleraient les quartiers populaires, à la manière des colonialistes de la 3e République) ; et la lutte contre le fascisme ce n'est pas défendre la bourgeoisie qui s'y accroche encore (libérale ou social-libérale, démocrate ou social-démocrate, ‘républicaine'), mais mettre à profit ce ‘bas les masques’ pour montrer aux masses qui ont sincèrement cru en ces principes (que le capitalisme a produit à une certaine époque, mais qu'il est voué à piétiner en permanence) que les seules véritables Lumières sont celles, rouges, de la destinée communiste du genre humain ! 

 

[1] D’ailleurs, le fait même de dire que le ‘droit’ d’immigrer en Europe est lié au fait de travailler et (donc) de rejoindre la tant fantasmée ‘classe ouvrière’, c’est OUBLIER (et de fait, exclure de cette classe ouvrière) qu’à l’heure où nous écrivons près du tiers de la population active (en âge de travailler et non-étudiante, non-invalide etc.), soit plus de 9 milions de personnes, est soit sans emploi soit dans des conditions d’emploi très précaires (CDD sur CDD, missions d’intérim, ou carrément ‘au black’), soit encore ‘stagiaire jusqu’à nouvel ordre’ (énormément de 25-30 ans) ou en ‘chômage partiel’ (près de 100.000 salarié-e-s à chaque instant t) ; et que ces personnes forment indiscutablement le VRAI prolétariat, ce mot dont se gargarisent les avant-gardes autoproclamées. Aujourd’hui en ‘France’, avoir un emploi stable et à peu près garanti, en CDI par exemple, même pour un(e) ouvrier(e) au travail très pénible, c’est être ‘privilégié’, c’est faire partie d’une ‘aristocratie’ du salariat. Et considérer que la seule ‘classe ouvrière’ qui vaille sont les gens dans cette situation, qui travaillent de manière déclarée et stable, c’est assurément être un ‘révolutionnaire’ bien petit-bourgeois ! 

[2] Le capitalisme a en réalité toujours fonctionné ainsi, puisqu'il consiste par nature à arracher au travailleur tout moyen de production propre et à lui donner de l'argent (salaire) pour qu'il achète... ce qu'il a lui même produit, ou ce que d'autres travailleurs ont produit pour la classe capitaliste en général. Mais mettre particulièrement l'accent sur cela (lui permettre de consommer au-delà de ses besoin primaires : manger, se loger, se vêtir etc.) est la grande "révolution" capitaliste du 20e siècle, avec notamment des théoriciens comme Henry Ford (un grand admirateur du nazisme comme chacun-e le sait) ; en même temps que s'achevait la guerre de classe (bourgeoise) contre l'autosuffisance alimentaire (fin des jardins ouvriers), immobilière (ne plus pouvoir construire son propre logement : permis de construire, plans d'urbanisme) etc. etc. - sans quoi cela n'aurait pas été drôle...

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Considérations diverses
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commentaires

Pascal 21/10/2013 14:16

Même si la bourgeoisie française n'est pas totalement étrangère à l'instauration d'un Etat islamo-mafieux au Kossovo, il faut plutôt tendre la main aux Albanaises jetées sur le trottoir qu'au
"père" de Leonarda qui n'est pas vraiment clair (il a tabassé ses filles).
Pour ce qui est de l'URSS, si réellement elle avait été socialiste, même de façon autoritaire (à l'égard du prolétariat devenu classe dirigeante ?) et "verticaliste", une nouvelle bourgeoisie
n'aurait pas pu s'y développer, tout au moins pas au point d'être en mesure de prendre le pouvoir. Cela implique que le parti, l'Etat, étaient complètement étrangers aux masses.
Est-on très loin de la conception trotskiste selon laquelle, jusqu'à Eltsine, l'Etat soviétique aurait été bureaucratisé et aurait nécessité une "révolution politique" pour que le prolétariat
arrache les libertés élémentaires dans un Etat pourtant "ouvrier" ?

