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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 10:00

 

Dictadura+Militar+ArgentinaEn 1973, au cœur du Cône Sud de l'Amérique latine, le jour se levait sur un 11 septembre qui, effacé depuis  - comme s'il y avait une 'justice' - par un autre, devait rester de sinistre mémoire pour tous les peuples semi-colonisés de la planète et plonger tout un peuple dans une longue nuit noire de 15 ans.

Arrivé au pouvoir trois ans plus tôt sur la base d'une alliance (l'Unité populaire) entre son Parti socialiste, le PC révisionniste pro-soviétique (si révisionniste que certains courants du PS, d'ailleurs fondé après lui - en 1933 - contrairement à la totalité des pays du monde, étaient plus radicaux !) et d'autres petites forces de gauche, avec l'appui pour son élection des démocrates-chrétiens (qui se retourneront ensuite contre lui), le président socialiste Salvador Allende était renversé et 'suicidé' par le sinistre et mondialement connu général Pinochet.

Pendant trois ans, avec l'appui de l'URSS (pour qui tout ce qui pouvait affaiblir l'impérialisme US dans son 'pré carré' des Amériques était bon à prendre) et de Cuba, qui avait alors renoncé à la voie armée après les échecs dans de nombreux pays et (notamment) la mort du Che en Bolivie, l'Unité populaire tenta donc de mener au Chili une révolution anti-impérialiste, démocratique et anticapitaliste, socialiste... par la voie 'démocratique', 'parlementaire' et 'pacifique'.

allendeIl est faux de dire que les masses populaires chiliennes n'étaient 'pas mobilisées', 'avalant' les réformes passivement assises dans un fauteuil : elles l'étaient très largement, dans les usines, les quartiers comme les campagnes, en assemblées, conseils et autres comités de lutte, parvenant parfois à mettre en échec des manœuvres réactionnaires comme la pseudo 'grève' des camionneurs, téléguidée par l'impérialisme yankee pour paralyser le pays. Ce qui est vrai, c'est qu'elles n'étaient pas ARMÉES, ceci étant catégoriquement refusé par Allende qui, sur ce point, avait plus l'appui du P'c' que du secrétaire général de son propre Parti socialiste, Carlos Altamirano, qui y était favorable (d'ailleurs quelques années plus tôt, à la conférence de l'OLAS - Organisation latino-américaine de solidarité - en 1967, c'était Allende lui-même qui livrait ainsi la ligne de son Parti : "la lutte armée est la voie fondamentale de la révolution sur le continent américain"... CQFD !). La vieille armée, chienne de garde de l'oligarchie bureaucratique-compradore-terrateniente, la police, les carabiniers gardaient donc le monopole de la force militaire, sans laquelle tout est illusion. Pendant ce temps, pour éviter à tout prix de 'perdre' un autre pays latino-américain après Cuba, l'impérialisme US de Nixon et Kissinger employait tous les moyens : coupure de toute aide économique sauf... à l'Armée, boycott du cuivre (principale exportation du pays), 'grèves' 300px-Allende supportersréactionnaires comme celles des camionneurs et 'mouvements civiques' comme celui des 'casseroles vides', terrorisme, paramilitarisme... Pour 'calmer' les forces de droite, qui organisaient depuis des mois la déstabilisation et même la terreur paramilitaire avec des groupes comme Patria y Libertad, Allende lui-même avait nommé chef des armées Augusto Pinochet, anticommuniste déclaré mais chez qui, pensait-il ou lui avait-on fait penser, le 'loyalisme' primerait.

Incompréhension fondamentale de ce qu'est l’État (en l'occurrence bureaucratique-comprador, semi-féodal semi-colonial), l'impérialisme et une révolution (en l'occurrence de démocratie nouvelle, populaire-démocratique et anti-impérialiste ininterrompue vers le socialisme), telle est la première grande signification du coup d’État chilien de 1973 (le continent ayant connu bien d'autres golpes et d'autres dictatures militaires fascistes, mais celle de Pinochet est restée emblématique). Le PC (principale force populaire du pays) se lancera certes ensuite dans la résistance armée, avec le "Front patriotique Manuel Rodriguez", mais c'était bien trop tard et il était bien seul, les autres forces révolutionnaires conséquentes (telles le MIR ou le PCR) ayant été écrasées dans les premiers mois de la junte... par sa faute.

pueblo-bandera-mirLa deuxième signification, c'est évidemment la nécessité d'un Parti comme état-major révolutionnaire des masses, d'une conception du monde et d'une stratégie révolutionnaire. Car au-delà de l'Unité populaire réformiste, les forces révolutionnaires étaient divisées et prisonnières de grandes limites de conception du monde : le MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire, proche du PRT-ERP argentin, des Tupamaros d'Uruguay, etc.), 'soutien critique' à l'UP et totalement liquidé dans les premières années de la dictature, était globalement sur une ligne guévariste de 'foyer' guérillero rural et (surtout) urbain (dans le conception Tupamaros ou Carlos Marighella) ; tandis que le PCR (Parti communiste révolutionnaire), pro-chinois (ce qui ne veut pas n'a jamais voulu dire maoïste), était évidemment très hostile à l'UP pro-soviétique mais, surtout, était pris dans les limites idéologiques d'une très grande partie de l''anti-révisionnisme' de l'époque, qui consistait bien souvent à 'revenir' aux PC 'sains' d'avant 1956, sur une ligne peut-être plus 'dure', mais sans comprendre quelles limites de ceux-ci, justement, les avaient entraînés dans mir-21.jpgle marécage khrouchtchévien, parlementariste, légaliste etc. etc. Si ce qu'il restait de ce PCR participera en 1984 à la fondation du MRI maoïste (avant de rapidement disparaître, il y a aujourd'hui plusieurs groupes maoïstes dans le pays), la majeure partie s'en ira à la fin des années 1970 pour fonder le PC "Action prolétaire", hoxhiste ('albanais'), c'est à dire 'vieux stal', 'dogmato-révisionniste'. Il faut dire que l'attitude de la Chine (dont Deng Xiaoping dirigeait alors les affaires étrangères...), lors du coup d’État et par la suite, de quasi-soutien à la junte ne pouvait que plonger dans un grand désarroi les forces se réclamant de ce modèle (contrairement à celles se réclamant de Cuba, par exemple, qui n'avaient ni ce problème ni celui de la 'timidité' du soutien soviétique sur la fin). Clairement donc, si l'Unité populaire n'ouvrait pas forcément moins de perspectives que la Révolution de Février 1917 en Russie, il manquait un Parti révolutionnaire conséquent pour prendre la direction des masses en lutte et construire un véritable Pouvoir populaire à la base, une Guerre du Peuple etc. Le mouvement communiste international était déjà entré dans une profonde crise d'idéologie, de stratégie et de leadership.

Relatives-of-victims-of-General-Augusto-Pinochets-military-La troisième signification, avec d'autres dictatures fascistes du même type qui se coordonneront en 1975 dans le sinistre Plan Condor, c'est que le 11 Septembre chilien marque l'entrée dans l'OFFENSIVE FINALE de la guerre que livre, peut-être depuis 1945, l'impérialisme US à la fois contre les forces révolutionnaires, les nationalismes bourgeois et les tendances éventuellement pro-soviétiques ou 'non-alignées' de certains secteurs, pour un CONTRÔLE IMPÉRIALISTE TOTAL et une exploitation sans limites de son hémisphère 'pré carré' américain. Après le retour de la 'démocratie' oligarchique, cette impérialisation totale sera appelée 'néolibéralisme', qui est en fait le nom de la théorie économique bourgeoise (Milton Friedman) qui sera notamment mise en œuvre au Chili... sous Pinochet, pour assurer un contrôle total de l'économie aux monopoles impérialistes (principalement US) et empêcher les courants kissinger-nixon1.jpgnationalistes bourgeois, par la création d'un grand secteur public, de 'rééquilibrer' un peu la répartition du produit national entre les pays du continent et l'impérialisme.

Le bilan de tout cela, on le sait, fut des dizaines de milliers de morts et de disparus (des centaines de milliers à l'échelle du continent).

C'est la raison pour laquelle, par exemple, au début de l'année, nous avons été intransigeants sur la qualification de 'fasciste' appliquée à des régimes ressemblant, précisément... à celui d'Allende, ce que les pires détracteurs de celui-ci (comme le PCR), à l'époque, n'avaient pas osé. Pour nous, communistes, le visage du fascisme en Amérique latine est clairement celui de Pinochet, de ses congénères argentins, d'Hugo Banzer en Bolivie, d'Efraín Rios Montt au Guatemala, ou celui, 'moderne', de Fujimori au Pérou ou d'Uribe en Colombie : la dictature terroriste ouverte des AGENTS de la fraction la plus réactionnaire du Capital impérialiste (principalement et historiquement US dans ce cas précis). Le péronisme, dans une certaine mesure, a eu dans le champ politique bourgeois le positionnement complexe et ambigu du gaullisme, un gaullisme de pays émergent (ce qu'était l'Argentine à l'époque) ; la France était d'ailleurs l'un de ses 'partenaires' impérialistes privilégiés et l’État espagnol franquiste, protégé de l'impérialisme BBR, le refuge de son exil. Mais en aucun cas, le fascisme ne peut avoir le visage de dirigeants qui apportent aux masses URIHITLER.jpgdes salaires minimums et des dispensaires médicaux, des programmes contre la malnutrition, des cours d'alphabétisation et non des rafales de mitraillette systématiques comme unique méthode de gouvernement : cela s'appelle du réformisme. Nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie ; nous savons que les caudillos populistes et 'réformateurs' sont une spécialité du continent américain ; et nous n'avons pas accueilli en 1999 l'élection d'Hugo Chavez avec un enthousiasme et des illusions particulières. En revanche, si de 'socialisme du 21e siècle' il n'y avait pas plus l'ombre (voire moins !) que de 'socialisme par les voies démocratiques et légales' au Chili en 1973, il y a bel et bien eu en avril 2002 un coup d’État du 21e siècle, un de ces coups d’État 'modernes' de l'ère de l'information (bien que le Chili de 1973 ait déjà donné un avant-goût de cela), appuyé sur un pseudo-mouvement de la 'société civile' et plaçant, pour faire moins 'tâche', un civil sur le trône ; comme ce qui a finalement réussi plus tard au Honduras et dernièrement en Égypte. Et ce coup d’État a été DÉJOUÉ par la mobilisation des masses - mobilisation très largement armée - qui a forcé l'armée et la police à reculer et à 'lâcher' les putschistes : c'est cela, et uniquement cela qui faisait pour nous la spécificité d'Hugo Chavez (l'on pourrait presque parler, finalement, de "réformisme armé au pouvoir"...) et le fait que l'on ne pouvait dès lors plus le considérer, et considérer ses bourgeons sur le continent (en Bolivie, en Équateur etc.) comme des "régimes bureaucratiques compradores" comme les autres : si mince soient les perspectives qu'ils ouvraient, leur renversement réactionnaire les anéantissait, peut-être pour de très longues années (leur renversement révolutionnaire, nous n'avons jamais été contre, mais il ne semblait pas trop à l'ordre du jour !). Avec peut-être, à la clé, la boucherie pour les masses subie par le Chili après 1973, l'Argentine après 1976, le Guatemala au début des années 1980 etc. Il pedro-carmona-golpe-de-estado-venezuelaétait du devoir de révolutionnaires internationalistes comme nous de refuser de telles contre-offensives de la droite oligarchique, et tout ce qui dans la propagande médiatique occidentale visait à les appuyer ; nonobstant ce qui chez ces dirigeants ne nous plaisait pas et l'absence de toute illusion à leur égard. C'est tout ! Finalement, le renversement réactionnaire ne s'est pas produit et lorsque l'occasion se présente, les gouvernements vénézuélien, bolivien, équatorien ou nicaraguayen sont dénoncés par nous comme des gouvernements social-traîtres... comme les autres.

Ceci dit, il semble que les grands tenants de la thèse "Chavez fasciste" soient quelque peu revenus sur leur position : dans un document de ce jour sur le coup d’État au Chili, document aux positions tout à fait correctes si l'on fait abstraction d'une certaine vision simpliste des choses et des rapports de force (UP décrite comme monolithique et sans contradictions, Cuba pure courroie de transmission de Moscou) et de certaines omissions (le rôle de l'impérialisme US ?), le coup d’État est bien qualifié de FASCISTE, Allende et l'UP de RÉFORMISTES et Chavez... de nouvel Allende. Donc réformiste, si l'on suit le raisonnement. CQFD... Nous n'avons jamais rien dit d'autre !

allende-no-via-pacifica.jpgPar ailleurs, il est reproché à Allende de ne pas avoir armé les masses... or c'est ce que Chavez a (un peu) fait et qui l'a très certainement sauvé (la perspective d'une guerre civile ayant sans doute détourné la majorité des officiers du putsch en 2002). Si Allende en avait fait autant, nul doute qu'il se serait trouvé 5 ou 10 ans plus tard des énergumènes pour le qualifier de 'fasciste' qui n'aurait fait que "restructurer le capitalisme bureaucratique" (ce qui aurait d'ailleurs été vrai), etc. etc.... On ne le saura jamais ! La politique commande au fusil et le réformisme ou le révisionnisme armé cela peut tout à fait exister, dans le maquis et pourquoi pas au pouvoir. Dans ce cas, le poisson réformiste pourrit tranquillement par la tête, jusqu'à devenir lui-même... la droite, dans un référentiel politique qui s'est déplacé 'vers la gauche' (comme typiquement le PRI mexicain, ou le MNR bolivien) ; ou perdre le pouvoir, comme vient de faillir le faire le successeur de Chavez. Mais en tout cas a-t-on évité, sur le moment, la terreur blanche, le génocide pour les masses populaires... en un mot, le FASCISME ; ce que n'étaient ni Allende, ni Chavez.

Aujourd’hui, quatre ans après les évènements du Honduras (où sous une présidence de droite dure les assassinats de militants sociaux se poursuivent dans le silence) et alors que de nouveaux Pinochet viennent de sévir en Égypte, non contre un quelconque projet ‘socialiste’ mais simplement contre le ‘capitalisme d’en bas’ (‘populaire’, spontané) représenté par les Frères musulmans, pour maintenir un néocolonialisme total, nous ne pouvons que saluer haut et fort les martyrs révolutionnaires et progressistes du Chili, d’Argentine et d’ailleurs, et œuvrer, au cœur d’un des plus agressifs États impérialistes de la planète, à la Révolution prolétarienne mondiale qui bientôt balaiera l’impérialisme et son arme ultime, le FASCISME, dans les poubelles de l’Histoire !

envencible guerra populara 3 montanas

Sur l'Unité populaire chilienne et le coup d’État, les forces de classe protagonistes du 'processus' et les contradictions ayant conduit à la défaite, on peut lire un très intéressant article sur le site de l'OCML-VP.

 

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Histoire
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 10:11

 

Ce serait donc acté : devant une attaque à l'arme chimique, dont on ne débattra pas ici de qui en est l'auteur (régime ou 'rebelles'), les deux étant tout aussi probables l'un que l'autre, nous nous acheminerions dans les prochains jours vers des 'frappes ciblées' pour 'punir' le régime social-fasciste de porte-avions-charles-de-gaulle.jpgBachar el-Assad. Une intervention impérialiste OCCIDENTALE (principalement menée par les impérialismes BBR, british et US, le 'trio libyen' en somme...), nous le précisons bien, car ce qu''oublient' de nous dire les fans de Michel Collon et Thierry Meyssan c'est que l'intervention impérialiste russe (directe ou par Iraniens interposés) aux côtés du régime est quant à elle déjà en œuvre depuis plusieurs mois...

Nous nous retrouvons donc dans la même situation qu'il y a deux ans en Libye : d'un côté une guerre impérialiste impliquant NOTRE impérialisme (la quatrième en 2 ans et demi !), à combattre ; et de l'autre un combat POLITIQUE, IDÉOLOGIQUE contre les courants 'anti-impérialistes' qui voudraient faire d'Assad (comme de Kadhafi hier) un héros, un allié de la révolution prolétarienne mondiale. Disons-le, ou plutôt répétons-le pour la 100e fois : NON, le régime du clan Assad en place depuis 1970 n'est PAS anti-impérialiste ; il est peut-être issu d'une bourgeoisie nationale mais il s'est transformé depuis bien longtemps en oligarchie bureaucratique qui (dans le cadre de la Guerre froide) s'est liée à l'impérialisme russe. Ceci dit, il a aussi établi des liens forts avec la fraction gaulliste/'politique arabe' de la bourgeoisie impérialiste BBR (sentant sa fin proche, vers 1999-2000, Hafez el-Assad aurait dit à Jacques Chirac que 'Bachar (était) comme (son) fils maintenant'...) et n'a jamais Assad l'assassinhésité à servir l'impérialisme occidental, comme contre l'Irak en 1990-91 (en échange du 'protectorat' sur le Liban...) ou dans la sous-traitance de la torture d''islamistes' pour le compte de la CIA dans les années 2000, ou déjà au Liban en 1976, en intervenant en appui aux fascistes maronites contre les 'palestino-progressistes'. D'une manière générale, ses interventions au Liban et son 'aide' aux Palestiniens n'ont jamais visé qu'à liquider ou neutraliser toute force révolutionnaire authentique dans ces pays. Si (pour rentrer deux minutes dans l'argumentaire de ces révisionnistes) il y avait quelque chose de comparable à Fidel Castro ou Hugo Chavez en Syrie, c'était le gouvernement de Salah Jedid (1966-70) précisément renversé... par Hafez el-Assad et Mustafa Tlass ; une 'rectification' PAR LA DROITE motivée entre autres... par le refus d'accueillir la direction palestinienne de l'OLP après le 'Septembre Noir' jordanien. De même que s'il y avait quelque chose de comparable en Irak, c'était le régime de Kassem (1958-63) renversé par un coup d’État sanguinaire... impliquant le Baas de Saddam Hussein (qui prendra totalement le pouvoir 5 ans plus tard).

Il se trouve simplement que lorsque le vent de la Tempête arabe a atteint le pays de Cham, avec le soulèvement populaire à Deraa se répandant ensuite dans tout le pays, la légitime révolte contre ce régime social-fasciste et clanico-mafieux s'est très vite trouvée prise en otage moins par les impérialismes, d'ailleurs, que par les expansionnismes régionaux : Qatar, Arabie saoudite et Turquie AKP en tête, entraînant derrière eux (non sans réserves et réticences) leurs courants alliés (pour le moment majoritaires) dans les impérialismes ouest-européens et nord-américains ; tandis qu'en réaction l'Iran s'impliquait aux côtés du régime, entraînant derrière lui la Russie (le vieux 'parrain' de la Guerre froide) et la Chine. Des courants importants des bourgeoisies impérialistes d'Europe continentale mais aussi de la bourgeoisie sioniste restent toutefois partisans du régime, ou en tout djihadistescas d'une 'sortie négociée' de la crise, craignant non sans raisons une prise de pouvoir islamiste ingérable : ces courants alimentent largement la web-presse de (prétendue) 'réinformation' sur le conflit ; on peut y trouver une figure aussi importante que la Suisse tessinoise (le Tessin est une plaque tournante considérable du Capital impérialiste européen, notamment italien et russe) Carla Del Ponte, ancienne procureure du TPI de La Haye pour les crimes en ex-Yougoslavie. 

Comprendre cela est absolument ESSENTIEL pour la compréhension du 'dossier' syrien, où il n'y a pas un (méchant) 'Empire' totalement unifié faisant face à un (pauvre petit) 'pays souverain' qui 'dérange' : les enjeux, les contradictions entremêlées sont beaucoup plus complexes. Si par exemple les récentes attaques chimiques de Ghouta sont bel et bien une 'manipulation' et un 'prétexte' pour intervenir militairement, ce que personne ne semble se demander c'est pourquoi un tel 'prétexte' n'a pas été 'fabriqué' plus tôt, depuis deux ans et demi que le conflit a été (soi-disant) 'totalement téléguidé' par 'l'Empire' ! L'on voit bien, ici, que les choses sont beaucoup plus compliquées. La réalité, probable, c'est que (d'un côté) les impérialistes et les oligarques arabes partisans du statu quo, des régimes bureaucratiques 'laïcs' farouchement anti-islamistes et (de l'autre) ceux de "tout changer pour que rien ne change" avec les Frères musulmans, l'AKP turc et le Qatar ont durci leurs positions de part et d'autre, les premiers l'emportant notamment en Égypte, ce qui pousse les évènements syriens à s'accélérer. 

Nous nous retrouvons assez largement dans la position suivante du PC maoïste d'Italie :

Il se prépare une attaque imminente contre la Syrie de la part de l'impérialisme américain, aux côtés des impérialistes anglais et français. Une intervention militaire qui bénéficie sûrement de la participation de l'Arabie saoudite et du soutien politique et logistique de la Turquie et d'Israël.

Mais la Syrie n'est pas la Libye et n'est pas non plus, dans cette conjoncture, l’Irak. Il est impossible d'imaginer que l'Iran ne soit pas impliqué, et la position de la Russie et de la Chine ne permet pas que l'intervention puisse avoir l'appui de l'ONU. Il s'agit donc d'une agression impérialiste unilatérale qui prolonge l'intervention militaire indirecte à travers ces courants de l'opposition qui sont une pure filiale des puissances impérialistes.

manif siriaL'attaque contre la Syrie peut entraîner des réactions en chaîne et mettre pour de bon le feu à la prairie du Moyen-Orient et du monde entier.

Obama, comme avant lui Reagan et Bush, joue la même partition d'inventer et amplifier des 'preuves' comme feuille de vigne pour une intervention déjà décidée depuis longtemps et ayant toujours pour même objet le pétrole et le contrôle géopolitique et géostratégique de la région.

Proletari Comunisti- PCm Italia dénonce et s'oppose vigoureusement à l'agression impérialiste de la Syrie et exprime son soutien aux masses syriennes et arabes qui s'y opposent.

Notre action de développera de manière autonome car nous ne partageons aucun type de soutien au régime d'Assad [souligné par nous NDLR], certes pas parce qu'il a éventuellement utilisé des armes chimiques, chose probablement fausse et montée de toute pièce [nous ne serions pas aussi catégoriques NDLR], alors qu'il est certain que cela a déjà été fait par les soi-disant rebelles et comme le fit en son temps Saddam Hussein contre les Kurdes ; mais parce qu'Assad, comme Saddam et Kadhafi avant lui, ne sont pas des gouvernements anti-impérialistes mais les représentants d'un secteur du capitalisme bureaucratique et de la bourgeoisie compradore qui opprime les prolétaires et les masses du peuple [NDLR et nous ajouterions "secteur lié historiquement aux forces impérialistes non-atlantistes : Russie, nouvel impérialisme chinois, certains pays et secteurs de la bourgeoisie impérialiste européenne"].

Ces gouvernements sont tantôt les amis, tantôt les 'ennemis' des États impérialistes qui se partagent la région. Ces gouvernements ne sont pas la solution, mais une partie du problème pour les masses syriennes et arabes.

Nous savons que des forces 'de gauche' en Syrie, dans le monde arabe et parmi les Palestiniens ont joui de l'appui du régime Assad. Nous ne pensons pas que ceci ait été un bien par le passé, nous ne le pensons pas non plus aujourd'hui ; et nous ne serons pas impressionnés par le fait que ces forces, qui bénéficient d'un certain crédit dans la gauche occidentale, se mobiliseront contre l'agression impérialiste.

Mais nous sommes marxistes-léninistes-maoïstes, nous voulons représenter les intérêts de la classe ouvrière dans nos pays comme dans les pays arabes, comme dans le monde entier. Nous ne sommes absolument pas équidistants entre l'agression impérialiste et le régime Assad agressé. L'impérialisme doit être combattu sous toutes ses formes, par tous les moyens. Mais le point de vue prolétarien et communiste dans ces évènements doit être clair envers toutes les parties en présence [ce que Servir le Peuple a toujours dit... et jamais rien dit d'autre !].

Proletari Comunisti se mobilise immédiatement de manière autonome en direction des prolétaires y compris immigrés, les jeunes, dans la rue, par des manifestations, des tracts, des pancartes, des banderoles, des interventions.

Eh oui ! Dire 'non' à une nouvelle guerre impérialiste, cela n'a rien de compliqué : c'est à la portée de n'importe quelle personne progressiste (même si beaucoup, aussi, cèdent aux arguments 'humanitaires' des interventionnistes) ; et bien sûr de tous les vieux révisionnistes brejnéviens et autres albanoïdes associés, sociaux-chauvins républicards-jacobins, 'souverainistes', gaullistes, lepénistes et autres fascistes, nationalistes 'révolutionnaires' etc. : ici la préoccupation pour les victimes 'collatérales' est clairement secondaire et c'est la sympathie pour le régime qui prédomine. Un récent sondage indique même que si 38% des sympathisants PS s'opposent (ou sont très critiques) à l'intervention, on passe à... 46% chez ceux de l'UMP et 59% chez ceux du FN, tandis que l’opposition de droite renâcle à l'Assemblée comme d'ailleurs les républicains au Congrès US [faisant finalement renoncer Obama NDLR] et les ultra-conservateurs britanniques [70 sur 303 députés !] qui ont fait défection à la sacro-sainte discipline de vote aux Communes, infligeant un camouflet à David Cameron (l'intervention en Syrie a été rejetée par une courte majorité de 285 contre 272 !) : en fait, pour ainsi dire, en dehors de la 'gauche radicale' qui s'oppose évidemment, l'opposition à l'intervention est D'AUTANT PLUS FORTE que l'on va vers la DROITE de l'échiquier politique... Pour des motivations qui n'ont, bien entendu, rien à voir avec le sort tragique du peuple syrien. Ce qui caractérise la position maoïste, comme le soulignent bien les camarades d'Italie, c'est la CLARTÉ de la conception et de l'analyse prolétarienne du monde !

Nous reproduirons également ici la position d'une des rares (voire peut-être seule) composantes marxiste révolutionnaire de l'opposition syrienne (il n'y a pas, à notre connaissance, de force réellement maoïste dans ce pays). Nous avons tendance à la partager dans les grandes lignes :  

symbol syrian revolutionary left currentLe régime dictatorial poursuit sa politique d’extermination de notre peuple. L’aube du 21 août 2013 a vu mourir de centaines de Syriens, dont un nombre important de femmes et d’enfants, victimes des armes d’extermination que sont les gaz toxiques et l’utilisation incontestable d’armes chimiques, dans les quartiers de la Ghouta orientale, la banlieue de Damas, et ce, dans le cadre de l’attaque militaire la plus violente du régime menée depuis ce matin sur ces zones révoltées.

Depuis plus de deux ans, la liste des sévices et des sacrifices consentis par les masses de notre peuple ne cesse de s’allonger. Il est impossible de recenser les centaines de milliers de martyrs, de blessés, d’emprisonnés et les millions d’exilés et de réfugiés. La torture de notre peuple, qui n’en peut plus, se prolonge. Ses cris se perdent dans l’air et un silence mortel engloutit la conscience humaine.

Le massacre et la coercition de notre peuple se poursuivent, perpétrées par la machine de mort et de destruction d’un régime qui dépasse le fascisme par sa sauvagerie. C’est une tragédie que le monde n’a pas connue depuis bien longtemps, la tragédie d’un peuple insurgé pour sa liberté et sa libération des griffes d’un régime dictatorial, sauvage de par sa répression et sauvage de par son exploitation des opprimés de notre pays, au service des intérêts d’une petite clique de bourgeois.

Coalition.jpgNotre révolution n’a pas d’allié sincère, à l’exception des révolutions des peuples de la région et du monde et des militants qui œuvrent à se libérer des régimes obscurantistes, oppresseurs et exploiteurs.

Cet acte criminel et odieux de la clique au pouvoir contre des civils isolés s’inscrit avec cynisme vis-à-vis de l’existence humaine et ce, au moment même où les forces contre-révolutionnaires ont commencé à organiser leur attaque contre les révolutions au niveau régional, dirigées par l’Arabie Saoudite et ses alliés. Le régime y aura trouvé une occasion pour commettre son massacre abominable. Pourtant notre peuple révolté et déterminé, éprouvé par ses blessures, continuera sa résistance contre les tyrans criminels, leur infligera une défaite et les sanctions qu’ils méritent pour leurs crimes.

Nous enterrerons nos morts et embaumerons nos blessés. Nous n’en serons que plus déterminés et résolus dans notre lutte pour la chute du régime assassin et prédateur et la victoire de notre révolution populaire.

Pour l’édification de la Syrie de la liberté, de la Justice, de l’égalité et de la justice sociale

Ni Washington, ni Moscou

Ni Riyad, ni Téhéran

Gloire aux martyrs,

Guérison aux blessés

Victoire pour la révolution populaire

Tout le pouvoir et toute la richesse au peuple

Courant de la Gauche Révolutionnaire, Damas, 22 août 2013 

(source)

En 2003, nous avons évidemment été mobilisés contre l'invasion US de l'Irak bien que notre propre impérialisme BBR n'y participe pas et même (d'une manière très 'gaulliste') s'y oppose, et bien que Saddam Hussein, tyran et boucher de son peuple depuis plus de 30 ans, n'ait aucune sympathie de notre part. Mais c'était parce que cette invasion (aux conséquences désastreuses déjà annoncées par tous les experts) s'inscrivait dans le plan global de 'Nouveau Moyen-Orient' des néoconservateurs qui, avec Richard Perle et d'autres, avaient pris le contrôle de l'administration US (avec la bénédiction du véritable 'patron', le vice-président et magnat du pétrole Dick Cheney) ; plan qui était, n'ayons pas peur des mots, le plan impérialiste le plus démentiel depuis le Lebensraum d'Adolf Hitler...

houla-massacre-syria-61Depuis, avec les revers militaires et politiques subis par la coalition impérialiste, les pays qui s'y étaient opposés (État français, Allemagne, Russie, Canada etc.) ont été confortés dans leur position et l'impérialisme US est revenu à plus de pragmatisme, 'paléoconservateur' ou liberal démocrate (ceci se concluant par l'élection d'Obama en 2008).

Aujourd'hui, en Europe comme en Amérique du Nord et même en Israël, il reste bien sûr des courants 'idéalistes' hérauts de la 'démocratie par les bombes', comme typiquement chez nous les partis écolos, la 'gauche' Libé-BHL etc. etc. ; mais surtout, les 'pragmatiques' se sont eux-mêmes divisés face aux mouvements populaires qui secouent les pays arabes. Les uns pensent qu'il faut 'accompagner' ces mouvements crimes-des-soldats-français-en-Algérie1pour les contrôler, les 'saluer' hypocritement et ouvrir la porte à des secteurs bourgeois jusque-là exclus, 'libéraux' et (surtout) 'islamistes modérés', en louvoyant avec prudence entre les manœuvres expansionnistes régionales (Qatar, Arabie, Turquie AKP etc.) ; et par la même occasion se débarrasser des 'affreux' à la Kadhafi et Assad (de toute façon, la fusion entre oligarchie dominante et clan au pouvoir est telle, dans ces régimes, qu'il n'est pas possible de faire 'sauter le fusible' façon Ben Ali ou Moubarak et que, si la révolte même armée ne parvient pas à les faire tomber, il n'y a pas d'autre option que l'intervention directe). Les autres pensent qu'il ne faut surtout rien toucher à ce qui marchait 'très bien' : la dictature militaire et policière OUVERTE d'une fraction 'dure', implacable de la bourgeoisie bureaucratique, y compris lorsque celle-ci, liée au social-impérialisme soviétique par le passé, maintient un discours anti-occidental, mais est en réalité tout à fait prévisible et contrôlable - des 'diables de confort', en somme.

5798980-8645356.jpgC'est cette dernière option qui l'a finalement emporté cet été en Égypte, la (vieille) rivalité Arabie-Qatar faisant basculer l'équation puisque la première a lancé ses forces (le parti salafiste Al-Nour) et ses pétro-dollars dans le soutien au coup d’État tandis que le second est en perte de vitesse, avec une abdication 'surprise' de l'émir en place depuis 1995, le 'père' de la 'géopolitique Al-Jazeera', abdication qui semble avoir été directement ordonnée par l'impérialisme (probablement après l'affaire du soutien aux islamistes maliens, l'émir perdant alors la bienveillance des secteurs impérialistes 'libéraux' et 'socialistes' BBR, qui lui avait été vitale jusque-là).

ali04aAu sujet du coup d’État égyptien, nous écrivions tout récemment qu'il ne faudrait pas longtemps pour que des 'anti-impérialistes' brejnévoïdes attardés, branleurs kémalo-nasséro-baasophiles, nazbols et autres (pseudo)rouges-(et vrais)bruns nous chantent les vertus d'Adolf-Pharaon al-Sissi. C'est chose faite : http://allainjules.com/2013/08/28/alerte-info-syrie-le-general-abdel-fattah-al-sissi-ferme-le-canal-de-suez-et-dit-non-aux-ricains/... Voilà le Pinochet du Nil propulsé 'nouveau Nasser', 'héros anti-impérialiste' résistant à l'agression yankee contre la Syrie arabe... L'information semble totalement bidon ; mais si tel était le cas, cela montrerait tout simplement les contradictions au sein même des impérialismes occidentaux ; les courants ayant fomenté le coup d’État de Sissi étant les mêmes qui veulent à tout prix en finir avec le 'panislamisme' du Qatar et le 'néo-ottomanisme' AKP turc, quitte à laisser en place le 'diable de confort' Assad, fils d'un complice supposé des attaques de Beyrouth en 1983. La quasi-totalité des extrême-droites européennes et nord-américaines sont farouchement hostile à l'intervention en Syrie sur ce type de raisonnement, considérant qu'Obama et Hollande 'volent au secours de leurs amis islamistes', sur ordre de 'leurs amis les émirs pétroliers du Golfe'  ; et même les droites conservatrices 'dures' sont plus que réservées sur l'opération (comme ici le Figaro, ou la mouvance anti-'mariage gay', voir aussi cette tribune de 73 jeunes UMP). Ceci dit, il est peu probable que les Saoudiens, qui ont appuyé et appuient encore la junte en Égypte, soient opposés au renversement d'Assad, allié essentiel de leur ennemi juré iranien...

Lire aussi la déclaration de l'OCML-VP 'Partisan' : Impérialisme français, bas les pattes en Syrie (en français et en anglais) ; de l'Organisation communiste Futur Rouge : A propos de la situation en Syrie ; de Feu de Prairie et de Libertat.

 

D'Occitània jusqu'en Syrie et en Palestine, de la Cordillère des Andes au Delta du Niger,

GUERRE POPULAIRE jusqu'à la Libération de tous les Peuples en Esclavage !

  fe10


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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 07:53

 

Un pas très positif dans l'unification des forces communistes maoïstes de l’État français. Servir le Peuple appelle toutefois les organisations (amies) concernées, le PCmF situé principalement au Nord de la Loire et l'OC-FR située principalement en Occitanie du Nord (Auvergne) et Arpitanie ('Rhône-Alpes'), à méditer la construction du Parti unifié, nécessité face à un État/ennemi unifié, comme un ÉTAT-MAJOR INTÉGRÉ des avant-gardes prolétariennes des DIFFÉRENTS PEUPLES CONSTITUTIFS et colonies intérieures de l'Hexagone. Ne tombons pas, une nouvelle fois, dans le piège de CONFONDRE ÉTAT ET NATION, dans le mythe bourgeois (patiemment construit au travers des siècles) d'une 'nation française' avec ses 'ancêtres les Gaulois' ; piège qui a fait du premier Parti communiste de France, le PC de Thorez, un appendice 'de gauche' du chauvinisme BBR 'républicain' ! Reconnaître la multi-nationalité de l'Hexagone, c'est reconnaître les PÉRIPHÉRIES de la construction économique/politique/sociale 'France', c'est reconnaître et identifier correctement les 'campagnes' depuis lesquelles doit se déployer la Guerre populaire, en direction des Centres du pouvoir capitaliste !

Déclaration unitaire des maoïstes de France / Unitary declaration of maoists of France

Face à la crise du système capitaliste et impérialiste mondial, provoquant :

  • une offensive de la bourgeoisie contre les conquêtes ouvrières (ANI, retraites, licenciements massifs)
  • une montée des groupes fascistes
  • de l’idéologie fasciste au sein de la bourgeoisie
  • des idées réactionnaires au sein d’une partie des masses
  • du confusionnisme, du social-chauvinisme et de l’opportunisme au sein du mouvement populaire
  • l’appareil de propagande médiatique bourgeois étant un vecteur de la diffusion de ces idées

52c284ad5077c958b8165fd044e7b9eaLes communistes doivent prendre leurs responsabilités et constituer le Parti Communiste de la classe ouvrière, comme dirigeant du mouvement révolutionnaire. Edifier, développer un Front Uni rassemblant les larges masses populaires alliée la classe ouvrière, dans la perspective de mener à bien la lutte révolutionnaire jusqu’à la victoire du prolétariat et des masses populaires, la destruction de l’appareil d’Etat de la bourgeoisie et l’instauration de la dictature du prolétariat.

Il est nécessaire d’établir une ligne de démarcation claire entre la ligne révolutionnaire et les positions réformistes qui canalisent le mouvement populaire et consolident les positions de la bourgeoisie.

Stratégiquement, la classe ouvrière est déterminante dans la lutte contre les capitalistes et leur appareil d’Etat et pour la victoire de la révolution prolétarienne.

Le Parti doit se porter à l’avant garde des luttes aussi bien économiques que politiques de la classe ouvrière afin de restaurer l’autonomie de la classe ouvrière, fer de lance du mouvement prolétarien et populaire

Ce système ne saurait tomber seul, il est nécessaire de mener étapes par étapes une guerre populaire prolongée sur tous les fronts et préparer les conditions organisationnelles, stratégiques pour combattre et vaincre la bourgeoisie.

C’est pourquoi nos deux organisations ainsi que des sympathisants ont posé les premières pierres du processus d’unification des marxistes-leninistes-maoïstes dans un seul Parti.

Nous avons organisé des journées unitaires de formations, conjointement, afin d’approfondir ensemble nos connaissances théoriques et de les mettre en pratique au cours du processus d’unification.

Mener à bien ce processus permettra de renforcer le développement et de renforcer l’unité du mouvement maoïste international en plein développement. En Inde, aux Philippines, au Pérou, en Turquie, au Népal les maoïstes mènent ou réorganise la guerre populaire.

Organisation communiste Futur Rouge ; Parti Communiste maoïste de France ; et des sympathisants

(English)

une_DR_sept_12.pngFacing the crisis of the world capitalist and imperialist system that provokes :

- an offensive of the bourgeoisie against the workers conquests (agreements against workers, pensions, massive layoffs)

- a rise of fascist groups

- a rise of fascist ideology amongst the bourgeoisie

- a rise of reactionary ideas amongst part of the masses

- a rise of confusionism, social-chauvinism and opportunism amongst people’s movement

- the bourgeois media tool being a vector of the diffusion of these ideas

Communists have to take their responsibilities and build the Communist Party of the working class, as leading force of the revolutionary movement. Build, develop a United Front gathering large masses of people allied of the working class, in the perspective to lead revolutionary struggle to the victory of the proletariat and masses of people, to the destruction of bourgeois state and to the establishment of the dictatorship of the proletariat.

It is necessary to establish a clear demarcation line between the revolutionary line and the reformist positions which channels people’s movement and strengthen the position of the bourgeoisie.

Strategically, the working class is determining in the struggle against capitalists and their state and for the victory of proletarian revolution.

The Party must project itself to the forefront of the struggles, economical as political, of the working class in order to rebuild working class autonomy, cutting edge of proletarian and people’s movement.

This system will not fall by itself, it is necessary to wage step by step a Protracted People’s War an every fronts and prepare the strategic organizational conditions to fight and win over the bourgeoisie.

That is why our two organisations as well as sympathizers have made the first step of the unification process of the marxist-leninist-maoist in a single Party.

We jointly organized unitary days of formation, in order to deepen together our theoretical knowledge and to put it into practice along the unification process.

To complete this process will allow to strengthen the development and the unity of the international maoist movement that is developing. In India, Philippines, Peru, Turkey, Nepal, maoist are waging or reorganizing People’s War.

Communist Organisation – Red Future ; Maoist Communist Party of France ; and sympathizers

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Lutte des classes - Hexagone
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 14:26


Cet article, publié dans la presse ‘alternative’ locale, revient sur un épisode particulièrement sinistre et (cela se comprend…) enterré dans l’oubli de l’histoire de nostre Occitània :


Marseille, quarante ans après les ratonnades de 1973,
peu de leçons ont été tirées

 

1973, qui a connu les crimes racistes qui ont déferlé sur Marseille ? Qui a entendu parler de cette montée de haine que les Algériens ont dû subir ? Qui honore aujourd’hui leur mémoire comme toute journée d’hommage à laquelle ont droit les victimes de faits tragiques ? Ne pas occulter l’histoire du passé, c’est avancer sur celle du présent. Si Marseille s’affiche aujourd’hui comme la « capitale de la culture », il y a quarante ans, les journaux titraient « capitale du racisme ». En 1973, la cité phocéenne a connu l’une des pires flambées de racisme qui a pu exister dans l’histoire de France au XXe siècle. Un racisme ciblé, l’Algérien, le mot de tous les maux. Salah Bariki, un français d’origine algérienne arrivé en 1962 dans les bidonvilles de la cité phocéenne, a accepté de raconter sa vision et son ressenti des années 70. A cette époque, il était d’ailleurs responsable de l’Amicale des jeunes Algériens, rue Saint-Jacques dans le 6e arrondissement. 

Quand le racisme répond à la crise économique

default_15.jpegDepuis 1962 et ce durant dix années (1962-1973), les flux migratoires n’ont cessé de s’intensifier, Marseille devenant un point de passage voir d’ancrage de l’immigration. Une population immigrée constituée d’une forte communauté maghrébine et notamment algérienne, ce depuis la décolonisation. Le brassage des populations qui s’y est développé sera d’ailleurs l’un des atouts de cette ville. 1972, c’est aussi la saturation des marchés économiques qui mettra fin, dès 1973, à la croissance des Trente Glorieuses. Une crise économique qui a suscité la crainte, le trouble et le repli d’une partie de l’opinion. Une crise économique qui a trop souvent été mise sur le compte de l’immigration. Salah a évoqué ce contexte particulier : «  c’était le début de la crise économique, l’arrivée de Giscard qui voulait renvoyer les Algériens chez eux, l’Algérie qui voulait récupérer ses immigrés, au moins en parole. C’était aussi un moment de transition très difficile répondant au mythe du retour : nos parents qui étaient arrivés dans les années 60 n’étaient toujours pas rentrés au pays ». D’ailleurs, la circulaire Marcellin-Fontanet1 tentant de limiter l’immigration a été mise en application la même année, en 1972. Depuis le début des années 70, il y a un développement du racisme qui s’est créé, notamment des nord-africains. Selon Gérard Noiriel, historien et directeur d’études à l’EHESS, ce racisme anti-algérien a surtout été alimenté «  par les nostalgiques de l’Algérie française ». Peut-on également entendre par là les membres de l’ex OAS (l’Organisation Armée Secrète) qui ont toujours gardé une main mise dans les milieux d’extrême droite ? C’est à l’été 1973 que les violences racistes vont connaître leur apogée notamment à Marseille. Le 25 août, sur la ligne de bus 72, un déséquilibré algérien, Salah Bougrine, a assassiné un traminot du nom d’Émile Gerlache. Ce fait divers allait embraser la ville et attiser la haine de l’Algérien. L’ambassade d’Algérie avait pourtant tenu à être limpide sur l’état de santé de l’homme informant qu’il était malade mental depuis 1969 mais pour l’opinion, c’est son origine et seulement cette notion qui a été retenue. L’acte d’un individu s’est propagé à toute une communauté. Pour l’historien Gérard Noiriel, ce n’était qu’un « prétexte ».

Le rédacteur en chef du quotidien des droites marseillaises Le Méridional, Gabriel Domenech, notamment connu pour ses éditoriaux anti-immigrés et anticommunistes avait titré, au lendemain du drame, son édito « Assez, assez, assez ! » d’où découlait le texte suivant, extrait :

« Bien sûr, on nous dira que l’assassin est fou, car il faut bien une explication, n’est-ce pas, pour satisfaire ceux qui refusent d’admettre que le racisme est arabe avant d’être européen. Et qu’il n’y a, finalement, de racisme européen que parce que l’on tolère, depuis trop longtemps, tous les abus du monde arabe… pour de basses raisons pétrolières […] Assez des voleurs algériens, assez des casseurs algériens, assez des fanfarons algériens, assez des trublions algériens, assez des syphilitiques algériens, assez des violeurs algériens, assez des proxénètes algériens, assez des fous algériens, assez des tueurs algériens. Nous en avons assez de cette immigration sauvage qui amène dans notre pays toute une racaille venue d’outre-Méditerranée […] parce que l’indépendance ne leur a apporté que la misère, contrairement à ce qu’on leur avait laissé espérer ».

Le Méridional, un quotidien de droite tendance extrême droite appartenait au maire de Marseille, Gaston Defferre, qui détenait également le journal de gauche, Le Provençal. En 1986, Gabriel Domenech est d’ailleurs devenu député FN. D’autres supports comme Minute et Faire Front ont également véhiculé cette image d’exclusion et de haine.

Campagne anti-immigrés clairement affichée 

Meridional_Edito_pour_pub_26_08_73-f566a.jpgCet écrit, partagé par une grande partie de la population, a résonné pour certains comme un appel à la ratonnade. La campagne anti-immigré tenue depuis quelques mois et qui avait échauffé les esprits, avait fait écho. Un Comité de défense des Marseillais s’était constitué au lendemain du drame afin « d’assurer la sécurité des Français » et avait appelé à manifester contre l’immigration sauvage, le 29 août, manifestation interdite par la Préfecture. Un Comité qui, domicilié à la même adresse que le mouvement fasciste « Ordre Nouveau », n’a sûrement pas calmé les ardeurs. Les déclarations racistes émanant de divers groupes politiques de droite se sont succédées. Du côté de l’Union des jeunes pour le progrès (UJP) des Bouches-du-Rhône, on a proposé d’ « éliminer la pègre nord-africaine et antifrançaise ». Les Comités de défense de la République (CDR), de mouvance gaulliste, ont quant à eux réclamé « la peine de mort pour l’assassin ». Pour contrebalancer ces appels à la haine et calmer les ardeurs, Mgr Etchegarray, archevêque de Marseille a fait une déclaration au journal de 20 heures, le 27 août, la veille des obsèques d’Émile Gerlache, appelant chacun à la raison : « profiter de ce drame horrible pour exciter le vieux démon du racisme ou de la xénophobie qui dort en chacun de nous, cela me paraît dangereux, mais surtout injuste ». Un appel au calme pas assez fort pour être entendu puisque une vague de violence s’est installée dans la cité phocéenne répondant notamment à l’intensification des propos xénophobes. Selon Gérard Noiriel, «  des appels à la ratonnade sont suivis par le mitraillage de plusieurs foyers Sonacotra et des bidonvilles ».

L’amalgame 

Dans la nuit du 28 au 29 août, un Algérien, Lounès Ladj, est abattu à la sortie d’un café tandis qu’au même moment, un cocktail Molotov est jeté dans une entreprise de nettoyage, à la Ciotat, où travaillaient majoritairement des Algériens. Déjà mise à mal par les conflits sociaux liés aux conditions de travail et de logement, la communauté algérienne ne pouvait rester là, immobile, à subir ce tsunami d’actes racistes. Le 31 août, les travailleurs de la Ciotat sont entrés en grève pour dénoncer ces attentats xénophobes. C’est le Mouvement des travailleurs arabes (MTA) qui a pris le relais de cette solidarité en lançant un appel à la grève générale contre le racisme, le 3 septembre. Un mouvement qui sera honoré par au moins 20.000 travailleurs de la région marseillaise et qui s’étendra aux départements. La marche funèbre, en hommage à Lounès Ladj, le 1er septembre, a réuni des centaines de personnes. Un cortège funèbre a traversé la ville en sa mémoire.

La passivité politique 

Si les actes racistes se sont essoufflés, les décisions politiques se sont enchaînées. Du côté de l’exécutif, on a décidé de changer des têtes un peu trop aimables et serviables, notamment celles du pasteur suisse Perregaux de la Cimade et du frère Jean-Pierre Courtès. De l’autre côté de la méditerranée, le président Houari Boumédienne a décidé de suspendre l’émigration algérienne vers la France, dès le 20 septembre, Salah se souvient : « Boumédienne a dit clairement que les Algériens devaient rester chez eux même s’ils mangeaient de la pierre ». Une histoire de sécurité attentat-consulat-algerien-marseille.jpegtout autant que de dignité et de symbole. Le président algérien a alors fait connaître son regret de voir l’inertie des pouvoirs publics et notamment de l’actuel président, Georges Pompidou, devant de tels actes. De même pour l’ambassadeur d’Algérie en France qui a dénoncé la complaisance de Gaston Defferre, alors maire de Marseille, et la passivité de la police. L’interruption de l’émigration a su calmer cette fièvre raciste qui avait envahi le sud de la France même si dans les faits confie Salah «  l’immigration ne s’est jamais arrêtée puisqu’il y a eu la possibilité du regroupement familial ». Mais le 14 décembre 1973, un acte d’une violence encore plus terrible que les évènements passés a fait remonter cette peur qui avait pourtant réussi à s’enfouir dans un petit coin de la mémoire. Un attentat a été conduit au consulat d’Algérie de Marseille, rue Dieudé. Le bilan : quatre morts et vingt blessés. Cette fois-ci, l’attentat a été revendiqué par le groupe Charles Martel dont les liens avec l’extrême droite et des anciens membres de l’OAS ne faisaient aucun doute. Ce groupe d’extrémistes n’a jamais été identifié et donc n’a jamais été puni mais il a continué à « revendiquer plusieurs attentats contre des intérêts algériens ou des organisations d’immigrés originaires du Maghreb, de mars 1973 à mars 1986, notamment à Marseille et à Paris » a indiqué Le Monde. «  Là on peut dire que les Algériens se sont réveillés » a glissé Salah. Au lendemain de ce nouveau drame, 3.000 personnes selon l’INA mais dix fois plus se souvient Salah se sont réunies place des Mobiles à Marseille pour manifester leur indignation : «  je me souviens, j’avais dans la main un mégaphone, je voyais des gens à l’infini ». Si des mouvements, comme le MTA et l’Amicale des Algériens, ont su mobiliser l’opinion publique pour déclencher des grèves qui se sont propagées sur tout le territoire national, le mutisme des partis de gauche a été déroutant. Le 31 décembre, l’ambassadeur d’Algérie en France avait recensé 50 Algériens tués et près de 300 blessés sur la seule année 1973, sur le sol français.

Les ambigüités du Gouvernement ont largement été mises en cause dans ces crimes racistes. De la circulaire Marcellin-Fontanet à la non-application de la loi antiraciste Pleven en passant par l’approbation des discours et meetings de l’extrême droite sur un fond de passivité des forces de l’ordre, ce nouveau phénomène n’a pas su ou n’a pas voulu être géré. Trente années sont passées et selon l’historien Yvan Gastaut, « le racisme semble être un comportement toujours présent dans notre société. Sa flamme […] se rallume dès qu’un problème apparaît ». Dès le début, l’immigration a été la réponse à tous les problèmes d’ordre social, économique et politique mais jusqu’à quand cette spirale et cette méconnaissance vont-elles rester ancrées dans les mentalités ?


1. La circulaire Marcellin-Fontanet, du 23 février 1972 (mise en application en septembre 1972), adoptera des mesures strictes pour les étrangers. Elle limitera le nombre d’entrée des Algériens sur le territoire français et mettra fin à la régularisation de tout étranger entré sur le territoire sans autorisation de travail ni attestation de logement. Des mouvements de solidarité seront alors organisés. Elle sera donc assouplie par Georges Gorse, le nouveau ministre du Travail en mai et juin 1973.


Sarah Lehaye/ Med’in Marseille


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Voir ici un documentaire sur ces tragiques évènements : http://oumma.com/222650/marseille-1973-chasse-aux-arabes-documentaire


Cette flambée de racisme pogromiste (qui imprègne encore aujourd’hui notre 'Sud' occitan) ne peut se comprendre que dans une CORRECTE compréhension du phénomène 'France-Empire' comme construction en cercles concentriques.

Il n'est un secret pour personne que, dès le 16e siècle, les peuples périphériques de l'Hexagone furent les premiers pourvoyeurs en force de travail et/ou militaire de l'entreprise coloniale outre-mer. Ne serait-ce que déjà, pour certains (Bretons, Normands, Saintongeais, Basques, Occitans de Marseille ou de Sète), en raison de leur 'pied marin' (lorsque le transport était exclusivement maritime). Et, d'une manière plus générale, en raison de leur démographie importante, faisant que ni la 'métropole industrielle' régionale la plus proche (Lyon/Saint-Étienne, Aix/Marseille, Bordeaux ou Toulouse, Lille, Metz, Nantes etc.) ni même Paris ne pouvaient absorber toute la force de travail ainsi surproduite. Ces peuples iront donc très massivement, d'Amérique du Nord en Kanaky en passant par le Maghreb ou le Sénégal, grossir les rangs des colons et de l'administration ou des troupes coloniales*. Par la suite, lorsque les pays du Maghreb gagnèrent de haute lutte un semblant d'indépendance, c'est vers les terres méditerranéennes de l'Hexagone que se replieront principalement les très importantes populations de colons européens de ces pays : alors le 'Midi rouge' où l'on se rendait, au 19e siècle, un peu comme un journaliste du Figaro irait visiter Cuba ou le Venezuela aujourd'hui, se 'blanchit', se droitisa brutalement. Les social-trahisons mitterrandiennes des années 1980 feront le reste, pour pousser des masses ultra-majoritairement socialistes ou communistes (enfin, PC révisionniste...) dans les bras de la droite et du FN.

Mais plus largement, le concept même de cette construction étatique-impériale en cercles concentriques c'est de pouvoir utiliser un cercle contre l'autre, par la 'petite supériorité' que le système fait 'intégrer culturellement' au cercle plus proche du 'Centre' vis-à-vis du plus éloigné. Marseille a des 'problèmes sociaux' ? Normal, c'est une périphérie... Alors, le Centre 'français' et ses caciques locaux, ses satrapes clientélistes à la Gaudin aujourd'hui ou Deferre hier, avec leurs merdias comme le 'Méridional' (vive le titre... plus francouille tu meurs !) à l'époque et les torchons gratuits, JT de Jean-Pierre Pernaut et autres émissions 'chocs' sur toutes les chaînes de télé aujourd'hui, vont dresser les Marseillai-se-s contre le bouc émissaire commode qu'est l''ambassadeur' du cercle plus éloigné, de la périphérie néocoloniale de l'Empire : l''Arabe', le travailleur immigré maghrébin (qui représente autour de 25% de la population de la ville).

Les Occitans marseillais (et les descendant-e-s d'immigrant-e-s italien-ne-s, ibériques, corses etc. etc., qui ont généralement fusionné-e-s avec la 'souche' occitane) vont ainsi être nié-e-s et se nier comme peuple du Nord de la Méditerranée plutôt que du 'Sud de l'Europe', comme peuple absorbé et 'périphérisé' par la  construction étatique 'France' quelques siècles plus tôt ; et leur ressentiment, leurs revendications sociales et démocratiques seront ainsi détournés du véritable ennemi : le Capital BBR et son appareil politico-militaire et idéologique, la 'République une et indivisible' des grands bourgeois. C'est aujourd'hui, malheureusement, en Occitanie méditerranéenne (Languedoc, Provence) que l'on trouve l'un des plus forts vote et mouvement organisé d'extrême-droite en Hexagone BBR ; développant entre population 'blanche' et 'non-blanche' (principalement maghrébine) une ambiance de Deep South américain des années 1950 : le Gard a placé Marine Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle 2012 et élu Gilbert Collard député aux législatives, tandis que le Vaucluse élisait Marion Maréchal-Le Pen et Jacques Bompard (ex-FN ayant fondé la 'Ligue du Sud'). Globalement, la candidate du FN a obtenu près de 24% des suffrages en 'PACA', près de 23,5% en 'Languedoc-Roussillon', 21% dans la Drôme et 20% en Ardèche, pour un résultat 'national' (hexagonal) de 17,9%. Et si la plupart de ces énergumènes se drapent gaiement dans le bleu-blanc-rouge, beaucoup aussi, hélas, revendiquent 'fièrement' les couleurs occitanes et/ou provençales : c'est le concept maurrassien de la 'petite patrie' 'charnelle' au sein de la 'grande France aux 1500 ans d'histoire' ; la 'France' dénoncée ici n'est pas (bien au contraire) la construction politico-militaire et idéologique monarcho-bourgeoise qui nous opprime (comme des dizaines d'autres peuples) depuis des siècles, mais un 'synonyme' d'idées démocratiques, progressistes et universalistes associées à 'l'université et à la gauche bobo parisienne', de 'banlieues à racailles' et de 'mariage gay', de 'pensée unique mondialo-gauchiste' et d''immigrationnisme/ multiculturalisme'.

Le racisme est donc un confortable outil des classes dominantes pour diviser celles et ceux qu'elles dominent et les détourner du véritable ennemi et objectif qu'elles sont. Mais IL N'EST PAS SEULEMENT CELA : il est aussi structurel, il est 'dans le milieu de la société' ; il est le reflet dans la pensée de la construction et du partage impérialiste, par les grands États européens, de la planète depuis cinq siècles** ! Il structure le comportement social DE PAR et AU SERVICE DE la domination et de l'exploitation impérialistes. Même parmi les peuples dominés, il structure la pensée par l'intériorisation de la subalternité et/ou par un ressentiment stérile envers les 'peuples dominants' (les 'Blancs') sans distinction de classe, que l'on ne peut pas mettre sur le même plan que le racisme au service de la domination mais qui n'en est pas moins néfaste, entretenu par certaines 'élites' de ces peuples qui s'épargnent ainsi d'être remises en question (alors qu'elles sont généralement les premières des vendues à l'impérialisme)... La Guerre populaire révolutionnaire mondiale détruira cette construction impérialiste du monde et donc détruira le racisme, construction idéologique de et au service de celle-ci ; elle œuvre d'ores et déjà à sa destruction dans chacune de ses actions concrètes ; pour que les 'cercles de périphérisation' cessent d'être des 'étages (ou des sous-sols...) de la domination' et deviennent comme les cercles constricteurs d'un gigantesque serpent étranglant les Centres du Capital ! Une 'pensée révolutionnaire' qui intègre idéologiquement la hiérarchisation ('raciale' mais aussi, plus 'politiquement correcte', 'civilisationnelle') des peuples n'est pas révolutionnaire et ne peut conduire à la révolution et au communisme.

Voilà pourquoi nous, Occitans révolutionnaires, communistes, ne montrons aucune tolérance envers le racisme ; et pourquoi nous considérons les éléments des peuples périphériques qui veulent allier 'libération nationale' et racisme, comme certains groupes de Bretagne, d'Alsace, de Corse ou de chez nous, comme de l'autre côté de la barricade au même titre que l’État bleu-blanc-rouge ! Voilà pourquoi nous ne revendiquons pas notre Occitanie comme un nationalisme, mais comme un PROJET RÉVOLUTIONNAIRE !!! 
 


* Comme l'explique bien l'(assez marxisant) historien belge Jacques R. Pauwels ici sur le blog de Jean-Pierre Anselme : "Les gens trop pauvres, on pouvait s’en débarrasser en les envoyant dans les colonies. L’impérialisme était donc aussi une manière de résoudre les problèmes sociaux. Les pauvres pouvaient faire carrière dans ces colonies. De la sorte ils se muaient en patriotes, au lieu de rester des emmerdeurs. En les laissant intervenir de façon agressive dans les colonies, ils ne posaient plus le moindre problème dans la métropole. Il y avait par exemple pas mal de fils de fermiers sans travail, et ce du fait que l’agriculture devenait trop productive. Ces gars, on pouvait les envoyer au Congo comme missionnaires. On a expédié là-bas une vingtaine de missionnaires de chaque bled agricole flamand. On leur a collé un uniforme sur le dos et, dès lors, ils ont pu aller jouer au patron chez les Noirs."

** Si la Chine ou l'Orient ottoman avaient, par les aléas de l'histoire, assumé le rôle qu'a assumé l'Europe (et son rejeton l'Amérique du Nord) depuis l'an 1500 jusqu'à nos jours, il est évident que nous (Européens) serions aujourd'hui des 'peuples inférieurs' et des 'racisés' ! Mais il n'en a pas été ainsi et les choses sont aujourd'hui ce qu'elles sont ; nous devons donc lutter et construire notre conception du monde dans la position qui est la nôtre : celle de classes populaires de nations perçues comme 'dans la tranche supérieure' de la 'hiérarchie' mondiale construite par le capitalisme...

   maocprc-peopleunited-1960s-poster 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 14:38

 

1egyptesoldats_0.jpegC'est donc la "grande" actualité politique internationale de l'été, sur laquelle nous faisons notre 'grand retour' de notre parenthèse-détente : en Égypte, les Pinochets du Nil menés par le général Abdel Fattah al-Sissi sont passés à l'action militaire contre les Frères musulmans qui, depuis un mois et demi, réclament le rétablissement de leur leader Mohamed Morsi, premier président élu dans des conditions "démocratiques" bourgeoises depuis 60 ans que le pays est une république... On compte plus de 600 mort-e-s de l'aveu même des militaires (plus de 2.000 selon la Confrérie...) et plusieurs milliers de blessé-e-s (les semaines ayant conduit à la chute de Moubarak avaient déjà fait dans les 800 à 1.000 victimes). L’état d’urgence, en vigueur de 1981 (assassinat de Sadate) jusqu’en mai 2012, a été de nouveau proclamé le 14 août. La "communauté internationale" s'indigne, mais ne retire pas son soutien aux putschistes, notamment la colossale aide financière US (1,3 milliards de $ en 2013, joli plat de lentilles !) versée à l’Armée égyptienne depuis les accords/capitulation face au sionisme de Camp David ; et elle persiste à appeler à une "solution politique" mettant en avant son "champion", le "libéral" comprador El Baradei. Dans la foulée, la "justice" du pays vient d'annoncer la libération de l'ancien despote Moubarak...

egypt-protest-sisi_2606953b.jpgNous assistons donc, là, à la malheureusement prévisible "reprise en main" d'Oum al-Dunya ("la Mère du Monde", surnom de l’Égypte en raison de son antique civilisation) par la caste militaire, pilier de l’État depuis deux siècles, au service des secteurs les plus agressifs et réactionnaires de l'impérialisme occidental et du sionisme - ceux qui, précisément, ne s'expriment pas par la bouche d'Obama, Clinton, Hollande et Fabius, ceux qui n'appellent pas à une "solution" intégrant les Frères musulmans, à des "élections démocratiques", à "respecter les représentants élus du peuple" etc. etc. Et le pire, c'est que ce coup d’État du 3 juillet dernier et, à présent, le massacre sans discernement de milliers de personnes trouvent le soutien d'une grande partie de la gauche ‘socialiste’ et 'communiste', dans le pays lui-même comme dans les autres pays arabes ainsi qu’en Occident, tandis que d'autres adoptent un silence gêné : Morsi n'était-il pas en train d'imposer une "théocratie" sous le règne de la charia, ne soutenait-il pas les "pseudo-révolutionnaires syriens" qui combattent le régime "progressiste et anti-impérialiste" de Bachar el-Assad, n'était-il pas un "adepte du néolibéralisme" mettant en pièce "ce qu'il restait d'héritage de Nasser" ; les Frères musulmans n'ont-ils pas, d'ailleurs, "toujours été des marionnettes de l'impérialisme" ? Un coup d’État militaire qui serait "populaire", "progressiste" et "révolutionnaire", deux ans à peine après la chute d'un satrape absolu de l'impérialisme... qu'il est aujourd'hui question de libérer, voilà une incongruité qui ne semble pas gêner toute une "gauche anticapitaliste", "progressiste" et "révolutionnaire", des personnalités comme Samir Amin en tête...

2013-08-02T122231Z_1661078117_GM1E9821K9001_RTRMADP_3_EGYPT.JPGIl est vrai, et il faut le dire, que Morsi et les Frères musulmans ont largement cherché le bâton pour se faire battre. Même sans en attendre beaucoup de leur nature de classe, ils auraient pu mettre en place une politique quelque peu offensive face à l'impérialisme occidental et Israël, notamment sur la question de la Palestine et (surtout) de Gaza assiégée (dont les habitant-e-s attendaient beaucoup, c'est notoire, du "changement" dans le grand pays voisin). Ils auraient pu mettre en place une politique de justice sociale qui, brisant les grands monopoles bureaucratiques (notamment... le pouvoir économique de l'armée !) et assurant un tant soit peu de redistribution du produit national (pourquoi pas sur la base du zakât, cet impôt islamique au bénéfice des pauvres), adoucisse légèrement la misère des masses. Au lieu de cela, la priorité a été d''islamiser' la société avec des législations morales rétrogrades (mais ne satisfaisant jamais, pour autant, les milieux islamistes ultras, salafistes, par ailleurs liés à l’Arabie et non au Qatar, qui ont soutenu le coup d’État) ; de se faire les serviteurs zélés de leur grand soutien et argentier l'émir du Qatar (dont l'abdication "surprise", fin juin, a annoncé leur chute), tout comme leurs "partis frères" d'Ankara, Tunis ou Gaza, notamment sur le dossier syrien où la juste révolte populaire a dérivé en sanglante guerre par procuration inter-impérialiste et inter-expansionniste, offrant à l'impérialisme et au sionisme une grande victoire tactique ; et de se "placer" dans les rouages de la machine politico-économique, tout en laissant intact le "cœur" du problème semi-colonial égyptien, l'Armée, qui les a finalement renversés et aujourd'hui les massacre. Dans le même temps, il faut bien le dire aussi, pendant que toute une "gauche" internationale dénonçait les "religieux marionnettes de l'impérialisme et du sionisme", les secteurs ultras de l'impérialisme et du sionisme en question ne faisaient rien pour faciliter la tâche du nouveau gouvernement, fondamentalement illégitime à leurs yeux. Le résultat, comme c'est souvent le cas (et tout le problème) avec ce genre de courants politiques, a été de profondément diviser les masses, au lieu de les unir et de les mobiliser largement pour tenter de dégager, un tant soit peu, le pays des griffes de l'impérialisme. Il est clair que Morsi, en à peine plus d'un an de pouvoir, a perdu une grande partie des plus de 13 millions de soutiens qui s'étaient portés sur sa candidature face au représentant de l'ancien régime (Ahmed Shafik) en 2012, et sans doute, même, beaucoup des près de 6 millions qui l'avaient choisi dès le premier tour. Et ce n'est un secret pour personne que le coup d’État est intervenu après (et s'est appuyé sur) des mois de très larges mobilisations populaires contre la politique présidentielle,3461963_6_9a03_l-instauration-de-l-etat-d-urgence-et-du_712.jpg rassemblant des millions de personnes ; auxquelles ont désormais succédé les immenses mobilisations en faveur du "président légitime" déchu : une impression de pays coupé en deux au grand soulagement de tous ceux qui, de Paris à Londres et de Washington à Tel-Aviv, redoutent avec des sueurs froides le jour où cette masse de plus de 80 millions d'hommes et de femmes se dressera d'un seul bloc face à eux.

L'affrontement qui a inondé de sang les rues du Caire, de Port-Saïd et de dizaines d'autres villes et bourgades est l'expression de ce que nous avons défini, depuis un certain temps déjà, comme la contradiction entre un capitalisme "d'en haut", BUREAUCRATIQUE, produit et "rouage" de l'impérialisme dans les pays dominés, représenté dans les pays arabes par des régimes républicains ‘laïcs’ ou des monarchies 'modernistes' et dont la colonne vertébrale en Égypte (comme dans de nombreux autres pays) est l'Armée, à la fois force de répression et... (de fait) première entreprise du pays ; et un capitalisme "d'en bas", le capitalisme qui émerge spontanément de la vie sociale quotidienne et qui, dans les pays de tradition musulmane, trouve son expression dans ce qu'il est devenu commun d'appeler l'islamisme. Contrairement au capitalisme bureaucratique-comprador "d'en haut", ce capitalisme "spontané" "d'en bas" ne permet pas au surproduit (plus-value "sur-accaparée") de "remonter" correctement jusqu'aux monopoles impérialistes - qui le combattent donc en conséquence, dans leur perspective de domination totale des économies du "Sud". L'"islamisme" peut aussi exprimer, dans un sens, le 'cri' de résistance d'une certaine vie sociale traditionnelle, 'holiste', pas franchement folichonne à nos yeux d'occidentaux mais cohérente et que la 'modernité' impulsée par l'impérialisme (ou le social-impérialisme en son temps), au service de ses intérêts, vient pulvériser "d'en haut" avec une brutalité inouïe.

Egypte-repression-e1324370532541.jpgRien n'est donc plus simpliste et ERRONÉ que de résumer l"'islamisme" à une simple "expression de l'aspect semi-féodal" de ces pays semi-coloniaux semi-féodaux - un aspect que l'on retrouve bien plus sûrement, par exemple, dans la caste militaire qui "tient" tous les rouages du pouvoir !

Cette contradiction, sous des formes différentes, se retrouve dans à peu près tous les pays dominés du "tiers-monde", où un tel capitalisme bureaucratique impulsé par l'impérialisme monopolise la vie économique et (par conséquent) l’État. En Amérique latine et caraïbe, par exemple, elle s'exprime à travers les "cartels" du crime organisé avec leurs capos partis de rien, souvent nés dans des cahutes misérables, qui utilisent la drogue et autres trafics comme base d'accumulation mais règnent ensuite sur toute sorte d'activités "propres", et qui prennent le contrôle de villes et de régions entières en formant de véritables États dans l’État qui court-circuitent et ridiculisent l’État "officiel", tout en se drapant dans le costume de "Robin des Bois" (le modèle absolu restant le colombien Pablo Escobar, l'un des rares d'ailleurs à se revendiquer 'de gauche', 'contre l'oligarchie corrompue', pour la 'justice sociale' etc. etc.) : les États bureaucratiques-compradores et l'impérialisme US, qui ne peuvent tolérer cela, lancent alors leurs forces spéciales et la DEA à leurs trousses...

Bien entendu, lorsqu'il y a péril rouge en la demeure, lorsqu'une menace révolutionnaire conséquente se lève, capitalismes "d'en haut" et "d'en bas" serrent les rangs pour y faire face. Il est notoire que les cartels sud-américains ont collaboré avec les États bureaucratiques-compradores contre les forces révolutionnaires ; comme en Colombie dans la guerre d'extermination lancée contre l'Union patriotique, "vitrine politique" des FARC (plus de 5.000 assassinats entre 1985 et 1991), puis dans la création et le financement des groupes paramilitaires AUC. Certains cartels sont même directement issus de 'rebuts' des forces militaires contre-révolutionnaires d'État, comme les Zetas mexicains.

CommunistesDans les pays musulmans, comme l'explique bien l'article du (n)PCI ci-dessous, lorsqu'il y avait un mouvement communiste puissant, impulsant (malgré la répression féroce dont il faisait souvent l'objet) des secteurs nationalistes bourgeois et militaires qui défiaient l'impérialisme occidental et le sionisme (se transformant, généralement, en castes bureaucratiques pro-soviétiques, mais bon...), ces derniers et les castes bureaucratiques pro-occidentales appuyaient et finançaient (avec le concours des monarchies moyenâgeuses du Golfe) les forces politiques islamistes contre le "communisme apostat". Dans les années 1980 s'ajouta une autre menace, l'expansionnisme "révolutionnaire" iranien, appuyé sur les communautés chiites (de l'Irak au Liban) mais aussi quelques forces sunnites comme le Jihad palestinien : l'islamisme sunnite fut aussi mobilisé contre cela, et cette ligne de fracture affecte encore profondément la politique de cette partie du monde.

imageMais lorsque la "menace" fut conjurée, avec la contre-révolution en Chine, la faillite du révisionnisme soviétique et des ‘nationalismes’ liés à lui (entraînant dans leur chute toutes les forces progressistes/marxistes qui s’y étaient attelées par opportunisme), et le relatif "retour dans le rang" de l'Iran après la mort de Khomeyni (jusqu'à Ahmadinejad), l'impérialisme occidental - principalement US - prétendit imposer un "nouvel ordre mondial" synonyme d’impérialisation totale, débridée et sans limites de la région comme de tout le "tiers-monde" ; ce qui fut perçu (non sans raisons) comme une trahison par leurs anciens alliés, une nouvelle croisade ; d'autant que ce furent souvent... les nationalistes bourgeois et les "communistes impies" précédemment combattus (militaires égyptiens dès la fin des années 1970, Kadhafi et Assad à partir des années 1990, Fatah palestinien, ex-apparatchiks en Asie centrale, clan Bhutto au Pakistan etc.) qui furent "recyclés" comme gardes-chiourme locaux de ce "nouvel ordre mondial". Ceci conduisit à la rupture, et de la rupture à l'affrontement ; stimulé par dessus le marché par les milliards de pétro-dollars sur-accumulés des oligarchies du Golfe, "libérées" de la menace révolutionnaire rouge et en quête de débouchés et d'affirmation sur la scène internationale : émirat du Qatar (particulièrement offensif depuis la prise de pouvoir d’Hamad bin Khalifa al-Thani en 1995), soutenant les Frères musulmans ; et oligarques divers, ‘à titre privé’, d’Arabie et des autres intifada egyptémirats (Dubaï, Koweït etc.) finançant la ‘nébuleuse djihadiste’ (les monarchies elles-mêmes restent plus soumises à l’impérialisme US et soutiennent les salafistes non-djihadistes, ‘quiétistes’).

Dans ce contexte, les forces islamistes, hier parties prenantes de la lutte contre-révolutionnaire mondiale, furent amenées à se placer à la tête des résistances populaires contre l'impérialisation totale : un exemple très représentatif de cela fut notamment le Hamas palestinien. Dans la "rue arabe" (ou encore pakistanaise, par exemple), les bannières islamistes peintes de versets du Coran remplacèrent le drapeau rouge et les drapeaux nationalistes ; et l'islamisme devint, dans cette partie du monde abritant un milliard et demi d'êtres humains et les principales ressources énergétiques de la planète, la nouvelle "menace globale" après la "chute du communisme".

Évidemment, si de nouveau une réelle menace révolutionnaire venait à se lever, capitalismes "d'en haut" (bureaucratique) et "d'en bas" (islamiste) se retrouveraient à nouveau main dans la main : c'est d'ailleurs déjà (un peu) à l’ordre du jour, et c'est pourquoi l'on observe tout un courant (disons) "pragmatique" de l'impérialisme mondial, d'Obama à Hollande en passant par Merkel et Sarkozy, prônant face aux "printemps arabes" une solution "inclusive" où "islamistes", castes militaires, "démocrates", "libéraux" et "gauches" opportunistes s'uniraient dans une grande mascarade "démocratique" pour maintenir intacte la surexploitation impérialiste ; tandis que de leur côté, les tenants d'une ligne impérialiste dure penchent plutôt pour faire parler la poudre, pour maintenir dans le sang la "verticalité" bureaucratique-militaire, fut-elle "anti-impérialiste" à la Kadhafi ou Assad, du moment que les masses sont maintenues sous une botte de fer (pour s'en convaincre, voir ici et ici) : c'est ce qui vient de se produire en Égypte.

PHO88bbf152-05c4-11e3-bf3e-4c1259c003d3-805x453Entre "capitalisme d'en haut" bureaucratique-militaire et "capitalisme d'en bas" islamiste, nous pouvons évidemment clamer : "les masses n'ont pas à choisir !" - telle est notre position de principe.

Mais lorsque le capitalisme BUREAUCRATIQUE, dont le marxisme-léninisme-maoïsme nous enseigne qu'il est le représentant DIRECT de l'impérialisme dans un pays dominé, profite des contradictions et des faillites des "capitalistes d'en bas" islamistes pour reprendre en main, dans un bain de sang, un pays qui avait amorcé un début de mouvement réel d'émancipation de masse, l'ennemi principal ne peut être que le capitalisme bureaucratique en question et sa colonne vertébrale militaire. C'est la position de toutes les organisations véritablement maoïstes à travers le monde, qui sont nos camarades. Et lorsque le peuple opprimé et affamé se dresse et résiste, au prix de centaines de mort-e-s, à cette oppression, quel que soit le drapeau sous lequel il se mobilise, LE CAMP DU PEUPLE EST NOTRE CAMP : telle est la position maoïste authentique.

Egypte_pics_390.jpgCar si l'on analyse le problème en termes de classes, quelles sont les classes sur lesquelles s'appuie la révolution anti-impérialiste dans un pays dominé ? Le maoïsme nous enseigne que ce sont la classe ouvrière, des grands ensembles industriels mais aussi des petits ateliers (il n'y a pas de "sous"-classe ouvrière !) ; la paysannerie pauvre, généralement très importante et qui, chassée des campagnes vers les villes par les ravages de l'impérialisme, y forme une "plèbe informelle" de petits boulots façon Mohamed Bouazizi ; et les éléments petits-bourgeois (petits entrepreneurs), paysans moyens ou étudiants/intellectuels avec lesquels il est possible de passer des alliances (jamais la totalité de ces classes, et souvent pas la majorité). Et quelle est la situation en Égypte ? Elle est celle que l'on rencontre dans la plupart des pays arabes et musulmans : paysannerie pauvre et moyenne-pauvre, "plèbe informelle" des taudis, classe ouvrière "en petit" (ateliers) et petit entrepreneuriat penchent plutôt vers les Frères musulmans et l''islamisme' en général (dont les dirigeants, eux, sont des bourgeois : entrepreneurs, paysans riches, ingénieurs, professions libérales etc.) ; tandis que les milieux intellectuels, éduqués, moyens-bourgeois urbains sont, sinon partisans de l'ancien régime, du moins anti-islamistes ('démocrates', 'libéraux', 'sociaux-démocrates' ou 'sociaux-libéraux') et de là, prêts à tous les opportunismes à courte vue ; de même que la classe ouvrière et les employés "en grand" (grandes entreprises publiques ou privées, administrations etc.), "aristocratie ouvrière" dans un sens, encadrée par ce qu'il reste de 'gauche' syndicale et 'socialiste' ou 'communiste'. En somme : plus l’Égyptien(ne) est modeste et/ou (en tout cas) peu éduqué(e), peu connected to the world, bidonvillois(e) ou provincial(e), en un mot périphérique, plus il/elle penche vers l''islamisme' ; en tout cas, il/elle a d'autres priorités que de pouvoir poser nu(e) sur un blog. C'est la fameuse "rue arabe" dont parlent les médias de l'impérialisme. Plus il/elle est centrurbain(e), aisé(e) et/ou éduqué(e), occidentalisé(e), en un mot central, plus il/elle est favorable au coup d’État sanguinaire qui se déroule en ce moment ; une ‘libération’ à ses yeux... Voilà qui devrait faire réfléchir le 'camarade' Amin, grand théoricien des centres et des périphéries !

PRC-internationaleL'unique porte de sortie du Peuple égyptien, comme de tous les peuples du "tiers-monde", face à la domination impérialiste qui l'écrase, n'est ni dans le "capitalisme d'en haut" ni dans le "capitalisme d'en bas" : elle est dans le chemin de la GUERRE POPULAIRE pour la révolution démocratique anti-impérialiste, le socialisme et le communisme. Mais pour cela, il faut d'abord FORGER UNE CONSCIENCE révolutionnaire, et celle-ci se forge précisément dans des évènements comme ceux en cours en Égypte depuis février 2011 : chute d'un tyran en place depuis près de 30 ans ; lutte contre un "gouvernement d'urgence" militaire tentant de sauver à tout prix l'ordre ancien ; déception face à des islamistes, opposants historiques à la "république" militaire, "enfin" parvenus au pouvoir ; et enfin, résistance actuelle au coup d’État et à la restauration de l'ancien régime. Elle se forge... à condition que les forces révolutionnaires, le mouvement communiste, dans le pays comme dans le monde entier, sache reconnaître où sont les forces de classe dont il s'agit de prendre la tête en priorité ; sous quel drapeau sont les masses qu'il s'agit d'amener sous le drapeau rouge ! Tel n'est pas le cas, pour le moment, de toute une "gauche" internationale absolument incapable de comprendre ce que nous venons d'exposer, se limitant à rabâcher ses vieux schémas brejnévoïdes de la Guerre froide, ses masturbations kémalo-baathistes ou son anticléricalisme "libre-penseur" faisant office de science révolutionnaire.

Nous ne sommes pas d'accord, et nous l'avons dit maintes fois, avec la tactique suivie actuellement en Italie par les camarades du (n)PCI, de soutien au mouvement de Beppe Grillo : nous voyons mal comment un mouvement que Gramsci aurait qualifié de subversiviste, petit-bourgeois 'radical' et ambigu de type Arditi, voué à éclater entre mobilisation fasciste et antifasciste/révolutionnaire, pourrait être le 'centre' d'une mobilisation révolutionnaire de masse... Pour autant, sur les récents évènements en Égypte, leur communiqué est d'une grande justesse (avec quelques raccourcis, impliquant de lire ce qui précède...) et nous vous en présentons donc la traduction.   

Les Frères musulmans sont un mouvement bourgeois, incapable de représenter la moindre perspective libératrice pour le Peuple d’Égypte ; mais les Pinochets du Nil, la caste militaire bras armé du capitalisme BUREAUCRATIQUE, de l’impérialisme et du sionisme, les restaurateurs de l’ordre Moubarak, sont l’ENNEMI PRINCIPAL face auquel le Peuple égyptien doit se mobiliser et ÊTRE SOUTENU SANS RÉSERVES !

 

Égypte : la résistance héroïque des masses populaires au coup d’État renforce les masses populaires du monde entier !     

Dans aucun pays la Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes ne réussit à donner une forme stable à sa domination !

La lutte et la victoire des masses populaires égyptiennes renforceront la seconde vague de la révolution prolétarienne qui avance dans le monde entier !

Le premier pays impérialiste qui rompra la chaîne de la Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes montrera la voie et ouvrira le chemin aux masses populaires du reste du monde. 

resist iraqLes masses populaires égyptiennes livrent ces jours-ci une lutte acharnée et héroïque contre les forces armées au service de la Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, US et sionistes. Aux masses populaires égyptiennes va et doit aller la solidarité de toutes les forces progressistes et du mouvement communiste de la planète. Leur lutte renforce la nôtre. La victoire des masses populaires égyptiennes renforcera les masses populaires dans le monde entier. Elle contribuera à la renaissance du mouvement communiste déjà en cours, car c'est seulement sous la direction du mouvement communiste et de sa conception du monde, le marxisme-léninisme-maoïsme, que les masses égyptiennes réussiront à consolider leur victoire, à surmonter leurs divisions actuelles sur lesquelles s'appuient les groupes impérialistes, et à emprunter une voie de progrès.

Les bannières et les mots d'ordre religieux ne sont pas l'aspect principal de la lutte héroïque que mènent ces jours-ci les masses populaires égyptiennes contre les forces armées. Imbécile est celui qui évalue un mouvement principalement, voire uniquement par ses bannières et ses mots d'ordres, par la conscience  que celui-ci a de lui-même. L'aspect principal est que les masses égyptiennes ont empêché la Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, US et sionistes de rétablir en Égypte l'ordre secoué par la révolte de janvier et février 2011, qui renversé Moubarak, et de faire de l’Égypte un terrain encore plus ouvert qu'avant à leurs opérations.

La Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes veut faire de l’Égypte, comme des autres pays opprimés par le système impérialiste mondial, un terrain ouvert pour ses spéculations, pour ses affaires, pour ses investissements, pour ses délocalisations, pour son commerce. Dans les pays impérialistes eux-mêmes, pour faire face à la crise du capitalisme, elle cherche à dissoudre le tissu social créé lors de la première vague de la révolution prolétarienne, à faire des peuples une foule d'individus à exploiter comme travailleurs et comme clients. Dans les pays dominés, elle détruit également les bases primitives sur lesquelles vivent encore une grande part de la population et jette des millions d'hommes et de femmes dans l'émigration et la marginalité. En l'absence d'un mouvement communiste fort, ce sont les groupes et les fraternités fondées sur les relations et les conceptions du passé qui, à leur manière, se mettent à la tête de la résistance des masses populaires. Par leur nature, ces forces ne sont pas à même d'aller jusqu'au bout, car pour aller jusqu'au bout la révolution des masses populaires d’Égypte doit confluer dans la révolution dont toute l'humanité a besoin. Mais pour le moment, elles réussissent à fonctionner comme centres d'agrégation et de résistance. C'est aux communistes de prendre la place qui leur revient à la tête des luttes et de la révolution socialiste et de nouvelle démocratie : la conception communiste du monde fournit les instruments adéquats.

00881_PPPA.jpgLorsque le mouvement communiste était fort dans le monde, dans les pays coloniaux et semi-coloniaux se développait la révolution de nouvelle démocratie : la révolution anti-féodale et anticoloniale était inspirée et dirigée par le mouvement communiste. Contre cette révolution, les groupes impérialistes mobilisèrent et soutinrent toute sorte de groupes et mouvements féodaux et cléricaux. Aujourd'hui, le mouvement communiste est encore faible, mais la crise du capitalisme se déploie avec une telle férocité contre les masses populaires que même ces groupes et mouvements féodaux et cléricaux doivent se mettre, à leur manière, à la tête de la résistance. La lutte en cours en Égypte fait partie de ce cadre général.

Seule la renaissance du mouvement communiste créera à nouveau une grande unité populaire anti-impérialiste et progressiste. Contribuer à la renaissance du mouvement communiste est la forme la plus haute et décisive de solidarité que nous, communistes italiens, et toutes les masses populaires italiennes pouvons et devons apporter à la lutte héroïque des masses populaires égyptiennes contre les forces armées de la Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes.

 Par les massacres de ces derniers jours, les généraux égyptiens révèlent la nature criminelle, la véritable et intime nature des Obama, des Bergoglio, des Merkel, des Hollande, des Letta-Napolitano-Berlusconi et autres chefs de file du système impérialiste mondial, de leur pouvoir. La guerre d'extermination non déclarée que ceux-ci mènent contre les masses populaires, jusque dans les pays impérialistes, montre ces jours-ci en Égypte son visage sanguinaire et brutal. Le MUOS montre là sa véritable utilité. 

La Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes est prise dans la tourmente de la crise générale du capitalisme. Elle ne réussit dans aucun pays à bâtir un ordre stable en sa faveur. Elle avance péniblement et recourt toujours plus à des méthodes ouvertement criminelles, à la Silvio Berlusconi ou Abdel Fattah Sissi, pour se maintenir au pouvoir : sa force réside principalement dans la faiblesse du mouvement communiste. La renaissance de celui-ci sera sa fin. La révolte contre la Communauté Internationale des groupes impérialistes européens, américains et sionistes grandit partout dans le monde, jusque dans les pays impérialistes et aux États-Unis eux-mêmes. Le premier pays impérialiste qui brisera ses chaînes ouvrira la route et montrera la voie aux masses populaires du monde entier.

L'impérialisme est un tigre en papier !

Lire aussi : Égypte : un coup d’État reste un coup d’État

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Proche-Moyen-Orient
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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 12:55

 

Comme à chaque début d'été, voilà donc l'heure de dresser notre bilan des douze derniers mois écoulés. Douze mois qui, en réduisant toujours plus la surproduction d'articles, se seront révélés EXTRÊMEMENT RICHES et constructifs pour l'avenir. 

maocSur la question du déploiement Périphérie->Centre de la lutte révolutionnaire de classe et la définition des peuples niés par la construction des grands États modernes comme campagnes de la Guerre populaire en Europe (les autres 'campagnes' essentielles étant les ghettos urbains des grandes métropoles avec leurs indigènes intérieurs), Servir le Peuple a encore avancé et même réalisé deux GRANDS BONDS en avant :
1°/ un bond QUANTITATIF avec la production d'un grand nombre d'articles de grande valeur théorique, participant à l'élaboration d'une pensée révolutionnaire des prolétariats d'Hexagone et d'Europe : En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! ; En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (suite) ; En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches ; QUESTIONS NATIONALES ET LUTTES DE CLASSE : L’ÉTAT ESPAGNOL ; État moderne, État contemporain, questions nationales et luttes de classe : LE ROYAUME-UNI ; Le Royaume-Uni (suite) ; État bourgeois contemporain, questions nationales et luttes de classe : l'Italie
2°/ un bond QUALITATIF vers la mise en pratique de ces théories : SLP est désormais clairement engagé dans la libération populaire-révolutionnaire occitane aux côtés des camarades de Sheisau Sorelh.

Dans le cadre de ce développement quantitatif et qualitatif pour développer l'antagonisme et la lutte révolutionnaire là où nous sommes (moitié sud de l'Hexagone, nommée Occitanie), face à notre ennemi l’État bleu-blanc-rouge 'français' du Capital et des monopoles, nous avons tout dernièrement témoigné notre solidarité internationaliste aux forces de libération révolutionnaires d'Andalousie et du Basque - IrelandPays de Galles.

Au Pays Basque et en Irlande, la 'dissidence' contre la capitulation réformiste traître (déjà ancienne - années 1990 - dans le dernier cas, récente - 2010/2011 - dans le premier) se développe à grands pas ; nous pouvons ainsi saluer des initiatives lumineuses et remplies d'espoir comme Euskal Iraultza Sozialista (Révolution socialiste basque) en Euskadi ou le Republican Network for Unity en verte Erin. Les communistes révolutionnaires de libération occitane que nous sommes appuient fermement ce type d'initiatives en développement, aux côtés de camardes internationalistes comme Libération Irlande ou de camarades marxistes-léninistes d'Euskal Herria que nous connaissons. 

Nous avons peut-être quelque peu délaissé, et l'on peut nous le reprocher mais nos forces restent limitées, l'actualité internationale. Nous n'avons plus produit de grandes traductions francophones d'informations des principaux fronts de la Guerre populaire (Inde, Philippines etc.) ou d'autres fronts de résistance des peuples (Palestine, Amérique latine) comme nous le faisions auparavant. Nous avons cependant continué à relayer les initiatives de solidarité avec la Guerre populaire en Inde, et la TRÈS IMPORTANTE VICTOIRE remportée récemment par celle-ci, 'lavant' largement les très dures pertes subies ces dernières années. Nous avons donné des nouvelles de la Guerre populaire dans Kaypakkayal’État turc, toujours bien présente et infatigable mais peu relayée, car demeurant d'intensité moindre qu'en Inde ou aux Philippines. Nous avons rendu hommage, pour le 40e anniversaire de son atroce assassinat fasciste, au camarade Ibrahim Kaypakkaya, fondateur du maoïsme anatolien : nous y annoncions, à cette occasion, que l'implication du gouvernement AKP (branche turque des Frères musulmans) dans les évènements en Syrie allait prochainement faire exploser les contradictions de classe et inter-bourgeoises dans ce pays... et deux semaines plus tard, éclatait à Istanbul le grand mouvement populaire de Taksim/Gezi ! Encore deux semaines plus tard, éclataient des évènements insurrectionnels du même type au Brésil (autre grand 'émergent' sur une ligne 'tiers-mondiste soft power'), que nous avons également relayés avec les camarades du PCmF ou encore du site internationaliste Auba Vermelha.

php newpeoplesarmyAux Philippines, les 'pourparlers' dans lesquels s'était engagé le Front National Démocratique du PCPh, avec le nouveau gouvernement 'libéral' de Benigno 'Noynoy' Aquino, se sont conclus sur une impasse, montrant une nouvelle fois que la seule négociation possible, c'est le fusil avec cet État fantoche de l'impérialisme US. D'ailleurs, des négociations du même type en Colombie, avec les FARC-EP révisionnistes armées, ne donnent guère de résultats plus concluants et apparaissent encore une fois pour ce qu'elles sont : une pure diversion de l'État oligarchique comprador.

Nous avons informé nos lecteurs/trices sur les développements du nouveau mouvement révolutionnaire maoïste au Népal, certes laborieux après des années de ramollissement sur les bancs de la Constituante et d'espérance en la 'grande révolte populaire' promise par le liquidateur Prachanda. Mais, néanmoins, 'il se passe' quelque chose là-bas et plutôt dans le bon sens, et nous voulons appuyer cela avec internationalisme prolétarien conséquent, sans jouer les 'puristes' distributeurs de bons et mauvais points. Le fait que 1°/ nepalnous ayons pu reconnaître certaines erreurs d'appréciation au cours de la période 2006-2010 et que 2°/ l'existence bien réelle d'éléments révolutionnaires ou, en tout cas, pas totalement pourris de révisionnisme, se soit traduite par la fondation d'un nouveau Parti, ce qui n'est pas rien, n'a pas fait cesser les attaques dogmato-sectaires de certains cyber-'maoïstes' (se rêvant en petits Staline ou Gonzalo) contre nous. Nous n'en avons cure : les chiens aboient, la caravane de la lutte révolutionnaire des peuples passe ; et leur absence totale de matérialisme dialectique s'étale toujours plus chaque jour qui passe, qu'ils émanent de la 'France' intello-parisienne ou de la 'Belgique' universitaire qui est son pitoyable appendice (comme lorsqu'ils font l'apologie contre-révolutionnaire de la construction des États modernes, aujourd'hui impérialistes, qui nous oppriment). Paille et crottin jusqu'aux oreilles, les bouseux occitans que nous sommes leur chions copieusement et fièrement à la raie ; d'ores et déjà, ils n'existent plus, balayés car le sens de l'Histoire est pour nous - et non pour eux.

jpg Ange Diawara2-300x258Nous avons, par des études et documents historiques (1 - 2 - 3 - 4), travaillé à rappeler aux masses francophones l'héroïque histoire révolutionnaire des peuples d'Afrique et d'Amérique latine, continents où le capitalisme impérialiste fait des ravages, les pseudo-'alternatives' ('bolivarisme' santuchoChavez-Morales-Correa vs 'africanisme' sauce Kadhafi, Gbagbo, Algérie ou Afrique du Sud) s'effondrent jour après jour sous leurs contradictions, et la lutte révolutionnaire (n'en déplaise à ceux qui se pignolent sur la Colombie, le Chiapas ou le 'détour' au Pérou) est quelque peu dans le creux de la vague ; alors que ces peuples qui ont maintes fois montré leur héroïsme méritent clairement mieux.

Suite à la mort du dirigeant 'radical' Hugo Chavez au Venezuela, nous avons 'croisé le fer' (1 - 2 - 3) pour refuser, comme d'autres très nombreuses organisations et groupes marxistes-léninistes et chavez chronique 3maoïstes, y compris des membres de la 'coalition anti-népalaise' de 2011-2012 (collectif Odio de Clase, UOC-mlm de Colombie etc. !), la qualification de fasciste pour ce dirigeant réformiste bourgeois (et les régimes idéologiquement proches sur le continent) ; qualification délirante et ultra-dangereuse qui relève selon nous du schématisme et qui, comme disait Dimitrov dans les années 1930, "désoriente les masses populaires dans la lutte contre leur pire ennemi".

arab-revolution-2303La Tempête arabe est retombée... pour le moment. En Tunisie, en Égypte, en Libye avec l'appui militaire direct des impérialistes occidentaux, et dans une certaine mesure au Maroc, des forces appartenant ou liées à la Confrérie des Frères musulmans sont arrivées au pouvoir, tandis que d'autres forces plus 'radicales', 'salafistes', en profitent pour proliférer à travers toute l'Afrique du Nord, le Sahara et le Proche-Orient. Ces forces ont été analysées par SLP comme des représentantes du capitalisme d'en bas (avec ses couches plus ou moins aisées), un capitalisme ANCIEN et doté d'une forte conscience de lui-même, puisqu'il remonte au Moyen-Âge tout comme le capitalisme européen (simplement, il n'a pas pu se développer suffisamment pour empêcher ce dernier de le surpasser et le dominer) ; tandis qu'en face, les régimes monarchiques comme 'républicains' représentent typiquement la BOURGEOISIE BUREAUCRATIQUE qui 'modernise par en haut' au service de l'impérialisme (occidental comme hier soviétique et aujourd'hui russe ou chinois). Mais ce capitalisme 'd'en bas', avec sa forte salafconscience de classe et son caractère ultra-réactionnaire, est absolument incapable de mener une réelle révolution démocratique (celle que souhaitaient la jeunesse et les masses pauvres qui se sont soulevées) : au 'mieux', une fraction peut se transformer en nouvelle bourgeoisie bureaucratique pour restructurer l’État semi-colonial, 'tout changer pour que rien ne change' [1].

La situation des pays du Golfe et de la péninsule arabique est à considérer 'à part', car dans ces pays, sans la manne pétrolière il n'y aurait pas grand chose, sinon des éleveurs nomades et quelques pêcheurs. Depuis le milieu du siècle dernier, la manne du pétrole y a transformé la population bédouine 'de souche' en une oligarchie ultra-privilégiée, reposant sur les épaules d'un maigre 'menu peuple' et, surtout, d'une force de travail immigrée qui représente par endroit 80% de la population (la Libye soi-disant 'populaire' avait un peu développé ce schéma, mais avec une population travailleuse immigrée de hamas-qatarl'ordre de 20-25%). Historiquement, cette oligarchie a été farouchement pro-'monde libre', ne pouvant évidemment tolérer la moindre idée 'sociale' ou 'national-progressiste' venue d'URSS ou de Chine en son royaume. Mais depuis 25-30 ans, la suraccumulation de milliards de pétro-dollars et la soif de réinvestir et de valoriser ceux-ci a amené des fractions croissantes de cette oligarchie, des éléments des appareils d'État (à l'image des services pakistanais qui ont appuyé et appuient encore les talibans afghans) voire des États tout entiers comme le Qatar à entrer en 'dissidence' et en conflit avec les impérialistes (occidentaux comme russes et chinois) et les régimes bureaucratiques à leur solde, pour tenter de se construire une base d'accumulation sous forme de 'nouveau califat'. Là se trouve la source du financement de toutes les forces 'islamistes', de type Frères musulmans comme salafistes ou djihadistes [2].

morsiQuoi qu'il en soit, dans une manœuvre idéologique impeccablement préparée, les médias impérialistes qui nous avaient chanté les 'printemps arabes' nous servent maintenant les trémolos sur l''hiver islamiste', sous entendant bien sûr que l'on aurait peut-être bien fait de conserver les anciennes équipes dirigeantes, 'pires des régimes à l'exception de tous les autres'. Les communistes doivent évidemment rejeter et ne faire aucune concession à ce type de discours. Les forces populaires révolutionnaires de ces pays étaient, il faut être réaliste, trop faibles pour permettre une prise de pouvoir 'de type Octobre' ou le déclenchement d'une Guerre populaire ; ce qui a automatiquement placé les islamistes en 'pole position'. Mais la contestation populaire se poursuit contre des 'ravalements de façade' extrêmement grossiers, et les avant-gardes révolutionnaires sont en décantation et lente construction : les efforts de tous les communistes de la planète doivent tendre à appuyer cela (et non à regretter, comme certains, que ce qu'il s'est passé se soit passé et, finalement, que Ben Ali, Moubarak & co soient tombés...).
Assad l'assassinEn Syrie, Bachar el-Assad et sa clique 'social'-fasciste sont toujours en place, et la révolte populaire légitime de 2011 a cédé la place à une épouvantable guerre civile de 'tous contre tous', où les aspirations démocratiques des masses du peuples contre le régime se sont mêlées (avant d'être écrasées par eux) aux sectarismes confessionnels (sunnites/alaouites/chrétiens) et chauvins (contre les Palestiniens, la Syrie en compte un demi-million), aux contradictions inter-expansionnistes régionales (entre Turquie AKP, Arabie, Qatar, Iran etc.) et inter-impérialistes (Occident/Israël qui comptent, cependant, leurs courants pro-Assad ou en tout cas très réticents devant l'expansion djihadiste, vs Russie/Chine). Servir le Peuple attirait l'attention sur cela dès les premiers instants du soulèvement, n'en déplaise à la mauvaise foi honteuse de certains révisionnistes voire 'marxistes-léninistes' voire même 'maoïstes' (tous unis, pour le coup, contre la juste conception communiste du monde !) ; tout en tenant ferme idéologiquement contre les tentatives abjectes de sacrer le criminel (laquais bureaucratique de Moscou et Téhéran) Assad en 'héros anti-impérialiste de la résistance des peuples' ou autres délires dans le genre.
Nous ne faisons cependant pas systématiquement de notre position, sur ce sujet, une ligne de démarcation absolue (preuve que le sectarisme n'est pas de notre côté !), sans quoi nous n'aurions pas par exemple mis dernièrement en avant la gauche révolutionnaire andalouse, qui sans exception est sur une ligne de soutien inconditionnel à la résistance et à la survie du régime, ni les camarades du (n)PCI (avec lequel nous avons encore d'autres divergences), ou les camarades maoïstes se rattachant à la revue 'Maoist Road', qui partagent pour beaucoup ces positions (cela dit, c'est sans doute dans la position du PCmF que nous nous reconnaissons le plus) ; ni n'entretiendrions non plus de camaraderie avec l'OCML-VP qui elle, pour le coup, est sur une position beaucoup trop 'angélique' envers l'insurrection : en réalité, la diversité des positions reflète simplement, selon nous, la complexité de la situation !
djihadistes.jpgIl y a en fait, dans toutes ces forces communistes révolutionnaires, une incapacité à comprendre la notion de 'régression féconde', terme forgé par certains intellectuels progressistes, en rien suspects de prôner la charia, en Algérie au début des années 1990, et qui signifie, en quelque sorte, un 'repli tactique' du mouvement réel de l'histoire. Les choses se posent en réalité ainsi :

- Après qu'un certain nombre de régimes (Égypte, Algérie, Libye, Syrie, Irak, Afghanistan), tous plus pourris, mafieux et antipopulaires les uns que les autres, se soient présentés sous les oripeaux du 'socialisme' et de l'amitié avec l'URSS, les idées de socialisme et de communisme sont considérablement discréditées dans les pays arabes et musulmans. Les masses urbaines relativement éduquées prônent pour la 'démocratie' à l'occidentale, en mode 'social-libéral', les masses rurales et urbaines populaires peu instruites pour un 'magma' idéologique national-islamiste.

- En l'absence d'un mouvement communiste avec un Parti dirigeant, il ne put y avoir de révolution consciente et organisée, de processus révolutionnaire consciemment dirigé du capitalisme vers le communisme.

- PAR CONSÉQUENT, lorsqu'un régime ne peut plus gérer les contradictions sociales, on s'achemine vers un EFFONDREMENT non-conscient et désorganisé, une 'balkanisation', comme cela s'est tant de fois produit dans cette partie du monde depuis les premières écritures cunéiformes jusqu'à l'Empire ottoman en 1918.

300x168 188654 syrie-soupcons-de-crimes-contre-La réalité, c'est que la satrapie de Moscou et Téhéran dirigée par le clan Assad, avec son appendice/protectorat libanais, explose sous ses contradictions qu'ont rendues intenables 15 voire 20 ans de restructurations 'néolibérales' suite à l'effondrement de l'URSS ; et que nous n'y pouvons strictement rien, sinon 'rêver' que Salah Jedid n'ait jamais été renversé en 1970 et que les choses aient suivi un autre cours, mais cela s'appelle de la politique-fiction, pas du matérialisme scientifique. Exactement comme nul ne pouvait strictement rien à la situation en Algérie au début des années 1990, à part rêver qu'après l'indépendance au million de martyrs les choses aient suivi un autre cours...

Il y a bien, en Syrie, des gens comme Salameh Kaileh, des révolutionnaires fermement opposés à la sanglante satrapie assadienne, sans être pour autant favorables à un émirat salafiste lapideur et SalamehKaileh.jpgcoupeur de mains type Front Al-Nosra... Mais ils sont hélas trop peu nombreux et isolés. Une révolution démocratique-populaire anti-impérialiste en Syrie dans les prochaines décennies passe donc hélas par la case 'chaos' actuelle : une 'régression féconde'. Il est absolument absurde d'espérer qu'une résistance victorieuse du régime ouvre une quelconque perspective révolutionnaire ou progressiste : si une telle perspective pouvait exister, depuis 43 ans, on s'en serait aperçu ! Une (fort improbable) victoire du camp Assad ne se solderait que par un massacre (en punition) d'encore quelques dizaines de milliers de Syrien-ne-s, et les choses reprendraient leur cours de la dernière décennie (croit-on que les oligarques entourant Bachar vont subitement se transformer en serviteur du peuple ??), autrement dit : reculer pour mieux sauter. Il est tout aussi absurde d'espérer en l'ultra-minorité progressiste et anti-impérialiste que compte sans doute la rébellion, si celle-ci ne s'est pas déjà terrée dans le désespoir. Il n'y a devant nous qu'un système qui s'effondre, condamné à s'effondrer et ce n'est que de ses ruines que quoi que ce soit de progressiste pourra se lever ; et la responsabilité de cela incombe avant tout aux révisionnistes du temps de la Guerre froide, de Moscou, de Damas et du monde entier, qui ont offert le pays à ce clan 'nationaliste' bourgeois criminel et d'ailleurs, leurs héritiers le défendent encore bec et ongle (faut-il s'en étonner ? ce qui est déplorable, c'est de voir des camarades révolutionnaires conséquents tomber eux aussi dans ce travers, par contagion...).

C'est affreux mais c'est ainsi. Ceux qui critiquent notre 'ni-ni', notre refus de défendre le 'progressisme' et l''anti-impérialisme' de pacotille du régime ou (moins nombreux) de semer les illusions sur la 'révolution', ont-ils autre chose de réaliste à proposer ? Non, on l'a dit : ils n'ont que les absurdités ci-dessus mentionnées ; et pour les révisionnistes et les 'vieux stals' farouchement pro-Assad, on l'a dit, ils portent très largement la responsabilité de la situation... Voudraient-ils que nous disions ce que nous aurions souhaité ? Pas de problème ! Nous aurions souhaité une le-caireRévolution d'Octobre au Levant, ou le début d'une héroïque Guerre populaire comme en Chine, au Vietnam, au Pérou ou au Népal hier et aujourd'hui aux Philippines ou en Inde. Mais pour cela, il fallait un Parti révolutionnaire conséquent (quantitativement et qualitativement), qui n'existait et n'existe toujours pas... Le cadre, il faut le dire, était complexe et pas ultra-propice, avec l''anti-impérialisme' et l''antisionisme' du régime, très largement d'une hypocrisie totale (la clique au pouvoir regardant rarement autre chose que ses intérêts, et ceux de ses 'partenaires' russes et iraniens), mais suffisant pour abuser beaucoup de forces progressistes et communistes du pays (et des pays voisins), et pour que les premiers soubresauts populaires attirent immédiatement (comme l'odeur du sang attire les requins) des manœuvres impérialistes occidentales pour en finir avec ce 'poil à gratter' régional, même s'il y a aussi, en Occident comme en Israël, des courants impérialistes beaucoup plus 'prudents' voire hostiles à une Syrie sans Assad, mosaïque 'somalienne' d'émirats djihadistes... particulièrement à l'extrême-droite de l'échiquier politique (historiquement 'pragmatique' et 'vision à long terme' ; tandis que les courants bourgeois 'libéraux', 'sociaux-libéraux' à la BHL, 'néoconservateurs' US par opposition aux 'paléos' beaucoup plus réservés, sont plus 'idéalistes', 'à court terme' et du genre à refaire 500 fois les mêmes erreurs - Afghanistan il y a 30 ans, Irak il y a 10 ans et Libye... il y a deux ans).

a0-287.jpgLa seule chose dont on peut être certain, n'en déplaise à la propagande d'un Meyssan au service de ses argentiers du Kremlin, c'est que sans Assad les sionistes d'Israël dormiront bien moins tranquilles qu'aujourd'hui (même s'il y en a un certain nombre, parmi eux, pour croire le contraire). Le Hezbollah ne disparaîtra pas avec Assad car 1°/ l'expansionnisme iranien qui le finance n'a pas besoin d'Assad (c'était plutôt le contraire...) et n'a d'ailleurs rien à voir avec la présidence d'un Ahmadinejad ou d'un autre Tartempion (il a une base capitalistique, des capitaux d'origine pétrolière suraccumulés), 2°/ (surtout) le 'Parti de Dieu' a sa base dans la réalité sociale libanaise, celle d'une communauté chiite marginalisée et misérable : cette réalité lui a donné naissance et ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Il pourrait aider, près de la frontière libanaise, à sécuriser un réduit pour Assad et ses partisans, réduit qui survivrait alors dans une haine viscérale d'Israël et de l'Occident, coupables à ses yeux d'avoir 'tout fomenté', et qui n'aurait plus rien à perdre. La résistance PROGRESSISTE palestinienne et libanaise continuera son chemin sans un régime qui ne l'a de toute façon jamais vraiment aidée (jamais sans contrepartie pour ses intérêts, en tout cas), voire tout au contraire (intervention au Liban en 1976 contre les 'palestino-progressistes', etc.). Et dans les zones qui seront tombées aux mains de la rébellion, pulluleront les djihadistes sunnites incontrôlables...
Syrie-sur-le-chemin-de-la-guerre-civile_article_landscape_p.jpgC'est la raison pour laquelle d'importants courants israéliens, comme d'ailleurs les 'impérialismes profonds' occidentaux, ne sont pas réellement pressés d'apporter un soutien massif à l'insurrection, encore moins après le précédent libyen et la prolifération djihadiste qu'il a entraîné dans tout le Sahara. Le plus vraisemblable serait qu'ils penchent pour un 'règlement au sommet' (départ du clan Assad et des clans les plus compromis avec lui, mais maintien de la structure du régime), solution pour laquelle pencheraient également 'à tout prendre' les Russes, les Chinois et autres puissances 'émergentes' (les djihadistes caucasiens, notamment, sont très nombreux dans les troupes rebelles et Moscou ne veut pas entendre parler d'un 'sanctuaire' syrien pour eux, mais est bien conscient qu'Assad n'est plus sauvable).

Insécurité qui ira croissant, donc, pour l’État d'apartheid sioniste et les officines impérialistes dans les pays arabes, mais également pour les régimes arabes eux-mêmes, même ceux désormais dirigés par les Frères musulmans ou reconnus 'islamiquement conformes' par eux (Qatar), car ils restent considérés comme 'mécréants' par les salafistes ultras, et même les monarchies du Golfe (car ce sont des courants de l'oligarchie de ces pays qui appuient les djihadistes, pas les monarchies elles-mêmes, également considérées comme 'mécréantes' et 'vendues aux Croisés').

CommunistesCependant, s'il y a effectivement quelque chose de très triste et une grande victoire pour l'impérialisme, c'est qu'autour de la place-forte sioniste de l'impérialisme s'était constitué, dans la dernière décennie, un 'bloc de résistance' alliant de plus en plus fermement des forces national-islamistes (Hamas, Hezbollah, Jihad palestinien etc.), aussi bien chiites que sunnites, des forces nationalistes 'classiques' comme le Baas et ses branches dans les différents pays (Saïka chez les palestiniens, par exemple), des courants dissidents du Fatah (Barghouti/'Martyrs d'Al-Aqsa') ou divers 'nassériens' etc., et des forces 'progressistes', 'socialisantes' et 'marxisantes' comme le FPLP, le FDLP, les PC palestinien (PPP) et libanais (PCL) ou les multiples PC syriens, etc. etc. Ce 'bloc' a aujourd'hui totalement volé en éclat sur la question syrienne, puisque le Hamas a suivi le Qatar et l'AKP turc dans le soutien à la rébellion, afiche FPLPtandis que le Jihad islamique palestinien et le Hezbollah restent fidèles à leur alignement historique iranien et appuient même (le dernier, surtout) militairement le régime baasiste ; les émanations directes de celui-ci, comme la Saïka, le FPLP-CG (FPLP 'Jibril') ou le PSNS (fascistoïde) le soutiennent évidemment aussi ; les progressistes palestiniens (FPLP etc.) ou encore les communistes libanais ont adopté une position de neutralité tendant, toutefois, de plus en plus vers un soutien critique à Assad devant l'ingérence impérialiste et 'golfienne' croissante ; et les communistes et progressistes de Syrie même (outre le PC révisionniste 'historique' qui a toujours été fidèle au Baas) ont totalement éclaté entre ces trois positions... L'on peut dire, en fait, que quoi qu'il advienne à présent du régime Assad (chute, maintien à grand renfort de massacres ou repli sur le djebel alaouite), l'impérialisme et le sionisme ont remporté une victoire tactique immédiate, mais stratégiquement (à long terme) s'est ouverte une boîte de Pandore qui leur coûtera très, très cher dans les décennies à venir. Il vaudrait pratiquement mieux pour eux que des Partis révolutionnaires marxistes émergent et prennent en main le mouvement réel 'proprement' ; car dans le schéma actuel ce sont plutôt des dizaines de petits 11-Septembre qui s'annoncent !

52c284ad5077c958b8165fd044e7b9eaAu niveau révolutionnaire hexagonal, une nouvelle organisation est née : les ex-JCML de la région lyonnaise et d'Auvergne (Arpitanie et Occitanie du Nord, donc) ont rompu avec le ROC-ML 'central' pour former l'Organisation communiste Futur Rouge, sur une ligne assumant beaucoup plus nettement le maoïsme (comme troisième, supérieur et actuel développement de la science marxiste) ainsi que la question des peuples niés par l’État français (ces campagnes de la Guerre populaire hexagonale selon nous), avec moins ce côté "question subsidiaire encombrante", "plus vite on traite plus vite on s'en débarrasse" typique des 'vieux ML', que l'on dénotait encore chez le ROC. Le nouvelle organisation a déjà développé des contacts fructueux avec le PCmF, le FRAP/Cause du Peuple et le Comité de Soutien à la Révolution en Inde, contacts qui ont notamment permis l'organisation d'une Journée de Solidarité avec le Guerre populaire indienne à Clermont-Ferrand. Tout ceci va franchement dans le bon sens.

06f84e5e-f1b6-11e1-ad05-94c6c3ae2c22-493x328Mais au niveau réactionnaire et fasciste, 'droite radicale', la décantation s'est aussi poursuivie, dans un sens beaucoup plus inquiétant et lourd de menaces. À l'UMP, la ligne 'décomplexée' de Jean-François Copé (ayant récupéré à son service l''éminence grise' maurassienne Patrick Buisson) était loin de faire l'unanimité dans ce ramassis de vieux démocrates-chrétiens, libéraux et sociaux-libéraux 'humanistes', radicaux 'valoisiens' à la Borloo, 'gaullistes sociaux' à la Fillon et écolo-sociaux-libéraux à la NKM... marinelepen alatribuneQu'importe ! Il s'est imposé à la présidence du mouvement par un putsch interne contre son rival Fillon, avalisé par une Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE) à sa solde ; avant d'envisager aujourd'hui ni plus ni moins que... la même chose au niveau du pays : un 'nouveau 1958', autrement dit un coup d'État réactionnaire-autoritaire. Puis, l''affaire' de la tentative 'socialiste' de donner quelques droits démocratiques bourgeois aux personnes homosexuelles a ouvert les portes à un déferlement réactionnaire sans précédent depuis des décennies. Tous les sondages annoncent à présent, si l'élection présidentielle avait lieu demain, un candidat Hollande balayé dès le premier tour par l'UMP... et le FN. La stratégie de 'respectabilité' de ce dernier, rappelant de plus en plus celle des Croix-de-Feu du colonel La Rocque sous le Front populaire (1936-39), permet de jeter des passerelles toujours plus importantes vers la droite 'républicaine' 'dure', cette Fédération républicaine des Vallat et Henriot de notre époque, l'aile 'décomplexée' de l'UMP autour de Copé, Mariani et Luca (Droite populaire), 3932118115.JPGPeltier et Didier (Droite forte), avec Patrick Buisson en arrière-plan ; tout en dégageant un 'espace' à sa droite pour des groupes ultras qui se multiplient à toute vitesse : Jeunesses nationalistes d'Alexandre Gabriac, ultra-catholiques de Civitas ou du Renouveau français, Bloc identitaire et ses multiples groupes associés (Nissa Rebela à Nice, Recounquista du côté de Cannes et Fréjus, 'Maquisards' à Grenoble et 'Allobroges' en Savoie, 'Projet apache' à Paris, Rebeyne à Lyon etc. etc.), 'Union de la Droite nationale' MNR-NDP-PdF (scissionnistes du FN sur la ligne "si Gollnisch revient, on revient"), 'Front Comtois' en Franche-Comté ou Vlaam Huis/Opstaan dans le Nord, Vox Populi et Loups Turons en Touraine, 'nationalistes autonomes' ou encore les boneheads 'solidaristes' de Serge Ayoub qui ont assassiné le camarade Clément Méric... Un panorama évoquant toujours plus les années 1930 [sur la réflexion que nous avons poursuivie, au long de cette année, au sujet du fascisme, lire également Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)] [3].

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En définitive, s'impose de plus en plus le sentiment diffus que l'étape historique qui a vu naître Servir le Peuple va en se refermant. Dans la 'Guerre populaire à l'étape zéro' qui se livre (déjà) de facto en Hexagone, qui n'a quelque part jamais cessé depuis la proclamation de la 'République' bourgeoise sur les ruines sanglantes et fumantes des Communes de Paris et de nostre Occitània (1871), une NOUVELLE ÉTAPE s'ouvre, avec ses lumineux espoirs et ses noirs périls.

LE CHEMIN EST TORTUEUX, MAIS L'AVENIR EST LUMINEUX : il s'appelle la Cité universelle communiste, où tous les Peuples exploités et opprimés de la planète, Occitans ou Bretons, Basques ou Picards ou Ch'tis, Corses ou Irlandais, Grecs ou Portugais, Turcs ou Chinois, Kurdes ou Tamoul, Capverdiens ou Kabyles du bled ou de l''immigration', auront leur place dans la Grande Fraternité humaine ; Free at last !

 


[1] : En Égypte, cette contradiction entre capitalisme bureaucratique ‘d’en haut’ et ‘capitalisme d’en bas’ islamiste – en fait, un redoutable billard à trois voire quatre ou cinq bandes : armée pilier du capitalisme bureaucratique, Frères musulmans pro-Qatar, salafistes liés à l’Arabie saoudite grande rivale du Qatar, opposition libérale bourgeoise et camp communiste/socialiste/progressiste – vient de se dénouer par un coup d’État militaire destituant le président frère-musulman Mohamed Morsi, et appuyé par le mouvement libéral (El Baradei), les salafistes (mais ils ont peu à peu pris leurs distances)… et une partie du camp progressiste (au nom de la ‘laïcité’), ce qui est, comme en 1992 en Algérie, une grande erreur et un grand problème de conception du monde de la part de celui-ci. Entre capitalisme bureaucratique ‘d'en haut’ (en uniforme galonné) et ‘capitalisme d’en bas’ à longue barbe, les authentiques révolutionnaires n’ont pas à choisir ni à prendre parti, mais au contraire à construire un pôle de mobilisation conséquent pour la Guerre anticapitaliste du Peuple ! 

[2] : Depuis la rédaction de cet article, les choses ont pris un tournant et le ‘remuant’ émir du Qatar a, le 24 juin dernier, annoncé son ‘abdication’ au profit de son fils – qui devient à 33 ans le plus jeune chef d’État arabe. Pour certains éléments ‘progressistes/anti-impérialistes’ arabes comme René Naba, cette ‘retraite anticipée’ serait le fruit de pressions occidentales pour – enfin – mettre fin au double jeu du seigneur de Doha ; en réaction, peut-être, à son rôle de soutien à l’insurrection islamiste au Mali, qui a fini par nécessiter l’intervention militaire directe de l’impérialisme BBR en janvier dernier, opération qui a déjà coûté la vie à 6 soldats tricolores... L’éviction de Morsi (Frère musulman, lié au Qatar), en Égypte (cf. ci-dessus), est peut-être à considérer dans le prolongement de ce ‘passage de main’ dynastique.

[3] : Et ce qui est certain, c’est que ce n’est pas avec des thèses délirantes selon lesquelles Chavez (et Morales, Correa, Fidel Castro etc.) voire… Mandela sont/étaient des fascistes ; ou des thèses mêlant nihilisme national (‘un seul drapeau le drapeau rouge’, ‘les nations ont fait leur temps’, trips sur une espèce de Fédération intergalactique à la Star Trek etc. etc.) et défense ultra-franchouillarde de la ‘nation’ française, c'est-à-dire en réalité l’État moderne prison des peuples construit entre le 13e et le 18e siècle, avec son accompagnement artistique/intellectuel académique et ses pseudo-idéologues ‘humanistes’ (humanisme aussitôt généré aussitôt piétiné, à cette époque…), que l’on va faire efficacement barrage à cela ! Les fascistes se revendiquent à 99% de la ‘France’, même lorsqu’ils se revendiquent par ailleurs d’une ‘patrie charnelle’ locale sur la ligne de Maurras et Mistral (‘nous provençaux, flamme unanime, sommes de la grande France, franchement et loyalement’) ; et lorsqu’ils sont séparatistes (certains éléments en Elsass ou en Breizh), ils la reconnaissent également… puisqu’ils veulent s’en séparer, sur une ligne de suprématisme racial ‘germain’ ou ‘celte’ vis-à-vis d’une ‘France’ ‘bougnoulisée’ et… latine (donc sur une ligne avant tout anti-occitane, voir les thèses de Céline à ce sujet : s’il n’y avait que les ‘riantes’ campagnes et petites villes du Nord de la Loire, cela irait peut-être, mais avec le ‘Sud’ et ses ‘narbonoïdes dégénérés’, Paris/‘Bamako-sur-Seine’, Roubaix/Tizi-Ouzou et Marseille ‘capitale algérienne de l’inculture’, c’est niet…). La première tâche des antifascistes authentiques est donc de DÉCONSTRUIRE la ‘France’ comme construction politico-militaire et idéologique (et non nation), de la démasquer comme une Grande Prison (doublée à partir du 17e siècle d’un Empire ultramarin, générant à partir du 20e des colonies intérieures) où TOUS LES PEUPLES ont été, sont et seront logés à la même enseigne (de merde, d’exploitation, d’embrigadement idéologique, de plumage financier et hier de tranchées et de boucheries militaires) ; à l’exception des ‘bons français’ qui ne sont pas un peuple mais une couche socio-idéologique de petits, moyens et grands bourgeois… et de pacoulins aliénés, imbéciles heureux d’être nés quelque part (du moment que c’est bleu-blanc-rouge) et autres villageois sans prétentions ! Célébrer les ‘classiques’ académiques des programmes de lycée, c’est célébrer cette construction politico-militaire et idéologique, et montrer son APPARTENANCE à cette couche (dans sa version ‘culturée’) qui est tout sauf le prolétariat révolutionnaire !

Comme l’écrivait en 2004, au sujet de ses codétenus du mouvement de libération révolutionnaire breton Emgann, le camarade Giuseppe Maj du (nouveau) PCI : Bien sûr nous allons vers une fusion au niveau mondial de toutes les nations et de toutes les races dans un seul organisme social. Mais il y a deux manières bien distinctes pour marcher dès maintenant vers la future fusion (tout comme il y a deux manières bien différentes de marcher dès à présent vers la future disparition des artisans, des paysans individuels, des petits commerçants,...) : 1°) La manière bourgeoise. Son essence est la soumission des nations et des peuples les plus faibles, leur oppression et leur effacement. Des gens hypocrites et trompeurs justifient et acceptent cette manière car le résultat serait inéluctable et ils se dressent avec haine contre ceux qui s’opposent à la manière bourgeoise (souvent en arguant des formes de luttes désespérées bien qu’héroïques qu’ils emploient quand ils ne voient pas d’autres voies). 2°) La manière prolétarienne. Son essence est la mobilisation à tous les niveaux de chaque couche des masses populaires pour élargir ses droits et ses pratiques démocratiques et résoudre les problèmes de son développement civil en collaborant avec les masses populaires de toutes les nations pour construire ensemble une société mondiale plus avancée. (…) Le mouvement communiste a démontré dans la pratique même qu’il marche vers la fusion des nations justement en réalisant universellement le droit à l’autodétermination nationale et, de manière plus générale, les droits démocratiques, l’initiative et la libération des masses populaires.

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 07:23

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 12:37

 

Servir le Peuple a souvent écrit que, au-delà des différences idéologiques apparentes, la victoire électorale quasi simultanée (fin 2002) de l'AKP d'Erdogan en Turquie et du PT de Lula da Silva au accord nucleaire iran bresil turquieBrésil étaient en fait extrêmement comparables : volonté d''affirmer' le Grand Capital national accumulé au cours des précédentes décennies, d''émerger' sur la scène internationale, de jouer les nouveaux 'non-alignés', les 'tiers-mondistes' et les puissances régionales (au Proche/Moyen-Orient et en Amérique du Sud) ; mais sans le 'radicalisme' populo-nationaliste d'un Chavez (Venezuela) ou d'un Ahmadinejad (Iran), en jouant les 'raisonnables' en mode 'démocrates-musulmans' ou 'sociaux-libéraux'. Cela s'est d'ailleurs toujours traduit, au cours des 10 dernières années, par une grande amitié entre les deux gouvernements.

Et aujourd'hui... c'est presque simultanément que les masques tombent et que les deux 'modèles' sont battus en brèche, devant cet éternel mot d'ordre du peuple travailleur : "on a raison de se révolter !". Dans un cas, le projet de transformation d'un espace vert en centre commercial ; dans l'autre, l'augmentation brutale des tickets de transport urbain à l'approche de la Coupe du Monde de foot 2014 : une étincelle suffit à mettre le feu à la plaine ! La réalité, c'est que le moindre évènement 'symbolique' devient le catalyseur de toute la colère populaire intériorisée depuis des années, dans le cadre d'une 'émergence' chantée par tous les médias bourgeois internationaux... en 'oubliant' qu'elle se faisait au complet détriment des masses. Des masses de plus en plus 'connectées' sur un monde où l'information circule à toute vitesse, galvanisées par les images des grandes luttes sociales qui ont secoué l'Europe (en particulier les 'PIIGS' au capitalisme en faillite) et l'Amérique du Nord (Occupy, 'Printemps érable'), des grands soulèvements populaires qui ont fait trembler voire tomber les régimes arabes et, pour ceux (plus nombreux qu'on ne le croit) qui en ont connaissance, des Guerres populaires héroïques qui se développent en Inde ou aux Philippines. 

Cliquer sur l'image pour lire l'article du PCmF : Em-So-Paulo-manifestantes-erguem-barricadas_552x415_5afdfc4.jpg Lire aussi les liens suivants vers la presse (révolutionnaire ou bourgeoise) locale, avec de nombreuses photos, vidéos etc. :

Rio de Janeiro

13/06 http://www.mepr.org.br/index.php?option=com_content&view=article&id=743:rebeliao-tambem-no-rio&catid=3:nacional&Itemid=38 

http://anovademocracia.com.br/blog/?p=5739 

10/06 : http://anovademocracia.com.br/blog/?p=5714

MEPR pamphlet : www.mepr.org.br/midia/imagens/noticias/2013/MARO/rj/Semdskndkljs.jpg

São Paulo

http://globotv.globo.com/rede-globo/bom-dia-sao-paulo/v/4o-protesto-contra-tarifa-em-sp-tem-novo-confronto-e-mais-de-200-detidos/2633808/ 

12/03 http://www.youtube.com/watch?v=PCPWtM-kWpU 

http://www.estadao.com.br/noticias/cidades,atos-sao-marcados-em-27-cidades-no-exterior-em-apoio-a-protestos-no-brasil,1042556,0.htm 

PT is threatening to send "national security force" : http://www.mepr.org.br/index.php?option=com_content&view=article&id=744:forca-nacional-de-seguranca-e-a-resposta-do-pt-as-manifestacoes&catid=3:nacional&Itemid=38 

http://www.mepr.org.br/index.php?option=com_content&view=article&id=738:engrossa-a-rebeliao-contra-o-aumento-das-passagens&catid=1:movimento-estudantil&Itemid=37

Goiania http://www.mepr.org.br/index.php?option=com_content&view=article&id=739:aumento-da-passagem-em-goiania-e-barrado&catid=3:nacional&Itemid=38

Porto Alegre http://g1.globo.com/rs/rio-grande-do-sul/noticia/2013/06/policia-e-manifestantes-entram-em-confronto-no-centro-de-porto-alegre.html

Maceió : http://g1.globo.com/al/alagoas/noticia/2013/06/estudantes-de-maceio-protestam-contra-aumento-da-tarifa-de-onibus.html

Sorocaba http://g1.globo.com/sao-paulo/sorocaba-jundiai/noticia/2013/06/nova-tarifa-de-onibus-gera-protesto-de-estudantes-em-sorocaba-sp.html

Santos http://g1.globo.com/sp/santos-regiao/noticia/2013/06/manifestantes-fecham-ruas-do-centro-de-santos-contra-aumento-das-tarifas.html

 

De très précieuses infos aussi sur le site internationaliste camarade Auba Vermelha.

DANS LES PAS DE CARLOS MARIGHELLA, GUERRE POPULAIRE JUSQU'AU COMMUNISME !

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 07:34

 

Sur le sujet de philo du Bac ES 2013 :

Que devons-nous à l’État ?

Un sujet ultra-politique et bien dans l'air du temps ; en ayant bien à l'esprit que, bien sûr, toute réponse 'dissidente' même ultra-argumentée se paiera d'une taule  et d'une lourde compromission du précieux 'sésame pour l'avenir', si ce n'est pas carrément d'un fichage DCRI et d'un black-listage en préfecture, dans les facs et au Medef... 

Un article clair, net, synthétique où tout est dit : à lire absolument !


[Dans une veine comparable, voir notre article du mois dernier : La Guerre aux pauvres commence à l’école : sur la morale laïque]

 

   gramscimaoc


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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 16:10

 

Vive l'Andalousie libre et socialiste, vive nos frères et sœurs ouvrierEs et paysanNEs de l''autre Sud' !

andalucia es mi paisOutre le fait que la moitié Nord du territoire actuellement connu comme France a, très largement, fourni le gros des troupes de la première entreprise/guerre coloniale de l'Histoire (les Croisades, avec la création pour près de deux siècles des 'États francs' d'Orient et même (1204-61) d'un Empire latin de Constantinople, au détriment de l'Empire grec byzantin), la Conquista de nostre Occitània a été, concomitamment avec la 'Re'-Conquista (1) d'al-Andalus (Navas de Tolosa, 1212), la PREMIÈRE GRANDE GUERRE DE LIQUIDATION NATIONALE, donnant littéralement naissance au monde 'moderne' dans lequel nous vivons, notre monde impérialiste. C'est là une donnée historique fondamentale qui sous-tend tout notre engagement communiste révolutionnaire pour une Occitanie libre, prolétarienne et populaire,  'démocratique réelle', en un mot  : socialiste 

Et cette concomitance (2) fait que nous, Occitans révolutionnaires, communistes, éprouvons une profonde solidarité envers le Peuple opprimé, exploité et nié d'Andalousie. 

Cartel campaña 4DC'est il y a 140 ans, en juillet 1873, alors que commençaient à renaître les peuples niés par la construction des États modernes dans le cadre/mouvement général/mondial de la Révolution prolétarienne, au cours de ce que l'on a appelé la 'révolution cantonaliste' de l’État espagnol, que fut proclamé l’État libre andalou, 'Andalousie souveraine constituée en république démocratique'. Le mouvement cantonaliste fut bien sûr écrasé par la bourgeoisie conservatrice comme 'libérale' et, après ce que les 'Espagnols' appellent le Sexennio Democratico (1868-74), la monarchie 'libérale-conservatrice' fut restaurée en la personne d'Alphonse XII, venu se présenter aux Cortes comme un ‘prince catholique, espagnol, constitutionnaliste, libéral et désireux de servir la Nation. C'était à peine deux ans après que l'Hexagone (Paris bien sûr, les cités ouvrières du Nord ou du Creusot, mais aussi tout particulièrement notre 'Midi rouge' occitan et arpitan) ait été secoué par le formidable (et très comparable) mouvement des Communes, et sa sanglante répression par les sabre-peuples de Thiers et Mac-Mahon ; évènements eux-mêmes précédés deux décennies plus tôt par l'héroïque résistance contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, qui vit pendant plusieurs jours près d'une douzaine de départements occitans aux mains du Peuple en armes. C'était l'époque où en fin de compte, ici en Occitanie comme là-bas aux pieds de la Sierra Nevada, l'affirmation en tant que Peuples niés durant des siècles s'exprimait essentiellement sur une ligne de républicanisme fédéraliste radicalement démocratique et social.

L'organisation Nación Andaluza (organisation révolutionnaire de libération nationale qui plonge notamment ses racines dans le Mouvement communiste, -un temps- d'inspiration maoïste, du Sud de la péninsule), en juillet 2009, lui rendait hommage dans la déclaration suivante, reprise à l'époque sur le site Cantabria proletaria ('ancêtre' d'Odio de Clase ?) :

Andalucia banderasIl y a 136 ans, le 21 juillet 1873, sur le lieu tant chargé de symbolisme de Despeñaperros [NDLR littéralement "précipiter les chiens ('maures') du haut d'une falaise", nom donné par les envahisseurs castillans après leur victoire], frontière naturelle de notre Nation et lieu par lequel, historiquement, ont pénétré les envahisseurs de notre Patrie, se rassemblèrent les représentants populaires des Cantons de la population de notre Pays, pour rétablir notre souveraineté et indépendance politico-sociale, proclamant la constitution du premier État libre andalou contemporain. 

Les représentants réunis déclarent : "À Despeñaperros, historique et inexpugnable bastion de la liberté, a été hissée hier, par les forces fédérales envoyées par les soussignés, la bannière de l'indépendance de l’État andalou. S'achève, par conséquent, notre œuvre. Nous avons accompli la régénération sociale et politique de cette terre classique de la liberté et de l'indépendance (...) Nous formons notre Armée fédérale, nous constituons nos Cantons, nous élisons notre Assemblée (...) Nous ne reconnaissons aucune autre autorité que celle de nos Cantons (...) nous avons tous la même pensée, le même cœur : Sauvons-nous ensemble ou mourrons ensemble ! Vive la Souveraineté administrative et économique de l’État d'Andalousie !"

modelomapacolorCes principes allaient inspirer, dix ans plus tard, l'élaboration de la Constitution d'Antequera, dont les fondements seraient repris par Blas Infante comme piliers du nouvel État libre andalou qu'il proposait : "Andalousie souveraine constituée en démocratie républicaine". Le mouvement cantonaliste comptait des éléments nettement souverainistes et révolutionnaires. Un soulèvement assis sur des principes de liberté, de justice, d'égalité et de démocratie directe, qui plongeait ses racines dans nos traditions sociales.  

nacionandaluza1Comme tout au long des 700 dernières années de notre histoire, depuis l'invasion européenne de 1212 et la postérieure occupation castillane, cette brève période de liberté populaire et nationale fut détruite par la force des armes espagnolistes. L'Andalousie a toujours fait partie des différents États espagnols par la coercition militaire, jamais par la libre élection. Encore aujourd'hui, l'Armée constitue la "garantie" constitutionnelle de notre espagnolité obligée. 

Nous lançons un appel, à tou-te-s les Andalou-se-s de conscience, à suivre l'exemple de ces dignes fils d'Andalousie, qui firent passer les intérêts et les nécessités de notre Peuple et de notre Nation avant les convenances personnelles, de groupe ou conjoncturelles, marchant unis pour la libération de notre terre et de nos gens. Comme ces cantonalistes qui, avant "la Patrie ou la mort, nous vaincrons !", s'exclamaient de cet autre cri qui résonne dans Despeñaperros : "Sauvons-nous ensemble ou mourrons ensemble !".

Pour l'Andalousie libre et socialiste ! 

Nación Andaluza – Commission Permanente

andalucia comunistaL'Andalousie, un projet révolutionnaire : exactement notre conception de la Libération occitane !

gordillo-marcha-efe-Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire de Marinaleda, à la tête de son 'Quart État'

Ce à quoi nous, OCCITANS RÉVOLUTIONNAIRES, ajouterons : soyez assurés, frères et sœurs andalou-se-s, que nous aussi verserons notre sueur et notre sang pour faire bientôt RENAÎTRE notre Andalousie du Nord médiévale, à un niveau supérieur : l'OCCITANIE SOCIALISTE, qui rayonnera comme un nouveau phare de civilisation sur l'humanité entière, un pont jeté vers la Cité universelle communiste !  

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                Navas de Tolosa 1212                                                      Muret 1213

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        Commune de Marseille (répression), 1871          Révolution cantonaliste, sud de l''Espagne', 1873

                   bandera-andaluciamaocpartisans

Liens utiles : Nación Andaluza - Jaleo!!! - JIRA - Andalucia comunista - Andalucia proletaria - Er Llano (Centro Andaluz del Pueblo) - SAT

Et puis pour les castillanophones, un document de 25 pages à lire absolument : ANDALUCÍA, UN PAÍS CON HISTORIA 

 

(1) Il n'y a évidemment eu aucune 'conquête arabe/musulmane' de la Péninsule ibérique, cette invention espagnoliste pour justifier la mythologie pseudo-"nationale"... La réalité historique c'est que quelques milliers d'Arabes et de Berbères, conduits par Tariq ibn Ziyad, ont franchi en l'an 711 le détroit de Gibraltar et sont arrivés en quelques années jusqu'aux pieds des Pyrénées et de la Cordillère cantabrique ; car la noblesse ibéro-romaine, la bourgeoisie embryonnaire et la population (très majoritairement de confession arienne), épuisées par plus d'un siècle (depuis 589) d'autocratie catholique wisigothe (un 'prototype' de monarchie absolue avant l'heure, à bien des égards), se sont massivement ralliées aux nouveaux arrivants sur une ligne politique de monarchie 'libérale' aristocratique et marchande.

(2) Il est à noter également que le ‘commandant en chef’ des armées occitanes et arago-catalanes à Muret, le roi Pierre II d’Aragon, avait pris part aux côtés des Castillans et des Navarrais… à la bataille de Navas de Tolosa, signant le début de la fin d’al-Andalus (ses successeurs – lui-même mourant à Muret – y gagneront dans les décennies suivantes le Pays valencien et les Baléares). Il est évident que des donneurs de leçons soi-disant ‘marxistes’, en réalité bons rationalistes francouilles se payant de grande culture historique (voir le personnage de 'Riquet' dans cette discussion), n’auraient pas manqué de nous le faire ‘remarquer’ en commentaire si nous ne l’avions pas dit… Ils auraient montré là (une fois de plus) leur totale absence de matérialisme dialectique, de compréhension des faits historiques dans leurs multiples aspects parfois (et même souvent !) contradictoires. Tout d’abord, les protagonistes de Muret étaient la Nation occitane et la Nation 'française proprement dite', desquelles ce fut militairement l’un des actes de naissance ; tandis qu’à Navas de Tolosa il y avait la Nation castillane, avec ses alliés de circonstance aragonais, catalans et navarrais (basques), et en face la Nation andalouse en formation : peu nous importe qui en étaient les dirigeants politico-militaires précis (Simon de Montfort ou Raymond de Toulouse, Pierre d'Aragon ou Alphonse de Castille, le calife an-Nâsir ou le pape Innocent III et consorts) ! Dans les deux cas, ce qui compte au regard de l’histoire (pour un vrai marxiste), c’est que la classe dominante d’une nation (aristocrates, grands bourgeois ‘patriciens’ etc.) a balayé (et/ou subordonné) celle d’une autre pour prendre possession de ses forces productives (force de travail, c'est-à-dire les masses du peuple, terres agricoles, ressources du sous-sol etc.). Pierre d’Aragon, roi à la diplomatie complexe pour ne pas dire alambiquée, s’est simplement trouvé être l'un des commandants militaires des conquérants (de ce qui doit à présent être nié) à Navas, et le commandant en chef des conquis (ceux qui doivent maintenant nier leur oppression !) à Muret. Dans le premier cas, il fit d’ailleurs un marché de dupes, ne gagnant pour sa dynastie que la mince bande côtière valencienne tandis que la Castille s’emparait de tout le Sud de la péninsule, devenant la puissance hégémonique indiscutée de celle-ci et finissant, après quelques siècles, par mettre totalement l’Aragon et les Pays catalans sous sa coupe (processus achevé par les décrets de Nueva Planta en 1714). Dans le second, il ne se décida à intervenir qu’après avoir longtemps louvoyé, tentant de pousser les comtes occitans (Toulouse, Foix, Trencavel etc.) à négocier avec les Croisés pour ne pas défier le Pape, faisant perdre un temps précieux ; c’est seulement auréolé de son statut de ‘prince très chrétien’ suite à Navas de Tolosa qu’il crut pouvoir se dresser frontalement contre la Croisade (il n’en fut rien, il fut excommunié et, après avoir été tué dans la bataille, son corps attendit 4 ans une sépulture chrétienne…). D'autre part, matérialistes dialectiques, nous savons que la primauté dans tout phénomène appartient aux causes internes et que, si l’Occitanie a pu être conquise, c’est d'abord et avant tout 'grâce' aux contradictions et aux erreurs de sa direction politique (aristocratique et ‘patricienne’ grand-bourgeoise), avant d'être 'grâce' à la force, au nombre, à la férocité ou à un quelconque 'génie militaire' des hordes de Montfort ! ‘Sommet’ de la pyramide politique féodale en Occitanie centrale (région toulousaine, Languedoc) et en Provence, Pierre d’Aragon était de fait, dans sa politique, un concentré, une synthèse de toutes ces contradictions…

 

 

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DOSSIER PALESTINE (conflit de juillet 2014) :
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Deux clarifications importantes
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Le problème avec la Palestine...
Grande manif contre les crimes sionistes à Paris (13/07)
Magnifique manifestation pour la Palestine à Tolosa, capitale d'Occitanie occupée
Petites considérations sur le sionisme et l'identification-"obsession" palestinienne
Considérations diverses : une mise au point nécessaire sur nos positions internationalistes et aux côtés des Peuples

juin 2014

POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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  • Nouvelle Turquie (information et soutien à la Guerre populaire et aux luttes, en français) [ancien blog]
    Nouvelle Turquie (nouveau site)
  • YPG (Unités de Protection du Peuple, Kurdistan "de Syrie", en anglais)
    PKK (Kurdistan "de Turquie", site en anglais)
    PYD (Parti de l'Union démocratique, Kurdistan "syrien", site en anglais)
    ActuKurde (site d'information en français)

Afrique :

Asie & Océanie :

Antifa :

Action Antifasciste Bordeaux (plus mis à jour, mais "cave aux trésors")

AA Alsace (idem)

Union Révolutionnaire Antifasciste du Haut-Rhin (URA 68, page Facebook)

Collectif Antifasciste Paris - Banlieue

Action Antifasciste Paris - Banlieue

Montpellier Antifa

Collectif Antifasciste 34

Collectif Antifasciste Rennais (AntifaBzh)

Cellule Antifasciste Révolutionnaire d'Auvergne (CARA, page Facebook)

Carcin/Quercy Antifascista (page Facebook)

Occitània Antifascista (page Facebook)

Breizh Antifa (page Facebook)

Perpignan Antifa (page Facebook)

Action Antifasciste de Pau

Union Antifasciste Toulousaine

Ipar Euskal Herria Antifaxista (Pays Basque du Nord antifasciste)

REFLEXes - site d'informations antifascistes

La Horde, portail d'information antifa

Rebellyon - rubrique "Facho"

Redskins Limoges

Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")

Document : Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)

 

Guerre pop' - Asie du Sud :

Inde Rouge (nouveau site "officiel" francophone)

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Comité de solidarité franco-népalais

Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

J. Adarshini (excellent site en français)

Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

The PRWC Blogs

(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

Solidarité Philippines

Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

Guerre pop' & Luttes armées - Amérique latine :

CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

Nuevo Peru (Pérou, basé en Allemagne, en castillan et allemand principalement)

Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

Archives

Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
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Autres analyses d'actualité

Sarkozy en Chine : ramener le "péril jaune" dans le "droit chemin"

L'accord Iran-Turquie-Brésil, dans la droite ligne de la visite de Sarkozy en Chine

Turquie, Iran, Kurdistan, Israël : qu'en est-il ?


L'expulsion des Rroms, un nouveau (grand !) pas dans la mobilisation réactionnaire de masse


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Pour la "petite" histoire : Marine Le Pen succède (comme prévu) à son père.

Retour sur les cantonales : des signaux déterminants pour l'avenir

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Ce qui a merdé en Libye...


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Palestine : Derrière l'accord Hamas-Fatah, la Tempête arabe ?


Situation décisive au Népal 

En matière de conclusion sur la situation au Népal, et ses répercussions dans le Mouvement communiste international 

Questions-réponses sur la situation au Népal

 

Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique

 

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria : l'analyse d'un communiste abertzale

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 2e partie

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

Considérations du 01/10/2012 : Copé, "droite décomplexée", montée du fascisme et islamophobie

Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

Considérations diverses (19/01/2013) : Retour sur la situation au Mali (osons le "cosmopolitisme" et la "géopolitique" !)

 

Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


La tragédie de Lampedusa est un crime impérialiste de plus contre l’humanité

Autres articles historiques

 

25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme

25 avril 1974 : la Révolution des Oeillets met fin au salazarisme

 

24 mars 1976, noche negra de Argentina : pour ne jamais oublier

La dictature militaire argentine de 1976 - 1983

 

Pierre Mulele, héros et martyr d'Afrika


Thomas sankara, leader d'un authentique processus révolutionnaire

Le 15 octobre 1987 tombait thomas sankara, le "che" africain 

 

Etudions l'histoire de la Révolution chinoise


Bref panorama historique révolutionnaire des Amériques


Quand Argala répondait (par anticipation) à certaines "lumières éclairées" du "marxisme" le plus social-chauvin...


Document historique : Déclaration "Aux Peuples d'Amérique latine" par la Junte de Coordination Révolutionnaire (Tupamaros-MIR-ELN-ERP) - 1er novembre 1974


35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


Grande étude historique : du païs à la Commune populaire, de la communauté populaire précapitaliste à la société communiste

Illustration de la théorie par un exemple historique : la Guerre des Demoiselles en Ariège

Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple