Partager l'article ! Les Etats "bolivariens" : notre position: Nous avons dernièrement fait état des "bruits de bottes" entre la Colombie et la Venezuela. ...
Nous avons dernièrement fait état des "bruits de bottes" entre la Colombie et la
Venezuela. Cette affaire n'est qu'un énième épisode du bras de fer entre l'impérialisme américain et ses régimes laquais réactionnaires (Colombie, Pérou, Mexique) d'une part, et les régimes de
gauche "radicale" (Venezuela, Bolivie, Équateur, Cuba) d'autre part, sous le regard désemparé de la gauche "modérée" (Brésil, Argentine, Chili, Uruguay...).
C'est l'occasion pour nous de clarifier notre position, que certains voudraient qualifier d'"opportuniste", voire de
"suppôt de l'impérialisme européen" (qui a profité du recul de l'impérialisme US dans ces pays), ou du "nouveau social-impérialisme" (vu les liens entre l'ALBA et la Russie, la Chine,
l'Iran...).
Les États "bolivariens" ne sont pas socialistes, et ne construisent pas
le socialisme. Notre position là-dessus est absolument claire. Et aucune "transformation", "de l'intérieur", en "socialisme" n'est possible ni
envisageable.
Ces États ne sont pas sous la direction du prolétariat (ouvrier et
agricole) et des masses populaires (paysannerie pauvre, petite bourgeoisie...). Or seule la direction du prolétariat, à la tête des masses populaires, peut transformer une révolution démocratique
en révolution socialiste de manière ininterrompue.
C'est là notre grande différence avec les trotskystes de La Riposte (les autres, NPA compris, restant plutôt fidèles à
l'hostilité de principe aux bourgeoisies nationales). Pour les amis d'Alan Woods (La Riposte est membre de la Tendance Marxiste Internationale), qui militent dans des partis sociaux-démocrates
(La Riposte est au PCF), la "pression populaire", à condition qu'elle ne se relâche pas, suffit à elle seule à faire tranquilou du "bolivarisme" un "socialisme du XXIe siècle"...
Un socialisme "démocratique" (pas comme les "caricatures" du XXe siècle...), sans heurts, et surtout sans dictature du prolétariat. Car là est le fond idéologique de cette "Tendance" fondamentalement menchévique.
Le "bolivarisme" est donc, tout simplement, un processus réformiste
bourgeois. Processus qui tôt ou tard (sans doute plus tôt que tard vu l'actualité au Nicaragua ou en Équateur) atteindra ses limites, et cessera de jouer un rôle progressiste pour jouer
un rôle réactionnaire.
Mais ce processus ne tombe pas du ciel, et il n'est pas le fruit d'une simple "lutte" modernisatrice au sein de la grande
bourgeoisie et de l'oligarchie terrienne. C'est là notre grande différence, cette fois, avec le Mouvement Populaire Pérou (et d'autres petites organisations MLM du continent) qui appliquent là
mécaniquement les thèses de Gonzalo (Abimaël Guzman) et d'autres maoïstes latino-américains sur l'APRA du Pérou, le MNR bolivien, le péronisme en Argentine... Thèses selon lesquelles ces
mouvements "nationalistes populistes de gauche" seraient "fascistes".
Non, ce processus est le fruit d'un rapport de force créé
par les masses populaires : caracazo vénézuelien (1989) et ses suites, jusqu'à l'ingouvernabilité totale par le "bipartisme unique" AD-COPEI, à
la fin des années 90 ; "guerre de l'eau" (2000) et "guerre du gaz" (2003) en Bolivie, mouvements populaires indigènes (2000-2005) en Équateur... Un rapport de force créé par les
masses au maximum de leurs possibilités, en l'état actuel des choses sur le continent, et qui ouvre des
perspectives (en termes de conquêtes démocratiques et sociales, de conscience et d'optimisme révolutionnaire, d'organisation)...
Partant de là, si la réaction oligarchique-fasciste locale et impérialiste US s'attaque au processus,
promettant l'exil ou la prison aux dirigeants et la mort, la misère et la répression au Peuple, est-ce qu'"on s'en fout", puisque de toute façon "ils se valent tous" ?
BIEN SÛR QUE NON !
La position des communistes, du camp du Peuple, est la
défense du rapport de force conquis par les masses, et du processus qui en est le fruit.
Cette position n'est pas nouvelle, elle n'est pas une invention de notre cerveau fertile. C'est la position de l'Internationale Communiste sur la République (bourgeoise) espagnole, dans les années 1930.
Déjà à l'époque, les trotskystes (POUM) et certains anarchistes (les "Amis de Durruti") prônaient la guerre sur deux
fronts, à la fois contre les réactionnaires-fascistes de Franco et la République bourgeoise. On connaît le résultat !
Il n'est pas surprenant de voir des groupuscules petits-bourgeois gauchistes, prétendument "MLM", adopter aujourd'hui cette
position. Il est plus décevant de voir le PC du Pérou (en tout cas son "organisation générée" à l'étranger, le MPP) et d'autres MLM sincères tomber dans ce type d'analyse dogmatique et
contre-productive.
Oui, la bourgeoisie "bolivarienne", mélange de bourgeoisie nationale et de secteurs "dissidents" de la
grande bourgeoisie liée à l'impérialisme, est inféodée à l'impérialisme russe, à la Chine, aux impérialismes européens... Comme la bourgeoisie républicaine espagnole était soutenue* par
l'impérialisme français dirigé par la bourgeoisie "de gauche" de Léon Blum, par l'impérialisme américain "de gauche" de Roosevelt voire (dans une moindre mesure) par l'impérialisme britannique,
ou encore par le Mexique PRIiste (régime "moderniste" national-révolutionnaire bourgeois, un peu comme le kémalisme turc), contre les visées impérialistes de l'Allemagne nazie et de l'Italie
fasciste (* un soutien "mou" certes, et favorisant toujours la "droite" du camp républicain).
Mais pour le Peuple, notre camp, l'ennemi principal est la réaction de droite et d'extrême-droite et ses
"parrains" des secteurs ultra-réactionnaires de la bourgeoisie monopoliste US.
Oui, le "bolivarisme" est un réformisme bourgeois, qui tôt ou tard deviendra réactionnaire, et que le Peuple aura à
combattre. Mais ce moment n'est pas encore arrivé*.
Pour l'instant, en cas d'offensive réactionnaire fasciste, nous soutenons sans conditions le processus
bourgeois progressiste. En cas de contradictions entre le "bolivarisme" bourgeois et les masses populaires, bien entendu nous soutenons le Peuple,
comme le montrent nos articles sur le mouvement en Équateur, contre la privatisation pseudo-étatique des ressources naturelles.
TELLE EST LA POSITION COMMUNISTE : LE CAMP DU PEUPLE.
[* Article rédigé fin 2009... le moment est à présent arrivé, avec notamment la livraison par Chavez de militant-e-s révolutionnaires (basques ou colombien-ne-s) à leurs États réactionnaires respectifs, ou son rejet honteux des révoltes populaires arabes ; la rupture croissante entre les gouvernements Correa (Équateur) ou Morales (Bolivie) et les masses populaires, etc. Cependant, en cas d'offensive réactionnaire terroriste, notre position de soutien inconditionnel, non au gouvernement en tant que tel, mais aux MASSES contre le massacre promis, reste entière.]
Voir aussi les articles : Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique et Retour sur la situation en Amérique du Sud
Très intéressant et complet également, AMÉRIQUE LATINE : Derrière le « virage à gauche » par le PCR du Canada.
Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple
du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)
(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)
La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)
article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0
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Questions-réponses sur la situation au Népal
Discussion sur la "gauche" en Amérique latine et la bourgeoisie bureaucratique
Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria : l'analyse d'un communiste abertzale
Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 2e partie
Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie
25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme
Comité de Soutien à la Révolution en Inde
Comité de solidarité franco-népalais
Revolution South Asia (en anglais)
Maoist Resistance (guerilla maoïste indienne - en anglais)
NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)
Banned Thought (en anglais)
Indian Vanguard (en anglais)
The Next Front (Népal - anglais)
Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)
Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (n'a pas fusionné avec le CPI(maoist), mais soutient la GPP)
Philippine Revolution (en anglais) - Guerre populaire aux Philippines
Groupes antifascistes Hexagone :
Action Antifasciste Bordeaux
Action Antifasciste Montpellier
Propaganda Act
Solidarité Résistance Antifa
REFLEXes - site d'informations antifascistes
Rebellyon - rubrique "Facho"
Libertat - issu de plusieurs organisations révolutionnaires occitanes - en français et en occitan. Contre l'Occitanie identitaire des Roudier et Bompard, vive l'Occitanie révolutionnaire !
Breizh Komunour - Bretagne communiste
Collectif Vienne Antifa (30 km au Sud de Lyon)
Généraliste :
Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")
A l'étranger :
Sare Antifaxista - en castillan et euskara
RASH Madrid - en castillan
RASH Los Caracas - en castillan
RASH Bogota - en castillan
Colectivos de Jovenes Comunistas - en castillan, catégorie Antifascismo.
Site d'information antifa italien
Antifa England - en anglais
Antifa Bruxelles - en français, issu du Bloc ML
Document :
Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)
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