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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:47

 

Jeudi dernier, 20 octobre, se déroulait à Athènes une gigantesque manifestation et grève générale, à l'occasion du vote par le Parlement grec de la loi sur l'austérité.

Voyons le récit qu'en donne la presse 'alternative' : de 'violents affrontements' ont éclaté et, notamment, de violents affrontements devant le Parlement ; des 'jeunes radicaux' y attaquant la 'manifestation pacifique' du KKE et de son 'Front ouvrier', le PAME. La police (une des plus violentes d'Europe) a alors répliqué à coup de gaz lacrymogènes (quasi asphyxiants là-bas...). Un syndicaliste du PAME, ouvrier du bâtiment de 53 ans, s'est alors effondré et est décédé d'un arrêt respiratoire (ce sont donc bien les gaz de la police qui ont tué cet ouvrier syndicaliste - c'est en tout cas la version donnée par le Grand Soir, pro-KKE/PAME).

Le KKE s'est fendu d'un communiqué dénonçant violemment les 'groupes' et 'agents provocateurs', les 'cagoulés', voire les... 'anarcho-fascistes'. En réalité, un discours totalement huilé et une constante de ce Parti. Nous y reviendrons.

De l'autre côté, les milieux anarchistes et totos francophones de tout poil se répandent en vomissures 'anti-autoritaires', autrement dit antimarxistes : 'crapules staliniennes' (le terme 'stalinien' englobant de fait tout marxiste) etc. Le site Rebellyon va jusqu'à proclamer "Qu’on arrête d’accep­ter les fran­ges les plus auto­ri­tai­res du mouvement révo­lu­tion­naire à nos côtés. Non pas qu’il faut leur décla­rer la guerre car il se pas­sera demain la même chose à Lyon mais les nier dans leur existence et dans leur expression politique, si celle-ci existe", ou carrément (en commentaire) "Faut faire pareil avec nos staliniens à nous ! Ils arrêteront peut-être d’arracher des trucs CNT et Anti-Fa ou encore de coller et tagguer les portes de locaux libertaires ces putains de fascistes rouges !"... CQFD. On a envie de leur répondre, à ces petits bourgeois 'ultra-révolutionnaires' mais syndicalo-réformistes en pratique (et souvent 'no border' mais 'jacobins rouges et noirs' et islamophobes en pratique...) que certes, nous sommes bien obligés de nous retrouver à leurs côtés, car la place d'un communiste est là où se trouvent les masses, donc dans les manifestations et autres mouvements qu'ils infestent généralement ; mais qu'ils ne peuvent pas imaginer à quel point ça nous gonfle... Et que les communistes (le 'drapeau rouge de la collaboration' !) les emmerdent, accessoirement.
D'ailleurs, non seulement nous en reparlerons plus volontiers quand les milieux anarcho-totos francouilles arriveront à la CHEVILLE de leurs homologues grecs, mais là-bas, les actions de certains groupuscules mystérieux et non-identifiés soulèvent aussi les interrogations et sont rejetées par beaucoup d'anarcho-communistes et autres libertaires eux-mêmes... La frontière entre marxistes et libertaires est d'ailleurs souvent mouvante, au point qu'il est difficile de 'classer' un groupe 'combattant' comme Lutte révolutionnaire, par exemple.

En réalité, et sans mauvais jeu de mot, c'est toute la TRAGÉDIE GRECQUE actuelle qui s'étale dans ces évènements. D'un côté, une situation OBJECTIVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE comme jamais, et nulle part en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Première (et sans doute précurseuse !) en Europe, la Grèce s'apprête ni plus ni moins qu'à liquider le 'capitalisme à visage humain', le soma de 'niveau de vie' et de 'citoyenneté' qui enferme les masses populaires d'Europe de l'Ouest depuis 1945, et celles d'Europe du Sud (Grèce, Portugal, État espagnol) depuis la fin des dictatures terroristes ouvertes en 1974-75...
Et de l'autre... un mouvement de résistance populaire gigantesque, certes, mais de résistance. Qui ne débouche sur aucune réelle perspective révolutionnaire.

Un mouvement PRIS EN ÉTAU, et on l'a vu tragiquement la semaine dernière devant le Parlement, entre le mouvement de masse réformiste et défenseur des institutions du KKE/PAME et le mouvement 'minoritaire-activiste' SANS PERSPECTIVE des 'cagoulés' (kokoulophori : c'est leur nom officiel là-bas).

Le KKE, pas plus qu'aucun Parti de la première Internationale communiste, n'a jamais été 'parfait'. Mais, dans les années 30 et surtout 40, c'était un Parti révolutionnaire, objectivement. Un Parti qui a mené la résistance populaire héroïque contre l'occupation nazie-fasciste du pays (574.000 morts, 8% de la population...). Puis, qui a résisté et affronté les troupes britanniques venues pour les désarmer et réinstaller la monarchie réactionnaire, en 1944. Il y aura ensuite une 'pause tactique' en 1945-46, à laquelle il est fait allusion dans le communiqué de l'Assemblée de Syntagma (cf. ci-dessous, 'Varkiza'). Mais, contrairement au PCF et au PCI, le KKE reprendra la lutte dès 1946 contre la monarchie réactionnaire restaurée et ses soutiens impérialistes anglo-américains. Cette guerre civile sera perdue, en raison d'erreurs de stratégie militaire (pas réellement basée sur la Guerre populaire ; trop considérée comme une 'nouvelle résistance' contre une 'nouvelle occupation' anglo-US : dans les zones contrôlées, il n'y aura pas de réforme agraire, pas de socialisation des moyens de production etc.), ainsi qu'en raison de la trahison de Tito (qui cesse en 1948 la fourniture d'armes, alors qu'il était le principal pourvoyeur).

Cette vidéo (pro-KKE) retrace, certes de manière 'elliptique', ces évènements :

 
Récit poignant... et évocateur : à aucun moment, ce petit clip n'évoque ni ne remet en question les erreurs du Parti (notamment l'absence de réformes économiques et sociales) durant cette guerre. La tentative révolutionnaire grecque a péri sous les bombes anglaises et U$, point... Si c'est l'état d'esprit qui prévalait déjà en 1950, alors il est clair que 'le ver était dans le fruit'. La cause principale de l'échec est toujours intérieure. Un Parti qui ne se remet pas en question ne peut que finir comme le KKE aujourd'hui...

La direction du Parti, suivie d'une grande partie des troupes, prend alors le chemin de l'exil vers l'Albanie, la Bulgarie, l'URSS. Une partie reste en Grèce (KKE 'intérieur'). Installée à Tashkent, au Tadjikistan, la direction 'stalinienne' du KKE (c'est à dire, encore un tant soit peu révolutionnaire) est liquidée par les khrouchtchéviens en 1956. Le secrétaire général, Nikos Zachariadis, finira ses jours au fin fond de la Sibérie.
C'est le 'tournant révisionniste'. A partir de là, le KKE se lancera dans l'alliance avec (et la soumission à) la 'gauche' bourgeoise, contre les forces conservatrices et réactionnaires (cette alliance est aujourd'hui évidemment rompue). Il redeviendra légal après la chute des Colonels, en 1974.

Depuis plus de 40 ans, le KKE joue un rôle trouble, déconcertant, avec un discours invariant (on l'a vu plus haut : 'provocateurs', 'anarcho-fasciste' etc. dès qu'il est question de radicalité, d'antagonisme assumé, de révolte physique contre l'oppression...).
Contrairement à beaucoup de Partis (ou ex-Partis) révisionnistes en Europe, le KKE garde une réelle base de masse. Aux élections, il obtient encore de 8 à 10% des suffrages (PCF en 2007 : 1,5% ; Refondation communiste et PdCI en Italie, en 2008 : 3%). Et surtout, contrairement là encore à beaucoup, il garde une réelle base ouvrière. On ne peut pas le nier. Même si on y trouve beaucoup, aussi, de ce 'petit emploi public tertiaire' développé par l’État depuis 30 ans pour lutter contre la crise ; et que l'austérité consiste tout simplement à liquider.
Il en découle une apparente radicalité, une combattivité qui est l'expression de cette nature de classe. La banderole 'Peoples of Europe, rise up !' hissée sur le Parthénon, et reprise par SLP comme titre pour sa catégorie sur les luttes de classe en Europe, c'était eux. Mais voilà : cette base ouvrière et de 'petit emploi public' paupérisé par la crise, radicale et combattive, reste 'attachée' (la version anglaise du texte ci-dessous dit 'glued' : collée, engluée) à une direction idéologique qui n'a rien, mais alors rien de révolutionnaire, et même bien au contraire.
Le KKE ne lutte pas contre la bourgeoisie grecque, ni même contre la très haute bourgeoisie à tendance oligarchique, et encore moins contre l’État. Son ennemi, il  le dit très clairement, c'est l'UE et l'OTAN (dont est membre la Grèce), et les 'ploutocrates' et 'politiciens vendus' à leur service. Si la Grèce sortait de l'UE et de l'OTAN, tout serait en grande partie résolu : le 'Peuple grec' est 'organiquement' bon, c'est un 'grand peuple' qui a résisté aux Ottomans, aux dynasties d'origine étrangère, aux nazis-fascistes et maintenant à l'UE et à l'OTAN... Impression de 'déjà vu' ? Ne vous étonnez pas : le KKE est considéré par le PRCF et toute la 'gauche du PCF' à la André Gerin comme un 'Parti frère'.
Ce chauvinisme ultra est dénoncé par l'intégralité de la gauche radicale et révolutionnaire du pays : anarchistes et libertaires, ML, maoïstes, trotskistes, 'eurocommunistes' etc. SLP est bien d'avis que la Grèce n'est pas un pays impérialiste, mais un pays 'dominé avancé' comme les pays d'Europe de l'Est et des Balkans, la Turquie 'européenne' (région d'Istanbul et Mer Egée), etc. ; et qui est passé en 1974 (avec la chute du régime des Colonels) d'une tutelle plutôt anglo-américaine à une tutelle 'UE' c'est-à-dire franco-allemande. Mais il y a libération nationale et nationalisme bourgeois. Le KKE, c'est du nationalisme bourgeois.
Du coup, les choses vont encore beaucoup plus loin. Le KKE ne supporte pas qu'on 'abîme sa Grèce'... On l'a dit, depuis plus de 40 ans, le positionnement est constant et le discours invariant :
- le 17 novembre 1973, soulèvement étudiant de l’École polytechnique à Athènes. Précipitant la chute des Colonels (même si ce fut pour une 'démocratie' soumise à l'axe franco-allemand), cet évènement est encore célébré chaque année par les forces révolutionnaires grecques. Mais le KKE parlait alors de... 'provocation policière' !
- en 1979, les forces du KKE interviennent directement pour briser un soulèvement étudiant à l’École de chimie. Rebelote en 1998 à Polytechnique, où ils collaboreront directement avec la police pour l'arrestation de 100 personnes.
- fin 2008, c'est évidemment le positionnement ignoble sur l'insurrection de la jeunesse, suite à l'assassinat policier d'un jeune. Le KKE parlera encore une fois de 'provocateurs', 'agents du gouvernement Karamanlis', 'fascistes cagoulés' etc.

Et ainsi de suite... Ici, abstraction faite du vomi anticommuniste anar-con, les témoignages sont fiables sur le fait que le rassemblement KKE/PAME protégeait, de facto, le Parlement d'un assaut populaire. Dans toutes les mobilisations sociales et populaires, le KKE fait 'bande à part' avec un sectarisme certain, refusant de côtoyer le reste de la gauche radicale et révolutionnaire. Et son service d'ordre, constitué par sa jeunesse (KNE), intervient systématiquement en appui au 'système' qu'ils prétendent combattre, dès qu'il y a 'débordement'. Au point que les 'jeunes radicaux' parlent de 'KNAT', jeu de mot entre KNE et MAT, la force anti-émeute du capitalisme.
C'est véritablement une constante, pas un 'échauffement des esprits' localisé, qui pourrait surgir ponctuellement dans une manif que les uns voudraient 'propre et ordonnée' et les autres 'radicale et bruyante'. Si le KKE peut jouer ce rôle, c'est parce qu'il est (encore) une organisation de masse. Il va de soi que le PCF, tentant de garder ses derniers électeurs (et la CGT ses derniers adhérents), connaissant actuellement un certain 'regain' avec des adhésions importantes à la JC, ne peut pas se permettre de jouer aussi ouvertement le rôle de supplétif des institutions ; et d'ailleurs, sa 'force de frappe' n'intéresse plus guère le Pouvoir... En revanche, PCF et CGT jouaient clairement ce rôle dans les 'années 68'.
Pour le KKE, il y a finalement un 'Peuple travailleur' pris entre les 'casseurs d'en haut' (les 'ploutocrates' européistes, 'laquais du FMI' etc.) et les 'casseurs d'en bas' (la jeunesse radicalisée). C'est presque du Soral. Le KKE n'assume tellement pas l'antagonisme avec les institutions de la bourgeoisie, que lorsque les gaz de la police tuent un de ses militants (père de deux enfants), il préfère vomir sur les 'anarcho-fascistes' !

Tel est, donc, le premier grand frein à la 'révolution grecque' : la classe ouvrière, les petit-e-s employé-e-s, les travailleurs/euses gagnant autour de 800 euros par mois, sont largement prisonnier-e-s de ce qui précède.
Mais, de l'autre côté... Les jeunes 'radicaux' qui se sont heurté-e-s à la 'manifestation' du PAME voulaient 'prendre d'assaut le Parlement'. Admettons (ce qui paraît déjà délirant, tant l'édifice est évidemment protégé) qu'ils y soient parvenus. Qu'auraient-ils alors fait ? Ils y auraient 'proclamé' quelque chose ? Mais quoi ? Les anarchistes refusent en bloc, bondissent au plafond quand on leur parle de toute organisation politique autre qu'affinitaire. Pour eux, les mots 'Parti' ou même 'organisation' signifient la fin de tout 'mouvement insurrectionnel'... Alors, quoi ? Ils y auraient mis le feu, avant de regagner leurs 'squats autogérés' ? Et après ? Croit-on réellement que l'incendie du Parlement suffise à détruire l’État du Capital ??!!? C'est bien sûr tout à fait ridicule. Mais totalement dans l'idéologie anarchiste (plus que 'communiste libertaire') : l’État (symbole de toutes les oppressions : sociale, patriarcale, raciste, impérialiste etc.) peut être 'dissous' à force de groupes d'individus lui 'tournant le dos' et se regroupant en 'communautés' et lieux de vie anarchistes. Et il peut s'effondrer sous les 'coups' d'actions 'symboliques' comme l'incendie d'un Parlement (ou, autour de 1900, l'exécution d'un chef d’État). Absurde.
Pour les marxistes révolutionnaires, c'est à dire les maoïstes (qui sont les seuls véritables de notre époque), le CAPITALISME et son État (l’État ayant toujours une nature de classe ; et pouvant être prolétarien, révolutionnaire) ne peuvent être détruits que par une LONGUE LUTTE RÉVOLUTIONNAIRE à la base, une Guerre populaire prolongée. Une lutte qui, dans son déroulement, transforme à la base la société, jetant les fondations d'une organisation politique et économique socialiste (en route vers le communisme). Ce qui n'a rien à voir avec se regrouper de manière 'affinitaire' dans un bâtiment occupé, pour y mener une vie communautaire, 'égalitaire', 'autogérée', 'anti-consumériste' etc. (ou se voulant telle) ; en 'espérant' que 'un jour', des 'millions' suivront le même chemin. Tout ceci abstraction faite, bien sûr, des 'anarchistes' qui, en dehors de la manif ou du rassemblement de temps en temps, mènent une vie parfaitement 'petite-bourgeoise', enfin... de Monsieur tout le monde, quoi !
En définitive, la révolution prolétarienne est un affrontement de classe de type militaire. La bourgeoisie a ses institutions, sa police, son armée, son état-major, son Chef des Armées... et les prolétaires doivent avoir les leurs : leur Parti avec son Front uni, leur Armée révolutionnaire, leurs organes de Pouvoir populaire. Ceci, organisé et coordonné au niveau de chaque État bourgeois. Mais dites cela à un anarchiste, il éructera, il s'étranglera : "ah non !!! jamais !!! si c'est ça, la révolution est finie !". En attendant, c'est la 'révolution grecque' qui est finie, d'ores et déjà, quel que soit le temps que ça prendra en pratique...

D'un point de vue de classe, les kokoulophori grecs représentent plutôt la jeunesse scolaire et étudiante des 'futurs diplômés au chômage', ou 'génération 800 euros', et ceux qui en sont déjà là... Leurs parents sont généralement PASOK, 'gauche radicale' diverse de type SYRIZA, voire de droite. C'est une (pour faire court) 'petite-bourgeoisie déclassée' ; ce qui n'est en rien une insulte : SLP a toujours dit très clairement que, dans une société 'moyennisée' pendant des décennies et à présent re-prolétarisée, c'est un ferment révolutionnaire essentiel. Mais voilà : cela se traduit aussi par une tendance à l'individualisme ou au 'groupisme', à l'idéalisme sur la nature du 'système' qui exploite et opprime...
La mouvance KKE, elle, en dehors d'une jeunesse liée à une certaine culture d'engagement politique 'de père/mère en fils/fille', représente plutôt les 'installés', les personnes d'un certain âge, ouvriers ou 'petit emploi public', qui ont construit une petite 'situation' personnelle et ne veulent pas la perdre : ce sont les 'moyennisés' des années 70-80 (typiquement la génération du syndicaliste mort devant le Parlement) qui ne veulent pas mourir... Mais leur combat n'est pas tourné vers un futur communiste : il est tourné vers un passé idéalisé (a-t-il vraiment existé, d'ailleurs ?) dont les liquidateurs seraient (simplement) l'UE, le FMI, l'OMC, le G8... et leurs 'ploutocrates' locaux.

Si l'on résume les choses à l'extrême, la contradiction de cette sombre affaire apparaît dans toute sa TERRIBLE DIMENSION : le PAME protégeait le Parlement tandis que les jeunes 'radicaux' voulaient l'attaquer ; MAIS la victime de ces affrontements est un OUVRIER, tandis que les assaillants 'radicaux' étaient vraisemblablement des étudiants ou des lycéens petits-bourgeois... Ce n'est pas, comme le font autant le KKE que les anarchistes de Rebellyon et du Jura Libertaire, une simple question de se traiter mutuellement de 'flics' : 'flics staliniens' contre 'provocateurs anarcho-fascistes'. C'est une contradiction réelle et PROFONDE de tout mouvement de lutte, particulièrement dans les pays impérialistes ou 'dominés avancés' comme la Grèce (dans les pays 'semi-coloniaux/semi-féodaux', le caractère de classe des 'identités politiques' est plus 'logique'...).

Voilà donc où l'on en est en Grèce : la situation objectivement la PLUS RÉVOLUTIONNAIRE d'Europe... et, en même temps, sur la plan SUBJECTIF, une 'décantation' des forces révolutionnaires LENTE, très lente, freinée par le sectarisme (comme d'ailleurs en Hexagone, il faut d'ailleurs souligner la 'francophilie' de la 'gauche radicale' grecque) et par une certaine culture de l'engagement politique 'de père/mère en fils/fille'. Existe-t-il une alternative ?
Il y a un KKE-ML, issu de la réaction, dans les années 1960, contre la liquidation du KKE historique par les khrouchtchéviens. Il a émis un communiqué dont l'analyse est globalement celle exposée ici : un mouvement avec un potentiel révolutionnaire évidemment énorme, mais pris en étau entre gauchisme 'cagoulé' et social-populisme KKE rempart du système ; et qui n'arrive pas à se développer qualitativement (tout en s'amplifiant toujours en quantité). Mais ce KKE-ML a-t-il réellement dépassé les limites du mouvement 'marxiste-léniniste' issu des années 60, limites consistant justement en une défense dogmatique de Lénine-Staline sans voir les limites qui, dans le Komintern, ont conduit à la victoire du révisionnisme ? Il est permis d'en douter...
Il y a le KOE, Organisation communiste de Grèce formée récemment à partir des ruines de ce qui était le mouvement ML à la fin des années 80. Il se veut 'penseur avec sa tête', 'créatif' dans l'application de la science communiste. Il se réclame du maoïsme. Mais en pratique ? Sa position sur l'équivalent grec des 'indignés' ibériques (socialement, globalement : les 'parents' des kokoulophori), au printemps dernier, était totalement pourrie ; CAUDISTE c'est à dire 'à la queue' du mouvement : il ne fallait 'surtout pas' intervenir avec des 'mots d'ordre idéologiques' ; autrement dit, surtout pas essayer de porter ce mouvement à un niveau supérieur, révolutionnaire. Il fallait s'en remettre à sa 'spontanéité', or la spontanéité des masses est réformiste ; et, en Grèce, implantation de masse du KKE oblige, elle n'est jamais exempte d'un certain chauvinisme (auquel n'échappe d'ailleurs pas le KOE lui-même, avec des allusions tendancieuses sur les banques 'grecques' entre guillemets, etc.). Globalement, il considère que l'étape préalable à la refondation du Parti communiste de Grèce et du mouvement communiste, est d'abord la refondation d'une vraie 'Gauche' populaire, qui aurait été 'dissoute' dans le néolibéralisme des années 80-90. Une 'Gauche' qui, si l'on veut bien admettre l'importance du terme dans la culture politique de masse, ne veut strictement rien dire en termes de classe ! SLP l'a déjà expliqué mille fois : il y a une 'gauche' BOURGEOISE, qui est la partie de la classe dominante qui pense sauver sa peau par des concessions (et qui 'prend bouche' avec des leaders du mouvement ouvrier organisé, qui deviennent ses agents). C'est mieux que la partie qui pense se sauver par un massacre ; mais aujourd'hui, en crise pour ainsi dire terminale du capitalisme, cette 'gauche' bourgeoise tend à se rétrécir lentement, face à la montée en force de la 'droite'. On le voit bien en Grèce, où il n'y a plus qu'une droite modérée : le PASOK qui met en œuvre l’austérité de l'UE et du FMI. Il y a une 'gauche radicale' PETITE-BOURGEOISE, représentant l'aile 'démocratique' et 'progressiste' des petites classes moyennes, des travailleurs intellectuels, des fonctionnaires etc. ; et non l'aile populiste et fascisante (plutôt représentée par les petits producteurs 'indépendants'). Mais celle-ci reste soumise idéologiquement à la 'gauche bourgeoise', comme 'aile radicale', et elle tend à suivre le même déclin. En Grèce, c'est typiquement la coalition SYRIZA autour de Synapsismos (SYN), 'gauche' de type 'eurocommuniste' associée avec des post-trotskistes de type NPA. Le KOE, depuis 2004, participe 'critiquement' à cette coalition... Parfois, le réformisme petit-bourgeois, quand les perspectives réformistes se ferment, peut évoluer vers un social-populisme au discours de plus en plus douteux : c'est le cas du KKE (mais, là encore, ce social-populisme sera toujours débordé par les vrais fascistes). Et puis il y la GAUCHE RÉVOLUTIONNAIRE du prolétariat et des classes populaires : les personnes non-soumises à la 'gauche' bourgeoise ou petite-bourgeoise, qui veulent renverser le capitalisme et instaurer le communisme ; soit directement, soit à travers une transition socialiste : autrement dit, le mouvement communiste (marxiste révolutionnaire) et le mouvement anarchiste ou libertaire. Le KOE comprend-il bien ces différences ? Rien n'est moins sûr...
Au niveau international, le KOE est membre de l'ICMLPO (qui regroupe aussi bien le PC des Philippines, les CARC ou VP que des organisations comme 'Patria Roja', hostile à la Guerre populaire au Pérou, etc.). Et il est de tendance 'campiste', c'est à dire soutenant le rôle 'positif' d’États 'anti-impérialistes' comme l'Iran, la Syrie, la Libye de Kadhafi ou ‘l’État Hamas’ de Gaza ; sans voir la dialectique 'd'unité et lutte' qui existe entre le sentiment réel anti-impérialiste, aspirant à la libération nationale, et parfois la résistance active à l'impérialisme que ces entités incarnent (Gaza, Liban), et le caractère nationaliste bourgeois et réactionnaire de celles-ci... Là encore, c'est se 'mettre à la queue' de la spontanéité des masses : l'anti-impérialisme 'populaire', ne distinguant pas entre nationalisme bourgeois et libération nationale faisant partie de la révolution mondiale, est effectivement la spontanéité des masses dans les pays dominés. Donc, pour le KOE, c'est 'bien'. En définitive : le problème du KOE est le spontanéisme ; ce qui obère considérablement ses chances de prendre la tête d'une libération révolutionnaire de la Grèce.

Il y a également une coalition formée récemment, ANT.AR.SY.A, apparemment dominée par le trotskisme 'dur' mais qui peut contenir des éléments intéressants...

Finalement, c'est de la pratique que naissent les idées justes. Ainsi, un exemple de 'Guerre populaire à l'étape zéro' (à laquelle manque simplement un Parti), pourrait être la grande et glorieuse résistance des masses populaires de Keratea, contre un projet de décharge à ciel ouvert, dont a parlé SLP il y a quelques mois. Une lutte défensive*, par l'absence d'un Parti révolutionnaire pour poser la question du pouvoir. Mais un bel exemple de la manière dont le Pouvoir populaire (et, par suite, l'économie collective) se CONSTRUIT A LA BASE, dans et par les masses, avec la nécessité d'un Parti entouré d'un Front uni, dirigeant une Armée du Peuple, pour arracher les milles luttes populaires à la 'défensive' (autrement dit, l'arrêt une fois les revendications satisfaites) et leur donner une VISION D'ENSEMBLE et une perspective révolutionnaire : ravir le Pouvoir des mains de la bourgeoisie, détruire son État, et le remplacer par le leur ; avec pour objectif le COMMUNISME !

Il va sans dire que tout cela n'est nullement 'oublier la France et les Français' (monsieur !), mais au contraire totalement d'actualité et lié avec la situation en Hexagone. Car l'austérité, ici, c'est pour demain (Hollande s'y collera peut-être, comme 'Papandréou bleu-blanc-rouge'). Et si le 'milieu militant' (globalement, les gens qui descendent dans la rue) continue à se structurer et se bi-polariser de cette manière, avec un pôle 'social-populiste' se structurant autour du Front de Gauche de Mélenchon, et une nébuleuse 'ultra-radicale/ultra-révolutionnaire/ultra-tout' gravitant autour de délires comme l'Appel ou 'Voie lactée' (ces derniers semblent toutefois avoir renoncé à 'diriger' quoi que ce soit : ils attendent qu'on 'vienne à eux', leur 'légitimité' naissant de la 'perfection scientifique') ; on pourrait bien se retrouver dans la même situation**. Et qui tirera les marrons du feu ? D'après vous... Les FASCISTES, bien évidemment !

Voici la Résolution de l’Assemblée Populaire de la place Syntagma :

Original statement : http://www.occupiedlondon.org/blog/2011/10/22/resolution-by-the-popular-assembly-of-syntagma-s

Note du traducteur : notez bien qu’il s’agit d’une traduction à partir d’un texte anglais lui-même traduit du grec, et qui est donc tributaire des approximations de cette première traduction, sans compter les miennes…

Après Varkiza [1], Polytechnique [2], l’école de chimie (1979) [3], décembre [2008] [4], et de nombreux autres événements, les fait ont une fois de plus mis au jour l’attitude du Parti, qui trahit systématiquement les luttes populaires. Et si jusqu’à présent ils ont étranglé, avec leur bureaucratie, toute grève généralisée et déterminée de ces dernières années, s’ils ont stigmatisé toute révolte comme étant une “provocation”, désormais l’histoire montre qu’il ne s’agissait nullement de “simples erreurs politiques”, mais d’un effort conscient et coordonné de défense de la dictature parlementaire et des relations sociales et financières instituées par le capitalisme. C’est cet effort qui s’est également exprimé hier (20/10), et ce malgré les appels qu’ils ont lancé au peuple à manifester pour renverser le gouvernement. Ils ont assuré la bonne garde du parlement et, au lieu de l’encercler, ont agi encore plus sauvagement que la police, brisant des crânes et livrant des manifestants aux forces de répression. Le pire étant que par leurs actes ils ont offert à l’État une légitimité, quand celui-ci assassinait l’un de leurs camarades, dont le meurtre a été attribué à une violence para-étatique.

Depuis hier, de façon définitive et irréversible, le mal-nommé “Parti Communiste” n’est rien de plus qu’un obstacle à la crémation du cadavre parlementaire. Tout homme libre combattant pour sa dignité en ces heures cruciales doit en représailles s’attaquer politiquement à lui. Cette proposition ne doit pas être comprise comme une scission au sein du mouvement. Nous avons peut-être des problèmes communs, des cibles communes avec les électeurs de base du “Parti Communiste”, mais les politiques et les actions de la direction à laquelle ils sont attachés suivent à la lettre les ordres du gouvernement et des envoyés du FMI, de l’UE et de la BCE. Nous n’avons jamais marché à leurs côtés, ils ne seront jamais des nôtres. Nous devons nous rappeler que le “Parti Communiste” agira comme une cinquième colonne du régime dictatorial, espérant une fois de plus grappiller les miettes tombées de la table parlementaire, ainsi qu’ils l’ont prouvé en 1990 [5].

Les attitudes de chacun des groupes politiques, qu’ils soient parlementaires ou non, apportant un soutien aux actions du “Parti Communiste”, par leur silence ou par des déclarations claires, sont également condamnables. Car, aussi longtemps que ces partis agiront par le biais d’un parlement de laquais de la Troïka, et continueront à recevoir leurs gras salaires, ils seront entièrement co-responsables de ce qui est arrivé et de ce qui va arriver. Leurs votes contre les mémorandums et les lois qui en découlent montre bien leur rôle dans la dictature : ils fournissent l’alibi de la polyphonie et de la démocratie à un parlement fantoche [NDT : ici, formulation anglaise peu claire, remplacée par une assertion que j’espère proche du sens original], afin de pousser une population paupérisée à continuer de compter les voix à chaque échéance d’un vote joué d’avance et destiné à abolir leur futur, tout en les nourrissant de l’illusion que quelqu’un parle en leur nom et en leurs intérêts. Ainsi, cette population abandonne l’opposition aux professionnels de la politique, et ne ressent pas le besoin de réagir immédiatement et en personne. Tout vote, y compris à l’endroit des partis extra-parlementaires de “l’extrême-gauche”, dans les scrutins nationaux et locaux, n’est rien de plus qu’un peu d’huile pour les rouages de la machine et une légitimation de la “justesse” de la dictature parlementaire en place.

Depuis le 25 mai, lorsque nous nous sommes pour la première fois rassemblés sur la place [Syntagma], nous avons montré que la démocratie directe donnait à chacun la possibilité de participer, de se consulter les uns les autres, de construire des idées ensemble, de façon autonome, loin des labels idéologiques et parlementaires. Nous resterons là, contre leur parlementarisme de la banqueroute et leur bureaucratie.

NOUS PRENONS EN MAIN NOS VIES

DÉMOCRATIE DIRECTE, MAINTENANT

Assemblée Populaire de la Place Syntagma, le 21/10/2011

[1] Référence au traité de Varzika, signé en 1945, par lequel le Parti Communiste a trahi la lutte armée et les milliers de combattants de la guerre civile, en échange de la légalité au sein du nouveau régime. [N'importe-quoi anarchiste anticommuniste, NDLR. Il s'agissait d'une 'pause' tactique avant de déclencher en 1946 la 'guerre révolutionnaire', le 'second maquis partisan'. Celui-ci sera vaincu (1949) par insuffisance de stratégie militaire révolutionnaire ; mais aussi parce que le grand 'anti-stalinien', le grand 'anti-totalitaire' Tito leur coupera l'approvisionnement...]

[2] Référence à la déclaration initiale du Parti Communiste contre le soulèvement de Polytechnique en 1973, désignant les participants de ce soulèvement comme étant des “provocateurs de la police”.

[3] Référence aux incidents de 1979 à l’école de chimie d’Athènes, durant lesquels des membres du Parti Communiste ont cassé l’occupation de l’école, en coopération directe avec la police.

[4] Référence, bien sur, à la condamnation récente de la révolte de décembre 2008.

[5] Référence au partage du pouvoir entre le Parti Communiste et les deux principaux partis parlementaires, la ND et le PASOK, en 1990.

ΜΑΤ-ΚΚΕ ΚΟΙΝΟΣ ΑΓΩΝΑΣ ! MAT-KKE, MÊME COMBAT ! MAT-KKE, SAME FIGHT !

Source : laguerredanslame.tumblr.col



[* On pourrait encore citer les "Robin des bois" de l'électricité, qui rétablissent le courant aux foyers qui ne peuvent plus payer (près de 1 million de personnes sur 11 !). Et toutes sortes d'initiatives "Je ne paie plus". Initiatives, bien sûr, dénoncées par le KKE comme... 'antipatriotiques' ]

[** Soit (c'est en répétant les choses que ça rentre) : d'un côté les bureaucrates qui rêvent de postes ministériels, parlementaires ou locaux dans un 'nouveau Front populaire' ; de l'autre les intellectuels 'ultra-radicaux' petits ou grands bourgeois, qui se rêvent en 'gourous' ou 'cadres rouges' de la révolution ou de 'l'insurrection qui vient'. Et leurs troupes respectives : paumé-e-s issus de la décomposition des petites classes moyennes, idéalistes croyant qu'on peut changer le monde sans organisation allant au-delà d'un groupe affinitaire local (mais avec des slogans poétiques sur les murs) ; ou (pour les réformistes et social-populistes 'remparts' du système)... moutons, tout simplement (la fameuse 'spontanéité réformiste/légaliste des masses').]

 

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DOSSIER PALESTINE (conflit de juillet 2014) :
Sionisme, islamisme et ennemi principal : quelques précisions
Post-scriptum important : le cas Feiglin
Le sionisme, "fils de France"
Au cas où il serait utile de le préciser...
Deux clarifications importantes
Flash info en direct : ils ont semé la hoggra, ils ont récolté l'Intifada !
Flash info - importance haute : la manifestation pro-palestinienne de demain à Paris est INTERDITE
Le problème avec la Palestine...
Grande manif contre les crimes sionistes à Paris (13/07)
Magnifique manifestation pour la Palestine à Tolosa, capitale d'Occitanie occupée
Petites considérations sur le sionisme et l'identification-"obsession" palestinienne
Considérations diverses : une mise au point nécessaire sur nos positions internationalistes et aux côtés des Peuples

juin 2014

POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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  • ANTARSYA - France (site en français)
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Union Antifasciste Toulousaine

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REFLEXes - site d'informations antifascistes

La Horde, portail d'information antifa

Rebellyon - rubrique "Facho"

Redskins Limoges

Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")

Document : Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)

 

Guerre pop' - Asie du Sud :

Inde Rouge (nouveau site "officiel" francophone)

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Comité de solidarité franco-népalais

Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

J. Adarshini (excellent site en français)

Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

The PRWC Blogs

(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

Solidarité Philippines

Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

Guerre pop' & Luttes armées - Amérique latine :

CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

Nuevo Peru (Pérou, basé en Allemagne, en castillan et allemand principalement)

Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

Autres analyses d'actualité

Sarkozy en Chine : ramener le "péril jaune" dans le "droit chemin"

L'accord Iran-Turquie-Brésil, dans la droite ligne de la visite de Sarkozy en Chine

Turquie, Iran, Kurdistan, Israël : qu'en est-il ?


L'expulsion des Rroms, un nouveau (grand !) pas dans la mobilisation réactionnaire de masse


Nouvelle crise : deux Présidents en Côte d’Ivoire


Chute de Ben Ali : une victoire pour les masses


Pour la "petite" histoire : Marine Le Pen succède (comme prévu) à son père.

Retour sur les cantonales : des signaux déterminants pour l'avenir

Défections à l’UMP : la décantation idéologique de la bourgeoisie s’accélère


Ce qui a merdé en Libye...


Défections à l’UMP : la décantation idéologique de la bourgeoisie s’accélère


Palestine : Derrière l'accord Hamas-Fatah, la Tempête arabe ?


Situation décisive au Népal 

En matière de conclusion sur la situation au Népal, et ses répercussions dans le Mouvement communiste international 

Questions-réponses sur la situation au Népal

 

Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique

 

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria : l'analyse d'un communiste abertzale

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 2e partie

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

Considérations du 01/10/2012 : Copé, "droite décomplexée", montée du fascisme et islamophobie

Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

Considérations diverses (19/01/2013) : Retour sur la situation au Mali (osons le "cosmopolitisme" et la "géopolitique" !)

 

Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


La tragédie de Lampedusa est un crime impérialiste de plus contre l’humanité

Autres articles historiques

 

25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme

25 avril 1974 : la Révolution des Oeillets met fin au salazarisme

 

24 mars 1976, noche negra de Argentina : pour ne jamais oublier

La dictature militaire argentine de 1976 - 1983

 

Pierre Mulele, héros et martyr d'Afrika


Thomas sankara, leader d'un authentique processus révolutionnaire

Le 15 octobre 1987 tombait thomas sankara, le "che" africain 

 

Etudions l'histoire de la Révolution chinoise


Bref panorama historique révolutionnaire des Amériques


Quand Argala répondait (par anticipation) à certaines "lumières éclairées" du "marxisme" le plus social-chauvin...


Document historique : Déclaration "Aux Peuples d'Amérique latine" par la Junte de Coordination Révolutionnaire (Tupamaros-MIR-ELN-ERP) - 1er novembre 1974


35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


Grande étude historique : du païs à la Commune populaire, de la communauté populaire précapitaliste à la société communiste

Illustration de la théorie par un exemple historique : la Guerre des Demoiselles en Ariège

Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple