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Asie du Sud

Mercredi 12 septembre 2012 3 12 /09 /Sep /2012 15:27

 

Au Comité Central,

Parti Communiste du Népal - Maoïste.

Camarades,

Nous, Parti prolétarien du Purba Banglar / PBSP-Bangladesh, avons pris connaissance par votre Communiqué de Presse du 19 juin 2012 que vous avez rompu les relations avec les révisionnistes-opportunistes du PCNU et formé un nouveau Parti. Nous pensons qu'il s'agit d'un important et positif pas en avant pour raviver, redécouvrir et rétablir la ligne et l'héritage révolutionnaire des révolutionnaires du Népal.

Le révisionnisme de la direction Prachanda-Bhattarai a causé un grand dommage à la cause révolutionnaire du Népal et du monde entier. Nous espérons que vous et votre Parti ferez tous les efforts pour rompre complètement avec le révisionnisme et rétablir la Révolution népalaise. Nous espérons que vous ferez tout ce qui est possible pour formuler une ligne politico-idéologique, une stratégie et un plan de travail corrects ; et que vous irez de l'avant dans la mise en œuvre de ces décisions. Et nous espérons, également, que vous formulerez et suivrez une ligne internationale correcte.

Nous souhaitons votre succès à cet égard.

Nous espérons plus de documents et d'autres informations régulièrement. Nous vous tiendrons absolument informés de nos commentaires et évaluations de vos décisions et de vos documents.

Salutations communistes,

Comité Central,

PBSP (Bangladesh).

9 juillet 2012.

 

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nepal

Unité des masses d'Asie du Sud contre l'impérialisme !

 


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Vendredi 31 août 2012 5 31 /08 /Août /2012 11:12

 

[1ère PARTIE]

 

Lgtang2-28Prachanda a dévié de la théorie basique de la révolution de nouvelle démocratie. Il a défini la révolution de nouvelle démocratie comme s'accomplissant en deux étapes - d'abord contre le féodalisme et ensuite contre l'impérialisme. En réalité, ceci ne correspond pas aux caractéristiques de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. 

 

Au cours de la révolution de nouvelle démocratie, il y a parfois une menace majeure pour la démocratie, et parfois pour la souveraineté nationale, et la forme de la lutte est organisée pour répondre à la menace considérée. Mais cela ne signifie pas qu'il y ait deux étapes de la révolution ; l'une contre le féodalisme et l'autre contre l'impérialisme. Le féodalisme et l'impérialisme sont inséparablement interconnectés l'un à l'autre et le pouvoir d’État dans un tel pays représente simultanément les intérêts des deux. C'est la caractéristique de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. Donc, détruire le pouvoir étatique réactionnaire qui représente les intérêts à la fois du féodalisme et de l'impérialisme et construire un nouveau pouvoir à sa place est la première étape vers la révolution de nouvelle démocratie dans un pays semi-féodal et semi-colonial. Prachanda et sa clique se sont considérablement éloignés de cette réalité.  

 

Dans un certain contexte, il a dit que la fin de la monarchie est une sorte d'accomplissement de la révolution de nouvelle démocratie au Népal. Ceci est complètement faux. Dans une interview, il dit : "A présent, nous arrivons à la conclusion que la tâche restante de la nouvelle démocratie (dont une partie a été accomplie) et la stratégie de la révolution socialiste ont convergé en une seule. La tâche restante de la nouvelle démocratie et la tâche d'accomplir la révolution socialiste à travers l'insurrection populaire et l'insurrection armée ont convergé en une seule stratégie, plutôt que d'accomplir la révolution de nouvelle démocratie à une étape et la révolution socialiste dans une autre". 

 

La citation qui précède signifie que la révolution de nouvelle démocratie a été accomplie au Népal. Ceci n'est pas en accord avec ce que le MLM dit de la révolution de nouvelle démocratie, qui est accomplie lorsqu'il a été mis fin à la féodalité et à l'impérialisme. La monarchie a été abolie au Népal mais ceci n'a apporté aucun changement fondamental au féodalisme et au mode de production féodal. Les agents de l'expansionnisme indien dominent le pouvoir d’État. L'indépendance nationale est en grave danger. Le pays va vers la sikkimisation. Alors, dans une telle situation, comment la révolution de nouvelle démocratie peut-elle avoir été accomplie au Népal ? La révolution de nouvelle démocratie signifie-t-elle seulement la république, le fédéralisme et le sécularisme ? Est-ce qu'un pouvoir populaire anti-féodal et anti-impérialiste a été établi au Népal ? Certainement pas. Sa position, selon laquelle la révolution de nouvelle démocratie a été accomplie pour l'essentiel et que la révolution socialiste est la prochaine tâche entre nos mains, n'est autre qu'une escroquerie néo-révisionniste mise en avant pour confondre le peuple et resté incrusté dans la république démocratique bourgeoise avec la bénédiction de l'impérialisme et de l'expansionnisme indien. C'est en fait un exemple détestable de trahison envers le peuple népalais et la nation de la part de Prachanda. 


Mao a dit que le Parti, l'Armée et le Front uni étaient les "trois épées magiques" de la révolution. Il disait : "Un Parti bien discipliné, armé de la théorie marxiste-léniniste, utilisant la méthode de l'auto-critique et lié aux masses du peuple, une Armée sous la direction d'un tel Parti, et un Front uni de toutes les classes et groupes révolutionnaires sous la direction d'un tel Parti ; telles sont les trois principales épées avec lesquelles nous avons défait l'ennemi". Mao a mis ici en évidence le nœud du problème en identifiant l'urgence du Parti, de l'Armée et du Front uni pour mener la révolution à la victoire.
 

 

Est-ce que le PCUN(M) ressemble au Parti auquel Mao fait référence dans cette citation ? Non, pas du tout.

 

La manière dont Prachanda a travaillé idéologiquement et politiquement pour relâcher la force de la révolution dans le Parti a été mentionnée précédemment. De surcroît, il a ouvert la porte à l'embourgeoisement du Parti en recueillant une foule de bureaucrates dans les plus hauts comités et d'anarchistes et de bénis oui-oui dans les plus bas. Les comités du Parti sont devenus si corpulents et lourds qu'ils n'étaient un environnement encourageant ni pour la discussion, la critique et l'auto-critique, ni pour la pratique collective. Cela a créé une situation telle que le système de décision collective et responsabilité individuelle a été remplacé par un système de décision individuelle et responsabilité collective. Maintenant, plus personne ne peut être dupe du fait qu'il s'agissait d'un plan pour graduellement désorienter les cadres de la ligne et de la conduite communiste et ainsi transformer le Parti communiste en un Parti bourgeois. C'est le caractère néo-révisionniste de Prachanda qui a affaibli la force idéologique et embourgeoisé le Parti au moyen de mauvaises méthodes d'organisation. Prachanda, de cette manière, a liquidé le caractère révolutionnaire du Parti dans tous les aspects de l'idéologie, de la politique et de l'organisation.

 

Prachanda a conduit l'Armée populaire de libération du Népal, qui avait été construite sur le concept "le peuple n'a rien sans l'Armée du peuple", à capituler devant l'Armée népalaise. Il dit que c'est une intégration. L'APL qui avait été organisée pour accomplir la révolution de nouvelle démocratie au Népal, exercer la dictature démocratique sur les ennemis de classe après celle-ci et prévenir la contre-révolution tout au long de la construction du socialisme, a été dissoute au nom de l'intégration. C'est un pas en arrière, contre-révolutionnaire, pour plaire à l'impérialisme et à l'expansionnisme et cordialement ouvrir la voie de la réconciliation avec leurs agents. Prachanda a dit que c'était un pas courageux pour bâtir la paix au Népal. Quel est cet argument ridicule ? Mentir aussi a ses limites. Il est difficile de trouver de tels exemples de capitulation de classe et nationale, et de trahison éhontée dans l'histoire du mouvement communiste international.

 

Une autre arme importante pour la révolution est le Front uni formé sous la direction du Parti révolutionnaire. Quel type de forces doit être impliqué dans ce Front uni est décidé par la contradiction principale dans la société du moment ; et il est construit sous la direction du Parti du prolétariat en incorporant toutes les forces en contradiction avec l'ennemi principal. Le Parti dirigé par Prachanda a analysé que la contradiction entre la bourgeoisie bureaucratique et compradore, les féodaux et leur maître expansionniste indien d'un côté, et le peuple népalais tout entier de l'autre était la contradiction principale dans la société népalaise. Mais il n'a pris aucune initiative pour construire un Front uni de toutes les forces patriotiques, républicaines, progressistes, de gauche et révolutionnaires, sous la direction du Parti du prolétariat, contre l'alliance réactionnaire précitée. Au contraire, il s'est mis à genoux devant les réactionnaires et leur a livré les réalisations de la révolution qui restaient. Comment cet acte peut-il être qualifié autrement que de soumission nue à la réaction domestique et étrangère ?

 

Au début du 21e siècle, le prolétariat mondial a eu une haute considération pour Prachanda comme son émancipateur et les voyous impérialistes l'ont dénoncé comme leur fossoyeur. C'était un motif de gloire et de fierté pour le prolétariat mondial. A présent il est dans une course folle pour devenir exactement le contraire. C'est un motif de douleur pour le peuple opprimé du Népal et le monde tout autant. Néanmoins, ce ne sont pas les sentiments mais la ligne idéologique et politique et l'avant-garde du prolétariat qui guident les masses laborieuses vers la révolution.

 

Donc, le plus tôt le néo-révisionnisme de Prachanda sera démasqué et défait, le plus vite le prolétariat mondial pourra ré-établir le MLM dans le MCI et libérer les peuples opprimés du joug de l'impérialisme. Les révolutionnaires n'ont pas d'autre alternative. Affaiblir la lutte idéologique et politique contre le néo-révisionnisme revient à le nourrir. Donc, la nécessité urgente aujourd'hui est d'intensifier la lutte idéologique et politique contre toutes les formes de révisionnisme et le néo-révisionnisme de Prachanda en particulier. C'est la tâche suprême des révolutionnaires au Népal comme dans le monde. Que chacun de nous s'y emploie.

 

10 Août 2012

En aparté, et suivant la considération que la lutte de lignes n'est pas terminée au Népal, et que le nouveau PCN-Maoïste va et doit être le théâtre de nouveaux affrontements idéologiques entre ligne révolutionnaire et lignes bourgeoises et petites-bourgeoises, SLP serait d'avis qu'un tandem entre Basanta (le théoricien) et Biplab (le débatteur et homme d'action) pourrait être "l'attelage" parfait pour emmener la ligne révolutionnaire vers la victoire...

A noter que le texte est toutefois assez évasif sur la problématique néo-bourgeoise (les aspirations concréto-concrètes, derrière le verbiage révisionniste, à se faire une place dans la classe dominante du pays ; ce qui peut potentiellement être le but de Prachanda depuis la fondation du Parti en 1994 !) ; et celle de la jefatura, modèle de direction imposé au Pérou par Gonzalo, avec un leader incontesté dont la "pensée" revêt un caractère de "parole d'évangile"... On relèvera d'ailleurs, au niveau international, que les tenants de la ligne gaucho-sectaire ignorent superbement de tels textes (comme précédemment celui de Biplab), qui sont pourtant des autocritiques fondamentales de la part des maoïstes révolutionnaires népalais, tout simplement parce que l'analyse développée pointe du doigt le problème fondamental : la jefatura, l'autorité idéologique incontestée de Prachanda sur le Parti, qui lui a permis d'étaler sa merde révisionniste (au service de ses plans de carrière néo-bourgeois) sans que ne s'élève de contestation, excepté de "figures" importantes comme Kiran (qui était le dirigeant n°1 de "l'ancêtre" du PCN(m)). Jefatura que les dogmato-gauchistes défendent bien sûr bec et ongles (ils ne conçoivent pas la révolution s'ils n'en sont pas les "guides éclairés") ; alors qu'elle est la cause du revers catastrophique du Pérou (décapitation ultra-facile du Parti ; facilité à faire passer dans les masses révolutionnaires l'imposture des "lettres de paix", "incontestables" car émanant - soi-disant - de Gonzalo, etc.).

 

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Jeudi 30 août 2012 4 30 /08 /Août /2012 13:54

 

Servir le Peuple est aujourd'hui en "demi-sommeil", considérant avoir joué son rôle et "bouclé" un ("petit") cycle historique de son activité militante au sein du Mouvement communiste international - dernièrement, le site a été mis en lien dans... l’État turc.
La question du Népal est, cependant, toujours (et régulièrement) abordée, car elle est pour SLP "identitaire" : entre autres choses, le site est né fin 2009 (en grande partie) sur le refus MLM de la ligne anti-dialectique considérant qu'au Népal "les carottes étaient cuites", que c'était "la révolution trahie" - comme ne l'aurait pas dénié un célèbre barbichu. Voici donc un article théorique rédigé par le camarade Basanta, un théoricien de premier ordre de la ligne révolutionnaire au Népal...


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basanta1-e1266650722953J'ai rédigé un article il y a environ 6 ans. Il avait pour titre "Les dimensions internationales de la Voie Prachanda". Cet article, publié dans la 10e édition de The Worker, organe du Parti en anglais, avait soulevé un débat dans le mouvement communiste international.

Que la Voie Prachanda soit réellement un développement créatif du Marxisme-Léninisme-Maoïsme, ou une déviation de celui-ci, était la question en débat à cette époque. Étant donné le développement de la Guerre populaire par bonds, l'un après l'autre, ce n'était certes pas une tâche facile de prendre position contre celle-ci. Cependant, la plupart des Partis révolutionnaires ne l'assimilèrent pas, et furent plutôt d'avis qu'il s'agissait d'une déviation idéologique de la part du PCN (maoïste).

La vague de la Voie Prachanda, censée être la synthèse de l'expérience de 5 ans de Guerre populaire rugissante, s'était étendue sur le monde entier. Cela n'avait rien d'anormal non plus. Le Parti avait défini la Voie Prachanda comme une série d'idées particulières générées par la Révolution népalaise. J'avais préparé cet article [sur la Voie Prachanda] tel que notre Parti, le Parti communiste du Népal (maoïste), la comprenait à cette époque.
Sans surprise, Prachanda était très content de l'article.


Après 6 ans aujourd'hui, j'écris à nouveau un bref article centré sur Prachanda. Il s'intitule "Les dimensions internationales du néo-révisionnisme de Prachanda". Certains lecteurs pourront penser que Basanta a raison, parce que Prachanda a pris un virage à 180° par rapport à ses anciennes positions MLM. D'autres diront que considérer Prachanda, qui voit le marxisme comme une science vivante et l'applique comme tel dans la pratique, comme un révisionniste, ne peut que résulter d'une pensée mécanique et dogmatique de la part de Basanta et ses amis. Le débat va évidemment surgir dans les jours à venir. Les révolutionnaires penseront que Basanta a raison ; mais les révisionnistes et les liquidationnistes penseront le contraire. Naturellement, Prachanda ne sera pas content de l'article cette fois-ci.

Tout le monde est bien conscient qu'une intensive et extensive lutte entre deux lignes s'est déroulée, entre marxisme et révisionnisme de droite, au sein du Parti communiste unifié du Népal (maoïste), principalement au cours de 4 dernières années. Mais, dans les récents jours, le processus a connu un tournant et les révolutionnaires, se dissociant du Parti dirigé par Prachanda, ont fondé un nouveau Parti.

 En tant que membre de ce nouveau Parti, le Parti communiste du Népal - Maoïste, me voilà donc avec cet article. Nous n'avons pas encore synthétisé l'entière expérience acquise durant la période tumultueuse de la Guerre populaire et la période qui a suivi. Le Congrès du Parti, qui vient, le fera. Pour le moment, nous avons seulement pris une position préliminaire considérant que la Guerre populaire a définitivement amassé de nouvelles expériences, mais qu'il n'était pas correct à cette époque de les synthétiser sous la forme de la Voie Prachanda. La Convention nationale organisée le 15 juin 2012 a résumé également les forces et les faiblesses des révolutionnaires. Elle a conclu qu'il y avait trois sortes d'erreurs idéologiques : le fidéisme (foi aveugle dans la direction du Parti), le libéralisme et la métaphysique.

Ces faiblesses se sont manifestées principalement sur la question de la synthèse idéologique, c'est-à-dire de la Voie Prachanda, et de la centralisation de la direction. D'autre part, la Convention a conclu unanimement que le terme approprié pour caractériser la dégénérescence idéologique et politique de Prachanda est néo-révisionnisme.


Le néo-révisionnisme de Prachanda s'est manifesté sous des formes différentes de celles qu'a pris le révisionnisme par le passé, qui utilisait l'attaque contre les principes de base du marxisme de manière directe et franche. Comme, par exemple, Proudhon et Lassalle s'opposaient au socialisme scientifique avec l'argument que le processus de réformes continues et une stricte discipline dans la société bourgeoise pouvaient paver la voie du capitalisme vers le communisme. Bernstein concluait que les principes élémentaires du marxisme tels que la lutte des classes et la théorie de la plus-value étaient obsolètes. Khrouchtchev prenait position contre le rôle de la violence dans la révolution et la dictature du prolétariat sous la société socialiste. Liu Shaoqi et Deng Xiaoping rejetaient la théorie de la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, mise en avant par Mao. 


