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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 21:37


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Le niveau qu'a atteint la science prolétarienne avec le maoïsme, ou le critère pour être un communiste révolutionnaire, ne sauraient se résumer à la mise en valeur de la lutte de classe jusqu'à la dictature du prolétariat, ou la défense de la dictature du prolétariat.

À côté de l'acceptation de cela, il est nécessaire d'être conscient des contradictions de classes antagoniques existantes pendant la période socialiste, sous le régime de dictature du prolétariat, d'être conscient de la lutte de classe entre la bourgeoisie et le prolétariat, de soutenir le fait qu'il y a besoin de continuer la révolution.

Sinon on ne peut pas être marxiste, ni un léniniste ni un marxiste-léniniste-maoïste.

Ensemble avec la transformation socialiste et la promotion de la production, les théories de ceux qui nient la restauration ou qui pensent qu'il n'y a qu'une très faible possibilité, ont vu leur erreur avec la pratique de l'Union soviétique, de la Chine et de l'Europe de l'Est. Ceux qui soutiennent ou s'appuient sur Marx pour défendre cela n'ont ou pas compris Marx, ou à cause de leurs emprunts révisionnistes se sont engagés eux-mêmes dans ces altérations.

Comme cela est connu, Marx a assisté, durant sa propre époque, au développement du socialisme dans les pays capitalistes, en Europe et dans d'autres pays développés. Dans la réalisation de cela, le capitalisme a pu être affronté, grâce au fait que ces pays sont développés, les problèmes de production et de distribution ont pu être suffisamment importants. Ainsi le danger de régression ne disparaît pas complètement mais il serait compliqué.

Mais la révolution a avancé durant la période impérialiste dans les chaînes les plus faibles, dans les zones relativement arriérées.

La réalité du capitalisme au stade impérialiste a été la source d'un développement contraire à la prévision de Marx.

La situation n'amène pas l'erreur de la théorie de Marx, mais résulte de nouveaux développements et de problèmes qui ont été causé par les conditions concrètes.

Celui qui ne peut pas concevoir les développements dans ces conditions concrètes, qui confond cela avec la période de Marx, et ainsi celui qui utilise la stratégie et les tactiques de la ligne de lutte appropriée à la réalité concrète de la période de Marx, afin de faire face aux impérialistes, celui-là se trompe et est le représentant du passé.

Pour ceux qui sont coincés dans ce tunnel temporel, même la réalité de la révolution et la gestion du socialisme dans un pays arriéré comme la Russie n'ont pas été suffisant pour modifier leur point de vue. Nous parlerons de cela une autre fois. Nous nous concentrerons ici sur la question de la restauration.

La formation de la construction du socialisme dans des pays comme la Russie, et non pas dans des pays capitalistes développés, même non pris dans leur ensemble, a agrandi les bases économiques des risques de restauration. C'est un désavantage.

Mais la question ne peut pas se confiner dans le développement économique. Les tenants des positions clefs de la haute bourgeoisie doivent être mis en rapport avec les dangers de la nouvelle bourgeoisie.

De ce point de vue, le danger n'a pas eu pas comme source ce que l'on pensait initialement, les classes exploiteuses, mais la nouvelle bourgeoisie apparaissant à l'intérieur du gouvernement et du Parti, et qui a son fondement dans la construction du socialisme.

Le socialisme n'est pas une société sans classes, sans affrontements et sans contradictions. C'est une période de transition où il y a de durs combats ayant pour cause des contradictions antagoniques. La modification des rapports de production n'était pas en fait la socialisation de la société au nom des ouvriers, mais signifiait le contrôle des propriétaires des moyens de production. La distribution était encore organisée par les principes juridiques bourgeois, cette action était faite "selon le travail". Il était impossible de faire vraiment cesser l'inégalité.

La transformation de la propriété des moyens de production dans le socialisme était loin de produire une solution aux problèmes des rapports entre les producteurs eux-mêmes, entre les producteurs et les gestionnaires.

Tous ces problèmes ont été suffisants pour comprendre que dans le socialisme la contradiction bourgeoisie / prolétariat continuerait sur ces bases économiques, malgré la transformation de la propriété. La position de pouvoir du prolétariat est une barricade contre la nouvelle bourgeoisie, mais cela ne signifie pas la fin du risque de relâchement. Même avec le prolétariat au pouvoir dans l’État, le Parti forme un problème. Malgré le fait que ce soit des instruments essentiels pour attendre le communisme, dans la perspective du communisme ils ont un côté bourgeois en eux. C'est l’État bourgeois sans la bourgeoisie. De ce point de vue, le fait de savoir qui contrôle l’État et le Parti, comment le pouvoir a été pris, et la ligne politico-idéologique, sont des questions majeures.

Si une ligne n'amène pas une société au communisme, si elle n'amène pas à avoir la capacité à résoudre les contradictions existantes en faveur des travailleurs, si elle ne minimise pas le besoin de l’État et du Parti afin que les travailleurs deviennent les maîtres, et si elle n'est pas capable de distribuer le pouvoir dans la société sur la route au communisme, alors il y a un problème. Être au pouvoir est un instrument pour mobiliser les masses travailleuses vers le communisme.

Ici l'importance de la question de la "révolution socialiste" devient plus apparente. Le pouvoir prolétaire n'est pas le monopole du Parti, celui-ci est la force guidant par la gestion de la direction du Parti, et c'est le soutien de ce pouvoir par les masses travailleuses. Les travailleurs ne peuvent pas être privés du contrôle de la société, du droit à se révolter contre l'injustice, quel qu'en soit le prétexte ; ils ne peuvent pas être privés de leur droit à la continuation de la révolution.

Le camarade Kaypakkaya, qui était armé par ces leçons, était un grand maoïste… Il a affirmé le fait que dans le socialisme, en plus de la nouvelle bourgeoisie, les anciennes forces exploiteuses continueront d'exister, et qu'il n'est pas possible de s'en débarrasser librement, comme il le dit :

"Après la réalisation de la dictature du prolétariat, et même après la transformation collective complète des instruments de production, elles conserveront leur existence idéologico-culturelle. C'est la raison pour laquelle même dans la dictature du prolétariat il faut continuer la révolution".

Il est faux d'affirmer qu'après la transformation socialiste des moyens de production, où il n'y a plus de propriétaires d'usines, "il n'y a pas de bourgeoisie".


Kaypakkaya est l'arme du maoïsme en Turquie

Kaypakkaya est une nouvelle étape qualitative dans l'histoire de la révolution en Turquie. Le mouvement communiste en Turquie a émergé comme un résultat de la révolution d'Octobre. Avec la conférence tenue le 10 septembre 1920 à Bakou, le TKP (Parti communiste de Turquie) a été fondé sous la direction de Mustapha Suphi.

Malgré le qualificatif de communiste le TKP avait d'importants défauts. Le côté bourgeois féodal bureaucratique turc du kémalisme n'était pas vu. Cette erreur a amené le TKP à des problèmes et des faiblesses concernant les problèmes et les devoirs de la révolution. Ainsi, concernant les questions des peuples et minorités opprimés, un programme stable n'avait pas été fait.

Malgré le très important aspect qu'ont été les limites des conditions de cette période, l'inexpérience du mouvement, il n'était pas justifié de ne pas critiquer les erreurs et de ne pas se séparer de ces problèmes. Ce sont justement ces erreurs qui ont coûté si cher au Parti communiste de Turquie. C'est par traîtrise que Mustapha Suphi et ses camarades ont été massacré sur la mer noire par les contre - révolutionnaires kémalistes.

Après Mustapha Suphi, Sefik Husnu et son groupe ont assumé la direction du TKP. Malgré toutes ces expériences, au lieu d'apprendre de ces erreurs, le TKP fut transformé en une base du réformisme, du révisionnisme et du social-chauvinisme. Conduit par la clique de Yakup Demi et Ismail Bilen, le TKP devint la marionnette du social-impérialisme russe. Dans l'histoire de la révolution turque, dans la période de 50 années après Mustapha Suphi et jusque les années 1970, ce sont la collaboration de classe, le réformisme, le chauvinisme et les suivistes de la bourgeoisie qui prédominent. Dans les années 1970, les actions révolutionnaires de rébellion du THKO [Armée Populaire de Libération de la Turquie] et du THKP [Parti et Armée de la libération du peuple de Turquie] défièrent le pacifisme.

Mais ces rébellions révolutionnaires n'étaient idéologiquement et politiquement pas sur une ligne communiste. La lutte contre le révisionnisme moderne et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne sous la direction de Mao Zedong ont influencé tous les mouvement révolutionnaires, y compris le THKO et le THKP/C.

Mais ceux-ci n'ont pas pu assimiler et intégrer la ligne de cette lutte. Ils n'ont pas pu se séparer radicalement du révisionnisme moderne, ils ont diffusé une position de simple bienveillance. Ils n'ont ainsi pas pu exprimer une séparation fondamentale par rapport aux anciennes erreurs dans toutes les questions de la révolution. Ils n'ont pas pu se séparer du kémalisme qui est l'idéologie officielle du système. L’État bourgeois, les théories militaires qui n'avaient pas disparu, l'optimisme par rapport aux militaires turcs, amenaient des tendances putschistes. La ligne fausse quant à l'essence de la Révolution Démocratique et de ses devoirs, de ses alliés et de ses objectifs etc., n'avait pas été dépassé. On en restait au cadre de Castro et Guevara.

Quant au TIIKP qui prétendait défendre le maoïsme, il était sur une ligne réformiste de droite. Le camarade Kaypakkaya a combattu idéologiquement sans pitié contre cette ligne réformiste de droite du TIIKP. Cette lutte a atteint une nouvelle étape en février 1972 avec les décisions du DABK [Comité territorial d'Anatolie orientale]. Dans la lutte idéologique contre le quartier général, qui persistait de manière incorrigible dans le révisionnisme et l'opportunisme, une nouvelle période commença. Dans la lutte contre le révisionnisme du TIIKP fut fondé en avril 1972 le TKP(ML) [Parti communiste de Turquie (Marxiste-Léniniste)] sous la direction du camarade Ibrahim Kaypakkaya, en tant que produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne.

Le prolétariat mondial a gagné une importante position avec la fondation et le développement du TKP(ML) sur des principes marxistes-léninistes-maoïstes en Turquie et dans le Kurdistan turc.

Nos peuples de différentes nationalités et le prolétariat ont formé une avant-garde marxiste-léniniste-maoïste. La fondation du TKP(ML) a été une nouveau saut qualitatif. Les vrais héritiers du Marxisme - Léninisme - Maoïsme étaient en scène. Les lignes chauvines, révisionnistes, réformistes et tous les types de lignes bourgeoises étaient brisées. En lieu et place du gauchisme dû au fait qu'ils n'étaient pas arrivés à se séparer du kémalisme et du système bourgeois-féodal, un lutte partant d'un programme fort et liée aux problèmes de notre révolution était initiée, coûtant en pratique de nombreuses vies.


La Révolution de Nouvelle Démocratie

La grande révolution d'Octobre a ouvert la période de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. Dans ce siècle, la lutte pour la Nouvelle Révolution Démocratique, qui est contre l'impérialisme et ses laquais dans les pays coloniaux et semi-coloniaux, devint un élément de la révolution prolétarienne mondiale, contrairement aux anciennes révolutions démocratiques bourgeoises.

Le camarade Mao Zedong a enrichi la science du prolétariat en ce domaine avec des contributions qualitatives. Il a personnellement guidé cela, et avec les expériences gagnées durant la Révolution Démocratique chinoise, il a amené la théorie à une nouvelle étape.

Le camarade Kaypakkaya a compris les leçons du camarade Mao sur la Révolution Démocratique Populaire et le pouvoir populaire démocratique, et les a adapté aux conditions concrètes de notre pays. Il a analysé la Turquie comme un pays semi-colonial semi-féodal lié à l'impérialisme.

Partant de la réalité qui est que l'impérialisme, le capitalisme bureaucratique et le féodalisme sont les plus grands obstacles pour notre révolution, la révolution sera non pas socialiste prolétarienne mais de nouvelle démocratie, les tâches à résoudre sont principalement d'essence anti-féodale et anti-impérialiste.

Le camarade Kaypakkaya a tiré cette conclusion, incontournable vu les conditions du prolétariat révolutionnaire dans notre pays, des programmes maximums de la nouvelle Révolution Démocratique et du pouvoir populaire démocratique, dans la perspective de faire la place pour une révolution socialiste, et dans le sens d'une lutte persistante pour la transition du socialisme au communisme.

Cela est dû au fait qu'il a tiré cela du point de vue de la plus grande expérience de la révolution prolétarienne mondiale, que cette ligne est opposé en tous points et en tous sens du démocratisme bourgeois, du crétinisme parlementaire bourgeois et des élections bourgeoises.

Le camarade Kaypakkaya a exprimé le fait que la contradiction entre le féodalisme et les larges masses est la contradiction principale, parce que cette contradiction joue un rôle déterminant sur les autres contradictions qui sont celles entre le prolétariat, la bourgeoisie, l'impérialisme, et le peuple et les dominants. Ensemble avec les profonds changements qui peuvent se développer dans de telles conditions (par exemple durant l'occupation impérialiste), il a expliqué que la contradiction principale pouvait changer, mais pour la Turquie semi-coloniale semi-féodale liée à l'impérialisme, la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie deviendra plus claire, qu'une solution se développerait au fur et à mesure, par la pratique. Cela pourra être rendu possible par la résolution de la contradiction entre le féodalisme et les masses populaires.

Il a également exprimé le fait que les conditions pour le socialisme seraient rendues possibles par la modification des restes du moyen-âge. Il a mentionné le fait qu'une solution à la contradiction entre le féodalisme et les masses jouerait un rôle décisif dans l'élimination de l'impérialisme et de ses partisans dans notre pays.

Il a également affirmé le fait que la révolution démocratique populaire, qui est une révolution agraire par essence, montre que notre lutte est également anti-fasciste. Car le fascisme est en Turquie la forme de pouvoir des laquais des impérialistes, de la bourgeoisie bureaucratique et des propriétaires terriens. Les conditions économiques, sociales, politiques et historiques en Turquie ont rendu obligatoires l'appel au fascisme par le pouvoir bourgeois bureaucratique.

Briser le fascisme, gagner la démocratie est possible par une Révolution de Nouvelle Démocratie.

La lutte anti-impérialiste, anti-féodale, est de ce point de vue en même temps une lutte anti-fasciste. La réalité de la Turquie a prouvé cela, et ceux qui espèrent en la démocratie sans révolution souffrent de sérieuses désillusions.

Comment est-il possible de gagner la démocratie et l'indépendance si la question de base de la prise du pouvoir est omise ? Ceux qui n'ont pas pu comprendre la théorie marxiste-léniniste-maoïste de la révolution continuant graduellement ont accusé le camarade Kaypakkaya de "révolutionnarisme paysan". Les trotskystes qui défendent "un seul type de révolution" nient la vérité des deux composantes de la révolution prolétarienne mondiale qui sont : dans les pays impérialistes la révolution socialiste, dans les pays opprimés la révolution démocratique. Ces trotskystes n'ont également pas pu comprendre la révolution démocratique chinoise, à laquelle ils se sont opposés de par le passé. Les trotskystes, qui nient le rôle fondamental de la paysannerie dans la révolution dans les pays coloniaux et semi-coloniaux, se sont opposés à la ligne de l'établissement de la paysannerie pauvre et sans terre comme chefs en Chine, où des millions parmi elle ont été mobilisé dans le mouvement paysan. Cette négation s'exprime elle-même dans les cris comme "la direction du prolétariat a été niée". Tandis que la question n'était pas de savoir qui dirigerait la révolution, mais bien plutôt de savoir quelle force dans la paysannerie serait prise comme base.

Tous les opportunistes, qui embrassent ces idées puisant leurs racines dans le trotskysme sont loin de comprendre la qualité des révolutions dans les pays coloniaux et semi-coloniaux. En fait c'était une attaque non simplement contre la révolution chinoise mais sur le prolétariat de la révolution mondiale. Une des allégations de ceux qui tentent de calomnier ou d'atteindre à la réputation du maoïsme avec des fausses accusations, tel que "la doctrine de la Révolution maoïste de Nouvelle Démocratie ne va pas plus loin que le démocratisme bourgeois et exclut le socialisme".

Mao a détruit cet énorme mensonge le jour suivant la victoire de la révolution démocratique. Le 5 mars 1949 il affirme que "l'objectif est le communisme". Mao s'oppose à ceux qui, comme Liu Sio Si, nient la transition au socialisme et les sauts vers le communisme avec les slogans comme "consolidation de l’État de Nouvelle Démocratie", "renforcement de l'économie de Nouvelle Démocratie" etc.

Il dit que la principale contradiction qui existe est entre la bourgeoisie et le prolétariat, et il ordonne l'initiation immédiate de la révolution socialiste.


Le Parti communiste, l'Armée populaire, le Front uni

Le camarade Kaypakkaya nous dit que :

"De nos jours la tâche principale des révolutionnaires communistes en Turquie consiste en la création des trois armes du peuple (…). Un Parti communiste armé d'une discipline d'acier, purifié du subjectivisme, du révisionnisme et du dogmatisme, uni avec le peuple, unifiant la théorie et la pratique, utilisant les méthodes de l'autocritique, les Forces armées populaires sous la direction d'un tel Parti, et un Front uni du peuple encore une fois sous la direction d'un tel Parti".

En absence de cela, cela serait seulement un rêve que d'amener la révolution démocratique à la victoire. Dans la révolution l'hégémonie du prolétariat est seulement de signification avec le rôle du Parti. Ceux qui de manière opportuniste rejettent le rôle d'avant-garde du Parti, l'Armée populaire, la Guerre populaire, sous la direction du prolétariat, l'alliance fondamentale entre les ouvriers et les paysans et nient la direction du Parti, ceux qui tentent de faire dégénérer cela, à ceux-là il faut s'opposer.

Car le Parti marxiste-léniniste-maoïste a une importance capitale dans la lutte pour changer le monde. La révolution prolétarienne ne peut pas être séparée du Parti prolétaire. La formation du caractère collectif de la conscience des éléments les plus avancés du prolétariat, la mobilisation des masses sur des bases justes, avancer vers le communisme, ne sont pas possibles sans un Parti communiste d'avant-garde comme instrument de la lutte pour la révolution, le socialisme, le communisme.

Lorsque nous faisons remarquer l'importance essentielle du Parti maoïste, nous ne pouvons pas le mettre sur le même plan que les classes et le travailleur. Le Parti trouve son sens dans la mesure où il est l'instrument de cela. Un Parti qui rompt avec les intérêts du prolétariat, avec la révolution, ne peut pas être le guide du prolétariat. De ce point de vue, il n'est pas possible de voir comme tabou le fait de "toucher" le Parti. Contre les erreurs, les injustices, il y a naturellement une opposition. C'est un droit comme un devoir.

La direction ne peut pas être vu comme supérieure aux autres, la direction est la capacité à être l'instrument qui amène la révolution, elle doit être au service des masses et transformer celles-ci en direction. Ce n'est jamais malgré les masses ; la direction doit satisfaire l'attraction des masses dans la lutte politique. Le Parti maoïste est une condition pour la révolution. Le TKP(ML) est un Parti maoïste. Se mettre à distance d'un Parti maoïste c'est se mettre à distance de la révolution. Le TKP(ML) qui est armé de la conscience maoïste est conscient que le Parti n'est pas une unité simple mais qu'il se divise continuellement en deux. Il a compris que la lutte entre la vérité et l'erreur continue partout.

Le caractère vrai de cette lutte que nous appelons lutte entre deux lignes dans les sociétés de classe implique la lutte de classe. Il n'y a pas de substance qui ne permette pas à deux choses de devenir une, et d'une, deux. Le Parti n'est pas exempté de cette contradiction qui forme l'essence de la dialectique. En tant que produit d'une société de classe, changeant de niveau et même s'il y a quelques changements, cela est présent continuellement ; celui qui parle de "ligne complète d'une plate-forme" ou de "déviation" n'a pas compris le maoïsme.

Il y a des ajustements à faire au niveau de la ligne. Mais cela signifie comprendre les différentes vues en-dehors de la ligne, même si elles ne sont pas au niveau d'une plate-forme systématique.

La paysannerie est par exemple composée de différents pôles ; ainsi les paysanneries riche, moyenne, pauvre, sans terre. Donc le centre de l'alliance avec les masses paysannes en général doit être le semi-prolétariat sans terre ou la paysannerie ayant peu de terres. La petite-bourgeoisie et l'aile gauche de la bourgeoisie nationale sont les autres composants du Front uni.

Le Front uni populaire signifie l'unification sous la direction du prolétariat de ces forces alliées, comme l'alliance fondamentale des paysans et des ouvriers. Il est évident que cela ne peut pas être réalisé selon une ligne droite.

Cela est dû aux relations proches du prolétariat et du front, étudiées par le camarade Kaypakkaya pour le front dans la perspective de fondation des organes du pouvoir politique. Cette logique est correcte. Est-il possible d'unifier les autres forces révolutionnaires sous la bannière du prolétariat, sans devenir d'abord une alternative, une force ? C'est possible si la bannière du prolétariat est abandonnée et si l'on suit la bourgeoisie. Le prolétariat ne peut pas accepter cela. La direction lui revient non seulement par les devoirs de l'alliance entre ouvriers et paysans ou encore la révolution démocratique, mais également afin de mobiliser les masses dans la perspective du socialisme et du communisme. Cela nécessite le rejet absolu des lignes suivant la bourgeoisie.


La Guerre populaire

Dans les pays coloniaux et semi-coloniaux, la voie de la victoire est, pour la Révolution de Nouvelle Démocratie, la Guerre populaire.

Une des caractéristiques de ces pays est le développement instable des structures économico-politico-sociales. La situation cause un développement instable de la guerre révolutionnaire, au lieu d'une ligne droite. Une autre caractéristique est la faiblesse relative du capitalisme, la présence du féodalisme, à cause des contenus sociaux la question nationale, et d'autres problèmes paysans.

Une autre essence de la Guerre populaire est le rôle que la paysannerie va jouer dans notre révolution, sous direction du prolétariat. La Guerre populaire ne peut pas être expliqué simplement par les raisons comme "le féodalisme prédomine" ou "la majorité de la population consiste en des paysans". L'aspect le plus important est la dépendance vis-à-vis de l'impérialisme. Cette situation amène le contrôle relativement facile des villes par les impérialistes et leurs laquais. Et la campagne devient leur point faible. À cause de ces rapports complexes la révolution est plus avantagée à la campagne.

La Guerre populaire ne consiste pas simplement en une ligne militaire. La Guerre populaire est avant tout la ligne stratégique et politique de la Révolution de Nouvelle Démocratie. La Guerre populaire établit les conditions pour l'établissement de la direction du prolétariat avec le Parti communiste comme instrument. C'est un point important de distinction avec les lignes aventuristes. Les bases et les organes du pouvoir politique sont les composantes de base de la Guerre populaire. La guerre de guérilla paysanne est l'instrument pour les créer. La guerre de guérilla est la forme actuelle de la première étape de la Guerre populaire, durant la phase de défense stratégique.

Cela ne signifie pas que durant les étapes de l'équilibre stratégique et de l'offensive stratégique la guérilla ne joue pas de rôle.

La Guerre populaire a également une importance stratégique. L'importance stratégique extrême de l'Armée populaire de guérilla est directement reliée à ces vérités. L'importance de la compréhension de ces questions par le camarade Kaypakkaya ont été prouvé par les pratiques sociales dans notre pays.

C'est la seule voie pour battre l'ennemi, pour accomplir les tâches de la Révolution de Nouvelle Démocratie. Les expériences du mouvement national kurde, la réalité de la guerre de guérilla des paysans, sous la direction des organes politiques du TKP(ML), les Guerres populaires au Pérou et aux Philippines, montrent que la Guerre populaire, ce n'est pas se battre pour se battre, mais c'est la voie pour mener à bien les tâches de la révolution selon la ligne marxiste-léniniste-maoïste.

Notre tâche centrale aujourd'hui est la guerre de guérilla paysanne, afin d'établir les organes du pouvoir politique ; c'est l'instrument qui permettra d'accomplir notre ligne politico-idéologique marxiste-léniniste-maoïste. C'est la plus haute forme de la politique. Le camarade Kaypakkaya en avait une compréhension très claire, celle des rapports entre le Parti et l'Armée, entre les politiques et les armes. Il a fait souligner que le principe selon lequel le Parti guide l'Armée et la politique et les armes, et que cela ne saurait être modifié.

Il dit ainsi :

"Le point de vue seulement militaire est défendu par ceux qui assument de se battre pour l'idée de se battre". Nous voulons lutter, nous battre afin de remplir les tâches politiques de la révolution. Nous défendons la lutte armée afin d'arriver au pouvoir populaire par la destruction pas à pas des autorités locales et centrales. Cela nous pouvons le faire dans les campagnes, par l'Armée populaire sous direction du Parti".

Les conditions dans notre pays nous ont forcé à la lutte armée comme forme principale de lutte, afin de pouvoir remplir les tâches de la révolution. Ceux qui persistent à refuser à comprendre les conditions historiques, sociales, politiques et culturelles nuisent à la révolution. Le camarade Kaypakkaya représente la ligne maoïste. Il a amené d'importantes ruptures quant à la compréhension de l'engagement en politique avec les suivistes et les prétendus intellectuels, avec le cadre de l'économisme et du foucaultisme [le structuralisme]. Il a fait assumer la politique "des masses aux masses", qui est la composante de base de la ligne révolutionnaire de masse. Il a montré de manière excellente dans sa théorie comme dans sa pratique que c'est une question de confiance vis-à-vis du Parti comme des masses.

Il a défendu les droits du peuple sur des bases scientifiques pour la révolution et le communisme. Le camarade Kaypakkaya n'a pas compris les masses comme un tout unique. Il a signalé qu'il y avait des séparations, en terme de masses avancées, d'intermédiaires et d'arriérées. Cela signifie que dans la lutte politique s'appuyer sur les masses avancées, faire avancer celles intermédiaires et au moins neutraliser celles en arrière. Dans la stabilisation politique, le groupe avancé doit être compris comme la base. Si cela n'est pas cela revient à une avant-garde fixée sur les masses moyennes et arriérées.


La question nationale

Pour la première fois dans l'histoire de la révolution turque, Kaypakkaya représente la théorie avancée qui amène les solutions justes à la question nationale kurde, comme aux autres questions. Il s'est opposé à l'oppression nationale imposée au peuple kurde et aux minorités par les classes dominantes turques, comme la bannière du véritable ennemi du prolétariat révolutionnaire.

Il a défendu de manière inconditionnelle le droit de la nation kurde à établir son propre État. Il a démasqué la vraie nature de cela et le chauvinisme qui s'oppose à ce droit. Il a défendu la composante démocratique du mouvement national de la nation kurde qui est opposée à l'oppression nationale. Il a démasqué l'idéologie kémaliste des chauvins turcs.

Kaypakkaya était analytique et scientifique. Il était un maoïste au sens vrai du terme. Il est allé au-delà des erreurs du passé du Komintern [Troisième Internationale] concernant le mouvement national kurde et le kémalisme. Le chauvinisme turc qui applaudissait l'oppression fasciste et barbare des fascistes kémalistes a été montré pour la première fois de manière effective par la ligne politico-idéologique que représentait Kaypakkaya.

Tout en défendant le côté démocratique du mouvement national, il a révélé les intentions des chefs de ce mouvement, la bourgeoisie kurde et les propriétaires terriens, qui consistent à imposer leur autorité pour utiliser le peuple kurde comme un instrument pour leurs buts.

Il a aussi appelé les travailleurs à s'unir sous la bannière du prolétariat. Il a levé le drapeau de la révolution mondiale contre les classes dominantes turques, qui sous le mot d'ordre d'"Unité nationale, patrie et indivisibilité nationale" utilisent des méthodes barbares pour garder la nation kurde dans les frontières turques.

Il a fait cela selon le principe : "droits égaux pour tous les peuples… auto-détermination pour tous les peuples et unités des travailleurs et des peuples opprimés de toutes les nationalités".

La ligne de la voie de la liberté, c'est celle-là. La seule force capable de jeter l'oppression de classe, nationale, religieuse, de langue, de genre, de la face de la terre, c'est le prolétariat révolutionnaire.

La véritable arme contre toutes les sortes de réactionnaires est le marxisme-léninisme-maoïsme.


Les conditions sont bonnes

Les conditions objectives pour la révolution sont bonnes. Les dominants turcs sont dans une crise économique et politique sérieuse. Les résultats de la crise économique sont 60 milliards de dollars de dettes, une dévaluation toujours croissante.

La banqueroute de la guerre totale menée par les dominants contre la nation kurde et toutes les différentes nationalités de notre peuple a aggravé la crise économique. Les ordres du FMI pour privatiser font encore plus peser la balance. Même les dominants appellent au secours et disent eux-mêmes qu'ils sont "finis".

Ils n'ont pas de remède. Le système est également défait politiquement. Toutes les politiques ont fait banqueroute. Ils ne savent plus où aller. Est-ce qu'il y a quelque chose qu'ils n'ont pas essayé ? Maintenant ils parlent de campagnes. Alors qu'en fait le général en chef du staff est déjà en place [le MGK est le Conseil de sûreté de l’État décidant de tout et contrôlé par une majorité de militaires]. Les contradictions et les clash entre les dominants ont approfondi celles des partis du système. Le système avec toutes ses organisations fait face à la banqueroute.

C'est la raison de leur sauvagerie, de leur férocité. L'armée en laquelle ils croient décade. Les désertions augmentent, recruter des soldats devient un problème. Leurs attaques féroces augmentent leur dépression. La crise économique et politique va de pair avec une situation de soulèvement révolutionnaire. Il est très clair que c'est ce qu'il y a à faire. Persévérer dans la Guerre populaire. Rejeter les solutions alternatives, comme il est vulgairement dit, "alerter les masses contre la nouvelle république" et les "projets réformistes". Une libération sans les organes du pouvoir politique, et sans la guerre de guérilla comme tâche centrale pour cela, est une illusion. La construction d'une nouvelle société, gagner la pouvoir politique pour la révolution mondiale, cela ne peut pas être repoussé. Détruire ce système décadent pièce par pièce est non seulement possible mais nécessaire.

Les impérialistes tentent de cacher le vieux avec le "Nouvel ordre mondial", leurs réflexions de "monde en paix". Mais ce système, c'est la confusion qui est la plus apparente. Contrairement à leurs mensonges quant à la stabilisation, les contradictions principales se sont approfondies. La tempête révolutionnaire dans les colonies et les semi-colonies continue. Les sociaux-impérialistes de Russie et ses alliés ont abandonné la compétition avec les USA et l'OTAN. Les contre-révolutionnaires mondiaux ont tenté de donner l'impression que "le communisme est mort". Ils ont bien plutôt peur des luttes du prolétariat mondial et des luttes populaires. Les interventions impérialistes dans le monde ont atteint leurs points de blocage au Pérou, aux Philippines et en Turquie. Les soi-disantes alternatives tentent de dépasser les impasses en Palestine, au Moyen-Orient, au Caucase, et en Yougoslavie, cela est clair. La "stabilisation" et le "Nouvel ordre mondial" ont amené un plus grand chaos. La compétition impérialiste s'approfondit également.

De fait, la révolution est la tendance principale.

La contradiction principale est toujours celle entre l'impérialisme mondial et les peuples opprimés. Comme Mao l'a affirmé, "la voie est sinueuse, mais l'avenir est lumineux". Encore une fois les avancées de la Guerre populaire ont montré que le plus fort n'est pas celui avec le plus d'armes et les bombes, mais le peuple.

Les forces militaires, ayant apparemment de plus en plus peur, peuvent être défaites et ont été défaites par la grande force du peuple guidé par le Parti communiste. Tant que le maoïsme est compris, tant que la Guerre populaire est menée à partir d'une position correcte. Ceux qui ont des idées arriérées et qui regardent cela simplement du point de vue de la technologie ou des armes n'apprennent pas à se rebeller pour la révolution. Malgré le soutien initialement des USA, aidé par les autres impérialistes et les Nations Unies, le TKP(ML), avec son soulèvement, n'est pas à ignorer, toute proportion gardée eu égard des honorables résultats de la Guerre populaire au Pérou sous la direction du Parti communiste du Pérou. La tâche est de rejoindre la lutte, et de l'appuyer.


En avant sur la ligne de Kaypakkaya avec le maoïsme !


Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !


Le chef communiste Kaypakkaya vit !


La ligne de Gonzalo vit et se bat !

 

(NDLR : le document date probablement de la première moitié des années 1990)

Pour en savoir plus sur TKP(ML) : ici



TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Théorie
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Red 11/09/2011 10:53


D'accord, merci pour les infos! Je vais mener mon enquête ^^


Red 10/09/2011 17:56


Connu et très bon ce texte du TKP-ML... Je trouve que c'est un des meilleurs résumés des différents aspects idéologiques de l'étape maoïste d'ailleurs.
Tu saurais où en est le TKP-ML sinon, et le TIKKO...? Contrairement au MLKP c'est difficile de trouver des infos.

Yasasin partimiz TKP-ML! Ve saldir!


Servir_Le_Peuple 10/09/2011 20:34



Ben je sais que le MKP en vient (scission de 1994) mais il reste une partie qui continue à s'appeler TKP/ML (avec un slash a priori), et qui est à l'ICMLPO alors que le MKP est plutôt proche du
MRI ou de ce qu'il en reste (concrètement, du PCmF, PCR Canada, Proletari Comunisti etc.). Je ne suis pas très calé en "turcs", je les situe à peu près idéologiquement mais pas plus. L. doit plus
s'y connaître.



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DOSSIER PALESTINE (conflit de juillet 2014) :
Sionisme, islamisme et ennemi principal : quelques précisions
Post-scriptum important : le cas Feiglin
Le sionisme, "fils de France"
Au cas où il serait utile de le préciser...
Deux clarifications importantes
Flash info en direct : ils ont semé la hoggra, ils ont récolté l'Intifada !
Flash info - importance haute : la manifestation pro-palestinienne de demain à Paris est INTERDITE
Le problème avec la Palestine...
Grande manif contre les crimes sionistes à Paris (13/07)
Magnifique manifestation pour la Palestine à Tolosa, capitale d'Occitanie occupée
Petites considérations sur le sionisme et l'identification-"obsession" palestinienne
Considérations diverses : une mise au point nécessaire sur nos positions internationalistes et aux côtés des Peuples

juin 2014

POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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  • KKE(m-l) (marxiste-léniniste 'maofriendly', partie en anglais, le reste en grec)
  • ANTARSYA (Coordination de la gauche anticapitaliste pour le renversement, avec des trotskystes, des 'maos' etc., en grec)
  • ANTARSYA - France (site en français)
  • Laïki Enotita ("Unité populaire") - France (en français et en grec, scission anti-capitulation de SYRIZA, pour s'informer)
    EKKE (Mouvement communiste révolutionnaire de Grèce, 'maoïsant' et membre d'ANTARSYA, présentation en anglais, le reste en grec)

Karayib (Antilles-Guyane) & Larényon (Réunion) okupé : 

Monde arabe / Résistance palestinienne :

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    Nouvelle Turquie (nouveau site)
  • YPG (Unités de Protection du Peuple, Kurdistan "de Syrie", en anglais)
    PKK (Kurdistan "de Turquie", site en anglais)
    PYD (Parti de l'Union démocratique, Kurdistan "syrien", site en anglais)
    ActuKurde (site d'information en français)

Afrique :

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Antifa :

Action Antifasciste Bordeaux (plus mis à jour, mais "cave aux trésors")

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La Horde, portail d'information antifa

Rebellyon - rubrique "Facho"

Redskins Limoges

Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")

Document : Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)

 

Guerre pop' - Asie du Sud :

Inde Rouge (nouveau site "officiel" francophone)

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Comité de solidarité franco-népalais

Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

J. Adarshini (excellent site en français)

Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

The PRWC Blogs

(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

Solidarité Philippines

Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

Guerre pop' & Luttes armées - Amérique latine :

CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

Nuevo Peru (Pérou, basé en Allemagne, en castillan et allemand principalement)

Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

Archives

Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

Autres analyses d'actualité

Sarkozy en Chine : ramener le "péril jaune" dans le "droit chemin"

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Nouvelle crise : deux Présidents en Côte d’Ivoire


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Pour la "petite" histoire : Marine Le Pen succède (comme prévu) à son père.

Retour sur les cantonales : des signaux déterminants pour l'avenir

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Ce qui a merdé en Libye...


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Palestine : Derrière l'accord Hamas-Fatah, la Tempête arabe ?


Situation décisive au Népal 

En matière de conclusion sur la situation au Népal, et ses répercussions dans le Mouvement communiste international 

Questions-réponses sur la situation au Népal

 

Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique

 

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria : l'analyse d'un communiste abertzale

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 2e partie

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

Considérations du 01/10/2012 : Copé, "droite décomplexée", montée du fascisme et islamophobie

Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

Considérations diverses (19/01/2013) : Retour sur la situation au Mali (osons le "cosmopolitisme" et la "géopolitique" !)

 

Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


La tragédie de Lampedusa est un crime impérialiste de plus contre l’humanité

Autres articles historiques

 

25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme

25 avril 1974 : la Révolution des Oeillets met fin au salazarisme

 

24 mars 1976, noche negra de Argentina : pour ne jamais oublier

La dictature militaire argentine de 1976 - 1983

 

Pierre Mulele, héros et martyr d'Afrika


Thomas sankara, leader d'un authentique processus révolutionnaire

Le 15 octobre 1987 tombait thomas sankara, le "che" africain 

 

Etudions l'histoire de la Révolution chinoise


Bref panorama historique révolutionnaire des Amériques


Quand Argala répondait (par anticipation) à certaines "lumières éclairées" du "marxisme" le plus social-chauvin...


Document historique : Déclaration "Aux Peuples d'Amérique latine" par la Junte de Coordination Révolutionnaire (Tupamaros-MIR-ELN-ERP) - 1er novembre 1974


35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


Grande étude historique : du païs à la Commune populaire, de la communauté populaire précapitaliste à la société communiste

Illustration de la théorie par un exemple historique : la Guerre des Demoiselles en Ariège

Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple