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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 18:40

 

Coup pour Coup

 

Manifestation pour la démocratie en Algérie

Samedi 12 février à 11h place du Capitole

Le tract unitaire ICI 

peuples-opprimes.jpg

Ci-dessous vous retrouverez le dernier tract du collectif Coup Pour Coup 31 sur la situation dans le monde arabe.

 

Tunisie, Algérie, Egypte :

Les luttes des peuples arabes nous montrent la voie !


Depuis plusieurs mois, une vague de contestation populaire se propage dans le monde arabe. Partie de Tunisie, elle touche à présent notamment l’Algérie, l’Egypte, le Yémen et la Jordanie. Partout, ce sont les mêmes raisons qui ont poussé les peuples à se révolter : des régimes corrompus au service des puissances impérialistes (notamment la France) provoquant misère, chômage et répression. Cela exprime des années de contestations et montre à la face du monde la réalité économique et sociale de ces pays.

 

En Tunisie, la révolution n’est pas terminée ! Après avoir dégagé Ben Ali, le peuple tunisien continue de se battre pour ne pas se faire voler sa révolution. Face à cette détermination, en particulier celle des travailleurs et de la jeunesse, le gouvernement actuel cherche à faire des aménagements de façade pour étouffer la contestation. Le changement de ministres du RCD ne change rien aux problèmes et ne fera pas disparaître la misère et le chômage. L’urgence aujourd’hui est que le peuple s’organise pour défendre ses intérêts jusqu’au bout et chasser les différentes bourgeoisies au service de l’impérialisme. Pour qu’enfin, le pouvoir soit dans les mains du peuple !

La lutte héroïque, payée au prix de nombreux morts, a dévoilé le rôle des puissances impérialistes, et particulièrement celui de la France. L’impérialisme français est le premier « partenaire » économique de la Tunisie. Il a maintenu en place des régimes dictatoriaux et corrompus dans le seul but d’exploiter le peuple tunisien (avec 1 064 unités de production, la France détient le plus grand nombre d’entreprises à participation étrangère en Tunisie, soit 40% du total). On comprend mieux pourquoi Ben Ali, avec le RCD, était dans l’Internationale Socialiste (dont est membre le PS) ou pourquoi Michèle Alliot Marie voulait tant exporter le savoir faire de la police française pour maintenir l’ordre établi.

 

Les révoltes en Algérie, malgré le black out médiatique, continuent ! Commencées début janvier contre la flambée des prix, notamment sur les produits de base, la contestation s’est élargie dénonçant la pauvreté et la répression féroce du régime militaire de Bouteflika. Sans oublier la condamnation de la main mise du pétrole par une minorité au pouvoir. Cette révolte est celle d’une jeunesse privée d’avenir qui est obligée de fuir en Europe, subissant ici le racisme d’Etat et des conditions de travail pénibles.

Pourtant, ce pays ne manque pas de ressources : mines, gaz, pétrole, agrumes, etc. Mais elles sont confisquées en partie par des grands monopoles étrangers en lien avec des entreprises nationales aux mains du clan Bouteflika. Par exemple, la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach et GDF-Suez viennent de créer le groupement Touatgaz pour l’exploitation du champ gazier de Touat près d’Adrar.

Récemment, Bouteflika, pour rétablir l’ordre, s’est senti obligé de lâcher du lest (comme la levée de l’état d’urgence et une « stabilisation des prix »). Mais soyons sûr que cela n’affaiblira pas la contestation populaire !

 

Les travailleurs et la jeunesse d’Egypte ont suivi la voie de la contestation : ils font trembler l’ordre impérialiste dans la région ! Eux aussi connaissent la misère, rappelons que près de la moitié ne vit qu’avec 1,5€ par jour.

Depuis le début des contestations, on dénombre plus d’une centaine de victimes. Personnes tuées par la police et les milices aux ordres du gouvernement corrompu de Moubarak ! La violence est du côté des oppresseurs !

Moubarak et la bourgeoisie égyptienne sont des alliés essentiels des Etats-Unis et d’Israël dans la région. Par exemple, l’Etat égyptien a soutenu le blocus de Gaza participant à tuer des milliers de palestiniens pendant l’opération « Plomb durci » en décembre 2008. Par ailleurs, le canal de Suez est aussi un enjeu essentiel pour le bien être de l’économie mondiale.

Les Etats-Unis sont à la manœuvre pour sauver leurs intérêts. Ils sont prêts à sacrifier Moubarak, en mettant à sa place une nouvelle marionnette, comme par exemple El Baradei. Par la bouche d’Hillary Clinton, ils ont dit vouloir une transition en Egypte, transition qui devra assurer la stabilité de ses positions dans la région.

 

Les luttes des peuples du monde arabe sont un exemple pour nous, car elles prouvent que les masses unies peuvent changer le cours de l’histoire et rendre possible aujourd’hui ce qui paraissait impossible hier ! C’est un encouragement pour ceux qui, ici, se sentent abattus après la défaite dans la lutte contre le reforme des retraites, et pour ceux qui se sentent impuissants à contrer les attaques de la bourgeoisie.

 

Ce qui fait avancer la révolution dans le monde arabe fait aussi avancer la révolution en France, car nos intérêts sont liés. Le système capitaliste est mondialisé et survit en opprimant les peuples et en exploitant les travailleurs du monde. C’est en combattant ensemble, ici et là-bas, que nous pourrons y mettre un terme ! La solution dépend de notre engagement pour combattre ici l’impérialisme et construire des solidarités actives avec les peuples du monde. C’est ce à quoi travaille le collectif Coup Pour Coup 31 !


Gloire aux martyrs et peuples en lutte !

Travailleurs de tous pays :
unissons-nous contre l’impérialisme et ses alliés !

 

 

 


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 06:24

 

PRWC

 

Le Parti communiste des Philippines (CPP) et les forces révolutionnaires philippines expriment leur solidarité avec les Egyptien-ne-s dans leur lutte pour mettre un terme à la dictature féodale, soutenue par les USA depuis 30 ans, du régime de Moubarak.

Le CPP a attentivement suivi les développements en Egypte et dans un certain nombre d'autres pays arabes où le malaise vaste et intense du Peuple contre des décennies de régime autoritaire féodal et la misère sociale ont récemment explosé. En Tunisie, les mobilisations de masse ont réussi à mettre un terme au régime à la main de fer, vieux de 23 ans de Ben Ali qui a pratiqué la répression sociale et politique et imposé les difficultés économiques sur les masses.

Plusieurs centaines de milliers d'Egyptien-ne-s se sont rassemblés pendant des jours sur la place de Tahrir du Caire pour exiger l'éviction immédiate du régime de Moubarak.

Les manifestations égyptiennes massives, qui ont commencé le 25 janvier dernier ont été provoquées par le mécontentement des masses contre les politiques pro-impérialistes, féodales, autoritaires, en faillite et anti-populaires du régime de Moubarak. Les Egyptien-ne-s ont longtemps subi l'oppression politique, les prix en hausse, la pauvreté généralisée et le chômage de masse, et réprimés par l'utilisation de la terreur, des lois d'exception, de la brutalité militaire et de la police secrète. Le CPP soutient les aspirations et la lutte nationale et démocratique des Egyptien-ne-s.

Le CPP condamne le régime de Moubarak et son parti au pouvoir pour avoir lancé ses forces de sécurité, ses agents fascistes et plusieurs milliers de contre-manifestants hier pour attaquer les manifestants anti-Moubarak. Hier, les forces fascistes montées sur chameau et à cheval ont chargé et fouetté les protestataires, lancé des pierres et tiré au pistolet sur eux. Au moins cinq manifestants ont été tués et plus de 600 blessés.

La contre-manifestation fasciste était une tentative du régime au pouvoir de présenter les manifestants anti-Moubarak comme seulement une fraction des Egyptiens. Par l'affichage de la violence fasciste pure, il a également essayé de dissuader les Egyptiens de rejoindre d'autres manifestations.

La tactique fasciste de la clique Moubarak est vouée à échouer. Elle reflète le désespoir du régime à se maintenir au pouvoir. Il est maintenant chancelant et s'approche de l'effondrement.

Le régime de Moubarak n'a pu persister pendant les trois dernières décennies, que par sa répression des Egyptiens par l'emploi de l'armée et de la police financée par les USA. Avec une subvention militaire annuelle de 2 milliards de $ des USA, ce régime unanimement détesté a été en seconde place seulement derrière Israel en recevant les plus grandes "aides étrangères" US. Sous Moubarak, l'Egypte a servi de paravent US-Israélien contre les Peuples palestinien et arabes.

Le CPP encourage les Egyptien-ne-s à consolider leurs rangs, à se préparer à de plus grandes difficultés et à de plus grands sacrifices, et à tâcher de persister et faire avancer leur lutte. Ils doivent tirer leur force de la justesse de leur cause afin de persévérer et remporter la victoire dans la lutte pour mettre un terme au régime fasciste US-Mubarak.

 

 

zone tempêtes

 

Solidarité internationaliste, Victoire au Peuple !

 

 

 


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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:02

 

Le mouvement populaire qui secoue l’Egypte depuis plus d’une semaine se place dans la continuité claire de la révolte populaire en Tunisie. Pour autant, il est encore très exagéré de parler de "Printemps arabe". Ce serait raisonner de manière totalement idéaliste : penser que les idées (l’idée démocratique partie de Tunisie) font l’Histoire ; comme au 19e siècle, l’idée révolutionnaire (bourgeoise) partie de France aurait "fait" l’Histoire de l’Europe.

Ce ne sont pas les idées qui font l’Histoire, mais la réalité matérielle. Celle-ci produit les idées qui rétroagissent sur elle pour la transformer, mais si la réalité matérielle n’est pas favorable, les idées n’auront pas le dessus.

Cela ne veut pas dire, bien sûr, qu’il ne faille pas soutenir la lutte du Peuple égyptien, même si elle ne débouche que sur un ravalement de façade : c’est dans ce genre de luttes que se forge la conscience révolutionnaire qui un jour, balayera l’ordre établi. En transformant la réalité (par l’éviction de Moubarak, par exemple, ou par une répression sanglante qui couperait encore plus l’Etat bureaucratique des masses), cette lutte démocratique crée les conditions matérielles pour des idées nouvelles, à un "niveau révolutionnaire" supérieur.

 

Mais examinons les faits. En Egypte, comme en Tunisie, l’Armée est sur les rangs pour "sauver les meubles" en faisant sauter le "fusible" Moubarak ; mais, au contraire de cette dernière, elle est prête depuis l’annonce d’une "contagion tunisienne" et n’est pas prise de court. Et dès les premières violences, l’impérialisme a sorti son joker : Mohamed El Baradei, ancien directeur de l’AIEA, est positionné pour jouer la roue de secours de l’ordre semi-colonial, de la domination impérialiste occidentale ralliée par le président Sadate (se détachant de l’Union soviétique), dans les années 1970. Mohamed El Baradei, qui a su rallier à son "changement" l’organisation de masse la plus puissante du pays : les Frères musulmans.

 

C’est important à souligner : contrairement à la Tunisie, un obstacle très important sur la route du Pouvoir populaire consiste en la prise de pouvoir par la bourgeoisie nationale organisée, représentée (depuis le déclin du nationalisme laïc dans les années 70) par l’islam politique, dont les Frères musulmans en Egypte.

 

Mais, nous dirons les grands clercs du Dogme, comment serait-ce possible ??? A l’époque de la révolution prolétarienne mondiale, voyons, la bourgeoisie nationale est incapable d’une politique autonome ! Et bien, ce n’est pas vrai partout. Il y a des exceptions.

Dans les pays d’Orient, « musulmans », la bourgeoisie nationale (souk arabe, bazar iranien) est ancienne (elle remonte au Moyen-âge, comme en Europe !), puissante et organisée, avec une véritable conscience de classe autonome. Au contraire de la plupart des pays dominés : ainsi, en Amérique latine, la bourgeoisie émergente aux 18e-19e siècles s’est muée en bourgeoisie bureaucratique-compradore au service de l’impérialisme, et la bourgeoisie nouvelle qui a émergé au 20e siècle est bien une bourgeoisie nationale qui se divise perpétuellement en deux, ou balance, entre le camp de l’impérialisme et celui de la révolution populaire. Lorsqu’elle n’est pas capable de choisir, elle est balayée : on peut considérer que la plus grande longévité est celle de Juan Perón, 1945-55, 10 ans.

 

Il n’en est pas ainsi dans les pays « musulmans », du Maroc au Pakistan. Là, la bourgeoisie artisanale (devenue industrielle) et commerciale est ancienne, comme on l’a dit, structurée et a une conscience de classe propre, avec une vision du monde cohérente. Rappelons qu’une révolution bourgeoise avait commencé en Tunisie en 1861, avant l’instauration du protectorat en 1887 ! La bourgeoisie compradore était essentiellement constituée par l’élite des minorités nationales et religieuses : chrétiens, juifs, Arméniens, zoroastriens etc. Depuis les années 1950 (voire avant dans certains pays, en Turquie notamment), elle a été largement écartée ou marginalisée. Elle a alors été remplacée par une bourgeoisie bureaucratique dont la colonne vertébrale (l’Etat profond) est l’Armée : on voit encore en Egypte à quel point cette institution est centrale.

En phase de pourrissement, le pouvoir politique est monopolisé par un clan (Ben Ali – Trabelsi en Tunisie, Moubarak en Egypte, Tikriti en Irak sous Saddam) qui s’implique dans l’économie, mais peut aussi sauter comme fusible.

Mais tout cela n’est, finalement, qu’une excroissance et la bourgeoisie nationale, entravée dans son développement historique par la semi-colonisation impérialiste, bout comme sous le couvercle d’une cocotte.

 

L’Armée joue d’ailleurs, souvent, un rôle dans la prise de pouvoir des bourgeoisies nationales : son ralliement est l’élément décisif. En Turquie, la "révolution" kémaliste de 1920-23 est typiquement une révolution militaire, appuyée sur les couches supérieures de la bourgeoisie nationale et en compromis avec la grande propriété terrienne. En Iran, c’est le retournement de l’Armée, sauf la garde rapprochée du Shah, qui a annoncé la fin du régime et la victoire de Khomeyni.

 

Lorsque ces bourgeoisies nationales ont pris le pouvoir, elles instaurent très rapidement leur dictature, sans besoin d’un véritable appui révolutionnaire populaire (quelques mesures de charité sociale lui suffisent), ni de l’appui impérialiste immédiat. Bien sûr, elles finissent par se rapprocher de l’impérialisme, pour les nécessités des affaires… Mais après un temps assez long. En Turquie, l’alliance bourgeoisie nationale-caste militaire s’est rapprochée de l’impérialisme allemand dans les années 30, puis de l’impérialisme US après 1945. En Iran, c’est avec que le tandem Khamenei-Rafsandjani, dans les années 1989-97, que le régime national-islamique s’est ouvert aux investissements français, allemands (ceux-ci dès 1985) ou du voisin russe. Mais depuis 2005, le tandem Khamenei-Ahmadinejad impose un "retour aux fondamentaux", bien qu’avec en arrière-plan le nouvel impérialisme chinois.

Telle est la réalité de ces régimes : ils peuvent tenir pendant un temps relativement long, avec à la fois une politique antipopulaire, réactionnaire, et une politique nationaliste et anti-impérialiste qui leur attire de nombreuses sympathies à travers le monde, non seulement bourgeoises intellectuelles, mais aussi des masses populaires…

Il s’agit d’une forme de "kémalisme à l’envers", religieux et non laïco-moderniste, à prédominance bourgeoise nationale et non bureaucratico-militaire (il ne faut pas confondre l’Armée iranienne et les Gardiens de la Révolution, qui sont deux choses totalement différentes). Mais finalement, la nature de classe du régime est sensiblement la même, à la différence que l’évolution historique turque est plus longue, et que la Guerre froide l’a profondément intégrée dans le dispositif impérialiste US. L’Etat turc s’est même offert, depuis 2002, des "démocrates-musulmans" en paravent "libéral-démocratique" de l’Etat profond fasciste, qui continue à tenir avec les forces de répression armées et l’appareil judiciaire.

 

Dans les pays orientaux « musulmans », les masses populaires doivent être bien conscientes du sérieux de cet obstacle sur la voie de la Révolution populaire. Une conscience qui a été insuffisante en Iran, ce qui a couté cher aux forces révolutionnaires et aux masses du Peuple.

Mais bien sûr, si en raison de la menace représentée (au début) par ce type de régime pour la région (en particulier la "place-forte" sioniste), le pays subit une agression impérialiste, les communistes seront du côté du Peuple, qui subira 99,9 % des pertes et des souffrances. Gageons que ceux qui sont incapables de comprendre cela pour le Honduras ou la Côte d'Ivoire (régimes "souverainistes" bourgeois), ou encore qui trouvent "antisémite" de se mobiliser pour Gaza, se réjouiraient demain d'une agression contre l'Iran, ou d'une guerre (ou d'un coup d'Etat) "préventive" contre un régime des Frères musulmans en Egypte... misère de la pensée gauchiste élitiste.

 

http://media.melty.fr/revolution-tunisie-president-ben-image-420003-article-ajust_650.jpg 

http://media.rtl.fr/online/image/2011/0130/7655475745_les-manifestations-anti-moubarak-se-font-de-plus-en-plus-violentes-en-egypte-comme-au-caire-ici.jpg

 

 

 

 


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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:33

 

lundi 31 janvier 2011 - 06h:37

 

Ali Abunimah - The Electronic Intifada

 

traduction Info Palestine



Nous sommes au milieu d’un tremblement de terre politique dans le monde arabe, et le sol n’a pas fini de trembler.

(JPG)
Egypte : le soulèvement populaire que tous les partisans de la cause palestinienne attendaient !

Faire des prédictions lorsque les événements sont si rapides est risqué, mais il ne fait aucun doute que le soulèvement en Egypte - même s’il prenait fin - aura un impact énorme dans la région et en Palestine.

Si le régime de Moubarak tombe et est remplacé par un pouvoir moins lié à Israël et aux États-Unis, Israël sera le grand perdant. Comme Aluf Benn l’a commenté dans le quotidien israélien Haaretz : « La disparition du gouvernement du président égyptien Hosni Moubarak a laissé Israël dans un état de détresse stratégique. Sans Moubarak, Israël se retrouve avec presque aucun ami dans le Moyen-Orient. L’an dernier, Israël a vu son alliance avec la Turquie s’effondrer ».

En effet, observe Benn, « Israël ne se retrouve plus qu’avec deux alliés stratégiques dans la région : la Jordanie et l’Autorité palestinienne ». Mais ce que Benn ne dit pas, c’est que ces deux « alliés » ne seront pas épargnés non plus.

Au cours des dernières semaines, j’ai été à Doha examiner les mémos palestiniens dévoilés sur Al-Jazira. Ces documents soulignent la mesure dans laquelle la division entre les pro-américains de l’Autorité palestinienne à Ramallah dirigés par Mahmoud Abbas et sa faction du Fatah, d’un côté, et le Hamas dans la bande de Gaza de l’autre - a été une décision politique prise par des pouvoirs de la région ou extérieurs : les États-Unis, l’Egypte et Israël. Cette politique comprenait l’application stricte par l’Egypte du blocus de Gaza.

Si le régime de Moubarak s’en va, les États-Unis vont perdre un énorme levier pour influer sur la situation en Palestine, et l’Autorité palestinienne [AP] d’Abbas va perdre un de ses principaux alliés contre le Hamas.

Déjà discréditée par l’étendue de sa collaboration et de sa capitulation exposées dans les mémos palestiniens, l’AP sera encore plus affaiblie. En l’absence d’un « processus de paix » crédible pour justifier sa « coordination sécuritaire » poursuivie avec Israël, ou simplement son existence même, le compte à rebours peut aussi commencer pour une implosion de l’Autorité palestinienne. Même le soutien des États-Unis et de l’Union européenne pour un Etat policier et répressif à la sauce de l’AP peut ne plus être politiquement tenable. Le Hamas peut en être le bénéficiaire immédiat, mais pas nécessairement sur le long terme. Pour la première fois depuis des années nous assistons à de larges mouvements de masses, et bien que des islamistes y participent, ces masses ne sont pas nécessairement dominées ou contrôlées par ceux-ci.

Il y a aussi une valeur d’exemple pour les Palestiniens : l’endurance des régimes tunisien et égyptien était fondée sur la perception qu’ils étaient forts, sur leur capacité à terroriser une partie de leurs populations et à en coopter une autre. La facilité relative avec laquelle les Tunisiens ont mis à bas leur dictateur, et la rapidité avec laquelle l’Egypte, et peut-être le Yémen, semblent aller dans la même voie, pourraient bien envoyer un message aux Palestiniens que ni Israël ni les forces de sécurité de l’AP ne sont aussi indomptables qu’elles ne le paraissent. En effet, la force « dissuasive » d’Israël a déjà subi un énorme coup par son échec à vaincre le Hezbollah lors des attaques sur le Liban en 2006 et à vaincre le Hamas à Gaza durant l’hiver 2008-09.

Quant à l’AP d’Abbas, jamais autant d’argent venu des donateurs internationaux n’a été consacré à une force de sécurité avec d’aussi mauvais résultats. Le secret de polichinelle, c’est que si l’armée israélienne n’occupait pas la Cisjordanie et ne faisait pas le siège de Gaza (avec l’aide du régime de Moubarak), Abbas et sa garde prétorienne seraient tombés depuis longtemps. Construisant sur les bases d’un processus de paix frauduleux, les États-Unis, l’UE et Israël - avec le soutien de régimes arabes décrépis et à présent sous la menace de leurs propres peuples - ont construit une maison palestinienne de cartes dont il est peu probable qu’elle ne reste debout plus longtemps.

Cette fois, le message peut être que la réponse n’est pas une plus forte résistance armée, mais un peu plus de pouvoir au peuple et que l’accent soit mis davantage sur les manifestations populaires. Les Palestiniens forment au moins la moitié de la population dans la Palestine historique - Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza réunies. S’ils se soulèvent collectivement pour exiger l’égalité des droits, que pourrait faire Israël pour les arrêter ? La violence brutale et meurtrière d’Israël n’a pas empêché des manifestations régulières dans les villages de Cisjordanie, dont Bil’in et Beit Ommar.

Israël doit craindre que s’il répond à une insurrection générale avec brutalité, son soutien international déjà précaire pourrait commencer à s’évaporer aussi rapidement que celui de Moubarak. Le régime de Moubarak, semble-t-il, est en rapide « délégitimation ». Les dirigeants israéliens ont indiqué clairement qu’une telle implosion de l’appui international leur fait plus peur que n’importe quelle menace militaire extérieure. Avec le basculement de pouvoir en faveur du peuple arabe [...], les gouvernements arabes ne pourront pas rester silencieux et complices comme ils l’ont été pendant des années alors qu’Israël opprime les Palestiniens.

Quant à la Jordanie, le changement est déjà en cours. J’ai assisté à une manifestation de milliers de personnes dans le centre d’Amman hier. Ces protestations, bien organisées et pacifiques, appelées par une coalition de partis islamistes et l’opposition de gauche, ont lieu depuis des semaines dans les villes à travers le pays. Les manifestants exigent la démission du gouvernement du Premier ministre Samir al-Rifai, la dissolution du parlement élu dans ce qui a été largement considéré comme des élections frauduleuses en novembre, de nouvelles élections libres fondées sur des lois démocratiques, la justice économique, la fin de la corruption et l’annulation du traité de paix avec Israël. Il y avait de fortes démonstrations de solidarité avec le peuple d’Egypte.

Aucune des composantes de la manifestation n’escomptait que le genre de révolution qui s’est produit en Tunisie et en Egypte se produise en Jordanie, et il n’y a aucune raison de croire que de tels développements soient imminents. Mais les slogans entendus lors des ces manifestations étaient sans précédent dans leur audace et leur défi direct à l’autorité. Tout gouvernement devenant plus sensible aux souhaits de sa population devra revoir ses relations avec Israël et les États-Unis.

Une seule chose est aujourd’hui certaine : quoi qu’il advienne dans la région, la voix du peuple ne peut plus être ignorée.

* Ali Abunimah est rédacteur en chef de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse.

 

Bon, il ne faut pas trop s'enflammer : les impérialistes ont encore la carte El Baradei dans la chaussette...

C'est d'ailleurs marrant : alors qu'en Tunisie, un gouvernement "libéral" pro-US pourrait succéder au "socialiste" françafricain Ben Ali ; en Egypte, le pro-américain Moubarak pourrait être remplacé par un homme qui était sur la position franco-allemande concernant l'Irak... Chaises musicales impérialistes.

Il n'y a pourtant pas de "super-impérialisme", pas de "gouvernement mondial", même au G8... Mais il y a une situation dans laquelle les impérialistes laissent de côté leur concurrence et se serrent les coudes : face à la Révolution !!!

 

palestinecommuniste2

 

 

 

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Proche-Moyen-Orient
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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 12:06

 

Sans doute un des textes les plus corrects sur la crise dans le pays ouest-africain. Pas aveuglément pro-Gbagbo, comme malheureusement une grande partie de la gauche "radicale" panafricaine (Cameroun, Tchad etc.), mais pas non plus dans ni-ni décalé des enjeux et frisant le trotskysme, comme (hélas) beaucoup de ML et MLM.

Une position finalement proche de SLP : Laurent Gbagbo n'est CERTAINEMENT PAS l'ami du Peuple et des travailleurs ivoiriens... mais dans la situation actuelle, il n'est pas l'ennemi PRINCIPAL.

Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire !

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/83/Algeria_coa.png

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (Algérie) 


Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire !

Dehors les troupes étrangères !

Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

Les grandes puissances impérialistes, USA et France, ont décidé d’imposer leur marionnette Allassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Elles n’hésitent pas à pousser ce pays sur les chemins de la guerre civile pour le maintenir par la force sous leur contrôle.

La machine médiatique internationale de propagande et de mensonges bien rodée depuis des décennies a été mise en route pour faire croire sans aucune preuve incontestable que les dernières élections présidentielles auraient été remportées par leur candidat préféré. Les puissances impérialistes s’appuient sur les résultats concoctés par une Commission électorale dite indépendante mais en réalité composée dans son écrasante majorité de représentants de forces politiques soutenant Ouattara. Elles veulent se débarrasser de Ggagbo devenu incontrôlable par sa tendance à chercher à exploiter leurs contradictions inter-impérialistes.

A travers son soutien à Ouattara et outrepassant son mandat en Côte d’Ivoire, l’ONU montre ouvertement et une fois de plus qu’elle est devenue depuis la disparition du camp socialiste un instrument de repartage du monde en zones d’influence et de domination des pays impérialistes.

L’Union européenne affiche encore une fois sa nature de bloc impérialiste qui s’entend avec l’impérialisme américain, malgré leurs contradictions, quand il s’agit de faire front pour écraser toute tentative de remettre en cause le brigandage organisé par l’ordre impérialiste mondial.

Le FMI et la Banque Mondiale décident de leur côté de ne reconnaître que le président élu soi-disant démocratiquement. Cet argument est d’une hypocrisie sans borne quand on se rappelle que la FMI avait débloqué sans hésitation plus d’un milliard de dollars en faveur de la junte militaire du Honduras à la botte des USA quelques semaines à peine après qu’elle eut renversé le président Zelaya démocratiquement élu et désireux d’émanciper son pays de la tutelle militaro-politique américaine.

