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Proche/Moyen-Orient

Mercredi 22 août 2012 3 22 /08 /Août /2012 14:18

Source

 

Le Mouvement de Libération Sociale - Guerre populaire, sous la direction du Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste - Armée de Libération des Ouvriers et Paysans de Turquie (TKP/ML - TIKKO), et le Mouvement de Libération Nationale kurde sous la direction du Parti des Travailleurs du Kurdistan - Forces de Défense du Peuple (PKK-HPG), résistent et luttent conjointement dans l'alliance et la solidarité contre les Forces militaires turques qui ont lancé des opérations militaires massives, avec des dizaines de milliers de soldats, des avions et des hélicoptères, dans la région du Kurdistan en Turquie.

Malgré les attaques massives des forces militaires, le succès des attaques tactiques de la guérilla a reçu le soutien des masses de la Nation kurde. Chaque jour, il y a de nombreux affrontements dans différentes parties du Kurdistan et de nombreux soldats perdent la vie, et des guérilleros tombent également en martyrs. 
D'après un communiqué de presse du Commandement régional TIKKO dans le Dersim, une unité de guérilla conjointe TIKKO et HPG a attaqué l'ennemi commun avec succès en juin dans la région de Hozat-Dersim, et tué au moins 4 soldats.
Toujours selon un communiqué de presse du HPG, le 10 juillet, des unités conjointes de femmes guérilleras TIKKO et HPG ont attaqué le poste de police et une caserne de l'armée à Cemisgezek-Dersim, tuant 3 policiers et 8 militaires. Les affrontements de sont poursuivis pendant 45 minutes et les femmes guérilleras ont abandonné la région sans aucun dommage.


Les guérilleros maoïstes ont également appelé tous les jeunes à lutter pour la libération sociale et nationale, contre l’État fasciste turc.

La solidarité et les succès des attaques tactiques des forces de guérilla suscitent la motivation et l'enthousiasme des masses.

Vive la Guerre populaire dans l’État turc !!!

Tikko
guerillatikko
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202008

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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 13:01

 

Info Palestine

L’ambassade israélienne au Caire, saccagée par une foule de manifestants

samedi 10 septembre 2011 - 07h:00

Al Jazeera

 

Des centaines de manifestants ont été blessés durant les affrontements avec la police égyptienne devant l’ambassade israélienne au Caire. Le ministère de l’Intérieur a déclaré l’état d’alerte dans la capitale égyptienne.
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Moment particulièrement jubilatoire où les manifestants investissent l’immeuble où se trouve l’ambassade sioniste !

Un bâtiment abritant l’ambassade d’Israël au Caire a été pris d’assaut par les manifestants qui ont démoli l’un des murs extérieurs de l’ambassade puis jeté des milliers de documents à la rue par les fenêtres.

La foule en colère a également remplacé le drapeau israélien par le drapeau égyptien après avoir investi le bâtiment la nuit de vendredi à samedi.

Suite aux évènements, le Premier ministre égyptien Essam Sharaf, a convoqué une cellule de crise de son cabinet pour discuter de la situation, et le ministère de l’Intérieur a décrété l’état d’alerte.

Des centaines de soldats égyptiens, appuyés par des véhicules blindés ont été envoyés dans le quartier des ambassades et se sont affrontés avec les manifestants qui ont incendié des camions de police et attaqué le siège de la police régionale à proximité.

Les manifestants ont joué au chat et à la souris avec la police toute la nuit, au milieu des nuages ​​de gaz lacrymogènes et de fumée de pneus enflammés. Les forces de police ont progressivement pris le dessus et la situation était calme samedi matin.

A trois heures du matin, heure locale, le ministère égyptien de la Santé a déclaré qu’il y avait officiellement 520 blessés à la suite des affrontements autour de l’ambassade. Un communiqué précédent faisait savoir qu’une personne serait morte d’une crise cardiaque.

Les manifestants qui a envahi l’ambassade avaient auparavant quitté une démonstration de masse à proximité de la place Tahrir Square, où un rassemblement organisé appelle à des réformes par les militaires, qui dirigent désormais l’Egypte.

« Des milliers de documents ont été jetés par les fenêtres, mais on ignore de quel étage, ils venaient », a dit notre correspondante Sherine Tadros.

Scènes de chaos

« Tout indique que c’est une situation chaotique. des manifestants ont mis le feu à au moins deux véhicules de police. »

Nora Shalaby, une manifestante devant l’ambassade d’Israël, a justifié les actions des manifestants.

« Je pense que c’est la seule façon dont nous pouvons faire valoir notre point. Ici, on nous traite avec du gaz lacrymogène. Il y a des balles en caoutchouc. On nous attaque de tous côtés », a-t-elle dit, se référant aux forces de sécurité gouvernementales.

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Les manifestants égyptiens sont très déterminés !

Quelques heures plus tard, notre correspondant a affirmé que l’armée égyptienne était intervenu aux côtés de la police pour réprimer les manifestations.

« L’armée est en fait en train de commencer à tirer des balles réelles en l’air. Une fois encore, les manifestants tentent de prendre d’assaut le siège [égyptien] de la sécurité. »

« Pour autant que nous voyons, ces manifestants ne sont pas armés, et ils sont là depuis des heures », a déclaré Sherine Tadros.

La télévision d’Etat, citant un responsable du ministère de l’intérieur, a dit que « des mains étrangères » étaient derrière les violences. Les dirigeants égyptiens blâment souvent les étrangers pour les troubles dans le pays.

Fuite de l’ambassadeur israélien

L’ambassadeur israélien, Itzhak Levanon, sa famille et le personnel de l’ambassade se sont précipités vers l’aéroport du Caire et ont pris un avion pour Israël, selon la télévision d’Etat égyptienne et des responsables aéroportuaires.

La télévision d’Etat a également indiqué que Levanon a rencontré un général du Conseil des Forces armées égyptiennes avant son départ, et que l’ambassadeur semblait « « anxieux et même paniqué. »

Levanon était récemment retourné au Caire après des vacances en Israël, alors que les manifestations devant l’ambassade faisaient rage depuis le mois dernier.

Obama et Clinton volent au secours des Israéliens

Le président américain Barack Obama a été le premier à réagir, demandant à l’Egypte de protéger l’ambassade et « d’honorer ses obligations internationales pour assurer la sécurité de l’ambassade d’Israël. »

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Une poutre métallique est utilisée comme bélier improvisé pour s’attaquer au mur protégeant l’ambassade sioniste

Une déclaration de la Maison Blanche fait savoir que « le Président a exprimé sa grande préoccupation au sujet de la situation à l’ambassade et de la sécurité des Israéliens qui y travaillent. »

La déclaration dit aussi que Barack Obama s’est entretenu par téléphone avec Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, et les deux acolytes ont convenu de « rester en contact étroit jusqu’à ce que la situation soit calmée. »

Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a aussi appelé Mohamed Kamel Amr, ministre égyptien des Affaires étrangères, pour l’exhorter à répondre aux obligations de l’Egypte par rapport à la la Convention de Vienne qui protège les propriétés diplomatiques.

Mur de l’ambassade endommagé

L’incident a débuté lorsque près de 1000 personnes ont attaqué un mur récemment construit à l’extérieur de l’ambassade israélienne au Caire et destiné à protéger le bâtiment.

Utilisant des marteaux et une grande barre métallique (comme bélier), les manifestants ont réussi à partiellement détruire le mur, qui fait environ deux mètres de haut.

Un manifestant a escaladé le bâtiment de l’ambassade et a retiré le drapeau sioniste, le jetant dans la foule absolument ravie.

Le mois dernier, les Egyptiens ont organisé d’énormes manifestations devant l’ambassade et ont appelé à l’expulsion de l’ambassadeur israélien après l’assassinat de policiers égyptiens par l’armée israélienne qui pourchassait un groupe d’attaquants.

L’Egypte a demandé à Israël des excuses officielles et a exigé une enquête sur le décès de cinq policiers.

10 septembre 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net

 

 

 

ISM

Beit Ommar - 9 septembre 2011

La rage des Palestiniens contre l'occupation (vidéo)

Par ISM-France

10mn de caillassage non stop de la tour de guet installée par les sionistes à l'entrée du village de Beit Ommar, au sud de la Cisjordanie. La scène a eu lieu le 29 janvier 2011, les habitants du village et des environs s'étaient rassemblés par milliers pour participer aux funérailles de Yousef Fakri Ikhlayl, 17 ans, assassiné d'une balle dans la tête par des colons sionistes la veille.

 

 

La rage des Palestiniens contre l'occupation (vidéo)

Au moment où l'énorme cortège passait au pied de la tour militaire pour aller au cimetière, les soldats cachés à l'intérieur de celle-ci ont commencé à tirer des bombes assourdissantes et des grenades lacrymogènes sur la foule, qui a riposté par des tirs nourris de cailloux. L'armée sioniste a aussitôt envoyé des renforts pour protéger ses pauvres recrues assiégées.

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Proche/Moyen-Orient
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 20:03

 

La semaine dernière, une attaque "terroriste" frappait la station balnéaire très touristique d'Eilat, dans l'Etat sioniste, faisant 7 morts et 29 blessés. Une attaque extrêmement mystérieuse, revendiquée par aucun groupe palestinien ou autre (islamiste etc.), comme le souligne cet article d'International Solidarity Movement :

 L'expédition "Eilat" d'Israël

Cette attaque n'intervient pas n'importe quand : elle intervient à un moment où le front intérieur sioniste est ébranlé par le plus grand mouvement social en 63 ans d'histoire, inspiré par le "Printemps arabe" et les mouvements "indignés" en Europe, mobilisant des centaines de milliers de personnes, aussi bien issues de l'immigration sioniste que Palestiniennes autochtones (les fameux "Arabes israéliens", sans oublier qu'une part importante de la population juive est palestinienne, antérieure au projet sioniste). Le gouvernement Netanyahou, qui pensait que la mentalité d'assiégé insufflée dans la population par son parti fasciste (Likoud) et celui (Israël Beitenou) de son allié russe Lieberman garantirait éternellement la paix sociale, est absolument débordé (voir aussi ici et ici).

Bien sûr, dans une telle occasion historique qui ne reviendra (peut-être) pas de sitôt, les mots d'ordre sont de la première importance, et le seul mot d'ordre réellement révolutionnaire est celui d'un Etat unique judéo-arabe, de nouvelle démocratie ; imposant l'égalité sociale et la fin des mesures d'appartheid, etc. Il semble que les mots d'ordres soient restés flous, et ne soient pas allé jusque là...

En attendant, l'affaire "mystérieuse" d'Eilat a porté un sérieux coup d'arrêt au mouvement. Et pour la population de Gaza, enfermée dans son CAMP DE CONCENTRATION géant, c'est à nouveau les bombes, les mort-e-s, les blessé-e-s, les horreurs de la guerre que répand, depuis 60 ans, l'avant-poste de l'impérialisme occidental dans le Machrek arabe :

 

Israël bombarde, Gaza résiste

Par Ziad Medoukh

 

Bonjour de Gaza.
Quelques photos prises par un ami journaliste des derniers bombardements israéliens sur Gaza qui ont visé les maisons, les immeubles, les écoles, les marchés et les routes partout dans la bande de Gaza.

Israël bombarde, Gaza résiste

Malgré ces raids et ces bombardements aveugles qui visent les civils, Gaza et ses habitants résistent et résistent.
Amitiés de Gaza la résistante
Ziad

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Des affrontements ont également eu lieu à Jérusalem/Al-Qods :

Les forces israéliennes donnent l'assaut à Al-Aqsa

Par Palestine Info

 

La police israélienne a fermé Bal Al-Amud (la Porte de Damas), une des principales portes de la Vieille Ville de Jérusalem occupée, pour coïncider avec la fermeture de la Mosquée Al-Aqsa sur ceux qui étaient restés à l'intérieur après minuit.

La police de l'occupation a dit que la mesure était prise après qu'un officier ait été poignardé pendant la marche nocturne de masse dans la ville sainte. Les participants à la marche, qui a débuté à Bab al-Amud, protestaient contre l'attaque israélienne sur Gaza et ont entonné des slogans contre l'occupation.

Les policiers israéliens ont arrêté de nombreux jeunes protestataires et attaqué les équipes médicales et ambulancières palestiniennes.

L'occupation a envoyé des forces supplémentaires dans le secteur qui ont forcé et fouillé les maisons de Bab al-Amoud.

Les gardiens d'Al-Aqsa ont raconté que des policiers ont fait irruption sur l'esplanade de la Mosquée et ont provoqué les 1500 fidèles qui étaient restés à l'intérieur du lieu saint.
Les forces de l'occupation avaient empêché les fidèles de se rendre aux prières de l'après-midi (asr) à la Mosquée Aqsa dimanche et avaient matraqué ceux qui protestaient.

Source : Palestine Info

Traduction : MR pour ISM

 

 

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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 20:29

 

 

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Le régime d’Assad se réclame du socialisme (Parti Baas). C’est un parti « socialiste » en paroles, fasciste dans les faits.

 

Depuis de nombreuses semaines, à la suite des autres peuples arabes frères, la révolte contre le régime sanguinaire d’Assad, digne fils de son père qui avait déjà fait tirer à la mitrailleuse sur les manifestants, se propage parmi la jeunesse et les masses populaires.

 

Les impérialistes américains et européens, les sionistes, considèrent que le régime syrien n’est pas assez docile, qu’il se veut non-aligné.

 

Les mêmes impérialistes veulent remplacer les anciens dictateurs dans les pays arabes, ainsi que dans d’autres pays opprimés, et la dictature du parti unique soumis ou rebelle à leurs intérêts, par des régimes multipartis.

 

Ils interviennent militairement  en Lybie et  sont prêts à le faire en Syrie, voir à mener une guerre d’agression contre le régime fasciste iranien.

 

Pour  autant, les vrais communistes ne peuvent être qu’à côté des masses arabes en lutte et non à côté des régimes fascistes prétendument anti-impérialistes.

 

Ceux  qui sous le prétexte que les impérialistes risquent d’intervenir, ne soutiennent pas les masses en lutte sont de faux communistes, de faux anti-impérialistes.

 

Ils tentent de freiner la révolte des masses parce qu’elles ne seraient pas prêtes pour la révolution, faute de parti, de programme. Ils ne veulent pas comprendre que ce sont les masses qui font l’histoire, qu’elles ont raison de se révolter et que nous devons être à leur côté, les aider à former leurs  organisations de lutte pour faire triompher  la démocratie nouvelle, premier étape dans la construction du socialisme.

 

Ne pas agir en ce sens, c’est laisser agir les forces pro-impérialistes, c’est abandonner les masses entre les mains des massacreurs.

 

PC maoïste de France

 


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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 22:23

 

Solidarité Iran Paris

Iran : un prisonnier politique membre supposé du PJAK condamné à 25 ans de prison

Zadeh, un résident de Salmas, a été condamné à 25 ans de prison.

 

Selon certaines informations, cet homme de 28 ans du village de Gol Adam Salmas a été arrêté en 2006 par des agents de l’Agence du ministère de renseignement de Salmas, qui l’accusait sur le fait de coopérer avec un groupe de résistance kurde Iranien d’opposition. Zadeh avait été temporairement libéré contre une caution lourde. Il a ensuite été blanchi des accusations devant les tribunaux.

 

En 2008, alors qu’il travaillait comme chauffeur de taxi, et qu’il utilisait son propre véhicule sur la route entre les villages de Rah Seh et Hilran, Zadeh a été accidentellement pris au milieu d’un affrontement entre des « Gardiens de la Révolution » (corps d’armée des pasdarans) et l’organisation révolutionnaire Kurde Iranienne le PJAK. [1] Cet affrontement a conduit à la mort d’un officier des « Gardiens de la Révolution ». Après avoir réussi à quitter très vite les lieux de l’affrontement, la voiture de Zadeh est tombée en panne et il a été forcé de quitter sa voiture à pied, près de la scène de l’affrontement. Quelques jours après, les forces répressive de sécurité ont arrêté son père et son frère ; Zadeh a été contraint de se rendre en raison de la pression et de la torture pratiquée contre des membres de sa famille.

 

Son père et son frère ont été libérés juste après qu’il se soit rendu. Il a ensuite été transféré à la prison de Salmas, après quatre mois de détention, où il a subi des interrogatoires d’agents des force répressives de l’agence du ministère de renseignement de cette ville. Il a été jugé et condamné à mort dans un procès, puis innocenté in extremis de l’accusation de complicité de meurtre de l’officier des « Gardiens de la Révolution » ; sa peine a été abaissée à 25 ans de prison. Il a depuis été re-transféré à la prison de Zanjan où il était déjà détenu un an et demi auparavant.

 

Quand le père de Zadeh à appris la première fois la condamnation à mort de son fils, très affecté par la nouvelle, cela a déclenché chez lui un accident cérébral vasculaire très grave. Des dernières nouvelles parvenue le 17 mai 2011 via le site des Militants des droits de l’homme en Iran, nous indiquent que le père de Zadeh est toujours paralysé, et qu’il survit dans un état critique. [2]

 

soliran paris : nomore@riseup.net

 

Notes

[1] Créé au printemps 2004, le PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan), est un groupe de résistance Kurde Iranien qui se bat contre la dictature du tandem Khamenei - Ahmadinejad. Voir : http://www.pjak.org/english.php

[2] http://www.freedomessenger.com/pjak...

 

 

Amnesty International (démocratique bourgeois)

Bahreïn doit commuer les condamnations à mort prononcées contre des manifestants

Les autorités bahreïnites doivent infirmer les condamnations à mort prononcées contre deux militants pour le meurtre présumé de deux policiers commis le 16 mars durant les manifestations antigouvernementales, a déclaré Amnesty International lundi 23 mai.

 

La Cour d’appel pour la sûreté nationale de Bahreïn a confirmé la peine de mort imposée à Ali Abdullah Hassan al Sankis et Abdelaziz Abdelridha Ibrahim Hussain dimanche 22 mai. La cour a commué en peines de détention à perpétuité les sentences capitales de deux autres hommes accusés conjointement.

 

« La confirmation des sentences capitales prononcées contre ces deux hommes est plus qu’inquiétante. Certes, le gouvernement de Bahreïn a la responsabilité de protéger la population et de traduire en justice les responsables présumés de crimes violents, mais il ne doit pas procéder à ces exécutions.

 

« La peine de mort est le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit et ne doit être appliquée en aucune circonstance.

 

« Nous exhortons le roi Hamad bin Issa Al Khalifa à ne pas signer l’ordre d’exécution de ces deux manifestants et à commuer leurs condamnations sans plus attendre, a plaidé Malcolm Smart, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

 

« Le fait de mettre à mort ces deux hommes, mesure irrévocable, entraînerait Bahreïn encore plus loin dans la crise des droits humains que ce pays traverse actuellement. »

 

Les deux hommes, ainsi que trois coaccusés, ont été reconnus coupables du meurtre avec préméditation de deux policiers, c’est-à-dire coupables de les avoir renversés volontairement avec un véhicule le 16 mars.

 

Ce jour-là, les forces de sécurité bahreïnites, avec l’aide de troupes saoudiennes appelées en renfort pour mater les manifestations, ont lancé une nouvelle opération de répression, violente, contre les manifestants qui dénonçaient l’instauration par le roi de l’état d’urgence, baptisé état de sûreté nationale, le 15 mars.

 

Bien que civils, les cinq accusés ont été jugés à huis clos devant le tribunal de sûreté nationale, un tribunal militaire d’exception.

 

Ali Abdullah Hassan al Sankis et Abdelaziz Abdelridha Ibrahim Hussain pourraient être exécutés dans les jours qui viennent si leurs condamnations sont confirmées par la Cour de cassation de Bahreïn, chargée d’examiner uniquement les vices de forme de la procédure, et ratifiées par le roi.

 

À Bahreïn, les condamnés sont généralement passés par les armes.

 

Par ailleurs, autre sujet de préoccupation, un militant des droits humains bien connu a affirmé que des grenades lacrymogènes avaient été lancées dans sa maison, mettant en danger sa famille.

 

Selon Nabeel Rajab, directeur du Centre bahreïnite des droits humains, organisation interdite, ces grenades qui ont atterri chez lui aux premières heures de la matinée du 21 mai ont pratiquement asphyxié son frère, son épouse et sa fille, avant qu’ils ne puissent être mis en sécurité.

 

Cette attaque était la seconde ciblant la maison de Nabeel al Rajab en quelques semaines. En avril, des grenades lacrymogènes ont été lancées chez lui et dans la maison de sa mère, semble-t-il par des membres des forces de sécurité ou des personnes agissant sur leurs ordres. Personne n’a été arrêté pour ces agissements.

 

Les autorités lui ont interdit de sortir du pays, en raison de son rôle dans la dénonciation et la lutte contre les atteintes aux droits humains à Bahreïn.

 

Amnesty International exhorte le gouvernement bahreïnite à mener une enquête indépendante sur cette dernière attaque visant Nabeel Rajab et à lever toutes les restrictions qui lui sont imposées.

 

http://www.video-gags.com/upload/bahrein-revolution.jpg

 

 

 

 

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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 21:30

 

ISM

Dimanche sanglant : Israël assassine au moins 21 personnes, en blesse plus de 200 en Palestine, en Syrie et au Liban (vidéo)

Ce 15 mai 2011 peut être décrit comme un "Dimanche sanglant", avec la mort d'au moins 21 personnes, 10 au Liban, 8 en Syrie, 2 à Gaza et 1 en Cisjordanie occupée, et plus de 200 blessés. Des dizaines de milliers de Palestiniens ont marqué l'anniversaire de la Nakba en marchant vers les frontières avec Israël en Palestine, en Syrie et au Liban. Ils exigent leur droit au retour dans les maisons et sur les terres d'où ils ont été chassés en 1948.

Dimanche sanglant : Israël assassine au moins 21 personnes, en blesse plus de 200 en Palestine, en Syrie et au Liban (vidéo)

Maroun el-Rass, au sud Liban (photo Al-Akhbar)
A Gaza, ils ont marché par milliers à la frontière d'Erez, où ils sont été accueillis par un barrage de balles et d'obus tirés depuis les chars. Un jeune de 17 ans a été tué, plus de 60 manifestants ont été blessés, dont la plupart sont des enfants, blessés aux jambes. Un homme a également été tué un peu plus tard dans la journée, dans le secteur est de Gaza. Des F16, des hélicoptères et des drones ont survolé la Bande assiégée tard dans la nuit.

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A Gaza



Au Liban, des milliers ont marché vers Maroun el-Rass, la frontière avec Israël. Les troupes israéliennes leur ont tiré dessus, faisant 10 morts et 70 blessés. Les protestataires sont restés sur place pendant des heures avant de se disperser pacifiquement.

En Syrie, des réfugiés palestiniens et syriens ont traversé le Golan occupé et, comme au Liban et à Gaza, l'armée israélienne leur a tiré dessus. 8 morts, plus de 50 blessés. Le ministère syrien des Affaires étrangères a qualifié les actions d'Israël d'"activité criminelle" et a appelé la communauté internationale à tenir Israël pour responsables des assassinats.

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A Majdel Shams (Syrie), les soldats de l'occupation visent les manifestants



En Cisjordanie occupée, il y a eu un mort et au moins 150 manifestants blessés par balles et grenades lacrymogènes. Les manifestations ont duré plusieurs heures malgré la répression sanglante.


 
A Ramallah et à Qalandia



Partout dans le monde des milliers de personnes ont elles aussi commémoré la Nakba, à New-York, au Caire, à Londres, à Dublin, à Paris, à Madrid, à Belfast, à Amman, à Ankara, à Istanbul, à Johannesburg et dans beaucoup d'autres villes, exprimant leur soutien au droit palestinien au retour dans leurs maisons et sur leur terre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit : "Nous sommes déterminés à défendre nos frontières et notre souveraineté."

Un porte-parole du Hamas dans la Bande de Gaza, Sami Abu Zuhri, s'est exprimé sur les meurtres de ce dimanche et les a qualifiés de "tournant dans le conflit israélo-arabe qui prouve que les peuples palestinien et arabes sont déterminés à mettre fin à l'occupation israélienne."

Le Hezbollah a condamné "l'agression israélienne sur des civils non armés à Maroun al-Ras et dans le Golan, qui constitue une violation dangereuse des droits de l'homme, et ce qui s'est passé aujourd'hui à Maroun al-Ras et dans le Golan et l'expression de la volonté du peuple palestinien engagé pour son droit au retour."

Mahmoud Abbas, lors d'un entretien télévisé, a dit : "Leur sang précieux n'est pas versé en vain, mais au nom de la liberté de notre nation."

Les leaders occidentaux, que ce soit Barak Obama, David Cameron, Nicolas Sarkozy et les autres, sont restés silencieux sur les assassinats.

Source : Gaza TV News

Traduction : MR pour ISM

15 mai en Palestine et à la frontière nord de l'entité - le cauchemar de l'occupant a commencé (vidéo)

Netanyahu a déclaré que les Palestiniens veulent toute la Palestine et non pas seulement les frontières de 67. On est d'accord, il a bien compris, on ne le lui fait pas dire ni répéter, c'est bien la Palestine, TOUTE la Palestine, que les Palestiniens et leurs frères arabes, à commencer par les voisins libanais, syriens, jordaniens et égyptiens, entendent libérer de la mer au Jourdain, de manière à assurer le retour des réfugiés de 48 et de leurs descendants sur leurs terres, propriétés d'origine et dans les maisons dont ils ont été expulsés par la force militaire des sionistes appuyés par l'ensemble de la communauté internationale et les Nations Unies en 1947-48.

15 mai en Palestine et à la frontière nord de l'entité - le cauchemar de l'occupant a commencé (vidéo)

Le cauchemar des sionistes dans cette seule image: les Palestiniens et les Syriens franchissent les barrières qui les séparent de la terre arabe de Palestine à Majdel Shams (photo Jalaa Marey/Reuters)
 
Et le cauchemar des sionistes s'est incarné aujourd'hui par des manifestations de l'intérieur et de l'extérieur de milliers de Palestiniens et leurs soutiens libanais et syriens qui se sont dirigés, sans armes, vers leur terre occupée.

On peut imaginer leur désespoir lorsque s'y joindront les Jordaniens et les Egyptiens (aujourd'hui réprimés par leurs polices respectives), et que la force des baïonnettes sera de la partie....
 
VIVE LA RESISTANCE PALESTINIENNE
A BAS L'ENTITE SIONISTE
DE LA MER AU JOURDAIN LA PALESTINE AUX PALESTINIENS
AL QUDS CAPITALE UNE ET INDIVISIBLE



Photo

A Maroune el Rass au sud Liban, village irréductible quoique détruit pierre par pierre par les sionistes en août 2006, les soldats de l'occupation ont tué plus de 10 manifestants et laissé des centaines de blessés (photo Mohammed Zaatari/AP)


 


Qu'est-ce que la Nakba ?

 

15 mai 1948 : la Nakba - la Catastrophe

http://img.over-blog.com/450x389/0/45/19/24/photos-et-images/nakba-2.jpgIl y a 63 ans, le plan sioniste impérialiste contre le peuple Palestinien, qui a commencé en 1897 avec le Congrès sioniste de Bâle, en Suisse, a atteint son paroxysme le 15 mai 1948.
Ce 15 mai est la date fixée pour le retrait britannique de Palestine et la mise en application du plan adopté le 29 Novembre 1947 par l'Assemblée Générale des Nations Unies qui décidait de partager la Palestine en un État juif et un État arabe.
L'État d'Israël a été instauré par la force des armes, à l'issue d'un complot impérialiste, sur les terres des Palestiniens. Ce peuple Palestinien a été éparpillé loin de sa terre, exilé en diaspora et dans les camps de réfugiés au moyen de massacres.
La guerre de 1947-49 se termina avec un nouvel État sioniste contrôlant la majeure partie de la Palestine, plus de 531 villages palestiniens détruits et leur population déportée, 805.067 Palestiniens devenus réfugiés dans leurpays et la région, des milliers de morts.
Le monde a-t-il oublié les massacres de Deir Yassine, Qibiya et Nahaline, ainsi que les autres massacres de 1947, 1948 et ceux qui ont suivi ?
Le but unique de la colonisation sioniste, tel qu'il fut constamment rappelé par le principal dirigeant sioniste de l'époque, David Ben Gourion est de créer l'État d'Israël et en assurer l'extension jusqu'aux limites de l'Eretz-Israël biblique. Dès 1920, les colonies juives installées en Palestine étaient localisées en fonction de cet objectif. Cette occupation visait à créer, par la terreur, le départ massif des habitants palestiniens en dehors du territoire acquis ainsi pour l'État sioniste.

On comprend que, dans la mémoire palestinienne, cette année 1948 soit restée sous le nom de « Al-Nakba », la Catastrophe.

 

Source : CLGIA

 

 

 

 

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 13:10

 

Il avait déjà été révélé, après la chute du satrape, que sentant le vent de la révolte populaire venir, ce sont les services du Pouvoir qui avaient commandité l'attentat anti-chrétien du 31 décembre, pour semer la division dans le Peuple...

 

Source

 

De violents affrontements entre musulmans et chrétiens ont fait douze morts et plus de 200 blessés, samedi soir, dans un quartier populaire du Caire, selon un nouveau bilan de la télévision d'État. Citant des responsables du ministère de la Santé, la télévision a indiqué que douze personnes avaient péri et 232 autres avaient été blessées lors des affrontements interconfessionnels dans le quartier d'Imbaba. Les principaux affrontements se sont produits autour d'une église du quartier, attaquée par des musulmans estimant qu'une chrétienne voulant se convertir à l'islam y était enfermée. Une autre église a été incendiée dans ce quartier, où de nombreux soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés après les violences.(...) Depuis des mois, l'Égypte connaît une montée des tensions entre communautés, alimentée par des polémiques autour des femmes coptes qui souhaiteraient se convertir à l'islam, mais seraient maintenues cloîtrées par l'Église.

 

... Voilà ce qui s'appelle une belle rumeur, délibérément lancée !

 

POUR DEMASQUER ET LIQUIDER LES AGENTS PROVOCATEURS : MILICES POPULAIRES OUVRIERES-PAYSANNES !

 

http://www.lepoint.fr/images/2011/05/08/egypte-coptes-308776-jpg_190609.JPG

 

 

 


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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 10:52

 

http://www.ajib.fr/wp-content/uploads/2011/04/reconciliation-hamas-fatah.jpg

Comme chacun-e le sait, la Palestine vient d'être le théâtre d'un évènement "historique" : le 27 avril dernier était signé au Caire, sous les auspices de la "nouvelle démocratie" égyptienne (l'oligarchie sans le clan Moubarak), la "réconciliation" du Hamas (qui depuis 2006 dirige la Bande de Gaza) et du Fatah (maître de la Cisjordanie). Cet accord prévoit un gouvernement d'union nationale et de nouvelles élections d'ici un an. Il est bien sûr salué par toute la "communauté internationale" et provoque "l'inquiétude" d'Israël, sur les "réelles intentions du Hamas terroriste"...

Quel est le rapport de cette réconciliation "historique" avec la Tempête populaire qui secoue l'ensemble du monde arabe, tout autour de la Palestine, depuis la chute de Ben Ali ? Lorsque les évènements s'enchaînent dans un même contexte donné, le matérialisme marxiste ne croit pas aux coïncidences...

D'ailleurs, tous les analystes médiatiques bourgeois se retrouvent dans cette analyse : il y aurait eu, dans les deux territoires palestiniens, de grands mouvements populaires qui auraient "exigé" la conclusion de cet accord entre les deux parties.

Cela est un peu idyllique : encore une fois, la bourgeoisie impérialiste peint le tableau qu'il lui plaît de contempler.

La réalité, c'est qu'en effet, sous le verrouillage médiatique de part et d'autre, un mouvement de contestation populaire a visé, en Palestine, les deux branches de la bourgeoisie : celle ouvertement bureaucratique-compradore (le Fatah en Cisjordanie) et celle encore "nationaliste" d'inspiration religieuse (le Hamas à Gaza). En temps normal, face à l'occupation et la colonisation d'un pays, il y a une tendance à "l'union sacrée" des masses avec la bourgeoisie de la nation opprimée, hormis les éléments ouvertement collabos (ce qu'on pourrait dire du Fatah). Mais là, malgré l'échec de l'entité sioniste à liquider le Hamas de Gaza, à Noël 2008, l'enlisement de la guerre de libération palestinienne est patent. La Cause sacrée ne progresse plus d'un pouce... et la situation humanitaire des masses se dégrade ; tandis qu'en Cisjordanie, on le sait, la corruption et le petit-despotisme règnent à tous les niveaux. Donc, l'émergence d'un mouvement de contestation n'est pas inconcevable. Et puis, il y a tout ce qui se passe autour, dans les pays voisins, dont le Hamas comme le Fatah (les bourgeois ont une part matérialiste) savent bien que ça ne s'arrêtera pas à leurs frontières, comme le nuage de Tchernobyl à celles de la France...

Donc, face à la poussée révolutionnaire des masses dans tout le monde arabe, la réalité est qu'on voit les deux branches de la bourgeoisie se rapprocher pour sauver leur position de classe. Et cela, au détriment de la guerre de libération du Peuple palestinien.

Car une autre déclaration, historique, du Hamas est presque passée inaperçue : le leader du Hamas, Khaled Mechaal, s’est prononcé pour « l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jerusalem pour capitale », autrement dit, le Hamas reconnaît la légitimité de l'Etat sioniste ; il reconnaît la Palestine écartelée et privée de 75% de son territoire historique par l'occupation coloniale sioniste, abandonnant (comme le Fatah 20 ans avant) l'idée d'une Palestine unique, libre, arabe, où les Juifs sont des Palestiniens comme les autres, débarassée de l'idéologie d'appartheid fasciste du sionisme... Voilà qui nous éloigne considérablement (à court terme !) de la libération d'Al-Qods.

C'était jusqu'ici, pour les communistes comme Servir le Peuple, une possibilité, même une quasi certitude, mais lointaine, qui surviendrait quand l'idéologie bourgeoise du Hamas (finalement comparable à un puritanisme musulman) aurait définitivement enlisé la Guerre de Libération.

La Tempête populaire dans la nation arabe entière, du Maroc au Bahreïn, a précipité les choses - comme pour le "bas les masques" de Chavez, dans un sens. A présent, la guerre de libération palestinienne peut se reconstruire sur des bases saines, populaires, révolutionnaires, pour enfin, un jour de plus en plus proche, lever le drapeau de la Révolution arabe sur le Dôme d'Al-Qods !

 
 Drapeau-palestinien-Cisjordanie_pics_809.jpg

 

 


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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 13:50

 

Dans la nuit du 1er au 2 mai, la nouvelle est donc tombée. Après 10 ans de traque (une durée incroyable alors qu’il se trouvait dans une énorme villa, à 50 km de la capitale pakistanaise), Oussama BEN LADEN a été liquidé par les forces spéciales US.

Il va sans dire que, d’un intérêt militaire à peu près nul, cette opération va, non seulement peut-être assurer la réélection d’Obama (mal en point face à la droite ultra) à la Maison-Blanche, mais représenter une victoire psychologique considérable pour le premier impérialisme du monde… A court terme en tout cas.

Car sur la nature d’Al-Qaïda (totalement réactionnaire, contre productive etc.), SLP rejoint l’analyse de la plupart des groupes marxistes-léninistes et maoïstes à travers le monde. On peut notamment se référer aux analyses des camarades du (nuovo)PCI sur ce point : 12.

 

Nous irons simplement un petit peu plus loin…

En réalité, contrairement aux forces « islamistes » classiques (Frères musulmans, Hamas qui en est une branche palestinienne, Hezbollah, Iran khomeyniste), qui ont toutes une dimension nationale (malgré des prétentions panislamiques, et une recherche naturelle d’alliés…), le projet d’AQ n’est pas national-bourgeois. Al-Qaïda ne représente pas une bourgeoisie nationale dont les Frères musulmans du souk égyptien, ou le bāzār iranien khomeyniste sont les exemples parfaits.

En réalité, la pénétration massive du capitalisme (impérialiste) dans les pays arabes (principalement du Golfe) depuis les années 1960, sur la base de la « manne » pétrolière, a généré une telle accumulation de Capital (intermédiaire, compradore), qu’à un moment donné une fraction « dissidente » de celui-ci est entrée en rébellion contre l’Occident, avec son propre projet impérial opposé à ce dernier. Ben Laden en est le parfait exemple, héritier milliardaire d’un empire familial immobilier, dont les membres « normaux » mènent la vie de la jet-set arabe à travers le monde…

Pour les financiers d’AQ, à distinguer des « têtes de gondole » comme Ben Laden ou même d'un idéologue comme Al-Zawahiri, l’ambition n’est donc pas nationale mais impériale : un Grand Califat allant du Sénégal à l’Indonésie, formant la base d’accumulation et d’investissement nécessaire à ce Grand Capital arabe…

Bien sûr, à notre époque où même un capitalisme national indépendant n’est qu’un rêve impossible de nationaliste bourgeois, un tel projet de « révolution islamique mondiale », pour faire des compradores arabes dissidents des… impérialistes, est totalement irréalisable.

Et donc, de fait, complètement coupé des masses et contre-productif. Depuis ses débuts dans les années 1990, malgré la fortune milliardaire de ses financiers, AQ n’a recruté que quelques milliers d’individus à travers le monde ; et ces groupuscules de quelques dizaines ou centaines d’individus n’ont jamais servi la moindre cause de libération, même national-bourgeoise, mais seulement à justifier le renforcement de l’intervention des impérialistes (qui ont largement grossi la menace) dans les pays musulmans, pays quasi sans exception stratégiques pour le contrôle impérialiste du monde.

Le dernier exemple en date est le Maroc, où vient de frapper un attentat du groupe « AQMI » en plein mouvement populaire démocratique, à pic pour justifier un soutien impérialiste BBR au régime, après la bourde d’Alliot-Marie sur le « savoir-faire français » proposé à Ben Ali...

D’ailleurs, des infiltrations directes de ces groupes par les services secrets impérialistes ne sont pas non plus à exclure (comme pour l'assassinat de Vittorio Arrigoni).

D’une manière générale, les groupes d’AQ sont haïs des masses populaires et des résistances nationales dans les régions où ils sévissent : Sahara (mouvement national touareg), Irak (où ils ont littéralement saboté la résistance par leur sectarisme meurtrier), Afghanistan d’où les talibans et autres insurgés national-islamiques ont fini par les expulser…

 

Il n’est donc pas faux de dire que la mort de Ben Laden marque la fin d’une époque ; en même temps que les soulèvements populaires dans les pays arabes, y compris contre des « résistants à l’Empire » (Kadhafi, Assad), ou que le naufrage idéologique de Chavez, devenu l’avocat des satrapes arabes et livrant des révolutionnaires à la Colombie fasciste… L’époque des pénibles débuts de la nouvelle vague révolutionnaire mondiale, où la conscience révolutionnaire des masses, en avance sur l’organisation, se trouvait les héros qu’elle pouvait.

Une nouvelle ère s’ouvre, marquée par la Guerre populaire en Inde, aux Philippines et ailleurs, par la lutte de lignes pour achever la révolution populaire au Népal, et par la Tempête arabe.

Bien sûr, Sarkozy comme tous les idéologues de l’impérialisme essayent d’en faire leur miel, en opposant ce qu’il y a de plus libéral-bourgeois et inoffensif dans ces « révolutions arabes », qui d’ailleurs n’en sont pas (il y a eu de grandes expériences et victoires des masses du Peuple, mais pas de révolution), au « terrorisme » qui pour eux, au-delà des groupuscules d'Al-Qaïda, signifie la lutte armée, la seule vraie voie de la libération des Peuples !

Mais la signification réelle de ces mouvements, c’est celle de la nouvelle époque, l’époque du retour à la réalité scientifique des choses : ce sont LES MASSES QUI FONT L’HISTOIRE, et pas les grands libertadores, les raïs et autres « émirs des croyants » (encore moins les Sarkozy) !

 

http://blog.libnanews.com/frenchy/files/2011/05/BenLaden.jpg

Le "diable" utile de l'impérialisme

 


 

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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 11:12

 

Voilà qui devrait faire réfléchir nos "anti-impérialistes" pavloviens, pour qui le régime de la clique social-fasciste Assad est une "pièce-maîtresse" stratégique de la résistance régionale au sionisme... enfin, eux réfléchir, on peut toujours rêver (l'espoir fait vivre !).

 

Kaosenlared (traduit par SLP)

 

On pouvait percevoir l'étonnement du présentateur du journal matinal de la radio israélienne en hébreux, quand le général à la retraite Effi Eitan, ex-président du parti National Religieux et ex-ministre du Logement, a déclaré sa préoccupation devant une possible chute du régime de Bachar Al-Assad en Syrie. Eitan n'est pas seulement une des personnalités les plus extrémistes de la droite israélienne, mais quelqu'un qui réside dans la colonie de Qatzrin, située dans les Hauteurs du Golán syrien, occupées par Israël durant l'année 1967.

Eitan a été ferme et plein dans son jugement en commentant les agitations qu'ils secouent actuellement la Syrie : « L'actuel régime syrien est la meilleure formation de gouvernement possible pour Israël », en indiquant que, en dépit de l'hostilité déclarée du régime syrien contre Israël, il est encore préférable à toute autre alternative qui puisse occuper sa place en cas d'écroulement. Eitan a surpris ses auditeurs en disant qu'il ne croyait pas que le régime actuel en Syrie réclame « sérieusement » la restitution des Hauteurs du Golán, et pour donner une explication politique à cette évaluation, il a ajouté : « Le problème du régime dirigeant est qu'il base sa légitimité sur l'appui de la minorité alaouite, c'est pourquoi cela l'intéresse de maintenir une situation de confrontation formelle permanente qui justifie son maintien au pouvoir à perpétuité ; par conséquent, ce régime ne souhaite pas récupérer le Golán au moyen d'un accord politique, parce qu'il considère que conclure un accord politique équivaudrait à ouvrir un nouveau débat autour de la légitimité du régime dirigeant et à nourrir des questions autour de l'avenir du pouvoir de la minorité alaouite sur la majorité sunnite ».

L'actuelle position du général Eitan est d'autant plus surprenante que dans le passé il a toujours mis un zèle particulier dans sa confrontation avec le régime syrien. Mais il n'est pas seul. Une bonne partie de l'élite dirigeante en Israël voit que la permanence du régime actuel en Syrie est la meilleure option pour Israël. Le ministre de l'Enseignement, Gideon Saar, qui rejette le retrait israélien du Golán et exige une intensification de la colonisation des territoires occupés, considère que la permanence du régime actuel en Syrie sert les intérêts israeliens. Lors d'une rencontre avec des membres du parti dirigeant, le Likoud, Saar a indiqué que le facteur le plus important qui le conforte dans la nécessité que le régime syrien soit maintenu est la tranquillité totale qui a caractérisé la frontière entre la Syrie et Israël depuis la fin de la guerre de 1973. Saar a dit : « L'expérience effective démontre que le régime syrien est le plus impliqué dans les accords en rapport avec le cessez-le-feu et la trêve ; il s'est impliqué et a respecté les accords destinés à garantir les frontières communes, et ce n'est pas peu de chose qu'il ait permis la tranquillité nécessaire pour intensifier la construction des colonies juives dans les Hauteurs du Golán, ce qui a multiplié de plusieurs fois le nombre de colons dans celles-ci au cours des trois dernières décennies ». (Il y a une suite pour ceux et celles qui lisent le castillan)

... CQFD.

Quand on veut savoir où se trouve l'intérêt des fascistes, les plus simple n'est-il pas... de leur laisser la parole ?

 

http://img.over-blog.com/465x348/0/25/97/94/divers/Asie/Syrie/revolte-syrie.jpgJeunes insurgés syriens contre le régime

 

 

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 16:39

 

Vidéo atroce de la répression en cours chez les "meilleurs ennemis" de la vermine sioniste : en Syrie.

Bien sûr, nos "anti-impérialistes" campistes vont nous sortir que c'est un montage, que le régime d'el-Assad "résiste à l'Empire" et que les manifestations sont organisées par la CIA et le Mossad... Et des "maoïstes" vont sans doute nous expliquer, à leur tour, que c'est un "complot impérialiste", que les masses populaires syriennes n'ont pas le droit à la révolte et doivent se laisser déchiqueter tranquillement, car "il n'y a pas de Parti communiste à la tête du soulèvement" (et puis "c'est dans la nature d'un Etat de réprimer un soulèvement contre lui")... sauf que pour le coup c'est raté : la Syrie a une longue tradition progressiste et anti-impérialiste, et il y a de nombreuses organisations communistes qui, contrairement au P"c" semi-officiel, refusent de manger dans la main de la mafia Baas (Parti d'action communiste etc.). Et ce ne sont pas précisément des amis de la CIA et d'Israël...

L'époque du "soutien tactique" au régime syrien est historiquement dépassée, si tant est qu'il y ait eu un moment pour soutenir un régime entré au Liban en 1976... pour soutenir les Phalangistes fascistes. Cela fait 40 ANS que Al-Qods attend la "libération" promise, sur laquelle ces vautours et ces hyènes sanguinaires basent leur régime de prédation.

Finalement, on peut se demander si l'impérialisme d'où qu'il soit (de Washington ou de Paris, de Moscou ou de Pékin) et le sionisme fasciste ne s'accomodent pas très bien de ce genre de "régimes stables". Il y a quelques semaines, au sujet de la Syrie, SLP disait craindre la libanisation qui serait une "grande victoire d'Israël". Mais tout bien réfléchi, n'est-ce pas de la libanisation... du Liban qu'est né le Hezbollah, c'est à dire la première défaite d'Israël ?

Cela expliquerait que certains ultra-gauchistes, au rapport ambigu à la question proche-orientale, se retrouvent contre toute attente aux côtés des traditionnels campistes type Le Grand Soir...

Alors n'ayons pas peur de le dire : Al-Qods ne sera libre que quand la tête de tous les Assad, de tous les "Baas socialistes arabes" féodalo-tribaux et tous les Moukhabarat, aura roulé par terre !!!!

guillotine.jpg

 

Attention, personnes sensibles s'abstenir : http://www.mefeedia.com/watch/39399162

 

[ Finalement, on peut se demander si un tel déchaînement de barbarie répressive (après la Libye) ne vient pas du fait que ces régimes "socialistes", en réalité militaro-tribaux féodaux, orphelins du "camp anti-impérialiste" du grand frère soviétique, sont beaucoup moins solides que dans des pays plus profondément pénétrés par le capitalisme mondialisé... Comme la Tunisie et l'Egypte, où il a suffit de faire sauter les fusibles Ben Ali et Moubarak pour maintenir la classe dominante en place ; et probablement éviter le massacre d'une entrée en scène de l'Armée dans la répression ]

 

 

 

 

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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 23:35

 

Trois morts et des dizaines de blessés au Yémen

par Mohammed Ghobari et Mohamed Soudam

SANAA (Reuters) - Les forces de sécurité yéménites ont tué trois manifestants lundi dans les villes de Taïz, d'Ibb et dans la région d'Al Baïda.

Il y a eu des dizaines de blessés, tandis que l'incertitude entoure un projet de règlement politique prévoyant le départ prochain du président Ali Abdallah Saleh.

A Taïz, au sud de la capitale Sanaa, des milliers de manifestants qui défilaient dans les rues ont été pris pour cibles par des policiers et des hommes armés, a déclaré l'un des organisateurs de la manifestation, Djamil Abdallah.

Une femme qui était à son balcon a été tuée et il y a eu 25 blessés parmi les contestataires, a-t-on précisé de source médicale. Les heurts ont duré plusieurs heures et il y a eu des dizaines d'arrestations.

Selon des témoins, les forces de l'ordre ont ouvert le feu pour empêcher les manifestants de traverser la ville, à 200 km au sud de Sanaa, en suivant un itinéraire qui passait devant un palais présidentiel.

"Il y avait un cortège de plusieurs milliers de personnes qui venaient de l'extérieur de Taïz, mais la police, l'armée et des hommes armés en civil les ont affrontées en ouvrant le feu et en tirant des grenades lacrymogènes", a dit Djamil Abdallah.

Taïz est l'un des principaux foyers du mouvement de contestation qui touche le pays depuis trois mois.

RÉGLEMENT POLITIQUE DANS LES LIMBES

A Ibb, des policiers en civil ont abattu un manifestant en ouvrant le feu pour mettre fin à une marche de protestation contre le régime du président Saleh. Trente contestataires ont en outre été blessés, huit par balles et les autres par jets de pierres ou à coups de matraque, a-t-on déclaré de mêmes sources.

Un deuxième manifestant a été tué dans la province méridionale d'Al Baïda.

L'incertitude entoure un projet de règlement politique prévoyant le départ prochain du président Saleh.

Le risque de voir le Yémen s'enfoncer davantage dans des affrontements sanglants inquiète l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, qui soupçonnent la branche régionale d'Al Qaïda (Aqpa) de chercher à exploiter le chaos qui s'ensuivrait et à s'incruster toujours plus dans ce pays de la péninsule Arabique.

Saleh, dont la rue exige la démission depuis trois mois, a donné son accord de principe à un projet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) aux termes duquel il démissionnerait dans quelques semaines en échange d'une immunité contre toutes poursuites qui viseraient sa famille, ses collaborateurs ou lui.

La principale coalition d'opposition yéménite, composée d'islamistes et de groupes de gauche, a fait bon accueil au projet de règlement mais en formulant des réserves. Elle a notamment exclu de participer à un gouvernement d'union nationale au cours d'une période transitoire.

Aucun accord officiel n'a été signé.

Les manifestants, qui réclament des poursuites contre Saleh en raison d'une répression qui s'est soldée par plus de 120 morts jusqu'ici, se sont juré d'intensifier leur mouvement, de crainte que l'entourage de Saleh ne retarde son départ.

Saleh a déclaré dans un premier temps qu'il ne briguerait pas sa réélection à l'expiration de son mandat en 2013, puis il a exprimé l'intention de se retirer cette année après avoir organisé des élections législatives et présidentielle.

Il est au pouvoir depuis près de 33 ans.

Jean-Stéphane Brosse, Philippe Bas-Rabérin et Guy Kerivel pour le service français

Des manifestants demandant le départ du président Saleh au Yémen, le 25 avril 2011, au Sud du pays. 

 

Bahreïn: un procureur demande la peine de mort contre sept protestataires

MANAMA, Bahreïn — L'agence de presse officielle du Bahreïn a annoncé qu'un procureur militaire avait demandé la peine de mort pour sept manifestants anti-gouvernementaux dans le cadre d'un procès lié à la mort de deux policiers lors de protestations.

Selon l'agence, le procureur a présenté des preuves lors d'une audience, samedi, qui démontraient que les partisans de l'opposition avaient attaqué le policier «de façon délibérée et a demandé la peine capitale».

Les sept individus ont été accusés de meurtre prémédité d'employés du gouvervenement dans une cour militaire.

Les avocats de la défense ont nié les accusations, révèle l'agence.

La prochaine audience est prévue jeudi. Des centaines de manifestants demandant davantage de droits et libertés ont été détenus depuis que le Bahreïn a instauré la loi martiale le mois dernier.

 

Et chez le "meilleur ennemi" de l'Entité sioniste :

 

Manifestations en Syrie: l'armée se déploie en force à Deraa, faisant cinq morts

BEYROUTH — Nouvelle étape dans la répression en Syrie. L'armée est entrée en force lundi à Deraa, berceau de la contestation contre le régime de Bachar El-Assad, où cinq personnes ont été tuées et plusieurs dizaines arrêtées, selon des témoins et des militants pour les droits de la personne.

Par ce déploiement massif, le plus important depuis le début du mouvement de révolte à la mi-mars, le régime de Damas semble appliquer une nouvelle stratégie: frapper l'opposition au coeur en occupant le terrain, plutôt que de réagir aux manifestations qui se multiplient. C'est en effet de Deraa qu'est partie la contestation, et c'est également dans cette ville que deux conseillers locaux ont démissionné ce week-end, chose extrêmement rare en Syrie, pour protester contre la violente répression menée par Damas.

Les violences ont fait plus de 300 morts en cinq semaines, selon des organisations de défense des droits de la personne. Lundi, cinq personnes qui ont été tuées à Deraa par des tirs des forces de sécurité sur une voiture, selon un témoin ayant requis l'anonymat.

«Il faut une intervention internationale! Il faut que des pays nous aident», a déclaré ce témoin par téléphone à l'Associated Press.

Selon un autre témoin, les habitants ont appelé à l'aide dans les haut-parleurs des mosquées, demandant à des médecins de venir secourir les blessés, alors que les forces de sécurité fouillaient chaque maison, déclenchant la panique dans la ville.

Des militants syriens ont mis en ligne des vidéos présentées comme des images de soldats ouvrant le feu dans Deraa, tôt lundi matin. On y entend des tirs nourris ainsi que la voix de l'homme qui filme et qui répète: «les forces de l'armée sont en train d'entrer dans Deraa. Elles bombardent la ville de Deraa».

Les vidéos et témoignages n'ont pas pu être confirmés de source indépendante, le régime baasiste ayant interdit presque tous les médias étrangers et restreint l'accès aux sites les plus sensibles.

À Genève, les Nations unies ont de nouveau dénoncé la répression meurtrière menée par Damas. La Haute commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a déclaré lundi que la Syrie avait tourné le dos aux appels de la communauté internationale demandant qu'elle «arrête de tuer sa propre population».

«Au lieu de ça, la réponse du gouvernement a été désordonnée, avec des réformes de papier suivies de violentes répressions des manifestations», a affirmé Mme Pillay. «Les meurtres doivent cesser immédiatement.»

Par ailleurs, à Amman, un responsable des services de sécurité jordaniens tenu à l'anonymat a fait savoir que la Syrie avait fermé sa frontière avec la Jordanie et que Damas empêchait la population de sortir du pays. À Damas, le directeur du département des douanes syriennes, Moustafa al-Bouqai, a démenti ces informations, affirmant que le poste-frontière, situé non loin de Deraa, fonctionnait normalement.

Des témoins ayant requis l'anonymat ont également affirmé lundi que les forces de sécurité avaient bouclé Douma, un faubourg de la banlieue de Damas qui a été le théâtre ces dernières semaines d'importantes manifestations, avant d'ouvrir le feu.

Des tirs ont également été signalés dans la ville côtière de Jableh où, selon des témoins, des forces de sécurité en tenue de camouflage, parfois le visage dissimulé, et des tireurs cagoulés vêtus de noir, arpentaient les rues.

«Jableh est encerclée par les forces de sécurité», a affirmé un résidant par téléphone. «Les morts sont dans les mosquées et les maisons. On ne peut pas les sortir.»

Au cours du week-end, des témoins affirmé que la police et l'armée avaient tiré depuis des toits, alors qu'il n'y avait pas de menace apparente et qu'aucune manifestation n'était en cours.

http://front-aggregator.lpn.fr/media/d097c45310fd6b4dd4a5bfd0e4632909?l=320&h=240

La répression en Syrie fait au moins 120 morts en deux jours, selon une ONG

http://www.france24.com/fr/files_fr/article/image/2504_deraa.jpg

BEIRUT — La répression de manifestations vendredi et samedi en Syrie a fait au moins 120 morts, selon un nouveau bilan annoncé par une organisation syrienne de défense des droits de l'Homme. Les dernières violences ont conduit deux députés et le mufti de Deraa (sud) à présenter leur démission, chose extrêmement rare dans le pays.

Selon Ammar Qourabi, président de l'Organisation nationale pour les droits de l'Homme, 112 personnes ont été tuées vendredi et au moins huit samedi. Ce bilan fait de vendredi la journée de loin la plus sanglante depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir de Damas à la mi-mars. Plus de 300 personnes ont trouvé la mort en cinq semaines, selon des militants pro-démocratie et des ONG.

Les forces de sécurité ont ouvert le feu à balles réelles et fait usage de gaz lacrymogène vendredi pour disperser des dizaines de milliers de personnes manifestant contre le régime du président Bachar el-Assad, notamment à Homs (centre) et à Izraa (sud), selon des témoins. Elles ont à nouveau tiré samedi alors que des milliers de personnes étaient rassemblées notamment à Douma, dans la banlieue de Damas, et à Izraa pour les funérailles des protestataires tués la veille.

Ces informations ne pouvaient être confirmées de source indépendante, la Syrie ayant expulsé les journalistes étrangers et restreint l'accès aux sites des manifestations.

Les dernières violences ont conduit deux députés à annoncer leur démission. Nasser Hariri et Khalil Rifaï sont tous deux originaires de Deraa, cette ville du sud du pays d'où est parti le mouvement de contestation. "Si je ne peux pas protéger la poitrine de mon peuple de ces tirs de traîtres, alors rien ne justifie que je reste au Conseil du peuple. Je donne ma démission", a déclaré M. Hariri dans un entretien à la chaîne Al-Jazira.

Ces démissions sont largement symboliques dans la mesure où le Parlement syrien n'a aucun pouvoir réel, note Radwan Ziadeh, de l'Institut d'études du Moyen-Orient à l'Université George Washington. Mais elles sont extrêmement rares en Syrie, régime autocratique où la grande majorité des opposants sont soit en prison, soit en exil.

Le mufti de Deraa, Cheikh Rizq Abdul-Rahim Abazeid, a également renoncé à ses fonctions pour protester contre la répression. "Je ne peux pas tolérer que le sang de nos fils et enfants innocents soit versé", a déclaré à l'Associated Press le dignitaire religieux musulman.

A Paris, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a dénoncé samedi une "répression aveugle et brutale" qui "contredit la levée de l'état d'urgence", annoncée dans la semaine par le gouvernement syrien. "La France condamne les violences extrêmes exercées par les forces de sécurité syriennes", a déclaré le chef de la diplomatie française dans un communiqué. "Les responsables et les auteurs de ces crimes devront répondre de leurs actes".

Vendredi soir, le président américain Barack Obama avait estimé que l'usage "scandaleux" de la force contre les manifestants devaient "cesser maintenant".

Le régime syrien a levé cette semaine l'état d'urgence, en vigueur dans le pays depuis 1963, une des principales demandes des manifestants. Le fils dB'Hafez el-Assad avait en revanche prévenu qu'une fois cette mesure prise, il n'y aurait plus d'"excuse" pour les manifestants et que tout mouvement de contestation serait considéré comme du "sabotage" de l'Etat. AP

 

 

http://img.over-blog.com/255x283/1/86/47/22/5496330026_39600b9b78.jpg

 

 

 

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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 12:21

 

Le 15 avril, Vittorio Arrigoni, militant italien de l'International Solidarity Movement, engagé depuis des années auprès des Palestinien-ne-s occupé-e-s et bombardé-e-s, était enlevé et assassiné par un groupuscule salafiste dénommé Tawhid al-Jihad, se revendiquant proche d'Al-Qaïda.

Al-Qaïda doit être bien comprise, non comme un mouvement de libération nationale, mais comme une fraction rebelle du Grand Capital arabe, entrée en dissidence contre ses maîtres occidentaux et portant un projet impérialiste, le "Grand Califat" islamique du Maroc à l'Indonésie. Bien sûr, cette fraction est ultra minoritaire et la lutte armée n'est qu'une partie de sa stratégie, si bien que là où l'on parle d'Al-Qaïda, ce ne sont que des groupuscules de quelques dizaines d'individus...

Le projet d'Al-Qaïda, et donc ses groupes armés, sont totalement coupés de l'intérêt des masses populaires des pays où ils opèrent, et vont même généralement à l'encontre de celui-ci. Ainsi, dans la plupart de ces pays, les groupes se revendiquant d'Al-Qaïda (ou d'un quelconque salafisme) sont des agents objectifs de l'impérialisme et du fascisme sioniste. Lorsque la présence d'Al-Qaïda est avérée ou supposée, elle sert à justifier la pression militaire impérialiste sur la région, souvent stratégique (Sahara, Yémen/Somalie, Afghanistan). Mais parfois, la manipulation est plus directe encore... La mort de Vittorio, en effet, intervient curieusement alors que celui-ci avait été menacé de mort par les milices d'extrême-droite sioniste... derrière lesquelles on sait bien que se cachent les services secrets.

Sa mort suscite en tout cas un rejet violent de tout le Peuple de Gaza, la phrase qui résume bien le sentiment général étant : "il était plus palestinien que ses ravisseurs"... Le gouvernement (Hamas) de Gaza a promis un châtiment exemplaire, ce qui est un bon début, en attendant le châtiment encore plus exemplaire des commanditaires sionistes de l'autre côté du Mur !

 

Voici le communiqué de condamnation du FPLP :

Le Front Populaire de Libération de la Palestine condamne dans les termes les plus forts l'assassinat criminel de l'activiste solidaire italien Vittorio Arrigoni, et offre ses plus sincères condoléances à sa famille, au Peuple italien, au mouvement global de solidarité avec la Palestine, et à tous ceux et celles qui sont épris de justice.

Le Front exprime son choc et son horreur devant ce crime haineux et lâche, complètement contraire à l'éthique, aux principes et aux traditions de notre Peuple et de notre mouvement, commis contre un activiste de la solidarité avec la Palestine, qui est venu pour être parmi notre Peuple et être à ses côtés contre les souffrances, le siège, l'occupation et le colonialisme. Ce crime haineux bénéficie uniquement à l'occupation israélienne, en causant un grand préjudice au Peuple palestinien et à sa juste cause de libération et d'autodétermination.

Le Front appelle à commémorer le martyr Vittorio Arrigoni, qui vit et se tient parmi les grands martyrs de notre Peuple ; à poursuivre sur son chemin de justice, de libération et de solidarité ; et à exercer les plus grands efforts pour que tous les responsables de ce crime répondent devant le Peuple palestinien.

 

 

 

 


 

 

 

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Proche/Moyen-Orient
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 14:57

 

Source

 

Bahreïn: 300 personnes arrêtées, des dizaines de disparus

Les arrestations d'opposants et de blogueurs se sont multipliées ces derniers jours à Bahreïn, où plus de 300 personnes ont été placées en détention et plusieurs dizaines d'autres sont portées disparues, a affirmé ce jeudi l'opposition.

Après des semaines de manifestations à Manama, la famille régnante Al Khalifa, de confession sunnite, a décrété la loi martiale, obtenu le soutien des troupes saoudiennes et émiraties et a mis fin le 16 mars au mouvement de contestation de manifestants majoritairement chiites.

«Il n’y a plus aucune sécurité pour les citoyens»

Plus de 60% des Bahreïnis sont de confession chiite et la plupart d'entre eux réclament l'instauration d'une monarchie constitutionnelle. Les appels au renversement de la monarchie formulés par des éléments plus radicaux ont inquiété la minorité sunnite, qui redoute que les troubles profitent à l'Iran.

«Le gouvernement dit qu'il prend des mesures pour défendre la stabilité et la sécurité, mais c'est tout le contraire qui se passe. Nous nous retrouvons dans une situation des plus dangereuses où il n'y a plus aucune sécurité pour les citoyens», a dit Mattar Ibrahim Mattar, membre du parti d'opposition le plus important du pays, le Wefaq. «On arrête les gens, on les enlève aux points de contrôle installés un peu partout», a-t-il ajouté.

De plus en plus de militants d'opposition ont préféré entrer dans la clandestinité pour éviter d'être arrêtés.

Reuters
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/files/2011/02/20bahrain-span-articleLarge-420x269.jpg
Place de la Perle à Manama
http://www.palestine-solidarite.org/armee_saoudienne_bahrein.jpg
L'invasion des tirailleurs de l'impérialisme
Images atroces ici et ici

Mort à l'impérialisme ! Pendaison des Saoud !

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Proche/Moyen-Orient
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 19:09

 

Depuis maintenant une dizaine de jours, le vent insurrectionnel de la Tempête arabe a atteint la République (héréditaire) arabe syrienne de la dynastie Assad. COMME EN LIBYE, il s’agit d’un pays « socialiste » et « anti-impérialiste », et il va de soi que la situation va provoquer les mêmes débats. Hugo Chavez s’est déjà lancé, volant à la défense de son « ami » Assad en dénonçant un « complot impérialiste ».

Il faut savoir que la Syrie est dirigée depuis 1963 par l’aile gauche (la plus « socialisante » et moins ouvertement anticommuniste) du parti Baas, et qu’elle était dans les années 1960 à 1980 dans l’alliance soviétique. Ainsi, le vieux PC prosoviétique a toujours apporté un « soutien critique » au régime et intégré le Front national-progressiste autour du Baas ; ce qui ne l’a pas empêché de subir restrictions et tracasseries en tout genre. Il est aujourd’hui divisé en deux branches (l’une pro-perestroïka à l’époque, l’autre anti) dont l’une aurait appelé le régime au « changement ». Au fil des années, de nombreuses dissidences communistes (opposées au pouvoir baasiste) ont émergé (Parti d'action communiste etc.).

COMME EN LIBYE, l’insurrection a pris dès le début (sans doute pour son malheur, à court terme) une dimension régionale et confessionnelle. Ce qui semble encore être une caractéristique de ces pays aux régimes prétendument « socialistes » et en réalité bureaucratiques, clanico-maffieux et tribaux/communautaires/régionalistes. Tribalisme, régionalisme et communautarisme qui sont en réalité l'expression arabe de la féodalité, avec laquelle les nationalistes bourgeois sont incapables de rompre véritablement.

Ainsi, les premiers et plus violents affrontements ont eu lieu à Deraa, au Sud, près de la frontière jordanienne : des dizaines, voire plus de 100 morts selon les organisations des droits humains. Deraa est un bastion sunnite hostile au régime dominé par les Alaouites (une branche du chiisme), elle est également située non loin du djebel Druze. Un autre foyer de contestation est Hama, dans le Centre-ouest, également bastion sunnite avec une certaine influence des Frères musulmans : en 1982, un soulèvement avait été atrocement réprimé, la ville avait été bombardée causant des milliers de victimes (peut-être 20.000).

Lattaquié, où il y a eu une douzaine de morts, est par contre située dans la région historiquement alaouite (côte méditerranéenne), mais compte également des sunnites et de nombreux chrétiens. Là, les évènements ont pris une tournure étrange : de mystérieux tireurs embusqués ont ouvert le feu indistinctement, tuant plusieurs civils mais surtout une dizaine de membre des forces de sécurité… Le régime a accusé les… réfugiés palestiniens de la région, ce qui en dit long sur son panarabisme (le FPLP-Commandement Général, dissidence pro-syrienne et basée en Syrie du FPLP, a aussitôt démenti).

De quoi, effectivement, donner cours à toutes les théories du complot (d’autant que l’ami Thierry Meyssan n’est pas loin de là – au Liban). Il faut savoir, en fait, que la Syrie (par sa position stratégique au Machrek et en Méditerranée orientale) est au cœur des contradictions inter-impérialistes : non seulement les services secrets et des « réseaux » de toutes les puissances impérialistes y opèrent (et de puissances régionales comme l’Iran, et bien sûr Israël) ; mais le régime lui-même est très divisé sur l’orientation intérieure et internationale. L’ « héritier du trône » Bachar el-Assad, qui a succédé à son père en 2000, est en réalité plus une « reine d’Angleterre » qu’autre chose, ce en quoi il n’est pas erroné de parler de monarchie. C’est peut-être, comme le dit Chavez, un brave type ; mais il n’a en fait que peu de pouvoirs : des clans rivaux sont constitués au sein des services secrets, de la police, de l’armée de l’air, de l’armée de terre etc., en lien avec les milieux capitalistes privés ou d’État, et luttent pour la plus grande influence et l’alignement géopolitique. C’est le cas d’un peu tous les pays qui, dans les années 1970-80, étaient alignés sur l’URSS, après que celle-ci se soit effondrée en 1990-91 (ainsi, c’est un peu le cas en Libye, mais en l’occurrence c’est le clan dominant, le clan Kadhafi, qui mettait « tactiquement » en concurrence les impérialismes sur son territoire). La Russie y a gardé de solides positions, mais il y a des courants pro-occidentaux et en particulier pro-français, héritage de la « politique arabe » gaulliste ; il y a également, depuis les années 1980, une alliance avec l’Iran : en effet, si le régime syrien est baasiste, il a toujours été très hostile au Baas irakien (il s’agissait de l’aile gauche et de l’aile droite du parti…) et s’est donc rapproché de l’Iran durant la guerre Iran-Irak. Cette alliance perdure aujourd’hui, en particulier dans le soutien à la résistance libanaise et palestinienne, et derrière l’Iran dirigé par le courant Khamenei-Ahmadinejad se profile maintenant la Chine…

Les divergences sont également importantes entre partisans d’un dirigisme étatique important ou d’un certain libéralisme économique, entre nationalistes bourgeois un minimum sincères et crapules bouffant simplement à tous les râteliers, etc. etc.

La situation (là encore) est donc COMPLEXE, ouvrant la voie à toutes les manœuvres (inter-) impérialistes. Pour autant, il faut encore le dire clairement : on ne « fabrique » pas un soulèvement impliquant des dizaines de milliers de personnes (mais on peut le récupérer…). Il ne faut certes pas systématiser aveuglément le slogan maoïste « On a raison de se révolter », mais toute révolte avec une base populaire a toujours quelques justes raisons. Corruption, concentration du produit du travail entre les mains d’une caste oligarchique, répression, hogra, système clanico-maffieux : que ce soit en Ukraine ou (bien évidemment) en Iran, ou déjà dans les « pays de l’Est » en 1989 (après des décennies de pourrissement révisionniste), les « révolutions colorées » téléguidées par l’impérialisme n’ébranlent ni ne renversent pas des régimes irréprochables ; lorsqu’il y a une certaine assise populaire (comme au Venezuela pendant la grande déstabilisation de 2002-2005), le régime résiste sans déployer énormément de répression. En Syrie comme dans tous les régimes « socialisants » (dont la Libye) qui assuraient (au moins en façade) une certaine « politique sociale » et une certaine redistribution du revenu national, la « libéralisation » économique qui sévit depuis les années 1990 a encore aggravé le mécontentement populaire… Tandis que la rhétorique nationaliste ne fait plus recette, les héros des masses étant les résistants palestiniens et libanais, plus que le régime (qui a, cependant, moins ouvertement tombé le masque qu’en Libye).

D’un côté, il est clair pour tout communiste que ce sont les masses populaires en armes qui libéreront le Machrek arabe de l’impérialisme et du sionisme, jusqu’à faire flotter l’étendard de la révolution populaire sur le Dôme du Rocher d’Al-Qods. Donc, les régimes arabes ennemis du Peuple (qu’ils soient ouvertement laquais ou qu’ils se la jouent nationalistes) sont les « meilleurs ennemis » d’Israël et de l’impérialisme, en maintenant les masses dans l’apathie et un « nationalisme » folklorique de pacotille, et en favorisant la division et les luttes fratricides par leurs bas calculs ethno-confessionnels et chauvins*. D’ailleurs, ces régimes eux-mêmes ont BESOIN d’Israël, comme « Grand Satan », pour justifier leur existence et leur pouvoir ; tout autant qu’Israël a besoin d’eux ; et même les impérialismes (russe, chinois) qui les appuient ne sauraient, en fin de compte, se passer de la forteresse sioniste qui tient les Peuples de la région sous contrôle… D’ailleurs, la presse israélienne elle-même en fait en ce moment ses gros titres : « si Assad tombe, ne va-t-on pas y perdre au change ? » !!!

Mais DE L’AUTRE, si des laquais purs et simples, à la Hariri (père et fils), s’installaient à Damas, il est clair que ce serait (à court terme au moins, voire à moyen terme) un revers sur le front proche-oriental de l’anti-impérialisme. Car la Syrie, quoi que l’on pense du régime, sert d’appui et de profondeur stratégique à la résistance populaire palestinienne et libanaise, qu’elle soit islamique (Hezbollah, Hamas, Djihad islamique) ou progressiste (FPLP, FDLP, PC libanais et autres organisations de gauche). Ce n’est certainement pas ce que les insurgés populaires veulent : ils sont sans doute aussi antisionistes et anti-impérialistes, sinon plus, que ce que le régime prétend être… Mais les impérialistes soutiens d’Israël (comme ceux qui sévissent en Libye) ont sans doute quelques « démocrates libéraux » à la « CNT » dans leurs poches pour assurer la « transition démocratique ». Et s’ils n’en ont pas, il reste la balkanisation, qui, dans la région, s’appelle la libanisation… C’est peut-être le genre de manœuvre qui a eu lieu à Lattaquié.

Les deux voies sont donc ouvertes devant les masses populaires syriennes. Mais en l’absence de direction (même nationaliste petite-bourgeoise !) claire et identifiée, et avec les caractéristiques que présente d’entrée de jeu le mouvement de contestation (régionalisme, confessionnalisme), c’est la deuxième qui risque de prévaloir à court terme (à long terme, bien sûr, c’est la perspective historique de la Tempête arabe qui prévaut)… À moins que le régime, à coup de concessions (il ne semble pas avoir pris la voie kadhafiste sur ce plan), tienne le coup… tout simplement. L’état d’urgence, qui était en vigueur depuis 1963, vient d’être levé et des centaines de prisonniers politiques libérés.

Pendant ce temps, la Tempête continue de souffler, et la répression parfois meurtrière de frapper, au Yémen, à Bahreïn, au Maroc, au Sahara occidental, et bien sûr en Palestine où de nouvelles frappes contre Gaza s’annoncent peut-être…

En Libye, le « guide » Kadhafi s’est trouvé un nouveau soutien folklorique, ce qui risque d’en laisser certains (voire beaucoup) un peu verts ; tandis que le PC des Ouvriers de Tunisie (ML « albanais »), plus grosse organisation marxiste du pays, s’est exprimé avec une clarté absolue tant sur l’intervention impérialiste que sur celui qui avait « déploré » la chute de Ben Ali : "Nous soutenons le peuple libyen dans son soulèvement, mais nous sommes contre toute intervention étrangère qui non seulement nuira à la révolution en Libye mais aussi en Tunisie et dans tous les pays arabes".


RIEN N’ARRÊTERA LE VENT DE L’HISTOIRE !

VIVE LA TEMPÊTE ARABE AUJOURD’HUI, VICTOIRE À LA RÉVOLUTION POPULAIRE DEMAIN !


 

*Par exemple, on l’oublie souvent, mais si la Syrie est entrée au Liban en 1976, ce n’était pas pour soutenir les Palestiniens ni les forces de gauche libanaises mais… la Phalange kataëb, l’extrême-droite maronite ! Ce qui provoqua, d’ailleurs, une première scission du PC pro-régime.


http://www.scsstatic.ch/i/4615212,300http://q.liberation.fr/photo/id/264464/r/03/02/w/459/m/1301077264

  Les affrontements à Deraa

 

 

 

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