Servir_Le_Peuple 21/10/2013 16:23



Le "prolétariat devenu classe dirigeante" c'est justement cela qui est trotskyste, avec "l’État ouvrier" qui par la suite (trotskysme orthodoxe, LO et lambertistes, pas LCR qui a suivi la ligne
du 'capitalisme d’État') 'dégénère' mais reste ouvrier... jusque sous Elstine selon certains.
Lénine expliquait dès le début des années 20, NOTAMMENT dans ses controverses avec Trotsky, que l’État soviétique était absolument IMPUR et ne pouvait pas être autre chose à ce stade, et
certainement pas "purement ouvrier" ni même "ouvrier-paysan". S'opposant ainsi (face à Trotsky) à ce que les syndicats deviennent de simples rouages de l’État encadrant et 'encasernant' la
production, car disait-il, les ouvriers (et les paysans sans doute aussi), à ce stade de la révolution, peuvent tout à fait avoir des contradictions avec l’État. Ne serait-ce que parce que ce
pouvoir d’État est un pouvoir que les classes populaires (ouvriers, paysans, autres semi-prolétaires) DÉLÈGUENT. En principe, elles le contrôlent... en principe. Dans un pays de 180 millions
d'habitants, mais même de beaucoup moins, de 50 ou même 20 millions, on se doute qu'il y a une distance entre l'évidence sur le papier et la réalité. C'est ce que les communistes authentiques
(pas les vieux ML ossifiés comme toi) appellent la dialectique Parti/masses et État révolutionnaire/masses. Le jour où il n'y a plus besoin de déléguer les tâches politiques et administratives,
c'est qu'il n'y a plus d’État et ça s'appelle le communisme. Cela dit, ce que Trotsky échoua face à Lénine, Staline le fit... quelques années plus tard (des syndicats simples 'superviseurs' de la
production exigée par le Plan).

Quant au Parti... La question de la conception du monde en général inclut la conception de la chose 'Parti' en particulier. Notre conception est que le Parti est un instrument de classe 1/
INDISPENSABLE (on ne prend pas le pouvoir sans Parti, avec un 'collectif', un syndicat 'révolutionnaire', un 'mouvement' spontané où tout le monde fait ce qui lui sort du cul), 2/ PAR ESSENCE
IMPARFAIT. Pour qu'il soit parfait il faudrait que nous vivions déjà dans le communisme, et non dans le capitalisme... mais alors du coup, le Parti pour quoi faire ? Il n'aurait pas d'utilité. Si
le Parti est non pas utile, mais INDISPENSABLE, c'est parce que nous sommes dans le capitalisme et qu'il faut (pour en sortir) une révolution. Mais le Parti est TRAVERSÉ, comme CHACUNE DES
PERSONNES QUI LE COMPOSE, comme chaque être humain dont nous-mêmes, par l'ancien et le nouveau, par ce que Gramsci appelle le 'sens commun' (ce qu'on appelle généralement l'aliénation), c'est à
dire la vision des choses 'contaminée' et faussée par l'idéologie dominante (bourgeoise), et le 'bon sens' c'est à dire ce qu'il reste de résidu de conscience de ses intérêts de classe réels. Le
Parti, l'avant-garde, est (en principe) la portion du prolétariat et des exploité-e-s la MOINS contaminée par l'idéologie bourgeoise. Mais la contamination zéro n'existe pas. Il y a dès le
départ, bien avant la prise du pouvoir, des gens qui sont d'ores et déjà là non pas pour SERVIR LE PEUPLE, mais pour se hisser (par la révolution) à une position sociale que le capitalisme ne
leur offre pas (les opportunistes sont finalement ceux qui trouvent cette position-opportunité dans une réforme du capitalisme, et donc abandonnent le but révolutionnaire). Mais il y en a aussi
qui sont des serviteurs du peuple irréprochables jusqu'à la prise du pouvoir, mais se transforment ENSUITE, par les responsabilités et donc quelque part les privilèges qu'être l'avant-garde
induit. Un ML orthodoxe m'a sorti une fois que non, la superstructure (des idées, des conceptions) ne peut pas rétroagir sur l'infrastructure (l'économie socialiste, collectivisée, planifiée).
C'est complètement absurde. D'abord, une économie socialiste en soi ça n'existe pas, ça veut dire une économie en transition, en MOUVEMENT du capitalisme vers le communisme, et justement quand il
n'y a pas mouvement on revient en arrière. Ensuite, des idées et des conceptions matérielles qui s'organisent pour agir deviennent une FORCE MATÉRIELLE, tout à fait capable de détruire une frêle
ébauche de socialisme comme un château de sable, surtout si la société est encore elle-même imprégnée de ces conceptions. Bref.
La question c'est COMMENT ON LUTTE CONTRE ça, et c'est là que le maoïsme (que tu rejettes) intervient : la LUTTE DE LIGNES entre l''ancien' et le 'nouveau', les conceptions aliénées à la
bourgeoisie et les conceptions prolétariennes, plus largement entre les idées justes et les idées fausses, doit être le MOTEUR permanent du Parti (et de la Guerre populaire jusqu'à la prise du
pouvoir, et de l’État révolutionnaire ensuite).
Sinon on ÉCHOUE. Car les siècles de capitalisme imprègnent tellement la société que si on ne mène pas cette lutte, si on considère que le Parti est monolithique et infaillible, que quiconque
s'écarte de la ligne est un traître ou un trotskyste, les conceptions bourgeoises L'EMPORTENT FORCÉMENT. C'est inévitable, mener la société au communisme revient à 'nager à contre-courant' : si
on ne nage pas, le courant nous emporte dans la mauvaise direction. Et nager c'est la lutte de lignes. En fait, lorsque le Parti devient 'parfait', c'est qu'on est à la veille du communisme... et
donc il disparaît, par disparition de sa nécessité.

Donc monolithisme = premier truc qui a déconné en URSS. On ne risque pas de mener la lutte de lignes si on n'en reconnaît pas l'existence.


Ensuite, il y a la dialectique Parti/masses, que le maoïsme a rappelée et restaurée, la LIGNE DE MASSE. C'est précisément ce qui fait défaut aux gens visés dans l'article. L'avant-garde a beau
être les gens les 'moins' contaminés par les conceptions bourgeoises, elle ne sait pas tout pour autant, n'a pas raison sur tout et doit continuer dans sa pratique quotidienne à APPRENDRE DES
MASSES, c'est à dire de l'incarnation matérielle du caractère social et de plus en plus international de la production, 'source d'émanantion' du 'nouveau' contre l''ancien' (la bourgeoisie et les
modes de vie petits-bourgeois, le caractère privé inégalitaire de l'appropriation). Lénine a pourfendu UNE FORME de gauchisme qui était la forme 'conseilliste', 'massiste'. Mais le gauchisme, que
l'on peut résumer par "se torcher avec le principe de réalité" et vivre sur des Textes sacrés érigés en dogmes, a différentes formes. Il y a la forme conseilliste (le Parti est un 'agitateur
d'idées' au mieux, il ne sert à rien, il suffit que les ouvriers s'assemblent en conseils et ce sera le communisme très vite) - au final, l'avant-garde finit toujours par exister objectivement,
et souvent c'est la pire qui soit (y compris chez les anars), forcément sans existence officielle quel contrôle peut-il y avoir dessus (?). Mais il y a aussi la forme 'ultra-partidiste' : le
Parti n'est pas simplement la fraction la plus avancée des masses, il est l'Avant-Garde en majuscules, une 'élite' qui a toujours raison... Y COMPRIS CONTRE LES MASSES ELLES-MÊMES. Lénine avait
un peu ce défaut, mais le gérait néanmoins assez bien (cf. plus haut sa controverse avec Trotsky sur la militarisation des syndicats). Trotsky l'avait à 200%, il revendiquait lui-même son génie.
Mais Staline et ceux qui l'ont entouré pendant son 'règne' l'avaient aussi. C'est en fait lié à la non-reconnaissance de la lutte de lignes, puisque c'est celle-ci qui induit la ligne de masse :
non seulement faire appel aux masses contre les tenants de la voie capitaliste ou de la stagnation 'réaliste' qui revient au même, mais également apprendre en permanence des masses. Si on n'admet
pas que le Parti est PAR ESSENCE IMPARFAIT, il n'y a pas plus de lutte de lignes (pour éliminer les imperfections) que de ligne de masse (vérifier ses théories dans la pratique, apprendre du
peuple), en fait ces deux notions sont indissociables. Dans le PCbUS et le Komintern, le 'dogme' était fixé une fois pour toute : Marx, Engels, Lénine, le tout compilé par Staline (Principes du
Léninisme etc.). C'est cela le 'verticalisme' dont on parle ici. C'est une conception erronée que le maoïsme a contribué, sinon à liquider, de moins à identifier et à réfléchir comme la liquider.
Un de ses pendants est la sacralisation des 'dogmes' (qui fondent l'infaillibilité prétendue du Parti), alors qu'au contraire 'nager à contre-courant' peut se traduire par 'PENSER AVEC SA TÊTE'.
Le seul juge d'une idée devant être l'expérience pratique, et non ce qu'il y a écrit dans les Textes sacrés, sur lesquels veillent des gardiens sourcilleux...

Le dernier 'déconnage', ça a été analysé en long en large et en travers, c'est la THÉORIE DES FORCES PRODUCTIVES. L'idée, surtout dans des pays arriérés comme la Chine ou la Russie, qu'une fois
qu'on a pris le pouvoir, gagné la guerre civile et achevé d'exproprier et de collectiviser, il n'y a plus de classes, en tout cas plus de bourgeoisie sinon des 'agents' pilotés de l'étranger (à
fusiller) et que la contradiction principale passe entre le système politique 'très avancé' et le niveau ARRIÉRÉ des forces productives. Niveau qu'il faut donc élever à marche forcée, ce sont les
grandes 'batailles de la production' soviétiques dans les années 30. Nous ne disons pas que ce n'était pas nécessaire : l'URSS a gagné la guerre contre le nazisme (mais rien ne dit qu'elle ne
l'aurait pas gagné quand même sous une autre forme, le Vietnam qui n'avait rien fait de cela a battu l'impérialisme US, encore plus fort que le nazisme). Mais voilà, ça a amené L’EFFICACITÉ
PRODUCTIVISTE au poste de commandement, au détriment de la politique et de l'idéologie. Idéologie communiste = à travers une transition appelée socialisme, arriver à la disparition de toute
division de l'humanité en classes et à toute division du travail (qui implique forcément à terme une division en classe). Or le productivisme soviétique sous Staline n'a pas seulement maintenu,
mais RENFORCÉ la division du travail entre des 'cadres-et-experts' et des exécutants. Les 'responsables', qui certes n'avaient pas trop de garanties de leur position voire de leur vie jusqu'en
1946, mais après ça c'est arrangé, se sont peu a peu retrouvé couverts de tant de privilèges qu'il était légitime de se dire qu'il ne manquait que la propriété juridique de la force de travail
qui leur donnait ces privilèges. Cette prise de conscience s'est faite jour autour de 1950, permettant la prise de pouvoir de Khrouchtchev très rapidement après la mort de Staline (mais
clairement, Beria ou Abakoumov ou quiconque aurait gagné la course aurait fait pareil voire pire). Puis elle s'est développée et développée à mesure que l'économie se 'désocialisait' jusqu'à
triompher dans les années 80 (perestroïka).

Dernier point qui était ton premier : le père Dibrani était sans aucun doute un tyran familial, mais ceci est sans plus de doute TOTALEMENT SECONDAIRE dans la question qui nous
intéresse, qui est que sa présence en Hexagone est une forme individualisée (bien sûr très partielle) de réappropriation du surproduit extorqué aux pays dominés,
dont fait partie le Kosovo. Il est peut-être un pater familias à la main lourde, comme sans doute la quasi totalité des hommes roms des Balkans, ce qui se heurte à nos lois de pays
siiiiiii civilisé et ayant tant à apprendre aux autres qu'il lui faut parfois des Rafales pour cela. Mais en même temps, il s'est démené et a tout risqué pour offrir à ses enfants un avenir
meilleur. Contradictoire... comme chacun d'entre nous et les éventuels partis que nous formerons (cf. plus haut).



Réponse-fleuve... j'avoue que ma patience envers tes provocations permanentes m'éblouit moi-même, mon cher Pascal.


 



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POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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  • ANTARSYA - France (site en français)
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Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

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Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

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Considérations diverses (19/01/2013) : Retour sur la situation au Mali (osons le "cosmopolitisme" et la "géopolitique" !)

 

Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


La tragédie de Lampedusa est un crime impérialiste de plus contre l’humanité

Autres articles historiques

 

25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme

25 avril 1974 : la Révolution des Oeillets met fin au salazarisme

 

24 mars 1976, noche negra de Argentina : pour ne jamais oublier

La dictature militaire argentine de 1976 - 1983

 

Pierre Mulele, héros et martyr d'Afrika


Thomas sankara, leader d'un authentique processus révolutionnaire

Le 15 octobre 1987 tombait thomas sankara, le "che" africain 

 

Etudions l'histoire de la Révolution chinoise


Bref panorama historique révolutionnaire des Amériques


Quand Argala répondait (par anticipation) à certaines "lumières éclairées" du "marxisme" le plus social-chauvin...


Document historique : Déclaration "Aux Peuples d'Amérique latine" par la Junte de Coordination Révolutionnaire (Tupamaros-MIR-ELN-ERP) - 1er novembre 1974


35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


Grande étude historique : du païs à la Commune populaire, de la communauté populaire précapitaliste à la société communiste

Illustration de la théorie par un exemple historique : la Guerre des Demoiselles en Ariège

Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple