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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 17:42

 

Source : Nouveau Népal

 

Affrontements lors du blocage du siège du gouvernement

09/05/2010
 
Les maoïstes et la police se sont affrontés aujourd'hui lors du blocage de Singha Durbar, siège du gouvernement. Il y a eu plusieurs blessés des deux côtés, ainsi qu'un journaliste. Plusieurs véhicules gouvernementaux ont été endommagés par les manifestants. Des infiltrés de l'Armée Népalaise et des services de renseignement ont été arrêtés par les maoïstes au sein des manifestations. Dans le reste du pays, tous les Bureaux Administratifs de District des 75 districts ont été bloqués (équivalent des préfectures).

Du côté des autres partis, le premier ministre a invité les maoïstes à la table des négociations. Les maoïstes ont répondu qu'ils viendraient négocier à la condition que le premier ministre démissionne. Le Congrès Népalais a affirmé que la balle était toujours dans le camp des maoïstes et que le premier ministre ne devait pas céder à la pression.

Concernant la réaction des militants maoïstes face à l'annulation de la grève générale, selon Kantipur, beaucoup ont été déçus sur le coup et étaient prêts à manifester contre la direction du Parti. Après que les dirigeants aient expliqué que c'était pour développer un mouvement plus efficace, les militants ont ravalé leur frustration et se sont déclarés prêts à continuer.

Une réunion des dirigeants du PCNU-maoïste décidera des programmes de protestation à venir.

Meeting d'hier soir :

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Aujourd'hui :

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Infiltrés arrêtés :

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La grève générale reportée :

Prachanda : Ce n'était qu'une répétition

08/05/2010
 
Un énorme meeting a eu lieu aujourd'hui à Katmandou. Prachanda et d'autres dirigeants du PCNU-maoïste ont dévoilé les futurs plans du Parti.

Prachanda a clarifié que le PCNU-maoïste n'engagerais pas de négociations avec les partis gouvernementaux mais qu'il attendrais plutôt que ces derniers viennent vers les maoïstes avec une proposition consensuelle concernant les problèmes soulevés par le PCNU-maoïste (nouvelle constitution, processus de paix et gouvernement d'unité nationale)."La balle est maintenant dans leur camp. Comment nous réagirons dépendra de comment ils agissent."

Il a ajouté que le Parti attendrait 2 jours durant lesquels des manifestations et le blocage du siège du gouvernement seront organisés. Si les partis gouvernementaux n'apportent pas de réponse satisfaisante, le Parti déclarera des programmes de lutte encore plus durs que la grève générale."Nous avons arrêté la grève, nous ne l'avons pas stoppé. L'agitation continuera avec plus de vigueur, d'intensité et sera plus efficace." "Notre grève générale pacifique et disciplinée n'était qu'une bande annonce. Ils (les partis) verront le film entier s'ils ne se décident pas maintenant." "La grève générale n'était qu'une répétition. Nous avons arrêté l'agitation pour le moment afin d'approfondir les préparations et de donner du répit au peuple. Nous allons lancer le vrai spectacle dans les jours à venir."

Il a également mis au clair que ce n'était pas en raison de pressions que le Parti avait arrêté la grève générale. "Ce n'est pas à cause de la manifestation pour la paix ou d'autre pression que nous avons décidé d'arrêter la grève générale. En fait, nous discutions depuis plusieurs jours à propos d'un changement de nature de la protestation et nous ne sommes parvenus à une décision que vendredi soir." Il a ajouté que le Jana Andolan - III (Mouvement Populaire - III) continuerait tant que ses objectifs ne seraient pas atteints.

Il a accusé le gouvernement d'initier la violence au sein des manifestations. Il a également accusé les médias et les 'élites Katmanduites' de ne pas avoir répondu positivement au mouvement de protestation.

Malgré l'arrêt de la grève générale, les dirigeants du Congrès Népalais ont continué d'affirmer que le gouvernement ne changerait pas. Le premier ministre Madhav Kumar Nepal (UML) a affirmé que les maoïstes devaient poursuivre la voie légale et parlementaire s'ils voulaient changer le gouvernement.

Reculer pour mieux sauter ou reculer tout court ? Les prochains jours nous le dirons...

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Aux dernières nouvelles :

Le gouvernement ignore toujours les demandes des maoïstes

10/10/2010
 
Le gouvernement et les partis dirigeants répètent encore que le premier ministre ne démissionnera pas sous la pression. Ils ajoutent également qu'il ne se passera rien avant que le processus d'intégration des deux armées ne soit achevé.

Face à cette situation, dix partis élus à l'Assemblée Constituante, dont le PCNU-maoïste, ont demandé la démission du premier ministre. Leur déclaration commune affirme que "la souveraineté nationale, le fédéralisme, le républicanisme, la laïcité, la démocratie, la justice sociale, la paix et la Constitution sont notre programme commun. Et promulguer la nouvelle constitution le 28 mai et achever le processus de paix avec succès est la tâche la plus importante du jour."

Citant le manque de volonté du gouvernement de forger un consensus, les maoïstes ont réaffirmé qu'ils ne discuteraient pas avec le gouvernement tant que le premier ministre n'aura pas démissionné. Babu Ram Bhattarai a également réaffirmé qu'il était complètement inutile de prolonger le mandat de l'Assemblée Constituante car tant que ce gouvernement existera il ne pourra pas être envisageable d'érire la nouvelle constitution.

Concernant la future stratégie du Parti, elle n'a pas encore été dévoilée mais voici ce qu'a affirmé Narayan Dahal, secrétaire du Comité de l'Etat Newa (Katmandou). "La moitié de nos cadres est repartie, en accord avec la stratégie du Parti." "Nous amenons de nouveaux cadres des districts qui n'ont pas participé aux manifestations et à la grève." Il a affirmé que les cadres ont été appelés pour "le mouvement décisif qui durera jusqu'au 28 mai." Selon lui, la première  vague a été le 6 avril, puis la deuxième le 1er mai et la grève générale. "Nous avons déjà montré notre puissance qui n'était qu'un échauffement pour la révolte." "Maintenant, la troisième [vague] sera avant le 28 mai et sera décisive." Les maoïstes ont prévu de loger leurs cadres dans la capitale jusqu'au 28 mai. "Nous les en avons informé." "Nous pourrions également les loger dans les maisons des dirigeants du Parti." "Nous avons déménagé les cadres restant dans nos hébergements après que certains soient rentrés chez eux." "Nous gardons nos cadres dans quelques écoles et collèges. Etant un parti responsable, nous avons quitté les lieux publics." Selon lui, le Parti a aménagé 200 hébergements.

 

A l'approche du 28 mai, date fatidique pour la rédaction de la nouvelle Constitution, la situation semble hésitante.

Certains membres de la direction (Prachanda ? Kiran ? Gaurav ?) tentent certainement de gagner du temps et d'acculer le gouvernement dans ses contradictions, pour le pousser à révéler son vrai visage. D'autres pensent peut-être sincèrement, encore, parvenir à une conciliation...

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 20:11

 

Secours Rouge

 

Palestine : Déclaration du secrétaire général emprisonné du FPLP

Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine actuellement en prison, a dénoncé toutes les négociations avec l’occupation israélienne, affirmant que ’la solution à ce conflit historique critique au Moyen-Orient ne pourra être que la création, sur la totalité du sol palestinien, d’un seul Etat, depuis le fleuve [le Jourdain] jusqu’à la mer, avec l’égalité totale pour tous’.

Dans un interview du 5 mai dernier, faite avec des réponses écrites obtenues grâce à son avocat, Sa’adat a insisté sur le fait qu’aucune négociation ne pourra atteindre les objectifs du peuple palestinien et qu’elles ne feront qu’approfondir les divisions internes. Sa’adat a dit que l’établissement d’un Etat palestinien sur base des frontières de 1967 et le droit de retour sont considérés comme une étape vers la résolution du conflit historique. Cependant, il a souligné que les négociations indirectes poussées par les Etats-Unis ne sont qu’une couverture pour la ’poursuite d’une politique israélienne construite sur la continuation de l’occupation’.

Sa’adat a condamné toute participation palestinienne à ces négociations indirectes, soutenant qu’elles font échouer toute tentative pour rétablir l’unité nationale. Sa’adat a dit ’Les négociations proposées par les Etats-Unis pour relancer le ’processus de paix’ en cours depuis vingt ans ne fait que montrer clairement l’échec de Barack Obama, président américain, à remplir les engagements pris vis à vis du monde islamique pour ’un nouveau départ’. Sa’adat a affirmé qu’accepter de telles négociations signifie l’abandon total des exigences du leadership palestinien, en ce y compris l’arrêt complet de la mise en place de colonie. Il a dit que les forces dominantes de l’OLP devraient au moins être tenues de respecter leurs propres conditions.

Ahmad Sa'adat

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 20:06

 

(Secours Rouge)

Turquie : Décès de Güler Zere

La militante Güler Zere est décédée ce vendredi après avoir lutté de longs mois contre un cancer de la gorge.

Emprisonnée durant quatorze années pour son appartenance au DHKP-C  , elle avait été libérée le 6 novembre 2009, bénéficiant de la grâce présidentielle suite à quatre mois d’une campagne intensive menée par l’opinion publique progressiste turque et internationale.

Manifestation pour la libération de Güler Zere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais Güler Zere était déjà gravement malade à sa libération. Les autorités pénitentiaires et l’Institut médicolégal l’avaient tout simplement laissée agoniser en captivité, alors qu’elle était légalement libérable pour raisons de santé. Dès sa sortie de prison, elle avait participé aux rassemblements de solidarité avec les prisonniers malades organisés chaque vendredi à Istanbul. Mais le mois dernier, son état de santé s’est subitement dégradé, et elle est donc décédée aujourd’hui, à l’âge de 38 ans.

La rue s’embrase pour Güler Zere

samedi 8 mai 2010, par Maison du Peuple de Genève et Maison Populaire de Genève


Les actions de rue en hommage à Güler Zere se multiplient et réunissent pratiquement tous les courants de la gauche anatolienne (le Front populaire -Halk Cephesi- et le Comité alévi révolutionnaire -DAK- dont elle était membre, le Parti communiste -TKP-, le Parti de la liberté et de la solidarité -ÖDP-, le Parti socialiste des opprimés -ESP-, la Plate-forme révolutionnaire indépendante de classe -BDSP-), les syndicats des travailleurs du public (KESK) et des retraités (Emekli-Sen), des collectifs étudiants et autres associations professionnelles d’avocats (CHD), de médecins (TTB), d’ingénieurs (TMMOB)...

En début de soirée, des milliers de personnes ont parcouru la rue Istiklal à Istanbul aux cris de : "Güler Zere est immortelle", "Liberté pour tous les détenus malades", "L’Etat assassin devra rendre des comptes", "Nous avons payé cher, ils le paieront cher" ou encore "Les martyres de la révolution sont éternels".

Entre-temps, plusieurs centaines de manifestants se sont massés devant son domicile à Armutlu où elle s’est éteinte. La foule a brandi son catafalque drapé de rouge en scandant des slogans hostiles au gouvernement.

On apprend également que des militants masqués du DHKP-C et armés de cocktails Molotov ont défilé dans plusieurs quartiers d’Istanbul, notamment dans le quartier autoproclamé "du 1er mai" (officiellement appelé "quartier Mustafa Kemal"), de Gazi, d’Alibeyköy et de Sarigazi pour saluer "leur camarade Güler Zere".

Güler Zere est une militante kurde zaza du Dersim. A ses vingt et un ans, elle s’engagea dans la guérilla rurale du Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C). Capturée par l’armée en 1995, elle fut condamnée à une peine de 34 ans de prison.

L’an dernier, les médecins de la prison d’Elbistan lui diagnostiquèrent un cancer avancé de la gorge mais l’Institut médicolégal entrava sa demande de libération conditionnelle, la condamnant ainsi à une mort certaine. Les autorités turques finirent par céder aux pressions populaires après quatre mois de lutte. Le 4 novembre 2009, le président turc de la République Abdullah Gül signa le décret de grâce présidentielle qui lui permit deux jours plus tard de retrouver le chemin de la liberté. Une liberté bien éphémère qui n’aura duré que 6 mois...

Ses funérailles débuteront demain matin dans le Djemévi (temple alévi) d’Armutlu.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:04

 

samedi 8 mai 2010, par Primitivi

Relais d’un article venant de Colombie envoyé par mail, à propos de la situation alarmante et du terrorisme d’État dans le nord Santander.

COLOMBIE : SILENCE ON TUE !

CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DU CATATUMBO ET L’ARRÊT DES MONTAGES JUDICAIRES.

La plus vieille démocratie d’Amérique Latine continue, en toute impunité et dans le silence effrayant de la communauté internationale, sur le chemin des plus sombres dictatures. Nous ne sommes plus beaucoup à être dupe de la farce démocratique des républiques électoralistes, et pourtant nous déplorons que ces seuls attributs, la démocratie écrite dans la constitution d’une part et un semblant d’élection d’autre part, suffisent à absoudre tous les crimes commis en leurs noms.

Il faut alors rappeler ceci : si on additionne les crimes, les exécutions, les assassinats, les disparitions, les cas de tortures et les déplacements forcés de population des dictatures des années 70-80 du cono sur (Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay), ce compte macabre reste en dessous de tous les crimes commis par la “démocratie” colombienne depuis le début des années 80. Combien de sang, d’horreurs et de tragédies pour que la Colombie soit en première page des journaux du monde entier, combien de temps encore pour que soient jugés les crimes d’une oligarchie si perverse ? Combien de morts, de fosses communes, d’exécutions extra-judiciaires, de “falsos positivos” et de montage judiciaires pour que les peuples se lèvent contre cette démocratie-là ? Parce que, ce laboratoire de la perversité ne préfigure pas seulement les futures “démocraties” d’Amérique Latine, mais bien le futur de toutes les démocraties du monde, où, drapées dans des mots et des concepts vidés de leur sens, la terrible loi des puissants et des riches, la terreur du capitalisme et de ses mercenaires, dirigeront l’avenir des hommes et des femmes dans le plus terrifiant des silences et la plus totale absence de justice.

Ce qu’il faut faire ? Suivre l’exemple de ceux et celles qui luttent avec courage et dignité : l’ASCAMCAT.

L’association paysanne du Catatumbo (La Asociación Campesina del Catatumbo - Ascamcat), est une organisation fondée à la fin de l’année 2005 par les habitants de la zone rurale formée par les municipalités de Convención, Teorama, El Tarra et El Carmen, lesquelles font partie de la région du Catatumbo, dans le département Norte de Santander. Cette région frontière avec le Vénézuela est une région stratégique riche en ressource pétrolière et carbonifère, en ressource aquifère et minérale (gisement de coltan et d’or notamment). Notons également que le Catatumbo est le territoire ancestral de l’ethnie Barri, et par la même un lieu historique de résistance à toute les formes d’oppression de puis la conquête espagnole. L’Ascamcat s’est créée comme une proposition associative de reconstruction du tissu social suite à la “démobilisation” des blocs paramilitaire en 2005. Elle se positionne comme une alternative qui permette de générer les conditions d’une vie digne et d’un développement juste pour les habitants du Catatumbo. Sa proposition s’appuie sur ces quelques points intransigeables : La défense du territoire et le refus de tout nouveau déplacement de population ; le respect des communautés indigènes, et plus avant de tous les hommes et femmes, ainsi que des enfants du Catatumbo ; l’interdiction de la fumigation des cultures à usage illicite et l’arrêt de l’éradication manuelle sans plan de substitution ; la résolution des facteurs socio-économiques qui ont donné naissance à l’expansion des cultures de coca ; la défense des ressources naturelles et la préservation des écosystèmes ; la participation dans les prises de décisions concernant l’aménagement du territoire ; le respect à la vie et la défense des droits de l’homme dans la région. Vaste est ambitieux programme pour une région ensanglantée par le paramilitarisme de 2000 à 2005 et submergée par la militarisation des années de la sécurité démocratique des deux mandats du présidents Uribe. Selon les sources, entre 5 000 et 15 000 morts.

Le scandale des “faux positifs” est né par là-bas, avec la brigade XXX (la treinta), aujourd’hui dissoute, qui séquestrait des jeunes des quartiers populaires de Bogotá pour les abbatre dans la région du Catatumbo, les déguisait en guérillero et ensuite les présentait comme morts au combat, profitant ainsi de cette absurde et macabre politique de résultat instituée par l’actuel candidat à la présidence, Juan Manuel Santos, alors en poste comme ministre de la défense. Vaste est ambitieux programme, qui ne pouvait donc qu’attirer les foudres de l’oligarchie et la mobilisation de toute la force macabre de ceux d’en-haut. La stratégie d’aujourd’hui, celle du moindre coût pour les puissants, est celle des montages judiciaires. Pourquoi se mettre à dos les investisseurs étrangers avec des paramilitaires sanguinaires et violeurs d’enfants, pourquoi se mettre à dos les organisme internationaux à cause de soldats de l’armée nationale prompt à tuer puis déguiser même les ânes en guérilleros, pourquoi tout cela lorsqu’on dispose de tout l’arsenal d’une justice de façade, d’une démocratie de papier, d’un état de droit fictif ? Et ainsi vont les crimes perpétraient à l’encontre de la population catatumbera proche de l’ASCAMCAT depuis 2009 :

- Luz Marina Rodríguez Casadiego, assassinée le 14 juin 2009. Âgée de 46 ans, elle était responsable du poste de santé de Caño Escondido, municipalité de Convención. Deux tirs à bout portant dans la tête alors qu’elle transitait à dos de mule sur un chemin.
- Raúl Navarro, assassiné le 7 aout 2009. Il était vice-président de la junta de acción communal (mairie locale) de la vereda (petite agglomération paysanne) El Suspiro. Un tir dans la tête et des signes de torture à l’arme blanche à l’estomac et à la jambe droite.
- Freddy González García, disparu le 17 septembre 2009 et retrouvé mort le 20 septembre 2009. Âgé de 33 ans, il était juge (fiscal) de quatre veredas. Torturé et mis à mort, son corps a été retrouvé prêt de la vereda Puerto Barranca.
- Léider Antonio Hernández Velásquez et Ánderson Camargo Ramírez deux jeunes paysans morts le 5 octobre 2009 à la vereda de San Pablo, municipalité de Teorama. Morts suite à la fusillade organisée par un groupe paramilitaire qui fit irruption dans le village et tira au hasard.

Depuis la fin de l’année 2009, les actes d’intimidation à l’encontre de la communauté et des leaders de l’Ascamcat n’ont pas cessé. De l’emprisonnement pour quelques jours de dizaine de personnes à l’intrusion de plus de cinquante militaires dans le territoire de paix qu’est le refuge humanitaire situé à la vereda de Caño Tomas. Le plus grave se déroule cependant depuis le début du mois de février 2010. Suite aux témoignages de supposés démobilisés de la guérilla, la Fiscalia (département de la justice colombienne) a promulgué pas moins de 68 ordres de capture à l’encontre d’affiliés de l’Ascamcat. La communauté à pourtant reconnu le supposé démobilisé de la guérilla et formellement identifié comme un délinquant de la région, impliqué notamment dans des vols à la portière et des extorsions minables. Il faut noter que le statut de démobilisé et de collaborateur de “la justice” offre à ce trouble personnage, outre une protection policière et un salaire, la permission de ne pas être contre-interrogé par les avocats de la défense comme de ne pas participer à un éventuel procès, pour “sa sécurité”. Il n’en faut pas plus pour définir parfaitement ce qu’est un montage judiciaire. Ceux de l’Ascamcat actuellement incarcérés, au nombre de 19, sont sous le coup d’une juridiction exceptionnelle pour les accusations de narcotrafique et de terrorisme, ce qui permet à “la justice” de les maintenir jusqu’à un an en prison, le temps de l’investigation.

Liberté pour la Catatumbo, plus de montages judiciaires !

Suite à cette vague d’arrestation et à la décapitation de fait de la direction de l’ASCAMCAT, les leaders campesinos ont organisé une rencontre nationale et internationale les 28 et 29 avril, à la vereda de Caño Tomas, municipalité de Teorama, dates qui correspondent également à l’anniversaire du refuge humanitaire monté en ce lieu en 2009 suite aux concentrations de l’armée nationale et des “bavures” en résultant (saccages et vols des cultures, extorsions et intimidations, bombardements et mitraillages au hasard, etc, etc...).

Convoqués au lancement de cette campagne intitulé : Libertad por el Catatumbo, no mas montajes judicales. Somos campesinos no terroristas !, de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme, comme les collectifs d’avocats Humanidad Vigente et le collectif Luis Carlos Pérez, des organisations paysannes d’autres départements comme l’ACVC du Magdalena Medio ou ASTRACATOL de Tolima, des syndicats universitaires comme la FEU, des organisations de défense des droits des prisonniers politiques comme la fondation Lazos de dignidad, des journalistes indépendants ou d’organes nationaux comme Caracol Radio, et quelques organisations du Catatumbo vénézuelien voisin comme MOJUCAT – Movimineto de la Juventud del Catatumbo, des organisations internationales de défense des droits de l’Homme comme IPO ou PBI, et bien d’autres compagnons de route de la lutte, venant du pays et de bien au-delà.

Récit de la rencontre, 28 et 29 avril 2010, Refuge Humanitaire, Caño Tomas, Teorama.

Depuis Bogotá est parti un groupe d’étudiant pour rallier Cúcuta, la capitale de l’état de Norte de Santander. Après quatorze heures de voyage, c’est au terminal de bus que d’autres étudiants de Pamplona et de Cúcuta, les journalistes, d’autres organisations sociales et ceux de Barracabermeja et Buccaramengua se joignent à la troupe. Également, à partir de là, tous conterons avec l’accompagnement des internationaux de IPO, l’observatoire international de la paix : c’est qu’il faut maintenant rejoindre La Gabarra et donc passer de nombreux barrages de la police et de l’armée. Ces quelques six heures de camion-bus sur une route parfois défoncée, enjambant des rivières sur des ponts bringuebalant, voient défilés les plantations de palme africaine, la maldita palma, ce vaste méga-projet du gouvernement de substitution des cultures de coca et de développement pour la région, programme qui ne profitent qu’aux grands propriétaires, qui empêchent les cultures traditionnelles et la souveraineté alimentaire des paysans de la région, en un mot qui participe à l’anéantissent du monde paysan et ne vise qu’à en faire un vaste sous-prolétariat au service des propriétaires terriens, et qui par-dessus tout appauvrit irréversiblement les terres fertiles. Sur le bord des routes on voit aussi des blindés et des troupes de l’armée nationale armées jusqu’au dents, surtout prêt des forages de pétrole de la zone de Tibú. La ville est dernière nous, les vaste étendues de forêt tropicale remplacent le béton et le bruit tenace de la circulation, la chaleur humide endormirait avec force si les embardées du camion le permettaient, voilà plus de vingt heures que nous sommes en route.

Arrivée à La Gabara, une ville forteresse dont les stigmates de la prise de la ville par les paramilitaires sont encore tenace, dix ans après. Là, avec le concours tacite des militaires de l’armée nationale, les mercenaires des AUC ont tué quelques deux cents personnes en une seule nuit, bombardant et mitraillant, volant et violant, jetant les cadavres dans le fleuve Catatumbo et inaugurant leur sinistre emprise sur la région, ces années de terreur et de sang que certains n’oublieront jamais. Les pirogues qui doivent emmenées les quelques cinquante participants ne sont pas là. On se repose un peu, on déjeune, mais on s’agite aussi. Il reste six heures de pirogues et une heure de marche, et si elles ne sont pas là, les embarcations, la piste qui mène au refuge humanitaire sera difficilement praticable en cette saison d’hiver. On apprend que les pirogues ont eu des difficultés, la veille, pour atteindre Caño Tomas avec un autre groupe. Elles ne sont pas là, il faut improviser. La majeure partie part donc entassée sur deux pick-up, le reste passe la nuit à la Gabara. Les volontaires ne se bousculent pas : qui veut passer la nuit dans une ville bastion du paramilitarisme ? Pas les leaders d’organisation paysanne ! Après quelques mesures de sécurité, le groupe restant s’organise et s’apprête à profiter d’une courte nuit. Le lendemain il faudra se lever vers les trois heures du matin et emprunter aussi la piste.

Que le Catatumbo est beau à l’aube ! Sa végétation luxuriante baigné par la transpiration de la terre qui s’éveille, les oiseaux colorés accompagnent de leur chant le ronronnement du moteur qui s’essouffle dans les marres de boue, un paradis meurtri que nous sillonnons avant que l’accablante chaleur de la matinée s’installe. En plein territoire de l’ethnie Barri nous avançons, parfois lentement, sautant du pick-up pour désembourber une roue, et chacun partage ses expériences, de luttes sociales, de luttes étudiantes, de résistance. Un paysan sexagénaire, alias « Clinton », assez robuste pour aider les voyageurs, nous raconte l’histoire triste des lieux que nous dépassons. Ici el cimetario, ici el mortero... des fosses communes et des bosquets où l’on peut encore voir, sans sépulture, les os blanchis des victimes du paramilitrisme. Le compagnon journaliste Manuel demandera plus tard, lors de la conférence de presse, si les autorités n’ont jamais enquêté sur ces lieux de malheur connus de toute la région. Jamais. C’est une plaie mortelle qui fait du Catatumbo un territoire sacré, une raison suffisante pour interdire n’importe quel bulldozer, n’importe quel forage, n’importe quel projet capitaliste. Clinton nous raconte comment la police et l’armée lui ont volé deux mois auparavant la récolte de coca... de ce dur et laborieux travail il n’a pas profité, mais le poste de police s’est enrichi depuis lors de ventilateurs et autres objets de confort. C’est ainsi, par ici, qu’ils s’engraissent sur le dos des paysans. Chemin faisant, la piste défoncée endolorie les corps et saigne les mains accrochées à la carlingue, pas un peso d’investi dans les infrastructures. Et pas seulement la route, depuis bien des heures il n’y a pas un poste de santé, pas une école, rien et personne, seulement la jungle. Enfin, après quelques quatre heures, nous arrivons au refuge humanitaire de Caño Tomas.

Malgré la difficulté du voyage, plus de cinq cents personnes participent finalement à la rencontre internationale. Il faut saluer la parfaite organisation de l’ASCAMCAT qui a surmonté toutes les épreuves pour accueillir dans les meilleures conditions tous les participants, et par ici rien n’est facile. Après l’enregistrement des nouveaux venus et un robuste petit déjeuner cuisiné sur les feux de bois, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Sous un vaste ranch au toit de palme et aux piquets de bois, l’estrade accueille le défilé des participants et des leaders campesinos. Les viva fusent et la température augmente encore d’un cran. Les messages de soutien des participants venus de tout le pays finissent en applaudissements sous la harangue des étudiants qui concluent leurs mots par de vibrant Hasta la victoria siempre ! Les camarades du Vénézuela sont copieusement applaudit. L’esprit bolivarien soutient l’assemblée. Les présentations laissent place aux mots des collectifs d’avocats, l’assemblée intervient, la logique de la résistance s’impose dans ces mots d’ordre de la rencontre : plus de montages judiciaires ; nous sommes défenseurs des droits de l’Homme, pas terroristes ; nous sommes campesinos pas terroristes !

Un petit groupe électrogène fournit l’électricité et permet de voir les messages enregistrés des compagnons qui vivent dans la clandestinité depuis la promulgation des ordres de capture. Des messages de soutien arrivent depuis l’Europe et même depuis les États-Unis. Les banderoles décorent le refuge, ce petit territoire de paix d’à peine un kilomètre carré, bordé par un cours d’eau clair et rafraichissant, par une plantation de cacao abandonnée depuis que les fumigations ont irréversiblement condamnées toutes les récoltes futures, résonne pendant quelques heures de la détermination d’une communauté prête à surmonter toutes les oppressions. Qu’importe la fatigue, le manque de médicaments, de professeurs, d’infrastructures et de respect de la part de ceux de la ville, qu’importe le blocus sur la nourriture et le manque de débouchés de la culture traditionnelle, qu’importe même les morts et les prisonniers politiques, ici on reste debout, digne et fier, jusqu’aux ultimes conséquences de ses choix réfléchis.

Je ne peux que raconter ces deux moments forts où l’assemblée toute entière est parcourue d’un intense frisson d’émotion malgré la fournaise de l’après-midi. Viennent partager sur l’estrade les familles des camarades injustement emprisonnées. Une femme dans la force de l’âge, des sanglots dans la voix, surmontant le trac de parler devant une si grande foule, nous parle de son père, un vieux paysan déjà, qui se désespère et se meure entre les quatre murs d’une sordide prison d’état, et dont le seul crime est d’être un bon père de famille, humble et travailleur, qui a choisit de se joindre à l’organisation plutôt que de laisser à ses enfants le même monde que lui a du supporter. En prison il pleure souvent. Dans l’assemblée certains retiennent leurs larmes face à se témoignage poignant. Par ici, camarade ou simple lecteur, la vie dure endurcit la peau mais pas les cœurs.

Un peu plus tard, Olga, dirigeante de l’ASCAMCAT dont et le père et l’oncle sont incarcérés, rappel alors que dans le Catatumbo un ordre de capture ne se refuse à personne, et que tous et toutes sont sous cette vicieuse épée de Damoclès. Elle qui a déjà échappé de peu à la mort lors d’une poursuite avec des tueurs aux ordres des paramilitaires il y a quelques mois, rappelle aussi que d’autres camarades, comme ceux de ASTRACATOL de TOLIMA ont dans leurs rangs plus d’un mort. Et que la mort est une possibilité. Une possibilité acceptée comme prix à payer pour la liberté et l’émancipation du peuple. Je ne saurai expliquer avec quelques mots le nouveau frisson qui traversa certains d’entre nous lorsque Olga s’est dite confiante en la combativité de l’assemblée présente au cas ou la mort viendra la prendre. Ce fut le silence, et pourtant, il n’y a aucun doute, si la situation empire encore, plus d’un(e) ce lèvera et acceptera, comme elle, comme tous et toutes qui sommes investis de cet espoir pour des lendemains meilleurs et conscients de la nécessité du combat, et bien ensemble nous reprendrons la lutte jusqu’aux ultimes conséquences de nos actes réfléchis.

Lors de la conférence de presse, ceux qui sont étrangers au territoire et aux terribles banalités du quotidien des zones rurales en Colombie, restent médusés quand Pablo, l’actuel coordinateur du refuge humanitaire, répondant à une question d’un jeune journaliste barbu, nous expliquera que les deux bureaux de vote pour le secteur de Teorama, La cooperativa et La pista, sont des lieux fantômes depuis plus de dix ans, et que malgré tout à chaque élection sortent des bulletins de vote se répartissant également, 40% pour le parti du président Uribe (partido de la U), 40% pour le parti conservateur et 20% pour le parti libéral. Malgré les dénonciation auprès des autorités compétentes, rien ne change, et les élections pour le congrès du mois de mars dernier n’ont pas fait exception à la règle. Pas de bureau de vote mais des résultats quand même ! Comment donc sera élu le prochain président de la république pour l’élection de cette fin de mois de mai ? Devinez ! Certains disent encore que en Colombie il y a un état de droit, et démocratique en plus !

Il est impossible de raconter en détail tous les événements de cette imposante rencontre. Ceux de la tribune et ces quelques moments partagés avec la vie paysanne des camarades du Catatumbo. Simplement la campagne internationale pour la libération des prisonnier politiques et pour l’arrêt des violations des droits de la communauté est lancée. Elle doit vivre, chaque jour et chaque seconde enfler comme un fleuve turbulent qui cherche par tous les moyens à se frayer un chemin vers la mer, cette campagne doit aboutir à la vérité et à la libération inconditionnelle des camarades internés. Parce que chaque jour qui passe, chaque heure qui s’écoule, les camarades sont en prison sous le coup d’infâmes et ridicules montages judiciaires, et leurs familles sont dans l’angoisse de l’attente de chaque décision de « justice ». Il n’est pas besoin de rappeler que les prisons colombienne sont loin d’être des endroits sécurisés pour les prisonniers politiques accusés d’être en relation avec la guérilla.

Alors ils faut mobiliser toutes nos forces pour que cesse le silence, pour que les violeurs des idées de justice et de liberté ne soient pas les maîtres, et pour soutenir sans l’ombre d’une hésitation ceux et celles qui luttent depuis les magnifiques collines du Catatumbo. Rien de plus et rien de moins :

Libertad por el Catatumbo, no mas montajes judicales. Somos campesinos no terroristas !

Pour les compagnons emprisonnés et leurs familles : Soutien inconditionnel !

Les personnes actuellement injustement détenues sont :

Diosmel Galvis Vergel
Roimar Carrascal
José de Dios Benítez
Edilson Márquez
Gabriel Quintero
Aleida Angarita
Jesus Antonio Quintero Salazar
José Alberto Quintero Salazar
Olinto Salazar Pabón
Diorgen Acosta
Héctor Saúl Carrascal
Neyder Carrascal.
Eneil Pérez Calderón

Tous et toutes, reconnus dans la région pour leur travail auprès de la communauté, sont accusés de rebellion, terrorisme et association de malfaiteurs ; certains sont poursuivis en plus pour narcotrafique. Par ailleurs, la fiscalia a lancé deux ordres de capture contre José del Carmen Abril Abril président et représentant légal de L’ASCAMCAT et contre Jhonny Feldred Abril Salcedo qui a été jusqu’alors le coordinateur du refuge humanitaire de Caño Tomas.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:01

 

par Jesus Garza pour Diagonal

vendredi 7 mai 2010, par Primitivi

Alors qu’il est reconnu et invité par Zapatero au Sommet Latino-américain de Madrid, le Gouvernement de Porfirio Lobo, encouragé par les putschistes, continue de réprimer l’opposition.

Bain de foule. Le président Profirio Lobo, élu après le putsch de Micheletti.
(photo : Partido Nacional)


Après 100 jours de gouvernement de Porfirio Lobo les violations des droits de l’homme continue. Sept journalistes ont été assassinés au Honduras depuis le début de l’année. Le dernier, Georgino Orellana, est mort le 21 avril d’une balle dans la tête. Un jour avant, l’activiste Óscar Flores avait été séquestré après une marche organisée par le Front National de Résistance Populaire (FNRP), qui demande la mise en place d’une Assemblée Nationale Constituante pour élaborer une nouvelle constitution.

Dès l’arrivée de Porfirio Lobo à la présidence du Honduras le 27 janvier dernier la répressions contre les opposants s’est accrue. Pourtant, Lobo a été invité par le gouvernement espagnol au Sommet de l’UE avec l’Amérique Latine et les Caraïbes qui aura lieu à Madrid le 17 et 18 mai prochain. Zapatero a confirmé en février sa reconnaissance de Lobo malgré les accusations de fraude électorale. Cela a entraîné une protestation conjointe de plusieurs organisations des droits de l’homme de l’État espagnol contre l’invitation officielle faite au président hondurien. D’autres président, comme le nicaraguayen Daniel Ortega, ont aussi reconnu ce gouvernement impulsé par les putschistes.

Mais le FNRP continue avec ses plaintes, à travers des concentrations populaires, pour le manque de démocratie et la persécution des opposants. Depuis le 20 avril le Front a commencé une campagne de signatures pour solliciter une nouvelle Carta Magna.

30.000 signatures en deux heures

Ce jour, en à peine deux heures, les opposants de Porfirio Lobo ont recueilli plus de 30 000 signatures, sur le million qu’ils espèrent obtenir. Ces derniers jours un de ses militants, Óscar Flores, a été séquestré. Il était un activiste très connu parce que présent à toutes les marches il portait une affiche qui comptabilisait les jours de résistance populaire depuis le putsch militaire.

Georgino Orellana, journaliste et professeur assassiné, était aussi critique avec le gouvernement, il avait été écarté d’un groupe médiatique pour être prononcé contre la ligne éditoriale et il fut très liée aux organisations populaires. Les plaintes pour les meurtres de personnes liées avec la résistance populaire sont constantes et le Ministre de Sécurité, Óscar Álvarez, se cache sous des arguments comme celui que cette ‘vague de violence’ tente de le discréditer.

La répression s’est aussi acharnée avec les paysans. Avant la croissance de la demande de terres dans le secteur du Bas Aguán (région du nord du pays, avec plus de 3 000 familles paysannes), Lobo a mobilisé dans cette zone plus de 5 000 militaires pour réprimer les journaliers sous prétexte d’attaquer le trafic de stupéfiants. Cette justification n’a convaincu personne puisque l’État n’a pas de plan pour contenir les narcotrafiquants qui vivent tranquillement dans le pays.

Malgré tout, Lobo essaie de donner une vision internationale d’un Honduras qui se dirige vers un processus démocratique. Selon le FNRP c’est seulement un mirage qui ne sert qu’aux entreprises et aux hommes politiques de droite pour maintenir leurs privilèges. Avec les conditions actuelles, pour “Pepe“, comme se fait appeler Porfirio Lobo, gouverner n’est pas une poire dans un gâteau. Les putschistes ont laissé la nation exsangue. Ils se sont endettés en émettant des bons d’État, pour les placer dans la banque privée, pour un montant de 292 millions d’euros. De plus, ils ont dépensé 373 millions d’euros issuent de la réserve nationale, en impliquant les ressources dans des appels d’offres truqués de travaux publics, ils ont provoqué l’isolement diplomatique et économique du pays, ils ont changé les formules d’appel d’offres de combustibles que le gouvernement de Zelaya avait mis en place. De plus, ils ont annulé la souscription à l’Alternative Bolivarienne des Amériques -ALBA- grâce à laquelle des fonds avaient été obtenus pour la production agricole et ils ont accentué les conflits agraires du fait de ne pas avoir appliqué les lois approuvées sous Zelaya.

Devant la pression internationale qui demande une solution à la crise politique et économique, Lobo a décidé de mettre en route ce qu’il appelle “Gouvernement d’Unité Nationale”, qui n’est pas une autre chose que la distribution des droits et des pleins pouvoirs et qui rend plus difficile la conciliation de tous les secteurs. Dans la distribution de pouvoir, les militaires ont exigé l’Entreprise nationale de Télécommunications -Hondutel- [1], la marine marchande, le bureau d’immigration et le Ministère de la Défense.

Pour sa part, le candidat adversaire de Lobo s’est conformé à l’Institut de la Propriété. De cette façon il pourra résoudre les accusations publiques d’obtention de lots de terrain pour des projets de construction de logements, l’un de ses principaux business personnel. En même temps, il a rempli l’Institut de personnes engagées grâce au népotisme, parmi celles-ci la personne en charge des droits de l’homme, qui ne sait pas quelles fonctions elle va occuper.

Le découpage du ’gâteau’

Au parti de ‘gauche‘ Unification Démocratique qui a fait figurant durant les élections, Porfirio Lobo, parce qu’il ne partage pas leur vision de la réforme agraire, leur a donné l’Institut National Agraire, une institution corrompue, une patate chaude dans l’administratif. Par-dessus le marché, l’État dispose d’une Cour Suprême de Justice obéissante et d’un Ministère Public aux ordres des patrons qui ont fomenté le coup d’État. Seul le Congrès National pourrait avoir un espace de manoeuvre, mais celui-ci la jour mi-figue mi-raisin déclarant un jour vouloir nettoyer le coup d’État et le lendemain qu’il n’existe pas de mécanismes constitutionnels pour destituer la Cour Suprême de Justice discréditée. Cour Suprême qui continue de paralyser les actions judiciaires à l’encontre des personnes accusées de violer les droits de l’homme.

Mais surtout, il existe une forte pression sociale pour arrêter l’augmentation de prix des combustibles, pour trouver des solutions aux conflits agraires, pour faire que les charges fiscales soient plus importantes pour les plus riches, pour nettoyer les institutions juridiques et garantir les droits de l’homme.

Le pouvoir des entrepreneurs

Toute mesure de changement du gouvernement se heurte avec les intérêts des groupes patronaux qui ont provoqué le putsch. Contrôler les prix des combustibles signifie marcher contre le libre-échange que les entrepreneurs défendent, la solution aux conflits agraires demande d’exproprier les propriétaires terriens et de garantir le respect des droits de l’homme, que le système judiciaire soit indépendant et que l’action policière soit transparente et ne goupille pas une répression sélective spéciale à l’encontre de l’opposition du FNRP. Les entrepreneurs ne sont pas pour le travail.

Jesus Garza pour Diagonal


Source : Diagonal periodico "La falsa paz de Lobo en Honduras"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] L’ex-chef d’état major des armée en est devenu le dirigeant, et les États-Unis lorgnent très fortement sur cette entreprise. Voir les articles parlant d’Hondutel

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:26

 

 

 

 

Gloire à la victorieuse Armée Rouge !

Gloire au Peuple soviétique !

Mort au fascisme !

10, 100, 1000 Stalingrad !

 

 


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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 11:31

 

Le Jura Libertaire

5 mai 2010 : grève nationale et manifestations dans tout le pays en Grèce 

 

La manifestation athénienne contre les mesures gouvernementales et le FMI est massive. Les chiffres de 25'000 donnés par la police semble ridicules par rapport à la masse rassemblée sur Patission Avenue, dans le centre ville de la capitale. Les cortèges se suivent les uns après les autres. Leurs banderoles, outre le cyrillique, ne sont pas toujours lisibles pour l’observateur étranger. On trouve un M-L KKE mais aussi un KKE M-L, les uns seraient une branche maoïste fractionnaire du KKE (parti communiste grec), les autres une branche trotskiste, également fractionnaire. De nombreux autres partis d’extrême gauche ont constitué des cortèges très dynamiques. La jeunesse des manifestants y est frappante. Quelques cortèges, rares, rassemblent des migrants. Ce sont aussi les plus musicalement animés. L’envie d’en découdre avec les forces de l’ordre et avec le gouvernement est palpable. Nombreux sont les manifestants apparemment prêts à aller au conflit : ils arborent des masques en tous genres dont des masques à gaz, lunettes de piscine et les indispensables écharpes noires qui permettent aux anarchistes de garder leur anonymat sur les enregistrements visuels.

 

Alors que les manifestants piétinent vers 13 heures, à cause de l’engorgement rapide de l’avenue Patission, les premiers cortèges sont rapidement pris sous le feu des CRS grecs. En effet, des dizaines de militants anarchistes, répartis tout le long des cortèges, cassent des morceaux d’escaliers ou de façades, pour en faire des projectiles contre la police et surtout contre les banques et autres commerces choisis comme cibles politiques. Les débris s’amoncellent rapidement sur les côtés de la manifestation. La police ne charge pas, elle fait exploser des bombes sonores (on peut lire sur la bombe, après son explosion «non lethal technologies») et lance quantité de grenades lacrymogènes. Leur fumée est particulièrement âcre, pas grand chose à voir avec celles qu’on peut connaître en France. Des militants disent que l’État grec s’approvisionne en Israël et que ces grenades ne sont pas aux normes de sécurité. La preuve ? nombreux sont les manifestants malades. Certains s’évanouissent. D’autres chancellent et doivent être soutenus. Tous toussent, crachent et pleurent.

La cible politique du jour est le Parlement où doivent être ratifiées et signées les mesures annoncées par le gouvernement. La manifestation se scinde en deux pour contourner le jardin en contre-bas du bâtiment mais les CRS ne laissent passer personne. Les premières escarmouches sérieuses commencent : des cocktails molotov sont envoyés sur les policiers, dont certains prennent feu. La riposte est sévère. La fumée et les déflagrations des bombes sonores dispersent les manifestants. On ne voit plus autour de soi. Les mouvements de foule dispersent les cortèges. Les banderoles sont repliées. Une vraie guerre de position commence entre les CRS et les anarchistes, soutenus par des manifestants en colère. C’est la première fois que l’ensemble des personnes présentes soutiennent, applaudissent et acclament massivement l’action des anarchistes. Certains cortèges se déploient même stratégiquement pour protéger leur action. Les CRS ne plient pas, l’atmosphère devient irrespirable. La manifestation décide de contourner le blocage. La dispersion est à son comble. Et surtout la cible (le Parlement) manquée. On entend des cris de manifestants tout à fait ordinaires «brûlons le Parlement», «gouvernement assassin», «police, cochons, assassins» !

Alors que le contournement du blocage s’avère inefficace car la seconde route d’accès au Parlement est également bloquée par les CRS, une partie de la manifestation décide de continuer sur une grande avenue. Celle-ci réserve une surprise de taille : le ministère de l’Économie. Ce fait n’échappe pas aux manifestants anarchistes qui se déchaînent sur la porte d’entrée à grands renforts de cocktail molotov. Le hall d’entrée prend feu et les flammes lèchent bientôt le premier étage. L’ensemble du bâtiment est rapidement touché. Était-ce où étaient entreposées les archives de l’économie du pays ? Les plans du FMI ? Les manifestants qui entourent les anarchistes crient victoire et les acclament. Encouragés, ceux-ci cassent sans plus de retenue. Alors qu’un camion de pompiers arrive pour éteindre le feu, ils se jettent dessus, cassent les phares, arrachent le pare choc. Certains manifestants tentent de s’opposer «pas les pompiers !» mais c’est trop tard. Les pompiers à l’intérieur du véhicule décident de le quitter. Les anarchistes y mettent le feu. Deux autres voitures brûlent, mais il ne semble pas qu’il s’agisse là de cibles favorites. Les vitrines de tous types de commerces volent désormais en éclat. Les CRS poursuivent les quelques 150 à 200 personnes restées avec les anarchistes. Avec l’arrivée de leur nouvel engin (les CRS, par deux, à moto), ce qu’il restait de manifestants se dispersent. C’est la fin de la casse.

En amont, des cortèges continent à manifester plus pacifiquement. Chants et slogans rythment leur marche. Mais la police les charge et les bombes sonores continuent à pleuvoir au milieu de la fumée des gaz lacrymo. On apprend que deux gardiens d’une banque sont morts et un pompier par asphyxie. Rumeur ! disent de nombreux manifestants. C’est pour mieux nous faire plier. Mais la rumeur est tenace, elle se répand très vite. La BBC dit, CNN dit, Reuters, AFP… on appelle les amis restés à la maison, qui pour une jambe dans le plâtre, qui pour garder son enfant (petite remarque de genre : ce sont les femmes évidemment qui gardent les enfants)… la rumeur semble confirmée, il s’agirait de 3 employés d’une banque à laquelle les anarchistes ont mis le feu (pas de pompier décédé). Mais beaucoup restent incrédules. Sur le chemin du retour, nous croisons des amis anarchistes, défaits… si c’est vrai disent-ils, il va falloir nous cacher.

Dernières nouvelles… répressives

Après la confirmation de la mort de trois employés de banque, les CRS ont envahi Exarchia, dans le centre ville d’Athènes, quartier où se trouvent la plupart des squats et des centres sociaux de la capitale. Les descentes de police sont massives et effectuées avec un objectif clair de représailles. Les ateliers et espaces de travail sont méthodiquement cassés et des dizaines de personnes sont arrêtées. Les militants sont sous le choc mais il n’y a aucun espace à l’abri où se réunir et faire le point.

À la télévision grecque, des morceaux choisis (casse, flammes) de la manifestation passent en boucle. Le gouvernement dit que toutes les méthodes seront mises en œuvre pour trouver les coupables. L’ensemble des manifestants est assimilé aux casseurs. La répression s’abat sur le mouvement social grec, qui démarrait pourtant à peine, après un 1er Mai combatif, prolongé par un 5 mai massif. Il paraît à cette heure logique que le gouvernement instrumentalisera le drame pour empêcher toute protestation sociale future.

Jean Castillo 
Indymedia Paris, 5 mai 2010.

 

 

 

After the Greek Riots

 

 

Grèce : la grève générale contre la rigueur dégénère, trois morts

De violents affrontements ont éclaté mercredi entre jeunes et policiers lors d’une grande manifestation contre la rigueur à Athènes, tuant au moins trois personnes piégées dans lincendie dune banque déclenché par un cocktail Molotov.


La police de la capitale grecque a été placée «en état d
alerte générale» face aux graves incidents qui ont débuté vers 14H00 (11H00 GMT). Selon des sources policières, les forces de lordre entendaient «arrêter les coupables» de lincendie, alors quune certaine «accalmie» régnait en milieu daprès-midi.

 

 

 

Plusieurs dizaines de jeunes portant des cagoules ont lancé des cocktails Molotov contre des magasins, incendiant aussi une fourgonnette de police et un véhicule des pompiers, ont constaté des journalistes de lAFP.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un groupe a brisé la vitrine dune agence de la banque Marfin et jeté une bouteille incendiaire, mettant le feu au bâtiment alors quune vingtaine de personnes se trouvaient à lintérieur.

Au moins trois personnes, deux femmes et un homme, ont péri dans les flammes, a affirmé la police grecque à l
AFP.

Selon un porte-parole des pompiers, au moins cinq blessés ont été transférés dans un hôpital de la capitale.

L
incendie a ensuite été maîtrisé mais de la fumée se dégageait toujours du deuxième et dernier étage du bâtiment, a constaté un journaliste de lAFP, tandis que les pompiers étaient à la recherche déventuelles autres victimes.

Deux autres bâtiments administratifs du centre d
Athènes, un bureau du fisc et une antenne de la préfecture, ont également été incendiés par des cocktails Molotov, a ensuite annoncé la police. Là aussi, les flammes ont été éteintes par les pompiers.

 

 

 

 

 

Par ailleurs, de violents affrontements ont éclaté non loin de là, devant le Parlement grec, où la commission des Affaires économiques examinait mercredi le plan daustérité sans précédent adopté dimanche par le gouvernement en échange dune aide financière de 110 milliards deuros sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI) et de la zone euro.

Après un face à face tendu, des heurts ont opposé jeunes et policiers en tenue anti-émeutes, selon les journalistes de l
AFP.

Les policiers ont riposté par des gaz lacrymogènes, dont les vapeurs ont envahi tout le centre de la capitale, les manifestants se sont ensuite dispersés.

En milieu d
après-midi, les forces de lordre étaient toujours fortement déployées, à la recherche des auteurs des troubles, selon une source policière.

 

 

 

«Ce nest que le début dune grande guerre», a affirmé, lors de la manifestation, Hélène Galani, une journaliste venue participer à la grève générale, la troisième en moins de trois mois.

«On a vu ce qui sest passé dans les pays où le FMI est intervenu», renchérit Jim Zach, comptable dans la fonction publique, «ils ont viré plein de monde, fermé les hôpitaux».

«FMI et UE nous volent un siècle d
acquis sociaux», pouvait-on lire sur une banderole.

Les manifestations contre les mesures d
austérité, qui avaient démarré dans le calme à lappel des grands syndicats des secteurs privé et public, ont réuni selon la police près de 30'000 personnes à Athènes et 20'000 à Salonique, la deuxième ville grecque dans le nord du pays.

Selon les journalistes de l
AFP sur place, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale.

La centrale syndicale du secteur privé (GSEE) a affirmé qu
il sagissait du rassemblement «le plus important jamais organisé» en Grèce.

À Salonique, des jeunes manifestants ont jeté des pierres contre des magasins et des agences bancaires du centre de la ville, selon la police. Les forces de l
ordre ont riposté à coup de gaz lacrymogènes et les groupes de jeunes se sont ensuite dispersés.

Les médias grecs, théoriquement en grève, ont suspendu leur mouvement pour diffuser des images des violences.

 

Leur presse (AFP), 5 mai 2010.

 

 

Solidarité avec le peuple grec

 

«Ce n’est que le début d’une grande guerre.»
(Une manifestante, Athènes, 5 mai 2010)

 

Aujourd’hui, mercredi 5 mai, à l’occasion d’une grève générale, plusieurs centaines de milliers de travailleurs grecs sont descendus dans la rue, et ont massivement fait grève (80% de grévistes dans le secteur public, 60% dans le secteur privé), afin de protester contre les mesures dites d’austérité du gouvernement grec.

 

La mort tragique de trois employés d’une banque, qui n’ont pas été autorisés à quitter leur lieu de travail par leur employeur durant la manifestation, sert actuellement de prétexte à une répression extrêmement dure. La police grecque procède en ce moment-même à des rafles massives, à des destructions de locaux, se livrant à des représailles aveugles.

 

Nous, militants de la CNT, déclarons notre pleine et entière solidarité avec les manifestants, grévistes et émeutiers grecs. Leur refus net de payer la crise à la place des dirigeants politiques et financiers doit faire exemple dans le monde entier. Nous appellerons, en fonction des événements en Grèce, à des actions de solidarité, qui doivent montrer notre détermination à faire respecter la volonté des travailleurs.

 

 

VIVE LA RÉVOLTE DU PEUPLE GREC ! À BAS LA RÉPRESSION ! VIVE LA LUTTE DES PEUPLES LIBRES CONTRE LES ÉTATS, LES POLICES ET LES CAPITALISTES, PARTOUT DANS LE MONDE !

 

Concernant la mort tragique de ces trois employé-e-s, les versions sont encore peu claires. Mais apparemment, d'après le témoignage d'une employée rescapée, le directeur de l'agence malgré le danger imminent aurait interdit (sous peine d'être viré) aux employé-e-s de quitter leur poste : Mes collègues ont perdu leurs vies aujourd'hui par méchanceté : la méchanceté de la banque Marfin et de M. Vgenopoulos en personne qui a explicitement déclaré que ceux qui ne viendraient pas travailler aujourd'hui [le 5 mai, jour de grève générale !] ne devraient même pas prendre la peine d'apparaître au travail le lendemain [car ils seraient virés]

 

D'autre part, comme dans tous les mouvements de masse, une provocation fasciste et/ou policière (infiltrés dans la manif, les manifestants étant pour la plupart masqués contre les gaz) - ou ultra-gauchiste, toujours au service du Capital ! - n'est pas à exclure... En tout cas, la répression a déjà commencé à se déchaîner sur ce "prétexte".

 

Voici le communiqué de presse de l'Organisation Communiste de Grèce (KOE - maoïste) :

 

Sur les immenses manifestations d'aujourd'hui et la mort de trois employé-e-s de banque

L'Organisation Communiste de Grèce condamne le gouvernement au service du FMI et de l'UE pour sa politique d'anéantissement de la société et l'orgie de répression déclenchée contre le Peuple. La mort de trois employé-e-s de banque en raison d'actes pleinement condamnables provoque tristesse et colère, qui s'ajoutent à la colère ressentie par toute la société contre le gouvernement de Papandreou-Quisling (NDLR : comparaison du PM grec au chef kollabo des nazis en Norvège pendant la guerre).

Ce gouvernement cynique, aidé par les grands médias qui nous rappellent la télévision de la dictature, a le toupet de mettre la responsabilité de la mort des trois employé-e-s sur les centaines de milliers de manifestants, sur le mouvement de masse et plus concrètement sur la gauche. C'est Papandreou lui-même qui a enflammé les tensions et la violence en raison des mesures adoptées par son gouvernement. Peu importe combien il pourra inventer d'excuses au Parlement, peu importe combien d'appels à la conciliation sociale il fera, Papandreou restera dans l'histoire comme le croque-mort du peuple grec.

Athènes et l'ensemble du pays a vécu la plus grande manifestation des 30 dernières années, avec un demi-million de personnes à marcher pendant six heures rien qu'à Athènes. Le Peuple demande que Papandreou et ses députés qui ont l'intention de voter pour transformer la société en une banque de déchets humains, rendent compte de leurs crimes. Ceux qui ont remis le pays et le Peuple aux hyènes du Capital et des marchés, ceux qui tentent de condamner les travailleurs et les jeunes à l'extermination, rendront compte au peuple.

La police a attaqué brutalement la plus grande des manifestations des 30 dernières années, elle a transformé Athènes en une énorme chambre à gaz (en raison du gaz lacrymogène semi-asphyxiant déversé NDLR), et aussi attaqué brutalement les marches à Thessalonique et Patras. Le ministre de la répression devra rendre compte de cela !

Nous tenons également pour responsable le propriétaire de Marfin Bank, ce non sollicité "sauveur de la Nation", qui obligeait ses employés à rester à l'intérieur du bâtiment, malgré le fait qu'il savait que le danger était imminent. De toute évidence, la vie humaine a moins de prix pour le Capital que les bénéfices quotidiens d'une succursale de banque.

Les efforts coordonnés du gouvernement, de l'opposition de droite et d'extrême-droite d'exploiter la mort de trois employé-e-s pour arrêter le torrent de la colère populaire, ne restera pas sans réponse. La colère et le désespoir de la société ensemble enverront en enfer Papandreou et tout député qui votera en faveur de l'anéantissement du peuple grec.

Athènes, le 5 mai 2010

Organisation communiste de Grèce

 

Bien sûr, une bande de CONNARDS d'un certain forum (bien connu) préfèrent taxer ce communiqué de "NR" (fasciste), "anti-impérialiste" (des communistes pro-impérialistes, vous en connaissez  ?) et antisémite (là on vous laisse chercher... bonne chance !), plutôt que de s'interroger sur une éventuelle provocation ou connerie tragique ultra-gauchiste (du genre de leurs amis ici...) et de ses conséquences réactionnaires sur le mouvement révolutionnaire de masse du Peuple grec !


La Grèce n'est pas un pays impérialiste, même "faible", c'est un pays capitaliste dépendant, du type de la Corée du Sud ou de l'Argentine... Dirigé par une petite oligarchie et 3 dynasties politiques (Papandréou, Caramanlis et Mitsotakis), son économie dominée par le Capital de la "Banane bleue" européenne (France, Allemagne, Italie, Bénélux, Angleterre) ainsi que des USA.

 

La révolution socialiste en Grèce comprend inévitablement une part de libération nationale !!!


La répression est un tigre de papier !

VICTOIRE AU PEUPLE GREC !

EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO !

 

 


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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:26

 

Le FPLP salue les travailleurs palestiniens pour le 1er Mai

 

Source


http://www.pflp.ps/english/files/images/17.jpgLe Front Populaire pour la Libération de la Palestine a salué les travailleurs de Palestine, de la Nation arabe, et du monde pour la journée internationale des travailleurs, le 1er mai 2010, soulignant que les travailleurs palestiniens mènent notre lutte nationale et assurent notre victoire, pour la libération nationale, la démocratie et la justice sociale.

Le rapport du Front a souligné que les ouvriers de Palestine ont toujours été le fer de lance de notre mouvement de libération nationale depuis le commencement de la colonisation et de l'agression sur notre patrie, et qu'aujourd'hui, plus que jamais, l'unité des ouvriers et la démocratie syndicale est nécessaire pour affronter l'occupation et ses blocus, appauvrissement, destruction et chômage, aussi bien que pour mener la lutte nationale.

Le Front a présenté dans son rapport ses salutations et admiration aux martyr-e-s du mouvement ouvrier palestinien, et aux martyr-e-s et prisonniers des classes populaires palestiniennes, rendant hommage aussi à tous ceux qui ont contribué au développement du mouvement ouvrier en Palestine depuis le début du siècle dernier.

 

Dans son rapport, le Front a noté que le 1er Mai est un jour qui nous rappelle tous les sacrifices de nos travailleurs dans la lutte pour la libération nationale, notant que les travailleurs palestiniens supportent le choc des conséquences de l'effort et de la lutte nationale contre à la fois l'oppression nationale sioniste mais également l'exploitation palestinienne de classe.

Le Front a souligné que la situation actuelle des ouvriers en Palestine, et un examen de notre expérience antérieure et de l'expérience acquise, exige de réorganiser les rangs des syndicats palestiniens sur la base de ce que les travailleurs palestiniens soient les décideurs dans leur cause. Ceci exige une direction unifiée, logique, démocratique et élue et la fin des attitudes bureaucratiques qui minent le rôle et l'intérêt des travailleurs palestiniens.

Le Front a attiré l'attention sur les travailleurs luttant sous le siège à Gaza, faisant face à une attaque économique délibérée par l'occupant et ses associés régionaux et internationaux. Il a souligné le besoin de programmes palestiniens nationaux unifiés pour fournir des solutions de rechange dirigées par les travailleurs, à la dépendance envers l'occupant et les donateurs internationaux, afin de soutenir l'effort des classes populaires dans la confrontation avec l'occupant.

Le rapport du FPLP a exigé la fin de la corruption et de l'évasion fiscale par les riches palestiniens, exigeant que les propriétaires des compagnies importantes et les banques opérant en Palestine investissent dans l'économie nationale et ne passent pas leur argent dans des investissements à l'étranger. Le rapport a souligné que les travailleurs ne doivent pas seuls soutenir le fardeau de la lutte nationale.

Le Front a conclu son rapport en soulignant le besoin d'organisation des travailleurs dans le mouvement national, réclamant la fin de tous les retards dans la démocratisation et la reconstruction de la Fédération générale palestinienne des syndicats.

 

La résistance des BAAM continue en réponse aux provocations de l'armée d'occupation

http://www.pflp.ps/english/files/images/a_114.jpgLes Brigades Abu Ali Mustafa, l'aile armé du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont ouvert le feu sur un bulldozer de l'armée d'occupation à l'est de Nahal Oz le dimanche 25 avril 2010.  

Les tirs, qui ont eu lieu à 11 h 45, ont été annoncés par les BAAM dans un communiqué, qui ont souligné qu'elles continuaient à résister et à répondre aux crimes et aux violations des occupants, en mettant l'accent sur leur loyauté envers le sang et les sacrifices des martyrs de la Palestine. 

Ceci faisait suite aux tirs des BAAM contre un bataillon de l'armée d'occupation à l'est de Gaza à 5 h 50 le vendredi 23 avril 2010.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 17:54

 

Info-Palestine

 

jeudi 29 avril 2010 - 21h:17

Al Jazeera

 

L’essentiel de la presse française (télévisée, écrite et parlée) reprend complaisamment les termes de "bavure", "accident", "erreur", "civils", "jeunes civils" pour qualifier ce qui n’est rien d’autre qu’une tuerie d’enfants (les victimes sont âgées de 10 à 15 ans). Toute cette presse officielle (mais qui ne s’avoue pas comme telle) se fait le relais d’une vulgaire propagande militaire.
La réalité est beaucoup plus simple que toutes ces circonvolutions dont les fondements sont encore et toujours, sur le fond, racistes : les troupes d’occupation française ont massacré, volontairement ou non, un groupe d’enfants afghans. Le reste n’est qu’artifice pour dédouaner les crimes de ce qu’il faut bien appeler des troupes d’occupation - La rédaction.

L’armée française a reconnu avoir massacré quatre enfants par un tir de missile dans une zone de l’Afghanistan sous contrôle des Talibans [résistance afghane].

(JPG)
Troupes françaises d’occupation en Afghanistan.
Les enfants afghans n’avaient pas compris que ces Rambos surarmés étaient là pour les protéger...

« Cela s’est passé le 6 avril, mais cela ne s’est su qu’aujourd’hui car, selon le porte-parole militaire français, il a fallu tout ce temps pour mener l’enquête », a rapporté ce jeudi depuis Kaboul notre correspondante Hoda Abdel Hamid.

Les enfants ont été tués quand les soldats français ont tiré un missile à partir d’une base militaire dans la province de Kapisa, après avoir été attaqués par les Talibans.

« Ils disent avoir tenu leur position pendant environ une heure afin de comprendre d’où les tirs venaient, avant qu’ils ne reçurent l’ordre de lancer un missile téléguidé Milan qui est tout à fait précis », a déclaré Abdel Hamid.

Un porte-parole de l’armée française a confirmé que les enfants avaient été tués lorsque les troupes ont riposté, mais il a déclaré que les troupes n’avaient pas réalisé qu’il y avait des civils dans la zone.

« Nous nous attendons à une grande indignation de la part peuple afghan comme des officiels du gouvernement à la suite de ce qui s’est passé », a déclaré Abdel Hamid.

« Les attaques de ce genre où des civils sont massacrés, sont parfaites pour la propagande des Talibans », a-t-elle ajouté.

 

En Afrique, en Afghanistan, en Haïti, dans le monde entier : à bas l'impérialisme français !


Le Peuple afghan vaincra !

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:48

 

Bon, OK, la "révolution" chilienne de Salvador Allende a été un gros réformisme bourgeois-national inféodé au social-impérialisme russe, qui a laissé sur pied le vieil État semi-colonial et semi-féodal, et désarmé politiquement et militairement les masses, ouvrant la voie au fascisme... On sait, on sait...


Mais on vous l'offre quand même :

 

Inti Illimani - El pueblo unido

 


 

El pueblo unido jamás será vencido (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu ») a été écrite par le compositeur chilien Sergio Ortega en juin 1973. Elle fut enregistrée pour la première fois par le groupe chilien Quilapayún. Ce fut après le coup d'État du 11 septembre 1973 que le groupe Inti Illimani rendit la chanson célèbre.

Au fil du temps cette chanson est devenue un symbole d'unité et de solidarité populaire pour des citoyens opprimés de tous pays luttant pour la liberté et l'égalité, dépassant son rapport direct avec le Chili. Elle a été traduite en plusieurs langues. En Iran, l'air a été repris par les militants de la révolution islamique dans un chant nommé Barpakhiz. De même le groupe punk Sham 69 a composé une chanson qui s'en inspire (et qui reprend le même air) intitulée If the kids are united, ainsi que par le groupe Mano Negra dans une chanson du même nom (album Casa Babylon).

Dans certaines versions, la phrase El pueblo unido jamás será vencido dans le dernier couplet est remplacée par El pueblo armado jamás será aplastado (« Le peuple armé ne sera jamais écrasé »).

 

El pueblo unido jamás será vencido,
¡el pueblo unido jamás será vencido!
De pie, cantar, que vamos a triunfar.
Avanzan ya banderas de unidad,
y tú vendrás marchando junto a mí
y así verás tu canto y tu bandera florecer.
La luz de un rojo amanecer
anuncia ya la vida que vendrá.
De pie, luchar,
el pueblo va a triunfar.
Será mejor la vida que vendrá
a conquistar nuestra felicidad,
y en un clamor mil voces de combate
se alzarán, dirán,
canción de libertad,
con decisión la patria vencerá.
Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
con voz de gigante gritando: ¡Adelante!
El pueblo unido jamás será vencido,
¡el pueblo unido jamás será vencido!
La patria está forjando la unidad.
De norte a sur se movilizará,
desde el Salar ardiente y mineral
al Bosque Austral,
unidos en la lucha y el trabajo irán
la patria cubrirán.
Su paso ya anuncia el porvenir.
De pie, cantar, el pueblo va a triunfar
millones ya imponen la verdad.
De acero son ardiente batallón.
Sus manos van llevando la justicia
y la razón, mujer,
con fuego y con valor,
ya estás aquí junto al trabajador.
Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
con voz de gigante gritando: ¡Adelante!
El pueblo unido jamás será vencido,
¡El pueblo unido jamás será vencido!
La la la la la la la…

Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
Debout, chanter, que nous allons triompher.
Ils avancent déjà, drapeaux d'unité,
Et tu viendras, allant à mes côtés,
Et ainsi tu verras ton chant et ton drapeau fleurir.
La lumière, d'un rouge lever de jour
Annonce déjà la vie qui viendra.
Debout, combattre, le peuple va triompher.
La vie qui viendra sera meilleure
Conquérir notre félicité,
Et en une clameur, mille voix de combat
Se soulèveront, ils diront,
Chanson de liberté,
Décidée, la patrie vaincra.
Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutte
Avec des voix de géants criants : En avant !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
La patrie forge l'unité.
De nord au sud, elle se mobilisera,
Du Salar ardent et minéral
A la forêt australe,
Unis dans la lutte et dans le travail, ils iront
Ils couvriront la patrie.
Son pas annonce déjà l'avenir.
Debout, lutter, que nous allons triompher
Des millions déjà imposent la vérité.
Ils sont d'acier, ardent bataillon.
Leurs mains vont porter la justice
Et la raison, femme,
Avec feu et valeur,
Déjà tu es ici, avec du travailleur.
Et maintenant, le peuple qui se soulève dans la lutte
Avec des voix de géants criants : En avant !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu,
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

 

Il faut bien faire la différence entre le gouvernement Allende comme réalité politique (réformiste bourgeoise, liée au social-impérialisme), et ce qu'il a représenté pour les masses populaires de tout un pays, de tout un Continent, voire du Monde.

 

Et les leçons que l'expérience nous a laissé : bien sûr, ce n'est pas seulement uni que le Peuple est invincible, mais conscient politiquement, organisé et armé !!!


 

Une lame dans la gorge de l'impérialisme,

une lame dans la gorge du fascisme !


                                           http://www.socialisme.be/upload/image/2009/9/pinochet.jpghttp://news.bbc.co.uk/media/images/40336000/jpg/_40336701_nixon_and_kissinger300.jpg

http://perso.crans.org/poncelet/images/soviet.jpg


 

De Tahuantinsuyu hasta Ayiti,

de Aztlàn hasta la Tierra del Fuego,

 

VAMOS A CONQUISTAR

LA ETERNA ALBA ROJA !

maoist painting

 

REVOLUCION CONTINENTAL !

 


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DOSSIER PALESTINE (conflit de juillet 2014) :
Sionisme, islamisme et ennemi principal : quelques précisions
Post-scriptum important : le cas Feiglin
Le sionisme, "fils de France"
Au cas où il serait utile de le préciser...
Deux clarifications importantes
Flash info en direct : ils ont semé la hoggra, ils ont récolté l'Intifada !
Flash info - importance haute : la manifestation pro-palestinienne de demain à Paris est INTERDITE
Le problème avec la Palestine...
Grande manif contre les crimes sionistes à Paris (13/07)
Magnifique manifestation pour la Palestine à Tolosa, capitale d'Occitanie occupée
Petites considérations sur le sionisme et l'identification-"obsession" palestinienne
Considérations diverses : une mise au point nécessaire sur nos positions internationalistes et aux côtés des Peuples

juin 2014

POSITION DES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES DE LIBÉRATION OCCITANE SUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET EUROPÉENNES DES PROCHAINS MOIS

L'affaire Dieudonné-Valls :
Plutôt bon article sur la ‘Déclaration de guerre de la République à Dieudonné’ (la pseudo-controverse réactionnaire entre l’antisémite dégénéré et les gardiens du temple républicain)
Quelques mises au point complémentaires (et conclusives) sur la ‘‘question Dieudonné’’ (et Dreyfus, le Front populaire, l’antisémitisme etc.)
Réflexion théorique : loi Gayssot, lois antiracistes et "mémorielles", "antifascisme" bourgeois etc., quelle position pour les communistes ?

Dossier Breizh :
Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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Rebellyon - rubrique "Facho"

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Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")

Document : Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)

 

Guerre pop' - Asie du Sud :

Inde Rouge (nouveau site "officiel" francophone)

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Comité de solidarité franco-népalais

Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

J. Adarshini (excellent site en français)

Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

The PRWC Blogs

(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

Solidarité Philippines

Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

Guerre pop' & Luttes armées - Amérique latine :

CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

Nuevo Peru (Pérou, basé en Allemagne, en castillan et allemand principalement)

Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

Archives

Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

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Questions-réponses sur la situation au Népal

 

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Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

Considérations du 01/10/2012 : Copé, "droite décomplexée", montée du fascisme et islamophobie

Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

Considérations diverses (19/01/2013) : Retour sur la situation au Mali (osons le "cosmopolitisme" et la "géopolitique" !)

 

Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


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Thomas sankara, leader d'un authentique processus révolutionnaire

Le 15 octobre 1987 tombait thomas sankara, le "che" africain 

 

Etudions l'histoire de la Révolution chinoise


Bref panorama historique révolutionnaire des Amériques


Quand Argala répondait (par anticipation) à certaines "lumières éclairées" du "marxisme" le plus social-chauvin...


Document historique : Déclaration "Aux Peuples d'Amérique latine" par la Junte de Coordination Révolutionnaire (Tupamaros-MIR-ELN-ERP) - 1er novembre 1974


35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


Grande étude historique : du païs à la Commune populaire, de la communauté populaire précapitaliste à la société communiste

Illustration de la théorie par un exemple historique : la Guerre des Demoiselles en Ariège

Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple