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Pachamama

Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 19:13
Le rassemblement de la Maddalena di Chiomonte attaqué !
 
Juillet 2001 - Juin 2011 : par cette véritable opération de guerre dans le Val de Suse, Maroni (ministre de l'Intérieur, Ligue du Nord - NDLR) ouvre les "célébrations" du dixième anniversaire de la Diaz et de Bolzaneto (centres de détention et de torture des manifestant-e-s au G8 de Gênes - NDLR)

Rejetons cette agression criminelle !

Grève et mobilisation de solidarité dans toute l'Italie ! (note SLP : et de ce côté des Alpes aussi !!!)
  

A l'aube de ce matin, par un déploiement massif d'hommes et de moyens, le gouvernement a débuté l'évacuation de la République Libre de la Maddalena pour lancer les travaux de construction du chantier TAV.

Des centaines d'activistes, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes résistent en ce moment même dans une zone militarisée, sous les tirs de grenades lacrymogènes, et font face à des colonnes de bulldozers et de véhicules blindés.

Pour chacun d'entre eux/elles qui résiste à Chiomonte, 1000 peuvent et doivent se mobiliser à travers tout le pays.



Recueillir l'appel lancé par le mouvement NO TAV à la Fête de la FIOM :

* http://www.youtube.com/watch?v=0sU3cSzTG7M
* http://www.youtube.com/watch?v=o_uCWtCUpLE


1. Que les organisations de la gauche syndicale, les syndicats autonomes et de base ordonnent la grève générale (comme l'a fait la CUB de la province de Turin) pour permettre la plus large mobilisation de solidarité possible, au niveau national. Ont les moyens de le faire : la FIOM, la CGIL fonction publique, l'USB...

2. Que les mouvements, les comités, les partis convoquent devant les préfectures des rassemblements de solidarité avec les résistants No TAV et de protestation contre l'opération de guerre lancée par la bande Berlusconi.

Communiquer les initiatives et mobilisations de solidarité à Radio Back Out de Turin (011-2495669), qui est en contact direct avec les résistants de No TAV.

Initiatives déjà programmées dans la journée d'aujourd'hui :

Naples : 18h30 rassemblement devant la Préfecture

Massa : 18h00 rassemblement devant la Préfecture

 
Mobilisation générale ! Non au TAV !

NON à l'Etat policier !

Longue vie à la République Libre de la Maddalena !

Chassons le gouvernement de criminels dirigé par Berlusconi ; la direction de notre pays doit être assumée par un gouvernement populaire d'urgence !

 

http://medea.noblogs.org/files/2011/06/31ott05.jpg

"Vous ne nous volerez pas l'avenir - No TAV"

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Pachamama - Communauté : Communisme - maoïsme (.org)
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 22:28

 

Greenpeace France

HNS-info

 

Des conflits ont éclatés en avril et en mai entre des compagnies d’exploitation du bois et des communautés forestières. Ces conflits se sont soldés par des interventions violentes de la police, des arrestations et, selon les premières informations, des exactions.

 

Les incidents se sont passés dans le groupement Yalisika en territoire de Bumba, dans la province de l’Équateur fin avril 2011. Un conflit a opposé des membres de la communauté Bosanga du village de Yalisika à la Siforco (la filiale congolaise du groupe Danzer). A la base de ce conflit, le non respect du cahier de charges signé depuis 2005 entre la communauté de Yalisika et la Siforco. La Siforco a fait appel aux forces de police, ce qui s’est soldé par une intervention violente : il a été rapporté à Greenpeace que des villageois ont été violemment battus ce qui aurait entraîné la mort d’une personne, Monsieur Moloma Tika Frédéric. Plusieurs femmes auraient également été violées tandis que des biens des villageois étaient détruits. Le dimanche 15 mai, Greenpeace a été informé que des villageois ont été battus et arrêtés par la police dans la zone d’Inongo (Province de Bandundu). Ces faits seraient liés, selon des sources fiables, à un conflit entre la communauté locale et la Sodefor (filiale congolaise du groupe enregistré au Lichtenstein, NST, NordSüdTimber). Sept personnes ont été en détention pendant plusieurs jours, dans des conditions considérées comme dégradantes, et sans que des charges claires ne soient retenues contre eux.

 

Une des principales causes de ces récurrents conflits violents est l’absence totale de plan d’utilisation des sols dans les forêts allouées à l’exploitation forestière. Il est urgent que le gouvernement de République Démocratique du Congo et la communauté des bailleurs de fonds s’engagent fermement pour un maintien du moratoire existant sur de nouvelles allocations de concessions forestières Les deux compagnies Sodefor et Siforco prétendent pratiquer une « gestion durable des forêts », soutenues par certains pays donateurs. Par exemple, en janvier, la Sodefor a obtenu un certificat FSC (Forest Stewardship Council- Controlled Wood certificate) pour des zones d’exploitation forestières où des conflits ont déjà eu lieu. Le 13 mai, Greenpeace international a déposé une plainte officielle auprès du FSC pour que le label se dissocie de la compagnie Sodefor, en accord avec ses propres règles. Depuis plusieurs mois, Greenpeace a demandé au FSC à suspendre toute décision sur de nouveaux certificats du label à des exploitations forestières dans le Bassin du Congo, tant que les préconditions à un rétablissement de la crédibilité du FSC dans la région ne sont pas remplies. Les récentes violences nous montrent que la gestion durable des forêts n’existe pas aujourd’hui en République Démocratique du Congo. Pour éviter de futures certifications controversées et pour maintenir le support des partenaires et membres du FSC, le FSC ne doit plus s’associer à des compagnies comme la Sodefor. De telles compagnies ne sont pas seulement impliquées dans la fragmentation de très grandes zones de forêts à haute valeur de conservation, mais aussi dans des conflits qui conduisent à des violations des droits humains.

 

Greenpeace appelle le gouvernement de la République Démocratique du Congo à s’engager à maintenir le moratoire existant sur l’attribution de nouveaux permis d’exploitation forestière industrielle, ceci notamment tant qu’un plan de zonage participatif n’a pas été mis en place.

 

 

 

 


Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Pachamama
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 19:15

 

500 ans après l'arrivée des colonisateurs, les Peuples des Amériques sont toujours affamés, réduits en esclavage et massacrés sur leur propre continent, éternels damnés de la terre. Mais partout, comme on l'a vu encore au Pérou il y a 2 ans, ou en Equateur où les grandes confédérations indigènes ont dégagé 3 présidents en quelques années (et peut-être un 4e, le "bolivarien" Correa, s'il continue sur sa pente savonneuse), les Peuples relèvent la tête. Un jour prochain, armé du marxisme-léninisme-maoïsme et de la Guerre populaire, comme hier au Pérou et aujourd'hui en Inde, ils ébranleront le Monde !

 

On célèbre ces jours-ci le 10e anniversaire d'un effroyable massacre commis par les milices paramilitaires fascistes AUC en Colombie. Milices aujourd'hui désarmées, et pour cause : leurs anciens dirigeants de l'ombre sont au pouvoir à Bogotà.

[ NDLR : l'association auteure du texte tend à mettre dos à dos le pouvoir fasciste colombien et les guérillas marxistes et progressistes (FARC, ELN) qui le combattent au nom des paysans pauvres. Quelles que soient les critiques qu'on puisse avoir sur la ligne de ces guérillas, Servir le Peuple n'est bien entendu pas sur cette position.]

 

Colombie : 10 ans du Massacre du Naya, Ni oubli, Ni pardon

La lutte contre l’impunité continue

dimanche 17 avril 2011, par Primitivi

 

Cette année se commémore le dixième anniversaire du Massacre du Naya, région qui borde le Rio Naya, limite entre les départements du Cauca et de Valle del Cauca. Plusieurs événements ont été organisés pour rappeler et dénoncer l’impunité dans laquelle demeure ce massacre.

Le samedi 9 avril, les victimes, accompagnées par les autorités indigènes et associations de Droits de l’Homme, ont procédé à une dénonciation publique à Santander de Quilichao et ont planté un plan de palme en mémoire aux morts du Naya et à Alexander Quintero, leader du Naya assassiné l’an dernier. Ont ensuite été parcourues les communautés afros, afin d’exprimer l’unité entre les descendants afros, les indigènes et les paysans, avant de procéder à une cérémonie d’harmonisation dans le Rio Naya, où se trouvent, encore, des disparus du Massacre. Une messe politique a été organisée le dimanche, ainsi qu’une galerie de la Mémoire. En ce même jour ont été écrites les exigences des victimes et des organisations, avec l’objectif de les présenter le lundi, lors de l’Assemblée de Commémoration, à Timba Cauca.

Quelques éléments pour ceux qui ont oublié ou qui n’ont jamais su de ces journées de barbarie, de ces années d’agression des peuples indigènes, des communautés afros et des paysans du Cauca et de la Vallée du Cauca...

Ces 50 dernières années, sur les terres fertiles du Naya, ont commencé à pousser les cultures illicites de coca : la zone, presque vierge, est un lieu privilégié pour le transit de produits illicites. Ces activités ont attiré tous types de groupes armés, tant les FARC, l’ELN que le Bloc Calima des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC).

Les AUC, c’est à dire les paramilitaires, furent convoquées par les principaux narcotrafiquants du cartel du Nord de Valle del Cauca et par un groupe d’entrepreneurs locaux afin de protéger les commerces du harcèlement de la guérilla (source : www.verdadabierta.com ). A partie de l’année 2000, dirigée par Jodé Ever Veloza Garcia, connu sous le nom de "HH", une armée de 800 paramilitaires impose des barrages routiers illégaux, repère, séquestre, agresse, fait disparaître et assassine dans le centre de Valle et dans le Cauca, causant de nombreux déplacements forcés de population. En novembre de cette même année, le ministère public alerte le gouvernement sur des barrages des paramilitaires entre Buenos Aires et Santander de Quilichao, ceux-ci contrôlant l’accès des communautés à la nourriture et autres vivres. "Ils déterminaient ceux qui allaient vivre et ceux qui n’allaient pas vivre" commente le Gouverneur indigène de Kitek Kiwe. Le massacre du Naya avait déjà commencé un an avant, mais les autorités ont pris en compte la gravité de la situation qu’en décembre 2000, lorsque se déplacèrent plus de 4000 indigènes du Resguardo de La Paila dans le Naya. Dans une situation tendue, après l’assassinat de Elías Tróchez, gouverneur indigène du Haut Naya, par l’ELN le 11 décembre 2000, la force publique entre dans la région du Naya.

En Mars 2001, l’Armée s’en va et les paramilitaires reviennent. La Defensoría del Pueblo (Défense du Peuple) montrait sa préoccupation depuis 1999 en rapport avec la présence de paramilitaires dans la zone, et déjà prédisait un massacre, quand, le 27 mars, la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) exige de l’État colombien qu’il établisse des mesures de protection de s populations indigènes.

Cependant, le 5 avril, ce sont 500 hommes armés des AUC, selon la Defensoría del Pueblo, qui entreprennent le parcours de la mort, passant par les 17 villages du Naya. Le 9 avril, ils bloquent les routes et séquestrent des informateurs dans le but de les aider à chercher les présumés guérilleros. Le jour suivant ils commencent le massacre à El Ceral, lequel dure 4 jours, principalement à Palo Solo, Rio Mina, El Placer et San Antonio. Jusqu’à aujourd’hui ont été retrouvés seulement 37 cadavres, mais selon les communautés, ce sont plus de 100 personnes qui furent assassinées. Le 13 avril, après avoir tué tant de civils, les combats entre les AUC et les FARC commencent et prennent fin le 16 avril. Il a également été reporté que certains paramilitaires se seraient enfuis avec l’aide de l’Armée colombienne, après le massacre. Des milliers de déplacés arrivent à Timba, Santander, Popayán, Jamundí et Cali. La force publique se présente sur les lieux le 26 avril, quand tout est terminé, juste à temps pour ramasser les morceaux de chair en putréfaction.

Doña Rubiela se rappelle de tous les détails de ce 11 avril 2001, quand ils ont tué son mari et qu’elle a du s’enfuir avec sa fille de 5 ans. "Mon histoire, pour vous est très émouvante, très triste, très amère, pour moi aussi" introduit-elle avec une photo de famille à la main. Sur la photo, un hombre, une femme et une enfant. Ils sourient.

Doña Rubiela était en train de préparer les arepas (galettes colombiennes) quand arrivèrent les paramilitaires. "Ce sont les AUC" a dit son voisin. "Qui c’est ?" "Bin c’est les gens qui tuent à El Ceral, à Timba, partout" il lui a répondu. Les AUC emmenèrent la famille et les accusèrent d’être des guérilleros, des collaborateurs. Selon Doña Rubiela, un guérillero capturé par les AUC répétait : "Si vous allez tuer des gens, vous vous trompez, ici il n’y a pas de guérilleros, que des paysans, des travailleurs". Mais ils fusillèrent tous les hommes de la communauté. "Mon mari a ouvert la bouche et ils lui ont tiré une balle là" raconte cette dame, "ils ont voulu baisser le pantalon de ma fille pour voir si c’était pas un garçon." Comme de nombreux déplacés, les deux femmes ont tout perdu, et s’en sont allées sans rien. Comme de nombreuses victimes, elles n’ont pas obtenu réparation. "J’ai eu faim, j’avais aucun endroit où me mettre avec ma fille, ces dix ans ont été durs pour moi... coups sur coups."

Ce lundi 11 avril 2011, dans cette Assemblée de commémoration et de résistance, les victimes du massacre du Naya, les organisations et les processus sociaux du Territoire ancestral n’oublient pas. Ils exigent la réparation intégrale pour les victimes, particulièrement des veuves et orphelins du massacre, et pour les populations déplacées par le conflit armé, avant, durant et après le massacre. "Le mal que nous ont fait les autodéfenses au Naya, le Président va devoir le réparer" s’exclame Doña Rubiela avec colère, "nous ne voulons pas plus de kilos de riz, ni plus de kilos de lentilles, nous avons besoin qu’ils nous donnent un logement où on puisse vivre". Devront également être prises en compte les victimes des assassinats antérieurs et postérieurs au massacre du Naya. Parce qu’on ne sait toujours pas le nombre exact de victimes, car les gens ont peur des menaces de la part des paramilitaires.

Par ailleurs, les autorités dénoncent la persistance de crimes et menaces dans la zone : la disparition de Manuel Antonio Ramos, gouverneur indigène, en 2003, la responsabilité de la force publique dans des assassinats de civils passés pour guérilleros en 2007, les menaces contre la direction de Kitek Kiwe en 2008 ou l’assassinat d’ Alexander Quintero, leader du Naya, le 25 mai 2009. Et l’horreur continue : de retour de cette commémoration même, un communard indigène, Hugo Ulcue, appartenant au Cabildo la Playa Haut Naya, a été assassiné ce 12 avril. "le cadavre a été abandonné dans les alentours du siège du Cabildo (autorité politique indigène) de la localité, comme un acte d’avertissement" dénonce la ACIN. Le massacre du Naya n’est toujours pas terminé !!

Ils demandent Justice. Encore une fois. Pour montrer au grand jour qui a été responsable de ce massacre, autant les responsables matériels -les paramilitaires- que les responsables intellectuels. Que se reconnaisse la responsabilité de l’État pur omission et participation. Si aujourd’hui 73 paramilitaires sont en prison, d’autres questions restent sans réponse. La participation d’ex-militaires dans les AUC, l’usage de véhicules de l’Armée et son aide dans la fuite de nombreux "paras", le silence de la base militaire quand passèrent les bataillons de paramilitaires, les réunions entre "HH" et des responsables de la force publique... la contemplation de l’État devant les nombreuses alertes.

Sur la question du paramilitarisme, le Gouverneur de Kitek Kiwe, Gerson Acosta Salazar, analyse : "Ils s’appelaient Pájaros, Chusmas, ensuite AUC, Rastrojos, Águilas Negras, et maintenant les ‘Bacrim’. Mais la communauté dit clairement qu’elle ne se laissera pas avoir par ces termes, nous savons que le conflit persiste dans ce pays et nous savons très bien que c’est une politique d’Etat, le paramilitarisme peut changer de nom mais persiste dans nos territoires et c’est ce qu’aujourd’hui nous refusons. La politique d’agression de l’État, de spoliation, continue".

Et le gouvernement est le grand absent de cet événement. Il n’a jamais eu la volonté de faire justice dans ce cas. Jamais il n’a accompagné les victimes, jamais il n’a reconnu sa responsabilité. Même s’il a accepté et confirmé l’invitation à cette commémoration, il n’est pas venu. Quelques fonctionnaires, visiblement mal à l’aise, ont présenté des rapports mais, comme le reporte le compte rendu, "depuis leur responsabilité politique et administrative, ils n’ont pas pu aller plus loin que ces rapports" et "assumer les engagements qui permettrait de démontrer la supposée volonté du gouvernement et de l’État envers les victimes et sa responsabilité dans garantie de leurs droits fondamentaux".

L’Assemblée exige la titularisation des territoires du Naya de manière collective aux communautés afros, indigènes et paysannes, ainsi que le respect de ces territoires, la consultation préalable pour n’importe quel projet économique. Ils demandent le respect de leurs droits, des garanties de prévention et de protection des leader-e-s et intégrant-e-s des communautés du Naya, l’accès à la Justice. Ils veulent une Loi des Victimes punissant les faits perpétués par les paramilitaires et "les déterminants du délit" comme l’a manifesté le Gouverneur de Kitek Kiwe "assez de chiffres sur les victimes, nous exigeons une loi qui respecte et défende les peuples".

Finalement, il se reconnaît que "seules la mobilisation et la lutte dans les rues ainsi que la libération des territoires rendront possible de véritables résultats dans le chemin de la réparation collective, dans la reconnaissance de la vérité et la consécration d’une véritable justice". Ainsi, en cette année de mémoire, la communauté a décidé de se réunir le 29 avril pour décider les actions à réaliser dans le but de faire pression sur le gouvernement et en terminer avec cette impunité. "Nous ne voulons pas attendre dix ans de plus !" crient les victimes. Dans ce cadre s’est proposé une minga (marche) de résistance à Bogotá, ce qui sera discuté lors de cette réunion.

Toutefois, les participants reconnaissent la nécessité de s’unir pour protester contre la violence générale que vit le département du Cauca. "Il y a un conflit interne, des intérêts territoriaux, des politiques néo-libérales qui affectent autant l’indien, le noir que le paysan, c’est pour cela que nous devons être tous être unis en un seul langage, exiger le droit et les respect à notre territoire" conclue Gerson Acosta Salazar. Une volonté qui pourra se réaliser par cette minga.

Pendant que les bus se remplissent, quelques victimes doutent. "ils ne tiennent pas leurs promesses" lâche une dame, avant d’ajouter "la marche est une bonne alternative, parce qu’ils nous ont oublié", "nous avons besoin des autres communautés, qu’elles nous soutiennent." La lutte de ceux du Naya n’est pas juste une lutte pour la ’Justice’, elle est beaucoup plus grande, c’est une lutte contre le capitalisme et ses armées qui veulent convertir des poignées de terre en sacs de monnaie, qui veulent en terminer avec les processus organisés des peuples pour jouir de leurs ressources naturelles. C’est une lutte de tous et toutes.

Une mémoire présente et un peuple en résistance Le massacre du Naya : plus jamais !

Tejido de Comunicación de la Asociación de Cabildos del Norte del Cauca Colombie - ACIN - nasaacin.org

 

Et puisqu'on a parlé, dernièrement, de Pâques 1916, et bien voilà 100 ans tout juste qu'un acteur de premier plan de la Révolution irlandaise, sir Roger Casement, alors diplomate, révélait les exactions génocidaires des compagnies forestières britanniques en Amazonie.

Tout comme Sabino Arana Goiri, connu dans les milieux jacobinards "de gauche" comme le "père fondateur catholique, réactionnaire et raciste du nationalisme basque", fut en son temps le premier à dénoncer le sort des Peuples d'Afrique colonisée... à la même époque où une icône "de gauche", Jules Ferry, clamait que "Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures" ; l'époque où un Victor Hugo, pris d'un élan mystique, lançait "Allez, Peuples! emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l'Afrique à l'Europe. Prenez-la !". CQFD.

D'un bout à l'autre de la Terre, la fraternité des Peuples en lutte est indestructible !

 

HNS-info

Centenaire de la parution d’un rapport révélant les atrocités commises sur les Indiens d’Amazonie

Selon le rapport du diplomate irlandais, Sir Roger Casement, publié il y a 100 ans aujourd’hui, des dizaines de milliers d’Indiens furent réduits à l’esclavage, torturés, séquestrés, tués durant les quelques décennies que dura l’exploitation forcenée du caoutchouc amazonien.

 

Casement avait été envoyé par le gouvernement britannique pour enquêter sur les crimes commis par la compagnie de caoutchouc Peruvian Amazon Company basée à Londres. Il dénonça ‘les crimes commis par les employés de la compagnie [qui] relevaient de la plus grande atrocité, incluant de constantes flagellations, des actes de torture et des meurtres’.

 

Les agents de la compagnie recrutaient les Indiens d’Amazonie occidentale pour récolter le caoutchouc destiné aux marchés européen et nord-américain. En l’espace de quelques décennies, de nombreuses tribus indiennes furent totalement exterminées.

 

L’histoire de cette terrible période est aujourd’hui presque oubliée, mais pour les descendants des survivants du boom du caoutchouc, la réalité de la disparition des ressources de la forêt est impossible à ignorer.

 

Les Indiens isolés qui apparaissent dans une vidéo diffusée le mois dernier sont vraisemblablement les descendants des survivants de cette période noire tandis que l’exploitation forcenée des ressources de la forêt continue de nos jours sur leurs propres territoires. Des bûcherons illégaux pénètrent de plus en plus profondément dans leurs forêts, attirés par la haute valeur commerciale des essences précieuses menacées qui s’y trouvent.

 

L’organisation conservationniste nord-américaine Upper Amazon Conservancy (UAC) a révélé il y a six mois la présence de campements illégaux de bûcherons dans des régions habitées par les Indiens isolés murunahua. Selon une récente déclaration du ministre de l’Environnement péruvien, le gouvernement contrôle près de 100% de l’exploitation forestière : ‘Chaque mahogany (acajou rouge) qui est aujourd’hui abattu est géoréférencé et contrôlé’.

 

Chris Fagan, porte-parole de l’UAC a confié à Survival : ‘La déclaration du ministre de l’Environnement est totalement erronée. Les mahogany continuent en majorité d’être illégalement abattus dans des régions protégées du Pérou ou dans des territoires indigènes, sans aucune conformité avec des plans de gestion appropriés’.

 

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ’Lorsqu’il y a des profits à tirer de l’Amazonie, que ce soit en la rasant ou en exploitant ses ressources, ce sont toujours les Indiens qui en pâtissent. C’est ce qui s’est passé il y a cent ans et cela continue aujourd’hui. Un siècle de mesures en faveur des droits de l’homme et de programmes de plus en plus élaborés destinés à sauver la forêt n’a presque rien changé. Et rien ne changera tant que les Indiens et leur terres ne seront pas placés au centre du débat. Ils ont prouvé à maintes reprises qu’ils étaient les meilleurs gardiens de leur propre terre’.

 

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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 19:04

 

Source

 

Le PDG de Total Christophe de Margerie juge inéluctable le passage de la barre des deux euros le litre de super

Pour le patron de l'un des principaux acteurs de la filière pétrolière : le litre de super à 2 euros ne fait aucune doute. "La vraie question, c'est quand", explique M. Margerie dans l'édition de mardi du Parisien.

Le baril de pétrole atteint depuis le début de l'année des plus hauts de près de trois ans.

Parmi les événements qui pourraient affoler encore plus les prix du baril, le n°1 de Total cite un embrasement généralisé dans d'importants pays producteurs comme l'Arabie Saoudite qui produit à lui seul 9 millions de barils de pétrole par jour.

"S'il venait à manquer sur le marché, les prix deviendraient alors incontrôlables".

Autre élément qui joue dans la hausse des carburants : la parité euro-dollar.

 

Pour tenter d'endiguer cette flambée des carburants, M. Margerie soutient qu'outre la réduction de la consommation, l'investissement dans "l'exploration-production" notamment à l'étranger doit être privilégié.


 

... Ou comment construire la mobilisation réactionnaire de masse, pour préparer toutes les guerres de rapines pétrolières (façon Libye ou encore Côte d'Ivoire, où des gisements offshore sont en exploration), et toutes les guerres d'extermination contre-révolutionnaires comme celle qui se déroule à Bahreïn (un embrasement généralisé dans d'importants pays producteurs comme l'Arabie Saoudite (...) "S'il venait à manquer sur le marché, les prix deviendraient alors incontrôlables"). Belle preuve que le militarisme impérialiste et, au final, le fascisme, ne sont que l'expression des intérêts des monopoles en panique, face à un capitalisme qui coule...

Cela dit, c'est une réalité : les énergies fossiles, qui sont devenues le symbole de la société capitaliste depuis les années 1930, sont vouées par définition à s'épuiser et donc, dans la logique capitaliste, leurs prix à augmenter. En exploiter de nouvelles, comme les gaz de schiste dont Margerie veut promouvoir l'utilisation, outre de nouveaux désastres écologiques, ne résoudra absolument rien.

Seule la révolution prolétarienne, l'appropriation par les travailleurs de leur destin, pourra libérer le génie humain le plus grand qui soit, le génie des masses, armé des moyens techniques et scientifiques qui sont l'apport historique du capitalisme, afin de mener la révolution énergétique de l'humanité. Comment avait bien sû le faire un pays encore au Moyen-Âge au milieu du 20e siècle : la Chine de Mao Zedong !

 

  http://www.lemoustachiste.com/wp-content/themes/le_moustachiste/images/moustache_of_the_day/christophe-de-margerie.jpg

http://4.bp.blogspot.com/_Xjs8COQxFqc/SxBKqP8poRI/AAAAAAAAALY/fCZd4c4PUag/s1600/1_931886_1_34.jpghttp://www.buzzecolo.com/wp-content/uploads/2010/06/maree_noire.jpg

 

 

 

 


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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 18:42

Le reportage dont nous avons parlé dans l'avant-dernier article, traduit.

Il se déroule en Chine en 1980, donc après la contre-révolution, cependant les Communes Populaires n'avaient pas encore été liquidées, et l'héritage de plus de 25 ans de marche vers le socialisme et le communisme marquaient encore profondément le pays, en particulier les campagnes.

Florita Botts - Biogaz d'arrière-cour en Chine

Le cadre décrit son village de quarante-huit familles.
"Le biogaz a été introduit dans notre village il y a quatre ans. Jusqu'ici quarante-quatre familles ont établi leurs propres unités individuelles pour la cuisine et l'éclairage".

1980. La Chine

J'étais au fin fond du coeur de Sichuan rural, me reposant dans la cuisine d'une ferme rurale en buvant du thé vert.
Une jeune femme souriante de la maison était occupée à dérouler des biscuits pour nous offrir, tandis que le cadre de village parlait, et Ho, mon interprète, traduisait tandis que je prenais des notes.
Le cadre, dans son style de présentation vif et monotone comme mémorisé, poursuit : "En produisant et en employant le biogaz dans nos maisons nous ne devons plus brûler de charbon ni de kérosène pour la cuisson. Et les arbres n'ont plus besoin d'être coupés pour le bois de chauffage".
J'ai observé notre hôtesse tandis qu'elle allumait un brûleur fixé à un tube en caoutchouc, l'insérant dans un espace de son fourneau de ciment - l'espace pour les carburants traditionnels, mais maintenant c'était pour son propre biogaz fait maison. Le brûleur m'a rappelé mes cours de chimie de lycée ; nous les appelions des "becs Bunsen".
"Nous avons amélioré notre environnement, et avons amélioré notre santé avec la production de biogaz".

Paroles de rêve pour moi. Après les pays innombrables où j'ai été envoyée, pour photographier leurs arbres --- forêts --- détruites juste pour faire cuire au feu : Ethiopie, Burkina Faso, Ghana du Nord, Mandalay en Birmanie, Népal, Inde… partout dans le tiers monde, vraiment. Et quand j'ai été guidée à travers les maisons des paysans du comté de Tsuong Ching, Sichuan, et que j'ai observé comment chaque unité individuelle de biogaz fonctionnait, c'était une vue miraculeuse.

Les gens du village étaient désireux de m'inviter dans leurs maisons en pierre blanchies antiques et d'offrir le thé dans leurs cours de gemlike avec des bassins de poissons rouges et des fleurs, et de me montrer leurs propres cuiseurs de biogaz.
Un beau couple en tenue rurale classique du Sichuan posaient ensemble pour une photo. L'homme en chapeau noir de velours et veste et pantalon assortis, la femme en tunique noire de velours et pantalon, les cheveux gris tirés étroitement en arrière en chignon. Ils se sont tenus fièrement ensemble devant leu cuisinière, faite en ardoise, comme le plancher. L'épouse a tenu un wok au-dessus du brûleur allumé. Le brûleur était allumé avec le biogaz produit dans leur arrière cour.

 

Pouvez-vous le croire ? Et pourquoi le reste du monde ne sait-il rien sur les millions de paysans chinois du Sichuan qui produisent leur propre gaz de cuisson et d'éclairage ?

 



Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'ils le font à partir de la merde humaine, et la merde est répugnante, un sujet tabou. Elle n'est pas journalistique.
La destruction de forêts entières pour allumer les feux du tiers monde n'est pas journalistique, non plus.

J'ai été menée dehors, derrière la maison. Le cadre et la femme au foyer ont montré un couvercle concret dans la terre, avec un tube en plastique émergeant de lui et menant par le mur de leur cuisine. Sous ce couvercle, il y avait un puit hermétique appelé le digesteur, où les déchets organiques fermentaient et créaient le biogaz. Le gaz a été injecté dans la maison par le tube en plastique.

À côté de la maison étaient deux hangars. C'était la porcherie de la famille, contenant deux porcs roses très propres reniflant et grognant. Leurs excréments et urine s'écoulaient par une gouttière inclinée directement vers le digesteur souterrain. L'autre hangar était le WC de la famille. Il était également écoulé directement dans le digesteur de biogaz. La porte de la latrine a été ouverte de sorte que je puisse aller voir tandis que le cadre expliquait. C'était un deux-sièges. Il n'y avait aucune puanteur.

Excréments de porc et d'humain déversés dans le réservoir souterrain, mélangés aux déchets végétaux tels que des tiges de paille ou de plantes, avec assez de boue liquide pour créer une couverture étanche protectrice, sous laquelle des microbes travaillent pour fermenter ce mélange et pour produire le biogaz. Cela est défini comme une fermentation anaérobie.

 

 

Le cadre a expliqué que les excrétions d'une famille de quatre et deux porcs fournissaient les besoins de carburant du ménage quotidien. Non seulement ce système produit-il un carburant propre, inodore, sans fumée, mais il fournit également un engrais organique au contenu élevé d'azote et de phosphore. Il est entièrement dans la boue liquide - également inodore. Il est écopé régulièrement par une sortie ouverte à côté du digesteur et épandu directement sur les récoltes.


Un autre aspect extraordinaire du biogaz est sa contribution  au contrôle de la pollution et à un environnement sain. Pendant le processus de fermentation, les parasites intestinaux - comme le ténia, ankylostome, amibes - les bacilles de bactéries entériques, de dysenterie et de paratyphoïde sont détruits. C'est un dispositif extrêmement important de santé publique dans des conditions tropicales et subtropicales. Il signifie que les latrines sont non polluantes, et que l'engrais propre retourne au sol et aux récoltes.


C'était la Chine rurale. Il n'y avait aucun toilette à tout à l'égout dans les villages que j'ai visités en 1980. (Il n'y en a toujours pas beaucoup).


Que connaît le monde développé de la façon dont les excréments humains sont traités dans la plupart des villages des pays du Tiers-monde ? Pendant trente ans j'ai dû les voir et les sentir, et essayer de ne pas faire un pas dedans.
Et soyez certains, que la nourriture et l'eau sont souillées par eux.
Les Chinois sont très détendus et ouverts sur le sujet de manipuler les excréments humains. Ils sont les seules personnes dans le monde à l'être. C'a été leur source principale d'engrais pendant des siècles. Ils ont une variété de manières de les manipuler, de les rassembler, de les fermenter et de les stériliser, comme aucun autre pays.




Le digesteur souterrain a été construit par la famille à la maison de laquelle je rendais visite. Les voisins ont aidé avec le creusement et la construction du puits, supervisés par des techniciens du biogaz.
Les techniciens étaient des paysans de leur village envoyés et payés par l'Etat pour se former dans d'autres villages où le système était déjà perfectionné. Ils ont appris la science et technologie, et sont revenus à leur village, payés pour répandre le système. Dans la province du Sichuan, en 1980, il y avait 150.000 techniciens qualifiés.

À Chengdu, la capitale du Sichuan, un cours de formation sponsorisé par l'ONU pour des techniciens de biogaz d'autres pays asiatiques était en session. Ma tâche était de produire deux vidéos et diaporamas que les stagiaires pourraient employer quand ils seront revenus dans leurs pays respectifs. Le programme 1 serait un documentaire sur la technologie chinoise de biogaz, à partir de l'unité de taille familiale à de grandes unités de communautés produisant assez de biogaz pour faire marcher des machines de ferme, produire de l'électricité, faire tourner des usines de pouvoir étendu. Programme 2 : un processus étape-par-étape détaillé pour construire un digesteur de taille familiale, assez technique pour donner une notion claire de la façon dont il est construit à partir de zéro.

Je suis allé avec les stagiaires dans un village de ferme juste à l'extérieur de Chengdu, appelé Unité de production n°1 de la brigade de Kwangrong. (C'était encore le système des communes en 1980 : la commune, divisée en brigades de production, subdivisées en unités de production. En 1981 le système des communes a été brisé par Deng Xiaoping, et la Chine est rapidement devenue la jungle qu'elle est désormais. "Laisser le renard capitaliste dans le poulailler socialiste", comme on a appelé cela).

Les stagiaires étaient dans un grand hangar au travail sur un générateur à moteur diesel. Ils apprenaient comment modifier le filtre à air pour que le moteur marche au biogaz. "Les moteurs diesel fonctionnent très bien sur le biogaz, avec juste une modification mineure", a indiqué mon interprète pendant que j'observais l'instructeur en veste Mao remettant une clé à la petite et assez jolie stagiaire thaïe, la seule femme dans le groupe. "Les moteurs peuvent tourner avec du biogaz  à quatre-vingts pour cent et seulement vingt pour cent de carburant diesel".

Les stagiaires avaient déjà fini le travail pratique sur la construction d'un digesteur de la taille d'une ferme pour rassembler l'engrais de trente porcs. La quantité de biogaz qu'elle produisait déjà était suffisante pour produire de l'électricité pour fournir le moulin à riz et l'alimentation du village et pour éclairer les maisons de quarante familles.

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 22:36

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Pendant la Révolution culturelle, la coopération socialiste est mise en avant. Chaque entreprise se soucie autant des intérêts de la population, des entreprises ou des consommateurs pour lesquels elle travaille, que de ses intérêts particuliers. Voici deux exemples de cette coopération.

La coopération dans la lutte contre la pollution

La premier exemple concerne la lutte contre la pollution où des résultats spectaculaires ont été atteints dans de grandes villes comme Tien-tsin ou Changhai grâce à la coopération des différentes entreprises et de la population. Dans ces villes, grâce à la coopération, les eaux résiduaires ont cessé d’être déversées dans les fleuves. Des canaux souterrains ont été creusés et des usines de transformation de ces eaux édifiées. Ces usines permettent de récupérer des milliers de tonnes de produits utiles, d’obtenir des engrais qui fertilisent des dizaines de milliers d’hectares. Des résultats importants ont été obtenus aussi en ce qui concerne les rebuts, les déchets solides et les gaz résiduaires utilisés comme nouvelles matières premières. A Fouchoun, dans le Liaoning, l’utilisation des gaz résiduaires, des eaux résiduaires et des scories provenant de la Raffinerie de pétrole n°3 permet l’obtention de dix-neuf produits chimiques et métaux rares. L’atmosphère autour de la raffinerie a été assainie à la suite de modifications apportées à son fonctionnement, et des matières premières valant plusieurs millions de yuans sont obtenues chaque année (de la soude, des produits sulfatés, de la neige carbonique et des matières premières pour la fabrication de textiles artificiels, etc).

La coopération dans la recherche de la qualité.

Le second exemple concerne la recherche de la qualité et de la durabilité des produits grâce à une coopération étroite entre les entreprises productrices et les entreprises utilisatrices ainsi qu’entre les entreprises productrices et les consommateurs. Cette coopération aboutit à des résultats considérables que l’on peut vérifier auprès des utilisateurs industriels et agricoles, des réseaux commerciaux et des acheteurs particuliers. Ces résultats correspondent essentiellement aux intérêts des utilisateurs et non à ceux des producteurs. En effet, pour les entreprises productrices, l’amélioration de la qualité, de la solidité et de la durabilité des produits implique en général un surcroît de travail (recherches, mises au point...) et, éventuellement, des accroissements de prix de revient. Or ces améliorations ne s’accompagnent pas automatiquement d’une majoration des prix ou d’un accroissement du total des ventes. C’est même le contraire qui arrive lorsque les objets sont durables.

En agissant de cette façon, les entreprises productrices placent les intérêts de l’ensemble du pays avant leur intérêt particulier. C’est là le moteur d’un progrès économique de type nouveau, qui implique que la production n’est plus dominée par la recherche de l’accroissement de la valeur d’échange, des recettes monétaires ou du profit, mais par la recherche de la valeur d’usage. Cela suppose des transformations radicales dans les rapports sociaux, aussi bien au niveau de la base économique que de la superstructure.

Un nouveau mode de production

Contrairement à certaines conceptions qui se réclament du marxisme, mais qui en renient les idées fondamentales, de telles transformations ne sont pas spontanées. Elles ne sont pas mécaniquement déterminées pas le développement des forces productives. Aussi, et ce point est essentiel pour comprendre le Révolution culturelle prolétarienne et son rôle, on doit considérer que les transformations dans la base économique que l’on observe actuellement en Chine ne peuvent être que le produit d’une lutte qui a été menée et qui continue a être menée par les travailleurs pour transformer la division sociale du travail, pour faire cesser les rapports hiérarchiques au sein des unités de production, pour prendre en main la gestion et pour dominer la technique. Une telle lutte est une lutte politique et idéologique. Elle n’est pas une simple révolte. Elle exige, pour aboutir, une unité de conception et d’action et une juste appréciation de la nature des transformations possibles et de leur enchaînement. C’est pourquoi elle exige la direction d’un parti révolutionnaire.

D’aprés Charles Bettelheim, Révolution culturelle et organisation industrielle en Chine, chez Maspero

 

Rappelons que la Chine a aussi inventé, dès la fin du 19e siècle (!) la technique du biogaz, qui résoud à la fois le problème des déchets organiques (y compris les excréments humains) et de l'énergie... en consistant à fabriquer de l'énergie (gaz) avec les déchets organiques !

La pratique sera généralisée par le Parti communiste, lors de la mise en place des Communes Populaires en 1958 (sur le principe de l'autosuffisance de celles-ci : "compter sur ses propres forces !").

 

Un document en français expliquant la technique et son historique, et un reportage, en anglais, réalisé en 1980 (après la contre-révolution, mais la technique était toujours en place, et l'est souvent encore de nos jours dans les campagnes. Simplement, alors que les communes populaires voulaient résoudre la contradiction entre les villes et les campagnes, la contre-révolution et la restauration du capitalisme se sont traduites par une massification de la population sur la côte - 600 millions entre Canton et Pékin. La Chine est aujourd'hui l'un des pays les plus éco-destructeurs de la planète).

 

 

 

 

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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 11:24

Primitivi

par ICRA International

jeudi 11 février 2010

Le géant pétrolier Chevron pourrait bientôt perdre un procès historique portant sur la pollution toxique dont il est à l’origine en Amazonie. La justice équatorienne s’apprête à rendre son jugement final dans le procès opposant le géant pétrolier Chevron aux populations indigènes d’Amazonie équatoriale qui, avec courage, demandent à la multinationale des réparations pour les millions de tonnes de déchets toxiques déversés dans la forêt [1].




Vous pouvez soutenir les communautés indigènes dans leur procédure judiciaire contre Chevron en signant la pétition Si Chevron se voit contraint de débourser des milliards en guise de réparations, ce sera un grand pas en avant dans le combat visant à mettre les entreprises polluantes face à leurs responsabilités. Voyant venir la défaite, le géant pétrolier a lancé une ultime campagne de lobbying agressif pour faire échouer la procédure judiciaire.

Mais le tout nouveau PDG John Watson sait que l’image de marque de l’entreprise est ternie par cette affaire et il craint de plus en plus les effets que pourrait avoir une grande campagne de dénonciation.

La plupart des multinationales du pétrole et du gaz ont dépensé chaque année des centaines de millions de dollars pour des actions de lobby et de relations publiques visant à réorienter les politiques énergétiques et climatiques, et à récuser leurs responsabilités en terme d’environnement et de droits humains. Chevron fait partie des plus grands délinquants en la matière.



De 1964 à 1990, Texaco, filiale de Chevron, a délibérément déversé des millions de tonnes de déchets toxiques liés à l’exploitation pétrolière en Amazonie équatorienne. Puis l’entreprise s’est retirée sans procéder au nettoyage nécessaire suite à cette pollution. Craignant une condamnation judiciaire imminente, Chevron a recours à des machinations légales ainsi qu’à de puissantes agences de relations publiques et de lobbying pour réduire ses détracteurs au silence et se détourner de ses responsabilités, alors que l’entreprise est à l’origine d’un gigantesque désastre environnemental et humain.

Quelque 30 000 Équatoriens poursuivent la multinationale pour avoir contaminé le sol et les cours d’eau. Ils se plaignent notamment du taux de cancer et de maladies pulmonaires anormalement élevé. La poursuite de 27 milliards de dollars en dommages et intérêts est le plus important procès environnemental de l’histoire.



Le président équatorien, Rafael Corréa, a quant à lui donné son appui inconditionnel aux plaignants, qualifiant de crime contre l’humanité le désastre environnemental dont Chevron serait responsable.

L’entreprise Chevron a juré plus d’une fois qu’elle refuserait de payer pour le nettoyage de la région, même si une cour de justice venait à l’ordonner, affirmant que “nous nous opposerons à cette décision jusqu’à ce que l’enfer gèle. Et même sur la banquise, nous continuerons à nous battre contre cette décision.” Dernière stratégie en date : pousser le gouvernement américain à faire pression sur l’Équateur pour qu’il enterre l’affaire.

Nous ne pouvons pas assister à ce déni de justice de la part de Chevron sans rien faire. Il est nécessaire de lancer une mobilisation massive pour aider les habitants de la forêt amazonienne à obtenir justice face l’opinion publique et face à la loi.

Vous pouvez signer la pétition lancée par Avaaz qui sera remise au nouveau patron de Chevron John Watson.

 


Source : ICRA "Chevron doit dépolluer les territoires indigènes"

Notes

[1] Chevron a versé plus que 68 milliard de m3 d’eaux toxiques dans les rivières et laisse la population locale avec de sérieux problèmes de santé

[1] Chevron a versé plus que 68 milliard de m3 d’eaux toxiques dans les rivières et laisse la population locale avec de sérieux problèmes de santé

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 13:04

La crise environnementale

La bourgeoisie impérialiste pollue la terre et pille la planète. La bourgeoisie impérialiste, le clergé et les autres riches sont les plus grands pollueurs : individuellement avec leur luxe, avec le faste de leurs coutumes et avec leurs gaspillages ; socialement par les guerres et les activités militaires qu'ils fomentent (bases militaires, des exercises militaires, guerres, armes polluantes, se débrouille militaire, oeuvres militaires) et par les travaux publics inutiles ou nuisibles qu'ils font construire.

Mais ce n'est pas seulement cela. C'est le système même dont ils sont expression, le système mercantile et capitaliste qui par sa nature promeut universellement l'usage et l'abus illimités des ressources de la Terre et en premier lieu l'usage et l'abus des travailleurs de la part des riches.
Il a comme principal sinon unique critère de conduite, comme principale règle morale l'accroissement du capital : toute activité qui permet d'investir de l'argent et de le multiplier est bonne ; toute activité qui ne multiplie pas de l'argent ne mérite pas l'attention ou doit être confiée à la charité publique ; toute activité qui comporte des pertes d'argent doit être laissée tomber.

L'argent est la mesure de tout. Aucune activité n'existe sans argent et toute activité doit multiplier l'argent. Toute activité humaine et chaque service public doit être transformé en une machine à investir et multiplier de l'argent.

Chaque capitaliste a comme sommet à ses préoccupations d'augmenter son capital : tout le reste vient après. Le résultat est que la bourgeoisie, le clergé et les autres riches polluent la terre, l'air et l'eau et rendent la planète Terre toujours moins vivable, bien que l'humanité dispose des moyens et des connaissances pour la rendre plus adaptée à la vie, ainsi que pour l'améliorer et même pour conquérir d'autres planètes.

Comme il produit pollution et pillage, le système mercantile et capitaliste entrave ou même empêche, également, la réalisation de toute mesure de limitation et d'assainissement. Par sa nature, c'est un système fait d'intérêts opposés. Chaque transformation comporte l'arrêt de certaines activités et le commencement d'autres.
Dans le système mercantile et capitaliste ceci veut dire que chaque mesure anti-pollution comporte que quelqu'un de nous perd et quelqu'un de nous gagne. Les activités existantes sont le règne principal des intérêts constitués et, donc, assez puissants pour empêcher ou au moins de freiner toute transformation qui ne soit pas à leur avantage. Dans le monde dominé des capitalistes, même la limitation des émissions de CO2 est devenu un objectif à poursuivre seulement du moment où elle est devenue une affaire : la bourse des droits à émettre du CO2.

En décembre de cette année, les dirigeants du système capitaliste et mercantile mondial se sont rassemblés avec grand bruit à Copenhague. Leur réunion n'a pas accouché d'une quelquoncque mesure efficace pour mettre fin même seulement au réchauffement climatique de la Terre.
Mais il a mis bien en lumière que ce ne sont pas les moyens matériels et les idées qui manquent. La réunion s'est terminée sans résultats concrets parce qu'ils ne se sont pas mis d'accord et ne peuvent pas se mettre d'accord sur qui paye. Parce que dans leur système de relations sociales tout a un prix, rien ne peut se faire sans que quelqu'un ne débourse de l'argent et chaque capitaliste ne débourse une somme d'argent que si il est sûr d'encaisser à bref délai une somme encore plus grande.

L'échec de Copenhague a mis en lumière, pour qui se faisait encore des illusions, mais est capable et disposé à comprendre, que la crise écologique pour les capitalistes et leurs agents est un problème d'argent : qui y gagne ? Chaque capitaliste se demande : combien allons-nous gagner ?

Chaque homme politique porté au pouvoir par les capitalistes, le clergé ou les autres riches doit satisfaire qui l'a porté et le conserve au pouvoir. Quelques États emploient déjà la crise environnementale comme moyen pour mobiliser les masses populaires de leur pays et de leur coalition de pays contre d'autres pays et d'autres coalitions : dans ce domaine aussi les gouvernements impérialistes européens et des USA sont les premiers de la classe.
Là où les protestations et les revendications des masses populaires contre la pollution et le pillage sont fortes et menaçantes, chaque État bourgeois cherche à les réprimer avec des diversions, avec l'escroquerie, avec des concessions ou avec la répression, comme la bande Berlusconi l'a montré à Chiaiano (province de Naples). L'intoxication des consciences, le contrôle et la militarisation envahissent chaque pays.

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 12:43

Le (nouveau)PCI sur la Conférence de Copenhague

Communiqué CP 27/09 - 03 Décembre 2009


Sauvons la planète du capitalisme!


Conduisons l’humanité hors du chaos culturel et moral, de la crise économique et politique et du désastre écologique dans laquelle la bourgeoisie et le clergé l’ont plongée !


Du 7 au 18 Décembre, les dirigeants de la plupart des quelques 200 pays et organisations mondiales et régionales établies sur la planète se réuniront à Copenhague. La grande majorité d’entre eux sont des individus promus à la position qu’ils occupent dans leur pays et dans le monde et y restent parce qu’ils sont utiles aux classes dirigeantes dont le rôle principal dans la société est d’augmenter le capital. Chacun de membres de ces classes doit accroître son argent et celui qu’il gère. Leurs mœurs, leur mentalité et le reste de leurs relations sociales sont principalement formés par ce rôle social qu’ils doivent remplir.

Parmi les personnalités qui se réuniront à Copenhague, très peu ne sont pas ainsi : ils sont les porte-parole de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, de Corée du Nord et de quelques autres pays. Ce n’est pas par hasard que les gouvernements de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie et d’autres pays de l’ALBA (Alternative Bolivarienne) se sont réunis à la fin de Novembre dans la perspective de la Conférence de Copenhague, à laquelle ils participeraient et, pour synthétiser leur position en ce qui concerne les thèmes qui allaient être à l’ordre du jour, ont élaboré une déclaration intitulée “Sauvons la planète du capitalisme.”

Donc, à ces exceptions près, les gens qui se réunissent à Copenhague sont des délégués, des représentants et des membres des classes responsables du chemin que l’humanité a suivi jusqu’ici. En particulier, ils sont également responsables de la catastrophe de l’environnement. Mais ils vont soigneusement s’abstenir de montrer sincèrement leurs responsabilités et d’en indiquer les raisons.

La crise écologique n’est pas un accident de parcours dans l’histoire de l’humanité. Elle n’arrive pas par hasard. Elle n’est même pas une catastrophe naturelle. Elle est le résultat du comportement humain, mais pas le résultat d’erreurs ou d’ignorance, de comportements personnels, étranges, isolés et corrigibles par chacun, en changeant sa conduite. Au contraire! Elle est le résultat nécessaire, pour ainsi dire naturel du système de production mercantile et des rapports sociaux capitalistes, c’est-à-dire du système qui de plus en plus amplement a régulé  la conduite de l’humanité pendant des siècles jusqu’à nos jours et l’a menée  au niveau actuel de civilisation. C’est le système dont sont expressions et   bénéficiaires  les classes qui maintiennent en poste les célébrités qui se réuniront à Copenhague et qu’elles imposent et défendent par tous les moyens, par la ruse et la violence dans tous les coins du monde et dans chaque domaine d’activité. La privatisation de l’eau et du traitement des déchets qui vient d’être décrété par le gang de Berlusconi n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Bien comprendre la nature et l’origine de la crise environnementale est une question pratique d’une importance cruciale pour y faire face efficacement. Pour mettre un terme à la crise environnementale, nous devons clairement comprendre sa nature et sa cause: ce qui l’a générée et ce qui l’aggrave, avec quels autres aspects du comportement humain elle est connectée, quel effet a sur ceux-ci chacune des interventions adoptée pour y faire face, qui est intéressé par le cours des événements qui l’a générée et l’aggrave, qui au contraire est intéressé sans réserve à changer le cours des choses, et qui a quelque chose à perdre en changeant de cap.


À cet égard, il existe différentes conceptions adverses. Nous sommes intéressés à les rendre claires. Qui tente d’oublier les différences a quelque chose à cacher.

Certains disent que les causes de la crise environnementale sont les limites des ressources (terre, eau, minéraux, pétrole et sources d’énergie) disponibles sur la planète. Autrement dit, selon cette thèse les hommes sont trop nombreux ou ils augmentent trop ou les hommes utilisent trop de ressources. De cette conception de la cause de la crise environnementale découlent des milliers de propositions plus ou moins cohérentes et radicales pour stopper la croissance ou même pratiquer la décroissance: les hommes devraient revenir à une vie plus primitive.

Tout d’abord, ce n’est pas important si la personne qui appuie une telle conception y croit vraiment, si elle est de bonne ou de mauvaise foi, si elle est sincère et cohérente de ce point de vue dans son comportement personnel: laissons cet approche aux curés. Ce qui importe, c’est que les classes dirigeantes de la société bourgeoise ont mis en avant ces théories depuis les deux derniers siècles.

Le premier qui a formulé ces thèses systématiquement (en 1798) a été le prêtre et économiste anglais Thomas Malthus (1766-1834). Au plus fort de la période du « capitalisme à visage humain », dans la fin des années soixante du siècle dernier, ces théories ont été élaborées et présentées à nouveau sur une grande échelle par le Club de Rome parrainé par Aurelio Peccei (1908-1984), un magnat de la bourgeoisie (Les limites de la croissance). Qui examine ces conceptions voit facilement qu’elles sont incohérentes et unilatérales, et que leur naissance est étroitement liée aux problèmes que la bourgeoisie et les autres classes dirigeantes rencontrent voulant justifier et maintenir leur domination sur les masses populaires. Quand elles ont du expliquer pourquoi une grande partie de la population était condamnée à la pauvreté, la réponse a été: “Parce qu’il y a trop d’hommes et il n’y a pas assez de ressources pour tout le monde ”. Sous entendu: si les hommes pauvres  disparaissaient, il n’y aurait plus de problème, il n’y aurait plus de misère. La pauvreté est la faute des pauvres: qu’ils ne nous dérangent plus… …

À cela, depuis longtemps, les socialistes et les communistes, porte-parole des travailleurs, ont fait objection: la misère des travailleurs et du reste des masses populaires est  l’autre côté de la richesse, du luxe et du gaspillage de la bourgeoisie, du clergé et des autres classes dirigeantes. Et il ne s’agit pas seulement de la misère. Tout à côté, il y a aussi la marginalisation sociale, l’exclusion du patrimoine culturel et spirituel de la société, la condamnation d’une partie de l’humanité (en particulier les femmes, les peuples des colonies, les minorités nationales et religieuses, etc.) à des tâches purement exécutives, à « obéir et à combattre ». Il y a le monopole de la culture et du pouvoir dans les mains d’une minorité de privilégiés et de riches. La bourgeoisie utilise l’extrême pauvreté d’une partie de la population comme une arme de menace et de chantage pour rendre docile la partie  à laquelle elle « permet » de travailler. Un bourgeois conservateur britannique sans scrupules, Benjamin Disraeli (1804-1881), a déclaré: « En Angleterre, il y a deux nations vivant côte à côte et s’ignorant l’un l’autre. Pour notre sécurité, nous devons également prendre soin de l’autre ». C’est vrai, il y a deux nations, ont répondu les socialistes, mais elles ne s’ignorent pas. L’une est formée par une poignée de riches et des parasites qui gouverne l’autre et qui vit aux crochets de l’autre, qui est la masse de la population. L’oppression et l’exploitation sont responsables de la misère des travailleurs et du reste de masses populaires, sont la source de tous les autres troubles sociaux et même des maladies et perversions individuelles qui en découlent. Afin d’éliminer la pauvreté, nous devons éliminer l’oppression et l’exploitation, éliminer la division de l’humanité en classes, introduire un système nouveau et différent de rapports sociaux. Les progrès réalisés par l’humanité jusqu’à aujourd’hui nous permettent enfin d’éliminer la division de l’humanité en classes sociales. Il n’est pas vrai que ce que nous avons n’est pas suffisant pour tout le monde. Il est vrai que il est mal réparti et il est mal réparti parce que il est produit sous la direction et par l’initiative des capitalistes. Nous produisons ce qui leur convient, si et quand quelque chose leur convient. Afin d’éliminer la pauvreté, nous devons éliminer la propriété privée capitaliste des forces productives, c’est-à-dire, nous avons besoin d’éliminer le capitalisme et la production mercantile qui est sa base. Voila la condition préalable pour éliminer un grand nombre, sinon tous les autres maux qui assaillent l’humanité.

Aujourd’hui, les hommes sont environ dix fois ce qu’ils étaient il y a deux cents ans, 6 milliards en face de 600 millions. Évidemment, il y a des ressources pour assurer un niveau de vie nettement plus élevé que celui d’il y a deux cents ans pour dix fois plus de personnes. Et le niveau de vie n’a pas augmenté grâce à Dieu ou à la bonté des riches. Il s’est développé parce que les travailleurs se sont organisés, ont créé un mouvement communiste conscient et organisé, ont réalisé différents types de revendications, des luttes et ont même créé les premiers pays socialistes. Ainsi les théories malthusiennes ont été démenties par les faits.


Mais aujourd’hui, leurs supporters les présentent à nouveau avec une énergie renouvelée et avec des arguments en partie nouveaux. Non seulement la pauvreté, la faim, le manque de nourriture, d’eau potable, d’éducation, de soins de santé, d’autres conditions pour une vie digne (c’est-à-dire les maux qui affectaient encore plus  gravement une partie de l’humanité il y a deux cents ans) continuent à affecter plus d’un tiers de l’humanité, plus de 2 milliards de personnes sur 6, mais il y a des problèmes nouveaux et graves tels que la pollution des eaux et des sols et la pollution atmosphérique, le réchauffement climatique, la cimentation des sols, la déforestation, la réduction de la variété des espèces végétales et animales, etc. Le pétrole, l’uranium, etc. tôt ou tard finiront. Les catastrophes naturelles (inondations, séismes, etc.) sont en augmentation.  La fin du monde plane. Voila les nouveaux problèmes qui, selon eux, mettraient les limites des ressources de la planète au premier plan, quel que soit le système de relations sociales.


Nous communistes disons à ces nouveaux défenseurs de l’ancienne théorie malthusienne : tout ce que vous dites est vrai, mais vous confondez la nature du monde avec la nature du capitalisme et la fin du monde avec la fin du capitalisme. Tous les maux que vous dénoncez sont vrais. L’avant-garde des travailleurs, leurs porte-parole, les communistes, les vrais démocratiques, les ont dénoncés de longue date. Il existe en effet d’autres maux que vous ignorez ou négligez : la misère de tant de gens, l’absence de conditions propices à une vie digne, l’exclusion sociale, le chômage, l’oppression raciale, religieuse et sexuelle (contre les femmes), l’exclusion de la masse des gens du pouvoir et du savoir, d’une vie spirituelle à la hauteur des possibilités d’aujourd’hui, la réduction de n’importe quel bien à un produit uniquement disponible pour ceux qui ont de l’argent pour le payer, l’abrutissement consumériste d’une partie des masses populaires, l’ignorance, la criminalité organisée, la violation systématique de droits conquis, des lois et des constitutions signées après la victoire sur le fascisme, l’arrogance et la violence des autorités, du clergé et des riches, la répression, l’oppression, les bases militaires, le militarisme, le secret politique et militaire, les agressions et la guerre, la guerre d’extermination non déclarée que la bourgeoisie mène contre les masses populaires partout dans le monde. Mais les causes de ces maux ne sont pas les limites des ressources ou la quantité de la population. Elles sont dans la nature du capitalisme. C’est à cause du capitalisme que les hommes ne peuvent pas adopter des solutions appropriées aux problèmes actuels, et qu’ils ne peuvent même pas les connaître ni trouver des solutions appropriées.


La crise environnementale, la crise économique, la crise culturelle et la crise politique sont étroitement liées. Elles ont la même source: les limites du capitalisme. Le système de relations sociales fondées sur la production mercantile et sur le capitalisme est arrivé à sa fin. L’humanité doit changer le système de relations sociales, sans quoi le capitalisme entraînera toute l’humanité à sa perte. Quelqu’un dit: « Mais le nombre des hommes ne peut pas croître indéfiniment ». Nous lui répondons: « Ce n’est pas le problème. Aujourd’hui nous sommes confrontés aux problèmes environnementaux, économiques, culturels, de 6 milliards de personnes qui seront probablement 9 milliards dans 15 ou 20 ans. Tous ces problèmes peuvent être résolus par l’établissement du socialisme. Les problèmes qui se poseront après-demain seront affrontés par les hommes de demain, avec les moyens et les connaissances qu’ils auront. Et l’expérience nous montre que les moyens des hommes et leurs connaissances augmentent de façon exponentielle avec le nombre d’hommes qui se consacrent à les chercher et à les mettre en place. Imaginez que les hommes d’il y a mille ans se soient posés les questions que nous traitons et que nous pouvons résoudre aujourd’hui: ils auraient été désespérés. En substance vous nous dites aujourd’hui: « Il n’est pas nécessaire d’établir le socialisme, car tôt ou tard nous serons  trop nombreux, car tôt ou tard le monde va finir ». Que vous en soyez conscients ou non, vous défendez le statu quo, la bourgeoisie, le clergé et les autres classes dirigeantes qui sont  disposés à causer de tout, à condition que personne ne décide en fait d’établir le socialisme ».

Voila les deux voies fondamentales face à la crise environnementale, les deux lignes et les deux conceptions. Elles se réfèrent à deux classes différentes et opposées: la bourgeoisie et le prolétariat.


Aujourd’hui nous ne devons pas faire face à des ressources limitées. Nous devons faire face à des classes dirigeantes expression du système mercantile et capitaliste de rapports sociaux, pour lequel elles polluent et pillent la planète, privent une grande partie de l’humanité de nourriture et d’eau potable, forcent les gens à un travail pénible, au chômage, à la migration et à la dégradation et relèguent la grande majorité d’hommes et de femmes à l’ignorance et à la superstition, couvrant une grande partie de leurs activités avec des secrets politiques et militaires, entravant les recherches et les applications qui ne produisent pas d’argent. Ces classes dominantes sont l’expression, les bénéficiaires et les défenseurs d’un système de rapports sociaux qui force l’immense majorité des hommes et des femmes à utiliser leur intelligence, leur énergie et la plupart de leur temps à survivre, comme si l’humanité était encore à l’âge des cavernes. Tout ce que les hommes produisent et aussi les ressources naturelles sont les propriétés de ces classes dirigeantes. Elles font produire pour la vente et offrent également à la vente les ressources naturelles: tout a pour finalité d’augmenter l’argent. L’argent est le début et la fin de toute activité. Rien ne se fait sans argent, et toute activité qui augmente la quantité d’argent est bonne. Les activités qui ne font pas d’argent sont arrêtées.

Il s’agit d’un système de rapports sociaux que ces classes dominantes imposent partout, dans chaque pays et dans tous les domaines de l’activité humaine. Et qu’elles défendent bec et ongles, avec la puissance et la férocité des instruments de répression et de contrôle et des armes et ce n’est pas un hasard s’elles les augmentent et les améliorent  constamment.

Voila la source et le contexte de la crise environnementale aujourd’hui. La Conférence de Copenhague se déroule dans ce contexte. De là, nous devons partir pour comprendre ce que nous pouvons attendre de cette Conférence et comment l’obtenir.

Evidemment, nous ne parlons pas principalement des intentions, des aspirations, des idées et des convictions personnelles des personnalités qui se réuniront à Copenhague. Parler de croyances et d’aspirations personnelles de telle ou telle personnalité est une diversion: cela fait perdre du temps, confond les idées et détourne l’attention de la substance des choses. Encore moins nous parlons de leurs déclarations. Nous parlons de ce qu’elles font, du rôle qu’elles ont et qu’elles vont jouer à Copenhague, de ce que nous devons et nous pouvons attendre d’eux après Copenhague, et enfin de ce que nous pouvons les forcer à faire.


Toute classe dirigeante a besoin de deux fonctions sociales pour maintenir sa position dominante: celle de l’armée et celle du prêtre. L’armée doit supprimer ou empêcher par la force l’indignation et la protestation des opprimés. Le prêtre est la pour consoler les opprimés, les faire espérer en un avenir meilleur dans le cadre de la domination de classe et, ainsi, les concilier avec cette domination, les éloigner de l’action révolutionnaire, empêcher l’action révolutionnaire. Les classes dirigeantes aujourd’hui ont d’avantage que par le passé besoin de gens qui jouent ces deux rôles, car grande est la contradiction entre la situation pénible dans laquelle elles forcent l’humanité et ce que l’humanité peut faire, les forces productives et la connaissance dont l’humanité dispose aujourd’hui, l’expérience et la conscience que la première vague de révolution prolétarienne mondiale a étendues largement parmi les masses populaires.


À Copenhague, les délégués des classes dirigeantes se retrouvent sous le couvert des prêtres. Même ceux qui ont les mains tachées de sang encore frais, même Barak Obama qui vient d’annoncer (le jeudi 1er Décembre) qu’il enverra encore 30 mille soldats pour massacrer et terroriser en Afghanistan et qui vient de demander à ses alliés, partenaires et satellites d’envoyer des troupes à leur tour, ils vont à Copenhague pour faire des promesses d’un avenir meilleur. Donc certainement de Copenhague ils repartiront avec tant de promesses et de bons mots, même si les contrastes entre eux sont très vifs et si chacun d’entre eux veut emporter quelque chose à l’autre. C’est le show, que les mêmes gouvernements ont effectué à la « Convention contre la faim dans le monde » organisée par la FAO, il y a quelques semaines (du 16 au 19 Novembre) à Rome.

Sauf pour quelques exceptions dont nous avons parlé, les gens qui se réuniront à Copenhague sont les dirigeants que les tyrans, les exploiteurs, les parasites, les geôliers et le clergé ont mis au pouvoir et maintiennent à la tête de chaque pays. Ils sont les promoteurs de l’entreprise qui conduit l’humanité à la catastrophe économique et environnementale et au chaos intellectuel et moral dans lequel nous sommes ou, au mieux, ils sont des individus qui, pour diverses raisons,  sont résignés à mettre les affaires des classes dominantes avant les intérêts des masses populaires. La principale tâche qu’ils ont et pour laquelle ils ont été nommés et sont gardés à la tête de leurs respectifs états est de garantir les conditions pour les capitalistes de continuer leurs affaires loin des protestations et des émeutes des travailleurs et des masses populaires et d’assurer que les riches et le clergé peuvent continuer à jouir de leurs privilèges.

Tout ce qu’ils décideront, quoiqu’ils disent et comme ils le présentent, en substance, sera comment continuer à la fois à tenir les gens tranquilles pendant qu’ils continuent à faire les affaires qui ont fait le désastre dans lequel ils nous ont menés, et comment continuer à presser les travailleurs pour les privilèges et les richesses comme ils les ont pressé jusqu’à présent. L’expérience que nous avons derrière nous, contre laquelle personne ne peut faire aucune objection sérieuse fondée sur la réalité et non pas sur des espoirs vides, a confirmé cela mille fois. Seulement si nous savons cela et nous nous basons sur cela nous pouvons aller plus loin. D’un côté, nous pouvons comprendre pourquoi ces dirigeants organisent la Conférence de Copenhague. D’autre part, nous pouvons sérieusement penser à ce que nous devons et pouvons faire. Ceux qui s’attendent à ce que ces personnes prennent des décisions qui mettent fin à la crise environnementale sont soit fous soit lâches. Ils se font des illusions et trompent ceux qui les écoutent.


Les porte-parole et les représentants des responsables de la catastrophe écologique et de la crise économique ne peuvent pas arrêter la crise environnementale. Alors, pourquoi sont-ils réunis à Copenhague, et pourquoi font ils tant d’histoires à ce sujet?

Parce que le mécontentement et l’indignation des masses populaires face à la catastrophe écologique et à la crise économique sont grands et vont être de plus en plus grands. Parce que, dans de nombreux pays ce mécontentement et cette indignation sont devenus des instruments de chantage que chaque groupe de la classe dominante utilise les uns contre les autres. Parce que les classes dirigeantes craignent que l’orientation révolutionnaire, des actions, des mouvements et organisations se développent parmi les masses populaires. Ils doivent donc faire quelque chose pour créer des illusions et des espoirs plus grands que le rien ou peu qu’ils vont faire: ils font un petit feu pour créer  beaucoup de fumée, en prenant du temps et dispersant la compréhension et la ruée révolutionnaire.

En soulevant simplement cette peur des classes dirigeantes, nous pouvons obtenir des concessions de leur part, les forcer à réparer dans une quelque mesure le désastre qu’elles ont fait et font, à éliminer certains des méfaits les plus durs, les obliger à s’abstenir de certaines des initiatives les plus injustes et criminelles. Aussi longtemps que nous allons leur faire peur, aussi longtemps que le mouvement révolutionnaire sera fort, aussi longtemps qu’elles auront peur de tout perdre, alors plus nous pourrons en faire, plus nous pourrons en obtenir. Sur cette base, nous, communistes, pouvons et devons faire des accords temporaires même avec ceux qui ne veulent pas la révolution, mais mettent la défense de l’environnement au-dessus de leurs propres intérêts et préjugés, et de leurs liens avec les classes dirigeantes. Nous pouvons exploiter les contrastes entre des groupes des classes dirigeantes.


Mais même le peu que les classes dirigeantes actuelles feront sera contraire à leur nature. En plus, chaque groupe va essayer de le faire au détriment des autres groupes. Il va essayer d’en profiter pour faire valoir ses intérêts contre d’autres groupes, car la crise économique a également détruit la richesse de certains d’entre eux. Même pendant la crise, chaque capitaliste cherche à se développer au détriment des autres capitalistes. Les fusions et acquisitions sont en cours. Quand un capitaliste est en difficulté, les autres capitalistes lui sautent dessus. Les capitalistes, les financiers, les spéculateurs, les riches et le clergé sont déchirés par deux types de contradictions: celles entre eux et les masses populaires et celles qui les mettent en concurrence l’un contre l’autre. Cela les rend plus faibles et nous fortifie. Mais en même temps  ça les rend dangereux, car ils vont essayer d’impliquer les masses populaires dans leurs luttes.

La crise de l’environnement continuera et se détériorera par la crise économique, tant que la bourgeoisie et le clergé régneront. En faisant face au mécontent des masses populaires, chaque groupe essaiera de présenter l’autre comme responsable de la crise et mobilisera les masses populaires contre celui-ci. La guerre est l’issue à laquelle la bourgeoisie et le clergé mènent inévitablement l’humanité, si nous leur laissons le pouvoir. Plus la crise économique et environnementale empire, plus l’alternative devient pressante : révolution ou guerre. Qui  se limite à regarder simplement ce qui arrive aujourd’hui, sera dépassé et submergé par les événements. C’est le destin des gens qui restent en queue.


La crise de l’environnement et la crise économique aggravent incroyablement la souffrance des masses populaires. Elles créent également les conditions pour que les masses populaires puissent en finir une fois pour toutes avec le système de relations sociales mercantiles et capitalistes que nous héritons de l’histoire et qui nous a conduits dans une impasse. Les classes dirigeantes sont en difficulté, elles ne savent pas quoi faire, et elles se battent entre elles. Même si elles sont armés jusqu’aux dents et ont accumulé d’énormes arsenaux, leur faiblesse est grande. Ils ont tout à perdre. Elles enlèvent aux masses populaires même le peu que les masses populaires avaient, donc les masses populaires auront tout à gagner d’un bouleversement général. C’est à nous communistes de montrer et d’ouvrir la voie, parce que les  bouleversements politiques et sociaux dont l’humanité a besoin ne peuvent pas être improvisés. Par nature, la révolution socialiste n’éclate pas. Le Parti communiste doit la construire, étape après étape.


Mais qu’est ce que nous voulons faire, et comment nous le ferons?

Nous ne partons pas de zéro. La situation à laquelle nous devons maintenant faire face n’est pas un événement étrange et inattendu. Elle est l’aboutissement du système mercantile et capitaliste, elle est son agonie. Elle est la suite d’un cours des choses continuant depuis plus de 150 ans. Depuis longtemps le mouvement communiste mobilise et organise les masses populaires, et en premier lieu les prolétaires et les travailleurs pour la construction d’une nouvelle société parce que pour eux une nouvelle société est nécessaire. Il a obtenu et a accumulé une grande expérience par ses succès et aussi par ses défaites. L’humanité d’aujourd’hui a suffisamment de connaissances et de forces productives pour faire face à tous les problèmes que le capitalisme a crée et qu’il ne peut pas résoudre.


Aucun de ces maux qui nous affligent n’est insoluble. Nos souffrances ne sont pas dues à la limitation des ressources de la planète. La bourgeoisie et le clergé confondent la fin de leur système avec la fin du monde, les limites de leur système de rapports sociaux avec les limites des ressources et de ce que l’humanité peut faire. C’est toujours ce qu’ont fait les classes dirigeantes quand leur fin est venue. Ce qui est fini, ce qui ne peut plus être supporté est la production mercantile et capitaliste. L’effort pour la faire durer est la principale cause de la crise environnementale, de la crise économique et du chaos culturel et moral dans lequel l’humanité se débat.

Les travailleurs organisés sont tout à fait capables d’arrêter la crise de l’environnement, la crise économique et le chaos culturel et moral dans lequel la bourgeoisie et le clergé nous ont conduits. Ils ont les forces productives et les connaissances pour le faire. Aujourd’hui, les hommes peuvent produire les aliments nécessaires à une population beaucoup plus importante que celle actuelle. Chaque année, le soleil évapore l’eau des mers et sur terre nous pouvons avoir la quantité nécessaire d’eau douce pour une population beaucoup plus importante que celle actuelle. Nous pouvons produire des maisons, des vêtements et toutes sortes de bonnes choses pour tout le monde. Il existe des sources d’énergie renouvelables à partir desquelles nous pouvons extraire plus d’énergie que celle nécessaire à toute l’humanité, mais le faire n’est pas compatible avec le système mercantile et capitaliste des rapports sociaux. C’est le système mercantile et capitaliste de production et de distribution et le système des relations sociales qui y est lié qui en empêchent la réalisation. Le communisme n’est plus seulement un projet. C’est une nécessité pour sortir de l’impasse dans laquelle la bourgeoisie et le clergé nous ont poussés. Les premiers pays socialistes nous ont montré la voie avec leurs réussites et avec leurs échecs.

La première vague de la révolution prolétarienne qui a eu lieu dans la première partie du siècle dernier a montré la voie pour mettre fin à la crise générale du capitalisme. Les premiers pays socialistes et l’Union Soviétique ont montré que les travailleurs organisés peuvent se libérer des capitalistes et du clergé, peuvent construire un système socialiste et progresser vers le communisme. C’est pourquoi la bourgeoisie et le clergé dénigrent de toute façon l’expérience des premiers pays socialistes, après avoir recouru à n’importe quels moyens pour les faire dérailler et les tuer dans l’œuf.


En fait, pendant toute la première partie de leur vie, si brève fut-elle, les premiers pays socialistes ont montré sur une grande échelle que les travailleurs peuvent construire un monde différent qui tient compte de l’expérience et des connaissances que l’humanité a accumulé dans sa longue histoire et les utilise pour générer un niveau supérieur de civilisation. Pour ce faire, les travailleurs les plus généreux et avancés doivent s’unir au sein du Parti Communiste, créer des organisations de masse, mobiliser les masses populaires sur une grande échelle pour faire face efficacement à la bourgeoisie, au clergé et aux autres classes réactionnaires qui essaient par tous les moyens de conserver ou de rétablir le statu quo. La crise dans laquelle la bourgeoisie a enlisé l’ensemble de l’humanité crée des conditions plus favorables que par le passé pour dresser les masses populaires à t accomplir une action historique plus importante que celle qu’elles ont accompli pendant la première vague de la révolution prolétarienne, cette action historique dont la bourgeoisie les a jusqu’ici détournées: établir le socialisme dans les principaux pays impérialistes.


La bourgeoisie, le clergé et leurs partisans disent que les premiers pays socialistes se sont effondrés, que ces pays étaient économiquement inefficaces, qu’ils étaient des dictatures. En fait, le socialisme et le communisme exigent la mobilisation, l’organisation et la participation de la masse de la population dans la vie sociale, ce qui n’a jamais existé dans l’histoire de l’humanité divisée en classes. Il s’agit de conditions qui peuvent seulement être créés étape par étape, en se fondant sur l’expérience, et en résolvant équitablement tous les problèmes qui surgissent en cours de route et  en trouvant la bonne solution, toujours se basant sur l’expérience. Le système d’exploitation et d’oppression est en vogue depuis des siècles, il est basé sur des concepts et des relations connus et testés, mais il nous a conduit à une impasse. Les hommes ont déjà fait tout le bien qui pouvait être fait dans ce système. Le nouveau système doit être créé. Comme dans n’importe quelle nouvelle entreprise, certaines choses sont claires dès le début, mais d’autres se préparent sur le chemin.

Il est vrai que les premiers pays socialistes se sont effondrés. L’Union Soviétique, la République populaire de Chine, les autres pays socialistes avaient suscité l’intérêt, l’espoir, l’enthousiasme et la mobilisation des classes opprimées et exploitées à travers le monde. Ils ont été le fleuron du nouveau monde, l’aube d’une ère de liberté et de civilisation pour les classes exploitées et les peuples opprimés du monde entier. Il a semblé qu’ils avaient ouvert la voie finalement à tout le monde. C’est précisément pour cette raison que la bourgeoisie et le clergé ont utilisé tous les moyens, chaque ruse et brutalité pour les briser. «Etouffer l’enfant dans le berceau», a été la ligne dictée par Winston Churchill (1874-1965) et appliquée par Mussolini, Hitler, le Vatican, les gouvernements de toutes les puissances impérialistes après la naissance des premiers pays socialistes. Ils les ont attaqués par des guerres répétées. Dans tous les pays socialistes, sans lésiner sur les moyens et de toute façon, ils ont aidé les classes dépossédées pour qu’elles  mobilisent la partie encore  arriérée de la population afin de reprendre le dessus. Même aujourd’hui, près de 50 ans après, le gouvernement du pays impérialiste le plus puissant, les États-Unis, tente d’étouffer par l’embargo économique un petit pays comme Cuba et organise des assassinats, sabotages et d’autres opérations criminelles pour effacer l’exemple contagieux, que donne Cuba à d’autres nations, en particulier en Amérique Latine. Pas étonnant que dans les pays socialistes qui venaient d’être créés il y avait les restes des anciennes classes privilégiées dépossédés, qu’une partie des masses populaires n’avait pas accepté immédiatement avec conscience, conviction et enthousiasme un nouveau mode de vie, que les classes dépossédées tentaient de rétablir leur système de privilège en s’appuyant sur la partie la plus arriérée des masses populaires et en utilisant les relations, l’expérience d’organisation et de commandement qui faisaient partie de leur héritage d’ancienne classe dirigeante, que les promoteurs de la nouvelle société avaient eux mêmes des doutes et des hésitations sur la voie à suivre, que le vieux monde influençait dans une certaine mesure aussi une plus ou moins grande partie d’entre eux, qu’en face de nouvelles difficultés ils étaient tentés de recourir à des méthodes et systèmes utilisés depuis des siècles par les classes dirigeantes.

Lorsque la bourgeoisie et le clergé se scandalisent des systèmes de répression utilisés par les premiers pays socialistes, ils cachent soigneusement que, même dans le pire des cas dans lesquels les pays socialistes ont utilisé des systèmes et des méthodes de répression, ces systèmes étaient ceux que la bourgeoisie, le clergé et les classes dirigeantes ont appliqués et appliquent encore aujourd’hui (Guantanamo, Abou Ghraib, Wagram, etc.). Ils cachent que, même face à une lutte de classe menée par la bourgeoisie et le clergé sans scrupules et sans tabou, dans tous les premiers pays socialistes la répression a frappé une petite partie de la population, tandis que le gros des masses populaires était réuni dans les organisations de masse et dans le Parti communiste et jouissait de la liberté, de la culture et du pouvoir, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

L’expérience a montré que les pays socialistes, tant qu’ils étaient guidés par de vrais partis communistes, ont fait de grands progrès économiques et culturels et ont réussi à résister à toute agression et tentative d’infiltration. Mais le communisme n’est pas un livre de cuisine, un manuel d’instructions, un ensemble de règles prêtes à être appliquées. C’est une vision du monde et une méthode de connaissance et d’action. Le communisme est un système de relations sociales que les hommes doivent découvrir et développer d’une façon particulière dans chaque pays et sur le plan international. Le communisme est international de par sa nature. Il commence avec des révolutions dans un pays et dans un autre, mais il ne peut s’affirmer définitivement qu’en tant que système mondial, avec l’entente entre les peuples de tous les pays. Au cours de la première grande crise générale du capitalisme au début du siècle dernier, le mouvement communiste n’a pas été en mesure de vaincre les classes réactionnaires que dans des régions et pays relativement arriérés (Russie, Chine), qui était opprimés dans le système impérialiste mondial. Il n’a pas réussi à établir le socialisme dans les pays avancés, dans les pays impérialistes (USA, Europe) où le pouvoir de la bourgeoisie était plus fort et plus consolidé et renforcé par l’exploitation des pays opprimés. Tous ces facteurs ont rendu la vie difficile aux premiers pays socialistes, et créé de l’incertitude et de la division sur la voie à suivre pour renforcer et généraliser le triomphe de la révolution socialiste à travers le monde et sortir l’ensemble de l’humanité de la barbarie du capitalisme.

Le délabrement des premiers pays socialistes a commencé à cause des erreurs faites par les partis communistes qui les dirigeaient. L’Union Soviétique a commencé à perdre de l’élan dans les années cinquante, lorsque le Parti communiste dirigé par Khrouchtchev et ses acolytes a donné des solutions bourgeoises aux problèmes de développement du socialisme. La République populaire de Chine a cessé d’être un phare de la révolution prolétarienne dans le monde dans les années soixante-dix quand le Parti communiste chinois, mené par un vieil admirateur de la bourgeoisie, Teng Hsiao-ping, a placé la Chine sur la voie du capitalisme. Il n’est pas étrange que dans la création d’un nouveau système de relations sociales des erreurs soient possibles, que pour diverses raisons, beaucoup de gens pensaient qu’ils pouvaient et devaient faire face à des difficultés en prenant exemple sur les vieux pays, sans tenir compte du fait que certaines choses vont inévitablement en entraîner d’autres. Il est inévitable que l’ancienne société, les anciennes classes dirigeantes et le système des préjugés et des habitudes contractées au fil des siècles exercent une influence sur la société nouvelle. Le nouveau monde est né aux prises avec l’ancien monde, mais il est aussi né sur les présupposés que le vieux monde à créé: ce qu’il faut garder et ce qu’il faut jeter et quand, voila une question qui doit être résolue sur la base de la situation pratique et concrète. Nous les communistes profitons d’une compréhension plus avancée des conditions, des formes et des résultats de la lutte de classes et de peuples opprimés contre la bourgeoisie, le clergé et les autres classes dirigeantes résiduelles. Mais nous serions des tricheurs si nous cachions que nous ignorons beaucoup de choses et que nous devons les apprendre en nous fondant sur l’expérience, en essayant de nouveau et de nouveau et en corrigeant nos erreurs.


Mais est-ce que le monde est meilleur parce que les pays anciennement socialistes se sont égarés, et se sont effondrés après une période relativement longue de déclin ?

La bourgeoisie et le clergé s’en sont réjouis et ont fait une grande clameur d’abord pour la dérive, puis l’effondrement des premiers pays socialistes. Mais aujourd’hui les masses populaires dans le monde souffrent des résultats de la liberté d’action et d’exploitation que l’impérialisme USA et le Vatican ont retrouvés il y a deux décennies avec la disparition des premiers pays socialistes.


En réalité, le mouvement communiste a subi vraiment une période de déclin à cause de ses limites de compréhension des conditions, des formes et des résultats de la lutte de classe, mais il est loin d’être mort. Il se relève en effet partout dans le monde guidé par le marxisme-léninisme-maoïsme, et, là où il n’est pas encore monté en force, la résistance des masses populaires face aux atrocités de l’impérialisme trouve d’autres moyens provisoires pour se développer. La campagne féroce d’encerclement et d’anéantissement que les gouvernements de l’Inde et du Pakistan, soutenus par les conseillers américains et les Sionistes, mènent à ces jours dans leur pays contre les forces révolutionnaires, les campagnes criminelles conduites par les Sionistes d’Israël, par le gouvernement américain et l’OTAN dans le Moyen-Orient, l’Asie Centrale et l’Afrique, les manœuvres contre-révolutionnaires que les groupes Sionistes et le gouvernement américain mènent en Amérique Latine montrent au contraire la vitalité du mouvement communiste. La révolution de nouvelle démocratie qui se déroule au Népal, donne déjà de grandes leçons aux communistes partout dans le monde.

Certes, la création d’un nouveau système social exige des actes qu’aucun individu seul ne peut faire quand il se rend compte qu’ils sont la solution exigée aux maux présents. Il n’est pas question de la bonne volonté de quelques individus qui changent leur comportement. La question est d’établir un nouveau système social.

Chaque personne qui pense que cela est possible et juste, pour le mettre en œuvre doit rejoindre les autres qui eux aussi sont convaincus et ont décidé de le mettre en œuvre.

D’emblée, plus nous sommes organisés et déterminés, plus nous pouvons imposer aux autorités de prendre les mesures nécessaires pour répondre immédiatement aux conséquences les plus graves de la crise de leur système de relations sociales. Dans le monde d’aujourd’hui il y a une énorme quantité d’argent. Entre les liquidités, les comptes bancaires et les valeurs financières, l’argent est au moins 50 fois le produit brut global mondial d’une année et les banques et institutions financières peuvent en créer encore plus, même en quantités illimitées. Les gouvernements des principaux pays peuvent en tirer dans une mesure presque illimitée et, en fait, ils ne manquent jamais d’argent pour les fins qu’ils jugent nécessaires. Il n’y a donc pas de limites financières pour les actions que nous pouvons les forcer à faire. Mais le système monétaire est en soi un château de cartes, de par sa nature il est instable car il dépend du comportement des capitalistes et des riches, et utiliser l’argent pour répondre aux besoins des masses populaires est la chose la plus anormale et contraire à leur nature que l’on peut imposer à un capitaliste et aux gens instruits par l’école capitaliste.

Ainsi, même si gentiment ou durement nous réussissons à faire appliquer les mesures d’urgences nécessaires pour faire face aux situations les plus graves, les autorités actuelles essaieront de faire le moins possible, retourneront en arrière aussitôt que possible, utiliseront tous les moyens pour nous empêcher de leur imposer d’exécuter des actions aussi contraires à leur nature. Ils utiliseront tous les trucs pour diviser les travailleurs et mettre chacun d’entre eux l’un contre l’autre. C’est ce qu’ils font déjà. Cela est vrai tant pour la crise économique que pour la crise environnementale.

C’est pourquoi il ne suffit pas de réclamer des patrons telle ou telle chose. Nous avons besoin d’établir un gouvernement d’urgence formé par les Organisations des Travailleurs et les Organisations Populaires, un gouvernement composé par des gens qui veulent mettre en œuvre les aspirations des masses populaires, constitué et soutenu par les organisations qui veulent utiliser les forces productives et les connaissances pour répondre aux besoins des masses populaires : un gouvernement de Bloc Populaire.

Plus nous sommes déterminés à former un tel gouvernement, plus nous avons d’emblée la force de nous imposer sur les capitalistes et leurs autorités et de les forcer à mettre en œuvre immédiatement les mesures les plus urgentes. Les luttes  revendicatives n’en seront que plus fortes.


Imposons à tout prix et par tous les moyens aux autorités et aux patrons les mesures urgentes nécessaires pour faire face tout de suite aux pires effets de la crise économique et de la crise de l’environnement !


Créons les conditions pour établir un gouvernement d’urgence formé par les Organisations des Travailleurs et les Organisations Populaires !


Tuons chaque preuves de fascisme dans l’œuf ! Eliminons les foyers de l’infection fasciste et raciste des quartiers populaires!


Les mesures pour prévenir les effets les plus désastreux de la crise générale du capitalisme et l’établissement d’un gouvernement Bloc Populaire pour leur application, ouvrent la voie à l’instauration du socialisme et renforcent la lutte anti-impérialiste dans tous les coins du monde !


Le nouveau Parti Communiste Italien se bat pour cela !


Pour ce combat le nouveau PCI demande la contribution des personnes les plus généreuses et honnêtes, de la partie la plus avancée des masses populaires de notre pays !


Camarades, travailleurs, prolétaires, femmes, immigrés et  jeunes, rejoignez le nouveau Parti Communiste Italien !


Constituons clandestinement un Comité du Parti dans chaque entreprise, chaque quartier et chaque organisation de masse !

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Pachamama
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 14:06

Le 26 avril prochain, on commémorera pour la 23e fois l'anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl - effectivement une des pires catastrophes humaines et environnementales de tous les temps.

Tchernobyl a bien sûr été une terrible catastrophe, mais cette commémoration sera surtout l'occasion d'un déferlement de propagande sur le "communisme inhumain", méprisant l'homme et l'environnement etc... Là où il n'y a qu'une conséquence catastrophique de la faillite du révisionnisme soviétique, devenu incapable financièrement d'entretenir ses centrales - un risque qui nous pend au nez, vu la crise de notre capitalisme.

La bourgeoisie capitaliste oubliera évidemment de rappeler qu'un peu plus d'un an auparavant , dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, avait lieu à Bhopal en Inde la pire catastrophe industrielle de tous les temps. Une catastrophe 100% occidentale.
Eh oui, il n'y a pas que la "nomenklatura" soviétique - révisionniste - qui fait primer la production et le pognon sur l'être humain...

Bhopal : plus jamais ça !
35000 morts en 25 ans

Posté par Ka Frank, le 29 Novembre 2009 - Revolution in South Asia

 

Il ya 25 ans, dans la nuit du 2 au 3 Décembre 1984, une terrible fuite de gaz de l'usine de pesticides de la multinationale américaine Union Carbide a entraîné, au fil des ans, la mort de plus de 35.000 personnes et la maladie chronique de plus de 3 lakh [300.000] personnes, dont plus de 1 lakh ont été définitivement mutilés.

Les victimes continuent de se battre pour une compensation appropriée, la réadaptation, les moyens de subsistance, la décontamination des sols et des eaux et l'action pénale contre les responsables. Nous reproduisons un article de Mars 2008 décrivant les efforts des survivants pour obtenir justice, et l'annonce d'un programme du 25e anniversaire à Bhopal parrainé par le Morcha Sangarsh Jan (Madhya Pradesh).

Les survivants de la tragédie de Bhopal marchentpour réclamer justice

Shuriah Niazi, Toward Freedom

Le 20 Février, plus d'une centaine de survivants de la tragédie de Bhopal et leurs soutiens ont commencé une marche de 800 kilomètres de Bhopal à New Delhi pour rappeler le Premier ministre Manmohan Singh a des promesses qu'il ne tient pas. Des organisations telles que Bhopal Gas Peedit Mahila Papeterie Karmachari Sangh, Bhopal Gas Peedit Mahila Purush Sangharsh Morcha et Bhopal Group for Information and Action mènent ce "Padyatra." Ils exigent que le Premier ministre crée une commission habilitée à Bhopal pour les soins médicaux et de réadaptation des victimes de Bhopal et de leurs enfants.

Près de vingt trois ans après la catastrophe de gaz de l'Union Carbide, Bhopal continue à suffoquer. Jusqu'à présent, les autorités ont échoué à fournir un environnement propre et sain pour les milliers de citoyens qui ont inhalé le gaz toxique les 2 et 3 décembre 1984, souffrant de lésions pulmonaires irréversibles. Ces survivants, principalement concentrés à Atal Ayub Nagar, JP Nagar et Arif Nagar, utilisent toujours des eaux polluées par les toxines laissées par la multinationale américaine.

La contamination des eaux souterraines due aux déchets toxiques provenant de la tragédie de Bhopal menace la santé de toute une nouvelle génération d'habitants de la ville.

Environ 8.000 tonnes de déchets toxiques se trouvent encore dispersés et exposés dans les locaux de l'usine Union Carbide à Bhopal. Maintenant, plusieurs décennies après la pire catastrophe industrielle au monde, ces toxines se sont infiltrées dans les eaux souterraines de la ville, selon des études environnementales menées par le gouvernement et les groupes de la société civile. Bien que cette information ait même été acceptée par un tribunal des États-Unis, les autorités indiennes ont peu fait pour régler le problème.

Bien que les études menées au fil des ans sont arrivées à peu près à la même conclusion concernant la contamination des eaux souterraines, c'est seulement maintenant que le gouvernement du Madhya Pradesh dit qu'il est prêt à prendre le cas des victimes de gaz au gouvernement central.

"Notre Bureau de contrôle de la pollution de l'Etat a déposé un rapport qui confirme la contamination des eaux souterraines et nous sommes prêts à prendre la question au gouvernement de l'Union", a déclaré Ajay Bishnoi, ministre des hydrocarbures et de la réhabilitation.

Des études scientifiques ont prouvé que les déchets toxiques, contenant des métaux nocifs comme le mercure et des pesticides dangereux et polluants, s'est infiltrée dans les réserves d'eau souterraines. Les secteurs touchés comprennent Ayub Nagar, Kainchi Chhola, Arif Nagar, Dashhehra Maidan, Chandbari et Garib Nagar.

"Nous croyons que près de 40.000 personnes dans des localités proches de l'usine ont bu l'eau contaminée ces dernières années", explique Abdul Jabbar, un défenseur des droits des survivants de la tragédie.

"L'eau n'est pas incolore et a un goût amer. Nous savons que cela est nocif pour notre santé mais nous n'avons pas le choix. Aussi, en raison de contraintes financières, je ne peux pas aller ailleurs", affirme Rashid Khan, un résident d'Arif Nagar, qui a perdu à la fois son père et son frère dans la tragédie. Lui-même souffre de problèmes respiratoires causés par une exposition au gaz mortel isocyanate de méthyle.

Shanta, une autre victime de gaz, indique: "Nous avons vu beaucoup de choses dans les dernières décennies après la tragédie, maintenant, nous croyons que le gouvernement doit agir rapidement."

Asghar, quarante-sept ans, dit: "Nous voulons la justice de la part du gouvernement. Nous voulons également que le gouvernement verse une indemnisation adéquate pour nous".

Les revendications des militants ont été soutenues par plusieurs études au fil des ans qui disent que les résidents de la région ont consommé de l'eau potable fortement contaminée qui est préjudiciable à la santé humaine. Une de ces études, menée par le département d' ingénierie de la santé publique en 1998, a déclaré: "De vastes zones de la ville de Bhopal, composée de 10 quartiers, ont été durement touchés par la désastreuse fuite de gaz méthyl isocyanate.

Ce gaz a gravement pollué l'environnement, non seulement de la localité, mais aussi les réserves d'eau souterraine".

En 1999, une étude de Greenpeace a observé: "L'eau a été contaminée à mille fois le niveau moyen de l'eau potable de qualité acceptable dans les pays développés." Selon une étude menée par le National Environmental Engineering Research Institute (NEERI), Nagpur, l'eau l'usine dans la région a enregistré une forte concentration de déchets toxiques, indiquant la possibilité d'une contamination à grande profondeur. De même, une étude réalisée en 1998 par le laboratoire de Boston de l'environnement des citoyens a fait valoir que l'eau avait été contaminée à un niveau dangereux.

Digvijay Singh, ancien ministre en chef du Madhya Pradesh, qui a gouverné l'Etat de 1993 à 2003, a toujours nié que les réserves d'eau souterraine ont été contaminées.

Pour le prouver, le ministre alors en charge de l'aide aux victimes du gaz et de la réhabilitation, Arif Aqueel, buvait de l'eau des robinets situés dans les zones autour de l'usine.

Ces dernières années, il ya eu une certaine reconnaissance de la détresse des habitants de Bhopal. Dans un jugement de Mars 2004, une cour d'appel des États-Unis tient Union Carbide responsable de la contamination des eaux souterraines.

Le tribunal a également déclaré que les personnes touchées par l'eau potable contaminés devraient recevoir une indemnisation. Chaque jour, environ 4500 patients font la queue devant les services ambulatoires gérés par le gouvernement, se plaignant de maladies respiratoires, maux d'estomac, la dysenterie et les troubles du système nerveux. Les médecins des hôpitaux de Hamidia et Bhopal considèrent que l'afflux inquiétant de la plupart de ces affections - certaines transmises à la deuxième génération - peut être relié au gaz de methly isocyanate (MIC). Il avait tué 16.000 personnes en 1984 et porté atteinte de façon permanente à plus de 500.000.

Il ya huit ans, les bénévoles de Greenpeace, ainsi que des représentants des communautés de Bhopal, ont visité l'usine Carbide et évalué les conditions sur le site de l'usine et ses environs. Ils ont trouvé des stocks de pesticides toxiques et des déchets dangereux éparpillés tout autour. Il n'y a eu aucune amélioration dans la situation, même aujourd'hui. L'enquête a révélé la contamination des terres et des eaux souterraines fournies comme eau potable aux habitants près de l'usine abandonnée, avec des métaux lourds et des produits chimiques chlorés, dont le chloroforme et le tétrachlorure de carbone. Les échantillons solides ont également montré une contamination par le plomb, le nickel, le cuivre, le chrome, le chlorobenzène, le Sevin et l'hexachlorocyclohexane.

En effet, il n'y a aucun équivalent à la tragédie de Bhopal en décembre 1984 en terme d'ampleur des dégâts et de nombre de morts. Mais le processus pour rendre justice aux victimes s'est avéré être une tragédie morale déplorable. Alors que les poursuites judiciaires contre les responsables de la catastrophe ont été en instance devant la Cour de district de Bhopal à une allure d'escargot, l'affaire au civil pour obtenir une indemnisation raisonnable a été fermée après que le gouvernement indien et l'UCC soient arrivés à un règlement devant la Cour suprême en 1989. Aux termes du règlement, l'UCC et sa filiale indienne, UCIL, a accepté de payer, et a payé, 470 millions de dollars pour le gouvernement de l'Inde au nom de toutes les victimes.

Depuis lors, les survivants de la tragédie ont mis en doute la nature injuste de l'accord et l'examen abusif des demandes d'indemnisation des victimes et des survivants. Par ailleurs, les survivants ont déploré l'ampleur de l'indifférence en Inde à l'ampleur de la tragédie et à ses conséquences persistantes pour la santé des survivants et de leurs familles.

Le règlement montre clairement un double standard dans le traitement des victimes de catastrophes industrielles en Inde et ailleurs. Union Carbide et huit autres sociétés ont versé 4,2 milliards de US $ à titre de dommages potentiels des implants en silicone du sein à 650.000 demandeurs. Si le montant d'attribution de 470 millions de dollars avaient été répartis de manière égale entre toutes les victimes de la catastrophe de Bhopal, chacun recevrait environ 200 $. Beaucoup de personnes n'ont même pas bénéficié de cette somme.

The hope of the victims ever to receive justice received a setback with the merger of Union Carbide Corporation with Dow Chemicals. L'espoir des victimes à avoir jamais reçu la Justice a reçu un revers avec la fusion de Union Carbide Corporation avec Dow Chemicals. With the merger, UCC has vanished as an entity and Dow became the second largest chemical corporation in the world. Avec la fusion, l'UCC a disparu en tant qu'entité et Dow est devenue la deuxième plus grande société de produits chimiques dans le monde. In its submission to the Securities and Exchange Commission, USA, Union Carbide has deliberately omitted the mention of pending criminal liabilities of the corporation. Dans son mémoire à la Securities and Exchange Commission, Etats-Unis, Union Carbide a délibérément omis la mention de la responsabilité pénale de l'attente de la société.

Selon un communiqué de presse publié par Satinath Sarangi du Bhopal Group for Information and Action, les "Padyatris" de Bhopal s'attendent à gagner New Delhi dans la dernière semaine de Mars, où ils espèrent rencontrer le Premier ministre. Selon la réponse du Premier ministre les marcheurs décideront d'aller sur un jeûne de durée indéterminée à la fin de leur marche de 800 km de long.

Information et action: Bhopal. Net — International Campaign for Justice in Bhopal 

 



Sur le 25e anniversaire du massacre de Bhopal

Jan Sangarsh Morcha (Madhya Pradesh)

3 Décembre 2009: réunion publique, lieu de rassemblement : Yadgar-e-Shahjahani Park Bhopal

Chers Amis,

Il ya 25 ans, dans la nuit du 2-3 Décembre 1984, la terrible fuite de gaz de l'usine de pesticides de la multinationale américaine Union Carbide a entraîné, au fil des ans, la mort de plus de 35.000 personnes et la maladie chronique de plus de 3 lakh [300000] personnes, dont plus de 1 lakh ont été définitivement mutilés.

Les victimes continuent de se battre pour une compensation appropriée, la réadaptation, les moyens de subsistance, la décontamination des sols et des eaux et l'action pénale contre les responsables. Leur lutte de 25 années est une saga de la douleur et de courage.

Le 25e anniversaire de ce massacre est une occasion pour nous d'examiner à nouveau sérieusement les facteurs qui rendent possible un tel massacre, et quelles sont les leçons que nous avons appris (ou pas appris) de lui. Comment pouvons-nous empêcher d'autres 'Bhopals' ? Quelle est la nature de l'industrialisation et le paradigme de développement qui rendent une telle violence possible et est-ce que nos gouvernements ne nous poussent pas dans une voie qui mènera à beaucoup, beaucoup d'autres Bhopals ?

L'énergie nucléaire, les ZES, l'agriculture industrielle, les usines, les mines, les méga-barrages, et l'économie politique de pillage des entreprises détruisent l'environnement, pendant que des centaines de milliers de personnes sont privées de leurs terres, des eaux et forêts. L'affirmation selon laquelle les usines et les mines ne fournissent plus d'emplois s'avère également être un mythe.

Il est clair que l'Etat et les forces impérialistes mondiales poussent un agenda qui ne sert qu'à leur intérêt propre. Dans ce contexte, nous vous invitons à nous rejoindre à Bhopal le 2 Décembre 2009 pour une rencontre nationale sur "l'industrialisation destructive et le développement faussé", et le 3 Décembre pour un rassemblement et une réunion publique.

Nous demandons à ceux qui ne peuvent venir à Bhopal d'organiser des manifestations dans leurs propres régions pour exprimer la solidarité avec la lutte des victimes de Bhopal et contre la criminalité d'entreprise. Nous demandons également à ceux qui peuvent, d'aider avec des contributions financières pour le programme. S'il vous plaît nous informer sur votre participation afin que nous puissions prendre des dispositions. S'il vous plaît faites circuler largement cet appel.

En toute solidarité,

Abdul Jabbar, Coordonnateur, Bhopal Gas Peedit Mahila Udhyog Sangathan (0755-2730241/274868, swabhimankandra)

Sunil, Samajwadi Jan Parishad (09425040452, sjpsunil)

Alok Agrawal, Narmada Bachao Andolan (09425928007, nbakhandwa)

Madhuri, Jagrit Dalit Adivasi Sangathan (09425313918, madhuri.jads)

Anurag Modi, Shramik Adivasi Sangathan (09425041624, shramiks)

 



Avec ses campagnes misérables écrasées par les grands propriétaires, ses enfants affamés sur les tas d'ordures des bidonvilles, ses eaux, ses forêts et ses ressources pillées par les multinationales capitalistes, l'Inde est un symbole à elle seule de la barbarie capitaliste et impérialiste.

Mais patience, la guerre révolutionnaire du peuple est en marche !

Quand l'Inde Rouge se lèvera, le Monde capitaliste tremblera !!!

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Pachamama
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 22:50


Voici un article sur un intéressant projet d'énergie renouvelable : les "hydroliennes" des îles bretonnes.

Les îles Ouessant et Molène baissent leur consommation d’énergie

Après l’île de Sein, la région Bretagne, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et EDF, ont lancé, au début du mois de juillet, la 1re phase du programme d’économie d’énergie sur les îles d’Ouessant et Molène dans le Finistère.
Non raccordées au réseau EDF, les deux îles du Ponant brûlent 2,3 millions de litres de fioul chaque année pour produire leur électricité.

Molène (Molenez, cʼest-à-dire île chauve, en breton) est située en mer d’Iroise au large de la côte ouest du Finistère, en Bretagne. Petite île dʼune superficie de 75 hectares, elle est
lʼîle principale dʼun archipel. Son environnement est remarquable mais d’une grande fragilité.

Distribution de lampes basses consommation

La production dʼélectricité y est assurée par trois groupes électrogènes qui consomment annuellement 394 000 litres de fioul pour fournir les 1 350 MWh consommés sur lʼîle.
Ouessant est la septième île française par la taille. Distante de vingt kilomètres de la côte ouest du Finistère, elle est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine. Elle assure la production de son électricité par 2 groupes qui consomment annuellement 1 890 000 litres de fioul afin de fournir les 5500 MWh consommés sur lʼîle.

Les opérations engagées de concert par l’Etat, l’ADEME, le conseil régional de Bretagne, le conseil général du Finistère et EDF s’appuient sur différents volets. Cet été, des lampes basses consommation sont distribuées dans les foyers et des équipements étudier pour économiser l’eau sont installés gratuitement.
Les résidents de Molène et Ouessant se voient également proposer une subvention plafonnée à 300 euros, pour remplacer leurs vieux réfrigérateurs et congélateurs par des appareils de classe A+, moins consommateurs d’énergie.
L’objectif de cette action est d’économiser 615 000 litres de fioul par an, soit 1 649 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère. Objectif : éviter 1.650 tonnes/an de CO2 dans les 2 îles d’ici 2013. A Sein, ce même programme a permis une économie de 15% de la consommation en électricité sur l’île.

L’alternative des énergies renouvelables

Le dernier volet du programme prévoit de remplacer une partie du fioul brûlé dans les îles par des énergies renouvelables.
Après consultation de la population et des élus, l’ADEME prévoit la mise en place d’une zone de
développement de l’Eolien sur Ouessant. Mais faut-il savoir que deux tentatives d’implantation d’éoliennes se sont déjà soldées par des échecs.
« Les habitants vont se battre contre l’éolien, mais ils n’ont pas le choix », tranche M. Petitjean directeur régional de l’ADEME interviewer par Le Monde. Et de continuer : «Il faudra associer éoliennes, photovoltaïque et biomasse ». L’ADEME souhaite également installer onze Photovoltaïque en connexion réseau sur une partie des toitures du patrimoine bâti des collectivités locales.

En revanche l’alternative de l’hydrolien n’est pas avancée dans le programme. Or, il semble qu’une partie des îliens y seraient favorables. Il existe des projets, assez avancés, sur l’exploitation des courants marins.

Créée en 2000 à Quimper, la société Hydrohélix
projette de construire des hélices activées par la marée d’une puissance de 1,2 mégawatt chacune, soit l’équivalent d’une grosse éolienne.
Au large de Brest et de Cherbourg, la vitesse des courants est souvent supérieure à 12 km/h. Selon Hervé Majastre, l’un des deux fondateurs d’Hydrohélix, les courants littoraux bretons et normands sont capables de fournir une puissance de 3 gigawatts (GW), soit grosso modo l’équivalent de trois réacteurs nucléaires. D’après Majastre, les courants marins pourraient donc fournir entre 6 et 12 % de l’électricité nécessaire à la France. Il faudrait installer 4 500 hydroliennes au fond des mers pour parvenir à un tel niveau de production. Cela représente un rideau d’hélices de quelque 21 km, disséminé à moins de 6 km des côtes, entre les îles de Sein et Ouessant et face au cap de la Hague, dans le Cotentin (à quelques encablures de la célèbre usine de retraitements de déchets nucléaires…).

Sources : – communiqué de l’ADEME
- société Hydrohélix

 

Suffisait d'y penser... Alors que le vent ou le soleil sont aléatoires, les courants marins sont permanents et le mouvement des marées, quotidien - et leur force est immense. 

Mais surtout, cette initiative née d'une petite PME à l'extrémité de la Bretagne, tout au bout de la France, montre que l'énergie propre et la protection de la planète sont une aspiration profonde des masses populaires - et non pas une préoccupation de bobo et d'intellectuel. 

Le peuple ne veut plus des centrales nucléaires - qui pourissent ne serait-ce que la vue - et n'apportent rien, sinon remplir les poches d'une poignée de capitalistes - et piller le Niger. Il ne veut plus des énergies combustibles et de leurs rejets de gaz toxiques, des usines qui polluent - quand elles n'explosent pas à la figure.

Le peuple aspire à la qualité de son envirronement, comme élément essentiel de sa qualité de vie.

Mais pour en finir avec tout ça, il faut en finir avec le capitalisme, dont le besoin insatiable d'accumulation de profits est incompatible avec la réalisation des aspirations du plus grand nombre. Sans quoi, les initiatives de ce type, petite-bourgeoises issues du peuple ou populaires-coopératives, resteront toujours marginales.

C'est ce qu'il reste désormais à comprendre : LE POUVOIR DU PEUPLE EST L'AVENIR DE L'HUMANITE, L'AVENIR DU MONDE !

 

TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE !!!

 

Par Servir_Le_Peuple - Publié dans : Pachamama
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