Ils mettaient l'accent unilatéralement sur le développement des forces productives, opposé au principe maoïste de "faire la révolution, promouvoir la production". Dans notre contexte, Prachanda ne s'est pas dressé ouvertement contre les concepts basiques du marxisme, comme ont pu le faire les dirigeants précités par le passé. Il a agi au nom d'un développement créatif du MLM.


Quand la situation se développe à un niveau supérieur, les anciennes logiques ne sont plus suffisantes pour les partis politiques afin de soutenir leur nouvelle position. Cela est vrai non seulement pour les marxistes mais aussi pour les révisionnistes et d'autres partis de même. Mao disait que les révisionnistes sont les réactionnaires qui trompent le peuple sous le déguisement du marxisme. Donc, dans une nouvelle situation les révisionnistes doivent trouver de nouvelles logiques pour tromper les révolutionnaires. Prachanda comprend cela très bien. Ainsi, il a semé sans discontinuer les graines du révisionnisme sous le masque de l'application créative et du développement du MLM. Il ne s'est pas opposé directement à la dictature du prolétariat comme Khrouchtchev l'a fait. Mais, le développement du marxisme dont il se réclamait est en fait un développement du révisionnisme. De cette manière, le révisionnisme a remplacé le marxisme dans le Parti qu'il dirigeait. Le révisionnisme classique et moderne s'opposait ouvertement aux principes de base du marxisme, incluant le matérialisme dialectique et historique, la théorie de la lutte des classes, le rôle de la violence dans la révolution et la dictature du prolétariat, etc. etc. Le néo-révisionnisme fait la même chose en essence, mais sous le prétexte de s'opposer au dogmatisme, d'application créative du marxisme et d'originalité de la révolution. Liquider l'essence du marxisme au nom de son développement et de son application créative a été la principale caractéristique du néo-révisionnisme. De cette manière, les caractéristiques du néo-révisionnisme de Prachanda peuvent être énumérées comme suit.

Prachanda a lentement attaqué sur l'universalité des contributions de Mao. Dans la foulée de l'unification du Parti avec l'Unity Center - Masal, le PCUN (Maoïste) a adopté le Marxisme-Léninisme-Maoïsme/ pensée Mao Zedong comme son principe guide. Arguant qu'il n'y a aucune différence à employer les deux terminologies, maoïsme ou pensée Mao Zedong, du moment qu'elles signifient l'une et l'autre l'universalité des apports de Mao. C'est en réalité une manoeuvre habile pour brouiller la différence entre maoïsme et pensée Mao, qui porte autant sur l'universalité que sur la particularité des apports de Mao. En agissant ainsi, il a affaibli le maoïsme dans le Parti, et le mouvement révolutionnaire également.

Mao a dit que la lutte pour la production, la lutte de classe et l'expérimentation scientifique sont les trois sources de la connaissance. De plus, il a soutenu que le marxisme se développe suivant une spirale de la pratique à la théorie et de la théorie à la pratique. A l'inverse, Prachanda affirme que le marxisme est devenu un sujet de connaissance commune pour lui. Il l'a dit dans une réunion du Comité central il y a environ 5 ans. En disant cela, il a rejeté la théorie maoïste de la connaissance et bien sûr le maoïsme lui-même.

Le marxisme considère qu'une chose est l'unité et la lutte de contraires, et que la lutte entre ces contraires permet à une chose de se transformer en une autre. Pourtant, Prachanda a mis en avant un concept conciliateur de "Fusion" de deux contraires qui va à l'encontre du principe marxiste. Ce n'est rien d'autre qu'une forme d'expression différente de "deux se combinent en un", et non "un se divise en deux". Au cours de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, Mao a durement critiqué "deux se combinent en un" comme une philosophie réactionnaire, servant les intérêts bourgeois. Mao dit que "un se divise en deux" est la loi de la dialectique.


Prachanda dit que la situation mondiale a connu des changements considérables et que ces changements nécessitent le développement du MLM. Ceci est absolument correct. Mais étrangement, sous le prétexte de développement du marxisme, il a lancé des attaques contre les principes élémentaires du marxisme lui-même et ainsi, a développé le révisionnisme. D'un côté, il présente la République démocratique fédérale comme un synonyme de République de Nouvelle Démocratie, et de l'autre, il dit que pour empêcher la contre-révolution au 21e siècle il est nécessaire de développer la démocratie. Arrivé là, il était absolument clair que ces logiques étaient mises en avant pour paver la voie à l'assimilation du parlementarisme bourgeois par le Parti, et en conséquence renverser la révolution au nom de prévenir la contre-révolution. En réalité, le développement de la démocratie au 21e siècle a été un instrument pour remplacer la dictature démocratique ou prolétarienne par la dictature de la bourgeoisie.


 Prachanda a mis en avant un concept de non-nature de classe du Pouvoir d’État et la possibilité d'un développement pacifique de la révolution au Népal, au meeting élargi de Balaju en 2007. Il a tenté de justifier ses arguments par le fait que l'Armée népalaise et l'APL étaient maintenues inactives dans leurs cantonnements respectifs. Prachanda a cessé de dire cela après que les délégués à cette convention s'y soient fermement opposés.

 En fait, ce n'était autre qu'une forme raffinée de "l’État du peuple entier" et de la "transition pacifique" proposées par Khrouchtchev.


 Insurrection et révolution dans les décisions et exercice parlementaire en implémentation, c'est à dire révolution en paroles et réforme en pratique, ont été ses caractéristiques.

Dans tous les meetings de Chunwang à Palungtar en passant par Kharipati, a été soulevée la question de l'insurrection populaire et de la nécessité de construire quatre bases pour accomplir celle-ci.
 
Cependant, mis à part pour tromper les révolutionnaires, il n'a jamais mis l'accent sur la construction de ces quatre bases pour préparer l'insurrection.
 
Sa spécialité a été de ne pas mener
sérieusement les préparatifs lorsqu'il était temps, et de plaider pour des réformes au final, sous le prétexte que les préparations nécessaires n'étaient pas complètes.

Les communistes révolutionnaires suivent les principes de l'internationalisme prolétarien. A l'époque de la préparation, du lancement et de la poursuite de la grande Guerre populaire au Népal, Prachanda déployait beaucoup d'emphase sur les tâches internationales du Parti. Mais à présent, l'internationalisme prolétarien est devenu un gros os en travers de sa gorge. Il parle parfois du MRI et du PC d'Inde (CPI) maoïste pour tromper les révolutionnaires au sein de son Parti. Dans le document déposé avant le dernier meeting élargi, organisé par le groupe néo-révisionniste dirigé par Prachanda, il a écrit une phrase disant "Pour le développement du mouvement communiste international (...) il est nécessaire de continuer à maintenir des relations avec les Partis et les groupes révolutionnaires dans et en dehors du MRI, de manière planifiée".


Mais, tout au contraire, il a travaillé dur pour satisfaire l'impérialisme et l'expansionnisme [indien] en critiquement durement le MRI et le CPI (maoist). Non seulement cela, mais il a adressé une lettre de condoléances, conjointement avec un représentant du Comité central, pour plaire à ses maîtres en Inde lorsque Jyoti Basu, un leader du CPI (marxist) révisionniste et ex-ministre en chef du Bengale occidental, est mort. De l'autre côté, Prachanda n'a pas osé émettre même une déclaration lorsque les classes dominantes indiennes ont tué le camarade Azad, ou le porte-parole et camarade Kishenji, membre du Politburo du CPI(maoist). Ainsi, non pas les camarades Azad et Kishenji, mais Jyoti Basu et Manmohan Singh [premier ministre indien] sont devenus les camarades internationaux fraternels de Prachanda.

Le groupe Prachanda-Baburam [Bhattarai] apparaît désormais sous une forme légèrement différente, dans le contexte de maintenir la ligne et l'organisation. Les révisionnistes par le passé commençaient, en général, par construire premièrement une ligne réformiste, et ensuite transformer la totalité du Parti pour l'ajuster à celle-ci. Mais la spécialité de ce groupe est de continuer à dire que l'insurrection populaire est la voie de la révolution pour tromper les masses, et créer une telle situation dans le Parti qu'il ne peut y avoir d'insurrection du tout. Une des manières dont ils s'y sont pris pour servir cet objectif, a été de faire du Parti une foule de bénis oui-oui, d'anarchistes et de mauvais éléments ne pouvant conduire la révolution...

 

Source

 

[Suite]

 


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Vendredi 24 août 2012 5 24 /08 /Août /2012 10:03

 

Publié le 16/08 dans Correo Vermello - Source

Selon des informations de la presse népalaise, le PCN-maoïste présidé par le camarade Kiran a effectué un bilan de son développement et de son influence, affirmant que plus de 65% des cadres et des militants ayant participé à la Guerre populaire ont intégré le nouveau Parti.

Ce bilan a été réalisé par le Bureau politique dans une réunion mercredi dernier. Au cours de la même réunion, il a été estimé que le développement de l'organisation est dû au fait qu'elle se trouve toujours plus enracinée dans les masses populaires et leurs véritables problèmes. De la même manière, la réunion a conclu qu'il y avait deux raisons principales à l'attraction toujours plus grande pour le nouveau Parti. La première est que la position des leaders au niveau étatique et de district a été relativement claire, révolutionnaire et qu'ils ont contribué beaucoup à la Guerre populaire.

Le seconde est que le Parti continue à porter de l'avant la ligne de Guerre populaire que le PCNU(M) de Prachanda a abandonnée, dans le Parti comme à l'Assemblée constituante. Le nouveau Parti maoïste PCN-m a développé les thèmes de la souveraineté nationale, du fédéralisme, la question de l'éducation inclusive et du système électoral proportionnel. Quasiment tous les responsables des organisations de masses sœurs se sont unis au nouveau Parti. De même, la réunion est venue à la conclusion que les comités de Tharuwan, Newa et Magar étaient les plus forts entre les 13 commissions organisées au niveau étatique.



Il est certain, cependant, que le grand nombre de questions en suspens (la stratégie à suivre et les tâches immédiates, le rapport à la Chine dans la défense de la souveraineté nationale (la "jouer" tactiquement contre l'Inde, ou en faire une véritable alliée "progressiste"...), l'évaluation des Accords de 2006 (mauvais en eux-mêmes, position de Biplab, ou simplement "trahis"...), etc.) appelle de nouvelles et intenses luttes de lignes... et c'est bien normal : tel est, depuis toujours, le processus dialectique de l'émancipation révolutionnaire humaine ; un se divisant perpétuellement en deux !

LA RÉVOLUTION NÉPALAISE VIVRA ET VAINCRA !

 

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Mercredi 6 juin 2012 3 06 /06 /Juin /2012 18:36

 

Les délires ultra-gauchistes sont pulvérisés... 

9 mois à peine après la trahison totale et définitive de la ligne "accordiste" et républicaine bourgeoise Prachanda-Bhattarai, un soleil rouge semble se lever à nouveau sur le pays himalayen. Alors que la "vieille garde" de "centre-gauche" (Kiran, Gaurav) avance encore ses échafaudages "consensualistes" et interclassistes ("Table ronde de tous les partis, avec les travailleurs et les paysans, les dalits et les minorités, les femmes et tous les opprimés" etc.), défendant "l'esprit de 2006 trahi par Prachanda et Bhattarai" ; le texte suivant, publié dans Red Front (nouvel organe de la ligne révolutionnaire en réorganisation dans le PCNU-M), parle clairement de balayer la ligne révisionniste pourrie et de mener la Révolution népalaise à son objectif premier, abandonné en 2006 : le Pouvoir populaire. 

Netra Bikram Chand 'Biplab' émergerait-il comme le MAO ZEDONG DE L'HIMALAYA ? Il dégage, en tout cas, la jeunesse, la fraîcheur, la vision claire et précise, la détermination et l'optimisme révolutionnaire du jeune "Timonier" lorsque celui-ci, autour de 1930, reprît en main le Parti communiste chinois à la dérive, après la terrible déroute de 1927 et la faillite de la stratégie recommandée par l'IC...

 

QUE L'ESPOIR UNE NOUVELLE FOIS SE LÈVE ! VIVE LA GUERRE POPULAIRE JUSQU'AU COMMUNISME !

 

 

Source

 

Le Défi pour la Révolution au Népal - Netra Bikram Chand 'Biplab'


imager.php La direction de Baburam Bhatterai et Prachanda, dans la Révolution népalaise, s’est à présent désintégrée. Elle a montré l’émergence, à nouveau, de politiques droitistes et réactionnaires dans l’histoire du Népal. 

La situation est devenue difficile, car leur direction a abandonné l’objectif d’une République populaire fédérale.

Mais, parce que la ligne prolétarienne dans le Parti est forte, le Parti n’a pas été endommagé et, même si nous faisons face à des problèmes temporaires, notre Révolution est sauve.

La principale tâche des révolutionnaires à présent est de relancer le mouvement en avant vers la victoire. 

Il nous faut évaluer la manière dont Prachanda et Bhatterai ont dilué et corrompu notre ligne politique, et avancer une solution claire basée sur les points suivants :

 

1. Le Programme d’Assemblée Constituante 

L’objectif de la Guerre populaire était une République populaire. Après 6 ans de Guerre populaire (GP), le Parti tint son Second Congrès et Prachanda déclara que l’appel à une Assemblée constituante (AC) était une tactique tournée vers l’objectif stratégique d’une République [populaire]. Dans cette même réunion, le débat s’engagea sur comment le premier pouvait s’accorder avec le second. Prachanda développa que l’établissement d’une AC validerait la GP.

Mais à présent, l’AC n’est pas un instrument pour mettre en œuvre notre programme, mais bien au contraire une arme contre celui-ci. Ceci prouve que la ligne capitulationniste de Prachanda et Bhatterai a été cultivée sous couvert de l’appel à la Constituante, et que la GP a été utilisée comme un mécanisme pour entrer dans les institutions parlementaires de manière opportuniste et réformiste. 

Il y a eu deux faits marquants dans ce Second Congrès du Parti : premièrement Bhatterai a accepté la ‘Voie Prachanda’ ; et deuxièmement la rencontre de Prachanda et Bhatterai, avec Delhi en arrière-plan, a conduit à l’appel à l’AC. 

Tous les dirigeants et les cadres savaient que Bhatterai était opposé à une direction centralisée, lors du 4e Plénum du Parti en 1998, disant que cela conduirait à l’autocratie et à la contre-révolution. 

Les proches de Prachanda disaient que cela allait contre le principe communiste de centralisme démocratique, et que c’était du déviationnisme de droite. Notre Second Congrès mit fin au débat, la direction centralisée s’inscrivant dans l’idéologie du Parti avec la Voie Prachanda, qui devint, après trois mois de discussions, l’idéologie et la ligne du Parti. 

Il est ironique que Bhatterai acceptât ceci, et devint son principal porte-parole. Nos Partis communistes frères, dans le monde, n’étaient pas d’accord avec cela [la Voie Prachanda]. Si nous analysons ces évènements en profondeur, nous réalisons en fait que Prachanda a persuadé Bhatterai d’accepter la ‘Voie Prachanda’, en échange de sa propre acceptation de la voie parlementaire… 

Un autre point intéressant est que la revendication d’une AC, d’une table ronde et d’un gouvernement d’union soit apparue si soudainement au Second Congrès. Si nous demandions pourquoi il en avait été ainsi, Prachanda répondait intelligemment que c’était pour donner une légitimité à la GP. 

Nous savons à présent que l’appel à une Assemblée constituante avait fait l’objet d’un accord entre Bhatterai et le gouvernement indien, six mois avant le Congrès.

 

2. Étape et sous-étape dans la Révolution 

Lorsque le Parti s’accorda sur l’AC, Bhatterai proposa une théorie des ‘étapes et sous-étapes’, à laquelle des camarades s’opposèrent initialement, mais qui peu à peu prit racine. Prachanda ne la critiqua jamais officiellement, mais dit à plusieurs occasions dans des réunions du Parti qu’elle était ‘bourgeoise et droitiste’. Bhatterai lui-même n’employa jamais le terme de ‘démocratie bourgeoise’ jusqu’à la prise de pouvoir directe du roi Gyanendra, et la dissolution du Parlement en 2004. Mais il est maintenant prouvé que les ‘étapes’ de la révolution proposées par Bhatterai visaient à fusionner la GP avec la démocratie bourgeoise.

 

3. Développement institutionnel de la Démocratie Républicaine 

Le Plénum de Chunwang, en 2005, déclara la tactique de démocratie républicaine en faisant alliance avec les partis réactionnaires. Cette tactique était entendue comme un mouvement temporaire pour paver la voie à une République populaire. Prachanda déclara clairement dans un document du Parti, que le Parti transformerait cette étape en RP, que les partis du statu quo essaieraient d’établir un capitalisme bourgeois et qu’à ce moment-là, la Révolution montrerait sa détermination. Tout le Parti était d’accord avec cela mais, après le soulèvement populaire (Andolan) de 2006 et la chute de Gyanendra, Bhatterai commença à utiliser le terme de ‘démocratie républicaine’. Nos cadres du Parti n’avaient jamais discuté en détail les implications du développement institutionnel de ce projet. Ce terme impliquait clairement qu’il s’agissait d’un État en faveur du peuple, mais pas du but stratégique du Parti. Cela n’était pas propice pour un pays semi-féodal, néocolonial comme le Népal, où les structures sociales sont restées les mêmes.

Il a toujours été admis, dans le Parti, que la démocratie républicaine était une tactique transitoire vers une République populaire et rien d’autre. Notre stratégie restait tournée vers cette dernière. Mais le concept de développement institutionnel de Bhatterai a eu pour effet de geler cette transition, et de renforcer la démocratie capitaliste bourgeoise. Cela ne peut pas être l’objectif ultime d’un Parti communiste, et il est capitulationniste d’abandonner la révolution pour changer les structures économiques et sociales et les caractéristiques capitalistes générales de l’État.

 

4. Paix et Constitution 

À présent Prachanda et Bhatterai sont focalisés sur la paix et la Constitution, comme si tout le reste était illusion. 

Ils veulent une Constitution bourgeoise et critiquent ceux qui veulent un règlement révolutionnaire pour la paix et la constitution. Le fait est que nous ne voulons pas une Constitution de caractère bourgeois, mais au contraire une Constitution qui garantisse les droits des paysans, des travailleurs, des janjatis, des dalits, des femmes et de l’Armée populaire. Rien de cela n’est mentionné dans les propositions qu’ils ont avancées. 

Oui, nous avons besoin de paix et d’une Constitution, mais qui soient clairement définies. Ce que nous avons aujourd’hui pose la question de ‘comment pouvons nous apporter une véritable paix ?’ à ce pays, et ‘pourquoi avons-nous combattu dans la Guerre populaire’ ? Ce sont les questions sur lesquelles nous devons nous concentrer. Nous avions un type de paix et de constitution avant la GP mais, dans notre analyse, celui-ci n’était pas en faveur du peuple – bien au contraire. C’était un système qui ne reflétait pas les intérêts du peuple, mais seulement ceux des classes bourgeoise et féodale retranchées. Par conséquent, la grande Guerre populaire fut lancée et une paix et une Constitution en faveur du peuple furent mises en avant. Mais maintenant, ils essayent de reconstruire le système comme il était avant, et c’est inacceptable. Un système élaboré pour fonctionner en faveur de ceux qui étaient la classe dominante auparavant. Cela crée la nécessité de lutter pour un règlement favorable au peuple.

 

5. Démocratie républicaine 

La ligne politique de Prachanda et Bhatterai les a enfermés dans les limites de la démocratie républicaine bourgeoise. Les raisons qu’ils donnent à cela sont les difficultés pour les révolutionnaires, étant donné le rapport de force national et international. Ce n’est pas vrai ; et le fait est que cela les a conduits à une position droitiste et opportuniste. 

Ce sont les mêmes personnes qui déclaraient que le précédent système démocratique bourgeois était réactionnaire, et qui dirigeaient la GP pour y mettre fin. Il est clair que les démocrates bourgeois favorisent le capitalisme et nous ferions erreur si nous croyions que ce système bénéficie à notre peuple. Ce sont ces mêmes personnes qui disaient que nous devions accomplir notre révolution et instaurer une République populaire, qui disent aujourd'hui que c’est une aspiration ‘ultra-gauchiste’ et ‘dogmatique’ allant à l’encontre d’une paix durable. Maintenant, leurs activités de collecte des noms des leaders révolutionnaires dans les districts et les villages montrent qu’ils ne sont pas seulement droitistes et capitulationnistes, mais fascistes. Nous savons que l'aboutissement final d’une démocratie capitaliste à l’époque impérialiste est le fascisme, et il apparaît que Prachanda et Bhatterai, en défendant et en mettant en œuvre ce système, travaillent à un tel dénouement.

 

En résumé 

Le Parti maoïste qui a initié la Guerre populaire, qui a organisé et administré les zones libérées et l’Armée populaire, était devenu le centre de la révolution internationale mais Prachanda et Bhatterai ont vendu ceci à Delhi, au Nepali Congress, à l’UML et aux forces de la réaction en annonçant la fin de la GP, le démantèlement des institutions de Double Pouvoir comme les Tribunaux populaires, les communes et l’APL. Sous leur direction, la Révolution népalaise s’effondre. Comment cela a-t-il pu arriver ? Pour répondre à cette question, nous devons revenir au point, durant la GP, où ils ont introduit l’AC et les ‘tables rondes’ comme deux étapes de la lutte, plan dont l'aboutissement logique était l’établissement d’une démocratie républicaine bourgeoise. Pour faire court, nous pouvons dire que leur agenda fut consolidé lorsque Prachanda a assimilé l’idéologie et la ligne de Bhatterai. 

 

Responsabilités révolutionnaires 

Leur trahison de la Révolution népalaise a ouvert une crise mais n’est pas fatale pour la révolution, nous pouvons et devons relever le défi. Nous avons par conséquent des devoirs et devons sans délai assumer nos responsabilités en nous concentrant sur les quatre points suivants :

 

1) Protéger notre idéologie révolutionnaire 

Ils attaquent à présent le marxisme-léninisme-maoïsme, en l’utilisant pour affirmer que les conditions objectives spécifiques du Népal obligent la révolution à acquérir des caractéristiques capitalistes bourgeoises, et qu’elle ne peut pas être un modèle pour la révolution mondiale. Les communistes, en bref, doivent accepter une démocratie multipartiste dans un État bourgeois capitaliste. Pour cela, toutes nos structures de double pouvoir ont été démantelées, dissoutes et perturbées. Nous devons nous lever contre la dilution de notre pratique révolutionnaire. Nous devons contre-attaquer cette idéologie qui bloque la Révolution en établissant la démocratie bourgeoise et en renforçant le capitalisme. Il ne fait aucun doute qu’à présent la social-démocratie reflète la crise du capitalisme.

 

2) Formation de Centres révolutionnaires 

Démanteler la direction de Prachanda et Bhatterai va laisser un vide que les révolutionnaires doivent combler. Ils sont déjà des révisionnistes de droite, quelle que soit la rhétorique ‘révolutionnaire’ qu’ils utilisent, et ceci est devenu un problème majeur devant notre Révolution.

La Lutte entre Deux Lignes dans le Parti a jeté les fondations d’une direction révolutionnaire, mais formellement Prachanda est toujours le leader du Parti, ce qui leur rend plus facile [à la droite] de mettre en œuvre leur programme révisionniste de droite, et rend plus difficile de mettre en œuvre un programme révolutionnaire. Si nous voulons résoudre ce problème, nous devons poser la question d’une direction révolutionnaire.

Nous savons fort bien que la direction doit correspondre à notre idéologie, sans quoi nous ne pourrons pas accomplir la révolution. Si nous avons l’idéologie et la stratégie appropriée sans la direction qui va avec, rien n’avancera.

Il est communément admis, dans le Parti, que jusqu’à présent la situation a été favorable pour une révolution au Népal, particulièrement parce qu'il y a un désir brûlant de changement fondamental parmi les plus marginalisés. Mais Prachanda et Bhatterai ne se sont pas montrés préparés à représenter et organiser une telle éventualité.

Ils ne sont pas prêts à prendre le ‘risque’ d’une révolution. Donc, en pratique, il n’est pas si difficile pour nous de rompre avec cette attitude timorée et d'aller de l’avant avec audace.

 

3) État populaire alternatif 

Seul un État populaire peut apporter une alternative pour les droits et la libération du peuple. Le capitalisme parlementaire ne peut remplir ces tâches, mais à présent, Prachanda et Bhatterai sont les porte-paroles de cette politique. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre voie que la démocratie bourgeoise, et montrent bien combien leur pensée est devenue droitiste et capitulationniste. Ceci engendre des difficultés pour le peuple et nous devons protester contre cela.

Les structures de double pouvoir établies pour servir le peuple pendant la GP ont été intelligemment, graduellement et injustement détruites par Prachanda. Au service de ce but, Prachanda a rhétoriquement brandi le slogan de la révolution urbaine et beaucoup de sincères révolutionnaires l’ont cru, alors que l’agenda réel était de mener le Parti vers le parlementarisme bourgeois.

En fait, en dernière analyse, ceci est devenu contre-productif pour Prachanda.

Il y a maintenant de nouvelles opportunités pour réunifier le mouvement et la Démocratie populaire. Dans la comédie de l’AC, l’attitude de renforcer la démocratie parlementaire est devenue prévalente. Les droits du peuple devaient être éradiqués et l’on devait s’agenouiller devant les puissances internationales de l’impérialisme, ce qui a inspiré une puissante résistance populaire contre cette tendance.

 

4) Lutte révolutionnaire 

Sans lutte, l’ancien ne peut mourir et le nouveau naître ; et tant que le système parlementaire est là nous devons diriger nos efforts contre lui. Après les élections pour la Constituante, nous n’avons pas essayé de réorganiser notre révolution. Les slogans les plus extrêmes de Prachanda n’étaient faits que pour leurrer les révolutionnaires.

Il y a des problèmes pour les fermiers et les paysans avec la restitution, par Prachanda, des terres expropriées aux zamindars (seigneurs féodaux). Il y a des problèmes pour les travailleurs, mais Prachanda et Bhatterai envisagent de leur retirer le droit de faire grève. Lorsque nous parlons de nos problèmes de souveraineté nationale, ils signent toujours plus de traités inégaux.

Ils ne prennent aucune responsabilité vis-à-vis des problèmes quotidiens affrontés par les gens ordinaires. Et ils critiquent les révolutionnaires comme ‘ultra-gauchistes’ pour soulever ces questions. Ces exemples prouvent qu’ils se préparent à interdire toute lutte future mais la ligne révolutionnaire est forte dans le pays et le peuple la soutient. Il n’y a pas d’autre alternative pour nous que de réorganiser les forces révolutionnaires dans les jours et les mois qui viennent.

 

Conclusion 

L’axe Prachanda-Bhatterai est d’ores et déjà discrédité au sein de la Révolution népalaise. C’est la réalité, car ils ont prouvé tout au long des six dernières années être des agents de la démocratie parlementaire bourgeoise. Ceci s’est exprimé dans le démembrement des structures populaires de double pouvoir, comme dans leur corruption financière personnelle. C’est une preuve de plus que l’agenda de Bhatterai, de sous-étape révolutionnaire, et l’adoption par Prachanda de ce stratagème, a conduit à leur abandon du communisme révolutionnaire pour la démocratie capitaliste bourgeoise. 

L’alignement droitier dans le Parti doit être la cible des révolutionnaires, et ceci en accord avec les principes du MLM. Il doit être transformé et réintégré dans les forces révolutionnaires, ou éliminé. Après avoir identifié la tendance droitiste/réformiste dans le Parti, il n’en restera plus pour longtemps. 

Il y a une alternative logique au système capitaliste parlementaire et c’est la République populaire qui abordera et résoudra les problèmes du peuple. Ceci sera accompli par les communistes et les démocrates patriotes, se donnant une direction en faveur d’une paix permanente et du développement et de la prospérité du pays. 

Il n’y a pas d’autre voie et c’est une nécessité pour le centre révolutionnaire d’établir une République populaire. Nous devons accepter cette vérité et mettre en œuvre cette stratégie. C’est la responsabilité première des révolutionnaires et de ceux qui veulent mener la Révolution népalaise vers de nouveaux sommets.

 

Lgtang2-28

Il faudrait être fou, ou aveugle, pour ne pas voir la RUPTURE et le SAUT QUALITATIF que constitue cet article. Jusqu'à présent (et depuis 2008-2009 à vrai dire), la "gauche" du Parti (Kiran, Gaurav, Badal etc.), c'était la défense de "l'esprit de 2006", de "l'esprit de Chunwang", de l'objectif quasi-stratégique de "Paix et Constitution", objectif que Prachanda et Bhattarai auraient "trahi". SLP, parmi d'autres, avait bien sûr appuyé ces prises de position, car il était positif que des responsables importants se dressent contre la liquidation totale et définitive du Parti, plutôt qu'il n'y ait rien. Mais pour la première fois, ici, l'article de Biplab ose dire que "l'on nous a fait avaler des couleuvres", depuis le 2d Congrès du Parti (2002) en passant par Chunwang (2005), avec la prétendue "tactique" d'Assemblée constituante, d'alliance et d'"étape" républicaine avec les partis bourgeois, etc. C'est toute cette prétendue "tactique" suivie depuis 10 ans, ainsi que la "synthèse idéologique" de la "Voie Prachanda", qui est clairement rejetée.

Mieux : Biplab met ici nettement en évidence la logique NÉO-BOURGEOISE qui sous-tend tout ce cirque... C'est ce qui rendait les "critiques" de 2006 incompréhensibles : "Prachanda a dit ceci", "Prachanda a dit cela", "il rejette Staline" (houlala ! graaaaaave !!!), etc. ; mais à aucun moment, n'était posée la question de la base matérielle de cette pensée liquidatrice. Ceci est, au contraire, parfaitement exposé ici : sous couvert d'une "tactique", que tout cela aurait très bien pu être, et qui a servi à la faire "avaler" aux militants, une petite clique avait pour objectif stratégique l'instauration d'une République parlementaire bourgeoise, où elle pourrait se vautrer dans les ors du pouvoir. Une petite clique qui n'a, en définitive, mené la Guerre populaire que pour négocier sa place dans l'oligarchie. Bien évidemment, des milliers de paysans, de prolétaires et de cadres sincères du Parti l'ont menée pour une toute autre chose : la liberté, le pain, la dignité pour tou-te-s, la justice, l'émancipation humaine ; bref, la République populaire, qui mènerait le peuple du Népal de l'ordre semi-colonial semi-féodal vers le communisme. C'est entre leurs mains que repose désormais l'avenir de la Révolution, la poursuite du long chemin d'émancipation des masses népalaises. 

À présent que la rupture idéologique avec l'escroquerie "accordiste" est consommée sur le papier, il reste à définir une stratégie adaptée pour la reprise de la lutte. Car dans le même temps, le ciel s'assombrit terriblement ! Prachanda et Bhattarai étaient la "carte" de l'oligarchie tant qu'ils "tenaient" le mouvement de masse (ces 40% de la population qui ont voté maoïste en 2008) et le Parti. Si une direction révolutionnaire émerge et qu'ils ne peuvent l'empêcher, alors leur heure a sonné... et vient celle, peut-être, d'une "solution chilienne" (Pinochet 1973) ! Les tenants de la ligne révolutionnaire au Népal doivent, absolument, éviter les erreurs fatales, comme celle d'une stratégie exclusivement insurrectionnelle urbaine, qui ne les mènerait qu'au même massacre que les communistes chinois en 1927. Ils doivent, d'ores et déjà, se préparer à la Longue Marche et au Yenan, au repli tactique du flambeau révolutionnaire vers la sécurité des zones montagneuses... Au niveau de la pensée, avec l'article de Biplab, la Guerre populaire vient de renaître (qu'importe si lui-même revenait sur ses propos, ou ne les assumait pas : son article est le marqueur d'une réalité, d'un sentiment présent dans les masses avancées du pays). Mais cela, la classe dominante ne va pas tarder à le comprendre, et il faut à tout prix éviter qu'elle n'écrase le bourgeon à la naissance !


Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Asie du Sud - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 21:14

 

Par Indra Mohan Sigdel ‘Basanta’ (sur The Next Front)

 

http://thenextfront.com/wp-content/uploads/2011/10/BASANTA1-150x150.jpgLe mouvement communiste international a traversé jusqu'à aujourd'hui 162 années depuis que le Manifeste Communiste a été publié en 1848. Un bilan détaillé de ces 162 ans d'histoire des Partis communistes à travers le monde suffirait à remplir quelques gros volumes... Il est très difficile de condenser un aussi vaste sujet en un article de deux ou trois pages. Nous nous centrerons donc principalement sur des questions comme : que signifie une lutte entre deux lignes dans un Parti communiste, où est comment a été son expression centrale dans l'histoire du mouvement communiste, pour une brève discussion dans cet article. Et, un effort sera fait pour dévoiler le contenu de l'actuelle lutte entre deux lignes dans notre Parti et expliquer en quoi elle n'est pas différente dans son contenu de toutes les luttes entre deux lignes menées dans le mouvement communiste international jusqu'à aujourd'hui.

 

Une lutte entre deux lignes est une lutte politique et idéologique, qui se déroule entre une ligne marxiste et une ligne non-marxiste, c'est à dire bourgeoise, dans un Parti communiste. En d'autres mots, la lutte entre deux lignes est par essence une lutte entre deux voies, dans laquelle les uns s'efforcent de maintenir fermement le marxisme comme visant à aller vers l'établissement du communisme, et les autres définissent le marxisme comme accepter le besoin de réforme partielle dans le statu quo. La lutte de classe existe tant que les classes existent dans une société et elle se reflète dans la lutte idéologique au sein du Parti communiste. C'est la vie d'un Parti communiste. La base philosophique d'un Parti communiste est le marxisme. Et, comme le marxisme est une science en développement, le marxisme actuel est le marxisme-léninisme-maoïsme.

 

Il y a un grand nombre de Partis communistes dans chaque pays, et chacun proclame d'être authentiquement marxiste. Dans notre pays aussi, un très grand nombre de Partis existent à ce jour. Il s'agit d'être bien clair sur le fait que tel ou tel soit marxiste ou pas, et sur quel sont ses critères pour être marxiste, nonobstant le fait de proclamer l'être. Le marxisme est une compréhension globale, et il a trois composantes. La première est la philosophie : c'est le matérialisme dialectique et historique. La seconde est le socialisme scientifique et la troisième est l'économie politique. La philosophie marxiste apporte une direction idéologique à la révolution prolétarienne. Le socialisme scientifique est le système politique de transition qui guide le processus entier de transformation du capitalisme en communisme. Enfin, l'économie politique marxiste commande d'établir un mode de production socialisé à la place du capitalisme, afin de faire de chaque travailleur le propriétaire de son travail. Ce sont les questions fondamentales du marxisme. Dévier d'un seul de ces aspects, c'est prendre la voie du réformisme. Pour un réformiste, il est facile d'attaquer sur la méthodologie, mais il n'est pas autant facile d'attaquer sur les principes. Cela ne veut pas dire que les représentants bourgeois n'attaquent pas la philosophie marxiste. Actuellement, les révisionnistes attaquent principalement sur la lutte violente, qui joue un rôle essentiel pour établir un système socialiste, et la dictature du prolétariat, qui est nécessaire pour le défendre et le développer.

 

Lénine, dans l'Etat et la Révolution, écrit : "Il est souvent dit et écrit que le point principal dans la théorie de Marx est la lutte des classes. Mais c'est faux. Et cette fausse notion aboutit très souvent à une altération opportuniste du marxisme et à sa falsification dans un esprit acceptable pour la bourgeoisie. Quant à la théorie de la lutte des classes, elle n'a pas été créée par Marx, mais par la bourgeoisie avant Marx et, en général, elle est acceptable pour la bourgeoisie. Ceux qui reconnaissent seulement la lutte des classes ne sont pas encore des marxistes ; ils peuvent toujours se trouver dans les limites de la pensée  et  de la politique bourgeoise. Limiter le marxisme à la théorie  de la lutte des classes signifie tronquer le marxisme, le déformant, le réduisant à quelque chose acceptable pour la bourgeoisie. Seul est marxiste celui-qui prolonge l'identification de la lutte des classes à l'identification de la dictature du prolétariat. C'est ce qui constitue la distinction la plus profonde entre le marxiste et l'ordinaire petit (aussi bien que grand) bourgeois. C'est la pierre de touche sur laquelle la compréhension réelle et l'identification de marxisme doit être évaluée".

La lutte entre deux lignes dans le mouvement communiste international s'est manifestée sous de différentes formes, mais en dernière analyse, elle est centrée sur la question de soit avancer sur la voie de la révolution ininterrompue sous la dictature du prolétariat, soit suivre le chemin de la réconciliation de classe.

 

En dehors de l'attaque révisionniste contre la dictature du prolétariat, nous avons également des attaques vigoureuses contre deux autres composants du marxisme. Sur l'unité et la lutte des contraires, le marxisme enseigne que la lutte est absolue et l'unité relative. Les révisionnistes ont attaqué sur cette notion. Au temps de la Révolution culturelle, un intellectuel chinois, Yang Hsien Chen, a mis en avant une conception éclectique de "deux se combinent en un" en opposition à la conception dialectique de "un se divise en deux". Ceci se pose contre la conception matérialiste dialectique que l'unité entre deux contraires est relative et la lutte entre eux est absolue. Le Parti communiste de Chine dirigé par Mao s'opposa fermement à cela. Il affirma que c'était la voie vers la collaboration de classe en lieu et place de la lutte des classes et de la dictature du prolétariat. En réalité, le principe selon lequel la l'unité entre deux contraires est absolue et la lutte est relative était la racine idéologique derrière la contre-révolution en Chine.

Lorsque nous regardons en arrière, nous voyons que cette lutte a eu lieu dans le mouvement communiste népalais aussi. Au Congrès d'Unité de 1992, Ruplal Viswakarma a défendu la thèse que l'unité est absolue et la lutte est relative. Là où cette conception l'a amené aujourd'hui, est clair pour tout le monde. Héritage de cela, la conception de notre leadership selon laquelle la libération du Népal et du peuple népalais réside dans la fusion du matérialisme et de l'idéalisme l'a maintenant conduit à désarmer l'Armée populaire en remettant les clés des containers d'armes à la Réaction. En plus de cela, le Premier ministre maoïste (Bhattarai NDLR) a maintenant ordonné à la police de restituer les terres aux grands propriétaires, en les reprenant aux sans-terres et aux paysans pauvres qui les ont occupées, avec l'aide de l'Armée populaire, quand la Guerre populaire avançait. Ce ne serait pas une surprise si notre leadership, qui déclare aujourd'hui "martyrs" ces gens qui sont tombés des deux côtés pendant la Guerre, déclare demain "criminels" ces camarades révolutionnaires et disciplinés à qui il ordonnait de mener des actions contre l'ennemi de classe hier... Une idée selon laquelle nous devons travailler amicalement avec la classe dominante indienne pour défendre la souveraineté nationale du Népal est en train de devenir dominante dans notre Parti. C'est de la capitulation nationale. Et tout cela est une expression de la collaboration de classe et sa base idéologique est l'éclectisme. La lutte entre deux lignes, qui se déroule dans notre Parti, est à son paroxysme aujourd'hui.

L'usage de la force joue un rôle essentiel dans le transfert du pouvoir étatique d'une classe à une autre. C'est le premier point que Marx nous a enseigné sur comment prendre le pouvoir. Le second point est qu'un système de transition, qui existe pour une longue période entre capitalisme et communisme, est le socialisme et il s'exprime sous la forme de la dictature du prolétariat. Mais les révisionnistes à travers le monde ont toujours attaqué l'essence même du marxisme. Leur cible, de Kautsky à Bernstein et de Khrouchtchev à Deng Xiaoping, a été d'attaquer la théorie de la violence révolutionnaire et de la dictature du prolétariat, et les révisionnistes aujourd'hui font la même chose. Khrouchtchev a attaqué l'usage de la force au nom de la transition pacifique et la dictature du prolétariat au nom de l'Etat "du peuple entier". Durant le grand débat des années 70, Mao n'a pas seulement lutté idéologiquement contre le révisionnisme khrouchtcheviste, mais a aussi déclaré que la lutte des classes existe tout au long de la période du socialisme. Ceci est connu comme la théorie de la révolution ininterrompue.

 

Tout comme les révisionnistes d'autres pays, les révisionnistes du Népal se sont aussi opposés au rôle essentiel de la violence pour faire la révolution, et à la dictature du prolétariat. Dans l'histoire du mouvement communiste au Népal, le révisionnisme a formellement son origine dans l'appel de Manmohan au Roi en 1957, dans lequel il dit qu'il propagera le socialisme pacifiquement. La lutte de classe révolutionnaire qui a commencé sous la forme de la Rébellion de Jhapa en 1972 a maintenant amené à une démocratie multipartite, après que le premier PCN (ML) ait adopté formellement le révisionnisme khrouchtchéviste, la ligne de transitions pacifique comme leur ligne. Le peuple népalais a été  témoin que la grande Guerre populaire, initiée en février 1996, a amené de grands changements dans la société népalaise. Mais le peuple népalais n'a pas aujourd'hui le pouvoir populaire que 10 ans de Guerre populaire avaient établi. Les gouvernements populaires locaux ont été dissous. Les armes qui avaient été acquises par le sacrifice de dizaines de milliers de vaillant-e-s fils et filles du peuple népalais ont été rangés dans des containers et leur clés ont maintenant été remises entre les mains des réactionnaires. L'Armée populaire construite soi-disant pour prévenir la contre-révolution et amener le peuple népalais au communisme est maintenant au seuil de la liquidation, au nom de l'"intégration" et de la "réhabilitation". Cela a amené le peuple népalais dans la situation dont Mao disait : "sans l'Armée le peuple n'a rien". Ce n'est pas qu'une question technique liée aux clés des containers, mais une question théorique. Cela montre comment le rôle de l'Armée populaire, mandataire du prolétariat pour prendre le pouvoir et poursuivre la révolution sous sa dictature, est nié. C'est du capitulationnisme de classe ouvert...

La lutte entre deux lignes au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) est maintenant centrée sur la question de maintenir l'Armée populaire avec ses armes et de l'intégrer pour former une armée nationale, ou de la reconvertir en gardes forestiers en la désarmant ; lutter pour établir la Nouvelle démocratie et le socialisme à travers la République populaire fédérale et lutter pour l'indépendance nationale ou s'agenouiller devant l'expansionnisme indien. Notre direction a capitulé devant l'ennemi en désarmant l'Armée populaire, et a violé le document de la réunion du Comité central à Paris Height (2009). Dans ce document il est dit : "l'intégration de l'Armée et l'agenda de réhabilitation doivent être menés simultanément. Nous devons rester d'une totale vigilance contre les menées réactionnaires pour affaiblir et désarmer notre Parti, en intégrant et réhabilitant l'Armée populaire avant que la Constitution ne soit écrite". Sous cet éclairage, bien que différent dans la forme, le contenu de la lutte entre deux lignes qui se déroule dans notre Parti en ce moment n'est pas différent de celui de la lutte entre marxisme et révisionnisme qui a eu lieu dans la mouvement communiste international par le passé.

Le programme économique des révolutionnaires communistes est de mettre fin à la propriété privée des moyens de production, et établir à sa place des rapports de productions socialisés. Cela résout la contradiction entre Capital et Travail qui existe dans la société capitaliste. Cependant, les agents bourgeois, qui pénètrent dans un Parti communiste, attaquent le mode de production socialiste et insistent sur le développement des forces productives. Le 8e Congrès du Parti communiste de Chine avait mis l'accent sur la nécessité de développer les forces productives, en disant que la contradiction entre les nécessités matérielles croissantes des masses populaires et le retard des forces productives était la contradiction principale en Chine. Les mots de Deng Xiaoping, "peu importe qu'un chat soit noir ou blanc pourvu qu'il attrape des souris", dévoilent que l'objectif était le développement du capitalisme. Au temps de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, les révolutionnaires de Chine ont au contraire adopté pour politique de donner la priorité aux rapports de production socialisés, se basant sur le slogan : "Faire la révolution, promouvoir la production".

Sous la direction du prolétariat, le peuple népalais a participé à de grands mouvements de masse et à la grande Guerre populaire de 10 ans entre 1996 et 2006, en donnant un exemple éclatant de sacrifice. Dans ce processus, la monarchie féodale centralisée, qui a dirigé le Népal durant 240 ans, a pris fin. Certains leaders de notre Parti, qui considèrent cela comme l'accomplissement de la révolution politique, ont parlé d'aller à partir de là vers la transformation économique [NDLR : très proche de l'analyse de SLP]. Ceci est totalement erroné. Même si la monarchie a été abolie, le Népal est toujours un pays semi-féodal et semi-colonial. La "révolution" économique, que l'on dit pouvoir mener sur ce type de base socio-économique, ne saurait être que la croissance du capitalisme compradore et bureaucratique, pas du capitalisme national. Ce genre de développement économique ne peut rien faire d'autre qu'engraisser une poignée de bourgeois compradores et appauvrir le pays et le peuple tout entier. Par conséquent, la lutte entre deux lignes en cours dans notre Parti est centrée sur la lutte pour établir une République populaire fédérale afin de paver la voie au développement du capital national et ainsi créer bâtir les fondations de l'économie socialiste, ou, au contraire, introduire dans le jeu le capital financier des pays impérialistes, dans le statu quo, et ce faisant engraisser la bourgeoisie compradore.

L'analyse qui précède clarifie que la lutte entre deux lignes se poursuit continuellement dans un Parti communiste, sur les contenus de la philosophie marxiste, du socialisme scientifique et de l'économie politique. Ceci vaut également pour notre Parti. Dans l'objectif de renforcer la base économique socialiste, le pouvoir prolétarien poursuit la révolution sous la dictature du prolétariat, sur la base du marxisme, et ce processus pave la voie vers le communisme. Les révisionnistes attaquent parfois le contenu de la philosophie marxiste, parfois sur la dictature du prolétariat et parfois sur l'essence de l'économie socialiste. La lutte entre deux lignes en cours dans notre Parti n'est pas éloignée de cela. Afin de vaincre le révisionnisme de droite et unir le Parti sur la base idéologique du marxisme-léninisme-maoïsme, un révolutionnaire maoïste doit défendre le matérialisme historique et dialectique, la révolution ininterrompue sous la dictature du prolétariat et l'économie socialiste. C'est la tâche historique de tout révolutionnaire au Népal d'accomplir la révolution de nouvelle démocratie et paver la voie vers le socialisme.


25 septembre 2011

 

Citation : "prétendre refaire l'histoire en inventant une lutte de lignes au Népal n'a pas de sens".

CQFD... No comment.

On pourrait répéter pour la 101e fois que le "centrisme" N'EXISTE PAS, que le "centrisme" ne pourrait être que "libéralisme", "compréhension" et conciliation envers les thèses et les agissements du bloc Prachanda-Bhattarai et que cela n'existe nulle part ; que l'affirmation de l'existence d'une lutte de lignes et d'une ligne "rouge", révolutionnaire (même "limitée" dans ses conceptions), comme on en a la preuve sous les yeux, n'est en rien du centrisme... mais le problème, c'est que cela ne peut pas être dit plus clairement que ça l'a déjà été. Le problème, c'est que les ultra-gauchistes ne veulent rien entendre, car leur but (éternel, historique) n'est pas de sauver la révolution au Népal, mais de la SABOTER et de saboter (d'ailleurs) toute la nouvelle vague révolutionnaire mondiale. D’ailleurs, ces gens ignorent leur propre (prétendue) idéologie : Mao a toujours dit qu’il fallait gagner le centre, les forces intermédiaires, pour isoler la droite ; et non qu’il fallait "écraser le centre"… 

Il n'est donc plus la peine de discuter. Tout ce qu'il y a à faire, c'est de distinguer éventuellement les gauchistes sincères (comme peut-être l'UOC-mlm) du reste, et de dénoncer les autres pour ce qu'ils sont (des néo-bourgeois en puissance, préférant la posture "intransigeante" à la posture conciliatrice et "vibrant" dans leur radicalisme affiché), afin que les masses s'en souviennent et ne tombent pas dans le panneau de leur ultra-radicalisme de façade. Pour cela, il y a les colonnes de Servir le Peuple...

 

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Asie du Sud - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 20:16

 

Sur le site Revolution in South Asia a été publié cet article, ainsi que d'autres, du blog RedStarNepal.com. The Red Star est historiquement l'organe de presse du PC du Népal maoïste [devenu PCNU(m)] mais, jusqu'à présent, il n'avait pas de site internet. Et, bien qu'ouvrant ses colonnes à toutes les lignes (ou "tendances", selon certains), dans un esprit de libéralisme, il semblait plutôt aux mains de la ligne de Prachanda (longtemps "centre louvoyant" du Parti (un coup de barre à droite, un coup de barre à gauche), mais en réalité droite masquée, vraisemblablement la ligne qualifiée de "révisionniste" par le présent article). Mais voilà qu'est né (manifestement fin juin, les plus vieux articles sont du 22/06) ce site intitulé "Red Star", qui semble plutôt refléter la ligne de la "gauche" du Parti, des cadres fortement opposés au cours actuel du tandem Prachanda-Bhattarai. Il ne s'agit pas d'en tirer des conclusions hâtives, mais simplement de constater le fait...

SLP précise que cet article comporte des phrases incompréhensibles, traduites telles quelles, tant pis...

 

Combattre le révisionnisme dans le PCNU-Maoïste 

Katmandou, 25 septembre.

Dans la lutte interne au PCNU-Maoïste au Népal, des idées toujours nouvelles et le modèle de la lutte entre deux lignes ont été développés dans le cours de la lutte. De nombreux analystes politiques et autres ont dit que le Parti se divisait et que l'intérêt des réactionnaires serait satisfait.

Cependant, le combat a développé ses procédures historiquement avancées pour la lutte interne (?). Le Parti a déjà développé quelques idées en créant un authentique forum de discussion et des rassemblements et interactions séparées par les différentes factions idéologiques. C'est le dernier développement, car le révisionnisme et le réformisme ont pris corps au cours de l'exercice du Pouvoir populaire aux niveaux locaux et régionaux de la nation. Nous sommes dans la situation où nous devons évaluer l'histoire du Pouvoir populaire, son exercice, et l'émergence du révisionnisme et du réformisme dans le monde. L'exercice concret a été mis en application au Népal. Le Parti, le PCNU-M, a été divisé en trois factions idéologiques : révolutionnaire, révisionniste (probablement Prachanda NDLR) et réformiste (probablement Bhattarai).

A présent tout le Parti est dans une intense lutte interne. Il n'est toujours pas décidé qui va gagner. Néanmoins, la ligne révolutionnaire est offensive et combat avec l'aide du peuple, de ses soutiens, de toutes les bonnes volontés et d'une solide équipe à travers tout le pays.

 

NDLR : Ce communiqué est une des dernières nouvelles que nous ayons du Népal (il y a 4 jours) ; et elle a l'avantage d'être interne au Parti. Certes, on est très loin des "canons" du maoïsme. On voit là toutes les limites de la gauche révolutionnaire dans le PCNU-M, qui permettent justement à la droite de s'imposer ; et les effets ravageurs de l'esprit de libéralisme entre les lignes qui a dominé le Parti pendant les 5 années de "lutte révolutionnaire légale", "par le Parlement, la rue et le gouvernement" (Sadan, Sadak, Sarkar). Pour autant, que la révolution au Népal ne soit pas liquidée (ou qu'il y ait au moins une résistance à cela, jetant les bases d'un nouveau cycle) regarde non seulement les masses populaires du Népal, mais les révolutionnaires et les masses populaires de toute l'Asie du Sud, de toutes les nations opprimées et, finalement, du monde entier. Il faut donc appuyer de tout notre soutien internationaliste les forces qui s'opposent à la liquidation, car, avec toutes leurs limites, elles sont le germe du renouveau.

C'est l'occasion pour SLP de présenter son analyse de la situation à la lumière d'un profond réexamen. Ou plutôt d'un "examen" tout court car, à vrai dire, la question du Népal n'avait pas fait l'objet d'une analyse propre à Servir le Peuple. C'est là une entorse au principe directeur de ce média révolutionnaire : "penser avec sa tête", quitte à être totalement hétérodoxe, ne pas s'aligner "bêtement" sur une position internationale. Or, jusqu'à présent, il y a surtout eu de l'information, grâce au grand travail internationaliste de collecte d'info d'un site comme Revolution in South Asia, de collecte et de traduction par les camarades de Nouveau Népal ; assortie de quelques réflexions "à chaud", mais jamais de véritable analyse.

Il est évident que SLP ne pouvait pas s'aligner sur la ligne gaucho-dogmatique : celle-ci revient à nier l'idée même de tactique ; l'idée même de négociations et d'accords tactiques avec une partie de l'ennemi contre une autre (ennemi principal du moment) ; l'idée que les marxistes doivent "penser avec leur tête" selon la situation concrète, que tout n'a pas été dit et écrit entre le Manifeste de Marx et Engels et l'arrestation de Gonzalo ; l'idée que la Guerre populaire ne se réduit pas à une guérilla armée (ce que récusait déjà Mao) ; l'idée (dans la situation concrète) que dans un contexte où se préparait (puis se déroulait) un grand mouvement populaire contre la dictature royale, donner l'assaut militaire sur Katmandou aurait été une idiotie qui aurait coupé les maoïstes d'une grande partie des masses... Toutes choses étrangères aux conceptions de SLP, pour qui la révolution est quelque chose de plus sérieux et compliqué qu'un wargame en chambre [Nota : cette ligne a désormais le mérite d'être assumée clairement ici : "Cela, c'est clairement la « gauche » dans le mouvement maoïste international. Elle se caractérise par un refus de toute souplesse idéologique, tactique ou stratégique dans le marxisme-léninisme-maoïsme"].

Mais ce n'était pas une raison pour se contenter de diffuser "bêtement" de l'information assortie de quelques commentaires, sans étude approfondie. Surtout à mesure que grandissaient les interrogations, devant les "tergiversations" du leadership maoïste ; comme par exemple quand le Président (Nepali Congress) de la République a fait son coup de force contre Prachanda, refusant (anticonstitutionnellement) le limogeage d'un général réactionnaire : les partis bourgeois étaient alors clairement démasqués, c'était le moment de repasser à l'offensive, et de terminer la révolution. Donc, libre à chacun-e de voir là une autocritique, mais ce n'est pas suffisant : une autocritique n'a de sens que si on la rectifie en pratique.

Que ressort-il de ce réexamen ? Et bien, il en ressort qu'il faut revenir au principe fondamental maoïste : "la politique au poste de commandement", "c'est l'idéologie qui commande au fusil". Cela rejoint d'ailleurs la critique ci-dessus des gaucho-dogmatiques, qui donnent souvent l'impression d'une sacralisation du fusil. Enfin, pas de tout ce qui porte un fusil (ils analysent les FARC ou encore l'EZLN comme réformisme armé, à raison), mais disons "du fusil maoïste" : maoïste + fusil = révolutionnaire. Plus de fusil = révisionnisme. C'est franchement simpliste.

Tout cela pour dire, qu'il faut se poser la question de quelle idéologie, quelle vision politique et quels objectifs ont "empoigné le fusil" au Népal en 1996.

Là, on s'aperçoit que le PCN(m) est né en 1994 d'une fusion de plusieurs Partis marxistes, qui constituaient grosso modo le United National People's Movement ; "3e pôle" (le plus à gauche) du mouvement populaire ayant arraché un Parlement à la monarchie absolutiste, en 1990. Dans le cadre de ce mouvement populaire, et dans les années qui ont suivi, le futur PCN(m) (essentiellement PCN Mashal) a donc mené une lutte d'agitation de masse "classique" et légale. Comme le soulignait Prachanda en 2006, il a eu des représentants au Parlement, fait l'expérience du parlementarisme et du travail (contre la monarchie) avec les partis bourgeois. C'est là une différence fondamentale avec le mouvement ML, puis MLM d'Inde, qui s'est toujours construit dans la guérilla et l'action clandestine, dans l'hostilité de tous les autres partis dont celui-là même dont il est... issu, le PCI "marxiste" (révisionniste ultra).

En 1994, le PCN(m) voit le jour. Il fait le constat que "tout a changé pour que rien ne change", et prépare la Guerre populaire qui sera déclenchée le 13 février 1996. Oui, mais dans quel objectif ?

C'est là qu'on peut légitimement se demander si la Guerre populaire a bien été lancée pour une nouvelle démocratie (démocratie par et pour le Peuple, rejet de la tutelle indienne, mais impliquant dans l'infrastructure la liquidation de la féodalité et (au moins) du grand capitalisme lié à l'impérialisme)... ou bien, si elle a été lancée pour l'abolition de la monarchie (République) et la convocation d'une Constituante (pour une nouvelle Constitution "populaire"), éventuellement agrémentée d'un certain nationalisme face à l'Inde, d'un certain fédéralisme par rapport à la grande diversité ethnique du pays, et d'une "réforme agraire scientifique" dont le contenu resterait à déterminer.

Cela renvoie au récent article théorique Sur le processus révolutionnaire :

-La Guerre populaire a-t-elle été déclenchée pour changer la forme de gouvernement, la superstructure juridique et un certain nombre de relations sociales archaïques (vis-à-vis des femmes, des basses castes, des minorités ethniques), c'est à dire en définitive une réforme radicale ?

OU

- A-t-elle été déclenchée pour le changement de mode de production (en tout cas liquidation de la féodalité et du grand capitalisme interface de l'impérialisme, de la mainmise indienne etc.) : révolution de nouvelle démocratie ?

Ou encore, la question peut se poser de la manière suivante :

- la voie bolchévique, c'est à dire maoïste : UNE SEULE Guerre populaire accomplissant les tâches démocratiques puis, sans interruption, jetant les bases de la transition socialiste vers le communisme ;

OU

- le voie menchévique : une Guerre populaire pour l'abolition des rapports sociaux les plus archaïques, une démocratie bourgeoise "moderne", des "droits démocratiques pour tou-te-s", et ensuite on verra... ? [Sauf que la classe dominante reste en place, qu'elle n'aura de cesse de reconstruire sa position ébranlée, et de reprendre les concessions accordées !]

Pour Servir le Peuple, le "revisionnage de tout le film" depuis le début amène à la conclusion que, de manière principale, c'est l'option "République et Constituante" qui a empoigné le fusil au Népal en 1996. SLP ne va pas se faire des amis, mais ce n'est pas nouveau. Le PCN(m) n'a pas pu muter en Parti révisionniste entre 2000 et 2005 : à cette époque, la Guerre populaire avançait triomphante, remportait victoire sur victoire (militaire), contrôlant au bout du compte 80% du pays. Ce n'est pas sur ce terreau que fleurit le révisionnisme (qui fleurit plutôt sur l'"impossibilité immédiate" de la révolution). C'est donc aux origines qu'il faut revenir : dès le début, la Guerre populaire au Népal a été menée pour l'instauration d'une République (abolition de la monarchie) et la convocation d'une Assemblée constituante pour une "Constitution du Peuple", tout ceci étant conçu comme une "étape indispensable".

Et ça l'était : comme on l'a déjà dit, la monarchie des Rana était la clé de voûte du système de domination au Népal, rien ne pouvait se faire sans son abolition. Bien sûr, il était possible de mener cette tâche et les suivantes de manière ininterrompue, dans UNE SEULE et même guerre ; mais ce n'est (majoritairement) pas cette conception qui a déclenché la Guerre populaire en 1996 : c'était donc "difficile".  La Guerre populaire de 1996-2006 ne pouvait être qu'une première Guerre populaire, appelant inévitablement une deuxième.

C'est désormais celle-ci qui est à l'ordre du jour. Quand ? Avec qui ? L'avenir le dira ; la divination n'est pas dans les dons de SLP.

Pour faciliter la compréhension des lecteurs/lectrices, un petit tour d'horizon de "qui est qui" dans le PCNU-M :

- "Biplab" semble représenter ce qu'il y a de plus à "gauche" (de connu, en tout cas). Il critique la "révolution dans la superstructure" (changement de la forme de gouvernement) qu'ont voulu faire Prachanda et Bhattarai. Il évoque clairement la scission : "même si nous n'y allons pas ensemble (avec les réformistes NDLR), la révolution populaire ira jusqu'au bout".

- Mohan Baidya "Kiran" est un représentant de la gauche, sans doute le plus "important" (il a dirigé le Mashal, prédécesseur du PCN(m), à ses débuts). Mais il semble très "buros", ses méthodes de lutte de lignes sont très bureaucratiques, procédurières : "notes de désaccord", appels à "clarifier" ou "rectifier". Il se caractérise également par un discours très souverainiste vis-à-vis de l'Inde, contre la "sikkimisation" du Népal (annexion pure et simple, comme le royaume du Sikkim en 1975 : il est peu probable que l'Inde aille jusque-là, mais il est clair qu'elle épaule totalement la Réaction locale).

- CP Gajurel "Gaurav" semble plutôt de "centre-gauche". Il attend de l'actuel gouvernement Bhattarai qu'il "mène le processus de paix et la rédaction de la Constitution à son terme". Mais, dans le même temps, il dénonce la "perte de lien" du Parti avec les masses, et veut relancer le Pouvoir populaire à travers un "Conseil National Populaire Unifié", une sorte de "contre-pouvoir", mais la stratégie est globalement peu lisible. De ses interviews ressort une certaine surprise face aux évènements actuels, qu'il a néanmoins dénoncés vigoureusement.

- Autre dirigeant important, "Badal" : d'après ce commentaire sur Southasiarev, il envisagerait clairement un "nouveau Parti, une nouvelle Armée populaire et un gouvernement parallèle"...

Prachanda et Bhattarai, on ne les présente plus. Qu'a-t-il bien pu se passer avec eux ? Et bien, c'est ce que SLP répète inlassablement : outil indispensable à la révolution, le Parti est aussi porteur par nature d'individus qui ne "font la révolution" que pour accéder au "rôle dirigeant" qu'ils estiment leur revenir... Certains vont jusqu'à la révolution (renversement de la classe dominante), mais d'autres (beaucoup), voyant la classe dominante prête à les accueillir en son sein, s'engouffrent dans l'opportunité (on les appelle donc : les opportunistes). Comme on l'a dit, Prachanda et Bhattarai n'ont sans doute déclenché la Guerre populaire en 1996 que pour des objectifs "républicains" et, en 2005, avec la rupture entre le roi et les partis bourgeois, cette "opportunité" s'est ouverte. Ensuite, ils ont mangé au râtelier de la classe dominante, et acquis la conscience de classe qui va avec (c'est la situation matérielle qui détermine la pensée, doit-on le rappeler ?), sachant qu'à la base, ce sont déjà des bourgeois (Bhattarai est un universitaire renommé). Quand aux gauchistes (qui, historiquement, sont "la réponse du berger à la bergère" opportuniste, qu'ils renforcent objectivement), ils ne sont pas faits d'un bois bien différent… Moins brillants peut-être selon les critères dominants : les opportunistes, finalement, réussissent là où ils échouent. C'est la raison pour laquelle, "pris de rage" comme disait Lénine, ils adoptent une posture "ultra-radicale", s'étranglent, éructent... mais c'est au fond la même culture politique et de classe. Face aux opportunistes, les gauchistes se voient tout simplement dans un miroir déformant.

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Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Asie du Sud
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 23:07

 

Grâce au travail internationaliste des camarades de Nouveau Népal, on peut voir que la situation au Népal est loin d'être immobile ; que les forces de la révolution populaire ne sont pas "happées" passivement dans "la mort du phénomène" révolutionnaire, comme le voudraient certains. Reste à savoir (ce qui est loin d'être acquis) si cela sera suffisant... Encore une fois (et toujours) : c'est de la faiblesse et des limites des révolutionnaires, et de cela seul, que vient la victoire de la droite, de la ligne noire, de la liquidation révisionniste.

 

L'aile gauche du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) organise à travers tout le pays des sessions de formation pour mettre à jour les déviations du Parti et travailler sur la question de la stratégie à mettre en place pour avancer sur la voie révolutionnaire.

Récemment, une réunion centrale s'est tenue à Katmandou. Selon MyRepublica.com, plus de 250 représentants de toutes les organisations de districts (75), de toutes les organisations de masse et de toutes les branches à l'étranger étaient présents.

Le vice-président Mohan Baidya 'Kiran', le secrétaire général Ram Bahadur Thapa 'Badal' et le membre du Comité Permanent Dev Gurung se sont exprimés devant les représentants tandis que le secrétaire CP Gajurel 'Gaurav' présidait l'assemblée.

Kiran a affirmé que la lutte était déjà lancée contre les compromis des réformistes du parti vis-à-vis des principes basiques du maoïsme.

"Nous devons les contrer idéologiquement pour l'instant, et nos actions futures dépendront de la réaction de l'"establishment" du Parti."

Selon lui, il n'est pas question de minorité ou de majorité lorsqu'il s'agit de révolution.

"Ils ont déjà empêtré le Parti dans les sombres politiques parlementaires."

Il a également affirmé qu'il avait fait l'erreur durant la Guerre Populaire d'avoir soutenu Prachanda lorsqu'il a centralisé le pouvoir.

Le secrétaire général du Parti 'Badal' a été plus agressif envers Dahal en l'accusant de se joindre aux officiels indiens et à l'agence de renseignement indienne Research and Analysis Wing (RAW).

"Les officiels indiens et les membres de RAW sont devenus ses proches parents. Il est maintenant temps de choisir si nous voulons la révolution ou la domination indienne."

Il a également grandement critiqué Prachanda et Bhattarai d'avoir rendu les clés des containers des armes de l'APL et d'avoir pris la décision de rendre les terres et propriétés saisies par les cadres du Parti aux propriétaires fonciers et immobiliers.

"Ils ont décidé de rendre les terres aux propriétaires fonciers féodaux. Ils doivent maintenant clarifier ce qu'ils entendent par 'peuple'. Soit c'est une poignée de propriétaires féodaux, soit les pauvres."

Il a affirmé avoir pris une position 'neutre' lors de la montée du factionalisme afin de réunir à nouveau les différentes parties et diriger le parti sur le chemin de la révolution mais que c'était à présent impossible à réaliser.

De même, Dev Gurung a accusé le gouvernement de préparer un compromis sur la question de la souveraineté nationale.

"Ce gouvernement est devenu le plus docile depuis celui qui a signé le traité de Sugauli."

 

Il est intéressant de s'arrêter sur cette dernière information, qui a pas mal fait la une de la presse anglophone du pays : cette "visite mystère" de Prachanda (pour rencontrer des responsables du RAW et... de la CIA) est inquiétante, mais également plutôt bon signe : s'il se tourne vers l'expansionnisme indien et l'impérialisme US, citadelles de la Réaction régionale et mondiale, c'est peut-être qu'il n'est pas si sûr que sa manoeuvre contre-révolutionnaire se passe "sans accroc"... Autrement dit, pas si sûr que le Parti, l'Armée populaire et les organisations de masse soient tant que ça sous contrôle.

Une autre opinion de SLP, livrons-la clairement, c'est que pour l'instant la force motrice de la révolution, les masses paysannes, restent assez passives face aux évènements... Elles sont passives, car ces évènements se déroulent pour le moment dans la superstructure (la "politique politicienne" de l'Etat bourgeois, les hautes sphères du Parti...). Mais l'on va entrer dans une autre phase, dès lors que la liquidation de la révolution va toucher à l'infrastructure : c'est à dire, aux terres saisies pendant la Guerre populaire et redistribuées aux paysans. C'est, pour le moment, le seul changement révolutionnaire dans l'infrastructure (le mode de production) ayant eu lieu au Népal. Comment va se passer la restitution des terres aux grands propriétaires ?

 

nepal

 

De son côté, le "p""c""mlm" (tout à sa "joie" baveuse d'être, effectivement, face à une "victoire") en rajoute une couche dans le n'importe quoi :
 
- Tout d'abord, il fait parler UN collectif au nom de (pratiquement) TOUT le mouvement communiste de l'Etat espagnol. Le collectif Odio de Clase (Cantabrie) a annoncé, dernièrement, son intention de rompre avec le Comité international de soutien à la Guerre populaire en Inde, qui serait "dominé par les conciliateurs avec le révisionnisme". Attitude, on dira le fond de notre pensée, infantile et semi-trotskiste de division de la solidarité internationale, mais bon, pourquoi pas ? En revanche, OdC n'a nullement "parlé" pour toutes les organisations ML ou MLM de l'Etat espagnol, soutenant la GP en Inde. Un bon nombre ne sont nullement sur sa position. De plus, comme le souligne la réponse du PC maoïste d'Italie, ce Comité compte des organisations qui ne sont pas MLM. Un hétéroclisme qui rend, presque, improbable une telle unité intransigeante de vues... Ainsi, Reconstruccion Comunista (qui n'a rien publié au sujet du Népal...) est marxiste-léniniste (mais pas moins respectable!), plutôt franchement cubaniste, mais a évolué vers la gauche et le soutien à la GP en Inde, rejetant le "brejnévisme" du PCI "marxiste" contre-révolutionnaire (gouvernant le Bengale jusqu'à cette année), PCI "marxiste" qui a "plutôt" la sympathie du PC cubain... Ceci est la preuve vivante que dans toute mouvance (comme les ML de l'Etat espagnol) peut émerger une gauche que les maoïstes peuvent et doivent favoriser, appuyer et gagner à leur Front uni. Mais cela est tout simplement étranger culturellement au "p""c""mlm", bien entendu. Il y a également le Mouvement anti-impérialiste (MAI), qui considère le maoïsme "dépassé", présente quelques positions intéressantes (rejet de la "jefatura" gonzaliste) mais globalement beaucoup de thèses erronées, et considère que la nouvelle Internationale communiste à construire (pourquoi pas autour de la GP en Inde) ne doit pas forcément mettre comme condition la reconnaissance du maoïsme comme "développement supérieur" du marxisme (!)... Enfin, "individualidades comunistas" n'est nullement une structure, cela veut dire "individus communistes" (non-organisés).
Mais finalement, le même aspect hétéroclite se retrouve dans tout le "mouvement maoïste international anti-népalais" : par exemple l'UOC de Colombie se veut "MLM" mais est extrêmement hétérodoxe, prônant pour la Colombie... la révolution socialiste (!) et la Grève Politique de Masse (!!!) [NDLR : niant que la révolution socialiste est en quelque sorte "réservée" aux pays IMPERIALISTES (ce que ne n'est nullement la Colombie), que dans tout pays opprimé il y a (au minimum) une étape "démocratique" de libération nationale incontournable ; tandis que la Guerre populaire prolongée, elle, est une stratégie universelle : il n'est pas possible de faire la révolution "d'un coup", par une "grève générale insurrectionnelle", c'est nécessairement un processus de longue durée].
 
- "les organisations signataires de la Déclaration du 1er Mai (PCmF, PCmI, MKP etc.) se sont placées en dehors de toute identité révolutionnaire, a fortiori marxiste-léniniste-maoïste"... sauf que (oublient-ils peut-être, tout à leur bave aux lèvres et à leur aigreur) il y a parmi ces signataires... le PC d'Inde maoïste qui, lui, mène une Guerre populaire, et non pas fantasme dessus depuis son clavier dans un appartement parisien. On pourrait en dire de même du MKP (Turquie/Kurdistan du Nord), même si la GPP est de plus basse intensité dans ce pays. Le PCI(ML) Naxalbari est également au coeur de l'Etat réactionnaire indien et de sa répression tortionnaire. Encore une fois, l'argumentaire ultragauchiste franchit là les limites de la pourriture, et cela n'inspire qu'envie de vomir. Il n'y a de "misérable petit jeu" que le leur, qui consiste à enrober de phrases "ultra-radicales" et "sans compromis" la pire conception réactionnaire du monde, sujet déjà maintes fois abordé ici.
 
- Le fait que le PCNU(m) (PC maoïste du Népal) ait signé cette déclaration conjointement avec le PC d'Inde (maoïste) et le PCI(ML) Naxalbari, alors que Prachanda et Bhattarai tendent perche sur perche à l'expansionnisme indien (et invitent les maoïstes de ce pays à "la mettre en veilleuse"), démontre les profondes contradictions qui traversent ce Parti. Lesquelles sont complètement niées par le "p""c""mlm" bien sûr, pour qui il n'y a que des "tendances", notion trotskiste sans la moindre existence dans le monde merveilleux (mais à eux inconnu) de la réalité.
 

D'autre part, le site Odio de Clase a publié une traduction du "p""c""mlm" assortie d'un commentaire, lequel appelle une ACLARACION INTERNACIONAL :

En el sitio ODIO DE CLASE : "El Partido Comunista Marxista-Leninista-Maoísta (PCMLM) de Francia viene denunciando la deriva revisionista de Prachanda y toda su camarilla desde antes de los "acuerdos de paz" de noviembre de 2006. Debido a ello el PCMLM fue duramente atacado por los grupos maoístas seguidores del centrismo. Ahora el tiempo ha demostrado la justeza de las posiciones del PCMLM de Francia y el vil oportunismo del centrismo"
 

FALSO. Las tesis prachandistas atacadas aqui por el "p""c""mlm" son claramente revisionistas, nadie lo puede contestar, y nadie lo contesta. La linea de demarcacion en el maoismo internacional pasa, y ha siempre pasado entre los CONSTRUCTIVOS y los que no ; los que quieren apoyar a los verdaderos revolucionarios del Nepal contra el prachandismo (y Bhattarai) y los que negan sus existencia misma ; los que creyen que "las masas hacen la historia" y los que creyen que la hacen los Prachandas ("jefatura", tesis PCP falsa). Para estar centrismo, se debe estar centrismo, liberalismo, hacia la linea Prachanda : no existe. Esa posicion anti-constructiva viene a AISLAR internacionalmente la izquierda revolucionaria nepali, y fortalecer la derecha Prachanda-Bhattarai en sus palabras "anti-dogmaticas".


El "p""c""mlm" (que no es ni un partido, ni comunista, ni a fortiori MLM) ha sido y sigue siendo atacado por MUCHAS MUCHAS otras causas.

Esta atacado por causa de posiciones reaccionarias como :
- el golpe en el Honduras es un "levantamiento" (!) ; casi justificado contra el "social-fascismo pro-europeo" de Zelaya ;
- obsesion antimusulmana lindando con el racismo (eso confirmado por "ex" del grupo), causa de muchas defecciones del grupo y de su "red antifascista" en marzo del 2010 (affaire Ilham Moussaïd) ;
- delirio sobre el "racismo anti-blancos" culminando en defensa (por el lider) de la Hermandad Aryana como "autodefensa" en los carceles EEUU, seguido con la liquidacion del foro "antifascista" (sic) de eso "partido" despues de la huida de casi todxs lxs participantes ;
- odio anti-campesinos, por animalismo vegan delirante (causa de un ataque por el PCmF)
- deviacion, desde una posicion mas o meno correcta sobre las questiones nacionales, hacia un jacobinismo reaccionario, en defensa del "marco nacional (Estado burgues) de la lucha de clase" (discurso similar al jacobino-trotskismo de Lambert), hostil a las luchas nacional-culturales progresistas de los pueblos breton, occitano, etc., o todavia a "los que fantasean a la Irlanda del Norte" (el grupo Libération Irlande, unico colectivo francofona de solidaridad con la lucha de liberacion irlandesa REVOLUCIONARIA - no con los capitulacionistas del Provo Sinn Fein) ; causa de la hostilidad de eso grupo (ayer "proximo" del "partid(uch)o") y de todos los grupos de izquierda revolucionaria en las naciones oprimidas del Estado "Francia". Contra de eso, SLP opone la tesis que la GP, la revolucion mundial es un fundamental movimiento de las Periferias hacia los Centros del orden capitalista : de los paises oprimidos hacia los paises imperialistas, de los barrios populares hacia los centros burgueses de ciudad ; pero tambien de las "periferias" emarginalizadas de cada Estado burgues, hacia el centro politico-economico ("del campo a la ciudad" en la China de Mao), esas "periferias" pudiendo incluir a naciones oprimidas (vascos, occitanos, etc.). El viejo Estado burgues debe ser destruido (dice Lenin), y destruido TAMBIEN como conjunto de relaciones sociales geograficas.
- desprecio de las masas populares / sacralizacion del Partido contro los levantamientos arabes o los indignad@s del Estado "Espana" : "pequeno-burgues" (indignad@s), "no son mujeres en los levantamientos arabes" (totalmente erroneo), "sin el Partido, no esta nada" (excepto luchas heroicas y cientos de muertxs ?) etc. Quiere decir que, sin Partido MLM, los oprimidos no tienen derecho a la rebelion... Causa (entre otros) de la ruptura de los Redskinheads de Francia, o de much@s comunistas arabes, etc. Tambien, dicen que "es normal" que Gaddafi reprime en el sangre la insureccion, porque "es la natura del Estado reprimir un levantamiento contra el"... (defensa de un regimen clanico-fascista contro el pueblo, con pretexto de "anti-imperialismo").
 
Conclusion : para el "p""c""mlm" ya NO EXISTEN contradicciones non-antagonicas, en el seno del pueblo ; todo es antagonico (y, de verdad, todo lo es con su concepcion reaccionaria o izquierdo-delirante del mundo). No existe ninguna nocion de Frente unido. Pues, es normal no querer firmar una declaracion con gentes que son mas de "izquierdistas" : izquierdistas reaccionarios casi fascistas.
Decia Stalin : "el ultra-izquierdismo y el derechismo social-fascista son hermanos gemelos".

[Todo eso arriba, concierne el antagonismo de SERVIR LE PEUPLE contra el "p""c""mlm". SLP no quiere hablar aqui para los otros grupos, organizaciones, medios etc. que han tambien "duramente atacado" al "p""c""mlm". SLP tenia ciertas errores y ilusiones sobre la situacion en Nepal (en 2009 etc.), pero no puede dejar decir que ataco al "partiducho""comunista""mlm" solo por su posicion sobre el Nepal]

 


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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 19:38

 

Publiées sur Comité de Soutien à la Révolution en Inde :

 

Vidéo sur la vie de l’AGPL

Cette vidéo de la BBC montre quelques aspects de la vie des membres de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération.

 


 


Vidéo sur une campagne médicale organisée par le PCI(maoïste)

Nous en parlions dans l’article  Inde : les maoïstes progressent, construisent des hôpitaux, cette vidéo l’illustre :

 


 

 

Inde Rouge

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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 22:01

 

Ce poème date de mars 2009. Envoyé au Red Star, journal du Parti maoïste népalais, il a bien évidemment été refusé... Il a aujourd'hui un sens encore plus amer.

Mais il ne doit pas, comme tous les évènements qui trouvent leur épilogue au Népal, résonner comme un cri de désepoir. Mais bien, au contraire, appeler à la plus implacable lutte contre cette éternelle engeance politique : les pseudos "avant-gardes" et vrais néo-bourgeois "rouges", auxquels toute marche du Peuple vers le communisme est condamnée, mais que l'expérience accumulée de la Guerre du Peuple permettra toujours plus de démasquer et éliminer. Il y a hélas, qu'on le veuille ou non, toute une période où la marche des Peuples vers leur émancipation doit se faire avec eux, mais aussi toujours un moment où ils deviennent un obstacle, qu'il faut alors balayer. Quel que soit le temps que cela prendra. Il peuvent bien souvent sembler, à courte vue, avoir tué à jamais l'espoir, mais ce n'est jamais qu'un détour. Qu'ils se nomment Prachanda ou Chavez, Morales ou Tartanpion, aucun n'est immortel. Le communisme, lui, est inéluctable.

 

Publié sur Winter Has Its End

Question for a Leading Comrade

Comrade!
When you were in the street
You spoke revolution
Comrade!
When you were in the slums
You spoke liberation
Comrade!
When you were with the people
Like the fish in the water
You spoke Marxism
You spoke Leninism
You spoke Maoism
You spoke so much
Socialism and Communism
And what not…

    

But now Comrade!
When you are in the chair
You do not hear
What the street is to say to you
But now Comrade
When you are in your heavenly kingdom
You do not make the visit of the slums
Even just to confirm
Whether they are happily dead
Or still alive
But now Comrade!
When you are in the palace
You do not face the people
Even just to ascertain
What the complaint they are to place
Frankly speaking,
If you don’t mind
What you were, Comrade, in the past
You are not in the present
You are wonderfully changed
When nothing is changed
With your kind permission
May I ask you a crucial question?
O Comrade!
Are you still a Comrade,
OR
everything
Except a Comrade?

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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 19:31

 

NDLR : Pour de multiples raisons, le PC d’Inde (ML) "Naxalbari" n’a pas intégré le PC d’Inde (maoïste) lors de sa constitution. Il soutient néanmoins la Guerre populaire conduite en Inde par ce dernier. Il est signataire, avec 9 autres organisations (dont le PC d’Inde maoïste), d’une Déclaration internationale pour le 1er Mai 2011.

 

Sur la situation actuelle au Népal et le défi posé aux maoïstes.

 

Source

La participation au processus d’Assemblée Constituante et au gouvernement au Népal a été utilisée par la direction du PCUN (maoïste) pour liquider la nature révolutionnaire du Parti et l’entraîner dans le marécage du parlementarisme. Depuis un certain temps maintenant, cela est la manifestation politique concrète du révisionnisme, de la sortie du chemin de la Révolution de Nouvelle Démocratie de la part du Parti. Les choses ont maintenant pris une nouvelle dimension avec la récente nomination du Dr. Baburam Bhattarrai au poste de Premier ministre du Népal, à travers un accord avec les partis Madheshis, agents reconnus des expansionnistes indiens. Suivant un scénario déjà écrit par les réactionnaires et approuvé par la direction du PCUN (maoïste), le nouveau gouvernement a promptement remis les clefs des stocks d’armes de l'Armée Populaire de Libération (PLA). Sévèrement vidée de ses qualités de combat par les politiques suivies par la direction du PCUN (maoïste), elle se prépare maintenant à être éliminée formellement, pour en finir avec le dernier, et l'un des plus importants, accomplissement des 10 années de Guerre Populaire. Ainsi le peuple ne pourra plus compter sur rien et sera livré de nouveau sans ressource aux loups réactionnaires.

 

10 années de guerre héroïque des masses et leurs immenses sacrifices ont donné au petit PCN (maoïste) une renommée et une reconnaissance internationales. Hier armure brillante et naissante dans l'histoire glorieuse du mouvement communiste international, ce Parti est maintenant réduit à être `juste un autre petit parti politique', négociant sans scrupule pour un petit espace sur le banc des classes dirigeantes. Aujourd'hui, les chefs mêmes de cette organisation exploitent les sacrifices et les peines des masses révolutionnaires pour quelques postes ministériels et la reconnaissance des expansionnistes indiens, au service des impérialistes. Chaque mesure prise par eux est censée prouver à leurs aakkas (maîtres) qu’ils sont véritablement décidés à abandonner la voie de la révolution.

 

Quand les communistes changent de couleur et se décomposent, la puanteur est de loin la pire. Le slogan de ‘servir les masses' est converti en ‘servir les maîtres impérialistes-expansionnistes'. Tandis que la nature de classe du Parti change, il acquiert le ‘statut de plus favorisé' de la part des classes dirigeantes. Le voile de la moralité bourgeoise minimale est également levé. La dégénération sans scrupule, la soif de biens de consommation et de luxe remplacent la vie communiste simple, l'amour-propre révolutionnaire et la modestie. Les révisionnistes sont les graines des réactionnaires et des serviteurs des impérialistes dans les rangs révolutionnaires. En un rien de temps ils infectent l'organisation entière, décapitent sa force idéologique et la dépouillent de tout son éclat révolutionnaire. La première chose qu'ils font pour liquider une organisation révolutionnaire est d’apporter le libéralisme au lieu de positions idéologiques fermes et claires. Ils détestent les principes léninistes du Parti et convertissent l'organisation en forum de discussion ouvert et inopérant. La conspiration et les manipulations deviennent la marque de fabrique du fonctionnement. Tout cela peut maintenant être observé au sein du PCUN (maoïste).

 

Les maoïstes avaient gagné l'avantage stratégique au cours des dix années de Guerre Populaire, qui avait libéré de vastes régions du pays et établi le Pouvoir populaire. L’avancée de la révolution a intensifié la crise au sein des classes dominantes et poussé leurs mentors impérialistes, expansionnistes, dans l’ornière. Ceci posa le contexte pour les Accords de Paix de 2006 et le soulèvement de masse qui ont par la suite mené à la fin de la monarchie détestée de Gyanendra. Le Parti maoïste a été propulsé dans une position unique de leadership national, gagnant un large soutien pour mettre la révolution à l’ordre du jour. Mais au lieu d'utiliser ces facteurs favorables et d'appliquer la tactique appropriée à l'accomplissement de ces aspirations populaires, la direction a dévié des tâches stratégiques de la révolution. Les racines idéologiques et politiques de cette déviation, y compris les différentes tendances contenues autour de la ‘tactique de paix', sont déjà une question de lutte idéologique dans le mouvement maoïste népalais et international. Les vues de notre partie sur cette question, y compris la correspondance avec la direction du PCUN (maoïste), peuvent être consultées dans le ‘Naxalbari' n°3 (http://www.thenaxalbari.blogspot.com).

 

Cette lutte idéologique doit certainement être approfondie, le plus important étant qu'elle le soit par les maoïstes népalais eux-mêmes. Mais la tâche immédiate des maoïstes et des masses révolutionnaires au Népal est de lever le drapeau de la rébellion ouverte contre le quartier-général révisionniste et de lancer ainsi la reconstruction du Parti sur des bases pleinement marxiste-léniniste-maoïstes, fermement unis aux masses. Ils doivent s’arracher du marais révisionniste de l'Assemblée Constituante politicienne et reprendre le chemin de la révolution. L'héritage révolutionnaire des maoïstes au Népal, profondément enrichi par la Guerre Populaire héroïque qu’ils ont mené et les sacrifices glorieux faits par des milliers de fils et filles vaillants du Népal, avec la solidarité illimitée des peuples partout dans le monde pour la révolution népalaise, fournissent le socle de base pour relever ce défi. Comme appelé dans la résolution politique du CCOMPOSA, « les Peuples du monde entier regardent vers les maoïstes du Népal pour briser toute conspiration locale et externe et pour avancer avec détermination vers l'accomplissement de la Révolution de nouvelle démocratie. »

 

Porte-parole,  Krantipriya,

6 septembre 2011

 

Lgtang2-28

 

NDLR : les camarades du PCmF, à qui la traduction a été envoyée, y ont apporté des corrections. C'est désormais leur version qui est ci-dessus. Un grand merci à eux !


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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 11:55

 

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Le Parti Communiste du Népal (Maoïste) a mené une guerre populaire durant 10 ans, de 1996 à 2006, étendant la zone d’influence du Parti sur 80% du territoire.

 

En 2006, suite à une alliance avec les 7 partis d’opposition, le Parti est entré dans la légalité, a cessé la lutte armée, a accepté le confinement de ses armes sous le contrôle de l’ONU. Le parti a remporté les élections avec 40% des suffrages exprimés. Prachanda a alors accédé au poste de premier ministre à la tête d’un gouvernement comprenant des membres des partis bourgeois, y compris les féodaux et les pro-impérialistes et le parti révisionniste (UML), un gouvernement d’Union nationale.

 

Dans ces conditions, il était quasiment impossible de mettre sur pied une véritable démocratie pour le peuple, de procéder à une réforme agraire. Malgré cela le Parti avait et a peut-être encore une possibilité de mobilisation importante.

 

Une nouvelle Constitution devait être mise sur pied, mais de reculade en reculade des partis alliés au PCN(M), devenu entretemps le Parti Communiste Unifié du Népal (Maoïste), la Constitution n’a toujours pas été promulguée. Prachanda, dans l’impasse, a dû démissionner après que le Président de la République ait maintenu à la tête de l’armée le général Katawal. Des membres du Parti continuent à siéger au parlement.

 

Au sein du Parti, la thèse mise en avant est que la Révolution au Népal comporte plusieurs phases : la guerre populaire, la lutte parlementaire et l’arrêt de la guerre populaire, la préparation des masses pour l’insurrection.

 

Il y a une différence qui s’est révélée dans la pratique. Ce qui était présentée comme une tactique pour réaliser les conditions de l’Insurrection est devenue une stratégie pour l’instauration de la Démocratie Nouvelle dans les conditions du XXIème siècle suivant « la voie Prachanda », et ceci présenté comme généralisable pour tous les pays et conseillé à tous les partis, sans la moindre preuve de la validité de cette théorie, bien au contraire.

 

De reculade en reculade, différentes tendances et orientations sont apparues au sein du PCUN(M). Une des lignes est pour l’instauration d’une république démocratique parlementaire de type bourgeois ; une autre, centriste, défend la stratégie de mobilisation des masses tout en la coordonnant avec la lutte parlementaire mais aussi par la direction de l’appareil d’Etat. Celle-ci a fait faillite à ce que nous pouvons observer. Une autre affirme vouloir faire avancer la révolution en donnant priorité à la mobilisation des masses et en voulant transformer le parti de l’intérieur. Cela parait extrêmement difficile à l’heure actuelle.

 

Dans l’esprit de maintenir l’unité du Parti se côtoient des positions droitières, centristes et révolutionnaires. Pour maintenir l’Unité à tout prix et poursuivre la ligne qui a conduit à la situation de blocage, de paralysie actuelle, et pour reconquérir le poste de premier ministre, une réunion du Comité Central a suggéré de choisir comme candidat pour le poste de premier ministre un représentant de la tendance prônant la démocratie de type bourgeoise.

 

Le problème qui se pose avec insistance est que la nomination d’un premier ministre du PCNU(M) va aller de pair avec la dissolution de l’Armée Populaire, la remise des armes et l’intégration d’une partie dans l’Armée nationale et sous la direction du haut-commandement issu de l’ancienne Armée royale. Autrement dit, c’est la liquidation de l’APL, le désarmement complet.

 

Dans ces conditions, il y a deux options :

1. La reddition complète, l’abandon total de la perspective de l’insurrection. Cela fait cinq ans que le Parti est engagé dans ces transactions, sans une avancée significative pour résoudre la question du « pouvoir ». Que pensent les masses de tout cela ? Elles sont dans l’expectative pour le mieux, dans la désillusion pour le pire.

 

2. La reprise du combat révolutionnaire, qui suppose une mobilisation des masses. « Un se divise en deux » et non « Deux sont unis en un ». Il faut choisir. La ligne droitière doit être dénoncée devant les masses, la seule façon c’est en revenir aux masses, car se sont les masses qui font l’histoire, et en même temps qui la subissent quand leurs dirigeants adoptent des positions erronées, vacillantes ou liquidatrices, révisionnistes.

 

Le meilleur soutien que doivent apporter les maoïstes dans le monde, c’est de se tenir fermement pour la 2ème option, c’est de le dire clairement aux camarades qui veulent vraiment mener la révolution à son terme et affirmer nos positions. La solution qui sera adoptée et surtout mise en œuvre au Népal concerne le mouvement communiste dans son ensemble et pas seulement les communistes népalais. Critiquer les positions erronées, les tactiques inadéquates adoptées, dévoiler les liquidateurs et les révisionnistes, etc., c’est le meilleur soutien que nous pouvons apporter aux positions relativement correctes, aux camarades qui veulent poursuivre la lutte pour la révolution au Népal. Il y a des maoïstes au Népal qui luttent pour la révolution et nous devons les soutenir face aux liquidateurs !

 

Note et précisions : Ce texte a été écrit quelques jours avant l’élection de Bhattarai au poste de premier ministre. La situation s’est depuis clarifiée et les liquidateurs ont dévoilé au grand jour leur vraie nature de classe.  Si Bhattarai est arrivé premier ministre, c’est grâce à un accord passé entre Bhattarai et Prachanda d’un côté et les partis Madhesis de l’autre. Il est de notoriété publique que les partis Madhesis sont les représentants des intérêts de l’Inde au Népal. Mais ce qui est le plus troublant est le contenu de cet accord. Un des points mentionne la création d’une « république démocratique inclusive ». C’est le contraire de la ligne du Parti de la « république populaire fédérale ». L’accord prévoit également la création d’une unité séparée dans l’Armée Népalaise pour 10 000 Madhesis au moment même où l’APL est désarmée et que les plans pour l’intégration sont de les placer sous commandement de l’Armée Népalaise. Mais encore, peu après avoir liquidé l’APL en rendant les armes, le gouvernement dirigé par Bhattarai a ordonné aux administrations régionales de procéder à la remise de toutes les propriétés saisies par les maoïstes durant la Guerre Populaire. Que va-t-il rester aux masses ? Mais les liquidateurs font face et Hari Gyawali, responsable maoïste de la région Kochila a affirmé : « Nous avons obtenu ces terres en échange du sang. Nous ne pouvons rendre les terres tant qu’une réforme agraire révolutionnaire n’est pas mise en place. » « Le gouvernement fera face à la confrontation s’il utilise des moyens coercitifs. » « Les squatteurs, les Kamaiyas [ex-serfs] et les familles des martyrs utilisent ces terres. Nous ne rendrons pas  les terres aux propriétaires tant qu’une réforme agraire révolutionnaire n’est pas mise en place. » De même la gauche du Parti organise ses propres meetings de formation à travers tout le pays. La situation pourrait virer à l’affrontement ouvert. En tout cas, le Comité Central doit se réunir le 30 septembre. D’ici là, regardons de près la situation au Népal, elle risque d’évoluer rapidement.

 

PC maoïste de France 

 

 

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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 18:49

 

Article publié par le CSRI et Feu de Prairie :

 

Inde : les maoïstes progressent, construisent des hôpitaux

 

Publié sur South Asia Rev

Cet article est tiré du journal indien The Hindustan Times. Une fois n’est pas coutume, les maoïstes y sont plutôt félicités pour leur action en faveur du peuple. Mais il faut noter que, contrairement à ce qu’affirme l’article, il ne s’agit pas d’un « changement de visage » mais bien la stratégie à long terme des maoïstes d’Inde.

 

La main invisible maoïste de retour au Bengale

par Snigdhendu Bhattacharya

10 septembre 2011- Du symbole de la terreur et de la subjugation, les maoïstes visent désormais un changement de perception. Ou bien c’est ce qu’il semble, du moins dans leurs bastions dans la région de Jangalmahal au Bengale.
Dans les régions dominées par les maoïste du Midnapore Occidental, à environ 130-150 km de Calcutta, et que l’Hindustan Times a visité récemment, les rebelles ont non seulement récupéré le terrain perdu, mais gèrent également des centres de santé et des écoles, construisent des digues et entretiennent les routes et les étangs.
Alors que le gouvernement de Mamata Banerjee tente d’amorcer le dialogue, les rebelles se concentrent sur le développement.

Trois organisations – Santrash Durnity O Samrajyobadi Agrason Birodhi Ganatantrik Mancha (SDSABGM), Nari Izzat Bachao Comittee (NIBC) et Chhatra Samaj (SC) – sont à la pointe du travail de développement que les maoïstes ont entrepris dans ces régions.

Le gouvernement reconnaît tacitement le développement. « Ils (les rebelles) ne nous ont pas encore empêchés de réaliser des projets de développement. Mais, dans certains domaines, nous avons trouvé que les gens refusent de travailler sur nos projets alors qu’ils ont travaillé sur les soi-disant initiatives populaires », a déclaré Sukumar Hansda, ministre du développement de la région ouest.

« En l’absence complète d’administration civile, nous sommes forcés de prendre nos affaires en main, » affirme le président du NIBC Jyotsna Mahato à l’Hindustan Times dans la région d’Aguimoni dépendant du poste de police de Jhargram.

Le SDSABGM et le NIBC gèrent pas moins de 20 centres de santé à Lalgarh, Jhargram, Gopiballavpur, Nayagram, Salboni, Belpahari et Binpur, tous des bastions maoïstes.

Des médecins chirurgiens visitent les centres de santé parallèles au moins une fois par semaine.

La redevance est seulement de 5Rps. Et pour ceux qui ne peuvent même pas se permettre ce prix, les soins sont gratuits.

Le Samaj Chhatra gèrent environ 25 centres éducatifs pour jeunes enfants, dans lesquels les jeunes locaux éduqués enseignent gratuitement.

Il y a un an, une «initiative populaire» a vu un remblai – Veri-Bandh – se construire sur la rivière Kansabati à Bandorboni. Les ouvriers volontaires des villages voisins ont construit le tronçon de 1,5 km en seulement 23 jours.

« Le plus l’administration essaie de bloquer ces initiatives, le plus il sera facile d’exposer son véritable caractère devant le public», a déclaré un local du village de Kurashole de la région du poste de police Jhargram, nous quittant sur un Lal Salaam (la façon dont les rebelles saluent [salut rouge]).

Seul le temps dira si les nouvelles installations sont juste un autre changement de visage pour les rebelles afin d’éviter d’être repérés ou si c’est le signal d’une transformation réelle.

 

Telle est la Guerre populaire, telle est l'action révolutionnaire communiste : SERVIR LE PEUPLE, et dans la moindre parcelle de territoire arrachée à l'ancien, commencer à construire le NOUVEAU.


VIVE LA GUERRE POPULAIRE !

GPP Inde

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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 18:27

Une traduction spécialement dédicacée aux ultragauchistes qui considèrent qu'il n'y a pas de ligne rouge au Népal... et que ceux qui "fantasmeraient" là-dessus, c'est à dire ceux qui pratiquent l'internationalisme prolétariencontrairement à eux, ne feraient que "s'approprier le prestige" ( !) du maoïsme au Népal et maintenant en Inde (et seraient au passage des "cosmopolites" !!!). Car il faut bien comprendre ce qu'il y a derrière cette position : les opportunistes de droite népalais ayant l'appui de l'expansionnisme indien, voire du projet impérialiste chinois, et de toute la Réaction mondiale qui salue leur "engagement dans le processus de paix" ; la ligne rouge, sans la solidarité internationaliste, MOURRA et la révolution népalaise avec elle. En niant qu'elle existe, et donc en ne la soutenant (par définition) pas, les ultragauchistes se font encore une fois les zélés serviteurs du système impérialiste mondial, en accélérant la liquidation de la première révolution issue d'une Guerre populaire victorieuse depuis 1975. Ces manœuvres au service de la Réaction mondiale doivent être dénoncées par tous les vrais révolutionnaires internationalistes, impitoyablement, et tou-te-s ceux et celles qui ont étudié l'histoire du mouvement communiste international, savent ce qu'elles mériteront le moment venu.

Kasama

L'interview suivante avec Biplab (Netra Bikram Chanda), un membre important du Parti maoïste au Népal, a été réalisée la semaine avant l’élection de Baburam Bhattarai. À ce moment-là les ailes gauche et droite des maoïstes fonctionnaient (brièvement) ensemble pour affaiblir le Président en exercice du Parti, Prachanda (évidemment pour des raisons différentes). Cette situation a pris fin quand Bhattarai a commencé à désarmer et dissoudre l'Armée populaire de libération.

Les choses ont changé et les événements se sont enchaînés rapidement en quelques jours depuis que cette interview a été donnée. Cependant, elle donne toujours un sens à la lutte en cours pour le futur de la révolution au Népal, au sein du Parti maoïste.

Elle est parue tout d’abord sur le site Winter Has Its End (WHIE).
maoist torches
WHIE : Des divergences très importantes ont émergé dans votre Parti sur l'intégration de l'Armée. Pourriez-vous nous expliquer ceci ?

BIPLAB : Nous avons une lutte entre deux lignes en cours, dans notre Parti, sur la question de l'intégration de l'Armée populaire de libération (PLA). Cette lutte a été principalement ciblée sur Baburam Bhattarai, mais en ce moment elle s’est concentrée sur Prachanda. Prachanda affirme que nous pouvons aller de l’avant en acceptant les propositions d'intégration des forces réactionnaires au Népal.

Ils sont prêts à dissoudre, et non à intégrer l'Armée de libération du Peuple, qui a combattu pendant 12 années, dans l'armée du Népal.

Il est étonnant que l'armée du Népal ait formulé la proposition au sujet de l'intégration. Leur proposition leur offre la direction et désintègre l'Armée populaire de libération sous celle-ci. La PLA n’est pas traité comme des soldats de l’armée du Népal. La proposition suggère que la PLA soit mise de côté dans des bureaux locaux, ou devienne des gardes forestiers sans armes. Prachanda accepte leur proposition.

En ce moment, les armes de la PLA sont confinées dans des containers. Les partis du Congrès népalais et de l'UML [les partis corrompus pro-Indiens et de statu quo] exigent que ces armes soient détruites, et Prachanda sympathise avec eux.

Ils veulent diviser la PLA en deux factions où la plupart des personnes seront renvoyées à la maison, et un petit nombre seront intégrés. Nous n'accepterons pas ce plan.

Nous pensons que la ligne que Prachanda a prise est du révisionnisme de droite. Elle liquidera nos forces et armée. Elle mettra fin à la révolution. Nous ne l'acceptons pas.

Pour intégrer la PLA, deux choses doivent être consolidées :

- La majorité de la PLA doit être intégrée.
- La PLA doit diriger ses propres unités, et la PLA doit prendre des postes de direction dans l'Armée.

Nous voulons des unités libres et l'intégration collective. Ils refusent ces choses, et la lutte porte sur ces points.

WHIE : Précédemment, vous avez parlé de la réunion de Palungtar en octobre 2010. Pouvez-vous expliquer ce qu'était la réunion de Palungtar, et vos vues là-dessus ? Comment les choses se sont-elles développées dans votre Parti depuis Palungtar ?

BIPLAB : Palungtar était une très grande réunion de masse de notre Parti. Dans cette réunion, trois positions ont été présentées, mais en réalité il n'y avait que deux lignes.

Nous avons argué du fait que nous n'avons aucune autre option devant nous que de lancer l'insurrection du Peuple. Le Président Prachanda a argué du fait que l'insurrection est importante, mais nous ne pouvons pas mettre fin au processus de paix. Baburam Bhattarai nous a rétorqués qu'il faut rechercher le compromis avec les autres partis, et que l'insurrection n'est pas possible (pour le moment NDLR). Par conséquent, nous devons réaliser nos buts par de futurs amendements légaux.

Après six jours de discussion, nous avons tiré une conclusion en trois points :

 - Il n'y a aucune alternative à l'insurrection populaire.
 - Il n'y a aucune alternative à unifier le Parti.
 - Il n'y a aucune alternative à transformer ce Parti. Le Parti a été détérioré et nous devons le rectifier. L'esprit révolutionnaire et les révolutionnaires doivent diriger le Parti.

Malheureusement, Prachanda a laissé sa ligne au centre. La ligne de Prachanda n'a pas mis en pratique ces décisions.

Dans son document plus récent, Prachanda n'a même pas inclus l'insurrection en mot. Même Baburam Bhattarai pense que le dernier document de Prachanda est révisionniste de droite [rires]. Prachanda a fait des excuses à Bhattarai et dit qu'il avait peur d'être trop provocateur envers Bhattarai. Mais Bhattarai [rire], la droite de notre Parti, essayait d'obtenir de Prachanda de garder ce point. C'est assez étonnant. [NDLR : la jouer "de gauche" de temps en temps, lorsque l'on vise la direction suprême, c'est aussi cela le trotskysme ! ]

Après 23 ans à nous diriger, pour la première fois, Prachanda a perdu son leadership parmi nous. Les révisionnistes de droite vacillent dans notre Parti. Dans un avenir proche, nous voulons une réforme importante de notre Parti.

Ce conflit peut être utilisé par les partis réactionnaires du Congrès népalais et de l'UML. La plupart des réactionnaires ont félicité Prachanda, et demandé aux gens d'approuver sa ligne. Ils n'accompliront pas leur rêve...

Cette lutte de lignes continuera pendant toute la révolution, mais jour après jour les chances de Prachanda de pouvoir conduire la révolution continuent à diminuer. Si le Parti peut être réformé, nous avancerons ensemble.  Mais même si nous ne pouvons pas continuer ensemble, rien n'arrêtera la prochaine révolution du Peuple népalais.

WHIE : Comment évaluez-vous les tentatives de Baburam Bhattarai de devenir Premier ministre ?

BIPLAB : Nous livrons un type extraordinaire de lutte en ce moment. Bhattarai veut la direction du gouvernement, mais ne veut pas la révolution. Nous voulons la révolution, ainsi nous essayons de développer des manières d'aller au-delà des fissures entre Prachanda et Bhattarai. Nous avons discuté s'il était meilleur que Bhattarai ou Prachanda soit le Premier ministre, et tous les deux luttent pour cette position. En dernière analyse, nous (avons conclu que nous) avons la direction du Parti, et que si nous ne décidions pas, alors ni l'un ni l'autre ne peuvent devenir Premier ministre.

En réalité, les deux lignes sont très semblables. Nous pensons que lutter contre Prachanda est encore plus dur que lutter contre Bhattarai. C'est pourquoi nous avons soutenu Bhattarai pour devenir Premier ministre.
Nous constatons que les réactionnaires disent qu'ils soutiendront Baburam Bhattarai si nous l'envoyons pour l'élection. Mais si nous le proposons, soudainement ils soutiennent Prachanda. C'est intéressant, mais cela ne doit pas interférer (dans nos discussions).

Si Prachanda ou Bhattarai deviennent Premier ministre, cela n'importera réellement pas beaucoup. C'est le Peuple qui doit diriger la société népalaise.

Nous pensons que la vérité est que la Constituante (CA) ne va pas être dissoute pour de bon. Les analystes politiques lancent des avertissements contre l'anarchie et la dissolution de la CA… Ce n'est pas la réalité.

Les puissances étrangères et réactionnaires vont plutôt attendre trois mois une Constitution de compromis [plutôt qu'une nouvelle Constitution démocratique révolutionnaire préconisée par Biplab et Kiran], et utilisent cette période de transition pour casser l'esprit révolutionnaire des masses populaires. En dernière analyse, leur tactique est correcte. Elle ne mènera à rien de bon.

Nous n'accepterons pas une Constitution de compromis. Soit nous avons besoin d'une Constitution du Peuple, soit nous avons besoin d'une révolution.

La teneur principale de la lutte de lignes entre nous, d'une part, et Bhattarai et Prachanda d'autre part, c'est qu'ils pensent que la révolution peut être faite dans la superstructure. Cette lutte de lignes arrivera à sa conclusion. Il est impossible de faire la révolution à partir de la superstructure, dans notre conception (du monde et de la stratégie révolutionnaire NDLR).


Pour faire la révolution, nous devons mobiliser tous les facteurs révolutionnaires, pour ne pas compter sur les facteurs bourgeois
.

 

Il ressort bien, de cette interview, que Biplab représente la ligne la plus révolutionnaire dans la gauche du Parti maoïste au Népal. Jeune, Biplab montre que l'avenir de la révolution populaire démocratique au Népal est assuré : il y aura toujours suffisamment de cadres révolutionnaires pour apporter leur expérience de lutte et d'organisation aux masses populaires qui, ne l'oublions pas, SONT LES VRAIS COMMUNISTES. Voilà qui montre totalement le RIDICULE des gens qui affirment qu'il n'existe pas de ligne rouge dans ce Parti. Ces gens ne sont de toute manière pas maoïstes (puisqu'il nient la lutte de lignes et même l'existence de lignes dans le Parti népalais comme dans toute formation organisée du prolétariat). Comme SLP l'a expliqué dans un précédent article, et comme le montre leur mise en avant délirante d'un Staline qui n'a rien à voir avec la réalité historique, ce gens (ayant compris que la révolution viendra inévitablement) sont seulement là pour en être les cadres "éclairés" et conserver leur "importance" de petits bourgeois dans la situation révolutionnaire, puis la société socialiste. Face à eux, la ligne du prolétariat révolutionnaire est simple, elle est de les combattre impitoyablement ; comme le prolétariat népalais combat Prachanda et Bhattarai, qui ne sont finalement rien d'autre, mais en version opportuniste et collaboration de classe.

Au contraire, le maoïsme nous enseigne qu'on peut le nier tant qu'on veut (comme le faisaient Staline et les ML de son époque) les lignes existent qu'on le veuille ou non dans tout Parti révolutionnaire ; qu'elles sont le reflet (dans le Parti) des conceptions de classe présentes dans la société ; et que leur lutte est même un aspect essentiel du processus de lutte révolutionnaire pour la conquête du pouvoir, puis de construction de la nouvelle société. Le Parti représente le camp politique du prolétariat face au camp politique bourgeois ; il est uni dans l'action car le camp bourgeois, au delà de son grand nombre apparent de "partis", est uni (derrière l'Etat, les institutions capitalistes, les forces armées) ; mais les divergences en son sein (il suffit de voir le Népal, ou la Chine du temps de Mao) peuvent être aussi grandes que dans le camp politique bourgeois (et l'affrontement des positions, pour la victoire de la ligne révolutionnaire, est un aspect essentiel de la dictature démocratique du prolétariat). C'est d'ailleurs un facteur objectif, indépendant de toute volonté, que quand on s'approche de la conquête du pouvoir, et a fortiori face aux défis immenses après celle-ci, la gauche et la droite se renforcent dans le Parti et l'écart entre elles se creuse ; alors que quand l'objectif est encore lointain, l'ennemi de classe encore puissant et structuré, la tendance à l'unité du Parti est plus forte (c'était le cas au Népal jusqu'en 2005). Quand émerge une ligne opportuniste de droite, rien ne sert donc de s'exciter comme une puce, de s'étrangler de rage : il faut simplement la combattre, posément mais fermement, armé du "capital" de 160 ans d'expériences révolutionnaires...

 

Vidéo du rassemblement aux flambeaux, contre la liquidation de l'APL :

 


 
Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Asie du Sud - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 18:01

 

Bon, c'est pas tout ça, mais après un 150e article sur la Libye (pour dire toujours la même chose, qu'un enfant comprendrait), il se passe au pied de l'Himalaya des choses BEAUCOUP PLUS IMPORTANTES pour la nouvelle révolution mondiale, que le "licenciement" musclé d'un ancien zélé serviteur par ses maîtres françafricains...
La situation au Népal est donc à un instant décisif ; instant décisif que les centristes autour du leader Prachanda auront réussi à reculer pendant 3 ans. Décisif non seulement pour le Peuple népalais, mais aussi pour toute la région et le monde. Car pour toute analyse marxiste un peu sérieuse, il est clair que le mouvement communiste le plus avancé au monde, quantitativement ET qualitativement (Guerre populaire dirigée par un Parti maoïste), se trouve dans l'Etat indien ; que l'Inde pourrait être la nouvelle URSS du nouveau mouvement communiste mondial ; et que le développement (ou au contraire la liquidation !) de la révolution populaire au Népal est d'une très haute importance pour le mouvement communiste de son grand voisin (et inversement : c'est en lien dialectique).
 
Il y a depuis toujours, et donnant particulièrement de la voix depuis les "accords de paix" de 2006, une très importante LIGNE DE DROITE dans le Parti maoïste népalais. Ceci est une réalité objective à TOUS les Partis communistes de la Terre et de l'Histoire : il y a toujours des éléments qui sont plus touchés par l'influence idéologique de la bourgeoisie, d'autres beaucoup moins, d'autres presque pas ; il y a donc dans tout Parti communiste une GAUCHE, un CENTRE et une DROITE (et, par conséquent, toute TACTIQUE - indispensable au progrès du mouvement communiste - porte en elle le risque de révisionnisme, de mutation en stratégie, si la droite l'emporte dans la lutte interne : le meilleur exemple est bien sûr le PCF de Thorez, en alliance à partir de 1934 avec la social-démocratie et l'aile gauche de la démocratie bourgeoise, tactique (prônée par l'IC) mutée en stratégie).
Mais il y a, à son importance au Népal, deux raison essentielles :
- le contexte international encore largement défavorable, isolant ce petit pays de 150.000 km², quasi enclavé dans le deuxième pays du monde en population (l'Inde) ;
- la "surprise" qu'a été, pour les maoïstes, la victoire de 2006 : ils contrôlaient pratiquement tout le pays et encerclaient la capitale, mais ne parvenaient pas à la prendre ; c'est alors qu'a éclaté un mouvement populaire emmené par les partis "démocratiques" bourgeois contre la dictature personnelle du roi, conduisant au renversement de celui-ci. Ceci a perturbé les plans des maoïstes, qui pensaient mener une Guerre populaire "classique" et "jusqu'au bout", c'est à dire jusqu'à la prise militaire de la capitale. Cette "victoire surprise" s'est avérée extrêmement perturbante, et a pu conduire beaucoup de militant-e-s a des illusions sur les partis "démocratiques" bourgeois.
 
Sur la situation au Népal, Servir le Peuple a toujours affirmé bien haut deux choses (face aux délires des ultra-gauchistes, et bien sûr face aux révisios de tout poil "célébrant" la dérive droitière) :
- il est totalement erroné de considérer que la lutte de lignes dans le Parti népalais s'est terminée en 2006, le jour de la signature des "accords de paix" (alors que de très importants dirigeants révolutionnaires étaient en prison en Inde), et que le Parti est dès lors "révisionniste". Aucune lutte de lignes n'est pliée en quelques jours ou quelques semaines. C'est la même conception métaphysique que celle qui considère que le jour de la mort de Staline (1953), l'URSS est passée du "paradis socialiste" (comme s'il n'y avait aucun problème !) à l'enfer social-fasciste, qu'elle est devenue alors l'équivalent mondial de l'impérialisme US ou du Reich nazi avant 1945. Ou encore, que d'affirmer que le PCF est devenu révisionniste le jour du dépôt des armes en 1945 : ceci était bien sûr un aboutissement, cela faisait déjà plus de 10 ans que Thorez et Duclos "travaillaient" le Parti au révisionnisme social-républicain petit-bourgeois, à coup de "Peuple de France" interclassiste, d'"accents mêlés de la Marseillaise et de l'Internationale", d'abandon de l'anti-colonialisme alors que l'Empire était (et est toujours) le "secret de l'impuissance" du prolétariat de l'Hexagone, etc. (certains auteurs - comme Hoxha - mettant même en doute que le PCF ait jamais été léniniste...).
- deuxièmement, même si ça n'a jamais été dit aussi clairement, il est erroné de se concentrer sur Prachanda. La "Voie Prachanda" n'est PAS une idéologie cohérente, c'est un fourre-tout, bourré de contradictions et de lieux communs marxistes. Prachanda est simplement un de ces "leaders éclairés" qui pullulent dans l'histoire du mouvement communiste international, pensant avoir "révolutionné" le marxisme. Ce qui l'intéresse, c'est d'être sur le pavois, acclamé par la foule et recouvert de colliers de fleurs. Dans ce seul et unique but, Prachanda est un OPPORTUNISTE au sens commun du terme : il va vers où le vent souffle, tout en essayant toujours de mettre tout le monde d'accord... Sa position dépend du rapport de force, du "pôle d'attraction" le plus puissant, entre la gauche et la droite du Parti. C'est pourquoi la cible prioritaire doit être BHATTARAI. Baburam Bhattarai, lui, a une vision cohérente, et cette vision politique, c'est le MENCHEVISME : il n'est "pas possible" de mener directement une révolution populaire de nouvelle démocratie, car le pays est "trop isolé" (trotskysme), il faut donc appuyer une "démocratisation bourgeoise" et la révolution populaire viendra en temps voulu (conception dénoncée par Lénine dès les années 1900 en Russie, puis balayée par Mao, Ho Chi Minh etc.)... C'est pourquoi (on peut le dire maintenant que Bhattarai, devenu Premier ministre, tombe allègrement le masque), l'accord "tactique" de la gauche avec lui, contre les "méthodes autoritaires" de Prachanda, était une erreur.
Si la droite autour de Bhattarai est liquidée, dégagée du Parti (et alors probablement satellisée par l'U"ml"), et que le rapport de force se modifie en conséquence, Prachanda suivra le mouvement, bien sûr comme pur suiveur et plus comme le leader qu'il a été, et en tentant toujours de le freiner, mais en n'ayant plus les forces pour le faire.
En revanche, si c'était la gauche, finalement minoritaire, qui faisait scission (comme le souhaite ouvertement le Congrès népalais, parti de la droite bourgeoise), il est probable que Prachanda reste dans le "gros" Parti, afin de conserver son statut de "personnage important".
Mais peu importe, dans tous les cas ! Car cette focalisation sur Prachanda vient de la conception métaphysique qu'ont certain-e-s de la jefatura, du "grand dirigeant" du Parti : à partir du moment où celui-ci dérive à droite, le Parti est "foutu". Ces gens sont incapables de concevoir que le Parti népalais a un fonctionnement démocratique, et que le débat franc et ouvert y fait rage, quasi sans interruption, depuis les accords de 2006 ! Prachanda n'a, finalement, pas grande importance : il faut penser en termes de gauche, centre et droite ; Prachanda se raccrochera bien à la branche qu'il veut... Il n'est EN RIEN irremplaçable ; des dirigeants révolutionnaires très reconnus et expérimentés existent en dehors de lui, comme Kiran, Gaurav ou Basanta. Ceci contrairement à Gonzalo pour le PC du Pérou, ce qui fut la cause de l'effondrement de ce dernier après son arrestation.
Quant à Bhattarai, il devra tôt ou tard répondre de sa HAUTE TRAHISON devant un Tribunal du Peuple, et recevoir un châtiment exemplaire. Car même si sa manoeuvre contre-révolutionnaire triomphe pour le moment, la victoire de la révolution au Népal est inéluctable en définitive...
Bhattarai qui justifie son trotskysme pratique par la nécessité de lutter "en priorité" contre la "réaction locale", donc pour une "démocratisation"... Alors que Kiran a très justement défini le problème principal comme celui de la TUTELLE INDIENNE, car celle-ci protège l'oligarchie compradore-bureaucratique-terrienne du pays, et tant qu'elle durera, il n'y aura rien à tirer de la bourgeoisie "nationale" : pour manger une banane, il faut enlever la peau ; là encore, même un enfant de 5 ans (et même un vegan...) est en mesure de comprendre.
 
Reste donc à voir comment va se résoudre cette lutte sans précédent, contre la manœuvre contre-révolutionnaire la plus ouverte de la droite liquidatrice depuis 2006.
Mais voilà : c'est dans ces moments là qu'il faut savoir si l'on est MAOÏSTE ou "staliniste", autrement dit, si UN SE DIVISE EN DEUX ou s'il faut préserver "l'unité" de façade du Parti à tout prix, c'est à dire au prix de concessions qui n'ont pas lieu d'être. Une "unité" sacralisée comme un totem auquel on ne peut pas toucher... C'est ce que fait Prachanda depuis 5 ans, mais c'est bien normal, car la lutte de lignes, la contradiction antagonique, c'est difficile, brutal, inconfortable, et lui est très bien dans son confort de "Chairman" en colliers de fleurs... Mais il se peut, aussi, que la gauche révolutionnaire Kiran-Gaurav-Basanta-Biplab, tous presque 60 ans en moyenne (hormis Biplab), soient hélas aussi imprégnés de cette culture, et finissent par se ranger au "centralisme", à la sacro-sainte unité du Parti, comme ils l'ont beaucoup fait ces dernières années, même s'ils ont toujours présenté la liquidation de l'Armée populaire comme un casus belli. C'est là une problématique bien plus vaste que le petit Népal, une problématique de CONCEPTION DU MONDE et du Parti. Il est d'ailleurs marrant que les gens qui hurlent, depuis 2006, au "révisionnisme" et au PC maoïste népalais "contre-révolutionnaire", soient des gens qui mettent, finalement, bien plus en avant Staline que Mao ; alors que le problème au Népal semble bel et bien être la conception "staliniste" du Parti, où l'on se plie bon gré mal gré au "centralisme démocratique" et où l'on refuse les ruptures, les "franchissement de Rubicon" salutaires (bien entendu, le "nager à contre-courant" et le "un se divise en deux" maoïstes ne sont pas "la scission pour la scission" trotskyste, mais la "scissionite" trotskyste vient simplement de leur fourre-tout idéologique complet...).
 
SLP suit les développements népalais de très près et vous tiendra au courant aussi régulièrement que possible.
n-pal.jpg

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