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Maghreb

Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 17:14

 

... et pas une de plus.

L'article sera bref : tout le monde a suivi les résultats des 'premières élections libres' après la chute de l'autocrate Ben Ali. Avec 41% et 90 sièges (sur 217) promis, les z'islamiiiiiistes d'Ennahda ('Renaissance') seront la principale force du nouveau 'paysage' politique. Il va de soi, et cela commence déjà à s'exprimer un peu partout sur la toile, qu'à l'extrême-droite fasciste il va s'en trouver pour claironner "voilà le résultat !" ; Marine Le Pen ayant d'ailleurs été très claire là dessus : "(Ben Ali, Kadhafi, Moubarak etc.) c'était des dictateurs, certes, mais laïcs"... Mais ce n'est pas tout, comme d'habitude : il s'en trouve également à 'gauche' qui, après avoir célébré la 'Révolution du Jasmin' et même inauguré des 'rues Mohamed Bouazizi', commencent presque à regretter le sublime mouvement populaire et la chute du tyran, sur l'air de 'tout ça pour ça ?'. Et d'espérer, presque, un 'sursaut', que 'quelque chose' se produise pour conjurer l'horrible 'scénario iranien'. Quelque chose comme... quoi ? Comme le coup d’État militaire de 1992 en Algérie, début d'une décennie de massacres ? Social-impérialisme, incapable de considérer les peuples arabes et de culture musulmane comme 'majeurs', quand tu nous tiens... On rappellera que le RCD de Ben Ali, comme le PND de Moubarak, furent membres jusqu'à leur chute de... l'Internationale socialiste, sans que cela ne gène d'aucune manière les hiérarques 'roses' d'Europe.
Et puis, bien sûr, il y a des 'communistes' qui considèrent que 'tout ça, c'est parce qu'il n'y a pas de Parti', et donc... il fallait garder Ben Ali ? On ne voit guère d'autre option. Mais, au juste, les exploité-e-s, les affamé-e-s qui se sont levé-e-s 'comme d'un seul homme' ou ‘comme d'une seule femme’ après le suicide atroce de Mohamed Bouazizi, avant de faire 'boule de neige' dans tout le pays et d'acculer le tyran à la fuite... attendaient-ils/elles leur avis éclairé, à ces 'communistes' ? Évidemment que non. Il y a eu un 'fait divers', affreux, le suicide par le feu d'un jeune homme de 26 ans, et les gens ont considéré que 'ce n'était plus possible'. Toute la colère accumulée depuis un quart de siècle (et même plus) a explosé. Bien heureux le 'Parti', quel qu'il soit, qui saurait ‘contrôler' cela. Ce sont les masses qui font l'histoire.
Les masses se lèvent, balayant les tyrans qu'on croyait indéboulonnables (comme le tsar en Russie)... Et, ensuite, un éventuel Parti intervient pour décider de 'réforme ou révolution', de construire un avenir nouveau ou 'tout changer pour que rien ne change'. Mais c'est tout.


Effectivement, ce résultat était totalement prévisible. Il va falloir admettre une chose une fois pour toutes. La spontanéité des masses, on le sait, n'est jamais révolutionnaire. En Occident, elle est réformiste, pour des conquêtes économiques et 'aller au bout' de la démocratie bourgeoise ; avec une tendance prononcée (en situation de crise) au social-chauvinisme. Dans les pays arabes, elle est 'islamiste', point. Disons plus exactement que, dans tous les pays dominés par l'impérialisme, elle est un mélange d'aspirations à l'indépendance nationale et à la justice sociale. En Amérique latine, c'est un puissant nationalisme contre le gringo, et une aspiration à la 'justice sociale' d'inspiration chrétienne. Elle a récemment trouvé à 's'incarner' dans le bolivarisme. Dans les pays arabes, cela a pu être le national-populisme 'moderniste', le 'kémalisme arabe' de Nasser, de Boumediene ou de Bourguiba. Mais le nassérisme, le boumedienisme et le bourguibisme n'existent plus. Les années ont passé et leur nature s'est révélée : le nassérisme a engendré Sadate puis Moubarak, le FLN algérien a donné la junte actuelle, le bourguibisme a donné Ben Ali. Alors, elle s'incarne dans cet 'islam politique' (c'est le terme là-bas) qui peut finalement se résumer très simplement : à toutes les questions de masse, toutes les aspirations à l'indépendance nationale (contre l'impérialisme) et à la justice sociale (contre la hogra), une seule réponse : "il faut revenir à l'islam" ; ou, plus exactement, il faut revenir à AVANT la domination impérialiste. N'était-on pas 'si bien' ?
Telle est la spontanéité des masses et, lorsque le mouvement communiste est encore faible comme il l'est au Maghreb arabo-amazigh (bien qu'existant, et SLP salue ici tous les camarades du Maroc, de Tunisie etc.), il n'y a rien d'autre à attendre d'une élection bourgeoise pour une Assemblée bourgeoise.

L'autre grande force qui émerge de ces élections du week-end dernier, c'est (pour faire court) la social-démocratie : 30 sièges pour le Congrès pour la République (CPR), 'nationaliste de gauche' de Moncef Marzouki ; 21 pour 'Ettakatol' (social-démocrate) ; 17 pour le Parti démocrate progressiste (social-libéral, très lié (dit-on) à l'impérialisme, en particulier US) ; 5 pour le Pôle démocrate moderniste du Mouvement Ettajdid, ancien... PC tunisien. Ou encore, 1 siège pour le Mouvement démocrate socialiste. Soit 74 sièges pour la social-démocratie (allant de l'équivalent de Hollande à l'équivalent de Mélenchon). Les marxistes-léninistes 'albanais' du PCOT ('frères' du PCOF) récolteraient 3 sièges, selon une estimation constante ; il y aurait également un ou deux sièges pour le Mouvement des patriotes démocrates, qui se réclame 'marxiste et panarabe'.
A noter les scores de listes considérées comme 'néo-benalistes', 'émanations du RCD' : la Pétition populaire d'un mystérieux milliardaire basé à Londres (19 sièges), L'Initiative (5) ou encore Afek Tounes (4). C'est ce que représentent les partisans de l'ancien régime ; ceci dit, Ennahda aurait aussi, dit-on, recyclé beaucoup de 'petits RCDistes'. Les 'libéraux' du Parti libéral maghrébin et de l'Union patriotique libre ont un siège chacun.

[Il y a, toutefois, une chose à souligner ABSOLUMENT : les "90%" de participation avancés par les médias bourgeois sont en réalité "90%" des INSCRITS. Sur les 7,5 millions de Tunisien-ne-s en âge de voter, seul-e-s un peu plus de 4 millions étaient inscrit-e-s sur les listes, soit à peine un peu plus de la moitié ! En définitive, par rapport au corps électoral de 7,5 millions, la participation est de 48% et non 90%. Tous les résultats ci-dessus sont donc à relativiser à cette aune.]

En fait, comme pour l'Amérique latine, mais avec un phénomène de longue poussée puis d'explosion soudaine, ce que montrent les résultats de cette élection, c'est l'émergence de nouvelles couches bourgeoises longtemps écrasées sous la botte de l'appareil politico-économique RCDiste. Car, si celui-ci a écrasé la Tunisie sous une botte de fer, il l'a également considérablement développée, il a développé les forces productives, à travers notamment les 'mannes' du tourisme et de la sous-traitance. On peut dire que :
- la social-démocratie représente plutôt (et traduit l'influence sur les masses de) la nouvelle couche intellectuelle, 'tertiaire' et urbaine ;
- Ennahdha, bien que sa direction soit composée de hauts diplômés, universitaires et professions libérales, représente plutôt la nouvelle couche industrieuse, 'industrielle et commerciale' : des bourgeois pas forcément très éduqués, mais 'entrepreneurs'. Et, là encore, leur influence sur les masses, de préférence dans les régions reculées et les zones déshéritées.
Au niveau de l'électorat de masse, le clivage est peut-être (comme on l'a lu ici et là) un clivage côte/arrière-pays, mais plutôt, plus certainement, un clivage de formation scolaire, de diplôme. L'électorat nahdaoui a probablement, sous réserve d'enquête, un niveau de diplôme moins élevé et un taux d'analphabétisme supérieur, un accès plus limité à internet, à la presse etc. que l'électorat social-démocrate. La jeunesse diplômée sans emploi ni avenir, qui joue un rôle moteur et essentiel dans les processus en cours, a probablement voté social-démocrate ou PCOT. Mais l'électorat d'Ennahda, ce sont les pauvres entre les pauvres. Les communistes ne doivent jamais perdre de vue cela.

Est-ce que ce 'triomphe' (avec 41%, c'est un peu exagéré : ils ne peuvent pas gouverner seuls) des 'islamistes' pourrait représenter, pour la Tunisie, le risque du FASCISME ?
Et bien, si l'on considère le fascisme non comme une idéologie précise, mais comme un mode de gouvernement, c'est à dire, dans un pays comme la Tunisie, une dictature réactionnaire terroriste au service de l'impérialisme, tentant de mobiliser une partie des masses contre une autre, alors... assurément, oui. Comme en Iran. Et exactement... comme Ben Ali et son RCD, "laïc", "défenseur des femmes" et membre, comme on l'a dit, de l'Internationale socialiste.
Cela pourrait... ou pas. Ou pas, si l'impérialisme et la classe dominante locale ont d'autres plans, comme par exemple d'enfermer les masses dans une 'réforme démocratique' de façade. Un plan qui, avec les scores de la social-démocratie, semble être une 'proposition stratégique' sérieuse d'une partie de la nouvelle bourgeoisie tunisienne aux tuteurs impérialistes.
Dans ce cas, Ennahda, ce ne sera pas la mollarchie iranienne mais... l'AKP turc (dont ils se réclament, d'ailleurs). Il est d'ailleurs à noter que l'AKP, en Turquie, représente aussi ces nouvelles couches bourgeoises qui se sont formées dans le dernier quart du 20e siècle, dans le pays comme dans la diaspora. Une nouvelle bourgeoisie plus anatolienne (même 'migrée' à Istanbul ou en Europe), moins 'bosphorienne' et 'égéenne'. Moins européanisée, d'où l'attachement à la culture islamique mise en avant par l'AKP. D'où, aussi, l'"ouverture" apparente (en mode libéral, bourgeois) vers les minorités arabe ou kurde, laze ou alévi, l'ouverture (toute limitée) sur les questions de langue, d'affirmation culturelle. D'où, enfin, le "néo-ottomanisme", la politique étrangère tournée vers l'Orient, débouché capitaliste 'naturel' pour cette nouvelle bourgeoisie. L’État profond, lui, avec notamment le Conseil des Forces Armées, restant kémaliste fasciste et tourné vers l'Occident - l'AKP, histoire de 'ne pas faire de vagues', lui laisse 'carte blanche' sur le dossier kurde, par exemple.
Ennahda, ce pourrait donc être un conservatisme démocrate-bourgeois bon teint, une manière de démocratie-chrétienne musulmane, en Große Koalition avec la social-démocratie (c’est déjà en discussion, avec le CPR et Ettakatol en tout cas). Gérant tranquillou, sous couvert de "le peuple tunisien s'est exprimé", les intérêts de l'oligarchie compradore-bureaucratique-foncière et de l'impérialisme ; avec ce qu'il faut de démocratie de façade et ce qu'il faut de répression contre les ‘partageux’. Et, peut-être, une pointe de nationalisme bourgeois du 21e siècle, de ce nouveau Bandung de notre époque : le classique discours sur les 'relations Sud-Sud', le rapprochement avec les 'émergents' etc. (et, bien sûr, l’hostilité diplomatique à Israël).

Pour les masses exploitées de Tunisie et pour les révolutionnaires, qui continuent quotidiennement la lutte, rien donc de fondamentalement changé, dans la misère et l'exploitation, par rapport à l'ère Ben Ali, sinon... peut-être une légère marge de manœuvre en plus, dont il faudra voir comment l'utiliser à bon escient. Et si c'est le fascisme, parce que le maintien des intérêts dominants l'exige, alors ce sera le fascisme EXACTEMENT COMME ça l'était sous Ben Ali, et comme ça aurait pu l'être sous une coalition "libérale/social-démocrate/ex-RCDiste" des 60% de non-Ennahda, ou encore sous une "reprise en main" militaire à l’algérienne.
Ce que veut dire SLP, c'est que ce à quoi il faut absolument tordre le cou ; c'est cette idée que "Voilà, on a tout gagné : on a les islamistes" ; et que, finalement, il valait mieux que les masses restent bien tranquilles chez elles, l'échine courbée, et gardent Ben Ali. Idée que l'on retrouve de l'extrême-droite jusqu'aux gauchistes (dont c'est la caractéristique, de toute façon, d'être sur des positions de droite voire d'extrême-droite), en passant par la 'gauche coloniale' qui ne parvient décidément pas à considérer les peuples arabes comme des peuples majeurs.

POUR LES COMMUNISTES, il n'y a que DEUX QUESTIONS à se poser, et pas trois :
- à quelles BONNES QUESTIONS le vote populaire, prolétaire et paysan pauvre pour Ennahda (c'est-à-dire : pour 'revenir à l'islam') est-il une MAUVAISE RÉPONSE ;
ET
- quelles sont les BONNES RÉPONSES, les réponses MARXISTES, à ces questions ?

C'est seulement en se posant ces questions, et en y répondant correctement, qu'un GRAND MOUVEMENT COMMUNISTE pourra se construire et se développer en Tunisie [Il y a, pour le moment, deux petites organisations maoïstes, peut-être en voie d'unification].

Au temps de la Révolution bolchévique, le bolchévik tatar Mirzayet Soltan-Galiev le disait déjà clairement : ce que les masses musulmanes voient dans les 'prophéties coraniques', dans la promesse de 'royaume du Mahdi', c'est finalement leur profonde (et humaine) aspiration au communisme. Ceci est également valable pour le 'royaume du Christ' des chrétiens ou le 'retour du Messie' des juifs.

Dans les masses exploitées, affamées et opprimées de la Terre entière, la soif de communisme est là. AUX COMMUNISTES DE JOUER !

 

maghreb-manif

 


Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 19:01

 

Fraternels remerciements à Secours Rouge pour la traduction :

 

RF: Ilham, quelle est la raison pour laquelle on vous a mise en prison?


Mon arrestation résulte des événements des 14 et 15 mai 2008 qui représentent la révolte qui a ramené le mouvement estudiantin sur la scène de la lutte de classe au Maroc. A l’époque, les étudiants avaient disposé certaines de leurs justes et légitimes revendications. Le rejet d’une disposition autorisant l’expulsion des militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, et en particulier les membres de la Voie Démocratique Basiste était au sommet de ces revendications.
Puisque le régime avait utilisé toutes ses cartes, y compris les arrestations politiques et la répression physique directe pour réprimer la lutte du mouvement estudiantin, il a alors recouru à la nouvelle méthode d’expulsion.
En conséquence, les étudiants ont mené diverses batailles atteignant leur point culminant dans la révolte des 14 et 15 mai. Le soulèvement a vu des arrestations en masse parmi les militants et les étudiants, parmi lesquels le régime allait en garder onze, un groupe qui a fini par être connu comme le ‘groupe Zahra Bodkour’, d’après le nom d’une camarade arrêtée au cours de ces événements.
Dix camarades ont purgé des peines de 2-3 ans de prison, alors que le camarade Morad Elchuini est toujours en prison où il purge une peine de 4 ans.
De surcroît, de nombreux mandats d’arrêt ont été délivrés à l’encontre des militants qui avaient pris part à la révolte, j’en faisais partie, et le 12 octobre 2010, j’ai été arrêtée dans la maison familiale.


RF: Comment vous ont-ils traité, avez-vous été torturée ou insultée?


Par ses attaques répétées contre les militants, le régime vis à briser leur volonté et leur détermination en se servant de ses méthodes répressives parmi lesquelles l’utilisation de la violence verbale, des injures, de l’humiliation, des violences physiques et des passages à tabac. Les cinq jours au commissariat de police sont passés comme si j’étais dans un autre monde, un monde rempli de criminels et de bourreaux qui ont perdu leur sens de l’humanité. J’ai été traitée comme si j’étais pour eux une proie facile grâce à laquelle montrer leur brutalité, leur sadisme et toutes leurs maladies de psychopathes.
Cependant, nos principes et nos convictions demeurent notre meilleure arme dans l’affrontement, ils nous renforcent et nous rendent plus courageux devant nos bourreaux qui trouvent nos regards aussi douloureux que des balles bruyantes qui font mal, les poussant à déclencher les passages à tabac et les agressions comme une interprétation de leur colère, une colère que je ne comprends que comme une réponse aux mots que nous ne cessons de dire, des mots qui reflètent notre adhésion à la ligne de masse, la ligne de notre peuple appauvri.


RF: Quelle fut l’importance de la lutte de votre peuple et de la solidarité internationale pour votre liberté?


Les régimes réactionnaires tentent toujours de dissimuler les arrestations politiques. C’est la raison pour laquelle ils essayent de fabriquer de faciles accusations contre les militants. Toutefois, ce qui fait la différence, c’est quand les masses se cramponnent à leurs militants, obligeant les régimes à reconnaître le vrai contexte de ces arrestations.
La lutte du peuple marocain et de tous les mouvements et organisations internationaux qui m’ont soutenu lorsque j’étais détenue fut d’une extrême importance, et a eu un puissant écho dans l’exposition de mon cas et de celui de tous les prisonniers politiques. Elle a également eu un poids important dans le domaine politique, alors que le régime aspirait à faire d’Ilham une criminelle ordinaire, le peuple marocain l’a refusé et a dit: ‘c’est notre fille, tout ce qu’elle voulait était une éducation démocratique, laïque, populaire et unifiée’. Par conséquent, tous les mouvements et organisations internationaux ont marqué leur soutien à notre peuple, une chose pour laquelle je les salue profondément, car ils se sont hardiment accrochés à notre cause, et se sont battus pour elle.


RF: Parlez-nous de votre objectif, le vrai socialisme et la lutte au Maroc pour l’atteindre.


La ligne politique que j’épouse est le marxisme-léninisme-maoïsme et donc mon objectif est de construire la Nouvelle Démocratie et d’accomplir les tâches démocratiques nationales populaires via la stratégie de la guerre populaire prolongée. Cela nous oblige, en tant que militants, à être présents parmi les masses afin de les organiser, de les mobiliser et de les éduquer pour parvenir à l’accroissement quantitatif de leurs rangs, surtout qu’elles sont témoins d’une vague de protestations massives dans lesquelles leur conscience s’est mélangée avec le grand rôle joué par le Mouvement du 20 février, un mouvement qui contribue à préparer les masses à protester et à se rallier.

 

Ilham_Lhasnouni.jpg

 

Le document en PDF :

 

 

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 19:01

 

Les faits sont survenus hier après-midi. Le chômage qui frappe, dans les pays arabes, une jeunesse qui a bénéficié d'une certaine "généralisation" de l'enseignement, est un ferment révolutionnaire considérable.

 

Les victimes de l'intervention des forces de répression sur les diplômés chômeurs à Al Hoceima

Source

 

L’intervention sauvage des forces de répression a provoqué plusieurs blessures graves, en plus des arrestations dans les rangs des militants de l’Association nationale des diplômés chômeurs, dans les sections de la région d’Al Hoceima. 

La police est intervenue à 9h ce matin avec violence contre les militants de l’association en sit-in depuis un jour, devant la délégation du ministère de l’éducation nationale et le Centre de formation des instituteurs. Selon un membre du secrétariat de la coordination régionale ANDCM Al Hoceima plusieurs  blessés sont dans un état grave, dont le président de la section d’Imzourn, Koutiba Elabouti, qui a été jeté du troisième étage du bâtiment après l’entrée de la police. Il a été transporté avec d’autres blessés à l’hôpital, encerclé et sous blocus en ce moment, nous empêchant d’avoir les détails sur nos blessés. En ce moment, les diplômés chômeurs sont arrivés devant l’hôpital où ils sont rassemblés, tandis que les forces de l’ordre maintiennent leur blocus sur le centre hospitalier.

  • Les victimes de l'intervention des forces de répression sur les diplômés chômeurs à Al Hoceima :

    - Qoutaiba Al Abouti : Fracture au niveau du bras, du pied ainsi qu'une grave blessure au niveau de la tête. Ce dernier est en salle de réanimation et fort probable qu'il subisse dans les prochaines heures une opération (Imzouren).

    - Ahmed Al Mkenfi : Fracture au niveau du pied (Bouayache).

    - Ibrahim El Khlifi: Fracture au niveau du pied (Imzouren).

    - Hakim EL Kadouri: Fracture au niveau du pied (Bouayache).

    Ainsi que l'enregistrement de plusieurs cas de blessures graves, et la liberation de tous les détenus .

 

En ce moment les diplômés chômeurs organisent un Sit-in devant l'hôpital régional après avoir participer à une manifestation qui a connu une présence massive de la part des habitants de la ville criant haut et fort : Non à la répression !!

 

Merci pour l'info, et solidarité aux camarades et aux masses populaires du Maroc !

 

http://1.bp.blogspot.com/-VkIQO4VQqaY/Tc5QmgvuegI/AAAAAAAALsw/NvGSpnGV7rM/s1600/manifestation-a-rabat_362-1fa4f.jpg

Répression de diplômés-chômeurs à Rabat

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 10:56

 

Coup pour Coup

Nous reproduisons ci-dessous la déclaration d'Ilham Hasnouni faite après sa sortie de prison dans la ville d'Essaouira au Maroc.

299357 265928926751653 100000036433691 1111170 6496625 nSalutations militantes à toutes et tous les camarades, ainsi qu’à tous les militants authentiques.

Salutation de gloire et d’éternité à tous les martyrs du peuple marocain, et à leur tête au martyr de la ligne idéologique et politique marxiste-léniniste-maoïste Abdrrazak Algadiri.

Grande salutation aussi à tous nos détenus politiques, dont les camarades Mourad Achouini, Abdelhak Atalhaoui, Youssef Alhamdiya et le camarade Elkabouri et son groupe.

Salutation enfin à tous les présents, au comité organisateur de l’accueil de la camarade Ilham Alhasnouni ainsi qu’à l’Association Marocaine des Droits de l’Homme.

Salutations rouge à tous les communistes, au niveau international.

Nous savons tous que la question de la détention politique est une question de classe liée à celle du système de l’Etat de classe. En finir avec la détention signifie en finir avec les conditions qui la produisent, ce qui signifie détruire la structure même de cet Etat.

Parmi les tâches qui nous incombent, à nous militants communistes, se trouve la nécessité de maintenir et de consolider les libertés politiques et syndicales, et en particulier dans leur acception actuelle. Il nous revient aussi de lutter pour la libération de tous les détenus politiques, de combattre la détention politique et sur le plan stratégique ou à long terme de lutter pour la construction de la démocratie nouvelle.

Certains prétendent que ces libertés ont été renforcées à travers le mouvement du 20 février ou grâce à l’organisation de sit-in et de marches et que tout cela a constitué une grande avancée ; en réalité, ceci ne constitue qu’une simple goutte d’eau dans l’océan, quand on sait que la détention politique au Maroc continue à sévir et quand on sait surtout que les tâches de la révolution nationale démocratique populaire n’ont pas encore été réalisées.

J’appuie les propos du camarade qui a signalé que nous avons encore au Maroc des détenus politiques. Ma libération ne signifie aucunement que la détention politique est terminée ; bien au contraire : il existe encore de nombreux détenus politiques dans notre pays. Nous sommes aujourd’hui à Essaouira, où se trouvent enfermés les camarades Mourad Achouini et Youssef Alhamdiya ; profitons de cette occasion qui nous est donnée pour leur exprimer notre soutien matériel afin qu’ils sentent qu’ils ne sont pas isolés et qu’ils ont des camarades qui continuent à lutter à leur côté. Les camarades subissent des conditions de détention inhumaines dans des geôles innommables ; demain, afin de leur apporter notre solidarité, organisons un sit-in de soutien devant la prison d’Essaouira.

Ici, je veux aussi mentionner le cas de notre camarade Abdelhak Atalhaoui ; c’est un communiste qui milite dans l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, et en particulier au sein de la tendance La Voix Démocratique Basiste d’obédience marxiste-léniniste-maoïste ; il est aussi un militant du mouvement du 20 février. Or jusqu’à aujourd’hui, il continue lui aussi à croupir dans la prison innommable de Boulmahrraz à Marrakech et à purger ses quatre ans d’emprisonnement ferme. Cette situation nous impose de lui apporter un appui important, et en particulier le jour de son procès qui aura lieu le 07 septembre 2011. 

La détention politique au féminin a connu aussi une évolution importante ces derniers temps, cela se note en particulier par la détention aujourd’hui de plusieurs groupes de femmes ; ceci démontre que l’implication de la femme marocaine ne se limite plus à son rôle domestique, dans la cuisine et le reste de la maison et à son rôle de génitrice, mais que désormais les femmes marocaines sortent dans la rue pour participer aux manifestations, exprimer leurs opinions et lutter au sein des organisations communistes et non-communistes afin de conserver et consolider leurs revendications légitimes. Par-là, elles arborent et défendent des lignes idéologiques et politiques qui effraient les hommes les plus sûrs d’eux-mêmes et tous ceux qui s’affirment forts et solides.

De cette tribune, je voudrais saluer également mes camarades femmes marxistes-léninistes-maoïstes : Zahra Boudkour condamnée à deux ans de prison ferme, la camarade Meriem Bahamou condamnée à six mois de prison ferme, la camarade Loubna Affriat condamnée à trois mois de prison ferme et la camarade Fatima Zahraa condamnée à trois mois d’emprisonnement ferme. 

Enfin, j’affirme que la force du mouvement réside dans la force des masses populaires et que la faiblesse du mouvement est le produit de la faiblesse de ses dirigeants. Ceci nous impose, à nous en tant que militants et pratiquants de la politique, de porter une attention sérieuse à la construction d’une direction idéologique et politique solide et claire ; ce qui ne peut se réaliser qu’à travers la construction des trois instruments de la révolution : le parti, le front et l’armée populaire.

Restons résistants et combattifs dans la lutte.

 

Liberté pour Abdelhak Talhaoui


Et concernant Abdelhak Talhaoui, voici ce qui a été publié sur le Facebook d'un militant marocain :

Le détenu politique Abdelhak Atalhaoui comparaîtra pour son procès le 07 septembre 2011 tout en étant en grève de la faim.

 

par Maoiste Marocrevolution, lundi 5 septembre 2011, 00:58
Le détenu politique Abdelhak Atalhaoui comparaîtra pour son procès le 07 septembre 2011 tout en étant en grève de la faim. Le camarade a, en effet, décidé d’entamer deux jours de grève de la faim, le 06 et le 07 septembre 2011, comme premier avertissement. Voici sa déclaration :

 

Le 07 septembre prochain se déroulera la deuxième partie du procès fomenté à mon encontre, après que le tribunal de première instance m'ait condamné à 4 ans de prison ferme - peine dont je viens déjà de purger 5 mois.

Avec 5 de mes camarades - dont deux ont purgé déjà 4 mois de leur peine -, j'ai été arrêté suite à la glorieuse marche du 20 février, durant laquelle les masses populaires par dizaine de milliers ont manifesté pour imposer leurs revendications de transformation radicale et pour dénoncer les décennies d'exploitation et d'oppression que le régime actuel et ses acolytes ont exercé et continuent d'exercer aujourd'hui encore. A la suite de cette manifestation, ont eu lieu des vagues massives d'arrestation et de poursuite à l'encontre de dizaines de militants et à l'encontre de centaines de fils du peuple marocain, et ces arrestations se sont soldées par de nombreuses condamnations à des peines d'emprisonnement ferme. Par cette répression, le régime cherche à empêcher le peuple marocain de réaliser ses aspirations pour une transformation radicale et globale, et tente en même temps de créer "l'exception marocaine" - et cela, même s'il est conduit à tuer un tiers du peuple et à jeter le reste de la population dans les geôles du pays.

 

Mais le peuple marocain, - ce héros qui n'a eu de cesse de combattre le colonialisme d'antan et l'impérialisme actuel, en sacrifiant les meilleurs de ses fils comme martyrs - n'acceptera jamais cette soi-disante "exception marocaine".

Nous appelons les masses populaires à accentuer sa lutte jusqu'à la victoire ; et à l'opinion publique nationale et internationale, nous disons ce qui suit :

- je déclare la volonté qui est la mienne d'entamer une grève de la faim de deux jours, le 6 et le 7 septembre prochains

- nous dénonçons la répression féroce que subissent les différentes couches des masses populaires (ouvriers, paysans, étudiants, chômeurs, et le mouvement du 20 février)

- nous dénonçons aussi les procès fomentés que j'ai subis et que subissent tous les détenus politiques au Maroc

- nous dénonçons aussi les conditions inhumaines que j'endure et qu'endurent les détenus politiques dans les prisons de l'oppression et de la misère au Maroc

- nous revendiquons ma libération immédiate et sans condition ainsi que celle de tous les détenus politiques

- nous revendiquons aussi la levée de toutes les poursuites menées à l'encontre des militants

- nous exigeons que tous les tortionnaires soient jugés et condamnés

- nous exprimons notre solidarité inconditionnelle avec la lutte de toutes les couches des masses populaires, et en particulier avec celle qui oeuvre à la transformation radicale et globale.

- nous exprimons aussi notre solidarité avec tous les détenus politiques et en particulier avec les camarades Mourad Chouini et Youssef Alhamdiya

- nous exprimons notre solidarité avec la lutte de tous les peuples qui aspirent à se libérer du joug de l'impérialisme et du colonialisme, et avec la lutte de la classe ouvrière et de tous les opprimés dans les centres impérialistes.

 

Vive la lutte du peuple marocain !

Vive toutes les luttes de tous les peuples du monde !

Liberté pour tous les prisonniers politiques !

Le détenu politique : Abdelhak Atalhaoui

numéro d'écrou : 10239


Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 20:35
... mais comme chacun le sait, le soulèvement des masses populaires libyennes contre le "Guide" éclairé n'est qu'un "complot impérialiste depuis le départ" et puis, comprenez-vous ma bonne dame, "c'est dans la nature de l'Etat de réprimer un soulèvement contre lui"...
  
http://s2.lemde.fr/image/2011/08/29/540x360/1564810_5_3d43_une-cinquantaine-de-corps-calcines-ont-ete.jpg
Une cinquantaine de squelettes carbonisés ont été découverts samedi 27 août par les insurgés à Tripoli. Le charnier se trouvait dans une petite prison attenante à la dernière base militaire encore aux mains de loyalistes.

Des riverains ont dénombré les corps après la prise par les rebelles de cette base. Celle-ci abritait les troupes d'élites de la 32e Brigade, commandées par Khamis, l'un des fils du dirigeant en fuite Mouammar Kadhafi.

Selon les riverains, 53 cadavres carbonisés au total ont été retrouvés dans la prison, dont le bâtiment était endommagé. La journaliste de l'AFP en a dénombré 50.

D'après un témoin de la découverte macabre, le docteur Salim Rajub, il s'agit probablement des victimes d'un massacre perpétré mardi. "Le 23 août, avant la rupture du jeûne, nous avons entendu des coups de feu et des gens crier à l'aide, mais il y avait des tireurs embusqués et personne n'a pu s'approcher", explique ce témoin."Ces hommes ont été tués à la kalachnikov et à la grenade, puis ils ont été brûlés".

"Ils ont fui comme des rats"

Selon Moayed Burani, un ancien prisonnier qui a échappé au massacre du fait de son transfert dans un autre hangar, il y a eu jusqu'à 120 ou 130 détenus dans cette pièce de 20 mètres carrés. "Les gens étaient entassés les uns sur les autres", témoigne l'ex-prisonnier. D'après lui, les soldats de Kadhafi ont fermé la porte et lancé des grenades dans la cellule.

A l'extérieur de la prison, au moins quatre autres corps se décomposent au soleil. Les soldats "ont fui comme des rats et quand nous sommes arrivés nous avons trouvé cela. Ils les ont brûlés. On ne peut pas dire qu'ils sont musulmans. Ils n'appartiennent à aucune religion du monde", fulmine un combattant venu de Misrata.

Cette base, la dernière encore aux mains des forces loyalistes dans la capitale, a été prise samedi après un bombardement de l'Otan et sept heures de combats, précisent les rebelles.

Le Nouvel Observateur - avec AFP

 

Et encore, ce n'est pas le PIRE crime de ce régime de 42 ans... juste, va-t-on dire, un "bouquet final" dans la rage de la défaite. Quand on pense, par exemple, que le régime kadhafiste a été directement impliqué, aux côtés de l'impérialisme bleu-blanc-rouge (un pacte scellé par le sang de Thomas Sankara...), dans les guerres génocidaires du Libéria et de Sierra Leone, pour le contrôle impérialiste de ces deux pays africains. Voilà le visage du "socialisme" et de l'"anti-impérialisme" du "Guide" et de son clan féodalo-maffieux !

Dans la triste histoire du soulèvement populaire récupéré de Libye, il n'y a PAS de contradiction principale et de contradiction secondaire. IL N'Y AVAIT PAS DE CAMP A CHOISIR. Il y avait d'un côté les démocrates bourgeois, allant de l'aile droite "libérale-conservatrice" à la Sarkozy-Cameron à l'aile la plus à gauche (Front de Gauche etc.), qui ont considéré que l'heure du "licenciement" (et de son remplacement par d'anciens lieutenants...) était venue pour le "gérant" de la pompe à essence libyenne ; et de l'autre le satrape en question qui s'est accroché au pouvoir, soutenu en cela par TOUTES LES EXTRÊMES-DROITES occidentales (du FN au Tea Party en passant par la Ligue du Nord), craignant pour la "stabilité" et hurlant au "péril islamiste"... mais après tout, pas plus que ne le font de prétendus "maoïstes" ou encore les révisio-dégénérés du FUC (qui se permettent encore d'ironiser, mais enfin, pas étonnant, un peu plus haut il y a tout un fil pour démontrer que les communistes devraient défendre les idées du FN...) !

Ce sont pourtant étrangement les mêmes "maoïstes" qui criaient au "NR" quand on se risquait à dire qu'en Iran, en 2009... il n'y avait pas de camp à choisir non plus, pas (malheureusement !) de "révolution populaire", mais une contestation au centre de gravité assez "haut" dans l'échelle sociale, principalement étudiante et diplômée (hormis le mouvement ouvrier organisé de "forteresses" industrielles comme Khodro ou la raffinerie d'Abadan) ; et l'affrontement de deux factions de l'oligarchie "républicaine islamique" : la faction Rafsandjani-Moussavi et la faction Khamenei-Ahmadinejad, soutenues chacune par un bloc impérialiste (USA-UE vs Russie-Chine). Ce qui a pourtant été affirmé par des experts du pays (et non des pseudo-intellectuels phraseurs)...


Le clan Kadhafi est tombé : bon débarras !

Le combat prolongé de la Révolution démocratique arabe se poursuit ! Le Peuple libyen se soulèvera contre les "libérateurs", qui ne sont que les anciens maîtres (impérialistes comme locaux) sous un nouveau masque "démocratique" !

 

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 19:02

 

Ainsi donc, les rebelles libyens sont entrés à Tripoli, où ils encerclent le complexe de Bab-el-Azizia, dernier refuge de Kadhafi, dont plusieurs membres du clan (dont un fils) auraient déjà été arrêtés.

 

SLP ne se fendra pas d'un article kilométrique sur cet évènement : TOUT a déjà été dit (entrer "Libye" dans le moteur de recherche à votre droite). C'est là le dénouement de l'histoire d'une JUSTE révolte populaire volée, confisquée par l'impérialisme, une pratique aussi vieille que celui-ci. Comme l'ont été les luttes d'indépendance de Cuba et des Philippines (par l'impérialisme U$ naissant) en 1898. Comme l'a été, en 1916-18, la JUSTE révolte arabe contre l'oppression ottomane, par l'accord franco-britannique Sykes-Picot. Deux ans plus tard (1920) éclatait la Grande Révolte arabe contre les "libérateurs" BBR et britanniques, point de départ de la lutte de libération arabe qui se poursuit à ce jour ; et la prochaine étape à l'horizon en Libye est celle-ci : le retournement du Peuple libyen contre les "libérateurs"/nouveaux exploiteurs.

 

Un point est toutefois à souligner, relevé y compris par la plus bourgeoise des presses bourgeoises (Paris Match etc.) : cette intervention marque le déclin irrémédiable des impérialismes occidentaux. Pour ce qui devait être une simple "opération de police" internationale, visant à assurer, par quelques missiles bien placés, la même transition "démocratique" qu'en Tunisie ou en Egypte (c'est à dire, remplacer le tyran honni du Peuple par d'anciens fidèles plus "respectables" et "à l'écoute"), il aura fallu CINQ MOIS aux 3 principales puissances impérialistes de la planète (U$A-fRance-Ang£eterre) ; là où Juppé, en mars, parlait de "quelques jours, peut-être quelques semaines"... Cinq mois pour venir à bout d'un pays de 6 millions d'habitant-e-s, dont plus de la moitié des forces armées avait rejoint l'insurrection.

Soyons clairs : dans un schéma purement symétrique, c'est militairement impossible. Cela ne peut signifier qu'une chose : que depuis le mois de mars, des forces considérables ont soutenu Kadhafi "dans le dos" des gouvernements nord-américains et ouest-européens menant l'intervention. Non seulement des forces des impérialismes opposés à celle-ci (Allemagne, Russie, Chine, et leurs affidés "émergents" comme le Brésil, la Turquie, l'Afrique du Sud), mais aussi des forces au sein même du bloc interventionniste, comme le montrent les positions de toutes les extrême-droites fascistes de ces pays, ou encore le recours par Kadhafi à des sociétés mercenaires israéliennes (voir aussi le Partisan -OCML-VP- de cet été, commandable sur leur site). Par les pays voisins (Algérie, Tchad, Soudan), tous hostiles à l'intervention, ont sans doute transité des quantités colossales d'armes et de mercenaires, ainsi que (voire surtout) des sommes colossales d'argent pour permettre au clan Kadhafi d'acheter la loyauté des tribus, et de s'assurer le contrôle de tout le Centre et le Sud du pays.

 

Car la Libye, comme tous les pays arabes, est fondamentalement ainsi : une féodalité (éventuellement mutée en capitalisme bureaucratique) basée sur un savant système d'allégeances tribales, où l'on se réconcilie aussi vite qu'on s'est étripé la veille. "Vers l'Orient compliqué, je volais avec des idées simple" disait De Gaulle en 1941 ; et c'est avec des idées simples qu'a raisonné depuis le début de l'année la plus grande partie de la gauche révolutionnaire comme réformiste hexagonale : qu'elle célèbre à cor et à cri les "révolutions" (qui n'en sont pas ou pas encore, mais seulement un pas en avant) ; ou qu'elle dénonce en elles un "complot impérialiste" dans la pure veine de Thierry Meyssan et consorts. Vers l'Orient compliqué, il ne faut pas voler avec des idées simples, mais avec une analyse fine et poussée de la société, des rapports de classe etc. : Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

Disons que, dans le "marxisme révolutionnaire" hexagonal, seuls le PCmF, l'AGEN et l'OCML-VP ont eu des positions schématiques mais justes (ainsi que dans une certaine mesure le ROC-ML, voire... des éléments trotskisants ou encore de la JC !). Sinon, on a vu encore une fois les trotskistes verser dans la célébration du mouvement pour le mouvement ; et les mêmes habituels "stalino"-révisionnistes campistes verser dans la dénonciation d'un "complot impérialiste", dès lors que le mouvement parti de Tunisie (célébré jusque-là) a atteint leurs chers "leaders anti-impérialistes" libyen et syrien...

De son côté, l'ultra-gauchiste allumé de "Contre-informations" (et ses hare krishnas) a vomi d'entrée de jeu tous les mouvements de révolte, allant jusqu'à balancer des contre-vérités absolues ("il n'y a aucune femme dans les mobilisations" etc.), avant de dénoncer lui aussi le "complot impérialiste dès le départ" en Libye (titrant "Une honte" au sujet de l'actuel dénouement)... ce qui est quelque peu surprenant de sa part.

Car voilà ce que le "pcmlm" (encore correct bien qu'ultragauchiste) répondait vertement, début 2007, à une déclaration de l'URCF sur la pendaison de Saddam Hussein : "Non, il n’est pas vrai de dire comme l’URCF le fait que « Saddam Hussein est mort dignement avec courage et détermination, en combattant anti-impérialiste » !

La vérité est que Saddam Hussein est mort comme un traître à la cause nationale arabe, comme un individu qui après s’être vendu à l’impérialisme français et au social-impérialisme russe, a été victime de l’effondrement de l’URSS et du retour en force des USA. 

La disparition de l’URSS, de Milosevic, de Saddam Hussein... tout cela relève de l’histoire de la concurrence entre impérialistes ; les masses populaires, elles, ont leur propre histoire à faire, celle de la guerre populaire mondiale, voilà la position authentiquement communiste, tout le reste n’est pas l’expression de la révolution mondiale !"

Remplacez "Saddam Hussein" par "Kadhafi" et "mort" par "renversé", et vous n'avez ni plus ni moins que la position de Servir le Peuple ! Malgré des frictions, dans les années 80, avec les impérialismes BBR et U$ (notamment au sujet du Tchad et du Golfe de Syrte), Kadhafi n'a JAMAIS été "anti-impérialiste" ni "socialiste".

 

Le révolte populaire libyenne a été HONTEUSEMENT confisquée, d'abord par les aristocraties tribales ennemies du clan Kadhafi, PUIS par l'impérialisme appuyé sur son "CNT" de kadhafistes retournés ; mais il n'y a PAS UNE LARME à verser sur un TRAÎTRE à la libération arabe et africaine, celui qui a trahi les communistes soudanais (1971), la cause palestinienne (années 80), trempé dans l'assassinat impérialiste de Thomas Sankara par la Françafrique (1987), avant de devenir le garde-frontière de l'Europe impérialiste, parquant les réfugié-e-s africain-e-s dans de véritables camps de concentration (accord de 2007), et enfin de regretter publiquement la chute de Ben Ali. Il n'y a d'ailleurs pas à s'étonner qu'il reçoive le soutient de CHAVEZ, quant à lui TRAÎTRE EN CHEF à la cause sacrée des Amériques !

 

Servir le Peuple souscrit totalement (et l'assume à 100%) à cette position du PCmF :  "[Les impérialistes] interviennent militairement  en Lybie et  sont prêts à le faire en Syrie, voir à mener une guerre d’agression contre le régime fasciste iranien. 

Pour  autant, les vrais communistes ne peuvent être qu’à côté des masses arabes en lutte et non à côté des régimes fascistes prétendument anti-impérialistes.   

Ceux  qui sous le prétexte que les impérialistes risquent d’intervenir, ne soutiennent pas les masses en lutte sont de faux communistes, de faux anti-impérialistes.   

Ils tentent de freiner la révolte des masses parce qu’elles ne seraient pas prêtes pour la révolution, faute de parti, de programme. Ils ne veulent pas comprendre que ce sont les masses qui font l’histoire, qu’elles ont raison de se révolter et que nous devons être à leur côté, les aider à former leurs  organisations de lutte pour faire triompher  la démocratie nouvelle, premier étape dans la construction du socialisme. 

Ne pas agir en ce sens, c’est laisser agir les forces pro-impérialistes, c’est abandonner les masses entre les mains des massacreurs".

 

LE CAMP DU PEUPLE EST NOTRE CAMP !

 

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Pour plus d'info, et "faire réfléchir", voici deux articles sur les conséquences économiques du dénouement libyen : 

L'italien Eni de retour en Libye, réserves de pétrole convoitées

ZOOM Les titres des entreprises italiennes actives en Libye s'envolent

 

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Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 19:27

 

La camarade maoïste (Voie Démocratique Basiste) ILHAM HASNOUNI, dont Servir le Peuple avait relayé l'arrestation ignoble et fasciste dès les premiers jours, a finalement été libérée de prison ce mardi 16 août.

Ce verdict se voulant "clément" [en fait, carrément foutage de gueule : elle a été condamnée exactement au temps qu'elle a effectué en préventive, un "classique" des Etats policiers voulant terroriser les militant-e-s sur des dossiers vides, et dissuader les "compagnons de route" d'un engagement plus poussé] est incontestablement à remettre dans le contexte de la "libéralisation" aussi forcée (par le mouvement de masse) que cosmétique du régime makhzénien...

Il ne doit pas faire oublier que des dizaines de camarades, militant-e-s révolutionnaires, croupissent toujours dans les cachots de Mohamed VI, sans parler de la répression sans fin du Peuple sahraoui.

 

Voici l'article publié par les camarades de Coup pour Coup 31 :

Nous reproduisons ci-dessous un article de lakome.com annonçant la sortie de prison d'Ilham Hasnouni. Cependant, elle risque encore jusqu'à 10 mois ferme et n'oublions pas qu'il reste dans les geôles réactionnaires du régime marocain des dizaines de prisonniers politiques progressistes, notamment ceux de la Voie Démocratique Basiste (MLM).

 

Le combat continue !

La solidarité est notre arme !

 

Ilham Hasnouni, la plus jeune détenue politique au Maroc, quitte la prison ce mardi 16 août 2011. Le juge a prononcé aujourd’hui une peine de 10 mois de prison ferme, ce qui correspond exactement à sa période de détention.

Les avocats d’Ilham ne comptent pas en rester là. L’affaire sera portée devant la Cour d’appel, pour demander l’acquittement de cette étudiante, arrêtée en octobre 2010.

« Nous sommes bien sûr contents qu'Ilham quitte la prison, mais nous demandons son acquittement des charges retenues contre elle. Jusqu’à maintenant, le Procureur n’a toujours pas apporté des preuves de ce qu’il avance », indique Mohamed Messoudi, avocat de la défense, dans une déclaration à Lakome.com.

A 22 ans, cette militante de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM) de l’université Cadi Ayad de Marrakech, est poursuivie pour « troubles à l’ordre public » et « destruction des biens de l’Etat ». Arrêtée le 12 octobre 2010, son procès a été reporté plusieurs fois.

 

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Ilham Hasnouni avec son père et ses camarades lors de sa sortie de prison

 

Et l'article du Secours Rouge :

Maroc : Libération d’Ilham Hasnouni

Au lendemain de notre rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Bruxelles afin d’exiger sa libération, nous apprenons qu’Ilham Hasnouni a quitté libre sa cellule ce mardi. Le juge a prononcé aujourd’hui une peine de 10 mois de prison ferme, ce qui correspond exactement à sa période de détention. Ses avocats ont néanmoins annoncé qu’ils allaient faire appel de cette décision afin que la militante de l’Union Nationale des Etudiants Marocains (UNEM) soit acquittée. En effet, jusqu’à présent, le procureur n’a toujours apporté aucune preuve de ce qu’il avance. Ilham Hasnouni est poursuivie notamment pour trouble à l’ordre public, destruction des biens de l’état, humiliation d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, utilisation de la force, participation à un groupement armée,...

De nombreux étudiants restent néanmoins toujours en prison suite aux vagues d’arrestations menées depuis mai 2008 en conséquence du mouvement estudiantin dirigé par les militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM).

 


VICTOIRE AU PEUPLE DU MAROC !

A BAS LE MAKHZEN ET L'IMPERIALISME BLEU-BLANC-ROUGE, SON MAÎTRE !

 

 

 

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Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 02:17

 

 

65954 1444804395502 1094899964 31044717 5784395 n-440x587 Encore une fois, la justice marocaine aux ordres de la clique de Mohammed VI vient une fois de plus reporter le procès d'Ilham Hasnouni et ses camarades, militants à l'UNEM et à la Voie Démocratique Basiste (MLM). Il est prévu pour le 2 août.

Néanmoins, la campagne de mobilisation prend de plus en plus d'ampleur. A noter qu'elle commence à gagner l'Etat Espagnol (voir ICI l'article dans le journal El Pais) et s'élargir en France (voir ICI le communiqué de la Fédération Syndicale Etudiante). 

Nous devons plus que jamais affirmer notre solidarité avec nos camarades maoïstes marocains. Le combat pour leur libération est le combat contre le Makhzen et ses alliés, notamment l'impérialisme français.

Faisons connaître le cas d'Ilham Hasnouni autour de nous, dans nos quartiers et nos entreprises ! Signons massivement la pétition de soutien ! 

 

Un rassemblement pour Ilham Hasnouni et ses camarades a eu lieu devant la prison de Marrakech, le 25 juillet 2011. Nous reproduisons ci-dessous la vidéo de ce rassemblement.

En attendant, le combat continue, notamment en signant la pétition de soutien ICI

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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 23:22

 

بيان الرفيق عبد العزيز المنبهي حول الدستور

 

 

A bas la constitution octroyée !

A bas la constitution réactionnaire et anti-démocratique !

A bas la constitution qui consacre l’absolutisme, le despotisme et l’obscurantisme ! 

A bas la constitution  des riches, des compradores et des grands trafiquants de tout bord ! 

A bas la constitution des AMIS de l’Europe et des U.S.A capitalistes et impérialistes !

 

Le « projet »   de constitution avancé par le roi du Maroc dans son discours  du 17 juin dernier  appelle les remarques suivantes :

 

1) Il est’ proposé ‘ dans un climat d’escalade de la terreur et de la répression de l’Etat Marocain, digne d’un régime tyrannique, despotique et  moyenâgeux. La violence sauvage  qui s’abat sur les manifestants depuis le 20 Février n’épargne ni femmes, ni hommes ni enfants.Elle a provoqué des dizaines de morts et de blessé(e)s graves,des centaines d’arrestations suivies de torture,  des dizaines de procès fallacieux et expéditifs pendant lesquels les droits de la défense ont été piétinés et qui se sont soldés par  des verdicts iniques( de 1 à 3 ans de prison ferme et des amandes exorbitantes envers les manifestants).La quasi majorité des manifestants jugés( parmi lesquels des mineurs) croupissent dans les geôles de la monarchies dans des conditions inhumaines , avilissantes et révoltantes.

 

2) Ce discours est venu après plus de trois mois durant lesquels la commission at doc, désignée par Mohamed VI le 09 Mars et constituer de mandarins corrompus et isolé du peuple, a mijoté en secret son « projet ».Dans ce discours, le roi a demandé au peuple de voter OUI pour SON projet de constitution, alors que les délais  de la compagne électorale n’ont pas encore été fixés ! Il est à noter que ces délais ne donnerons au peuple Marocain que 10 jours ( ?!) pour débattre du contenu du projet et arrêter son choix de vote.

 

 

3) Depuis le 17 Juin, la monarchie anti- démocratique et anti-populaire, ainsi que les partis réactionnaires et obscurantistes qui lui sont fidèles,  propagent avec  les moyens de communication de l’état( Radios,télévisions,tracts…) un discours  de haine et d’agressivité envers le mouvement du 20 Février  et  incitent à la  violence et à la terreur. Pis  encore, ils utilisent des enfants de moins de 12 ans pour perturber les meetings et rassemblements des forces et organisations démocratiques qui appèlent au boycotte du référendum. Ils organisent des trafiquants de drogue, des délinquants et repris de justice en milices armés de matraques, de triques et de gourdins  protégés par la police pour semer la violence et la terreur !

 

Ils se servent de la religion pour sacraliser le vote « OUI » et diaboliser le vote « NON ». Ils utilisent  les espaces religieux  et les lieus de cultes comme tribunes de propagande  et de prédications

 

L’état a distribué 7 milliards de centimes(  + ou -70 millions d’E) à « SES »  partis politiques qui appèlent à voter « oui » pour mener à bien cette salle besogne et semer la terreur,la violence , la confusion et le désordre au sein de notre peuple.

 

La monarchie fascisante, avec la complicité déshonorante des partis sois disant socialiste et les islamistes obscurantistes et aventuriers  au pouvoir ont  échoué à diviser le mouvement du 20 Février.Ils franchissent aujourd’hui un pas dangereux, ignoble et méprisable  dans la division de notre peuple en dressant une partie  contre l’autre et en provoquant en son sein des antagonismes et oppositions factices et artificielles.

 

Ce climat sordide et détestable et ces pratiques politiques répressives et condamnable sont le résultat du système de gouvernement néo-colonial et anti-démocratique qui a régné dans notre pays depuis le début des années 60.

 

La monarchie affairiste, soutenue par les forces rétrogrades, réactionnaires et conservatrices et leurs alliés impérialistes et colonialistes européens et américains  n’a jamais cessé de manœuvrer pour imposer ses réformes anti-démocratiques et ces choix politiques, économiques et stratégiques pour défendre ses intérêts et protéger  ceux de ses maîtres, et ce,  dans le mensonge, la démagogie et la manipulation de l’opinion nationale et internationale. .Elle a écrasé toute opposition politique, réprimé dans le sang les révoltes et insurrections populaires, écrasé les aspiration à la dignité, la liberté et à la démocratie de la majorité des classes sociales laborieuses  et a falsifié  la volonté de notre peuple.

 

Force est de constater que ce projet de constitution, qui a par ailleurs consolidé le caractère absolu de la monarchie théocratique et  renforcer le statut  autocratique et le rôle hégémonique du monarque  au sein de la structure de l’état Makhzen du moyen age… contrebalance,voir torpille , d’une façon délibérée et arrogante ,les recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation du 30 novembre 2005 et ignore d’une façon notoire  les revendications fondatrices du mouvement du 20 Février, à savoir L’ELECTION d’une ASSEMBLE CONSTITUANTE qui reflète la diversité des forces vive et démocratique de notre peuple , et qui propose au suffrage universel une constitution démocratique , fondé sur la souveraineté du peuple et la suprématie de la loi,et  qui répond aux  aspirations légitimes de notre peuple  à la construction d’un état moderne,laïque, qui garanti la dignité,la liberté ,l’égalité et  les droits fondamentaux  à toutes et à tous.

 

Le  referendum du 1er juillet est nul et non avenu.  

Il est contre la dignité, la liberté et la démocratie.

Il est contre le peuple

Il est illégitime.

Vive la lutte du peuple Marocain ! 

 

AZIZ MENEBHI Le 29 JUIN 2011

 

(NDLR : Aziz Menebhi est un ancien militant politique d'Ilal Amam, organisation marxiste-léniniste, emprisonné et torturé dans les "années de plomb" 1970 du tyran Hassan II. Il vit actuellement dans la région nantaise et milite toujours activement pour le Peuple du Maroc)

 

https://lh4.googleusercontent.com/-ofqU6t2WE_U/TWvX1hwmSRI/AAAAAAAAAIY/YLJY513RNMI/s1600/Che+guevara+dans+une+manifestation+a+Khenifra.jpg

 

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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 18:50

 

NDLR : Cette déclaration est une contribution au débat et à la réflexion internationale sur la situation en Tunisie. Elle contient, selon SLP, des réflexions intéressantes sur les instruments nécessaires au processus révolutionnaire prolongé qui s’est ouvert depuis janvier : comités populaires, construire l’antagonisme dans les campagnes etc.

Le Mouvement Communiste Maoïste de Tunisie est plutôt proche du PCmF, du PCmI – Proletari Comunisti, du PC d’Inde maoïste ou du PCR Canada, avec lesquels il a signé une déclaration pour le 1er Mai.

 

 Allocution envoyée de la part du Mouvement communiste maoïste de Tunisie :


A l'attention de la conférence sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord

Chères/chers camarades

Nous sommes désolés de ne pas pouvoir assister à votre conférence, nous saluons votre initiative et considérons la présente allocution comme une participation.
Chères/chers camarades, scandons tous ensemble, travailleurs du monde entier et peuples opprimés unissez vous !

1- Nous tenons à informer les travailleurs et peuples opprimés de tous les pays que les masses laborieuses en Tunisie ont déclenché l'étincelle des insurrections qui s'est propagée en Egypte, au Yémen, en Libye, au Maroc et en Syrie sans oublier les protestations en Algérie et aux émirats du golfe . Nous soulignons qu'il s'agit bien d'insurrections spontanées, violentes qui ont drainé toutes les couches populaires: ouvriers, paysans, chômeurs, artisans, étudiant , agents de la fonction publique et même les professions libérales, comme les avocats, médecins etc.
Ces insurrections demeurent sans direction prolétarienne, victimes des magouilles réactionnaires, des promesses fondamentalistes moyenâgeuses, et des partis opportunistes et réformistes qui, comme la réaction, prétendent, à tort, que c'est bien une révolution.

2-Ces insurrections ont démontré que la contradiction entre les impérialistes d'une part et les travailleurs et peuples opprimés d'autre part n'est point atténuée mais plutôt aiguisée à la suite de la politique décrétée par le FMI et la banque mondiale responsable de la pauvreté des peuples, du chômage, et de tous les maux qui rongent la société semi coloniale, semi féodale. Ces insurrections ont prouvé encore une fois que les semi colonies sont des foyers de la révolution, foyer où se concentrent les trois contradictions qui régissent le monde. Ces insurrections ont également démontré sans équivoque que le peuple peut être maître de soi, peut prendre son destin en main et dicter ses lois; c'est lui qui écrit l'histoire, contrairement aux allégations impérialistes et réactionnaires qui glorifient le rôle de l'individu. Mais ce peuple sans avant-garde révolutionnaire ne peut rien changer, pire encore, il se sent meurtri en voyant sa révolte kidnappée, son pouvoir usurpé par la réaction et les opportunistes de tout bord.

3- Face à ce ras de marée populaire qui a déferlé sur ces pays arabes, le système impérialiste s'est mobilisé et a prêté main forte à ses valets locaux afin d'étouffer cette vague insurrectionnelle, il a dépêché des conseillers ,débloqué de l'argent pour aider les compradores, bureaucrates et féodaux à affronter le soulèvement populaire qui continue malgré la répression et les promesses fallacieuses, car le peuple qui a payé de sa vie ce soulèvement et qui a sacrifié ses jeunes, n'a toujours rien eu en contrepartie. Il demeure pauvre, sans ressources, privé de liberté et de dignité.

4- l'insurrection est en danger, l'élan révolutionnaire spontané risque de faiblir et finira par être étouffé, si les forces révolutionnaires ne prennent pas leur responsabilité en se mettant à l'avant garde des luttes actuelles qui explosent tout azimut, sans perspectives parfois. Les masses populaires veulent protéger leur insurrection - "révolution"-, comme elles disent, mais la réaction , les Frères musulmans et l'opportunisme de gauche sont aux aguets,ces trois ennemis sont à l'affût, ils veulent récupérer les slogans de l'insurrection, mais le peuple résiste toujours et le mouvement maoïste, bien que minoritaire , avance à pas de géant grâce à sa tactique qui refuse la collaboration de classe et la coexistence pacifique dans les mêmes structures avec les forces réactionnaires de l'ancien pouvoir, les Frères musulmans et la bureaucratie syndicale. Le Mouvement maoïste œuvre pour une direction révolutionnaire du mouvement populaire, au sein de structures indépendantes de la réaction et des opportunistes déclarés. Cette direction des comités populaires pourrait, avec le développement de la conscience de classe des masses populaires, ouvrir la voix au déclenchement de la lutte armée dans les campagnes en ébullition, seule alternative révolutionnaire pour la libération des masses étant donné que sans Armée populaire le peuple n'a rien.

5-Le mouvement communiste maoïste a dévoilé dès le début les prétendus comités de protection de la révolution, ces comités étaient désignés, parachutés, sans aucun aval populaire; plusieurs comités sont composés, en plus, des Frères musulmans cautionnés par le Parti ouvrier communiste tunisien, qui était en alliance avec les intégristes dans la cadre du mouvement du 18 octobre, de "rcdistes" ( relatif au RCD, parti au pouvoir), ainsi que la bureaucratie syndicale qui a tout manigancé avec le gouvernement provisoire en place. Le mouvement maoïste a défendu les comités populaires issus du peuple, indépendants du pouvoir, des Frères musulmans et de la gauche opportuniste représentée par le Parti ouvrier communiste tunisien, par le prétendu Parti du travail patriote démocrate et le Mouvement patriote démocrate. Ces partis, dits de gauche, n'ont qu'un seul ennemi, le mouvement maoïste, qu'ils considèrent comme un mouvement dogmatique , sectaire, incivique , populiste voire même terroriste.

6- chères- chers camarades
Nous, communistes maoïstes en Tunisie, avons lutté depuis plus que 40 ans contre le régime réactionnaire, valet de l'impérialisme, et contre l'opportunisme de gauche qui a miné le mouvement populaire et essaie toujours et encore de l'engager dans la voix de la collaboration de classe, déclarons que le combat continue contre le pouvoir en place, les frères musulmans et l'alternative réformiste pour la révolution de la "Nouvelle Démocratie" , puis socialiste et communiste. Certes les sentiers sont tortueux, mais l'avenir demeure radieux; les sacrifices seront énormes, mais la victoire réjouissante et somptueuse.

7- Nous exprimons notre soutien aux luttes menées par les forces révolutionnaires de part le monde et appelons les communistes à tirer des leçons des luttes dans les citadelles impérialistes et des guerres populaires qui se déroulent en Inde, au Pérou, aux Philippines…Nos efforts doivent converger pour développer notre lutte pour la révolution prolétarienne mondiale, brandir le drapeau de l'internationalisme prolétarien, et renforcer l'unité des communistes maoïstes et la concrétiser par des structures révolutionnaires et internationalistes efficaces.

Vive les luttes populaires et prolétariennes pour un monde sans exploitation et sans oppression.

A bas l’impérialisme et ses laquais.
Vive le marxisme -léninisme - maoïsme.
Pour un internationalisme prolétarien plus conséquent.

Le Mouvement communiste maoïste en Tunisie

Tunis le 18 Mai2011
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 23:18

 

« Mouvement du 20 février »
Premier essai pour un encadrement idéologique et politique

 

L’apparition du mouvement du 20 février est le résultat objectif des développements de la lutte des classes dans notre pays. Ce mouvement est le produit des contradictions de classe qui régissent le développement de la société marocaine à l’instant présent, et ce sont deux principaux facteurs qui ont contribués de façon directe à l’émergence de cet instant historique :

 

L’intensité des contradictions de classe entre le peuple et la coalition de classe dominante après l’offensive de celle-ci contre les classes laborieuses au niveau économique, politique, et idéologique, d’une part ; et la résistance populaire caractérisé par son amplitude de classe et géographique pendant cette dernière décennie d’autre part. Cette même attaque est le reflet de la crise des régimes néo colonialistes, et parmi eux le régime établi au Maroc. Cette même crise n’est que le résultat direct de la crise suffocante où s’embourbe l’impérialisme international.

La forte influence des deux glorieux soulèvements du peuple tunisien et égyptien produite sur la conscience des militant(e)s et l’ensemble des masses, ce qui a aidé au développement d’une humeur (disposition) militante avancée a contribué de façon directe au lancement de cette dynamique combative au Maroc.

 

Ce mouvement 20 février comme mouvement émergé du cœur des contradictions de classe dans notre pays et comme résultat d’un certain niveau d’aiguisement des contradictions de classe, ce mouvement est transpercé objectivement par les intérêts de toute les classes qui subissent la domination de la coalition de classe dominante formée essentiellement par la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les propriétaires fonciers.

Si nous nous basons sur la réalité concrète de ce jeune mouvement, nous pouvons montrer la forme et le contenu de la présence de ces classes au sein du mouvement à condition de se conformer à la méthode de l’analyse scientifique. D’ailleurs la tâche assumée par cet article est d’essayer de montrer les formes et le contenu de la présence de ces classes au sein du Mouvement 20 février.

Vu les développements et les regroupements au sein du mouvement 20 février, nous pouvons observer la présence de la bourgeoisie « monopolistique », cette bourgeoisie qui s’est développée à la marge de la bourgeoisie compradore et bureaucratique, elle a une expansion économique dans divers domaines, tel que l’immobilier, la confection, l’industrie agro-alimentaire… Le développement économique de cette classe s’est heurté aux intérêts de la bourgeoisie compradore et bureaucratique puisque cette dernière domine l’appareil de l’Etat et le secteur « publique » qui l’exploite, non seulement pour l’accumulation de son capital, mais aussi pour affaiblir ses concurrents. Ce qui a crée de nombreuses difficultés pour cette classe qui scandent les slogans de la bourgeoisie libérale comme « la concurrence loyale », et « non au cumul de la richesse et du pouvoir », « laisser faire, laisser passer » dans une offensive directe contre tous ce que représente les institutions économiques de « la famille royale » et ses proches. Cette classe, qui représente la bourgeoisie libérale au sein du mouvement, est une classe présente et active dans le mouvement du 20 février, elle lutte pour ses intérêts et répandent son idéologie et sa culture. La revendication « d’une monarchie parlementaire » est son slogan politique officiel au sein du mouvement ; et c’est ce slogan qui représente pour elle l’horizon du mouvement et son but final.

Quant aux porte paroles et représentants de cette classe au sein du mouvement du 20 février sont quelques groupes financés directement par quelques grands capitalistes comme Miloud Chaabi, Karim Tazi, Samir Abdelmoula, Ayouch…et aussi l’USFP et quelques courants au sein du PSU (Parti Socialiste Unifié) et le parti d’avant-garde.

Il n’est pas étonnant de voir que ceux là sont les plus motivés et les plus instigateurs pour scander des slogans anti « police économique », anti Majidi, anti Himma… considérés comme les représentants les plus fidèles de la bourgeoisie bureaucratique qui constitue dans l’étape actuelle le premier ennemi de classe de la bourgeoisie libérale, qui subit un blocus économique et resserrement de ses intérêts de la part de la bourgeoisie bureaucratique qui domine l’appareil de l’Etat.

La présence de cette classe au sein du Mouvement 20 février n’est pas seulement politique, mais aussi c’est une présence idéologique. Elle partage avec la haute sphère de la petite bourgeoisie la tâche de défendre le soit disons « lutte pacifique » et « civilisé » et fait dominer l’illusion d’une possibilité des changements pour l’intérêt du peuple sous la structure de classe établie.

La défense des représentants politiques de cette classe du slogan « la monarchie parlementaire » est due à la conviction de cette classe du rôle que pourrait jouer la monarchie pour la sauvegarde de ses intérêts de classe. Pour elle le renversement de cette institution réactionnaire signifie la possibilité de sa ruine et mener le Maroc à une étape menaçant sa stabilité, ce qui provoquerait le recul des ses activités économiques et la baisse des taux de profits qui spolient du travail des ouvriers et ouvrières et le reste de la classe laborieuse. C’est pour cette raison qu’on trouve que les représentants idéologiques et politiques sont ceux qui répandent des discours tel que « le roi est sincère et son environnement pourri », et que l’absence de l’institution royale peut menacer l’unité du Maroc …

Malgré la répression qu’elle subit par la coalition de classe dominante surtout la bourgeoisie bureaucratique et compradore, c’est une classe oscillante qui préfère les compromis et la traîtrise surtout si les luttes de masse se développent et leur combativité croisse.

Directement après le discours du roi le 9 mars, les représentants de cette classe proclament la nécessité d’attendre ce que surviendra des travaux de « la commission de la révision de la constitution » que le roi a nommée. Et ils oeuvrent à freiner tout développement combatif et populaire du mouvement de 20 février. Ils continuent à être présents au sein du mouvement non pas pour développer le mouvement, mais seulement pour faire pression dans le but d’arracher des bénéfices et garantir qu’ils puissent continuer dans le mouvement si les réformes engagées ne satisfassent ses intérêts de classe et ouvre devant eux le champ pour se développer et accumuler le capital.

A côté de la bourgeoisie libérale, on trouve quelques fractions de la grande bourgeoisie qui voient que la forme du pouvoir politique est une entrave pour son développement et la cause de sa crise permanente. Cette classe est représentée politiquement au sein du mouvement 20 février par les forces obscurantistes qui ont pu, à cause de l’absence d’une perspective révolutionnaire authentique, dominer sur de très larges masse populaires en exploitant la religion comme couverture de ses intérêts de classe. La présence de cette catégorie sociale au sein du mouvement 20 février se fait principalement à travers « Al Adl Wal Ihsane », qui a déclaré son engagement dans le mouvement avec une perspective qui va au-delà de « la monarchie parlementaire ». Même si cette classe s’appuie sur une base sociale issue essentiellement de la classe laborieuse, son projet politique ne sert que l’intensification de l’exploitation et l’oppression et l’accumulation du capital sur le compte des ouvriers sous couvert de la religion qui justifie l’oppression, l’exploitation et les inégalités.

Les forces obscurantistes sont l’expression la plus concentrée du penchant fasciste de la bourgeoisie suffoquée par la crise. Pour elles, la religion forme la couverture idéologique parfaite pour brider les masses et l’intoxiquer pour qu’elles acceptent l’exploitation et la capitulation sous la bannière du « dieu distribue les richesses », et déformer la conscience des masses pour mettre fin à l’exploitation et la remplacer par « la solidarité sociale », Azakat,… C’est pour cela qu’on trouve qu’elles sont les plus haineuses et sanguinaires vis-à-vis toute ligne progressiste révolutionnaire qui élève la conscience des masses et la dirige pour à la victoire.

Au sein du mouvement 20 février, on trouve aussi la petite bourgeoisie avec son aile droite qui représente le haut d’échelle de cette classe et son aile gauche qui représente les intérêts de la classe inférieure. Les hautes sphères de la petite bourgeoisie scandent elles aussi « la monarchie parlementaire » et partagent avec la grande bourgeoisie libérale le même horizon et les mêmes buts généraux. Cette classe voit dans la grande bourgeoisie libérale son idole, son futur projet, et ses motivations de classe ; et elle justifie cette revendication par quoi le roi est le garant de l’unité du Maroc, et aller au-delà de ce seuil peut faire entrer le Maroc dans une impasse. Cette peur que cette classe exprime et essaie de répandre est le reflet direct de l’effroi de la petite bourgeoisie de sa ruine et sa prolétarisation. Les plus remarquables représentants de cette classe sont le PSU, le parti d’avant-garde et le Congrès Ittihadi. Sa défense du caractère pacifique du Mouvement du 20 février et son opposition à toute radicalisation du mouvement en lui donnant une dimension populaire est due à la conscience de cette classe de la contradiction de ses intérêts avec ceux des ouvriers, des pauvres paysans et le reste de la classe laborieuse.

La grande convergence des intérêts de cette classe avec ceux de la grande bourgeoisie libérale explique dans l’étape actuelle le rapprochement et l’enchevêtrement claire entre les slogans de ses représentants politiques et les alliances du terrain au sein du et en dehors du Mouvement.

Si cette situation est celle de la haute sphère de la petite bourgeoisie, alors en bas de l’échelle, les éléments laborieux ont une présence différente au sein du Mouvement du20 février. Le degré d’oppression de classe qu’ils endurent, et le degré de l’attaque économique et politique qu’ils subissent de façon permanente… fait qu’ils scandent des slogans plus « radicaux ». Mais, ils ne peuvent échapper aux illusions bourgeoises qui veulent changer leur condition sans toucher à la même structure de classe. Ces éléments revendiquent « l’assemblée constituante » et « une constitution démocratique et populaire ». Ils sont représentés par la voie démocratique et le courrant « Monadila ».

Certes, la revendication « de l’assemblée constituante » est plus avancée par rapport à « la monarchie parlementaire ». Dans une étape historique antérieure dépassée, le prolétariat avait mis en avant cette revendication, mais aujourd’hui, il reste un slogan qui n’est plus scientifique et ne peut même s’il est réalisé, servir les intérêts des masses populaire et même celles de la petite bourgeoisie, pour deux raisons :

D’une part, le slogan « l’assemblée constituante » que le prolétariat avait mis en avant à la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle, exigeait pour sa réalisation deux conditions qui sont le renversement de la monarchie et une réelle force pour imposer cette revendication.

Lénine s’était moqué de ce slogan lorsqu’il n’était pas lié aux conditions de sa réalisation. Dans son encadrement des slogans tactiques de la révolution de 1905, Lénine avait écrit : « les gens de l’Osvobojdénié… Ces derniers, font des phrases sur l'Assemblée « constituante » et ferment pudiquement les yeux sur le fait que la force et le pouvoir restent entre les mains du tsar; ils oublient que pour « constituer », il faut la force pour constituer,» et il ajoute ailleurs qu’ « aussi longtemps que le pouvoir restera entre les mains du tsar, toutes les décisions de tous les représentants, quels qu'ils soient, se réduiront à des bavardages aussi creux et aussi pitoyables… » (Deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique).

Pour Lénine, le porte parole du prolétariat révolutionnaire, l’assemblée constituante ne peut être que le résultat d’une insurrection populaire armée. Dans son commentaire du troisième congrès, il a insisté sur le fait que « seul un gouvernement révolutionnaire provisoire, qui serait l'organe de l'insurrection populaire victorieuse, est capable d'assurer la liberté complète de l’agitation électorale et de convoquer une assemblée exprimant réellement la volonté du peuple. Cette thèse est-elle juste ? Celui qui s'aviserait de la contester devrait soutenir que le gouvernement du tsar peut ne pas tendre la main à la réaction, qu'il est capable de rester neutre dans les élections, qu'il peut se soucier de l'expression véritable de la volonté du peuple. »

C’est ainsi que Lénine avait posé la question il y a cent ans. Les révolutionnaires marocains aussi ont traité la question en répondant aux clameurs des réformistes sur l’assemblée constituante avec ces mots :

« Si le conseil constituant s’est tenu dans les conditions de la domination de classe réactionnaire, alors ce conseil là, soit il adoptera des lois réactionnaires garantissant la pratique démocratique de la réaction seulement, et dans ce cas le conseil constituant légitimera l’emprise réactionnaire et sa domination politique, économique et culturelle ; soit ce conseil légiféra des lois qui ne s’appliqueraient pas ; sinon, il massacrera les députés après que les conditions qui ont imposé à la réaction d’accepter la convocation d’un tel conseil.

Alors si l’objectif de la convocation du conseil constituant après le démantèlement du pouvoir des nouveaux colons et comprador et la construction du pouvoir national démocratique, alors le principal slogan sera à ce moment là la destruction du pouvoir des nouveaux colons et comprador et l’édification de la république démocratique populaire. Le nouvel pouvoir révolutionnaire oeuvrera à la convocation du conseil constituant pour élaborer des nouvelles lois adaptées aux nouvelles conditions politiques qui sera une tâche nécessaire, mais ce serait une tâche secondaire par rapport au renversement du pouvoir de la réaction et l’édification à sa place du pouvoir révolutionnaire. » (Notre démocratie et leur démocratie 1979)

Les camarades qui scandent dans les circonstances actuelles du Maroc, et dans les rapports de forces de classe actuelles le slogan « le conseil constituant » sans le lier aux conditions de sa réalisation, ces camarades répandent les illusions parmi les masses et se font des illusions sur la possibilité de sa réalisation sous la domination du régime de la bourgeoisie bureaucratique et comprador. Ils présentent ainsi au régime une issue dans le cas du développement du mouvement et sa radicalisation. Le régime ne trouvera pas d’inconvénient à l’élection du « conseil constituant » dans les conditions actuelles. La revendication et le slogan du « conseil constituant » n’est pas seulement inapproprié à la lumière de ce que nous avons dis ci-dessus, mais aussi parce que l’histoire a montré que cette revendication est dépassée considérée comme revendication du prolétariat, ce dernier restera impuissant pour maintenir ses intérêts et même dans le moindre seuil démocratique à travers « le conseil constituant » tel qu’il a été posé au 19ème siècle et le début du vingtième, où la révolution démocratique concevait l’édification de « la démocratie » dans sa forme bourgeoise classique.

Avec l’émergence des régimes semi coloniaux et semi féodales comme le Maroc produit historique du processus du développement de l’impérialisme, et sous le régime néo coloniale, seule « la nouvelle démocratie » peut conserver les intérêts du prolétariat et les intérêts du peuple et ouvrir des perspectives au développement historique de toute l’humanité ; et cette démocratie (la nouvelle démocratie) ne peut se réaliser sans une lutte violente, de longue durée et pénible que les masses mèneront pour détruire l’appareil de l’Etat des nouveaux colons, la prise du pouvoir et l’édification d’un nouvel Etat avec la force des armes, dans une guerre populaire prolongée.

Ce qui est arrivé en Tunisie et en Egypte est la preuve de ce que nous avançons. Tant que le pouvoir est aux mains de la bourgeoisie aujourd’hui signifie pratiquement le renouvellement de sa domination et le maintien de son contenu.

D’un point de vue politique et de classe, la révolution signifie le transfert du pouvoir d’une classe à une autre. A l’étape actuelle du développement de l’humanité, l’étape de la domination de l’impérialisme, aucune classe ne peut prendre le pouvoir politique et satisfaire les revendications du peuple sans la classe ouvrière et ses alliés objectifs, et ce que signifie politiquement… le renversement de la bourgeoisie bureaucratique et comprador dans les pays dépendants et la construction de la république de la nouvelle démocratie. Vu la nature semi féodale et semi coloniale des régimes dépendants de l’impérialisme où la bourgeoisie compradore, la bourgeoisie bureaucratique et les grands propriétaires terriens dominent, il n’y a pas de possibilité d’une évolution et d’un véritable changement démocratique qui servent les intérêts de toutes les classes du peuple, y compris la bourgeoisie nationale, sans la destruction du pouvoir de la bourgeoisie bureaucratique, la bourgeoisie comprador et les grands propriétaires terriens, imposer la solution démocratique de la question paysanne et instaurer la liberté politique. Aucune classe ne peut imposer cette solution sans la classe ouvrière avec son parti communiste révolutionnaire et dans le cadre de son alliance avec le reste des classes du peuple à leur tête les paysans pauvres. L’époque de la démocratie bourgeoise classique où la bourgeoisie nationale peut jouer un rôle révolutionnaire et progressiste à travers sa domination de classe a connu sa fin historique lors de la première guerre mondiale. Une nouvelle époque a commencé. L’époque de la nouvelle démocratie expression de la dictature du prolétariat, des paysans pauvres et les autres classes du peuple révolutionnaire. La construction de l’Etat de la nouvelle démocratie, c à d l’Etat nationale démocratique populaire considérée comme l’Etat de la dictature unifiée des classes du peuple révolutionnaire sous la direction du prolétariat se construit à travers le front révolutionnaire unifié qui forme le cadre de cette alliance et cette unité, dans une guerre populaire prolongée qui détruira l’Etat des nouveaux colons.

Revendiquer « le conseil constituant » sous la domination du pouvoir absolu et dans les conditions des rapports de forces actuelles n’est autre que le détournement de la revendication du prolétariat et le reste des masses populaires pour renverser la monarchie et construire la démocratie populaire, expression de la croyance petite bourgeoise de la possibilité de réformer ce régime pourri agent de l’impérialisme.

Donc, quelle position devrait avoir la classe ouvrière vis-à-vis le mouvement 20 février ? Et avec quel contenu et quelles formes les communistes peuvent exprimer les intérêts immédiats et stratégiques de la classe ouvrière au sein du mouvement 20 février ? Cette question est d’une grande importance parce qu’elle représente la boussole de tout courrant de gauche révolutionnaire dans notre pays.

Mais la réponse à cette question suppose premièrement la détermination de l’étape actuelle du processus révolutionnaire dans notre pays, la condition du mouvement 20 février et l’encadrement de nos tâches sur la base des tâches généraux que cette étape impose ?

La science du marxisme-léninisme-maoisme nous enseigne que le processus de la révolution passe par trois étapes essentielles : l’étape de la défense stratégique ; l’étape de l’équilibre stratégique ; et l’étape de l’offensive stratégique. Toutes ces étapes sont l’expression en dernière analyse des rapports de forces de classe entre le prolétariat et ses alliés objectifs d’une part et les classes exploiteuses d’autre part.

L’étape de la défense stratégique est déterminée principalement par le déséquilibre des rapports de force de classe en faveur des ennemis du peuple, et le but de cette étape est l’équilibre de ce rapport pour préparer l’offensive stratégique, où la tâche deviendrait la prise du pouvoir politique par le prolétariat.

La révolution aujourd’hui au Maroc, et au vu des rapports de force de classe actuelle est certainement dans sa première étape –l’étape de la défense stratégique-, où toutes les tâches sont le dépassement des points faibles de la gauche révolutionnaire et la consolidation de ses points forts ; et en parallèle l’approfondissement des points faibles de l’ennemi de classe, et le démantèlement ses points forts pour arriver à l’équilibre stratégique.

Cependant, l’étape de la défense stratégique ne se résume pas seulement à la défense passive et se clouer à la défense devant les attaques de l’ennemi. A l’étape de la défense stratégique, les conditions de classe et politiques imposent la nécessité des attaques, mais ces attaques ont seulement pour objectif le renforcement des positions du prolétariat et ses alliés et affaiblir les positions de l’ennemi de classe. Le mouvement 20 février a crée de telles conditions et une telle nécessité, c à d la nécessité d’une offensive organisée. Néanmoins et pour ne pas capituler devant les illusions, les objectifs de cette offensive doivent être clairs. Cet instant historique du développement de la lutte des classes dans notre pays incombent à la gauche révolutionnaire d’une part le renforcement de la lutte et doubler les efforts pour dépasser ses points faibles et consolider ses points forts ; d’autre part l’affaiblissement de l’ennemi de classe …

Le mérite du mouvement 20 février  est qu’il a pu déclencher une forte dynamique militante en élevant le niveau de la lutte de classe et lui donnant de nouvelles dimensions. Ce jeune mouvement a pu assumer les revendications de la plupart des luttes du peuple marocain, allant de pures revendications économiques en arrivant aux revendications politiques claires, à leur tête la liberté politique.

L’une des tâches immédiates qui reflèterait ce contenu est la nécessité d’incorporer la ligne révolutionnaire à de nouveaux champs de la lutte de classe et y développer la résistance populaire ; la nécessité de créer des points d’appui au sein de la classe ouvrière, les paysans pauvres, et dans les quartiers populaires. L’influence de la gauche révolutionnaire est restée historiquement dans la plupart du temps au sein de la jeunesse estudiantine, c’est un champ important, stratégique et déterminant dans la lutte révolutionnaire, mais il reste en dernière instance insuffisant. Il faut profiter de cet instant historique que le mouvement 20 février a crée pour organiser les ouvriers et ouvrières, organiser les paysans pauvres et les masses populaires dans les quartiers populaires et développer un mouvement féministe populaire combatif.

Cela incombe aux révolutionnaires la concentration des efforts pour construire les comités populaires et les comités de la défense du peuple partout et dans tous les domaines. Aussi, cela exige la nécessité de la consolidation du travail commun et la réflexion sérieuse à œuvrer pour l’unité de la gauche révolutionnaire ou au moins unifier son action à travers un front révolutionnaire avec un programme politique claire et ambitieux. Encore faut il travailler à l’engagement du mouvement étudiant, du mouvement des élèves et lycéens et du mouvement des chômeurs dans le mouvement 20 février avec des slogans clairs comme « le retrait du plan d’urgence », « la loi de finance », « le droit à la légitimité et à l’organisation », « la liberté aux détenus politiques », « lever l’interdiction de l’UNEM »…

Il faut se concentrer sur la gauche, neutraliser les centristes, et s’attaquer à la droite. Cette thèse est notre directive dans cette étape. Et il faut savoir l’appliquer dans chaque instant sans tomber ni dans le droitisme, ni dans le gauchisme.

Quant aux nos slogans au sein mouvement 20 février, nous pensons qu’il faut qu’ils suivent deux principaux orientations :

Comme première orientation, se concentrer sur les revendications en rapport avec la vie économique et matérielles des masses populaires, ces revendications que nous défendions dans nos luttes au sein des coordinations de la lutte contre la cherté et la dégradation des services publiques.

 

La lutte contre la privatisation dans toutes ses formes ;

 

La lutte pour la chute de la charte nationale de l’éducation et de l’enseignement et le plan d’urgence… ;

 

La lutte pour le droit au travail pour tous les marocains et l’abolition de toutes les lois privant ce droit ;

 

La lutte pour l’augmentation des salaires et l’appui aux paysans pauvres… ;

 

La lutte pour le droit au logement


Une deuxième orientation portant sur les revendications politiques et démocratiques en premier lieu la liberté politique et syndicale, ce qui signifie :

 

L’abolition de la loi de terrorisme, la loi de presse, la loi des partis politiques, le projet de loi sur la grève et autres lois qui privent les libertés et qui forment l’une des appuis du régime réactionnaire de l’oppression et de la répression ;

 

La lutte pour que l’amazigh devienne une langue officielle à côté de la langue arabe. La lutte sur ce front n’est pas seulement une tâche démocratique, mais entre aussi dans l’affrontement des ennemis du peuple, ces courants fascistes qui oeuvrent à déformer la conscience des masses populaires et briser l’unité du peuple marocain ;

 

La lutte pour l’égalité complète entre l’homme et la femme à tous les niveaux. Les femmes du peuple marocain ont prouvé leur disposition à la lutte, et qu’elles sont une source d’énergie qui doit cumuler vers le développement d’un mouvement féministe populaire combattant, où les femmes peuvent faire pression sur la réaction et arracher des acquis d’une part et créer un champ pour développer des militantes dirigeantes de la lutte de notre peuple contre l’exploitation d’autre part et dépasser les thèses réformistes et bourgeoises.

 

La nécessité de la défense de la laïcité et la séparation de la religion de l’Etat. Cette revendication et ce slogan forme d’une part une attaque sur l’une des piliers du régime établi au Maroc qui essaie de substituer l’absence d’une légitimité populaire par une légitimité appuyé sur la religion et « l’Emirat des fidèles » ; d’autre part, pour entraver le chemin aux forces obscurantistes et isoler ses thèses fascistes ;

 

La liberté aux détenus politiques et lever les poursuites judiciaires à l’encontre des militant(e)s, et interpellation des tortionnaires et des assassins des martyrs du peuple marocain.…


L’appréciation de l’instant politique actuelle de la lutte des classes dans notre pays est une tâche importante pour la gauche révolutionnaire. Aussi, c’est important de saisir et observer cet instant pour agir de façon consciente et organisée. Savoir élaborer des slogans appropriés à chaque instant. Savoir exploiter cette dynamique militante pourrait faire avancer le travail et la lutte des révolutionnaires des pas gigantesques et réaliser pour les classes populaires une véritable victoire dont elles ont besoin après des décennies de défaites, mais on répéterait avec Lénine :

« Dans quelle mesure cette victoire est probable, cela est une autre question. Nous ne sommes pas du tout enclins à un optimisme inconsidéré à cet égard; nous n'oublions nullement les extrêmes difficultés de cette tâche; mais, en allant au combat, nous devons souhaiter la victoire et savoir indiquer le vrai chemin qui y conduit. Les tendances pouvant nous amener à cette victoire se manifestent incontestablement.

Il est vrai que notre influence, l’influence social-démocrate sur la masse du prolétariat, est encore très, très insuffisante; l'action révolutionnaire exercée sur la masse paysanne est absolument infime : la dispersion, le manque de culture, l'ignorance du prolétariat et surtout de la paysannerie, sont encore effroyables. Mais la révolution fait un rapide d'éducation et de rassemblement. Chacun de ses progrès réveille la masse et l'attire avec une force irrésistible précisément vers le programme révolutionnaire, le seul qui exprime intégralement et de façon conséquente ses intérêts réels et vitaux. »

Khalid Elmahdi

 

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  http://demari.blog.lemonde.fr/files/2011/02/2011_02_20_maroc.1298229737.jpg

 

 

 

 

 

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 13:51

 

Le pouvoir aux Comités Populaires ! Sous leur contrôle, élection immédiate de la Constituante ! Gouvernement populaire révolutionnaire, sans représentant du système Ben Ali, ni RCDiste ni pseudo "opposant" !

 

Révolution tunisienne, deuxième round ?

Un couvre-feu d'une durée indéterminée a été décrété à Tunis et dans sa banlieue. En cause : les pillages et les émeutes de ces derniers jours, motivées par une théorie du complot contre-révolutionnaire, elle-même popularisée par l'ancien ministre Farhat Rajhi...

La Tunisie connaîtrait-elle une nouvelle phase de sa révolution ? Un couvre-feu nocturne courant de 21 heures à 5 heures (22 heures à 06 heures GMT) a été décrété samedi soir à Tunis et dans sa banlieue. Une décision prise pour une durée indéterminée, et qui se justifie par plusieurs jours de violences et de pillages dans la capitale et sa banlieue, selon les ministères de la Défense et de l'Intérieur cités par l'agence officielle TAP.

Aucune déclaration du gouvernement n'a accompagné cette annonce. Le journal télévisé s'est même ouvert vendredi soir sur la situation sécuritaire à la frontière libyenne, et a complétement occulté les émeutes populaires secouant le pays suite aux déclarations de l'ancien ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, le 5 mai dernier. Lequel accusait le gouvernement de comploter pour la contre-révolution avec l'armée et l'ancien parti de Ben Ali (le Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD).

Les militaires chassés à coup de pierre

Les 70 personnalités qui participent au « voyage du jasmin », organisé par l’Office national du tourisme tunisien pour le lancement de sa campagne de promotion qui met en avant, avec humour, la révolution tunisienne, risquent donc d'être servis. Depuis plus de 24 heures, des affrontements ont paralysé le centre de Tunis, certains quartiers périphériques de la capitale comme celui du Kram mais également plusieurs villes de l’intérieur du pays comme Sfax, Kairouan, Métaloui, où un couvre feu a également été instauré, et Kébili, où la population pourchasse les militaires à coups de pierres.

Les propos de Farhat Rajhi, qui n'apportait aucune preuve de ce qu'il avançait et a été démis de ses fonctions à la tête du Haut comité des droits de l'Homme et des libertés fondamentales (HCDHLF), ont donc eu beaucoup d'échos. De fait, sa théorie du complot semble apporter une réponse claire aux nombreuses interrogations qui agitent les Tunisiens à cause de l’absence de communication du gouvernement. Et les manifestants ont visiblement durci le ton en s’en prenant ouvertement aux forces de l’ordre, qui répliquent avec une violence jamais vue depuis la chute de Ben Ali, le 14 janvier dernier.

L'homme providentiel

À tel point que le gouvernement a dû présenter ses excuses suite à la violente répression d'une manifestation avenue Bourguiba, vendredi dernier à Tunis. Comme durant les semaines qui ont suivi le 14 janvier, au centre de Tunis, les commerces ont baissé leurs rideaux.  Un match de football au stade de Radès a tourné à l’émeute. Des combats continuent à la frontière libyenne. Dans tout le pays, la situation est extrêmement confuse.

Se méfiant des manipulations, de nombreux Tunisiens s’interrogent sur le fait que ces turbulences ont empêché le déroulement à Tunis de la plus importante manifestation organisée contre les islamistes. Mais aussi sur une troublante coïncidence entre ces événements et le premier jugement rendu contre un membre de l’ancien clan au pouvoir : Imed Trabelsi, neveu de Leila Ben Ali, poursuivi pour usage de drogue et condamné à deux ans de prison ferme. Se pourrait-il qu'il y ait vraiment, tapi dans l'ombre, un « sauveur de la nation » prêt à profiter de l’instabilité actuelle de la Tunisie ?

 

Tunisie : une deuxième révolution est en route

Freedom for Tunisian People !

Le peuple Tunisien n’en peut plus !
Les restes de Ben Ali, les sbires de Ben Ali, les complices de Ben Ali sont toujours là et sont toujours aux commandes !
A peu près 2000 personnes ( pas plus) sont entrain de pourrir la vie de 10.000.000 de tunisiens ! 2000 connards et salopards, anciens criminels et agents de dictateur veulent nous tenir en otage, et nous ramener encore là où on était , c’est-à-dire sous une dictature sanguinaire où notre liberté et dignité sera la propriété exclusive des services de sécurité ( police politique, police de sûreté d’état …etc) , ils la bafouent quand ils veulent, et ils nous en privent quand bon leurs semble…
Et parce que le peuple tunisien n’est pas mois courageux que le peuple libyen, n’est pas moins intelligent que le peuple égyptien, une deuxième révolution est plus que nécessaire !
Le gouvernement actuel, ainsi que les gouvernements précédents ne sont qu’une misérable comédie, destinée à faire gober au peuple tunisien que les choses ont changé, or en réalité RIEN n’a changé :
- La police attaque les manifestants pacifiques, harcèle les journalistes, protègent les corrompus, ferment les yeux sur les vrais criminels et reçoivent toujours leurs ordres de la bande de Ben Ali.
- Aucun cadre du ministère de l’intérieur qui ont commis durant des années des crimes de tortures, de viols, de vols, de campagnes de terreurs n’a été questionné ou inquiété !
- Aucun policier ou cadre du ministère de l’intérieur n’a été questionné sur les meurtres qui ont été commis lors de la révolution : au contraire le gouvernement s’acharne à nous expliquer qu’il n’y a pas eu de snipers ?!?!?
- La police ne sait pas protéger les prisons ni les stades, ni les rues mais par contre elle sait se montrer présente par milliers dés lors qu’il s’agit d’une manifestation pacifique visant à démasquer le système politique pourri.
- La police ne sait pas arrêter les fouteurs des troubles qui sèment la zizanie entre tribus du sud ouest tunisien, par contre ils sont capables d’attaquer des journaux, de tabasser des journalistes et de voler tout contenu journalistique dénonçant ce qui se passe
- Les politiciens en place, et en premier lieu le président par intérim ainsi que le premier ministre veulent à tout prix éviter que l’ancien régime de Ben Ali soit jugé, ou même montré du doigt : Ils veulent que les RCDistes se présentent ( et gagnent) aux élections, il veulent que le conseil de protection de la révolution se taise et
- Le système judiciaire est toujours le même : aucun juge pourri n’a été déchu , au contraire : les juges de Ben Ali ont été promu dans des postes clef du système judiciaire .
- Aucun ministre, aucun haut cadre n’a été jugé ou questionné sur les immenses fortunes et les innombrables abus qu’ils aient commis : par contre ils veulent nous faire croire que seul Ben Ali et sa famille volaient et pillaient.
Pour toutes ces raisons, et parce qu’on on n’est pas moins intelligent que le peuple Egyptien, on veut que le système judiciaire se charge du régime de Ben Ali et de sa Police.
C’est pour cela qu’on va redescendre massivement dans les rue jusqu’à ce que toute cette pourriture disparaisse et qu’on récupère un pays propre et clean de cette bande de mafieux corrompu.

Pour toutes ces raisons et parce qu’on n’est pas moins courageux que le peuple libyen, on va redescendre dans les rue sans craindre la machine policière de Ben Ali et de ses restes. Et cette fois, on ira jusqu’au bout !
Cette bande de mafieux-corrompu ne peut pas s’empêcher d’empoisonner nos vie, ils savent pas disparaitre et nous laisser tranquilles, ils tiennent à nous pourrir la vie encore et encore .. Mais cette fois on va leur dire NON ! NON NON ! quoi qu’il en soit le prix, avec le sang et la sueur on va le payer !

 

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Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb
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Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 19:29

 

Les étudiants de la voie démocratique basiste sont des militants au sein de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc (UNEM). Ces étudiants, qui défendent une perspective révolutionnaire ont mené de nombreuses luttes pour la gratuité de l’enseignement, des services publics  et pour le refus de leur privatisation. Ces batailles ont été menées sous le mot d’ordre : « la gratuité de l’enseignement ou le martyre » ! Mais le régime réactionnaire, semi-féodal et semi-colonial de Mohamed VI ne l’entend pas ainsi.

 

Certaines de ces arrestations ont eu lieu le 14 mai 2008, jour qui a été marqué par une révolte historique des étudiants de l’université Cadi Ayyad Marrakech.  Ces étudiants avaient organisé plusieurs manifestations vers l’extérieur de l’université en se joignant  aux masses populaires, pour obtenir la libération des détenu(e)s politiques, l’amélioration des  conditions de vie (prix des produits d’alimentation, et des logements), l’obtention de bourses et pour mettre fin au campement des forces de répression à l’université.

 

Le régime a alors entamé une large opération pour éradiquer le mouvement : arrestations, enlèvements, torture et prison ont été les seules réponses.

 

Les premiers victimes ont été un groupe d’étudiants composé de 7 militants arrêté le 14 mai 2008 et un deuxième groupe de 11 militants (groupe de Zahra BOUDKOUR)  arrêté le 15 mai dont deux d’entre eux sont encore en prison ( Mourad CHOUINI : 4 ans de prison à Essaouira et Khalid MIFTAH : 3 ans de prison à Marrakech).

En 2009 et 2010, depuis leurs prisons, ces militants n’ont cessé de se battre en déclenchant successivement 4 grèves de la faim. Dans la cité universitaire et les quartiers populaires de Marrakech des manifestations ont été organisées pour demander leur libération et exiger le renvoi des vigiles de sécurité privée de l’université et la levée de la militarisation du campus.            

Le 10 octobre 2010 les forces de répression ont kidnappé Youssef EL HAMDIA. Puis, deux jours après, cinq hommes encagoulés ont kidnappé la militante Ilham EL HASNOUNI dans sa maison à Essaouira devant les yeux de sa mère et de son frère.

 

Malgré la répression, les soulèvements dans les pays arabes ont apporté un nouveau souffle. Les militants de la voie démocratique basiste ont joué un rôle très actif dans ce qui s’est appelé au Maroc « le mouvement du 20 février 2011 ».

 

Mais soutenu par l’impérialisme Français, le régime réactionnaire marocain semble tenir d’une main de fer le pays. C’est pourquoi nous devons apporter notre soutien direct aux révolutionnaires Marocains, qui en ont plus que jamais besoin, en commençant par demander la libération des étudiants de l’UNEM et de la voie démocratique basiste actuellement prisonniers. Puis en lançant une campagne de solidarité qui ose dénoncer le régime marocain et ses alliés impérialistes Français.

Depuis le 23 février 8 militants ont à nouveau été arrêté : Loubna AFRIATE, Fatima Zahra FAIZ, Adbelhak ELTALHAOUI, Jalal KOUTBI, Mohamed EL AARBI JEDDI, Hicham EL MASKINI, Safae ISSAM.

 

Sans oublier les autres et ceux qui risquent d’être arrêté à tout moment.

 

 

    Mardi 10 mai 2011

12h pelouse de l'université

      (RER A - Nanterre université - pelouse)

 

http://img.over-blog.com/300x212/1/37/99/37/Liberte-et-liberte.jpg

 

 

 


Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 12:40

 

 

 


 

 

 


 

 

 

Nicholas Glais
PS : TIENS TIENS, voilà qu'au moment où ça bouge en masse, "AQMI" pointe le bout de son nez avec un attentat-suicide faisant 16 morts dont 6 français... Voilà qui tombe à pic pour envoyer un SOUTIEN MASSIF (policier, matériel, financier, de renseignement) au régime du Makhzen !

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 18:16

 

 

Ce derniers temps, ce n’est pas tant Servir le Peuple qui a « oublié » la Libye : ce sont plutôt les grands médias bourgeois qui n’en ont plus tellement parlé… semblant passés un peu à autre chose.

 

Il faut dire que la situation, comme nous l’avons dit depuis le départ, prête à interrogation. Ce qui se dégage, c’est l’impression d’une grande stagnation, d’une grande paralysie de la ‘croisade’ (copyright Guéant) contre le ‘Guide’ de Tripoli.

 

Voyons la situation, d’abord, au niveau du pilotage politique de l’opération. Une réunion du « Groupe de contact » à Doha, hier, a encore étalé les divergences de stratégie :

 

Source

Le «Groupe de contact sur la Libye», qui regroupe une vingtaine de pays, a insisté lors de sa première réunion mercredi à Doha sur un départ de Kadhafi comme moyen de parvenir à un règlement de la crise. Organisée par le Qatar et la Grande-Bretagne, cette rencontre visait à définir une solution politique à la crise libyenne.

Londres et Paris veulent une intervention plus musclée de l'Otan, tandis les Etats-Unis défendent l'action de l'Alliance, qui dirige les opérations alliées. Son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen, qui redoute un enlisement, maintient sa position selon laquelle il n'y a «pas de solution militaire» au conflit. Il appelle à «lancer un processus politique».

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a expliqué depuis Doha que le Groupe de contact souhaitait «(s')acheminer vers un cessez-le-feu, mais à condition que ce soit un vrai cessez-le-feu réellement contrôlé, pas simplement l'arrêt des tirs». Cela devrait comprendre «le retrait des troupes Kadhafi des villes qui ont été envahies et le retour de ses forces dans leurs casernes».

Outre une aide financière, le Groupe de contact a décidé de fournir un soutien «matériel» à la rébellion, en accord avec les résolutions 1970 et 1973 de l'ONU, qui prévoient notamment un embargo sur les armes. Mais l'interprétation de cette décision variait selon les interlocuteurs. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a évoqué la fourniture de moyens de communications, alors que son homologue italien Franco Frattini estime que «la résolution 1973 n'interdit pas de fournir des armes, des armes non offensives, des armes d'auto-défense». Rome avait déclaré avant la réunion qu'il fallait fournir aux insurgés «tous les moyens possibles pour leur défense». Une position récusée par la Belgique et les Pays-Bas.

Présent à la réunion, le responsable des relations extérieures du CNT, Ali al-Issaoui, a demandé à l'Otan d'intensifier ses frappes «contre les chars et les sites de lancement de missiles». Le CNT a aussi obtenu d'être reconnu comme le représentant «légitime» du peuple libyen.

Ainsi l’on voit que l’impérialisme italien, qui encore courant mars, défendait bec et ongles Kadhafi, a fini le 4 avril par reconnaître (pour ne pas insulter l’avenir ?) le Conseil de Transition comme « seul interlocuteur légitime » (selon le vocable consacré), avec à ce jour la France, le Qatar (bénéficiaire du premier contrat pétrolier avec l’insurrection) et… les Maldives ; et qu’il se propose même… d’armer les rebelles. Initiative rejetée immédiatement par les impérialistes belges et hollandais, et trouvant, finalement, une fin de non-recevoir BBR et british :

Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron ont fait le point mercredi soir sur la situation et leur stratégie en Libye, près d'un mois après le début des frappes aériennes de la coalition internationale. Ils ont manifesté leur accord pour accroître la «pression militaire» sur le régime Kadhafi. Le président français et le premier ministre britannique ont également plaidé pour un soutien accru à l'opposition libyenne regroupée au sein du Conseil national de transition (CNT), qui «incarne seul les espoirs du peuple libyen» et «représente toutes les tendances» de l'opposition, selon l'Elysée. «Il est très important qu'il sente que la communauté internationale le soutient».

Evoquant les appels lancés par le CNT pour que la coalition lui fournisse des armes, l'entourage du chef de l'Etat a fait savoir que la France avait décidé de ne pas y répondre. «Ça ne veut pas dire que n'avons pas de sympathie pour ceux qui le font, mais la France ne le fait pas», a-t-on commenté.

Pour autant, si l’Italie a fourni 4 ( !) chasseurs à la coalition, ceux-ci n’ont toujours pas mené la moindre mission. La coalition dont les leaders, français et britanniques, pressent l’OTAN d’intensifier l’offensive… et se voient opposer par son Sec’Gén’, l’impérialiste danois Rasmussen, que la crise libyenne « n’a pas de solution militaire » mais seulement politique.

 

Il se dégage donc, comme depuis le départ à vrai dire, une impression de grande cacophonie, de grand cafouillage entre les « alliés » impérialistes de l’OTAN.

Une confusion qui montre les contradictions non seulement inter-impérialistes, mais INTRA-impérialistes, au sein même de chaque bourgeoisie impérialiste.

 

Au dernières nouvelles, Juppé a rencontré Westerwelle, son homologue allemand, histoire de rappeler que les « différences de vue » sur le dossier libyen (la France est le chef de file de l’intervention, l’Allemagne s’est abstenue à l’ONU…) ne remettaient pas en cause le bloc impérialiste Paris-Berlin.

 

Et sur le terrain ? Le front semble s’être stabilisé près d’Ajbadiyah. Autrement dit, il n’a pas avancé d’un iota depuis que les premières frappes ont dégagé Benghazi de la contre-offensive kadhafiste (et du massacre annoncé).

Autre bastion des tribus insurgées, Misrata, assiégée, agonise ; et dénonce la faiblesse de l’appui aérien des « croisé humanitaires ».

 

C’est militairement extrêmement surprenant : en 1991 et (rebelote) en 2003, les armées occidentales sont venues à bout en 15-20 jours de l’armée de Saddam Hussein. L’armée de Kadhafi est 20 fois inférieure militairement, elle est coupé en deux (une bonne partie a rejoint les tribus insurgées), et pourtant… elle résiste, le conflit « s’enlise » et le front reste stable. Décidément, si comme le clament d’aucuns, les insurgés sont dès le départ des « agents de l’impérialisme »… avis aux prochains candidats « agents de l’impérialisme » à travers le monde !

 

L’impression qui en ressort, c’est une totale absence de volonté politique (et donc militaire) d’écraser militairement Kadhafi, ce que les deux premières armées d’Europe pourraient faire en quelques jours. Absence de volonté exprimée clairement par le SG de l’OTAN. Les impérialismes, on l’a dit, sont non seulement divisés entre eux, mais en leur propre sein. Si l’on en cherche les raisons, elles sont faciles à trouver : il y a bien sûr tous ceux qui faisaient de juteuses affaires avec le régime… et puis, même si la menace d’une révolution démocratique-populaire anti-impérialiste est faible ou nulle (il n’y a pas d’organisation même ‘marxisante’ d'importance en Libye), la menace d’un Etat islamique incontrôlable, d’une Somalie nord-africaine, du retour de la piraterie barbaresque en Méditerranée, est quand à elle bien réelle.

 

Il n’est pas possible, en l’absence de plus d’éléments, de porter des affirmations catégoriques. Mais SLP tend à se renforcer dans sa conviction, que ce à quoi l’on assiste est bien une guerre de com : on se rachète à peu de frais (quelques sorties aériennes, on largue quelques bombes, oups ! 3 victimes collatérales…) une « virginité » morale devant les « opinions » arabes et les minorités arabes (et plus largement, de culture musulmane) en Occident. On cherche un moyen de débarquer le clan Kadhafi, son empire financier et son armée privée, au besoin avec un parachute doré. Mais pas question de créer le « chaos » (traduire : un foyer d’infection anti-occidental) là où il y avait un régime stable et « pivot » du contrôle impérialiste en Afrique. D’où les plus grandes victoires célébrées par la coalition : les ralliements d’éléments du régime.

 

Et donc, comme on l’a déjà dit, que les « anti-impérialistes » campistes et leurs « alliés surprise » ultra-gauchistes se sont complètement montés le bourrichon. Au moins les anti-impérialistes ont-ils le mérite de la constance : ils ont toujours considéré Kadhafi comme un révolutionnaire, qui s’est un peu égaré ces dernières années. On ne peut pas en dire autant, de ceux qui hier le qualifiaient de pire fasciste, et aujourd’hui souhaitent sa victoire.

 

Curieusement, depuis décembre dernier, on a beaucoup moins entendu tout ce beau monde sur la Côte d’Ivoire. Vous comprenez, ce Gbagbo, ce fasciste ethnique, ses milices, ses charniers, et Le Pen qui le défend (ce qui est faux, Gbagbo a des soutiens troubles mais le FN refuse de prendre position et s’inquiète simplement du sort des ‘expats’-colons hexagonaux)… C’est pourtant, là-bas, une toute autre partie qui se joue : 2.300 morts en une seule nuit, du 4 au 5 avril, lors de la conquête d’Abidjan par les forces « républicaines » et impérialistes Licorne-ONUCI. Dans le but d’imposer le pantin FMIste d’une coalition (globalement, l’Occident européen et nord-américain) contre un trouble fête souverainiste se rapprochant dangereusement de Pékin, Moscou, des « BRIC », des ambitions continentales sud-africaines.

CELA, c’est une guerre d’extermination, comme celle des impérialistes US en Irak ou des fascistes sionistes à Gaza. On a ainsi bombardé délibérément un dépôt de munition des FDS de Gbagbo, sachant que les munitions explosant à leur tour allaient ravager les quartiers alentours (et les pro-Gbagbo ne stockent pas leurs munitions dans les quartiers pro-Ouattara, bien entendu…). C’est l’Irak BBR ; dans le plus total silence des grands médias monopolistes hexagonaux.

En Libye, d’après les informations qu’on en a, ce n’est pas une guerre d’extermination (à moins qu’on nous cache tout et qu'on nous dise rien, diront nos amis conspirationnistes...).

 

Bien sûr, SLP l’a X fois expliqué, l’intervention impérialiste est une récupération et une confiscation honteuses (après avoir baisé la main de Kadhafi pendant des années) de la colère du Peuple et de la jeunesse, et doit être dénoncée comme telle. Bien sûr, les impérialistes essaient ainsi de garder sous contrôle, une situation loin de l’être au début. Bien sûr, pour les impérialistes, les « droits de l’homme » nouveau nom de la « civilisation » ne peuvent que s’importer des contrées « civilisées » d’Occident, à coup de bombes « libératrices » qui feront leur lot de dommages collatéraux (mais vous comprenez, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs…).

Mais tout cela ne justifie pas, ne justifiera jamais l’union sacrée derrière un oppresseur de son Peuple et de millions d’immigré-e-s africain-e-s, jamais que l’on souhaite la victoire d’un traître à la libération arabe et à l’anti-impérialisme ; celui qui a livré Hachem el-Atta, le jeune officier communiste soudanais, au tyran pro-impérialiste Numeyri ; celui qui conseillait aux dirigeants palestiniens, assiégés par les sionistes à Beyrouth, de… se suicider ; celui qui aida Foccart et Chirac à faire liquider SANKARA par le traître innommable Compaoré, avant d’armer et financer les hordes de Taylor, Johnson et Sankoh à l’assaut du Libéria et de la Sierra Leone.

 

Servir le Peuple souhaite la défaite de Mouammar al-Kadhafi et de son clan. Ne serait-ce que parce que le contraire serait complètement ridicule : il faut arrêter de fantasmer partout sur des « Stalingrad », que les armées de compradores semi-coloniaux sont incapables d’infliger à des armées impérialistes*. Puis, SLP souhaite que, dès cette défaite actée, les éléments les plus avancés du Peuple retournent leurs armes contre les « libérateurs » impérialistes et leurs marionnettes ex-kadhafistes retournées (ou vieux monarchistes made in CIA). Les forces à même de le faire existent. N’est-ce pas ce qui s’est passé en Irak, où finalement, les nostalgiques de Saddam étaient une toute petite partie de la résistance ? N’est-ce pas ce qui s’est passé aux Philippines, après la "libération" US de 1898 (et encore de 1945, lors de la "libération" de l'occupation japonaise) ? Ou encore, après la "libération" franco-anglaise du Proche-Orient de la domination ottomane, en 1918 ?

 

Certains nous diront, sans doute, que « c’est exactement ce que disaient les trotskystes, au sujet de l’invasion par les nazis de l’URSS de Staline ». Nous leur répondrons simplement, sans idolâtrie masturbatoire particulière pour l’oncle Jo, que comparer Kadhafi à Staline, il faut quand même oser

 

 

http://www.come4news.com/images/users/3692/libye_guerre.jpg

 

* Seule le peut la GUERRE DU PEUPLE et la solidarité internationaliste avec celle-ci, principalement dans les pays impérialistes agresseurs. Comme au Vietnam. Mais comment construire la solidarité internationaliste, à commencer par les masses d'origine nord-africaine en Europe, sur le mot d'ordre "Victoire à Kadhafi" ??? Que celui ou celle qui a la réponse nous en fasse part...

 

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Maghreb
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V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

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La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

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