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Impérialisme et résistance (internationalisme)

Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 17:15

 

Paris (stand PCmF - FRAP - OCFR) :1ermai 2013 paris 41ermai 2013 paris 5

Organisation communiste Futur Rouge (ici à Clermont/Clarmont, Auvernha) : 

1MaiOCFR.jpg1MaiOCFR3.jpg1MaiOCFR2-copie-1.jpg 1MaiOCFR4

Paris (Voie prolétarienne) :603668_574163142605335_1785315120_n.jpg

Vitry-sur-Seine (Collectif des Travailleurs sans-papiers) :5283 449560615135141 1450640892 n

 Italie :1oMaggioPCmI.jpg

Cortège du PC maoïste / Slai COBAS à Bergamo (Lombardie, Nord)

10865edc641maggioTorino        ("Vous ne nous volerez pas l'avenir !")                       La flicaille repeinte à la mode printemps-été ! 25aprItalia.jpg                        (ici le 25 avril - jour tout aussi important là-bas, anniversaire de la Victoire antifasciste)

Toronto (Canada) avec les Premières Nations :1MAI Toronto

Montréal (Québec) :1MaiQuebec.jpg1MaiQuébec21MaiQuebec3.jpg1MaiQuébec41MaiQuébec5                             (la police barre l'accès au 357C, un club privé grand-bourgeois)

Trondheim, Norvège (organisation Tjen Folket) :Norvege-copie-1.jpgNorvege2.jpg

Chili (avec des réfugiés maoïstes du Pérou) :

1mayoChile2.jpg1mayoChile.jpg

Moscou, ex-URSS :may day protest 2013 12 0

Hongrie :may day protest 2013 5

État espagnol : Madrid / Castillemay_day_spain.jpg1640291-Manifestacion del 1 de Mayo 2013 en Madrid Version2CIMG6288.JPGmani1mayo-1.jpgmani1mayo-2.jpgmani1mayo-3.jpgP5010451

Galiza : 1mayo_galegos.jpg 1MayoGaliza263102_496857510363883_2022053495_n.jpg9357 4956380112097 68014222 n

Andalousie :1MayoAndalucia.jpgOccupation de Las Turquillas, une finca (grande propriété agricole), par le Syndicat andalou des Travailleursandalus manifestacion1

Barcelone, Catalunya : barcelona1maig

Mallorca (îles Baléares, Pays catalans) :lluitacontra.jpg

Hego Euskal Herria (Bilbao) :Maiatzak1.jpg

Baiona (Ipar Euskal Herria) :1maiBaiona.jpg1maiBaiona2.jpg

Irlande :MayDayIreland.jpg1367489599-may-day-2013-rally-in-dublin_2015340.jpg1367489621-may-day-2013-rally-in-dublin_2015349.jpg

 Gaza, Palestine occupée :tumblr_mm4p2qiI1Z1qap9gno2_500.jpgtumblr mm4p2qiI1Z1qap9gno3 500tumblr mm4p2qiI1Z1qap9gno4 500

Sultanat d'Oman :1MaiOman

Le Caire, Égypte :le-caire.jpg

Costa Rica (contre la visite d'Obama le lendemain) :1mayoCostaRica.jpg


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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 15:09

 

Tunisie :

01 Mai-Tunis1MAiTunis4.jpg

1MAITunis2-copie-1.jpg1MaiTunis3-copie-1.jpg

Turquie (Istanbul) :

1stMayTurkey1stMayTurkey21erMaiIstanbul clash1MaiIstanbulClash1_mays_2013_taksim_35_04509.JPG2e1ax_default_entry_TURKEY-MayDay-2_763-3312559.jpg et d'autres encore ici (ça a vraiment pété dur là-bas !)

Communautés turques et kurdes de l'exil (Belgique, Allemagne, Autriche etc.) :1MaiTurcExil1erMaiTurcExil.jpeg1stMayTurcExil.jpg

Allemagne :

1erMaiAllemagne1erMaiStuttgart1erMaiHamburg

Maroc :  

1erMaiMaroc.jpg1MaiMarocSolidPris.jpgtanger71.jpg

Bangladesh :1erMaiBangla.jpgPhilippines :1erMaiPhilippines1erMaiPhp.jpg1MAIPhp

Mexico :1erMaiMexico.jpg

Cuba :

1erMaiCubacuba, 1 mayo 2013

Portugal : 1erMaiPortugal.jpg

Grèce :

1MaiGrèce2may-day-greece 13671343141MaiGrece1.jpg

Toulouse/Tolosa, Occitània (Voie prolétarienne) :1erMaiToulouseVP1erMaiToulouseVP2.jpg

Népal :

1erMaiNépalmay-1-2013-nepal-3.jpgmay-1-2013-nepal-2.jpgmay-1-2013-nepal-4.jpgmay_1_2013_nepal_1_a44fd.jpg 1MayNepal.JPG

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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 16:32

 

 

Les masses populaires veulent renverser les gouvernements capitalistes, impérialistes et les gouvernements qui les servent !

Les prolétaires veulent s’unir pour le Parti de la révolution !

Les communistes soutiennent les luttes anti-impérialistes et développent les Guerres Populaires pour la révolution prolétarienne mondiale !

 

partisansL'impérialisme est le «stade suprême du capitalisme » - une étape de « parasitisme et putréfaction» (Lénine, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme). Il s’agit aujourd’hui de l’enterrer au plus vite. La crise du capitalisme est comme une maladie chronique qui le tourmente. Elle crée les conditions pour sa mort.  

La crise du capitalisme, c’est avant tout une crise de surproduction : « Au cours des crises, une épidémie qui, a tout autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société – l’épidémie de surproduction. La société se trouve ramenée à un état de barbarie momentanée. » (Marx et Engels, Manifeste du Parti Communiste)

Mais à l’heure où la bourgeoisie intensifie ses efforts pour faire payer la crise aux masses populaires, il est bon de rappeler ce qu’ont écrit Marx et Engels il y a plus de 150 ans dans le Manifeste : « Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même. Mais la bourgeoisie n’a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort : elle a produit les hommes qui manieront ces armes – les ouvriers modernes, les prolétaires. »

Aujourd’hui, le prolétariat mondial n’a jamais été si nombreux. L’ensemble des masses populaires représente au moins 90 % de la population et ce sont ces 90% qui sont concernés par cette crise et qui ont besoin d’un changement radical de société. « Le mouvement prolétarien est le mouvement autonome de l’immense majorité dans l’intérêt de l’immense majorité. »(Idem)

G20 « La crise financière du capitalisme mondial s’approfondit et s’élargit. Les impérialistes se disputent entre eux pour piller tous types de sources (humaines, matérielles) dans les pays arriérés, en plus d’accroître l’exploitation des travailleurs et des classes moyennes dans leur pays afin de surmonter cette crise. »

Cela se traduit en Europe et dans les pays capitalistes occidentaux, par une restructuration de la production, du commerce et des services, ce qui entraîne le déplacement de la production dans les pays où le coût de la main d’œuvre est faible, à la destruction massive d'emplois et à l’introduction de nouveaux moyens de production plus modernes pour plus de productivité au détriment de la sécurité et de la santé des travailleurs. En parallèle, les impôts augmentent, les salaires baissent, les prestations sociales diminuent. De manière générale, l’intensification de la crise entraîne que « petits industriels, petits commerçants, tout l’échelon inférieur des classes moyennes de jadis, tombent dans le prolétariat. » (Idem)

Dans les pays opprimés par l’impérialisme, le prolétariat et les peuples des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine sont soumis au diktat des puissances impérialistes protégées par leurs chiens de garde locaux dont elles se débarrassent lorsqu’ils ne défendent plus ou mal leurs intérêts. Les puissances impérialistes utilisent la politique du «diviser pour mieux régner» et n’hésitent pas à intervenir militairement -à la fois pour soutenir des régimes à leur botte ou pour renverser des 582278 412651102145929 898070337 ngouvernements qui ne leur sont pas favorables- et à provoquer des conflits ethniques et religieux pour protéger leurs intérêts et briser la résistance des peuples à l'oppression. Ils s'appuient sur l'obscurantisme religieux ou le libéralisme laïc pour maintenir coûte que coûte leur domination économique, politique et idéologique. Les classes dirigeantes de ces pays, qu'il s'agisse de puissances montantes du tiers-monde -Chine, Inde, Brésil ou Afrique du Sud- ou de pays opprimés, font tout leur possible pour assurer l'exploitation maximale de la main-d'œuvre et l'accès et le contrôle sur les matières premières dans l'intérêt du système impérialiste.

Dans les pays impérialistes et opprimés, les classes dirigeantes utilisent comme chiens de garde aussi bien les forces réactionnaires de droite que les forces réformistes, sociale-démocrates et révisionnistes qui appliquent leur politique d'exploitation et d’oppression des prolétaires et des masses. Les syndicats officiels collaborent avec les divers gouvernements pour négocier les «mesures d'austérité» et les plans de privatisations afin qu’elles soient acceptées par les travailleurs et qu’ils mettent fin aux luttes qui affrontent les patrons et l'Etat. La conciliation permet toujours aux capitalistes de se renforcer et de poursuivre leur œuvre destructrice en sapant les acquis d’une centaine d’années de lutte de la classe ouvrière.

aube-doree-nikolaos-michaloliakos 0Dans les pays impérialistes, la droite la plus ouvertement réactionnaire et les réformistes et sociaux-démocrates « de gauche » reprennent sous différentes formes «l'identité nationale», afin de l'utiliser contre les immigrés en vue de renforcer la division du prolétariat et des masses et ouvrant ainsi la voie au fascisme ancien et nouveau. De nombreux partis et organisations populistes, fascistes et néo-nazis prospèrent sur ce terrain fertile cultivé par l’ensemble des forces politiques et institutions traditionnelles. La bourgeoisie défend son système et ses institutions grâce à l'Etat policier et en utilisant également la participation des masses aux élections. C'est pourquoi le prolétariat et les masses doivent développer le boycott électoral et intensifier la lutte des classes.

   « On a raison de se révolter » (Mao Zedong)

e-lutte-des-mineursFace à la crise, les prolétaires - les travailleurs des villes et de la campagne - se révoltent. Les ouvriers des usines menacées de fermeture se mobilisent contre les licenciements, les dégradations des conditions de travail, les baisses de salaires et l’augmentation du temps de travail, car ils ne veulent pas payer le prix de la crise. Les paysans et travailleurs agricoles résistent et occupent parfois des terres. Les masses se mobilisent contre les expulsions de logement, les augmentations d'impôts, les attaques sur leur environnement, le démantèlement des services publics, les attaques contre les libertés syndicales et contre les droits de la jeunesse, des femmes, etc.

Ces luttes ont lieu dans tous les pays du monde, comme ceux des travailleurs de l'automobile et de la métallurgie en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie ; des mineurs en Espagne, tandis que les masses se battent contre les expulsions de logement ; et comme la grande lutte étudiante au Canada, et dans d'autres pays également, contre les attaques sur l'éducation et la hausse  des frais.

Mais aussi comme en Inde où des centaines de millions de travailleurs ont fait grève ; ou en Afrique du Sud, où les mineurs se sont révoltés contre les classes dirigeantes noires et blanches qui exploitent et oppriment les travailleurssouth_africa_miners.jpg ; ou au Brésil, où des paysans pauvres et sans-terres occupent les terres qu’ils travaillent.

Dans les pays arabes, en particulier en Tunisie et en Egypte, malgré les manœuvres des impérialistes pour protéger leurs intérêts et soutenir les nouveaux chiens de garde, malgré le camouflage de ces derniers sous le masque de la religion dont ils se servent pour exploiter les travailleurs et le peuple et étouffer la juste révolte pour qu’elle ne se transforme pas en révolution, les masses populaires se fraient un chemin et apprennent de leurs erreurs, pour une véritable Révolution de Nouvelle Démocratie, qui ne peut être atteinte sans la direction de la classe ouvrière ; ce qui soulève la question de la stratégie révolutionnaire, de la lutte armée, et de la construction d'un parti d’avant-garde.

Les impérialistes et leurs interventions ne sont pas en mesure d'arrêter et d’éteindre les luttes anti-impérialistes dans le monde, de la Palestine à l’Irak, l’Afghanistan, l’Amérique latine, pas plus que ne le pourront les nouvelles interventions impérialistes en Libye, Syrie, Mali.

 

On ne peut pas faire la révolution de manière pacifique !


Le monde est en bouillonnement, la décantation idéologique s’opère peu à peu, avec des avancées et des reculs, dans les rangs du prolétariat et des masses autour de ​​la prise de conscience de la crise et de la nature de l'impérialisme, et la nécessité de le renverser et de construire une nouvelle société sur les cendres de l'ancienne.

Dans cette nouvelle vague de lutte et de résistance, nous devons soutenir et consolider la lutte pour la libération des peuples et pour la nouvelle démocrate, vers le socialisme et le communisme. C’est le contexte dans lequel une potentielle nouvelle vague de la révolution prolétarienne mondiale émerge et se développe. Elle a comme points de référence et d’ancrage stratégiques les guerres populaires dirigées par les partis maoïstes.

GPP_Inde.JPGLa Guerre Populaire est la façon la plus avancée pour faire la révolution, nous devons donc la soutenir dans chaque pays où elle est organisée, préparée par l'accumulation des forces et appliquée aux conditions concrètes de chaque pays. Dirigée par le PCI (maoïste), la Guerre Populaire en Inde résiste avec succès aux attaques de l’ennemi et parvient à s’étendre et grandir. La Guerre Populaire se déroule également aux Philippines sous la direction du Parti Communiste des Philippines, qui défend le maoïsme. Au Pérou, elle continue malgré l’action d’un courant liquidationniste. En Turquie, la lutte révolutionnaire dirigée par les maoïstes avance en accord avec la stratégie de la guerre populaire. Dans d’autres pays, de nouvelles initiatives et avancées sont en préparation.

Nous devons construire et consolider les partis prolétariens pour la révolution, les partis de type nouveau, les partis communistes marxiste-léniniste-maoïste, dans nos pays respectifs, en tenant compte de notre expérience passée et en l'appliquant à la situation actuelle du système impérialiste d'aujourd'hui. La Guerre Populaire en Inde, comme les autres Guerres Populaires, montre que cette voie est possible.

503.jpgCela a été clairement exprimé le 24 Novembre 2012 à Hambourg par la grande Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde, où des centaines de représentants d’organisations révolutionnaires et anti-impérialistes et de partis et organisations maoïstes de plus de vingt pays ont appelé à s'unir et à renforcer la lutte des classes dans chaque pays. Ce fut un grand exemple d’internationalisme. Nous devons aller de l’avant pour renforcer encore plus et donner une forme organisationnelle à l’internationalisme prolétarien.

Nous devons poursuivre l'unité internationale des communistes dans le monde vers la construction d’une nouvelle organisation internationale pour lutter ensemble contre l'impérialisme et la réaction et marcher ensemble vers une nouvelle Internationale Communiste, pour le socialisme et le communisme.

 

Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous !

A bas l'impérialisme et tous ses chiens de garde !

Vive l’internationalisme prolétarien !

Vive la révolution prolétarienne mondiale !


Partis, organisations et collectifs signataires :

Parti communiste maoïste - Italie ; Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Naxalbari ; Parti communiste maoïste d’Afghanistan ; PCR-RCP (Parti communiste révolutionnaire) - Canada ; Parti communiste maoïste de France ; Gran Marcha hacia el Comunismo (Madrid, État espagnol) ; Comité de construction du PC maoïste de Galice (État espagnol) ; Democracy and Class Struggle (Pays de Galles, État britannique) ; Organisation communiste Futur Rouge (État français*) ; Servir le Peuple et Sheisau Sorelh (médias révolutionnaires maoïstes, Occitanie, État français) ; Mouvement communiste maoïste (Tunisie) ; Parti communiste maoïste (MKP) de Turquie/Nord-Kurdistan ; New Marxist Study Group (Sri Lanka) ; Solidarity of People Struggle (Indonésie) ; Marxistes-Léninistes-Maoïstes au Maroc ; Parti communiste maoïste de Manipur (État indien)

[* principalement en Arpitanie (région lyonnaise/viennoise, Forez etc.) et Occitanie du Nord (Auvergne) ; reconnaît la question occitane - grande 'question méridionale' de l'Hexagone 'France'] 


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English - Italiano - Castellano - Galego - Arabe - Farsi (Iran, Afghanistan - manque signature de Sheisau Sorelh, signalé) - autres à venir

mineros_1.jpgcommunisme

 



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Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 17:29

Ces réflexions ont été émises dans le cadre d’un débat sur l’intervention impérialiste BBR au Mali, sur le Forum communiste. Un débat d’un grand intérêt pour la conception et la compréhension communiste du monde qui nous entoure, car, depuis le début de cette ‘actualité’, l’on voit le mouvement communiste et les progressistes, en particulier d’Hexagone, ‘perturbés’ par la nature de l’’ennemi’ djihadiste (ils ne l’étaient et ne le sont toujours pas du tout, en revanche, par la nature des régimes de Kadhafi et Assad…), sans pouvoir en même temps, idéologiquement, soutenir l’intervention de l’impérialisme BBR (le ‘nôtre’, pour nous communistes d’Hexagone), bien que certains éléments – comme Samir Amin – ‘sautent le pas’ du soutien ‘sans illusions’ à l’intervention… Tout cela amène une grande confusion, des tentatives alambiquées d’explication de la situation ; des thèses conspirationnistes servant le fascisme (les ‘islamistes’ seraient ‘mis là’ par l’impérialisme pour ensuite ‘justifier’ une intervention, comme si l’impérialisme BBR avait besoin d’une intervention dans un pays qui est sa néo-colonie totale depuis sa pseudo ‘indépendance’ en 1960 ; ou alors, ils seraient ‘mis là’ par l’impérialisme US et ses ‘valets’ du Golfe et, dans ce sens, l’intervention BBR serait ‘progressiste’ – position d’Amin) ; ou des thèses ‘droit-internationalistes’ servant le libéral-démocratisme ou le social-libéralisme bourgeois (‘il faut faire intervenir l’ONU’ ou ‘une force régionale africaine’, comme si les pays africains étaient autre chose que des protectorats de l’impérialisme BBR ou du bloc impérialiste anglo-saxon, et comme si l’ONU était autre chose qu’un ‘cache-sexe’ pour les interventions d’un bloc impérialiste contre un autre ou contre un régime ‘voyou’ - généralement, du bloc impérialiste anglo-saxon/US, d’où les frictions, en 1994 au Rwanda, entre les ‘ONUsiens’ pilotés par l’impérialisme US donc ‘pro-tutsis’ et la force BBR ‘Turquoise’ pro-hutu…) : toutes choses dont n’a absolument pas besoin le mouvement communiste et le camp progressiste par les temps qui courent. Il faut donc enfiler nos ‘lunettes marxistes’ et, à travers elle, offrir aux masses avancées une lecture scientifique (matérialiste dialectique/historique, marxiste) de la situation. 

Mali.gifCe qu'il se passe tout simplement, au Nord-Mali comme ailleurs dans le monde, c'est que quand des devises, et donc le capitalisme (c’est-à-dire, le mécanisme argent -> marchandise -> + d'argent) font massivement et brutalement irruption dans une contrée donnée... l’on se retrouve, finalement, dans une situation comparable à celle de l'Europe lorsque cela lui est arrivé ; avec, notamment, le surgissement de 'mystiques religieuses' de type 'puritaines' (expression du petit capitalisme naissant), comme l’est typiquement le salafisme/wahhabisme, ou alors, de type 'niveleuses' ou ‘luddites’ – réactions ‘anti-modernes’, passéistes de la société traditionnelle, 'immémoriale' et 'holiste', contre la déstructuration du 'choc de la modernité'. Nous avons nous-mêmes connu, en Europe, plusieurs fois ce type de 'choc de modernité' : avec l'affirmation du capitalisme et l'entrée dans l'époque (justement) moderne (14e-17e siècles grosso modo), avec d’un côté le calvinisme ou le puritanisme d’un Cromwell (ou d’un Savonarole, avant même le Réforme), expression des nouvelles couches (petites et moyennes) capitalistes émergentes, et de l’autre, des courants ‘mystiques’, égalitaristes et ‘anti-modernes’ tels les hussites de Tchéquie, les anabaptistes de la ‘guerre des paysans’ en Allemagne (Thomas Münzer), les lollards anglais du 14e siècle ou les niveleurs et les diggers du 17e (la liste serait longue) ;  puis, entre 1750 et 1850, avec les révolutions bourgeoises et (conséquence) la révolution industrielle (avec tous les 'socialismes féodaux', le luddisme et autres proudhonneries antisémites) ; et même, peut-on dire, depuis le milieu du siècle dernier, avec les Trente Glorieuses (qui ont atténué la chose par des progrès palpables de bien-être et de civilisation) et la 'mondialisation' – et d’ailleurs, comme l'antisémitisme lors du 'choc' précédent, l'arabo/islamophobie est une des multiples expressions (avec la crainte du ‘péril jaune’ chinois/asiatique, etc. etc.) de la réaction ‘passéiste’ des masses peu avancées face à ce 'choc', face à l'importance prise par les pays arabes/musulmans dans l'économie et l'actualité politique mondiale – ensuite de quoi, ces idées 'spontanées' du ‘milieu de la société’ vont être reprises par la propagande impérialiste pour mobiliser dans ses guerres, car les vieux impérialismes ‘installés’ non plus n’apprécient guère ces ‘émergences’ de nouveaux centres capitalistes dans l’arène internationale.

ansaru.jpegLe problème (pour revenir au Nord-Mali, mais ce pourrait être l'Afghanistan, la Somalie etc.), c'est qu'à l'époque de l'impérialisme et (donc) de la révolution prolétarienne, il est possible de 'sauter l'étape'... mais, pour cela, il faut un Parti révolutionnaire prolétarien, et dans ces pays, il n'y en a pas. Donc, 'mécaniquement', il va se passer ce qui est expliqué plus haut : ce sont les forces ‘puritaines’ petites-capitalistes ou les forces ‘luddites’ anti-modernes qui vont émerger en première ligne. 

La problématique est donc, bel et bien, celle de l’absence d’un mouvement communiste et même, d’un simple camp progressiste ‘solide’, audible et ancré dans les masses de ces parties du monde (pas quelques cercles d’intellectuels urbains, cela, il y en a dans tous les pays) ; ce qu’explique fort bien l’article du (n)PCI, La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans.

Quant aux 'kadhafisteries' et autres 'assaderies', aux nationalismes bourgeois 'progressistes', ce sont des mascarades dont se revêtent des gangs militaro-tribaux de 'bas étage' (clan Kadhafi, clans Assad et Tlass, 'officiers libres' de Nasser et Neguib etc.), pour mener la pseudo 'révolution' dont ils ont besoin pour se hisser en haut de l'’échelle’ (jusque-là bloquée) de l’appareil oligarchique d’État. Ce sont des foutaises et leur seul effet, sauf s'il y a une véritable opposition progressiste et marxiste, mais généralement il n'y en que trop peu (c'est l'opportunisme qui règne, dans les PC 'officiels' en tout cas), c'est d'engendrer plus d''islamisme' en réaction (car les masses sont peut-être dupes un moment, mais pas sur des générations). Quelque part, si l'on part de la thèse maoïste du capitalisme bureaucratique, l'on peut dire que les régimes des pays musulmans (qu'ils soient monarchiques ou républicains 'laïcs', pro-occidentaux ou 'anti-impérialistes' tournés vers la Russie et la Chine) représentent le capitalisme bureaucratique, le capitalisme 'par en haut', impulsé par et au service des monopoles impérialistes (de l'Ouest comme du 'nouvel Est') ; tandis que l''islamisme' avec son éthique 'calviniste' représente le 'capitalisme par en bas', le capitalisme qui émerge spontanément de la vie sociale (avec les afflux de devises etc.), mais sans l'humanisme qui a pu accompagner (encore que très relativement) cette émergence en Europe, entre la 'Renaissance médiévale' (11e-12e siècles) et le 17e siècle.

De la même manière, les interventions impérialistes, lorsqu’elles ne sont pas carrément les ALLIÉES (de circonstance) des forces islamistes, comme en Libye ou en Syrie (ou dans les années 1980 en Afghanistan), vont dans tous les cas renforcer l’’islamisme’ en réaction, puisque pour le coup l’irruption ‘occidentale’ et ‘moderne’ va se faire particulièrement brutale.

ansar-dine-combattantsDonc voilà... D'un point de vue idéologique, nous devons rejeter le confusionnisme et donc, nous ne pouvons absolument pas coller une étiquette 'progressiste' sur ces forces (une force progressiste, d'un point de vue marxiste, ce serait 1°/ des progrès de bien-être/civilisation réels pour les masses et 2°/ une force qui reconnaît quelque valeur au marxisme, et dans tous les cas ne persécute pas, voire même favorise objectivement le développement du mouvement communiste). Elles ne le sont nullement… comme ne le sont pas plus, par ailleurs, les régimes de gangs tribaux militaro-bureaucratiques à la Kadhafi ou Assad. Mais, toujours d'un point de vue idéologique, on ne peut pas souhaiter la victoire de l'impérialisme, SURTOUT PAS du nôtre... donc ni-ni.

Et alors ? Cela veut-il dire qu'il n'y a 'rien à faire' ? BIEN SÛR QUE NON ; bien sûr qu'il y a quelque chose à faire : il y a à EXPLIQUER, au maximum de nos capacités, tout cela aux masses ; car LA VÉRITÉ SEULE EST TOUJOURS RÉVOLUTIONNAIRE (la vérité du monde compris à travers la seule ‘grille de lecture’ scientifique qui soit, la ‘grille de lecture’ marxiste) ; et la version des médias de l'impérialisme comme de la propagande islamiste (beaucoup plus lue qu’on ne le croit), ou encore des ‘complotistes’ fascisants, est très loin de la vérité. Le rôle d’un média communiste, face à chaque ‘actualité’ servie par les médias dominants, devrait d’ailleurs être en premier lieu celui-là : offrir aux masses une lecture marxiste de l’évènement en question.

Telle est notre tâche face à une situation comme celle du Sahel aujourd'hui, et elle n'est pas mince.

 


Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Impérialisme et résistance (internationalisme) - Communauté : les marxistes léninistes
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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 20:02

 

Aux dernières nouvelles, Georges, après 28 ans dans les geôles de l'impérialisme pour son engagement communiste révolutionnaire en faveur de la libération arabe (certes, sous les pressions de l'impérialisme US et de l'État sioniste, mais attention : cela ne doit pas être un prétexte pour dédouaner l'impérialisme BBR, qui est et demeure un impérialisme totalement souverain, n'agissant sur 'injonction' de personne), devrait être libéré LUNDI prochain, et immédiatement expulsé vers le Liban (ce qu'il souhaite). Osons espérer qu'un comité d'accueil digne de ce nom sera là, pour lui rendre les honneurs révolutionnaires qui lui sont dûs, à sa sortie de la prison de Lannemezan !

 

Article du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, communiste révolutionnaire arabe emprisonné en France depuis 1984 :

GEORGES ABDALLAH VA ENFIN SORTIR DE PRISON !

pochoir_couleur.jpg Aujourd'hui, 10 janvier 2013, la Cour d'appel de Paris a confirmé le jugement du tribunal d'application des peines du 21 novembre 2012 concernant Georges Ibrahim Abdallah.

Cette décision positive constitue une étape décisive dans le long combat judiciaire mené par Georges Ibrahim Abdallah pour obtenir sa libération. Celle-ci reste encore suspendue à la signature d'un arrêté d'expulsion par le ministère de l'intérieur avant le 14 janvier. A cette date, Georges Ibrahim Abdallah comparaîtra - une ultime fois - par visioconférence devant le tribunal d'application des peines, qui statuera finalement sur sa sortie de prison et son retour dans son pays, le Liban.

Après plus de 28 ans de prison, Georges Ibrahim Abdallah va enfin pouvoir rejoindre sa famille, qui n'a pas été autorisée à le voir durant toute sa détention dans les prisons françaises.

Ces 28 ans d'emprisonnement ont reposé, rappelons-le, sur une machination politico-judiciaire, reconnue depuis par certaines des plus hautes personnalités de l'État. Ces années de détention ont été prolongées par l'acharnement des gouvernements successifs, alors que Georges Ibrahim Abdallah était libérable depuis 1999.

Mais ces 28 ans de prison ne sont pas parvenus à briser la résistance de notre camarade, qui n'a jamais renié son engagement politique communiste durant ces longues années et qui n'a jamais failli dans la solidarité qu'il a toujours exprimée à l'égard des peuples en lutte, avec le peuple palestinien tout d'abord.

C'est cette force de résistance de Georges Ibrahim Abdallah qui a stimulé le mouvement de soutien exigeant sa libération, dont les manifestations se sont multipliées ces derniers temps, non seulement au Liban et partout en France, mais aussi en Belgique, en Tunisie, en Allemagne...

Nous sommes fiers d'avoir lutté aux côtés d'un camarade aussi digne et résolu dans son combat contre l'impérialisme et le sionisme, pour la liberté.

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Paris le 10 janvier 2013

 


 

 

Après 28 ans de prison en France  et suite à sa 8ème demande de libération conditionnelle  Georges Ibrahim Abdallah devrait enfin sortir de prison pour être expulsé vers le Liban. Il sortira après avoir effectué une peine d’une durée inhabituelle pour un condamné pour « complicité d’assassinat ». Dans un ultime acharnement la décision définitive d’expulsion est suspendue au Lundi 14 Janvier. 

Bien sûr, nous ne pouvons qu’être satisfaits de voir ce révolutionnaire enfin quitter les geôles impérialistes françaises. Nous ne pouvons qu’être ravis de savoir que Georges va retrouver sa famille, ses amis et ses camarades. 

Cependant, nous ne devons oublier l’acharnement politique qu’a subi Abdallah. Acharnement de l’Etat français, acharnement des Etats-Unis et de l’entité sioniste. L’objectif  poursuivi étant de briser le militant révolutionnaire, de l’obliger à la repentance. Mais aucun de ces objectifs n’a été atteint. Georges est resté tout au long de sa détention un révolutionnaire debout, un combattant communiste.

C’est une victoire pour Georges mais aussi pour son comité de mobilisation qui existe en France depuis 2003. C’est aussi une victoire pour nos organisations qui ont été dès l’origine membres du comité pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. 

Aussi, nous tenons à rappeler, qu’en dehors de quelques groupes et individus, la grande majorité des forces politiques « progressistes ou révolutionnaires » françaises n’a rien fait pour renforcer la campagne pour la libération de Georges Abdallah. 

La campagne pour la libération de Georges a néanmoins permis de briser le silence sur les raisons politiques de son enfermement. La campagne pour la libération de Georges a été un révélateur de la nécessité de constituer un véritable mouvement de soutien aux prisonniers révolutionnaires. Tout au long de la campagne des liens se sont noués entre les différents participants. Nous devons tout mettre en œuvre pour la constitution d’un vrai réseau de lutte contre la répression et pour un soutien politique constant aux prisonniers révolutionnaires. C’est ainsi que nous poursuivrons le combat de Georges Abdallah. 

Georges va enfin recouvrer la liberté. Nul doute que fidèle à ses engagements, il poursuivra sa lutte contre le sionisme et pour le communisme. 

Ici en France, nous devons continuer et développer le combat contre notre propre impérialisme, qui sème la guerre en Syrie et au Mali. Ici  nous devons participer à la régénération de la solidarité avec le combat du peuple Palestinien, pour la libération de toute la Palestine. 

Vive la solidarité internationale !

A bas l’impérialisme et le sionisme !

 

AGEN                                 Comité Anti-impérialiste                    Secours rouge Arabe (Paris)

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Jeudi 29 novembre 2012 4 29 /11 /Nov /2012 13:30

 

Sur le site du PCmF 

 

Voici le communiqué de presse issu de la Conférence de Soutien à la Guerre Populaire en Inde de Hambourg.

Voici également la liste des participants à la Conférence : http://indienkonferenz.blogsport.de/konferenzbeteiligte/

 

Voici la liste des déclarations et des messages envoyés à la Conférence (les interventions seront ajoutées au fur et à mesure) : http://indienkonferenz.blogsport.de/reden-grussbotschaften/

 

Comité de Soutien à la Révolution en Inde



Les internationalistes se rassemblent à Hambourg en soutien à la Guerre Populaire en Inde


Le 24 Novembre, la Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde s’est tenue dans la ville de Hambourg, en Allemagne. Suite à l'appel conjoint du Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde et de la Ligue contre l'Agression Impérialiste, basée à Hambourg, les internationalistes de différentes parties du monde se sont réunis pour échanger leurs vues sur comment développer l'action internationale en faveur de la lutte du peuple indien contre l'impérialisme, le semi-féodalisme et le capitalisme bureaucratique. Des délégations, organisations et individus en provenance d'Afghanistan, Autriche, Brésil, Canada, Colombie, France, Allemagne, Hollande, Iran, Italie, Kurdistan, Norvège, Palestine, Pérou, Philippines, Espagne, Sri Lanka, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et de nombreux autres pays ont participé à la Conférence. Quelque 300 personnes ont assisté à l'événement. 

Des Partis Communistes, des organisations de masse révolutionnaires, des organisations de jeunes révolutionnaires et des organisations de solidarité et anti-impérialistes de tous les coins du monde ont fait des déclarations de soutien aux camarades indiens. De nombreux pays d'où les camarades et amis des maoïstes indiens n'étaient pas en mesure de participer au travers d’une délégation ont envoyé des messages de soutien. La liste des Partis et Organisations participantes et toutes les déclarations et messages seront publiés dans les prochains jours sur le site Internet de la Conférence : www.indienkonferenz.tk

Sur la même page Web, les photos de la Conférence ainsi que des informations à propos de la campagne de préparation - y compris la vidéo officielle de mobilisation, les graffitis, les affiches et ainsi de suite - peuvent être consultées.

La Conférence a également contenu un programme culturel avec des groupes de musique jouant de la musique folklorique suédoise, du Rap allemand et des chants révolutionnaires de Turquie, le tout dans un profond esprit anti-impérialiste.

Une importante déclaration a été faite par un camarade palestinien, qui a souligné qui la lutte du peuple indien est liée à la résistance contre les occupants sionistes meurtriers et leurs maîtres impérialistes yankees. A la fin du discours, des slogans en faveur du héroïque peuple palestinien ont retentit dans la salle. Les organisateurs de la Conférence ont déclaré une ferme condamnation des attaques barbares contre la population de Gaza.

Une autre caractéristique importante de la Conférence était le grand nombre de jeunes qui ont participé, non seulement en tant que participants, mais aussi dans le cadre des structures organisatrices. Cet aspect, ainsi que le caractère véritablement internationaliste de l'événement, lui a donné un caractère très vivant et dynamique.

Après la partie officielle du programme, les délégués et participants ont continué à célébrer et jusque tard dans la nuit, les chansons révolutionnaires dans de nombreuses langues et les slogans anti-impérialistes, antifascistes militants et communistes ont donné le ton de cette chaleureuse fête de l'internationalisme.

À la suite de la Conférence, des mesures concrètes ont été réalisées dans la coordination des forces qui soutiennent la Guerre Populaire en Inde. Cela aura sans aucun doute un impact très réel sur le travail international et conduira à une campagne internationale encore plus forte.

Lorsque nous avons rédigé l'appel à la Conférence, nous avons affirmé que nous voulions qu'elle soit l'expression vivante de l'internationalisme prolétarien. Elle l’était. Depuis la Conférence de Hambourg, un cri résonne  affirmant :

 

Nous sommes aux côtés de nos camarades en Inde!
Victoire à la Guerre Populaire!


Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde
Ligue contre l'Agression Impérialiste (Hambourg, Allemagne)
26th Novembre 2012


 
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Mercredi 28 novembre 2012 3 28 /11 /Nov /2012 15:29

  

Déclaration du PCmF (en français et en anglais) :

 

official fr intCamarades,

Le Parti Communiste maoïste de France salue cette Conférence Internationale réunie aujourd’hui à Hambourg pour apporter et développer la solidarité internationale à la Guerre Populaire en Inde dirigée par le Parti Communiste d’Inde-maoïste.

En cette période de crise de l’impérialisme, la guerre populaire en Inde doit être une source d’inspiration pour tous les communistes, les révolutionnaires, la classe ouvrière et les peuples du monde entier.

Les impérialiste, anciens et nouveaux, et leurs chiens de garde sont prêts à mettre le monde à feu et à sang pour épancher leur soif de profit, se redistribuer les richesses, étendre leurs zones d’influence et imposer leur domination contre les peuples. Cette situation aiguise la lutte de classe et augmente l’importance de trouver à cette crise une issue révolutionnaire.

Dans ce contexte, les révoltes populaires contre la misère, pour la liberté et la justice sociale dans les pays arabes ont montré leurs limites. Si ce n’est pas le prolétariat et les couches populaires qui dirigent la lutte, les classes dirigeantes appuyées par l’impérialisme récupèrent la juste révolte du peuple. Et alors, ils imposent sous une autre forme la domination de l’impérialisme et des nouveaux chiens de garde en prenant la place des anciens.

Ici, en Europe, le spectre du fascisme dont nos peuples ont tant souffert resurgit sous des formes nouvelles. Dans les pays impérialistes, quelle que soit la couleur des gouvernements bourgeois, la révolte gronde car les conséquences de la crise deviennent insupportables pour la classe ouvrière et l’immense majorité du peuple. Çà et là éclatent des révoltes spontanées.

Il y a donc une nécessité de plus en plus pressante de développer le mouvement révolutionnaire dans chaque pays autour d’une ligne claire et d’une stratégie bien définie, en s’armant du marxisme-léninisme-maoïsme.

Aujourd’hui, faire connaître aux peuples du monde la réalité de la guerre populaire en Inde, c’est mettre en avant son objectif stratégique qui s’inscrit dans la lutte d’émancipation de l’humanité toute entière. Faire cela, c’est redonner espoir dans l’avenir à la classe ouvrière et aux masses populaires qui portent sur leurs épaules le fardeau de la crise de l’impérialisme ; c’est montrer la voie qu’il faut suivre pour se libérer du système d’exploitation et d’oppression impérialiste et capitaliste.

La guerre populaire en Inde doit être une source d’inspiration pour nos peuples afin d’organiser la résistance. Nous devons adapter les formes de lutte aux conditions concrètes de nos pays respectifs, en nous appuyant sur notre historie, nos traditions de résistance et de luttes, en nous inspirant des victoires que nous avons remportées par le passé mais aussi des défaites que nous avons subies.

La guerre populaire en Inde, celle qui se poursuit au Pérou et aux Philippines, et se rallume ou se prépare de nouveau ailleurs sont un formidable encouragement pour les peuples du monde.

En nous appuyant sur l’exemple de la Guerre Populaire en Inde, nous faisons en sorte que la classe ouvrière de nos pays « redresse la tête et prenne ses affaires en main ».

Cette Conférence, qui réunit des communistes, des révolutionnaires, des anti-impérialistes conséquents d’une vingtaine de pays, peut être le point de départ d’un vaste front révolutionnaire anti-impérialiste, anticapitaliste, antifasciste et populaire en lien avec les luttes dans nos pays respectifs et aider au regroupement des communistes dans chaque pays et au niveau international.

 

ÉLARGISSONS LE SOUTIEN A LA GUERRE POPULAIRE EN INDE !

VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE DES PEUPLES !

TOUS ENSEMBLE NOUS VAINCRONS LES IMPÉRIALISTES ET LEURS CHIENS DE GARDE !

 

Parti Communiste maoïste de France

Hambourg,

24 novembre 2012


 

Comrades,

Maoist Communist Party of France salutes the International Conference convened today in Hamburg to provide and develop international solidarity to the People's War in India led by the Communist Party of India-Maoist.

In this period of crisis of imperialism, the people’s war in India should be a source of inspiration for all communists, revolutionaries, the working class and the peoples of the world.

The imperialists, old and new, and their watchdogs are willing to put the world to fire and sword in order to quench their thirst for profit, to redistribute wealth among themselves, to expand their spheres of influence and impose their domination against the people. This sharpens the class struggle and increases the importance of finding a revolutionary issue to this crisis.

In this context, people’s revolts against poverty and for freedom and social justice in the Arab countries have shown their limits. If the proletariat and the people’s masses don’t lead the struggle, then the ruling classes supported by imperialism hijack the just people's revolt. And then they impose through an other form the domination of imperialism and the new watchdogs by taking the place of the old ones.

Here in Europe, the specter of fascism which our people have suffered so much reappears in new forms. In the imperialist countries, regardless the color of the bourgeois governments, revolt is brewing because the consequences of the crisis become unbearable for the working class and the large majority of the people. Here and there spontaneous revolts burst of.

There is therefore a more and more pressing necessity to develop the revolutionary movement in every country around a clear line and a well-defined strategy, arming ourselves with Marxism-Leninism-Maoism.

Today, to make people of the world know the reality of people's war in India is putting forward its strategic objective which is part of the struggle for the emancipation of the whole humanity. Doing this, is renewing hope in the future among the working class and the masses of the people who carry on their shoulders the burden of the crisis of imperialism. And this is showing the path to be followed to free ourselves from the capitalist imperialist system of exploitation and oppression.
 
People's War in India should be a source of inspiration for our people to organize resistance. We must adapt the forms of struggle to the concrete conditions of our respective countries, based on our history, our traditions of resistance and struggle, taking lessons from the victories we won in the past but also from the defeats we suffered.

People's War in India, the ones which continues in Peru and the Philippines, the ones that start again or are under preparation elsewhere in the world are a great encouragement to the people of the world.

Drawing on the example of the People's War in India, we ensure that the working class of our respective countries "lifts its head and takes control over its affairs".

This Conference, bringing together communists, revolutionaries, consistent anti-imperialists from some twenty countries, may be the starting point for a broad anti-imperialist, anti-capitalist, anti-fascist and people’s revolutionary front in connection with the struggles of our respective countries and can help to regroup communists in each country and at the international level.

LET’S EXTEND SUPPORT TO THE PEOPLE'S WAR IN INDIA   !

LONG LIVE PEOPLE’S INTERNATIONAL SOLIDARITY   !

TOGETHER, WE WILL DEFEAT THE IMPERIALIST AND THEIR WATCHDOGS   !

Maoist Communist Party of France

Hamburg,

November 24th, 2012



 

Déclaration du Comité de Soutien à la Révolution en Inde :

 

Camarades,

Le Comité de Soutien à la Révolution en Inde salue la tenue de cette Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde.

Notre Comité s’est formé en septembre 2010 après la formation du Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde.

Dès la fondation de notre Comité, il nous a semblé important de faire connaître le plus largement possible la guerre populaire en Inde dans les différentes couches de la population, car les médias des classes dominantes ne donnent pratiquement aucune information. Seules quelques organisations, quelques sites ou blogs Internet comme le notre, produisent des articles, publient des photos, des reportages.

Nous avons ainsi pris part aux semaines de solidarité d’avril 2011 et de janvier 2012. Là où des organisations déjà sensibilisées voulaient le faire nous avons organisé des meetings et collé des affiches dans les quartiers, universités et usines où nous intervenons.

Cette année, en préparation de cette Conférence, des camarades du Parti Communiste maoïste de France, du FRAP et du PCR-Canada ont diffusé plusieurs milliers de tracts et collés des centaines d’affiches à la Fête de l’Humanité, dans plusieurs universités et dans les quartiers indo-tamouls et populaires de Paris et de banlieue.

Nous avons réalisé et exposé des panneaux d’informations sur la Guerre Populaire en Inde. Cela nous a donné l’opportunité de discuter avec de nombreuses personnes qui s’arrêtaient pour s’informer. « Nous ne savions pas qu’il se passait ça en Inde » était souvent leur première phrase, ce qui nous encourage à augmenter et améliorer l’information à propos de cette lutte si importante au niveau international.

A Toulouse, quelques jours avant cette conférence, une initiative a été organisée par l’Organisation Communiste Marxiste-Léniniste Voie Prolétarienne.

Pour notre Comité, soutenir la Guerre Populaire en Inde c’est s’opposer à son propre impérialisme. C’est pourquoi nous avons contacté les ouvriers de l’usine Michelin de Clermont-Ferrand qui s’opposent à l’implantation d’une usine Michelin dans le Tamil Nadu. Un meeting-concert devrait avoir lieu dans cette ville dans les mois à venir grâce à de jeunes Camarades des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes et de l’organisation révolutionnaire occitane « Libertat ».

Nous ne voyons pas cette conférence comme un aboutissement mais plutôt comme un départ pour  élargir notre activité à tous ceux qui sont prêts à soutenir la Guerre Populaire en Inde. C’est pourquoi nous prévoyons d’organiser d’autres meetings dans d’autres villes après cette conférence, car l’activité de notre comité et les initiatives d’autres camardes ou forces prêtes à faire connaître et soutenir la guerre populaire doit se poursuivre afin d’amplifier le plus possible cette solidarité.

La guerre populaire en Inde est un appui à la lutte des autres peuples, c’est pourquoi il faut aussi la faire connaître à ceux qui luttent dans d’autres pays, pour le même but : la libération nationale et sociale.

Nous pensons que cette conférence aura des répercussions positives pour amplifier le soutien international à la Guerre Populaire en Inde et que grâce à notre travail, les échos de la lutte des Camarades en Inde parviendront au cœur des usines, des quartiers populaires et universités du monde entier. Puisons l’inspiration révolutionnaire que les Camarades d’Inde nous apportent pour nourrir la juste révolte des peuples du monde entier et la transformer en révolution.

 

SOLIDARITE AVEC LA GUERRE POPULAIRE EN INDE !

SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !


Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Hambourg

24 novembre 2012


 

Comrades,

The Committee to Support the Revolution in India welcomes the holding of the International Conference in Support of the People's War in India.

Our Committee was formed in September 2010 following the formation of the International Committee to Support People's War in India.

Since the foundation of our Committee, we felt it was important to make know as much as possible the People's War in India in different segments of the population, as the media of the ruling classes do almost no information. Only a few organizations, some Internet sites or blogs like ours produce articles, publish photos and reports.

We have participated in the solidarity week of April 2011 and January 2012. Where organizations were already sensitized, we organized meetings and pasted posters in neighborhoods, universities and factories where we usually intervene.

This year, in preparation for this Conference, comrades from Maoist Communist Party of France, from the FRAP and from RCP-Canada have distributed thousands of leaflets and pasted hundreds of posters at the Festival of Humanité [attended by 650 000 people], in several universities, in indo-Tamil people’s neighborhoods of Paris and its suburbs.

We realized and exposed information notices on the People's War in India. This gave us the opportunity to discuss with many people who stopped to inform themselves. “We did not know that this was happening in India” was often their first sentence, which encourages us to increase and improve information about this so important struggle at the international level.

In Toulouse, a few days before the conference, an initiative was organized by the Marxist-Leninist Communist Organization Proletarian Path.

For our Committee, supporting the People's War in India is opposing our own imperialism. That is why we contacted the factory workers from Michelin in Clermont-Ferrand who opposed the implementation of a Michelin plant in Tamil Nadu. A concert-meeting should be held in this city in the coming months thanks to young comrades of the Marxist-Leninist Communist Youth and the Occitan revolutionary organization "Libertat".

We do not see this conference as an end but as a beginning to expand our activity to all who are willing to support the People's War in India. That is why we plan to organize other meetings in other cities after this conference, because the activity of the committee and the other initiatives of other comrades or forces ready to promote and support the people's war must continue in order to amplify as much as possible this solidarity.

People's war in India is a support to the struggle of other peoples of the world, so it should also be made known to those who struggle in other countries for the same purpose : the national and social liberation.

We believe that this conference will have positive repercussions for boosting international support for the People's War in India and through our work, the echoes of the Comrades’ struggle in India will reach the heart of the factories, neighborhoods and universities around the world . Let’s draw revolutionary inspiration that comrades in India are bring us to feed the just revolt of the peoples around the world and transform it into a revolution.

 

SOLIDARITY WITH THE PEOPLE'S WAR IN INDIA  !

LONG LIVE INTERNATIONAL SOLIDARITY OF PEOPLES   !

 

 Committee to Support the Revolution in India

Hamburg

November 24th, 2012

 

-------------------
Comité de Soutien à la Révolution en Inde

http://csrinde.wordpress.com

 

GPP Inde

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Mercredi 21 novembre 2012 3 21 /11 /Nov /2012 13:29

http://csrinde.files.wordpress.com/2012/09/official_fr_int.jpg

 

À cette occasion, le PCmF ressort sa brochure consacrée à la Guerre populaire dans ce pays :

La Guerre Populaire en Inde - recueil de textes sur le mouvement maoïste en Inde est une réédition de la même brochure publiée en 2010. Cette nouvelle édition contient de nouveaux textes relatifs à la Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde à Hambourg le 24 novembre 2012. 

A commander à drapeaurouge[at]yahoo.fr

http://www.archive-host.com/files/1819238/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/guerre_populaire_inde2.png

 

Introduction 

Le Parti Communiste d’Inde (maoïste) a une longue histoire, pleine de haut et de bas, d’unité et de lutte, de victoires et défaites. C’est à la fin des années 60 que va s’affirmer la frange révolutionnaire du mouvement communiste indien. La révolte de Naxalbari en sera le premier signe. La répression sanglante qui suivit la «tempête de printemps » éparpillera le mouvement révolutionnaire. Puis, petit à petit, il se reconstituera. 

Aujourd’hui, fruit de luttes acharnées -qu’elles soient idéologiques, armées ou de masse-, le PCI (maoïste) est à la pointe de la lutte révolutionnaire en Inde et est un des acteurs clés de la révolution prolétarienne mondiale. Déclaré illégal depuis la fin 2009 suite à la grande révolte de Lalgarh, le mouvement maoïste indien fait face à une guerre qui ne dit pas son nom : l’opération « Green Hunt ». 

« Green Hunt » c’est l’Etat indien qui déclare la guerre à son propre peuple,c’est la manifestation la plus violente et la plus inhumaine de la contre-révolution. Cette opération ne tombe pas du ciel.

Depuis plus de 30 ans, les maoïstes indiens mènent la Guerre Populaire contre le système semi-colonial et semi-féodal de l’Inde. Aux côtés des paysans pauvres et sans terres, des Adivasis (populations tribales), des Dalits (« intouchables »), des femmes, des travailleurs, bref, aux côtés de tous et toutes les exploités et opprimés du pays, les maoïstes développent la lutte contre le système impérialiste. Mettant en place des Gouvernements Populaires, ils font en sorte que les masses populaires relèvent la tête et reprennent leurs affaires en main.
Et c’est justement ça qui leur est reproché : se placer du côté des plus démunis et employer tous les moyens légitimes pour construire une société nouvelle.
Parler de l’Inde et du mouvement révolutionnaire indien dans sa globalité nécessiterait une encyclopédie. Mais en guise d’introduction, nous publions cette brochure qui fournira des éléments de réflexion sur ce sujet brûlant.

Rappelons cette citation de Lénine, définition de l’internationalisme prolétarien, qu’il est de notre devoir d’appliquer : « Il n’y a qu’un et un seul internationalisme véritable : il consiste à travailler avec abnégation au développement du mouvement et de la lutte révolutionnaire dans son pays, à soutenir (par la propagande, la sympathie, l’aide matérielle) cette même lutte, cette même ligne, et elle seule, dans tous les pays sans exception. »

Enfin, nous dédions cette brochure à tous les combattants et combattantes de la révolution qui ont donné leur vie pour cette cause. Tout particulièrement, nous rendons hommage aux Camarades Azad et Kishenji, brutalement assassinés par l’Etat indien le 1er juillet 2010 et le 24 novembre 2011.

PC maoïste de France
2012

 

Lire aussi la déclaration, au sujet de la Conférence, du PC maoïste d'Afghanistan : Participer activement à la Campagne et à la Conférence de Soutien à la Guerre Populaire en Inde!

 

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:12

 

La campagne internationale de soutien à la Guerre Populaire en Inde vient de débuter.Plusieurs organisations de plusieurs pays y participent. En France, c’est le Comité de Soutien à la Révolution en Inde, soutenu par différentes organisations, qui propulse cette campagne.

Une émission de radio a déjà été réalisée (nous récupèrerons l’enregistrement très bientôt) sur Radio Pays. Les collages ont commencé et quelques actions devraient se dérouler.

Pour la clôture, le CSRI prévoit une réunion d’information avec diffusion d’un documentaire


le samedi 21 janvier à 15h au local Dersim,

16 rue des Petites Ecuries, Paris 10ème,

M° Strasbourg-St Denis.


Venez nombreux et nombreuses !


 

 

 

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 23:57

 

Voici quelques actions de Guerre populaire, et plus largement de lutte armée révolutionnaire, ces dernières semaines :

Inde :

Encore un succès naxalite en Inde

Plusieurs brigades policières ont été déployées dans les zones forestières du Bastar (Chhattisgarh) ce matin pour tenter d’appréhender un groupe de maoïste au lendemain d’une attaque au cours de laquelle six policiers sont décédés.

Vendredi après-midi, des douzaines de guérilleros ont tendu une embuscade à un contingent de seize membres de la force du district dans le village de Netanar, à 30 kilomètres de Jagdalpur. Ceux-ci revenaient d’une mission d’inspection de bâtiments suspectés d’avoir été endommagés par la guérilla. Six policiers sont morts sur place alors que cinq autres ont été grièvement blessés. Les guérilleros ont d’abord pris d’assaut les policiers à moto avant d’ouvrir le feu.

Le directeur général de la police a annoncé que plusieurs brigades de la force du district ratissaient les alentours du village de Netanar et les environs afin d’appréhender les guérilleros responsable de l’attaque. (Source: Secours Rouge / APAPC – 22 octobre)

Inde : Guérilla et contre-guérilla

En début de semaine, le CPI(M) a lancé un appel à la grève générale dans l’Andhra Pradesh afin d’exiger que la police traduise en justice l’un de ses dirigeants, actuellement détenu sans avoir été jugé. Dans ce cadre, un groupe de guérilleros armés accompagnés par des sympathisants ont abattu des arbres le long de nombreuses routes principales du district de Visakhapatnam, bloquant ainsi la circulation pendant plusieurs heures. Par ailleurs, la chute d’arbres a également partiellement détruit un poste de surveillance du département forestier.

Dans le district de Narayanpur (Chhattisgarh), les maoïstes et les forces de sécurité se sont affrontés tôt ce matin. Le face à face a eu lieu à proximité d’un village quand les maoïstes ont ouvert le feu contre une équipe conjointe de la CRPF  et de la police de l’état qui patrouillait dans la zone. Un guérillero, pour la capture duquel était promise une récompense de 5000 roupies (75 euros) avait été annoncée, a été tué durant la fusillade. Selon les autorités, il s’agirait de Negi Rawat, un maoïste recherché pour plusieurs crimes et attaques contre la police. Sur place, les forces de sécurité ont saisi des armes et de la littérature maoïste. (12 octobre)
 
 

 Inde : Un policier tué dans une fusillade  

Un policier de 40 ans a été tué au cours d’un combat avec les maoïstes dans la soirée de samedi. Il faisait partie d’une équipe de quatorze hommes envoyés dans la région de Belthangady (district de Dakshina Kannada) sur base de renseignements faisant état de mouvements naxalites. Un collègue du policier abattu a déclaré qu’ils étaient tous les deux lorsqu’ils ont repéré les guérilleros, vers 23h30. Au moins un d’entre eux transportait une lampe de poche. Il a ouvert le feu, mais son collègue a presqu’immédiatement été touché par une balle maoïste. La fusillade a duré une dizaine de minutes. Selon les membres de la force anti-naxalites, ces derniers seraient retournés sur place plus tard, ont scandé des slogans et récupérés leurs affaires. Le porte-parole de la police locale a annoncé que, malgré l’obscurité, plusieurs guérilleros avaient pu être identifiés et qu’une enquête avait été ouverte à leur encontre pour meurtre et tentative de meurtre. C’est la première fois qu’une telle opération policière est organisée dans le district de Kakshina Kannada (Mangalore), les maoïste n’y était pas présents jusqu’il y a peu. (10 octobre)
 
 

 Inde : Les forces de sécurité attaquent un camp de la guérilla  

Une force combinée du Groupe d’Opérations Spécial (SOG) et de la CRPF effectuait une opération de ratissage hier dans la jungle de Kuleijharan près de Tampersingha (dans l’Etat de Jharkhand), quand elle s’est heurtée à une unité de la guérilla maoïste. Une violente fusillade a eu lieu, qui ne semble pas avoir fait de victime. La force combinée a pu s’emparer d’un camp abandonné par la guérilla, récupérant une grande quantité d’explosifs et de matériel.

Une seconde fusillade s’est déroulée aux premières heures ce dimanche matin dans le district de Dakshina Kannada (Karnataka). Celle-ci s’est tenue après qu’une bande de guérilleros ait attaqué un contingent de 25 membres de la force anti-maoïste du Karnataka dans la forêt. Selon les porte-parole de la police, un policier serait décédé au cours de l’affrontement et une vaste opération de ratissage a été déclenchée dans toute la région.

GPP Inde

 

Philippines :

Philippines : Quatre guérilleros maoïstes tués, trois capturés

(27 octobre) Au moins quatre combattants présumés de la NPA ont été tués dans des accrochages avec l’armée gouvernementale, dans la province de Cagayan, au nord des Philippines, jeudi. C’est aux environs de 05H00 heure locale que les soldats du 17ème bataillon d’infanterie ont croisé une unité de la guérilla dans le village de San Miguel, près de la ville de Baggao. Les combats ont duré longtemps. Les militaires ont récupérés sur les lieux des combats les corps de quatre guérilleros ainsi qu’une certaine quantité d’armes et de documents appartenant aux maoïstes.

Par ailleurs, une task force de la police et de l’armée a capturé trois étudiants de la Polytechnic University of the Philippines, accusés d’être de jeunes membres de la NPA, dans les environs de la ville de Tanay (province de Rizal). Les trois étudiants étaient armés d’un fusil d’assaut M16, d’un fusil à pompe cal.12, et d’un lance-grenade M-203. (Secours rouge APAPC)

Philippines : Combats meurtriers

Le 75e Bataillon d’Infanterie de l’armée gouvernementale menait mardi une opération dans la province d’Agusan del Sur quand il s’est sont heurté à une unité du "Front de Guérilla 20" de la NPA. Un guérillero a été tué et deux soldats blessés. Deux fusils d’assaut ont été récupérés sur le terrain par les militaires. Jeudi, un autre guérillero de la NPA a été tué, et un soldat de forces spéciales de l’armée philippine blessé, dans un autre combat dans la province de Cotabato du Nord. (20 octobre)

Philippines : Deux policiers blessés par la guérilla maoïste

Deux policiers a été blessés dans une fusillade avec des combattants de la NPA vendredi soir dans la province de Surigao Del Norte. La fusillade est survenue tandis qu’une unité du 13ème Bataillon Public Régional de Sécurité effectuait une mission de patrouille. Trois unités mixte police-armée ont été envoyées en renfort dans le secteur. (15 octobre)

Philippines : Combat entre l’armée et la guérilla maoïste

Un soldat a été tué et trois autres ont été blessés dans un combat entre la NPA et l’armée gouvernementale dans un village proche de la ville d’Esperanza (province d’Agusan del Sur) jeudi matin. Ce sont des militaires de la 5ème compagnie de Scout Ranger ont engagé les guérilleros et attaqué leur camp. Les pertes de la guérilla sont inconnue, les militaires ont pu récupéré dans le camp douze armes à feu. (7 octobre)

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Pérou :

Pérou : Une embuscade et trois arrestations

La guérilla du PCP-SL a tendu une embuscade dimanche après-midi dans la province de Llochegua, une zone de montagnes et de forêts de la région de la Vallée des Rivières Apurímac et Ene (Vrae). Un sergent de l’armée a été tué. Des opérations de ratissage ont échoués à retrouver la colonne de guérilleros qui a effectué cette embuscade.

La DIRCOTE a également arrêté dans le district de Rupa Rupa (province de Leoncio Prado) Moïse Aróstegui (32), alias "camarade Tito", militant recherché du PCP-SL pour plusieurs actions de guérilla réalisées entre 2008 et 2010. La Division Régionale Contre le Terrorisme (DIRCOTE) à également arrêté, dans deux villages des environs d’Ayacucho, deux personnes qu’elle accuse de jouer un rôle important dans le service médical de la guérilla maoïste. Ils auraient été signalés dans les bases de la guérilla donnant des soins aux combat, l’un comme dentiste, l’autre comme médecin. Ils sont aussi accusé d’avoir communiqué par radio à la guérilla des information sur les mouvements des forces de sécurité.

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Paraguay :

Depuis quelques années, une Armée du Peuple paraguayen (EPP) fait parler d'elle. Elle s'est faite connaître par des attaques contre des postes de police, des grandes propriétés terriennes (haciendas), des enlèvements et des attaques ciblées contre des membres de la classe dominante. Localisée dans le Nord pauvre du pays (près de la Bolivie), elle ne compterait pas plus de quelques dizaines de membres. Suffisamment, néanmoins, pour que le gouvernement 'de gauche' de l'ancien évêque Fernando Lugo décide de prononcer l'état d'exception et d'envoyer l'Armée nationale dans 5 départements du Nord. En début de mois, des sources de presse ont informé de larges convois de camions et de blindés prenant la direction de ces provinces. De même, des liens sont 'évoqués' entre l'EPP et les FARC ou encore le PCP-"Sentier Lumineux", pour demander un appui de la DEA nord-américaine (qui, sous couvert de lutte anti-drogue, assure l'appui de l'impérialisme de tutelle contre tous les 'groupes subversifs' du continent : Plan Colombie etc.). Source : Correo Vermello

Ces derniers jours, une lettre de revendication a été retrouvée près d'un poste de police attaqué à Hugua Ñandu dans le département de Concepción (Nord, proche du Mato Grosso brésilien).  La lettre parle de "mettre un terme à ce régime dans lequel la culture est le patrimoine des riches et l'ignorance, maître de l'esprit des pauvres. Paraguayens, dans ce misérable régime économique une poignée possède tout et la grande majorité n'a rien. La richesse de quelques uns naît de la pauvreté de millions d'autres. L'histoire de l'humanité montre qu'aucune classe dominante n'a renoncé à cette position par bonté, toutes ont dû être délogées par la force de la classe révolutionnaire. L'oligarchie paraguayenne oppose et opposera une résistance désespérée, cruelle et criminelle. Elle est habituée à faire courir des rivières de sang populaire pour défendre ses intérêts. Pour elle la vie des pauvres ne vaut rien. Ses vaches sont plus importantes". (Source)

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Kurdistan :

Turquie/Kurdistan : Action de la guérilla

Deux officiers de police ont été tués dans une attaque de présumés guérilleros du PKK ce matin dans la province d’Osmaniye (sud du pays). Selon les autorités, les officiers auraient été attaqués par un groupe de guérilleros et auraient répliqué. Deux d’entre eux et un guérilleros sont décédés au cours de la fusillade qui a suivi. (28 octobre)

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/03/31/h_9_ill_756765_kurdes.jpghttp://turquie.20minutes-blogs.fr/images/medium_manifestation_pro_pkk.jpg

 

Irlande occupée :

Irlande du Nord : La Real IRA revendique les dernières attaques

Dans un communiqué au quotidien The Guardian, la Real IRA a reconnu être responsable des attaques contre deux banques en Irlande du Nord ainsi que de celle contre les bureaux de la ’City of Culture’ à Derry la semaine dernière. L’organisation affirme qu’elle va continuer à viser les intérêts économiques, comme elle l’avait affirmé en septembre dernier, lorsqu’elle avait publié une déclaration affirmant que les banques et les banquiers pourraient être visés par diverses actions.

Aujourd’hui, un de ses représentants a déclaré au Guardian que les dernières attaques, ainsi que celles à venir, sont la réponse de l’organisation à la cupidité des banquiers et qu’elles visent à délivrer le message que bien que la lutte nationale irlandaise et la lutte des classes soient distinctes, elles ne sont pas séparées. Il a affirmé que les bureaux de la ’City of Culture’ était une cible symbolique parce que la décision de les attribuer à la ville de Derry sous-tendait l’autorité britannique sur la ville. ’De telles attaques font partie intégrante de notre stratégie qui consiste à viser l’infrastructure financière qui soutient le système colonial capitaliste du gouvernement britannique en Irlande. L’impulsion pour mettre à exécution ce genre d’attaque est directement liée à la pression des communautés ouvrières en Irlande dans leur ensemble. Il est évident que notre objection à la ’City of Culture’ est concentrée sur l’exploitation politique du nom et de la culture de Derry par les britanniques’.

Militant de la Real IRA

 

 

 

 



 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Impérialisme et résistance (internationalisme) - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 19:51

 

+ Déclaration finale du meeting de Paris (15 octobre)

 

Aujourd'hui, samedi 22 octobre, une centaine de personnes se sont réunies à Toulouse pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah. De nombreuses organisations étaient représentées : Coup Pour Coup 31, OCML-VP, NPA 31, Secours Rouge Arabe, Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, AGEN, Comité Anti-Impérialiste, AFPS Pau, EuroPalestine Toulouse, PCmF, JCML, Libertat, AGET-FSE etc.

L'article s'enrichira dans les prochains jours, notamment des interventions des autres organisations.

Par ailleurs, un rassemblement lundi 24 octobre est organisé à Clermont Ferrand, voir l'appel ICI

Un rassemblement a eu lieu aussi vendredi 21 octobre organisé par le Secours Rouge/APAPC à Bruxelles, voir le compte rendu du rassemblement ICI

 

Ci-dessous l'intervention de Georges Ibrahim Abdallah faite à l'occasion du rassemblement :


 

Cher«e»s Camarades, cher«e»s ami«e»s,

 

À l’aube de cette 28e année de captivité votre mobilisation solidaire me va droit au cœur ; elle m’apporte beaucoup de force et d’enthousiasme.

Ce ne sont pas que des mots ! Vous savez Camarades, quand on est dans ces sinistres lieux depuis tant d’années, c’est toujours avec une intense émotion que l’on perçoit les initiatives des ami«e»s et des camarades rassemblés tout près ou à quelques kilomètres seulement de nos lieux de détention… Et c’est toujours avec une vive émotion aussi que l’on peut leur signaler, et souvent maladroitement d’ailleurs, la chaleur et la force qu’ils nous apportent ici par leur simple présence solidaire…

Vous voyez Camarades, votre rassemblement aujourd’hui ne peut certainement pas mieux tomber… En effet, cette semaine a été vraiment très riche en événements ayant rapport à la captivité, la solidarité et la lutte derrière les abominables murs, tout particulièrement en Palestine. Cette Palestine, quoi que l’on dise, demeure un des principaux leviers de la révolution arabe ; un trait d’union entre le mouvement des masses dans les diverses entités arabes. Tout ce que s’y passe trouve un grand écho immédiat dans tout le monde arabe ; et à ce niveau, les impérialistes de tous bords ne s’y trompent pas. C’est pourquoi d’ailleurs les États-Unis ont vite exprimé leur désapprobation de l’accord concernant la libération des combattants Palestiniens ces derniers jours.

Des milliers, des dizaines de milliers attendaient à Gaza et en Cisjordanie ce mardi 18 octobre ; tout un peuple attendait : des vieux, des jeunes, des enfants, tous attendaient de très bonne heure…Ils attendaient le père, la mère, le frère, la sœur, le fils, la femme, le mari ou tout bonnement le camarade ou le voisin… En fait ils les attendaient depuis toujours depuis une éternité… Pour certains d’entre eux depuis avril 1978, jour de leur enlèvement et de leur disparition derrière les abominables murs…

Finalement Camarades, la Résistance Palestinienne vient de les arracher aux griffes sionistes… Un peu plus de mille combattantes et combattants viennent d’être libérés…

C’est un grand jour dans l’histoire de la lutte palestinienne…

La Résistance a pu imposer la libération des camarades originaires du territoire occupé en 1948 et du plateau de Golan ainsi que d’Al Qods. C’est une première dans le parcours de la lutte antisioniste et c’est vraiment très important… L’unité de tout le peuple palestinien se trouve ainsi affirmée avec force et c’est d’une importance capitale dans la période actuelle.

Certes, la Résistance a dû accepter que certains des camarades originaires de Cisjordanie soient obligés de rester à Gaza loin de leur famille. Pire encore, elle a dû accepter aussi que 40 de ses plus valeureux combattants soient expulsés pour un temps en dehors de la Palestine vers des pays frères ou amis et bien entendu c’est contraire aux lois internationales. Cependant, ce qui est le plus douloureux Camarades, c’est que la Résistance n’a pas pu obtenir la libération de tous les camarades, surtout pas ceux dont les conditions de détention sont les pires, à savoir ceux qui se trouvent à l’isolement depuis, pour certains d’entre eux, une bonne dizaine d’années…

Camarades, il en est toujours ainsi des tourments du peuple palestinien : les moments d’allégresse et de grande joie ne sont que l’autre face de profondes blessures et d’énormes douleurs que les criminels sionistes font tout pour démultiplier et pérenniser.

Quoi de plus douloureux camarades, qu’au moment de la libération après 33 longues années de captivité le militant s’en allant vers la liberté se voit obligé de laisser dans les sinistres lieux des camarades en pleine grève de la faim !

Certainement, il va falloir compter, entre autres, sur la mobilisation solidaire pour faire cesser les mauvais traitements dont nos camarades font l’objet dans les geôles sionistes et en premier lieu en finir avec le régime d’isolement qui leur est appliqué… En attendant que la Résistance fasse le nécessaire et les arrachent aux griffes des leurs geôliers, il faut tout faire Camarades, pour être à leurs côtés dans cette grève de la faim qu’ils observent depuis le 27 septembre…

Camarades, comme vous savez, la solidarité et particulièrement la solidarité internationale, est une arme indispensable pour ceux et celles qui résistent dans les geôles sionistes de triste mémoire.

Je sais très bien, camarades, et notre peuple le sait aussi. Quand il s’agit de solidarité prolétarienne internationale les communistes répondent toujours : présents. Leur place est aux premiers rangs de ceux et celles qui se mobilisent contre l’injustice et pour l’avènement d’un monde meilleur.

 

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes
et autres réactionnaires arabes !

Toute la solidarité avec les camarades qui résistent dans les geôles sionistes !

Honneur aux martyrs et aux peuples en lutte !

La solidarité est une arme, faisons-en bon usage !

 

Ensemble, Camarades, nous vaincrons et certainement ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons.

À vous tous, mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires camarades et à travers vous à tous les camarades qu’on vient de libérer et à ceux et celles qui résistent dans les geôles sionistes.

 

Votre camarade Georges Abdallah.

22/10/2011



Intervention de notre collectif Coup Pour Coup 31 :



Je vais prendre la parole au nom du collectif Coup Pour Coup 31. Nous sommes un collectif anti-impérialiste qui milite à Toulouse et plus particulièrement dans les quartiers populaires de Bagatelle, de la Reynerie et d'Empalot.

 

Nous sommes à l'initiative de ce rassemblement afin d'exiger la libération de Georges Abdallah, à la veille de sa 28ème année d'incarcération. Nous remercions les différentes organisations et militants présents qui ont contribué à faire de ce rassemblement une réussite.

 

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais emprisonné à Lannemezan et incarcéré en France depuis 1984 pour des actions de résistance antisioniste. D’abord militant au Front Populaire de Libération de la Palestine, il a ensuite lutté au sein des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises.

 

S’il est emprisonné depuis 1984, c’est parce qu’il a été condamné pour complicité dans l’exécution d’un responsable du Mossad (les services secrets israéliens) en France et d’un attaché militaire états-unien à Paris. Or, il faut savoir que particulièrement dans les années quatre-vingt, le Mossad parcourait le monde afin de tuer des militants progressistes. Les FARL, en réaction, décidèrent de mener la lutte de résistance en frappant les intérêts impérialistes et sionistes.

 

Durant le premier procès, Georges Ibrahim Abdallah est jugé pour détention d’armes et d’explosifs et est condamné à quatre ans de détention. Le président des États-Unis, Reagan intervient au près de Mitterrand trouvant cette peine trop clémente. Les services secrets français vont alors découvrir opportunément de nouvelles armes qui permettent de le rejuger. Il requiert alors en 1987 une peine de dix ans. Cette décision paraissant encore trop « indulgente » aux yeux des États-Unis et d’Israël, il est alors condamné à perpétuité par une cours d’exception. L’acharnement judiciaire ne s’arrête pas là : il est prouvé quelque temps après le procès que l’avocat de Georges Ibrahim Abdallah, Jean-Paul Mazurier, lorsqu’il plaidait sa défense était un agent des services secrets français et la régularité du procès ne fut même pas remise en question !

 

En 1999, la juridiction régionale autorise sa libération mais le ministre de la justice de l’époque, Dominique Perben, intervient directement pour qu’il soit maintenu en prison.

 

L'histoire judiciaire de Georges Abdallah est l'illustration d'une justice aux ordres des intérêts impérialistes et de la bourgeoisie.

 

Nous soutenons la libération de G. Abdallah car c'est un militant révolutionnaire, anti-sioniste et anti-impérialiste. Son combat est aussi le notre.

 

Le fait qu'il soit incarcéré en France n'a rien d'anodin. En effet,  le soutien de la France à l'État sioniste n'est pas nouveau et n'a jamais été caché. C'est un soutien largement partagé par tous nos gouvernements successifs. C'est aussi un soutien actif : la France vend par exemple des armes à Israël.

Si les puissances impérialistes appuient si largement et activement Israël, c'est qu'elles y ont des intérêts, qu'ils soient économiques, politiques ou géo-stratégiques.

 

Lutter pour la libération immédiate de G. Abdallah ici en France, c'est aussi un moyen de lutter contre notre propre impérialisme, qui opprime et exploite de nombreux peuples. Les évènements récents au Maghreb et au Proche-Orient en sont par ailleurs d'autres manifestations.

Au delà de la solidarité, qui est nécessaire, lutter contre notre propre impérialisme est la meilleure façon d'appuyer ceux qui luttent dans leur pays pour leur émancipation.

 

G Adballah à toujours été clair sur ses opinions politiques et ses positions sur la Palestine.

Il revendiquait et revendique toujours :

– Une Palestine, libre, laïque et multiculturel. Un seul état sur le territoire historique de la Palestine.

– Le droit au retour de tous les palestiniens qui ont du s'exiler suite aux multiples agressions et à la colonisation sioniste depuis 1947.

Ces positions sont les positions historiques du mouvement de résistance palestinien, revendiquées par l'ensemble de la résistance pendant très longtemps.

Elles sont minoritaires aujourd'hui, notamment depuis les accords d'Oslo de 1993 où l'OLP négocia un compromis avec l'Etat sioniste.

Elles restent une ligne de démarcation claire avec le Hamas et le Fatah. Le Fatah, au pouvoir reconnaît l'Etat d'Israël. Le Hamas lui, porte des positions clairement réactionnaires: création d'un Etat religieux, volonté de combattre les juifs et présenter le conflit comme un conflit religieux.

Reconnaître Israël et soutenir la création de deux États, comme l'a par exemple demandé l'Autorité Palestinienne à l'ONU récemment, c'est oublier que l'État sioniste est un état colonial par nature. De plus seul la création d'un État laïc, démocratique et multiculturel peut créer les conditions de l'unité de toutes les classes populaires israélienne et palestiniennes nécessaires à leur émancipation.

Lutter pour la libération de G. Abdallah est donc aussi un moyen de soutenir la frange progressiste de la résistance Palestinienne comme le FPLP ou le FDLP, et de populariser ces positions.

 

Enfin, soutenir Georges Abdallah c'est aussi soutenir la lutte des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 27 septembre.

 

Georges Abdallah a préparé une déclaration depuis sa prison que nous allons diffuser et nous invitions les différentes organisations à prendre la parole. Merci.

 

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Vive la lutte des peuples contre l'impérialisme !

Libérez Georges Abdallah !

 


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Meeting international à Paris : Résolution commune (Fr & Eng)

 

Le meeting international « De la révolte des pays arabes à la révolution de nouvelle démocratie vers le socialisme et le communisme », convoqué par le Parti Communiste maoïste d’Italie et le Parti Communiste maoïste de France, a été un succès avec la participation et interventions des partis, organisations et camarades d’Italie, de France (PCmF, Coup pour Coup, Voie Prolétarienne, Comité Anti-impérialiste, Collectif Georges Ibrahim Abdallah), Maroc, Tunisie, Philippines, Indonésie, Turquie, Canada, Angleterre, Pays-Bas ;  avec des messages du Népal, Galice (Etat espagnol), Palestine, Autriche ; et avec le soutien du Pérou et de Turquie.

Le meeting a commencé par une introduction présentant le caractère du travail et du débat militant, de l’unité internationaliste et du meeting lui-même. Le document commun envoyé pour le meeting par les deux organisations maoïstes tunisiennes a ensuite été lu, suivi de la longue intervention des camarades du Maroc. Puis ont suivi les déclarations du Parti Communiste maoïste de France et du Parti Communiste maoïste - Italie.

Après ces interventions, le débat s’est ouvert avec les interventions des camarades de « Coup pour Coup » de Toulouse, du Comité Anti Impérialiste, du camarade du Maroc sur la situation particulière des prisonniers politiques maoïstes au Maroc, puis a été lu le texte d’avril 2011 de Georges Ibrahim Abdallah.

Puis a suivi l’intervention du Parti Communiste des Philippines.

Une autre phase du débat s’est alors ouverte, au cours de laquelle sont intervenus des camarades d’Indonésie, de France, d’un camarade se référant à la « nouvelle synthèse » de Bob Avakian, sur la question de l’influence de l’Islam au sein des masses et comment traiter cette contradiction d’un point de vue marxiste-léniniste-maoïste, dans le monde arabe et les autres pays du monde, et comment  affronter la question des forces intégristes islamistes.

Tous les camarades qui sont intervenus et qui étaient présents ont soutenu que l’on doit respecter les sentiments religieux des masses, construire les partis communistes sur la base solide du matérialisme dialectique et combattre les forces intégristes islamistes comme des réactionnaires s’opposant à la libération des peuples.

Après cet intéressant débat, au nom des organisateurs, le PCm Italie a exposé les résolutions, initiatives et propositions que le meeting lance et propose.

Avant tout, il a été annoncé que toutes les interventions, documents et messages seront publiés en français et dans toutes les langues possibles dans un numéro spécial de la revue « Maoist Road » au cours de cette année afin de permettre à toutes les forces présentes  et à tout le mouvement  communiste de prendre connaissance des analyses, discussions, positions et traitements des problèmes et ainsi pouvoir poursuivre dans toutes les formes possibles ce débat militant, dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien et avec la méthode d’unité-lutte-unité.

Puis ont été annoncées les trois grandes initiatives :

1. Une journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques maoïstes du Maroc, à développer dans le plus grande nombre de pays du monde, sous toutes les formes possibles.

2. Un appel pour un meeting maoïste en Tunisie pour le printemps de 2012 auquel  pourront participer des délégués provenant de divers pays.

3. Une déclaration de soutien, à diffuser parmi les masses prolétariennes des pays impérialistes et dans tous les pays possibles, en soutien aux luttes ouvrières en Egypte et aux syndicats indépendants qui les organisent et les guident, contre le nouveau régime militaire-islamique qui veut les étouffer et interdire le droit de grève.

Ces propositions ont été approuvées par le meeting, qui s’est terminé par le chant de l’Internationale et en lançant les mots d’ordre suivant :

 

VIVE LE MARXISME-LENINISME-MAOISME !

VIVE L’INTERNATIONALISME PROLETARIEN !

VIVE LA REVOLTE DES MASSES ARABES

POUR LA REVOLUTION DE NOUVELLE DEMOCRATIE,

LE SOCIALISME ET LE COMMUNISME !

 

PCm - Italie – PCm de France

le 16.10.11

 

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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 19:25

 

Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

 

Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Il entrera le 24 octobre 2011 dans sa 28ème année de détention. 

C’est un résistant qui a combattu l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a combattu, notamment comme membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, contre l'occupation sioniste de la Palestine. 

Il a terminé sa peine de sûreté depuis 1999. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français. A ce sujet, la DST (service secret français) a déclaré en 2007 : “Personnalité emblématique de la lutte anti-sioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un évènement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans la lutte révolutionnaire”. 

 

Georges Abdallah doit être libéré !

 

Comme l’ont exigé Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), tous deux emprisonnés par l’État d’Israël. 

Comme l’ont demandé le 29 avril 2010 à Beyrouth 200 personnalités politiques, culturelles et religieuses libanaises, à l’initiative d’une campagne internationale pour sa libération. 

Comme le réclament, depuis des années, de nombreux participants à diverses initiatives en France, en Europe et au Liban.

Soutenir Georges Ibrahim Abdallah c'est aussi soutenir la libération des 11.000 prisonniers palestiniens emprisonnés et torturés en Israël, dont des centaines de femmes et d'enfants.

 

Rassemblement le 22 octobre 2011 pour sa libération

A 14h30 – Place Arnaud Bernard

(Métro Compans Cafarelli)

 

Signataires : AFPS Pau, AGEN, AGET-FSE, Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, Comité Anti-Impérialiste, Coup Pour Coup 31, EuroPalestine Toulouse, Génération Jeunes Citoyens Musulmans, JCML, Libertat-ERO, NPA 31, OCML-Voie Prolétarienne Toulouse, PCmF, Secours Rouge/APAPC, Secours Rouge Arabe


Rassemblement pour la libération de Georges Abdallah

 

Rappel

 

Meeting du PCmF et du PCmI à Paris ce samedi 15/10 :

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Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Impérialisme et résistance (internationalisme) - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 18:33

 

... avec le PCmF, le PCmI, des maoïstes et communistes révolutionnaires arabes etc.

 

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A l'initiative du PC maoïste de France et du PC maoïste - Italie un meeting est organisé à Paris le samedi 15 octobre sur la question "Des révoltes dans les pays arabes à la révolution de nouvelle démocratie en direction du socialisme et du communisme".

Nous demandons principalement aux camarades du Mouvement maoïste de Tunisie, aux camarades maoïstes du Maroc, à toutes les organisations et comités anti-impérialistes en France et dans le monde, à toutes les organisations et partis des pays opprimés du monde arabe, palestiniens en tête, de participer à ce meeting soit directement, soit par l'intermédiaire d'une déclaration.

Il s'agit de la première réflexion publique et ouverte des maoïstes sur la situation des révoltes et d'un effort pour les soutenir, en soutenant en particulier les maoïstes du monde arabe, dans le cadre du soutien général des forces anti-impérialistes et des peuples en lutte dans le monde arabe.

Ci-dessous et ici en PDF vous trouverez le texte d'invitation et ici l'affiche.


Pour participer et plus d'informations, contactez :

drapeaurouge@yahoo.fr - PC maoïste de France
ro.red@libero.it - PC maoïste - Italie



Initiative is taken by maoist Communist Party of France and maoist Communist Party – Italy to organize a meeting in Paris Saturday, October  15th “From revolts in arab countries to New Democratic Revolution toward socialism and communism”.

We especially invite the comrades of Maoist Movement of Tunisia, maoist comrades in Morocco, all anti-imperialist organizations and committees in France and the world over, all organizations and parties of the oppressed countries of the arab world, first of all from Palestine, to participate in the meeting either directly or through a declaration.

It is the first public and open refelxion of the maoist about the situation of the revolts and an effort to support them, particularly supporting maoist of the arab world, in the framework of the global support of the anti-imperialist forces and struggling people in the arab world.

The full text of the invitation will be send very soon in English.

 

To participate and for informations, please contact :

drapeaurouge@yahoo.fr – maoist Communist Party of France
ro.red@libero.it - maoist Communist Party – Italy


Des révoltes dans les pays arabes à la
révolution de nouvelle démocratie
en marche vers le socialisme et le communisme


« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de luttes de classes.

Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, bref oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une lutte ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une lutte qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la disparition des deux classes en lutte. […]

La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n’a pas aboli les antagonismes de classes. Elle n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d’autrefois. […]

La société entière se scinde de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes qui s’affrontent directement : la bourgeoisie et le prolétariat. […]

Toutes les classes qui, dans le passé, se sont emparées du pouvoir essayaient de consolider la situation déjà acquise en soumettant l’ensemble de la société aux conditions qui leur assuraient leur revenu. […]

Bien qu’elle ne soit pas, quant au fond, une lutte nationale, la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie en revêt cependant d’abord la forme. Le prolétariat de chaque pays doit, bien entendu, en finir avant tout avec sa propre bourgeoisie. »

Marx et Engels, Manifeste du Parti Communiste, 1848
 

 

De la colonisation au néo-colonialisme

 

Les pays d’Afrique ont tous été des colonies des puissances impérialistes. Après « avoir soumis la campagne à la domination de la ville » la bourgeoisie a rendu dépendants « les peuples de paysans aux peuples de bourgeois. »

Les colonies ont été pillées, les habitants réduits à l’esclavage ou au semi-esclavage. Les peuples n’ont cessé de se révolter contre les colonisateurs. Après la 2ème guerre mondiale, les impérialistes ont du accorder une indépendance formelle à ces pays devant les révoltes, les guerres de libération nationale. Dans la plupart des cas, sauf en Chine et au Vietnam, ces luttes de libération ont été dirigées par la bourgeoisie nationale qui a consolidé « la situation déjà acquise en soumettant l’ensemble de la société ». Elle a passé des accords de coopération avec l’ancien colonisateur, asservissants pour le peuple mais avantageux pour elle-même. Ainsi au colonialisme s’est substitué le néo-colonialisme, autrement dit des chasses gardées pour les impérialistes, les classes dirigeantes réprimant toute contestation populaire. Les régimes soutenus par les impérialistes ont été et sont des régimes corrompus qui leur ont accordé des permis d’exploitation des richesses naturelles (mines, forêts, terres agricoles, etc.) et reçu un pourcentage qu’ils ont détourné à leur profit au détriment du développement du pays ; la corruption est généralisée.


Les révoltes dans les pays arabes et plus largement en Afrique

Avec la liquidation du système socialiste en URSS, dans les ex-pays socialistes et en Chine et la transformation des partis communistes en partis sociaux-démocrates, les classes ouvrières et populaires se sont retrouvées sans direction. Mais, « OU IL Y A OPPRESSION, IL Y A RESISTANCE ». Les luttes, grèves, se sont amplifiées malgré la répression.

La coupe était pleine. Après l’immolation d’un jeune diplômé dans le sud-tunisien, la révolte a éclaté et s’est répandue comme une traînée de poudre à toute la Tunisie, puis en Egypte. Ben Ali et Moubarak se sont enfuis, chassés par la révolte, qui s’est propagée à Bahreïn (stoppée par l’intervention militaire saoudienne et des Emirats), au Yémen, en Syrie où elle se poursuit malgré la répression féroce du régime. En Lybie, une guerre civile a abouti à la chute de Kadhafi grâce à l’appui des forces impérialistes de l’OTAN.

Les classes dirigeantes ne sont pas prêtes à abandonner de plein gré leurs privilèges, ni les puissances impérialistes le pillage. Il leur faut simplement plus de démocratie, entendons de démocratie bourgeoise, et conserver tel quel l’appareil d’Etat sans renverser les classes exploiteuses pour poursuivre l’exploitation sous d’autres formes.

Le parti de Ben Ali (RCD) et celui de Moubarak sont dissous, leurs dirigeants les plus en vue écartés, les moins en vue forment de nouveaux partis. Les partis réformistes laïcs ou religieux, réprimés sous la dictature, renaissent ; des élections libres, un régime parlementaire, une réforme de la Constitution sont proposés.

Dans les pays arabes et dans les autres pays opprimés, la classe ouvrière et les couches populaires sont écrasées par trois forces : la bourgeoisie compradore et bureaucratique, les forces rétrogrades semi-féodales, soutenues par les forces impérialistes.

 

La révolte : un premier pas vers la révolution !

 

La révolte dans les pays arabes est néanmoins un premier pas et participe de la lutte générale pour l’émancipation du genre humain ; elle est partie constituante de la révolution prolétarienne mondiale. Mais sans théorie révolutionnaire, sans direction, la révolte populaire ne peut aboutir à la révolution véritable, complète. Aucun parti ne parle du nécessaire renversement des forces et classes dirigeantes pro-impérialistes pour établir une véritable démocratie nouvelle, seule capable d’utiliser les ressources du pays pour le bien-être du peuple. La question du pouvoir, de sa nature de classe, autrement dit la question de savoir qui détient le pouvoir est la question centrale.

 

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme
et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. »

Marx et Engels

 

Venez nombreux participer au meeting !

 

PC maoïste de France
drapeaurouge@yahoo.fr  - drapeaurouge.over-blog.com

PC maoïste - Italie
ro.red@libero.it - proletaricomunisti.blogspot.com   

 


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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 18:29

 

English translation of Déclaration du Comité de Solidarité Franco-Népalais sur la situation au Népal.

 

Our Committee met to debate of the new situation in Nepal .


The Communist Party of Nepal (maoist) waged a ten years long people’s war freeing up to 80% of the country. After an agreement with the seven parliamentary parties, the Party has decided to enter Parliament. Following constituent assembly elections, the CPN(M) won 40% of the vote. Prachanda, the leader of the Party became Prime Minister and the weapons of the People’s Liberation Army have been confined in containers whose keys were handled to the Party.


The CPN(M) claimed to be preparing insurrection but in fact the Party has stalled. The people’s comittees were dismantled. There was no land reform. Worse, the expropriations were stopped, the land returned to the landowners. The Chief of Army Staff of the National Army (formerly Royal Army), whose resignation was demanded by Prachanda, was maintained and supported by the President of the Republic who had yet no executive power. After governing for nine months, Prachanda and all the ministers resigned.


The CPN(M) became the UCPN(M), unified after merging with a small “revisionist” party . An open line struggle was committed within the Party between those who wanted to organize people revolt and those who conceived change as the establishment of a democratic parliamentary regime.


Finally, in late August, after lengthy talks with other parties, a new Maoist Prime Minister was appointed : Bhattarai. Quickly, Bhattarai and Prachanda handed back the keys to the containers confining the arms of the PLA without informing the opponents inside the UCPN(M) among whom Kiran and Badal, chief of the PLA.


This betrayal led to harsh statements from the party’s left and protests throughout the country.


To give back the keys of the containers means disarming the revolution, ignoring the thousands martyrs, demoralizing the masses, breaking off with Maoist revolutionary line. It means completely transforming the Communist Party into a revisionist party.


Under these conditions, achieving the integration of some of the fighters of the PLA into the national army, means to submit to the bourgeoisie, the landowners, Indian hegemony and ultimately to imperialists. The Left of the Party is now cornered, it is not to be blamed for the split of the Party, it is the right wing democratic and reformist who split with Marxism-leninism-maoism and the interests of workers and peasants.


Under these conditions , the Franco-Nepalese Solidarity Committee disengages from the line developed by the leadership of the UCPN(M), opposes the Bhattarai government and supports the struggle within the Party and among the masses for the advance of democratic revolution in Nepal against reaction, counter-revolution, Indian hegemony and imperialism.


Our Committee has supported the revolution in Nepal and has asked many questions on its negative turn. At present, it seems important to us to denounce the prevailing revisionist policy and to carefully support all those who oppose it and want to continue the revolution in Nepal .
 
The situation is getting clearer since the government led by Bhattarai recently ordered the regional governments to make restitution of lands confiscated to landowners during the Maoist People’s War. But among the masses, the voices are already raising against such counter-revolutionary measures in the absence of land reform synonymous of land redistribution.
 
Down with the liquidators!
Long Live the revolution in Nepal !

Franco-Nepalese Solidarity Committee

 


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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 22:35

 

Pour aborder un sujet aussi complexe, et important pour le mouvement communiste international, peut-être ne vaut-il rien de mieux qu'un système de questions-réponses... Voici donc :

 

1. Quels sont les défis à l'ordre du jour pour les maoïstes népalais ? Quels sont les limites, les obstacles ? 

Les défis ? LE défi, plutôt, est désormais énorme et inévitable. Le PCI(ML) Naxalbari (communiqué traduit récemment ici) parle de "lever le drapeau de la rébellion ouverte contre le quartier-général révisionniste". On ne saurait mieux résumer. Que les révolutionnaires, dans le Parti, soient une majorité ou 10%, la question n'est pas là. La question, au regard des faits et au regard de l'histoire du MCI, est qu'ils ne peuvent plus cohabiter avec Bhattarai, Prachanda et leurs partisans. Il n'est plus possible de mener une lutte de lignes "franche et ouverte", "en toute camaraderie", comme cela s'est fait ces dernières années (mais depuis près d'un an, le ton commençait à monter...). A la rigueur, une dernière lutte interne, de manière très antagonique, peut permettre de "compter ses forces". Mais c'est tout.

Le PCI(ML) Naxalbari dit que "la première chose qu'ont fait les révisionnistes, c'est de transformer le Parti en forum de discussion inopérant", et c'est malheureusement vrai. Mais aujourd'hui, les révisionnistes en question ne respectent même plus ces règles. Leurs agissements se passent des décisions du Parti. 

Mais on vient là à LA limite : les moyens, quantitatifs et SURTOUT qualitatifs de lancer ce qu'il faut bien appeler une nouvelle révolution... Ne nous berçons pas d'illusions dans l'immédiat. Comme on vient de le dire, les révisionnistes ont "englué le Parti dans le miel" d'un débat "soft", d'un grand "libéralisme" entre les lignes (globalement trois : la gauche Kiran-Gaurav-Biplab, le centre Prachanda et la droite Bhattarai). Il y a vraiment de quoi questionner la "profondeur" du maoïsme dans le Parti népalais. On a toujours eu l'impression, ces dernières années, d'un débat extrêmement mou, extrêmement interne aussi (laissant à l'écart une grande partie des militant-e-s, et a fortiori le mouvement organisé ouvrier, paysan etc.), avec une recherche permanente du consensus. Alors que les occasions de repasser à l'offensive ont été nombreuses, aussi bien quand Prachanda s'est retrouvé Premier ministre que (surtout !) quand il a démissionné après un coup de force du Président ; ce fonctionnement a toujours laissé la situation "au milieu du gué", à coup de "ne pas se précipiter", "voyons quelles proposition les partis bourgeois peuvent encore accepter", "ils vont bien finir par tomber le masque et nous déclencherons la révolte populaire" etc. Dans la conception maoïste du Parti, quand l'enjeu n'est ni plus ni moins que révolution... ou pas révolution, la lutte de lignes est autrement plus antagonique, il ne peut pas y avoir de consensus, seulement un gagnant et un perdant !

Tout cela, et je pense que le PCI(ML) le résume assez bien, a amolli la gauche révolutionnaire dans le Parti, "décapité sa force idéologique". C'est assez net, dans les interviews, chez les "vieux" (Kiran, Gaurav) ; les jeunes comme Biplab semblent plus déterminés. Ce dernier, avec un sens très "mao népalais" de la périphrase, va jusqu'à dire "même si nous ne pouvons pas continuer ensemble, la révolution populaire ira jusqu'au bout" : il est le seul, à ce jour, à sous-entendre la scission. Reste à savoir ce que représente, pour lui, le "bout" de la révolution populaire...

On a vraiment l'impression d'une grande peur de la rupture (sauf ci-dessus chez Biplab). Il faudrait, c'est très important, savoir combien de militant-e-s et sympathisant-e-s chaque ligne a derrière elle. On peut craindre que s'il y en a trop peu, Kiran et Gaurav n'osent pas la scission minoritaire...

On voit là un principe essentiel du marxisme-léninisme-maoïsme : ce sont les faiblesses, les limites (dans la conception et dans la pratique) de la GAUCHE révolutionnaire qui permettent le triomphe du révisionnisme, pas la force du révisionnisme lui-même.

 

2. Peut-on dire que "nous n'avons rien vu venir" ?

Non. Pas du tout. Dès 2006, dès 2005 même, quand a germé l'idée d'accord avec les partis bourgeois alors que le roi avait instauré sa dictature personnelle (avec l'Armée royale), l'inquiétude s'est exprimée, l'alerte a été donnée. La "fracture" dans le "MMI" ("mouvement maoïste international") a en réalité porté sur la question d'une critique constructive... ou pas. Pour SLP, mais aussi pour beaucoup d'organisations (SLP n'est pas une organisation), il a été considéré que rejeter immédiatement le PCN(m) tout entier, "de la base au sommet", de "l'extrême-droite" type Bhattarai à l'extrême-gauche type Biplab, dans le 9e cercle de l'Enfer révisionniste, ne servirait en rien 1°/ ni les véritables maoïstes révolutionnaires de ce pays, dans le PCN(m) ou en dehors, dans leur résistance à la dérive réformiste, 2°/ ni les masses exploitées du Népal dans leur long chemin d'émancipation, 3°/ ni le Mouvement Communiste International. Bien sûr, cela a été qualifié de "centrisme", d'"opportunisme", de "prachandisme" voire de "trotskisme" par les "non-constructifs"... Dont on aimerait bien, aujourd'hui, tout à leur "triomphe" d'avoir eu raison, qu'ils nous expliquent en quoi leur attitude a été plus utile, et à la révolution au Népal, et au MCI.

Il faut préciser aussi que, le PCN(m) étant alors membre du MRI et du CCOMPSA, beaucoup de critiques, de demandes d'explications, de rappels "à la raison" se sont faits "en interne" à ces coordinations internationales, et les documents ont été rendus publics beaucoup plus tard. On peut se risquer à dire que la critique violente et ouverte, publique dès le départ, a plutôt été le fait de groupes se sentant "à l'écart" du MRI. D'ailleurs, il a été un temps reproché au RCP-USA (qui "domine" le MRI) d'avoir influencé le PCN(m), avec ses thèses (qui sont effectivement) révisionnistes. Mais ensuite, le RCP-USA a rendu publique une très dure (et précoce) critique du PCN(m)…

Pour ce qui est d'une juste appréciation de la situation, en temps réel, par les communistes étrangers, il y a plusieurs obstacles majeurs :

- L'information : elle arrive au compte-goutte. Ce problème m'a été plusieurs fois mentionné, notamment par le Comité de Solidarité Franco-Népalais.

- De plus, elle provient souvent de la presse BOURGEOISE locale (Himalayan Times, Republica, Nepal Telegraph), qui décrit surtout... ce qu'elle veut bien voir. Le "Red Star", l'organe du Parti lui-même, semble quant à lui rapidement tombé aux mains de la droite (avec des publicités pour des voitures japonaises etc.), ce qui est effectivement un sérieux problème, quand on connaît l'importance de l'organe de presse dans la conception léniniste. Ceci dit, récemment, des organes de la "gauche révolutionnaire" ont vu le jour sur internet, comme The Next Front.

- Au niveau des communiqués, des interviews de différents dirigeants... Il faut comprendre une chose : les Népalais, culturellement, sont pudiques et réservés. Leurs déclarations sont donc des sommets de périphrase, d'implicite... il faut vraiment lire entre les lignes. C'est très frappant, quand on étudie en comparaison les déclarations de maoïstes sud-américains, où tout le bestiaire ("rats", "chiens" etc.) y passe pour désigner l'adversaire "déviationniste". Tout cela pour dire qu'il est difficile de savoir où en est l'intensité des affrontements au sein du Parti, les "plans d'action" des uns et des autres.

- Et puis, on y revient, il y a un certain "culte" de l'interne. Tout a tendance à se régler en interne, dans des réunions entre cadres, et bien sûr nous n'avons les informations qu'une fois que les décisions sont prises, et même déjà en application. Toujours le même problème du manque de mobilisations des masses, au moins des masses "militantes" (communistes, sympathisantes, syndicalistes ouvrières, paysannes et étudiantes), dans la lutte de lignes. Ce n'est pas (que) de l'avenir du Parti qu'il est question, mais du peuple népalais : il ne peut pas rester éternellement spectateur ! C'est un grand enseignement du maoïsme qui n'est pas appliqué là... Là encore, on peut se poser des questions.

 

3. La dérive bourgeoise au Népal est aujourd'hui manifeste, mais, à quand peut-on en faire remonter les racines ?

C'est une très, très vaste question... Si l'on compare, par exemple, avec l'Inde : les marxistes-léninistes, puis maoïstes indiens se sont toujours construits dans la lutte et la clandestinité. Au cœur de la jungle ou au fin fond des grandes villes, traqués comme du gibier, ils n'ont jamais eu accès à "l'espace démocratique" bourgeois de la "plus grande démocratie du monde"... Quand bien même la plupart des leaders sont des intellectuels de la classe moyenne. Le PC maoïste du Népal, lui, s'est formé en 1994 de la réunion de plusieurs petits partis... parlementaires. Ils avaient participé au jeu parlementaire arraché à la monarchie, par un mouvement populaire, en 1990 (ils avaient bien sûr participé à ce mouvement populaire). Le Parti s'est formé, pour lancer la Guerre populaire deux ans plus tard, sur le constat que la monarchie parlementaire était un vaste foutage de gueule, que "tout avait changé pour que rien ne change" ; constat juste, évidemment. Mais c'est une différence de culture politique énorme.

Ensuite, quels étaient les buts de la Guerre populaire ? Je me souviens d’une chose avec certitude. C'était fin 2002 ou début 2003, peu avant le début de la guerre en Irak, et à cette époque, j'ai lu quelque part (peut-être dans "Partisan", ou pas, je ne sais plus) qu'il y avait au Népal une guérilla maoïste, et qu'ils luttaient pour l'abolition de la monarchie et la convocation d'une Assemblée constituante. Je suis absolument certain de l'époque. C'était, donc, bien avant Chunwang (2005), bien avant l'alliance de 2006 avec les "Sept partis" bourgeois, bien avant que (partant de là) tout le monde se mette à hurler à la "trahison" des maos népalais. On peut donc légitimement se demander si, pour au moins une partie du PCN(m) (en tout cas du leadership), la guerre n'a pas été menée, de A à Z, uniquement pour l'instauration d'une République. Prachanda aurait alors parlé de "tactique" parce qu'il pensait à ce moment-là que les "Sept partis" trahiraient l'accord, qu'ils n’accepteraient pas l'abolition de la monarchie et la convocation d'une Constituante, et qu’alors la guerre reprendrait (les maoïstes conservaient les clés des containers d'armes). Mais si l'on arrivait à une République et à un accord sur une Constitution démocratique et fédéraliste, alors... C'est, franchement, quelque chose de très possible. Bien sûr, il y avait sûrement aussi (et il y a sûrement toujours) des éléments menant une Guerre populaire... pour les objectifs d'une Guerre populaire, à savoir la Démocratie Nouvelle.

Mais voilà. Le ver était dans le fruit. Pourquoi n’avoir alors rien dit ? Il faut être cohérent et aller au bout de sa logique… Les organisations qui ont commencé, dès le début 2006 voire la fin 2005, à hurler au "révisionnisme", aux "nouveaux Thorez" etc., avaient jusque-là célébré, chanté les louanges de la Guerre populaire au Népal avec une grandiloquence...

 

4. Mais alors, on nous l'a faite à l'envers depuis le début ? Nous avons soutenu 10 ans, 15 ans parfois, une mascarade ? Il n'y a rien eu de positif au Népal ?

Il ne faut pas raisonner comme ça. L'histoire avance en spirale. BIEN SÛR, il faut être absolument clairs là-dessus : il était 100% possible de faire la révolution de démocratie nouvelle, entre 2006 et maintenant. Il était 100% possible, conservant en main les clés des stocks d’armes, d’instituer une situation de DOUBLE POUVOIR (bourgeois réactionnaire, à la rigueur ‘réformiste’, et populaire révolutionnaire) et à la première occasion, par exemple lors du ‘coup de force’ présidentiel contre Prachanda en 2009, de démasquer la classe dominante et la dégager… Malheureusement, les conceptions révolutionnaires à même de faire cela, par leurs faiblesses et leurs erreurs, ont laissé prévaloir les conceptions réformistes, de conciliation avec l’oligarchie. Mais concentrons-nous maintenant sur ce qui est, et non sur ce qui aurait pu être.

Il faut déjà bien avoir en tête la situation politique, économique et sociale au Népal, avant la Guerre populaire. Plaçons-nous en 1989. Politiquement, une monarchie absolue. Comme ici sous l'Ancien régime. Les villes, en peut-être moins surpeuplées : comme en Inde. Tout le monde a vu des reportages là-dessus. Une grande misère côtoyant une grande opulence des nobles, des castes supérieures, des grands bourgeois, le tout dans des rapports sociaux féodaux, où certains "ne se donnent la peine que de naître". Dans les campagnes... le Moyen-Âge. L'Etat, les infrastructures de base, n'y arrivaient généralement pas. La seule autorité était celle du grand propriétaire local, exerçant une "crainte révérencielle" sur les paysans misérables.

Dès les années 70, mais surtout à la fin des années 80, il y a eu un grand mouvement "démocratique bourgeois" (seulement dans les villes), pour arracher à la monarchie un Parlement et, au moins, une vie politique... du 20e siècle. Ce qui a été obtenu en 1990. Fin d'un premier cycle. Mais ensuite, le changement politique a été très cosmétique, rien ou presque n'a changé dans les rapports sociaux, et évidemment rien au niveau socio-économique. Donc, constitution du PCN(m), Guerre populaire (1996-2006), nouveau mouvement démocratique (2006), chute de la monarchie, et voilà la République parlementaire bourgeoise que nous avons à présent.

Tout cela, va-t-on dire, c'est dans la superstructure, ce sont des changements de forme de gouvernement ! En effet. Sur le plan socio-économique, pas grand chose n'a changé, le Népal est toujours dans les 9 "pays moins avancés" (selon les critères de l'ONU) d'Asie. Comme le dit Biplab, "on ne fait pas la révolution à partir de la superstructure", on ne change pas la nature de classe de l'Etat en changeant simplement la forme des institutions.

Mais un principe du maoïsme, c'est aussi que "la politique au poste de commandement". C'est compliqué à comprendre, mais il faut faire l'effort. A un moment donné, pour faire court, un certain système politique est la "clé de voûte" de l'ordre social existant. Il faut le faire sauter. Par exemple, qui imaginerait la Révolution russe sans, d’abord, la chute du Tsar ? Il y a d'abord eu la chute du Tsar, ENSUITE le pouvoir des soviets et la Révolution d'Octobre, et ENSUITE l'instauration d'une économie socialiste. Bien sûr, tout cela est allé très vite, ce qui n'est pas le cas au Népal.

Inversement, dans le socialisme, transition du capitalisme au communisme, la clé de voûte, c’est le Parti (d’où la citation de Mao : la politique au poste de commandement). Si le Parti cesse d’être communiste, de vouloir le communisme, le capitalisme sera rétabli : la bourgeoisie, la contre-révolution mondiale, sait où elle doit taper…

Au Népal, la clé de voûte, c'était la monarchie. La même classe dominante est toujours au pouvoir, elle tient l'économie, les moyens de production. Sa représentation est essentiellement le Nepali Congress (ensuite, elle s'appuie sur les réformistes de l'UML et bien sûr... du PC maoïste, désormais "unifié" après absorption d'un petit parti révisionniste). Mais elle est ébranlée. Elle a perdu sa clé de voûte. De 1990 à 2005, les partis bourgeois comme le NC et l'UML ont participé au parlementarisme, ont eu des Premiers ministres, sans jamais remettre en cause la monarchie. Même quand le roi (Gyanendra) a instauré sa dictature personnelle, même au plus fort du "Mouvement populaire II" au printemps 2006, même dans les accords qui ont suivi (sous l'égide indienne) il n'a pas été question d'abolir la monarchie. Le mot d'ordre de "République" a germé courant 2006, pour déboucher sur l'Accord de novembre avec les maoïstes. Tout cela, c'est la pression de la Guerre populaire, et de comment sauver sa peau, comment être du "bon côté de la barricade" (la barricade étant alors entre les maoïstes et la dictature monarchique). Les partis bourgeois (et la classe dominante qu'ils représentent) ont sauvé leur peau. Mais affaiblis.

Même sur le plan socio-économique, n'exagérons pas le "rien". Il y a eu des terres confisquées pendant la Guerre populaire et distribuées aux paysans (il est maintenant question de leur reprendre : comme cela va-t-il se passer ?). Dans les villes, c'est toujours le capitalisme bureaucratique et la sous-traitance de l'Inde (elle-même sous-traitante du monde), mais il y a eu, pendant la Guerre populaire et dans tout le processus jusqu'à maintenant, de grandes grèves générales politiques, de grandes mobilisations etc. Les maoïstes avaient réussi à infiltrer les villes, les syndicats... Et, depuis 2006, ils ont eu quartier libre bien sûr.

 

Donc voilà : il est totalement ABSURDE de dire que "tout a été liquidé", qu'on serait revenu à la situation de 1990-94. Quantitativement et qualitativement, la lutte de classe, la lutte pour l'émancipation des classes exploitées, est à un niveau bien supérieur. Fin d'un deuxième cycle.

Et début d'un troisième ! Celui-ci pourra être extrêmement prolongé, peut-être des décennies... Pour commencer, il faut un nouveau Parti révolutionnaire, car maintenant, à l’ordre du jour, c'est la Révolution de Nouvelle Démocratie ou rien. Cela renvoie à la première question.

Ensuite, l'histoire peut aussi s'accélérer, notamment en cas de grands succès de la Guerre populaire en Inde. La tutelle indienne est l'autre "clé de voûte" de l'ordre social au Népal. C'était d'ailleurs un autre grand "objectif" de la Guerre populaire : l'indépendance nationale "véritable" ; et celui qui a d'ailleurs été le plus trahi, quand on voit l'attitude du gouvernement Bhattarai en ce moment. Bhattarai est un ami déclaré du gouvernement de New Dehli.

Dans ce cas, les choses pourraient aller beaucoup plus vite que prévu, on pourrait voir les forces révolutionnaires du Népal se reconstituer sur le modèle de leurs voisins indiens, tandis que les difficultés du gouvernement indien rendraient intenable la position de la classe dominante et des partis bourgeois népalais, qui n'ont désormais plus que cette "clé de voûte" là... Politique-fiction.

 

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