La palme de la surenchère dans l’hypocrisie doit revenir au président de la Cour Pénale internationale qui menace bruyamment de poursuivre Laurent Gbagbo pour "crimes contre l’humanité". Les peuples ne l’ont jamais entendu adresser des avertissements semblables aux dirigeants israéliens lors des grands massacres de décembre 2008 à Gaza, ou aux dirigeants US pour les centaines de milliers d’Irakiens tués à la suite de leur occupation de l’Irak, ou encore aux responsables colombiens coupables de l’assassinat de milliers de progressistes.

Dans ce concert de vociférations, de menaces, d’injonctions et de pressions pour faire rentrer dans le rang la Côte d’Ivoire, le président de l’ancien Etat colonisateur a renoué de façon fracassante avec la vieille mentalité colonialiste en sommant Gbagbo de quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine" !

Ces ingérences scandaleuses dans les affaires internes d’un pays souverain montrent que la volonté d’introniser Ouattara s’inscrit dans un scénario minutieusement élaboré. La prétendue Commission électorale indépendante n’en a été qu’une pièce destinée à couvrir d’une fausse légalité le choix arrêté par les grandes puissances impérialistes avant même le déroulement des élections. Qui plus est, les régions où Ouattara se targue d’avoir obtenu le plus de voix sont des régions livrées aux intimidations et à l’arbitraire des "Forces nouvelles" soutenues par l’impérialisme français.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut se faire des manoeuvres, des louvoiements et des objectifs de Gbagbo depuis plus de 20 ans, ce qui apparaît c’est que des peuples de plus en plus nombreux en Afrique ne supportent plus les liens néo-coloniaux basés sur la dépendance, l’arriération économique et la misère. Ils n’acceptent plus ni les dictatures ouvertes ni celles qui se camouflent sous la démocratie de façade - si chère à la sociale-démocratie - et mises en place par les bourgeoisies compradores et l’impérialisme pour perpétuer le pillage de leurs richesses et du fruit de leur travail.

L’affrontement qui oppose une grande partie du peuple ivoirien à l’impérialisme pose le problème crucial de la solidarité avec les forces qui luttent pour l’indépendance réelle de leur pays et veulent mettre fin aux rapports d’exploitation et de pillage instaurés depuis des décennies.

Il est clair que dans ce combat pour que les peuples d’Afrique profitent de leurs richesses naturelles et s’en servent comme moyen de développement et de progrès, les anti-impérialistes se mettent du côté des forces qui veulent briser les chaînes de la dépendance. La question de savoir qui a véritablement remporté les élections devient secondaire quand on sait que les partisans de la perpétuation des rapports de domination disposent d’un puissant soutien financier et médiatique de la bourgeoisie impérialiste qui leur permet d’acheter les voix, d’influencer le choix des électeurs, de diviser les classes et couches laborieuses, d’intimider de larges catégories et forces sociales, de falsifier les résultats électoraux, de répandre les mensonges à l’appui de leurs manoeuvres pour écarter ceux qui les dérangent et installer des dirigeants à leurs bottes. Les résultats de ces élections ne sont pas un critère absolu pour définir la position des forces anti-impérialistes en Afrique et dans le monde surtout quand de grandes masses du pays se mettent en mouvement pour tourner la page du néo-colonialisme, quels que soient les calculs et les limites politiques des dirigeants qui refusent de se plier à la brutalité des impérialistes.

Dans tous les cas, c’est au peuple ivoirien de décider souverainement de son destin. Il n’a pas besoin de l’intervention des forces impérialistes étrangères pour désigner démocratiquement ses dirigeants, ni de leurs pseudo observateurs pour "labelliser" les résultats du scrutin électoral. Jamais et nulle part l’impérialisme n’est intervenu pour apporter la liberté et la démocratie. Partout où il intrigue et débarque ses troupes, il n’apporte que guerre civile, ruine et malheurs. Son seul objectif est de placer des marionnettes autochtones dévouées aux intérêts de la grande bourgeoisie financière.

C’est aux peuples, à leurs forces progressistes et anti-impérialistes de décider de la conduite de leurs luttes pour instaurer, sans intervention extérieure, un régime démocratique au service de leurs intérêts légitimes.

Les peuples doivent exiger le départ des troupes françaises et celles de l’ONU qui a montré sa partialité en soutenant Ouattara, valet du néo-colonialisme et homme du FMI dont les injonctions depuis 20 ans ont plongé la Côte d’Ivoire dans une grave régression économique et sociale.

Les communistes algériens dénoncent le silence du gouvernement algérien et la coalition présidentielle "islamo-nationaliste" qui refusent de condamner les ingérences étrangères dans les affaires internes du peuple ivoirien ou d’empêcher l’instrumentalisation de l’Union africaine par les dirigeants africains à la botte du néo-colonialisme. Ils dénoncent la diffusion de la propagande pro impérialiste par la télévision algérienne, la presse gouvernementale et par la presse privée qui, à de très rares exceptions, reprend avec zèle les mensonges fabriqués par les tenants de la Françafrique pour diaboliser les patriotes de la Côte d’Ivoire et faire l’apologie des hommes de main des puissances étrangères.

Ils dénoncent le silence des partis institutionnels dits démocratiques face à cette offensive néo-coloniale sans précédent pour terroriser les peuples et leur imposer des dirigeants dociles.

L’Alliance nationale républicaine (ANR) ne dit mot. Le Collectif des Citoyens pour la Défense de la République se tait lui aussi. Son porte-parole s’était rendu il y a deux ans auprès de l’ambassadeur des USA pour lui "expliquer" soi-disant le sens du combat de son organisation contre le pouvoir et obtenir l’appui de cette puissance impérialiste.

Le Front des Forces Socialistes, membre de l’Internationale socialiste dont un de ses hommes illustres -Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI- s’emploie à étrangler la Côte d’Ivoire, n’envisage la lutte pour changer de régime que dans le soutien des grandes puissances impérialistes et non dans le travail en direction des masses populaires sur la base d’une alternative démocratique et anti-impérialiste de progrès.

Les chefs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ne peuvent que garder le silence s’ils ne veulent pas perdre le soutien des néo-colonialistes français décidés à provoquer une situation de fragmentation de l’Algérie qui leur permettrait un jour de prendre le contrôle de ses zones pétrolières.

Des hommes complètement coupés de leur peuple comme les dirigeants du RCD ne se voient à la tête de l’Algérie qu’avec l’appui et la bénédiction des dirigeants impérialistes américains et français, comme cela été dévoilé dans certains "câbles" non démentis de Wikileaks. Leur carte de visite politique internationale est écrite avec une encre chargée de haine à l’encontre des principaux dirigeants patriotiques des années 1970 quand l’Algérie nationalisait les richesses monopolisées par les sociétés françaises pour se développer et se tenait fermement du côté des peuples en lutte pour leur libération nationale.

Les communistes algériens espèrent que les progressistes ivoiriens trouveront la capacité de s’unir face à la Sainte-Alliance impérialiste, sauront éviter les pièges des divisions tribales dans lesquelles le colonialisme a toujours excellé pour asseoir sa domination, feront preuve de fermeté en encourageant la mobilisation des masses populaires et en s’appuyant sur elle pour résister aux pressions extérieures.

Ils en appellent au développement de la solidarité de toutes les forces anti-impérialistes et de progrès en Algérie, en Afrique, en France et partout dans le monde avec la lutte du peuple ivoirien pour son indépendance véritable et une démocratie au service de ses intérêts fondamentaux.

Ils sont convaincus que cette solidarité favorisera l’instauration de véritables liens de coopération, débarrassés de toute velléité néo-coloniale, entre les peuples africains et les travailleurs français, souffrant les uns et les autres de la même domination exercée en France comme en Afrique par une oligarchie arrogante, celle des grands groupes financiers exploiteurs, tels que ceux de Bolloré, Bouygues, Areva, etc.

 

AfricaFistZm

 

 

 


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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 11:25

 

Sarkozy invité d'un sommet de l'Union Africaine focalisé sur la Côte d'Ivoire

Nicolas Sarkozy, en quête de soutien à la présidence française du G20, trouvera dimanche à Addis Abeba des dirigeants africains avant tout préoccupés par la situation en Côte d'Ivoire et dans le nord de leur continent.
C'est en président du G8 et du G20, deux forums réunissant les principales puissances économiques du monde, que le chef de l'Etat français s'adressera au sommet de l'Union africaine (UA), qui se tient dans la capitale éthiopienne.
Il s'efforcera d'enrôler les dirigeants des 53 Etats de l'UA dans sa croisade contre la volatilité des prix des produits de base, pour une taxe sur les transactions financières et pour une gouvernance mondiale qui fasse plus de place à leurs pays.
"S'ils se mobilisent à nos côtés, nous serons plus forts", souligne-t-on à la présidence française.
Nicolas Sarkozy a promis lundi, lors d'une conférence de presse, de faire du développement un enjeu majeur pour le G20 et de l'Afrique une priorité de sa présidence, avec l'adoption d'une liste de projets au sommet de Cannes, en novembre.
Mardi, au Forum économique mondial de Davos, il a rappelé la nécessité pour les pays riches de tenir leur promesse de trouver à partir de 2020 cent milliards de dollars par an pour aider les pays pauvres à sortir du sous-développement.
"Ce n'est pas un choix, c'est incontournable", a averti le président français. "Ou alors dormons tranquilles et le jour où la moitié de l'humanité privée d'énergie, privée d'électricité, privée de développement, privée d'infrastructures, privée de nourriture, se révoltera, à ce moment-là, il sera trop tard."
ACCÉLÉRATION
La situation quasi-insurrectionnelle qui menace le régime égyptien du président Hosni Moubarak et l'onde de choc provoquée au Maghreb par la chute du président tunisien Zine Ben Ali sous la pression de la rue font écho à ses propos.
L'Egypte et l'Algérie, théâtre ces dernières semaines de manifestations contre le chômage et la vie chère, sont deux des pays d'Afrique que Nicolas Sarkozy veut inviter au sommet du G8, qui se tiendra les 26 et 27 mai à Deauville.
Mais l'accélération des événements, notamment en Egypte, où les heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts, risque surtout de focaliser l'attention des dirigeants africains au détriment de leur invité d'honneur.
Leurs regards sont aussi tournés vers la Côte d'Ivoire, où l'UA et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) cherchent une issue pacifique à la crise provoquée par le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale comme le nouveau président élu (voir ).
L'unité jusqu'ici montrée par le continent face à la crise ivoirienne semble commencer à se fissurer.
Ainsi, alors que les responsables militaires de la Cédéao se disent prêts à une intervention pour chasser Laurent Gbagbo, le président ougandais Yoweri Museveni se montre en désaccord avec la décision de l'Onu de reconnaître Alassane Ouattara et demande une enquête de l'UA sur le scrutin du 28 novembre.
PARIS FERME SUR GBAGBO
Nicolas Sarkozy aura pour sa part du mal à faire oublier qu'il préside une ancienne puissance coloniale aux relations souvent ambivalentes avec ses anciennes colonies d'Afrique.
Le gouvernement français est resté quasiment muet sur les événements de Tunisie jusqu'à la chute de Ben Ali, au nom de la non-ingérence, avant d'admettre avoir sous-estimé la situation.
Il s'en tient en revanche à un langage de fermeté pour exiger le départ de Laurent Gbagbo et soutient les pressions financières exercées sur le président ivoirien sortant.
"Sur le plan financier, Gbagbo est vraiment aux abois. On va voir combien de temps il va tenir mais la sanction financière commence à modifier la donne", assure-t-on à l'Elysée. "Tout ce qu'il y a à négocier (...) c'est les conditions de son départ."
Nicolas Sarkozy évoquera ces crises dans son discours mais aussi lors d'apartés, dont un petit déjeuner de travail avec le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dit-on de même source.
Il fera notamment valoir que les enjeux de la crise de Côte d'Ivoire, qui sera au coeur d'un entretien avec le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, dépassent le cadre ivoirien.

 
http://www.alter-nativa.net/wp-content/uploads/2008/04/affichesurvie2008batptit.jpg
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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 11:19

 

HNS-info

 

Dans la matinée la kasba de Tunis abritait encore des centaines de manifestants tunisiens. Cette esplanade, où se situent les bureaux du premier ministre, mais également ceux du ministère des finances, transformés en cuisine collective par les manifestants, était devenue depuis cinq jours un lieu de rassemblement et surtout de discussion pour les habitants de Tunis, mais aussi pour des centaines de tunisiens venues des villes du centre et du sud du pays très actives dans la révolution en cours. Sur les bordures des bassins sans eau s’entassaient des dizaines de matelas et de couvertures.

 

Ce matin encore des jeunes filles exhibaient dans un sourire hilare des photocopies de photos de la femme de Ben Ali un sèche cheveux à la main : " c’est la coiffeuse madame, elle est partie" lançaient les filles. Plus loin des garçons racontaient fièrement : on vient de sidi Bouzid, c’est nous la Révolution ! Plus loin encore on portait des portraits de Mohamed Bouazizi. Partout la clameur était la même "rcd dégage, Ghannouchi dégage".

 

Sous des tentes de fortune se pressaient des associations, des bloggeurs, des jeunes , des vieux, des journalistes ... On y dormait, chantait, criait, discutait, mangeait depuis cinq jours. Hier soir à l’issue du remaniement du gouvernement de transition qui a vu la sortie des ministres du RCD, l’esplanade se prenait à rêver de la victoire totale : le départ du premier Ministre Ghannouchi, symbole de l’ancien régime.

 

En fin d’après-midi la police anti-émeute a donné l’assaut créant des affrontements ultra violents qui ont engendrés des dizaines de blessés et selon plusieurs sources des morts. Cette nuit dans les rues adjacentes des heurts entre la police et des jeunes continuaient. À cette heure plusieurs questions restent sans réponse, notamment celle de savoir qui a donné l’ordre de l’assaut de ce point central et symbolique de la Révolution ? Bras armé du dictateur Ben Ali, la police a t-elle décidé seule ou cette barbarie est-elle une des premières décisions du gouvernement de transition après le remaniement d’hier soir ? Un argument valide cette dernière possibilité : l’armée, qui a largement contribué au renversement du régime de Ben Ali a, selon plusieurs sources, laissé faire...

 

 

 

 

 


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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:17

 

Source

 

COMITÉ CENTRAL
PARTI COMMUNISTE de l'INDE (MAOÏSTE)

Communiqué de presse

 12 janvier 2011

 

Nous condamnons les massacres aveugles et les faux "accrochages" par la police et les forces paramilitaires dans l'Odisha (Orissa) !

Le Peuple vaincra de manière certaine la conspiration de Naveen Patnaik pour remettre les ressources naturelles d'Odisha aux multinationales, en décimant le mouvement révolutionnaire maoïste !

Comme partie de la massive opération Green Hunt, conduite en coordination par le gouvernement central et les gouvernements des Etat, dans le but avéré de décimer complètement le mouvement révolutionnaire maoïste, la police spéciale et les forces paramilitaires ont recouru à des massacres aveugles au cours des deux derniers mois dans l'Odisha, et ont pris de sang-froid presque 25 vies dans divers incidents. Parmi ces derniers, la plupart étaient de faux "accrochages" (Ndlr : assassinats délibérés camouflés en affrontements armés) tandis que d'autres étaient des incidents où des centaines de police et le paramilitaire ont été déployés avec des informations spécifiques sur les lieux de présence des guérilleros et ont aléatoirement ouvert le feu sur les guérilleros et les personnes avec eux.

Récemment, le 12 janvier 2011, au cours d'un "accrochage" dans un secteur de forêt du district de Keonjhar, deux maoïstes ont été tués, et le 9 janvier 2011, dans un soi-disant "accrochage" dans les montagnes de Bandhkamali, dans la région de Niyamgiri du district de Rayagadha, 9 camarades tombaient en martyrs. Ravi, un des camarades martyrs, était un cadre important qui avait travaillé parmi les populations opprimées d'Odisha, au cours des dernières années. Il était originaire du district de East Godavari dans l'Andhra Pradesh. A peine une semaine en arrière, le 2 janvier 2011, dans un soi-disant affrontement dans les forêts de Rayaghati, dans la région de Kalinganagar du district de Jajpur, 5 maoïstes comprenant trois femmes tombaient en martyrs. Un de ces martyrs était un membre du Comité de secteur de la région de Kalinganagar. Ils préparaient des activités de masse à l'occasion du cinquième anniversaire du massacre d'Adivasis, le 2 janvier, quand cet incident s'est produit. Le 29 décembre 2010, dans une rencontre alléguée dans le secteur de forêt de Talpada de le district de Keonjhar, une camarade femme était martyre. Avant cela, dans la quatrième semaine de décembre, la police a annoncé que 3 maoïstes étaient morts dans un accrochage dans le secteur de forêt d'Adaba du district de Gajapati. Au début du mois de janvier, dans un autre accrochage allégué dans le district de Bargarh, 2 personnes sont mortes, mais le Peuple a déclaré qu'elles étaient de simples citoyens et que la police les avait tuées de sang-froid. Quelques jours avant celle-ci, des nouvelles dans les médias ont dit que même l'accrochage dans le district de Gajapati était également faux et que des gens du commun étaient morts dans celui-ci. Bien que des protestations à grande échelle aient été menées par les populations et des démocrates sur ces derniers faux accrochages, le gouvernement de Naveen ne s'en soucie guère et recourt aux meurtres de gens du commun et de révolutionnaires sans aucun scrupules.

 

L'Odisha est un des Etat les plus abondamment riches en minerai, en ressources d'eau et de la forêt, mais il est devenu la demeure de la pire misère et de la mort de faim. L'Odisha est à la première place pour les réserves de fer et il a beaucoup d'autres ressources minérales de valeur. Mais toute cette richesse remplit les coffres des riches tandis que les conditions des pauvres gens se détériorent. Au cours des 63 dernières années de prétendue indépendance, les populations opprimées d'Odisha, en particulier les Adivasis, ont été écrasées sous l'exploitation féodale et impérialiste. Le gouvernement d'Odisha, mené par le patron de la mafia minière Naveen Patnaik, a transformé Odisha en paradis des sociétés d'extraction en signant des accords innombrable avec celles-ci. Plus de 49 accords concernant les usines sidérurgiques, plus de 20 concernant les centrales électriques thermiques, plusieurs pour des projets de raffinerie d'alumine et un port ont été signés.  Le contrat d'une valeur de 550 milliards de roupies, signés avec la MNC Posco appartenant à la Corée du Sud, est le plus grand investissement étranger direct en Inde. Le gouvernement d'Odisha avait sans scrupule violé ses propres lois en accordant des permissions à Tata à Kalinganagar et à Vedanta à Niyamgiri, indépendamment de Posco. Tous ces accords bilatéraux conduisent à une misère incalculable pour le Peuple d'Odisha. Ceux-ci mèneraient à la destruction des forêts, des terres, de l'eau, de l'écologie et de tous les aspects de leurs vies. Ceci a pu être l'un des plus grands désastres synthétiques dans le monde. C'est pourquoi les personnes d'Odisha luttent contre ces atrocité et exploitation.

Dans le passé récent, le Peuple d'Odisha s'est agité et s'agite encore contre l'exploitation et les atrocités des MNCs et des grandes compagnies de la bougeoisie compradore comme Tata, Vedanta, Posco etc. et également contre l'exploitation féodale dans la région de Narayanapatna du district de Koraput. Le gouvernement a employé la force brutale contre ces luttes et a tué beaucoup de personnes. Le 2 janvier 2006, la police à ouvert le feu contre des Adivasis qui refusaient de remettre leurs terres cultivables à l'aciérie Tata de Kalinganagar, et a tué au moins quatorze d'entre eux. Dans beaucoup d'autres exemples, des personnes ont été blessées ou ont perdu la vie dans des fusillades de la police. Des manifestations populaires ont été lancées contre les mines de bauxite de la compagnie Vedanta dans la région de Niyamgiri et contre la raffinerie d'alumine de Vedanta à Lanjigarh. Reculant devant l'agitation populaire, le gouvernement central avait retiré l'autorisation à Vedanta, pour la raison que celle-ci avait violé les règles et les règlements. Mais le Peuple continue son agitation, estimant que tant que la raffinerie Vedanta existe à Lanjigarh, elle est nuisible à leur existence même et compromettrait leurs terres et leur environnement. Le peuple d'Odisha lutte contre de telles problématiques dans beaucoup d'endroits. Le Parti maoïste mène ces mobilisations dans beaucoup d'endroits et les soutient dans d'autres. Plus important est le fait que les gens font bon accueil à la direction des maoïstes et la soutiennent. Le Peuple d'Odisha s'est rendu compte qu'il n'y a aucun parti politique autre que le Parti maoïste, qui pourrait mettre un terme à l'exploitation féodale et impérialiste.

Le mouvement maoïste s'étend à de nombreux nouveaux secteurs. Le gouvernement de Naveen Patnaik, avec l'appui total du gouvernement UPA au Centre, recourt à ces massacres précisément parce que les maoïstes constituent l'obstacle principal à leur pillage croissant des ressources. En particulier, il est évident pour tous que le meurtre de 9 révolutionnaires dans la région de Niyamgiri s'est produit dans le but de faciliter le pillage de Vedanta et sous son égide. De même, il est également très clair que les massacres fascistes commis par le gouvernement dans la région de Kalinganagar (dans les zones de Jajpur et de Keonjhar) ont pour but de faciliter l'exploitation des sociétés comme Tata et de d'autres, attendant dans les coulisses pour occuper ce secteur entier. Naveen Patnaik qui avale des milliards de roupies en tant que faire-valoir des monopoles, et ses machines administratives sont menacés sérieusement par l'existence du mouvement maoïste. C'est pourquoi ils recourent à la violence fasciste contre les personnes et les unités de guérilla, en dépensant des milliards de roupies en police, forces commando (SOG), SPO et réseaux croissants d'informateurs sur une énorme échelle.

L'Histoire a prouvé dans de nombreuses périodes qu'il est impossible de liquider les mouvements populaires par des meurtres, des offensives et des campagnes de répression. Le comprador Naveen Patnaik, ex-directeur de Vedanta, et le responsable de l'actuelle opération Green Hunt, Chidambaram, d'autres oligarques et leurs maîtres impérialistes, rêvent de lever tous les obstacles sur le chemin de l'exploitation des classes féodales et des multinationales, en écrasant le mouvement révolutionnaire maoïste. Le Peuple est appelé à intensifier ses luttes. La multiplication des accrochages de ces derniers jours indiquent l'intensité de l'offensive contre les maoïstes, qui doit être vue comme un élément de l'offensive globale sur les mouvements de toutes les personnes luttant contre le pillage.  Nous ne pouvons arrêter ces massacres qu'en prenant les armes et en menant le combat de façon unie contre les politiques anti-populaires, pro-impérialiste suivies par le gouvernement sanguinaire de Naveen, et contre l'exploitation monopoliste.

Le Comité central du CPI (maoïste) fait appel à toutes les populations de notre pays et à tous les démocrates, pour condamner fermement ces massacres atroces et ces "accrochages" truqués. Nous faisons appel au Peuple pour exiger une enquête juridique indépendante dans tous ces incidents armés, et pour exiger la sanction de tous les fonctionnaires de police impliqués.  Nous faisons appel à tous ceux qui devraient se rendre compte que ces offensives ne sont pas menées exclusivement contre le mouvement maoïste, et qu'elles visent aussi ceux qui élèvent leur voix ou luttent contre ce pillage par les monopoles. Notre Comité central invite toutes les forces démocratiques, progressistes et patriotiques à s'unir et à lutter contre l'exploitation des monopoles, contre les massacres commis par les gouvernements central et des Etat et contre l'opération Green Hunt menée pour le pillage incessant de nos ressources.

(Abhay)http://www.topnews.in/law/files/moaists_1.jpg

Porte-parole,
Comité central,
CPI (maoïste)

 

 

 

 

 

 

 

 

Inde Rouge

 

 

 

 

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:04

 

Dernières news :

Moubarak dissout le gouvernement, Le Caire à feu et à sang

Source

Le président égyptien Hosni Moubarak a annoncé vendredi la dissolution du gouvernement et la formation d'un nouveau cabinet samedi, dans une allocution télévisée. Le Caire est à feu et à sang.

http://s.tf1.fr/mmdia/i/77/9/patrouille-de-blindes-de-l-armee-egyptienne-au-caire-nuit-du-28-10390779kcdok_1713.jpg?v=4

Patrouille de blindés de l'armée égyptienne au Caire, nuit du 28 au 29 janvier 2011


Après plusieurs heures de silence, il s'est adressé au peuple. Le président égyptien Hosni Moubarak a annoncé la dissolution du gouvernement et la formation d'un nouveau cabinet dès samedi, dans une allocution télévisée au cours de la nuit de vendredi à samedi. Selon CNN, il n'a cependant donné aucune indication sur son avenir personnel. Mais il a en promis de nouvelles mesures pour la démocratie, et selon CNN, s'est déclaré "aux côtés du peuple", jurant d'améliorer les droits et libertés des égyptiens, de développer l'emploi et d'aider les pauvres. "Je travaille pour la liberté, mais la loi doit être respectée", a-t-il dit selon CNN.

Cette allocution intervient alors que Le Caire, et plusieurs grandes villes égyptiennes, vivaient une première nuit de couvre-feu avec la présence de blindés de l'armée patrouillant dans les rues. Débutée mardi, la contestation a en en effet passé un cap vendredi, jour de grande  prière hebdomadaire : les protestataires sont désormais plusieurs dizaines de milliers, au Caire comme en province, et les heurts ont été de plus en plus violents.

Lors de cette "Journée de colère", comme elle était baptisée par avance, les manifestants, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak (au pouvoir depuis 1981) et veulent "importer" la révolution tunisienne, s'en sont notamment pris aux symboles de l'autorité de l'Etat -commissariats incendiés, siège du parti au pouvoir (Parti national démocrate) saccagé, attaque contre la télévision publique, préfecture prise d'assaut... Tout ceci malgré le déploiement d'un impressionnant dispositif policier et la coupure d'Internet et des réseaux de télécommunications, utilisés par les opposants pour s'organiser.

Les musées du Caire craignent les pillages

Selon un bilan très provisoire diffusé vendredi vers 23 heures, heure de Paris, cinq personnes ont été tuées au Caire et 13 à Suez. Plus d'un millier de personnes ont aussi été blessées. Etant donné la violence des accrochages, qui se poursuivaient dans la nuit de vendredi à samedi, il est fort probable que ce chiffre augmente rapidement. L'armée égyptienne a dispersé vendredi soir les manifestants qui tentaient de s'emparer du siège de la télévision publique égyptienne, dans le centre du Caire, rapporte un témoin. Un correspondant de la chaîne de télévision Al Arabia avait affirmé un peu plus tôt que des contestataires avaient pris le bâtiment. Le siège du parti majoritaire aurait aussi été pris pour cible, des images diffusées à la télévision le montrait en flammes.

Conséquence de cette dégradation de la situation : Hosni Moubarak, chef des armées, a donc ordonné à l'armée d'intervenir pour prêter main forte à la police, débordée. Il a également décrété l'instauration d'un couvre-feu de 18h à 7h, au Caire, à Alexandrie et à Suez. Le chef d'état-major égyptien qui conduisait une délégation militaire pour des entretiens au Pentagone prévus jusqu'à mercredi, doit retourner en Egypte.

L'armée égyptienne a aussi sécurisé vendredi soir les abords de plusieurs ambassades étrangères et du musée du Caire, qui regorge de trésors de l'antiquité égyptienne. Des unités de l'armée ont notamment pris position autour des ambassades américaine et britannique. Selon la télévision publique, les mesures de protection mises en oeuvre autour du musée visent à éviter tout risque de pillage. L'établissement concentre en effet des richesses inestimable, dont le trésor du pharaon Toutankhamon.

En milieu de soirée, des témoins affirmaient que la police n'intervenait quasiment plus dans la capitale et que des militaires commencaient à fraterniser avec les manifestants. Or  l'armée est censée être totalement acquise à la cause d'Hosni Moubarak...

 

 

Récit de la journée de vendredi 28/01 :

 

Source

 

Le siège du parti présidentiel au Caire est en feu. Le siège du parti présidentiel au Caire est en feu.
| DR.

 

Au quatrième jour d'une contestation sans précédent contre le régime du président Hosni Moubarak, les manifestations se poursuivent ce vendredi en Egypte. Le centre du Caire est notamment le théâtre de violents heurts entre forces de l'order et manifestants. Des dizaines de blessés sont à déplorer tandis que le bilan des victimes s'est alourdi : neuf personnes auraient été tuées depuis mardi, dont deux aujourd'hui. Plusieurs journalistes étrangers sont molestés et arrêtés.

18h28. Le Quai d'Orsay appelle les ressortissants français à limiter leurs déplacements en Egypte.

18 h 24. Les manifestants ont pris d'assaut le ministère des Affaires étrangères, annonce Al Jazeera.

18h20. L'armée fait mouvement dans les villes d'Alexandrie et de Suez. Au Caire, des feux font rage en différents endroits de la ville.

18h17. La chef de la diplomatie américaine, , appelle le gouvernement égyptien à «faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre» et dénonce le blocage «sans précédent» des communications dans le pays. Elle réclame par ailleurs «immédiatement» des «réformes économiques, politiques et sociales» de la part du gouvernement.

18h15. La chancelière allemande appelle Moubarak à autoriser les «manifestations pacifiques».

17h46. Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, l'armée aurait ouvert le feu alors que des manifestants tentaient de monter sur des tanks.

17h42. s'est dit «très préoccupée» par les événements qui se déroulent en Egypte et a de nouveau appelé le Caire à respecter les droits des Egyptiens et à rétablir l'accès à internet et aux réseaux sociaux.

17h35. Comme la Suède un peu plus tôt, le Danemark déconseille à ses ressortissants tout voyage non nécessaire en Egypte, à l'exception des destinations touristiques sur les côtes de la mer Rouge.

17h25. Des manifestants mettent le feu au siège du Parti national démocrate au pouvoir au Caire. Le bâtiment, qui donne sur le Nil, est en flammes, selon des images retransmises en direct par la télévision.

17h18Les manifestants ont des «raisons de mécontentement légitimes», estime le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, qui s'est dit très «inquiet quant aux images provenant d'Egypte», appelant «toutes les parties à la retenue». 

17h07. Selon CNN, le président Hosni Mubarak devrait s'exprimer dans la soirée, rompant le silence qu'il observe depuis le début des manifestations en Egypte mardi.

16h55La violence doit être évitée et les droits fondamentaux respectés», estiment les Etats-Unis qui jugent «profondément inquiétants» les événements qui se déroulent en Egypte.

16h49. Hosni Moubarak en appelle à l'armée. Le président égyptien a demandé aux forces armées de prêter main forte à la police pour faire respecter la sécurité et appliquer le couvre-feu décrété au Caire, à Alexandrie et Suez, a annoncé la télévision d'Etat. Selon un journaliste de l'AFP, un char de l'armée est stationné aux abords de l'immeuble de la télévision nationale.

VIDEO. LES AFFRONTEMENTS DANS LES RUES DU CAIRE



16h43. La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a demandé la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis près de 30 ans dans le pays. C'est attendu «depuis longtemps et est à l'origine d'une grande partie de la frustration et de la colère qui déborde actuellement dans les rues», a-t-elle déclaré.


16h37. Le couvre-feu est décrété au Caire, à Alexandrie et à Suez, selon la télévision d'Etat qui annonce l'arrivée de renforts au Caire.

16 h 34. Selon des témoins, les manifestants mettent le feu à deux commissariats au Caire où les affrontements se poursuivent dans les rues.

16h21. Des dizaines de personnes ont été blessées dans le centre-ville du Caire, près de la place de l'Opéra, selon un journaliste de l'AFP. Les ambulanciers évacuaient des manifestants blessés dans ce secteur du centre-ville en fin de journée alors que les rues de la capitale égyptienne ne désemplissaient pas.

16h16. Des journalistes de médias étrangers son pris à partie par la police au Caire. «Ils visaient les journalistes de manière délibérée», a témoigné le reporter de la BBC, Assad Sawey, sur les ondes de son média. «Ils ont pris ma caméra et quand ils m'ont arrêté, ils ont commencé à me frapper avec des matraques métalliques, puis des matraques électriques», continue-t-il, ajoutant que plusieurs journalistes étrangers couvrant la même manifestation dans le centre du Caire avaient été «chargés dans des camions et emmenés quelque part».

16h10. Des manifestants ont mis le feu au siège du gouvernorat d'Alexandrie, dans le centre de la deuxième ville d'Egypte, selon un journaliste de l'AFP. Plusieurs manifestants ont forcé l'entrée de l'enceinte d'un commissariat d'un autre quartier du centre-ville.

15h55. Des témoins rapportent que des manifestants se sont emparés d'armes dans le poste de police du quartier d'Arbayine, à Suez, auquel ils venaient de mettre le feu. Huit voitures de police ont été brûlées.

15h39. Un mort annoncé à Suez. Selon des témoins, cités par l'AFP, un manifestant a été tué à Suez. Il s'agit d'un chauffeur de 30 ans qui a été tué d'une balle dans la tête alors que plusieurs milliers de manifestants tentaient de prendre d'assaut le commissariat de la ville. Ce nouveau décès porterait à 9 le nombre de victimes depuis le début des événements.

 

15h23. «Il y a beaucoup de monde dans les rues. C'est inouï, les gens veulent renverser Moubarak !» explique au Parisien.fr le réceptionniste d'un hôtel situé dans le quartier populaire Tahrir (liberté), en plein coeur du Caire. «Il y a du monde partout, je les vois de ma fenêtre, la police charge avec des gaz lacrymogènes. Je les vois courir. Il y a beaucoup qui veulent entrer dans l'hôtel pour se mettre à l'abri», continue-t-il. «La situation devient dangereuse pour mon pays. La police charge. Elle charge encore avec des gaz. Ca me fait mal», lance-t-il avant de mettre fin à la conversation, craignant d'être arrêté par la police, omniprésente de le quartier selon lui.

15h10. «Nulle part au monde la sécurité n'est capable de mettre fin à la révolution», déclare Mostapha al-Fekki, le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée et membre du Parti national démocrate au pouvoir. Il appelle Hosni Moubarak à «des réformes sans précédent». 

14h55. Les quatre journalistes français interpelés au Caire par la police ont été libérés, selon l'AFP qui cite Philippe Gelie, un des rédacteurs en chef du Figaro. «Les policiers en civil les ont relâchés après plus d'une heure de discussions», précise-t-il. Les journalistes travaillent pour le Journal du Dimanche, Le Figaro, l'agence photo Sipa et Paris-Match.

14h20. Plusieurs sources évoquent la mort d'un manifestant, une femme d'âge moyen, place Tahrir, au Caire.

14h15. Selon son fils, Ayman Nour, chef du parti centriste, libéral et non-religieux d'opposition Hizb al-Ghad, aurait été blessé à la tête par un jet de pierre et se trouverait à l'hôpital.

14h07. A Suez, des manifestants auraient pénétré de force dans un commissariat et auraient libéré des personnes interpellées ces deux derniers jours lors de manifestations.

13h55. Selon des témoins et des journalistes d'Al Jazeera, il y aurait actuellement 40 000 manifestants à Mansoura.

13h40. Les images des télévisions à Suez montrent un cordon de policiers, peu nombreux, débordés sans difficulté par les manifestants.

13h35.
 Des manifestants se répandent sur le pont du 6 octobre, le nom donné à la route qui relie Le Caire à l'aéroport.


VIDEO. VIOLENT FACE A FACE SUR LE PONT DU 6 OCTOBRE




13h27.
Ahmad Ali, journaliste à Al Masry Al Youm, grand journal d'opposition, estime à 100 000 le nombre de manifestants rassemblés dans les rues d'Alexandrie.


13h15. La police a brisé des caméras de CNN et d'une télévision allemande.

13h10. Le géant des télécommunications Vodafone assure sur son site internet que toutes les sociétés de téléphonie mobile présentes en Egypte ont reçu l'ordre de suspendre leurs services dans certaines zones du pays. 

13 heures.
 Selon la BBC en arabe, le siège du NDP, le parti d'Hosni Moubarak, à Ismaïlia, a été saccagé. De nombreuses femmes âgées, ainsi que des ouvriers, ont pris part aux cortèges de protestation. 


12h57. ElBaradei ne serait pas arrêté mais empêché de quitter la mosquée, selon Channel 4.

12h54. La foule se presse sur la grand route proche du siège du parti d'Hosni Moubarak, en scandant «la démocratie pour le peuple».

12h50. Quatre journalistes français ont été arrêtés au Caire, selon le ministère Affaires étrangères. Ils travaillent pour le Journal du Dimanche, Le Figaro, l'agence photo Sipa et Paris-Match.

12h45. L'opposant ElBaradei serait aux mains de la police
.


12h42. En Jordanie, à Amman, plus de 3 000 personnes défilent contre la vie chère et la politique économique du gouvernement. «O Egypte, déploie tes hommes et débarrasse-nous de Hosni Moubarak», crient les Jordaniens.

12h40. Des milliers de manifestants, selon des témoins cités par Reuters, convergent au centre du Caire, ainsi qu'à Suez, Mansoura et Sharqiya.

12h34. Al Jazeera rapporte que des manifestants s'approchent d'une résidence d'Hosni Moubarak.

12h20. La police utilise des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser une foule d'un millier de personnes à Alexandrie. Selon CNN, des jeunes manifestants ripostent en lançant des pierres.

12 heures. Une marche de protestation a commencé dans la ville de Kafr Al-Dawar, une cité industrielle à une poignée de kilomètres d'Alexandrie.

11h54. Des accrochages éclatent entre police et manifestants en présence d'ElBaradei, devant la mosquée al-Azhar du Caire.

11h50. L'opposant Mohamed ElBaradei,
rentré jeudi soir en Egypte, participe à la prière hebdomadaire avec 2 000 personnes sur une place publique du centre du Caire.


11h30. L'ONU s'en mêle. La liberté d'expression doit être «totalement respectée» en Egypte, a demandé Ban Ki-Moon en marge du sommet économique de Davos (Suisse). Le secrétaire général de l'ONU a également invité les autorités politiques de la région à considérer cette situation comme une «opportunité à s'engager sur les moyens de répondre aux aspirations légitimes de leurs peuples».

10h30.
La police se déploie en masse dans la capitale, selon CNN.


10 heures. Sur Twitter, les messages se multiplient : les réseaux de téléphonie portable sont coupés, seuls les téléphones filaires fonctionnent.

8 heures. Les communications coupées. Le réseau internet est inaccessible, l'information est confirmée dans tous les grands hôtels cairotes contactés par l'AFP.

7 heures. Les réseaux sociaux et les SMS ne passent plus depuis minuit dans certains quartiers du Caire, la capitale. Les Egyptiens s'attendent à ce que les réseaux de téléphonie soient bientôt coupés, comme mardi lors des premières manifestations. 

3h30. Les autorités se crispent. Une vingtaine de membres des Frères musulmans, première force d'opposition en Egypte, ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi, dont cinq anciens députés. Un peu plus tôt, cette formation qui représente 5 millions de personnes avait appelé à participer aux manifestations de vendredi.

2h54. Human Right Watch dénonce l'usage disproportionné de la force. L'ONG indique par ailleurs avoir de «vraies préoccupations au sujet de possibles mauvais traitements» dont pourraient faire l'objet les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations.

1h40. Un comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien appelle à se réunir ce soir, à 18h30, place de la Fontaine des Innocents, derrière les Halles, à Paris.

Vendredi, 0h07. «La violence n'est pas une solution aux problèmes de l'Egypte», assure Barack Obama. Le président américain s'est livré à un discours ménageant la chèvre et le chou, Moubarak et les réformateurs.

Jeudi, 23h50. Le ministère égyptien de l'Intérieur met en garde les manifestants qui comptent protester de nouveau vendredi. «Le ministère de l'Intérieur affirme que des mesures décisives seront prises pour faire face à de telles actions, en conformité avec la loi», indique un communiqué.

Vidéo. Vendredi, le centre de Suez transformé en champ de bataille


 

Lire la vidéoLire la vidéo

 

LeParisien.fr

 

Au coeur de l'hiver, le Printemps arabe ne cesse de fleurir, et de secouer le Vieux Monde !

 

 

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Published by Servir_Le_Peuple - dans Proche-Moyen-Orient
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 16:58

 

Récemment, un bande de joyeux lurons dont on ignore les (brunes) accointances exactes a organisé, dans une brasserie parisienne, une remise du "Prix de la liberté d'expression"... Un "Prix" remis, on va le voir... exclusivement à des personnalités fascistes. La "liberté d'expression", face à la "police de la pensée", est en effet un thème récurrent du fascisme, depuis peut-être aussi longtemps que sa défaite de 1945 (d'ailleurs, les références au "communisme", au "stalinisme" et à "l'Union soviétique" ne font jamais défaut dans la dénonciation de cette "police", vous pourrez encore le constater dans la vidéo qui suit).

N°1 sur le podium, après avoir fait la Une ces derniers jours avec son procès pour "incitation à la haine raciale" : le désormais incontournable Eric Zemmour, bien entendu. Un "polémiste" qui, en fait de censure et de privation de sa liberté d'expression, répand en toute impunité son discours populiste réactionnaire "intello" depuis des années, dans les colonnes du Figaro, à l'antenne de RTL, sur les plateaux de Ruquier sur France 2, de i>Télé ("ça se dispute") ou de Michel Field (Le Grand débat)...

Et là, quelle n'est pas la surprise de voir arriver... le n°2 : Dieudonné ! Et celui-ci de s'entretenir en toute convivialité avec Zemmour... Mais que peut donc bien faire cet "antisioniste" acharné, qui dit n'avoir "jamais renié son engagement antiraciste", dont son antisionismesémitisme actuel ne serait que le prolongement (puisque "on a le droit d'être raciste quand on est juif"...), avec Zemmour le grand pourfendeur de "racaille arabe et noire" et de "l'islamisation" ?

Rien n'est plus simple : il vient faire allégeance. Cette vidéo est déjà la preuve, irréfutable s'il le fallait encore, que Dieudonné se fout complètement de la gueule des jeunes des quartiers populaires (les "racailles" de Zemmour) qu'il flatte de manière populiste depuis bientôt 10 ans ; mais pas seulement. La réalité, c'est qu'à travers celui (Dieudonné) qui a été son idole médiatique depuis près de 5 ans, c'est le courant fasciste "national-révolutionnaire tiers-mondiste" qui vient "prêter hommage", faire allégeance au courant dominant de la déferlante fasciste actuelle, en la personne de l'idole médiatique de celui-ci, Eric Zemmour : le courant national-populiste et identitaire occidentaliste, anti-"islamisation" et anti-"racaille".

La vidéo est sans ambiguité sur le rapport de force entre les deux hommes : un Zemmour posé et restant spirituel malgré ses ennuis judiciaires, se permettant de prendre la défense de BHL, "pas le pire censeur" selon lui, face à un Dieudonné qui bredouille et essaie de capter l'attention sur lui, sans y parvenir.

Et tout est encore plus clair avec l'arrivée de la 3e nominée, qui n'est autre que Christine Tasin, une figure de Riposte Laïque et présidente de Résistance Républicaine, deux officines phares du nouveau fascisme 2010's.

Celle-ci va faire, pendant plusieurs minutes, la promo de ses Assises de "l'islamisation" de l'Europe qu'elle a organisées en décembre, devant un Dieudonné qui ne bronche mot... Des Assises qui étaient protégées, entre autres, par les gros bras de la LDJ ; auteurs de plusieurs agressions sur Dieudonné depuis 2005 !

 

On voit donc qu'une page se tourne définitivement. Il était prévisible (et nous avions prévu !) depuis plus d'un an que pour le courant Dieudonné-Soral, les carottes étaient cuites ; d'autant plus qu'ils n'ont pas, contrairement à VoxNR (Christian Bouchet) ou Voltaire.net (Thierry Meyssan), l'appui direct de l'impérialisme russe... Leur proposition stratégique à l'extrême-droite BBR (une "alliance avec les musulmans" contre "les sionistes juifs" et le "mondialisme") a été balayée, balayée par la réalité européenne, avec le vote suisse anti-minarets, le triomphe de Geert Wilders aux Pays-Bas etc., qui a fini par atteindre (contrairement au nuage de Tchernobyl) l'Hexagone et faire triompher la ligne des Identitaires et autres Bivouac-ID, Rebelles.info, Euro-reconquista etc. Lesquels ont su conquérir la successeuse désignée de Jean-Marie Le Pen : sa fille Marine.

Il était prévisible que Dieudonné n'avait guère le choix : soit tout arrêter, sur l'air de "j'ai fait une bonne blague" (il l'aurait tenté, brièvement, l'année dernière, sans succès), et tenter la réintégration à "gauche"... soit finir sa course et rejoindre le mainstream de l'extrême-droite. C'est la deuxième option que semble confirmer cette remise de "Prix"...

 

Il faut noter que cette vidéo a également été diffusé par le site Contre-Informations : http://www.contre-informations.fr/?p=10175. Un nouveau pas en avant dans l'aggiornamento ? Reste, pour cela, à comprendre que les courants incarnés par Dieudonné et Zemmour ne se "complètent" pas, mais qu'il y a un secondaire (Dieudonné) qui vient de rejoindre et est subordonné au principal, au mainstream (incarné par Zemmour).

 

 

 

 

 

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POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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Comité de Soutien à la Révolution en Inde

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Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

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Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

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Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

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CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

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Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

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Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

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