Partager l'article ! Le référendum sur l'autonomie, rejeté par les Antillais: La Martinique et la Guyane disent non à l’autonomie à une large ...
Le 11 janvier 2010 [08h54] : (Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Lutte Internationale) Les électeurs guyanais ont très majoritairement voté non sur un changement de statut tout comme les électeurs martiniquais qui se sont prononcés contre l’autonomie accrue qui leur était proposée.
Les électeurs guyanais et martiniquais ne veulent pas d’un changement de statut. Appelés à se prononcer dimanche, un après après les évènements qui ont paralysé les Antilles, sur un remplacement de l’article 73 de la Constitution régissant leur département par un article 74 synonyme d’autonomie élargie, les Guyanais ont voté non à 69,80%, et les Martiniquais non à 79,30%.
Le taux de participation a été de 48,16% en Guyane, selon la préfecture, et de 54,61% en Martinique, selon les estimations disponibles.
Les électeurs étaient invités à répondre à la question : « Approuvez-vous la transformation de la Martinique/de la Guyane en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution dotée d’une organisation particulière qui tient compte de ses intérêts propres au sein de la République ? ». L’article 73 est en vigueur depuis 64 ans.
Vote dimanche prochain sur la création d’une collectivité unique
Après ce véritable raz-de-marée pour le non, les électeurs martiniquais et guyanais devront à nouveau voter le dimanche 24 janvier et se prononcer sur la création d’une collectivité et d’une assemblée uniques en lieu et place du département et de la région. Cette réorganisation ne remet pas en cause l’article 73.
Dans l’hypothèse d’une réponse positive, le Président de la République Nicolas Sarkozy pourra alors définir, via une loi organique (loi qui complète la Constitution et précise l’organisation des pouvoirs publics), quelles seront les compétences dévolues aux élus locaux.
Dans un communiqué publié une fois les résultats connus, l’Elysée a d’ailleurs « pris acte de la réponse négative claire que les électeurs ont apportée à la question posée ».
« Ce choix traduit l’attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de Métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République », se félicite le chef de l’Etat.
Défiance au pouvoir insulaire en place
À la Martinique, cette victoire du non est vécue comme un désaveu du personnel politique en place, de ceux-là même qui, à la tête du Conseil Régional et du Conseil Général, avaient demandé ce changement de statut lors d’un Congrès en décembre 2008.
Pour Alfred Marie-Jeanne, le président indépendantiste du Conseil Régional, « le peuple rejette ce qu’il aurait dû adopter ». Dans un communiqué, M. Marie-Jeanne a attribué cet échec au « salaire de la peur qui a été distillé de manière insidieuse et perfide » durant la campagne.
« Ce soir, l’unique perdant de la consultation, c’est la Martinique. C’est un manque à gagner non-négligeable dans la défense de la prise en compte de nos intérêts propres. En matière de développement, d’emploi, d’éducation, il nous manquera encore beaucoup de choses », a-t-il déploré.
À 73 ans, celui qui avait mis son siège en jeu pourrait se retirer de la vie politique locale, même s’il a refusé de s’exprimer à ce sujet, réservant sa réponse dans les prochains jours.
Dans la même logique, Claude Lise, président du Conseil Général, président du Rassemblement Démocratique Martiniquais, apparenté socialiste, a regretté « une campagne beaucoup trop courte et arrivée à une mauvaise période », tout en « s’inclinant devant le choix du peuple ».
« Un rendez-vous manqué avec l’histoire »
Pour lui, « la Martinique et la Guyane ont manqué un rendez-vous avec leur histoire et sont passées à côté d’une réforme qui aurait pu leur permettre de mieux appréhender leur avenir ».
Pour la droite martiniquaise, opposée au changement de statut institutionnel, le vote d’hier est un choix « sage » de la population.
Alfred Almont, député UMP, a estimé que les Martiniquais avaient fait preuve de « bon sens » en refusant « une évolution statutaire sans véritable garantie sur le contenu de la loi organique qui serait proposée après ».
Un sentiment que partage aussi Serge Letchimy, le député-maire de Fort-de-France et président du Parti Progressiste Martiniquais, le parti fondé par Aimé Césaire en 1958 et militant historique de l’autonomie.
Le PPM avait appelé à voter non, estimant que le changement de statut n’était pas la solution adéquate pour sortir de la crise ni la bonne méthode pour accéder à plus d’autonomie.
Il propose une « troisième voie » qui consiste à faire une première consultation pour mettre en place une Collectivité unique dans le cadre de larticle 73 avec une période d’expérimentation et une habilitation pour adapter les lois pendant six ans.
Serge Letchimy a estimé que le peuple martiniquais « méritait mieux » que ce qui était proposé : « plus de respect, plus de transparence, plus d’ambition pour sortir ce pays de son marasme économique et social ».
Appelant à voter oui le 24 janvier, il a exhorté à poursuivre « la bataille pour le changement (…) en allant vers des choix partagés, cohérents et négociés en vue d’un espace de responsabilité conforme aux attentes du peuple martiniquais ».
source : eitb.com
Le 11 janvier 2010 [10h54] : (Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Lutte Internationale) C’est sans aucun doute le score le plus inattendu de cette consultation référendaire. Alors que les estimations prévoyaient un résultat serré, la population guyanaise a rejeté à une très forte majorité le choix de l’autonomie. Que ce soit en Martinique (78,9 % en résultats corrigés) ou en Guyane (69,8 %), le choix des électeurs de ces deux Dom ne souffre d’aucune contestation. A la question : “Approuvez-vous la transformation de la Martinique et de la Guyane en une collectivité d’outremer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ?”, la réponse des Ultramrins de ces régions monodépartementales, est “non”. Si l’on ajoute à ces scores “surprenants” et qui ont été au delà des projections des instituts de sondage, un taux de participation de 54,61 % pour la Martinique et de 48,8 % pour la Guyane, ce qui constitue une bonne affluence dans les bureaux pour ce genre de consultation, les élus martiniquais et guyanais qui s’étaient prononcés contre le passage de l’article 73 à 74, ont remporté hier une écrasante victoire.
Quelles vont être les conséquences de ces résultats d’une part sur le prochain référendum, celui qui est prévu le 24 janvier. La population de la Martinique et de la Guyane, sera consultée sur sa volonté de fusionner le Conseil général et le Conseil régional en une assemblée unique.
D’autre part, ce “non” à l’autonomie aura-t-il une quelconque incidence sur les prochaines élections régionales ? Il est évident que ce premier référendum laissera des trace, quant au deuxième prévu le 24 janvier, il ne laissera sans doute pas indifférent élus et électeurs…
(zinfos974.com)
La bougeoisie impérialiste ne comprend décidemment rien à rien... Référendum en Corse en 2003 : NON, aux Antilles (déjà) la
même année (pour la fusion département-région) : NON, et rebelote cette année en Martinique et en Guyane. Dès que la colère du peuple gronde, ils sortent une nouvelle "réforme
institutionnelle"...
Ils sont INCAPABLES DE COMPRENDRE, que la problématique de l'Outre-mer est une problématique de libération nationale-démocratique. Pas une question d'"autonomie" bidon, de domination sous-traitée à une poignée de békés ou autres caciques locaux !
Les masses ne sont pas dupes : elles savent ce que vaut "l'autonomie" du maître impérialiste, elles ont bien vu, même, ce que valent les "indépendances" africaines (ou des îles anglophones) octroyées par le colonisateur. Rien de bon, au contraire (la domination est "sous-traitée", modernisée, donc pire). A Mayotte, elles ont même préféré la départementalisation à leur précédent statut bâtard, qui les privait de nombreux droits démocratiques et sociaux, en faisant des citoyens de seconde zone !
Les "départements" caraïbes sont des COLONIES, "modernisées" non pas par l'indépendance, mais par l'intégration. Ce sont des sociétés semi-féodales, tenues par une oligarchie de békés et de caciques "cantonnaux".
L'étendard que doivent brandir les masses caraïbes, c'est l'étendard de la libération nationale, de la lutte révolutionnaire, du Pouvoir du Peuple !
Ici, la déclaration du PKLS du mois d'octobre, qui permet de comprendre les enjeux avec une position authentiquement révolutionnaire anti-coloniale.
Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple
du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)
(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)
La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)
article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0
[en bas de la page en lien, icône
pour
télécharger le document]
Questions-réponses sur la situation au Népal
Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique
Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria : l'analyse d'un communiste abertzale
Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 2e partie
Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie
25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme
Comité de Soutien à la Révolution en Inde
Comité de solidarité franco-népalais
Revolution South Asia (en anglais)
Maoist Resistance (guerilla maoïste indienne - en anglais)
NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)
Banned Thought (en anglais)
Indian Vanguard (en anglais)
The Next Front (Népal - anglais)
Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)
Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (n'a pas fusionné avec le CPI(maoist), mais soutient la GPP)
Philippine Revolution (en anglais) - Guerre populaire aux Philippines
Groupes antifascistes Hexagone :
Action Antifasciste Bordeaux
Action Antifasciste Montpellier
Propaganda Act
Solidarité Résistance Antifa
REFLEXes - site d'informations antifascistes
Rebellyon - rubrique "Facho"
Libertat - issu de plusieurs organisations révolutionnaires occitanes - en français et en occitan. Contre l'Occitanie identitaire des Roudier et Bompard, vive l'Occitanie révolutionnaire !
Breizh Komunour - Bretagne communiste
Collectif Vienne Antifa (30 km au Sud de Lyon)
Généraliste :
Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")
A l'étranger :
Sare Antifaxista - en castillan et euskara
RASH Madrid - en castillan
RASH Los Caracas - en castillan
RASH Bogota - en castillan
Colectivos de Jovenes Comunistas - en castillan, catégorie Antifascismo.
Site d'information antifa italien
Antifa England - en anglais
Antifa Bruxelles - en français, issu du Bloc ML
Document :
Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)
Derniers Commentaires