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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:27

 

Retrouver Servir le Peuple sur son NOUVEAU SITE
servirlepeuple.eklablog.com

 

Comme Rémi Fraisse et bien d'autres encore de ce côté-ci de l'Atlantique (et donc dans un contexte de grande agitation hexagonale contre les crimes du "maintien de l'ordre"), un jeune prolétaire (en l'occurrence de la colonie intérieure afro-descendante) avait été abattu par la police pour simple "apparence suspecte" (port d'une capuche) dans la ville de Ferguson (Missouri) l'été dernier... et "une fois n'est pas coutume", le flic s'en tire avec un non-lieu et une tape sur les doigts ! La colère du Peuple a donc explosé une nouvelle fois dans la petite ville mais s'est aussi étendue très rapidement au reste de l’État yankee, dans un mouvement rappelant les émeutes de 2005 ici en Hexagone.

Presse bourgeoise :
USA : nuit d'émeutes à Ferguson
Émeutes à Ferguson : la police cible de 150 coups de feu, des immeubles incendiés
Mort de Michael Brown : nuit d'émeutes à Ferguson
Ferguson : des milliers d'Américains disent leur colère dans les rues du pays
Nuit du 26 novembre : 170 Maïdan aux États-Unis

Et puis encore une fois l'internationalisme : Après le non-lieu de Ferguson, l'indignation traverse l'Atlantique

Des rassemblements ont aussi eu lieu en Hexagone, où les victimes de "bavures" policières ces dernières années se comptent par dizaines : « En France aussi il y a des Michael Brown »

Brigade Anti-Négrophobie :
M. BROWN : « LA SUPRÉMATIE BLANCHE M’A TUER » ! La négrophobie était l’arme du crime !

Site d'Alain Bertho :

Michael Brown : émeute à Feguson après la relaxe du policier – 25 novembre 2014

Michael Brown : affrontements à Oakland et New York après la relaxe du policier – 24 novembre 2014

Ferguson Tiananmen

Voici l'article publié par les maoïstes new-yorkais du Nouveau Parti communiste (Comité de Liaison) [NCP(LC)] :

Peu importe ce que dit l’État : l'officier Darren Wilson est coupable !

La nouvelle d'hier annonçant la décision du grand jury du comté de Saint Louis (Missouri) de ne pas poursuivre l'officier de police blanc de Ferguson, Darren Wilson, pour le meurtre de l'Afro-américain désarmé de 18 ans Michael Brown n'est en rien une surprise. En dépit d'un grand nombre de témoins, y compris l'ami de Michael Brown - Dorian Johnson - qui était avec lui au moment du crime et l'a clairement vu mettre les mains en l'air ; en dépit des enregistrements audio et vidéo qui contredisent totalement la version de l'officier ; en dépit de l'autopsie indépendante mandatée par la famille Brown, qui infirme toutes les affirmations initiales comme quoi Michael aurait été abattu après avoir agressé Wilson ; en dépit de toutes les preuves irréfutables contredisant les déclarations et autres récits de la police de Ferguson ; le comté de Saint Louis a décidé de ne pas poursuivre le policier.

Mais malgré les tentatives de la police de Ferguson pour discréditer la victime en diffusant une vidéosurveillance d'un homme en train de voler à l'étalage et en prétendant qu'il s'agissait de Brown, les masses de Ferguson et leurs alliés ne sont pas dupes de ces manœuvres suprématistes blanches. Ce qui est arrivé à tant d'autres jeunes hommes afro-descendants comme Oscar Grant, Trayvon Martin et bien d'autres encore a une fois de plus été tenté contre Michael Brown ; mais n'a une fois de plus trompé personne.

Tout au contraire, le comté de Saint Louis (Missouri) et l'appareil répressif d’État US ont démontré encore une fois et devant de plus en plus d'opprimé-e-s et d'exploité-e-s états-unien-ne-s que nous sommes voués à être brutalisés, pourchassés, tirés comme des lapins, systématiquement discriminés et systématiquement assassinés.

FergusonLe fait que l'officier Wilson, comme d'innombrables avant lui et sans doute encore des centaines d'autres à l'avenir, puisse s'en aller libre de toute charge après un meurtre de sang froid résonne terriblement dans les communautés nationales opprimées des États-Unis. Alors que nous luttons déjà contre la pauvreté, le manque d'emploi et les carences dans l'éducation scolaire, la discrimination dans tous les aspects de la société américaine, notre lutte est encore exacerbée par une police au service de la bourgeoisie qui exerce une oppression nationale et raciale claire comme le jour aux yeux de tous ; particulièrement claire lorsque l'on voit le gouverneur du Missouri - Jay Nixon - déclarer l'état d'urgence immédiatement après la décision du jury et faire déployer la Garde nationale, la Patrouille routière, la Police du comté et la Police métropolitaine de Saint Louis à Ferguson sous le prétexte cynique de "protéger les droits des citoyens".

Mais les masses n'en peuvent plus de l'oppression.

Ce qui va sûrement, ce qui est même déjà en train d'arriver, c'est une colère insurrectionnelle persistante à Ferguson et dans tous les USA. Les opprimé-e-s ont raison de se révolter ! Mais ce qui est maintenant plus que jamais nécessaire, c'est une compréhension révolutionnaire de ces quelques points :

1) Les États-Unis sont un Empire capitalo-colonialiste contenant des colonies intérieures/nationalités opprimées, parmi lesquelles la Nation noire afro-descendante. Cet antagonisme est violent et meurtrier et le prolétariat des nationalités opprimées aux côtés du prolétariat euro-américain doit s'unir et former un Front uni pour combattre non seulement l'oppression et le chauvinisme euro-américain mais aussi le capitalisme lui-même. Ce processus implique la création du Parti marxiste-léniniste-maoïste du prolétariat multinational US.

2) Les masses ne peuvent pas compter sur la police (ni sur une quelconque autorité étatique) pour une véritable protection et un véritable service : ce n'est pas dans l'intérêt de la police au service du Capital que de protéger et servir nos communautés.

3) Les nationalités opprimées, en particulier les personnes afro-descendantes, ont toujours été ciblées et brutalisées ; Michael Brown n'est pas un phénomène unique dans l'histoire colonialiste-capitaliste-impérialiste des États-Unis.

4) Les masses nécessitent leur propre protection prolétarienne ; nous avons besoin de nos propres bases, nos propres forces, notre propre mouvement de contre-hégémonie : notre propre DOUBLE POUVOIR. Les masses ont besoin d'une Armée populaire et cette armée ne peut être dirigée que par le Parti communiste, ce pourquoi nous devons construire le Parti communiste maoïste. Les différentes luttes locales doivent constituer des groupes d'autodéfense pour tenter de développer une résistance, comme des groupes de copwatch pour faire contrepoids à la violence policière ; en étant bien conscients que ces groupes sont limités en termes d'impact et d'objectif, mais néanmoins nécessaires pour apporter un certain appui matériel aux masses qui souffrent des formes les plus brutales d'oppression et d'assassinats extra-judiciaires.

Nous sommes et serons solidaires des masses de Ferguson (Missouri) et de tous les USA qui s'organisent et s'organiseront contre la terreur policière. Nous soutenons pleinement les masses opprimées en révolte qui exigent un changement radical. Nous apportons notre soutien sans équivoque à tou-te-s ceux et celles qui voient dans ces injustices une nouvelle preuve, une nouvelle évidence et une nouvelle charge contre la nature capitaliste-impérialiste et suprématiste blanche des USA.

Vive les masses insurgées de Ferguson !

Vive les Peuples opprimés des États-Unis !

À bas le capitalisme et l'impérialisme !

Arms Up, Shoot Back ! (Aux armes, rendons coup pour coup !)

armsupshootback170 villes-1b973Tutto il mondo sta splodendo

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 11:03

Source

Albert Woodfox est, avec Robert King et Herman Wallace, l’un des « Trois d’Angola » : trois prisonniers politiques Noirs incarcérés en 1971 dans la prison d’Angola, prison de l’État de Louisiane aux États-Unis, après une condamnation pour vol à main armée.

Pendant son procès, Albert Woodfox s’évade et rejoint les rangs du Black Panther Party. Une fois rattrapé et réincarcéré, il poursuit son activisme et monte avec Wallace et King une section du Black Panther Party à l’intérieur de la prison d’Angola, symbole du système industrialo-carcéral raciste nord-américain et de l’esclavage moderne, situé sur les lieux mêmes d’une ancienne plantation de coton.

En 1972, Woodfox et Wallace furent reconnus coupables du meurtre d’un gardien blanc de la prison. King, qui n’était pas directement accusé du meurtre, fut déclaré complice et les « Trois d’Angola » furent placés à l’isolement.

Robert King est resté en cellule d’isolement 23h sur 24h jusqu’en 2001, Herman Wallace jusqu’en octobre 2013, avant de mourir d’un cancer trois jours après sa libération.

Albert Woodfox, lui, y croupit toujours, refusant de renier son engagement politique pour l’organisation des prisonniers Noirs, la résistance à l’esclavage moderne des prisons, la défense des droits des prisonniers, et affirmant son innocence. Les autorités pénitentiaires refusent de le libérer et de mettre fin à son isolement malgré le fait que son procès ait été déjà invalidé trois fois pour discrimination raciale.

Reflet de l’organisation populaire portée par le Black Panther Party, la vie d’Albert Woodfox témoigne de la lutte populaire et politique pour l’auto-défense et la libération de la communauté Noire s’attaquant à toutes les réalités de l’oppression raciale et économique du peuple Noir : des quartiers à la prison, de la traite négrière à l’esclavage industriel du travail carcéral, de l’aliénation culturelle et mentale à l’écrasement institutionnel.

Dans ce court texte publié le 23 avril 2014, Woodfox s’adresse à un psychologue envoyé par l’institution judiciaire ayant le pouvoir de légitimer un isolement de plus de quarante années.

Il lui répond à quel point seul quelqu’un comprenant le sens de la lutte pour l’autodétermination et la résistance à l’oppression peut appréhender une telle sentence, non pas dans le sens d’une « peine », mais comme une réalité historique et politique : le point central de l’oppression du peuple Noir, de la domination capitaliste et dans le même temps le point de départ d’une prise de conscience de soi et de sa puissance d’agir.

C’est la force politique de cette résistance et l’héritage de combattants révolutionnaires qui ont fait tenir Albert Woodfox durant ces 42 années d’isolement, et ce sont eux qui doivent alimenter la campagne de solidarité internationale pour sa libération et contre le système oppressif raciste des prisons états-uniennes.

Pour lui apporter un soutien financier :

www.jpay.com (#00072148)

Texte traduit et présenté par les Éditions Premiers Matins de Novembre

pmneditions@gmail.com

 

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Quand je me remémore certaines choses que j’ai faites étant plus jeune, lorsque j’apprenais à survivre dans le quartier de Six Ward Highsteppers à la Nouvelle-Orléans, je réalise que la société m’enseignait à être l’ennemi des pauvres, des ignorants et même celui de mon propre peuple. Je déplore certaines choses que j’ai faites à l’époque. Et parfois, je me demande ce que je serai devenu si rien de tout cela ne s’était passé de cette manière.

Mais mon engagement au sein du Black Panther Party lorsque j’étais à New York, m’a offert une autre possibilité de survie. Cet engagement a changé la donne. Les Black Panthers étaient les premiers Noirs que je n’ai jamais vu avoir peur. En les regardant, en leur parlant et en apprenant d’eux, ma vie a changé à jamais. C’était la première fois que j’entendais une voix plus forte que celle de la rue. Et quand je retournai en Louisiane et que je fus envoyé à Angola, le programme en dix points du Black Panther Party m’accompagna.

Le programme en dix points parlait d’autodétermination, d’assumer ses responsabilités en matière de prise de décision personnelle, s’agissant de ta vie, de ta communauté. C’est alors que j’ai commencé à réaliser que je pouvais modifier le cours des choses. Que je voulais le faire et que j’étais en colère. J’étais de toutes les radicalités et absolument convaincu que des changements sociaux majeurs en Amérique étaient à portée de main.

Quand Brent Miller a été assassiné et qu’ils nous ont raflé [Herman Wallace] et moi, et jeté au trou, il ne m’a jamais traversé l’esprit que j’allais passer les quatre prochaines décennies suivantes enfermé 23 heures par jour dans une cellule de deux mètres sur trois. Il ne m’est pas venu à l’idée que nous serions condamnés. Nous étions innocents ! J’étais optimiste, pensant que le peuple – nos frères et sœurs à l’extérieur – se dresseraient, s’organiseraient et les empêcheraient de nous avoir.

Puis, alors qu’ils nous emmenaient afin d’être présentés devant un tribunal, un des frères de Brent Miller nous coupa la route avec un camion. Il dérapa et s’arrêta près de la camionnette dans laquelle nous étions, et il bondit avec un fusil à pompe en hurlant : « Où sont ces négros ? Laissez-les moi ! Je vais tuer ces fils de putes ! » Soudain, tout devint sérieux. À ce moment-là, je fus submergé par la prise de conscience que nos vies étaient en jeu et que la loi ne pourrait pas nous protéger.

Aujourd’hui, après toutes ces années, l’audience au civil concernant notre isolement prolongé approche. Si bien qu’ils ont envoyé ce psychiatre me questionner. Bien évidemment, il a essayé de me faire dire que quarante ans d’isolement n’ont en définitive pas été une si mauvaise chose. « Vous avez l’air de vous être très bien adapté » m’a-t-il dit.

Je lui ai répondu qu’à moins de s’être retrouvé bouclé dans une cellule 23 heures par jour pendant quarante ans, il n’avait aucune idée de ce dont il parlait. Je lui ai dit : « Vous voulez savoir de quoi j’ai peur ? J’ai peur de commencer à crier et ne pas être en mesure d’arrêter. J’ai peur de me transformer en bébé, de me recroqueviller en position fœtale et de gésir ainsi tous les jours du reste de ma vie. J’ai peur de m’en prendre à mon propre corps, de peut-être me couper les couilles et les jeter à travers les barreaux comme que j’ai vu d’autres le faire quand ils n’en pouvaient plus. »

Ni la télévision, ni aucun loisir, magazine ou quoi que ce soit d’autre que vous appelez vous-même « autorisés » ne peuvent atténuer le cauchemar de cet enfer que vous aidez à créer à et maintenir.

J’ai été soutenu dans ma lutte par trois hommes. Nelson Mandela m’a appris que si vous poursuivez une noble cause vous pouvez porter le poids du monde sur vos épaules. Malcolm X m’a appris que l’endroit où vous commencez n’a peu d’importance, seul compte l’endroit où vous finissez. Et Georges Jackson m’a appris que si vous n’êtes pas prêt à mourir pour ce en quoi vous croyez, c’est que vous ne croyez en rien.

Je sais que vous faites seulement votre travail, Doc. Vous avez votre travail et j’ai le mien. Je suis un professeur. Et je suis la preuve vivante que nous pouvons survivre au pire en nous changeant nous-mêmes et en changeant notre monde, peu importe où nous vivons. Je ne veux pas mourir dans cette cellule, mais si cela doit se produire pour que cette leçon soit tout à fait claire, alors je suis prêt à le faire.

Albert Woodfox, prison d'Angola (Louisiane), 23 avril 2014

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 19:14

 

 

Lors du 1er Mai 2011, la flicaille de Montréal veut se débarrasser d'un témoin gênant lors de ses operations criminelles. Ce photographe du journal le Partisan reçoit de coups de bâton lorsqu'on essaye de lui briser sa caméra.

 

 

Le mardi 5 juillet 2011 – Le 29 juin dernier, la section antigang de la Division du crime organisé du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé en force à l’arrestation de quatre militantes et militants – dont Patrice Legendre, un ouvrier communiste et supporter du PCR – et à des perquisitions à leur domicile en rapport avec la dernière manifestation du 1er Mai, organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes de Montréal (CLAC). Près d’une trentaine de policiers ont été mobilisés dans cette opération menée tôt en journée.

 

Aux dires de l’enquêteur en charge de toute l’opération, neuf policiers auraient été blessés, dont certains gravement, lors d’une altercation survenue ce jour-là, qui a d’ailleurs été relatée dans le numéro 3 du journal communiste Partisan ainsi que dans certains médias. Les quatre personnes arrêtées ont été détenues puis relâchées en soirée sous promesse de comparaître le 13 juillet prochain à 9h au Palais de justice de Montréal. Les accusations vont d’«agression armée», à «voies de fait sur un agent de la paix», «entrave au travail des policiers» et «port d’arme dans un dessein dangereux».

 

Rappelons que lors de la manifestation du 1er Mai, qui a regroupé près de 1500 personnes dans les rues du centre-ville de Montréal, des policiers du SPVM étaient intervenus, d’une manière totalement sournoise et provocatrice, pour procéder sans raison aucune à l’arrestation d’un militant connu comme photographe du journal Partisan. Chose prévisible dans les circonstances, des douzaines de manifestantes et manifestants avaient alors spontanément réagi en s’approchant des policiers et en leur intimant de libérer le militant qu’ils tentaient d’arrêter. Visiblement mal préparés, les policiers avaient choisi de battre en retraite.

 

L’opération du 29 juin a manifestement été menée sur la base d’éléments de preuve dérisoires. Le contenu des interrogatoires et la présence d’un enquêteur de l’équipe intégrée sur la sécurité nationale laissent croire que d’autres motifs se cachent derrière cette opération.

 

On peut d’abord supposer qu’elle est motivée par une tradition policière qui consiste à «se venger» d’une défaite lorsque surviennent de tels événements. Et défaite il y a eu le 1er Mai puisque les policiers ont été repoussés dans leur tentative de procéder à une arrestation arbitraire et inexplicable. À ce prix, il fallait trouver des coupables. Or, faute de preuves ou d’éléments suffisants, les enquêteurs ont à l’évidence décidé de s’en prendre à des militantes et militants dont certains bien connus et qui ne cachent pas leurs opinions politiques. Ce faisant, la police et les services de renseignement ont profité de ce prétexte pour criminaliser leur implication politique et plus précisément, les idées communistes qu’ils et elles défendent. Rappelons que ces dernières semaines, le PCR a commencé à publier un journal bilingue, Partisan, publié chaque deux semaines et diffusé dans les principales villes de l’Ontario et du Québec; il a également commencé à organiser les employéEs et ouvriers-ères dans le MRO (le Mouvement révolutionnaire ouvrier). Son combat contre le capitalisme et l’exploitation prend de nouvelles formes et va de l’avant.

 

Les enquêteurs ont également révélé avoir surveillé la Maison Norman Bethune (une librairie animée par le Bureau d’information politique du PCR) dès le lendemain du 1er Mai. Beaucoup de militantes et militants fréquentent cette librairie, participent à ses activités, diffusent un journal communiste et s’impliquent pour faire avancer la cause de la révolution. Les policiers semblent avoir voulu «piger» parmi ces gens pour trouver des coupables et ainsi faire oublier leur propre comportement frivole et provocateur lors de la manifestation du 1er Mai.

 

Par ailleurs, les informations recueillies par le Bureau d’information politique tendent à montrer que les policiers ont cherché avec cette opération à impliquer le PCR, et en particulier le militant Patrice Legendre, dans trois incidents antérieurs dont l’un survenu l’an dernier à Trois-Rivières alors qu’un engin explosif a fait voler en éclats les portes du centre de recrutement des Forces canadiennes. Cet acte avait été revendiqué par un groupe appelé «Résistance internationaliste» et jusqu’à présent, la police n’a pas réussi à élucider cet événement.

 

Curieuse coïncidence, le lendemain des arrestations de Montréal, l’équipe intégrée sur la sécurité nationale installait pour trois jours un poste de commandement à Trois-Rivières, face au centre de recrutement, afin, ont-ils dit, «de récolter de nouvelles informations et valider des pistes qualifiées de “très sérieuses”». Nous savons que les policiers ont alors présenté des photos des quatre personnes arrêtées le 29 juin à la population de Trois-Rivières en espérant trouver quelqu’un qui les impliquerait d’une manière ou d’une autre.

 

L’opération du 29 juin ne tient pas du hasard. Elle s’inscrit dans un contexte où l’État bourgeois canadien est à l’offensive pour criminaliser la lutte politique et en particulier, les militantes et les militants qui y participent. On n’a qu’à penser au sommet du G20 en juin 2010 à Toronto, où plus d’un millier de personnes ont été arrêtées illégalement. Au cours des dernières années, des douzaines de militantes et de militants, dont certains du PCR, ont été l’objet de harcèlement à leur domicile et sur leur lieu de travail, de la part de cette fameuse «équipe intégrée».

 

Le Parti communiste révolutionnaire condamne vigoureusement cette lâche opération menée essentiellement pour des raisons politiques et vouée à l’échec, qui se retournera inévitablement contre ceux qui l’ont planifiée. Le PCR compte mener une campagne active pour dénoncer ces arrestations et obtenir la libération totale et inconditionnelle des personnes arrêtées. Il remercie déjà les nombreux groupes et individus qui ont manifesté leur indignation et leur solidarité à la suite de l’opération du 29 juin.

 

Dénonçons l’intimidation politique ! Défendons notre droit de lutter contre la bourgeoisie et son État ! La solidarité est notre arme !

 

Le Bureau d’information politique du PCR

http://pcr-rcp.ca/fr/

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:23

 

 

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Dans le cadre des Rendez-vous de la Maison Norman Bethune:
Le maoïsme au Canada: célébration du 25e anniversaire du groupe Action socialiste et du 4e anniversaire du PCR

Le 28 janvier marquera le 4e anniversaire du Parti communiste révolutionnaire. Depuis quatre ans, le PCR lutte pour faire émerger et généraliser l’action révolutionnaire du prolétariat, qui contestera le pouvoir de la bourgeoisie et de son État. Cet anniversaire coïncide avec celui – le 25e! – de son prédécesseur, le groupe Action socialiste. Une bonne occasion de partager l’expérience de cette organisation, qui s’est emparée du maoïsme pour le mettre au cœur de l’activité des militantes et militants révolutionnaires au Canada. [Présentation, suivie d’une discussion.]

Le vendredi 28 janvier à 19h00
1918, rue Frontenac
Montréal (métro Frontenac)

Entrée libre • Info: 514 563-1487

 

 

 


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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 19:22

 

PCR-RCP Canada

 

QUAND LES RICHES IMPOSENT LEUR LOI, ON A LE DROIT D’ÊTRE ILLÉGAL!


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Plus de 20 000 policiers armés jusqu’aux dents ; des pistolets Taser, des camions à ultrason, des gaz lacrymogènes, des balles de plastique, du poivre de Cayenne, des matraques, des boucliers, un vaste entrepôt et des cages pour «parker» les opposantes et opposants; au total, un milliard de dollars dépensés pour la sécurité d’une vingtaine de dirigeantEs du G8 et du G20.

Un décret adopté en cachette – sans parution dans la Gazette officielle du gouvernement ontarien – permettant aux policiers d’arrêter quiconque refusait de s’identifier ou se trouvait à moins de cinq mètres de l’immense clôture encerclant les dirigeants capitalistes du G20; et enfin, un «État de droit» qui arrête, emprisonne et accuse plus de 900 personnes en moins de 48 heures. Des camarades, dont une âgée de près de 70 ans – ont vécu des fouilles à nu, menottes aux pieds et aux mains et ont été détenues dans des cages sans accès au monde extérieur pendant plus de 36 heures. Voilà le bilan du week-end du G20, vu à travers la «démocratie» bourgeoise canadienne.

En déployant au maximum des forces répressives sans précédent, en outrepassant sans scrupules les règles élémentaires de droit dont se vantent les défenseurs de la démocratie bourgeoise, le gouvernement canadien a démontré dans les faits que l’arsenal policier, judiciaire et répressif existe pour défendre les intérêts de la bourgeoisie et des capitalistes.

Entre des vitrines cassées et la sauvagerie réservée aux arrêtéEs du G20, la barbarie est nettement du côté de la bourgeoisie. Mais cela, nous le savions déjà.

Le G8, comme le G20, réunissait une poignée de dirigeants du monde qui cherchent à imposer des mesures pour sauver le système capitaliste en crise. Entre la réduction de déficit prônée par certains – dont le Canada – la réduction de la dette ou la régulation des marchés financiers, ces mesures de redressement sont imposées sauvagement aux populations du monde, sans égard aux dégâts humains ou matériels qu’ils causent, qu’il s’agisse de milliers de pertes d’emplois, de travailleurs et travailleuses jetéEs à la rue, de lois de plus en plus restrictives pour les immigrantEs, de mesures coercitives et de régulation des populations sans égard aux droits des femmes, etc. Ces mesures ont force de loi sous le capitalisme. Et ceux et celles qui s’y opposent deviennent des criminels. Eh bien, soyons des criminels!

En descendant dans la rue, en s’opposant par tous les moyens, dans l’action, dans la manifestation et y compris par la destruction des symboles les plus éhontés du capitalisme et de la répression, les manifestantes et manifestants présentEs à Toronto le week-end dernier sont les véritables héros et héroïnes de ce G20. Il faut saluer et défendre chaque geste posé par les manifestantEs à Toronto comme une claque servie aux riches, à la bourgeoisie, aux forces répressives, au gouvernement exploiteur et malhonnête qui n’a cherché qu’à intimider tous les opposants à la tenue du G20.

Pendant que les bandits du G20 discutaillaient de la meilleure façon de maintenir leurs profits tout en se balançant du vrai monde, la bourgeoisie et ses porte-voix osaient se scandaliser de voir la colère à l’ouvrage. Les politiciens bourgeois – dont Jack Layton fut un porte-parole honteux – qui parlent de «casseurs» peuvent bien japper: les faits parlent d’eux-mêmes. Pas de pillage aveugle et de beuverie dans les rues de Toronto: les vitrines cassées furent celles des banques et des grosses compagnies, les chars brûlés étaient ceux de la police.

Une victoire contre l’intimidation, un exemple à suivre

 

 

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Le samedi 26 juin était prévues les principales manifestations du week-end, dont celle appelée par les grands syndicats ontariens. Les groupes anti-capitalistes de l’est du pays, et notamment plusieurs autobus en provenance du Québec organisés par la CLAC 2010 (la Convergence des luttes anticapitalistes), prenaient eux aussi le départ de Queen’s Park à la même heure.

La répression et l’intimidation de la police et du gouvernement ont provoqué une solidarité qu’on a rarement vue aux cours des dernières années. Le vendredi, la manifestation des groupes communautaires avait été encadrée de très près par une horde de policiers, incluant l’anti-émeute, la cavalerie et les hélicoptères, qui interpellaient et fouillaient quasi systématiquement tous les marcheurs qui circulaient dans les rues environnantes. On saisissait même les bouchons pour protéger les oreilles! Durant la nuit, plusieurs militantEs ont subi des arrestations préventives.

Le lendemain, les militantEs anti-capitalistes – environ un millier – ont pu démarrer en s’intégrant à la grande manifestation syndicale plutôt que d’en être séparés, grâce à l’initiative de militants torontois. Plus de 10 000 personnes ont donc quitté Queen’s Park dans une ambiance plutôt tendue. Lorsque la manifestation a atteint la rue Spadina, après avoir longé la rue Queen, la manifestation syndicale avait déjà négocié de s’éloigner de la clôture et de revenir sur ses pas. Les anti-capitalistes visaient au contraire à s’en approcher au maximum.

Après quelques minutes de flottement, le contingent maoïste a déclenché une fusée lumineuse qui a galvanisé les manifestantes et manifestants. Ceux-ci se sont dirigés résolument vers la clôture. Une partie de la manifestation syndicale a décidé de suivre le mouvement, qui a rassemblé de 2 000 à 3 000 personnes. Les manifestantEs se sont défenduEs contre les policiers mais ont aussi attaqué les symboles les plus détestés du capitalisme: voitures de police, vitrines de banques et de magasins de luxe.

À n’en pas douter, la grande priorité des policiers était de défendre à tout prix les dirigeants de la bourgeoisie mondiale. Malgré ce surarmement démesuré, en dépit de cette campagne qui a duré des mois pour intimider et décourager toute opposition aux sommets du G8 et du G20, les dirigeants capitalistes et le gouvernement Harper ont subi une défaite politique importante le week-end dernier dans les rues de Toronto.

S’ils ont pu défendre leur clôture, leur milliard d’équipements et d’effectifs n’ont pas suffi à empêcher les manifestantEs d’agir et de démontrer leur colère en dehors du cadre qu’avait imposé la bourgeoisie canadienne. Et cela représente une immense victoire! Briser avec le carcan de la légalité bourgeoise, refuser de laisser la bourgeoisie décider pour nous du comment de notre colère! À ce titre, les actions posées contre le G20 ont démontré à quel point le pacifisme et le respect des règles de la bourgeoisie paralysent toute perspective de transformer la société. Il faut multiplier les exemples de luttes et d’actions qui font mal à la bourgeoisie, au lieu d’accepter les règles qu’elle nous impose. Il faut que ces gestes d’actions et de révolte, plutôt que de s’éteindre, se répètent et deviennent un rappel constant aux capitalistes, une manière de leur dire: mais vous n’avez rien vu encore !

Appuyons les manifestantEs et tous les arrêtéEs du G20!
Dénonçons la bourgeoisie canadienne, le gouvernement et les forces policières!
Continuons à résister, apprenons à combattre!
C’est le début de la vraie lutte pour se débarrasser du capitalisme.

 

Du jamais vu dans l’histoire du Canada:

Manifestation contre la répression et en solidarité avec les arrêtéEs du G20

Face à la violence policière, aux attaques contre notre résistance et aux arrestations sans précédant des manifestantEs anti-G20, la Convergence des luttes anticapitalistes – CLAC 2010 – appelle l’ensemble des mouvements sociaux à se mobiliser en solidarité avec les victimes de l’appareil répressif tombéEs aux mains de l’armée policière.

Plus de 900 arrestations ont eu lieu durant la fin de semaine à Toronto par kidnapping, profilage politique, raids dans des résidances privées et lieux d’hébergement, violence, brutalité, inditimidation et harcèlement. C’est le plus grand nombre d’arrestation dans l’histoire du Canada, et elles furent effectuées envers des manifestantEs qui n’ont fait qu’exprimer leur désaccord avec des politiques capitalistes, sécuritaires, sexistes, colonialistes et antisociales du G20 et des grands financiers de ce monde.

La CLAC 2010 dénonce la répression policière d’une ampleur sans précédent au Canada intervenue à Toronto lors du Sommet du G20. À la violence policière s’ajoute l’annonce d’une série de mesures d’austérité économique (réduction de déficits, hausses de taxes, coupes dans les services sociaux), qui constituent autant de violences économiques dirigées contre les populations. Les travailleuses et les travailleurs sont appelés à payer la note pour la dernière crise financière, alors que les banques et le secteur financier, qui en sont les responsables et qui ont bénéficié de 20 000 milliards $ en plans de relance, ne se voient imposer aucune nouvelle régulation.

« Les 900 arrestations arbitraires et politiques à Toronto sont du jamais vu dans l’histoire du Canada, soit près de trois fois plus qu’en octobre 1970. Les policiers ont violé les droits fondamentaux, détenu des gens durant des heures sans accusations formelles, sans recours à un avocat, sans nourriture et sans eau. Les policiers se sont montrés coupables d’entrée par effraction sans mandat, de profilage, d’intimidation et de harcèlement, de kidnapping, d’usage démesuré de la force sur des manifestantes, des manifestants ainsi que des journalistes. Nous voyons bien qu’État policier et violence économique vont de pair », explique Danie Royer, coporte-parole de la CLAC2010.

« Chaque jour, partout dans le monde, des gens meurent des conséquences directes des politiques sociales et économiques mises de l’avant par les élites regroupées dans cette instance illégitime qu’est le G20. Les réductions de déficit fièrement annoncées ne feront qu’empirer les conditions de vie de millions de personnes. Stephen Harper a d’ailleurs rappelé que l’objectif visé était de contenter et de rassurer les marchés financiers. Rien sur l’environnement, des miettes pour la santé des femmes, rien sur les conséquences sociales de la crise économique, dont les personnes migrantes sont les premières victimes. Tout pour consolider le capitalisme, un système économique qui privilégie une infime minorité au détriment de l’immense majorité », s’indigne Mathieu Francoeur, coporte-parole de la CLAC2010.

Ce dont nous avons été témoins à Toronto visait à faire taire la dissidence et à criminaliser les mouvements sociaux. Ce sont des tactiques bien connues pour diviser les populations, briser la résistance et imposer des politiques régressives. Nous avons franchi une nouvelle étape dans l’intensification de la répression policière et dans les concessions exigées des populations.

La CLAC 2010 tiendra une manifestation le jeudi 1er juillet 2010 à midi au Square St-Denis, à l’angle des rues St-Denis & Rue du Square St-Louis (métro Sherbrooke), à Montréal. Nous invitons tous les mouvements sociaux progressistes, les familles et leurs enfants à cette grande manifestation qui sera clôturée par un « baby block ».

La Convergence des luttes anticapitalistes de Montréal 2010 (CLAC 2010) est un réseau de groupes et d’individus qui se sont réunis pour consolider leurs luttes respectives à l’échelle locale et mobiliser leurs communautés en vue des sommets du G8 et du G20.

INFO:
www.clac2010.net
blocampmontreal@gmail.com


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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 11:28

 

Source

 

1erMai2010_Montreal_10-1 par Bureau d'information politique

 

1erMai2010_Montreal_7-1 par Bureau d'information politique

 

1erMai2010_Montreal_8-1 par Bureau d'information politique
La bannière des militantes «pour un front féministe prolétarien et révolutionnaire».
1erMai2010_Montreal_5-1 par Bureau d'information politique
Les manifestantes et manifestants ont fait un arrêt devant le Club Mont-Royal – un club privé de la grande bourgeoisie, sur lequel une bannière avait été accrochée où l’on pouvait lire: «Ils sont riches parce que nous sommes pauvres.»
 
1erMai2010_Montreal_1-1 par Bureau d'information politique
Même si les flics du SPVM ont réussi à s’emparer des bâtons sur lesquels elle était déployée, les camarades ont réussi à défendre et conserver la bannière du PCR, qu’ils ont portée fièrement, à bout de bras, jusqu’à la toute fin de la manifestation.
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 21:53

 

Secours Rouge

 

À l’approche du 1er mai, célébré depuis plus d’un siècle comme le symbole du pouvoir des ouvriers, cette journée semble être devenue le symbole même de sa déchéance. Alors que le système économique a traversé des chocs et bien des secousses, les richesses sociales ont été asséchées au profit des intérêts des banques et des entreprises. Cela explique les aides financières accordées aux millionnaires tandis que les travailleuses et les travailleurs avaient à subir dans le meilleur des cas les tourments causés par des baisses de salaires, dans le pire des licenciements en masse. Parallèlement, l’économie se réorganise dans un sens toujours plus hostile au travail.

Marx et Engels ont très justement affirmé que l’Etat moderne n’est rien d’autre que le comité exécutif de la bourgeoisie. Sinon, pourquoi les puissances financières mondiales verseraient-elles sans la moindre contrepartie des centaines de milliards dans les caisses des entreprises, quand celles-ci distribuent l’aumône aux travailleurs et à leurs familles comme on jette une pièce dans l’obole d’un clochard ? Le 1er Mai débuta au Etats-Unis au 19ème siècle au cours des évènements décisifs de la révolte de Haymarket Square : la lutte des ouvriers pour la semaine de 40h et pour l’abolition du travail des enfants.

En Amérique, en Europe, en Afrique comme en Asie, le 1er Mai reste symbolique de la lutte des travailleuses et travailleurs contre l’oppression étatique et capitaliste. Le capitalisme se trouve fondamentalement dans une grave crise. Les guerres absurdes, comme l’ascension bien réelle de l’économie des copains, n’en sont que le reflet. Si les travailleurs veulent vraiment changer le monde, ils doivent se tendre la main par-dessus les fausses barrières afin de construire un monde meilleur où la vie et la liberté seront autrement plus précieuses que le profit. Cela n’est pas seulement possible, c’est nécessaire !

Merci. Ona Move ! Camarade Mumia

 

http://www.sfbayview.com/wp-content/uploads/2009/11/Mumia-Abu-Jamal-web1.jpg

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 18:11

 

The Marxist-Leninist

 

Tucson, AZ - "Tucson aujourd'hui est l'équivalent moral de Birmingham, Alabama en 1961", dit Mike Wilson, membre de la tribu Tohono'O'odham et activiste des droits de l'homme à la frontière, à un rassemblement au Federal Building, le 15 avril. Le rassemblement a été tenu en réponse à la série d'incursions qui ont eu lieu le même jour à Phoenix, Tucson, à Rio Rico et à Nogales, et dans la ville mexicaine de Nogales, Sonora. Les incursions ont visé des personnes voyageant par les services de navettes, mais les voisinages entiers étaient affectés, avec le trafic conduit à un arrêt virtuel tandis que les agents occupaient des zones urbaines dans la plus grande opération de ce type en 7 ans d'histoire de l'Immigration and Custom Enforcement (ICE).

Bien que le rassemblement ait été organisé comme réponse d'urgence, avec des appels sortant seulement deux ou trois heures avant qu'il ait lieu, environ 75 personnes se sont rassemblées dans une foule diverse de tous âges et de toutes nationalités. Les manifestants veulent en finir avec le système des lois racistes en Arizona par une riposte populaire, exactement comme les lois Jim Crow de discrimination raciale ont été défaites par les luttes des droits civiques au sud des États-Unis dans les années 60.

Les incursions ont impliqué plus de 800 officiers et agents de l'ICE et fonctionnaires légaux de niveau local à international. Les activistes des droits des immigrés craignent que l'opération signifie une nouvelle vague de répression anti-immigré et de militarisation de la frontière.

Selon des fonctionnaires de l'ICE, les incursions ont visé des narco-trafiquants et des passeurs. En réalité, les incursions ont visé des propriétaires de service de navettes et des opérateurs et des membres de la Communauté qui ont éveillé le soupçon parce qu'ils ont semblé latins ou indigènes. Des personnes ont été arrêtées et 50 véhicules et sept fourgons ont été confisqués. Vidal Ramirez, propriétaire de la navette de Sahuaro (dont le service n'a pas été pillé), a répondu aux nouvelles en disant, "je n'ai pas le droit de demander des papiers. Je vends le billet et c'est tout. C'est un grand, grand cirque".

Andrew Provencio, cependant, a perdu le fourgon de navette qu'il conduit vers et de Nogales, Arizona. Le fourgon était conduit par son fils, Ricardo Gomez, qui a été interrogé, mais n'a pas été arrêté par les agents de l'ICE. Provencio a indiqué qu'il commençait juste à payer le prêt de $22.000 pour le fourgon, remarquant, "vous n'êtes même pas impliqués dans quoi que ce soit et ils saisissent tout". Gomez a convenu qu'on ne permet pas à des conducteurs de navette de demander à des passagers concernant leur statut d'immigration.

 

Les activistes des droits de la frontière sont préoccupés par la synchronisation des incursions, venant juste deux jours après que la Chambre de l'Arizona ait passé le Senate Bill 1070, qui serait la législation anti-immigré la plus dure dans tout le pays. Entre autres, le texte exigerait de la police locale et d'Etat d'imposer la loi d'immigration et pour de contrôler n'importe qui qu'elles suspectent d'être sans-papiers. La loi donne également à des citoyens la capacité de poursuivre des agents de police pour ne pas imposer la loi d'immigration assez agressivement. Certains présents au rassemblement se sont demandé si la synchronisation de l'incursion signifiait une approbation de cette nouvelle approche.

Le promoteur de la loi, le sénateur républicain Russell Pierce, clame qu'il y a déjà 10 états prêts à adopter des mesures semblables.

Faisant une comparaison avec le racisme institutionnalisé dans le Sud de Jim Crow, Wilson a noté que l'Arizona est un épicentre dans le développement des lois racistes - des lois qui sont souvent reprises par d'autres états. Dans un rapport, l'avocate de l'immigration et un co-fondatrice de Coalición de Derechos Humanos Isabel García remarque, "nous avons permis à l'Arizona d'être le moteur pour la création des lois et des politiques qui affecteront chaque personne vivant dans ce pays… avec la législation-copie apparaissant à travers les États".

En raison des dispositions "papier sur demande" pour n'importe qui suspecté d'être un immigré sans-papiers, la loi implique que chacun, résident, citoyen ou pas, doit avoir un moyen d'identification sur lui à tout moment pour vérifier son statut d'immigration. N'importe qui vivant près de la frontière sait ce que cela signifie. Les blancs d'expression anglaise qui voyagent entre la frontière et l'intérieur ne sont pratiquement jamais invités à fournir à la preuve de leur citoyenneté en croisant des barrages routiers de l'ICE ou en entrant par hasard en contact avec la police. Mais cette condition est courante pour des Latinos et des personnes indigènes, particulièrement si l'espagnol est leur première langue - qui signifie que la loi codifie le profilage racial.

Le mouvement de droits de l'homme de l'Arizona Puente a publié un communiqué comparant la législation aux lois des passeports de l'Afrique du Sud d'apartheid : "Si et quand le Gouverneur Brewer signe [le loi 1070], l'Arizona sera effectivement devenu le premier État de ségrégation aux États-Unis. En dépit de la forte opposition des intérêts commerciaux, du clergé, des associations religieuses, des chefs de la police et de la ligue des villes [de l'Arizona], la loi est passée à la chambre des représentants de l'Arizona, menant l'Arizona plus près de devenir le premier État policier dans le pays". 

 

La loi définit n'importe quel travailleur sans-papiers comme étant en violation des lois d'infraction criminelles de l'Etat, simplement en vertu d'être dans l'Etat, avec du temps de prison obligatoire pour les infractions. Elle interdit également aux églises de fournir un sanctuaire aux travailleurs sans-papiers et empêche les villes d'adopter des politiques qui empêchent la police d'imposer les lois d'immigration. Elle rend illégale la recherche de travail pour, ou l'embauche, des travailleurs journaliers. Elle intensifie la condition que les Agences d'État exigent la preuve de la citoyenneté pour toutes les demandes de services, y compris ceux réclamant la police en cas de violence familiale ou d'autres crimes.

Martha Ojeda, directrice de la Coalition pour la justice des Maquiladoras à San Antonio, a peu de patience que ce soit pour les politiques pilotes du racisme de l'Arizona (et la tendance d'autres États à les suivre) ou pour l'hypocrisie qu'elle voit dans le traitement des ouvriers sans-papiers. Elle note que l'accord de libre-échange nord-américain (NAFTA) mène à une grande modification dans l'immigration, accordant le libre accès pour les grandes sociétés à travers les frontières, mais pas pour que les travailleurs fassent la même chose. Elle note que les travailleurs sans-papiers sont devenus une partie indispensable de l'économie américaine, et qu'ils payent plus en impôts et en sécurité sociale qu'ils ne reçoivent en services sociaux.

Ojeda estime que l'administration d'Obama était sur le bon chemin avec des appels initiaux pour renégocier le NAFTA, mais que ses appels ne vont pas assez loin : "Une renégociation est indispensable qui n'inclue pas seulement le travail et les Accords environnementaux… ou… des études et des statistiques pour mesurer les augmentations de la pauvreté. Ceci n'aide pas qui que ce soit. Le marché doit être réglementé et le NAFTA doit être annulé…".

Enquise de l'exemple de l'Arizona, Ojeda ne hache pas ses mots : "l'Arizona s'est montré pour être un État raciste déclaré, qui poursuit et criminalise les êtres humains qui viennent contribuer à la croissance économique des États-Unis. Sans travailleurs journaliers, serveurs, décapants - l'économie américaine serait dans un état plus critique… beaucoup de politiciens sont inquiétés par l'immigration mais il est évident que c'est seulement une rhétorique pour déguiser le racisme nationaliste des politiques conservateurs qui même maintenant contrôlent le pouvoir". (NDLR : analyse limitée classique des ML. La politique anti-immigration n'est pas qu'une démagogie politicienne - le Peuple serait "naturellement" xénophobe ? - ni une "division des travailleurs", mais un traitement rationnel de la production capitaliste à l'échelle mondiale. Qui peut entrer, effectivement, en contradiction avec certains secteurs de l'économie - bâtiment, agriculture, restauration, nettoyage... Secteurs en crise de main d'oeuvre et non délocalisables)

 

Les opérations coïncident également avec les révélations que la politique de l'ICE pour les évaluations d'agents a récemment changé pour augmenter les quotas et essayer de relever les statistiques pour des opérations réussies, en augmentant les populations visées pour des déportations. Dans un rapport démontant les politiques de l'immigration et de la frontière de l'administration d'Obama, le vice président exécutif international de l'Union internationale des employés des services, Eliseo Medina, a déclaré que le Département de la sécurité nationale (qui surveille la ICE) doit "arrêter ces politiques folles et irrationnelles". Selon Medina, "ils ont dit qu'ils allaient courir après des criminels. Ils doivent faire cela. Ils ont dit qu'ils allaient courir après de mauvais employeurs d'acteur pour supprimer le motif de rentabilité. Ils doivent faire cela. Mais à la place, ils vont toujours après les embaleurs de viande, les portiers et les cuisiniers".

 

"Il y a eu un échec avec cette stratégie, et il y a beaucoup de colère dans notre Union, parce que nous regardons et voyons l'impact quotidien de ces politiques, et c'est l'opposé complet de ce qu'ils ont dit qu'ils allaient faire".

Pendant les opérations en Arizona, non seulement les individus étaient interrogés et arrêtés, mais les voisinages entiers ont été soumis à un déploiement de type militaire.

Kat Rodriguez, également de Derechos Humanos, a indiqué, "il y avait une exposition massive de la force, avec des hélicoptères, des douzaines d'agents, véhicules de police et armes, assaillant notre communauté d'une façon jamais vue auparavant… cette action démontre clairement ce que nous avions prévu, que nous vivrions tout dans un État policier ici en Arizona. Comment l'administration d'Obama peut-elle permettre ces actions tout en embrassant un engagement au 'changement' ?". Elle a ajouté, "nous exigeons une réponse immédiate du président et du secrétaire [à la sécurité nationale] Janet Napolitano, car cette communauté subit déjà des lois de type Jim Crow venant des extrémistes dans la législature de l'Arizona". Napolitano était le précédent gouverneur de l'Arizona avant de prendre sa situation actuelle.

Garcia de Derechos Humanos a ajouté, "au lieu d'amener le ministère de la justice à enquêter sur les abus d'immigration et faire respecter nos droits, l'administration d'Obama jette la police de l'ICE sur nos communautés".

En attendant, Ojeda de la Coalition pour la justice des Maquiladoras croit que les lois d'immigration et de militarisation de la frontière sont une tentative de de détourner la mise en cause pour les nombreuses crises infestant les États-Unis, et représentent un assaut réactionnaire condamné à l'échec :

"Je crois vraiment que l'immigration s'est transformée en boomerang pour les politiques conservateurs… que leur avarice était sans limites et n'a pas pris en considération les conséquences. Ils ont ouvert le marché et ont payé des salaires de misère, obligeant les personnes à immigrer. Ils ont pensé qu'avec leur programme d'ouvriers invités - le programme des braceros - ils pourraient continuer l'esclavage en toute légitimité, volant aux personnes leurs passeports, ne les payant pas [des cas spécifiques comme ceci ont été découverts récemment dans les États de Floride et du Mississippi], pensant qu'ils n'auraient aucune autre alternative que de souffrir l'oppression. Mais ils avaient tort, simplement et sincèrement parce que la nécessité de survivre était plus grande et les millions de personnes sans papiers ont cassé l'armature et n'ont pas suivi les paradigmes de l'esclavage. »

Ojeda a poursuivi, "ils sont venus exiger le droit de travailler, de vivre et le droit à la migration qui est consacrée dans la Déclaration Universelle des Droits de l'homme des Nations Unies. Et maintenant les résultats sont là -, qu'ils le veuillent ou pas. Une crise dans les opérations bancaires, dans le logement, dans l'environnement, avec une crise dans l'industrie et une crise dans l'automobile et un chômage à des niveaux jamais vus depuis la Grande Dépression dans les années 30. Le résultat est que les États-Unis, qu'ils l'aiment ou pas, dépendent d'une main-d'oeuvre sans papiers".

http://marxistleninist.files.wordpress.com/2010/04/shuttles.jpg?w=300&h=228 

 

Voilà le visage (voir aussi l'article précédent) déporteur et pogromiste de l'impérialisme de notre époque, l'époque de la division internationale de la production.

 

Pendant que les usines (et même certains services...) s'en vont vers des cieux moins coûteux (voire quasi gratuits) en main d'oeuvre, l'Europe et l'Amérique du Nord se transforment en forteresses, en Cités Interdites pour les nouveaux esclaves !

 

En cela, le soutien total et inconditionnel au droit d'immigrer et de construire sa vie où bon vous semble, est une tâche essentielle de notre époque : la rejeter ou la relativiser, c'est être au service de la Réaction - voire pire...

 

Car quand les fascistes disent "30.000 expulsions c'est un honte : il en faut 300.000 !", ils sont à 100% sur la ligne de l'impérialisme le plus réactionnaire !

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:06

The Marxist-Leninist


Justice pour Kofi ! Les étudiants de Gainesville protestent contre le tir de la police.

Article de Jared Hamill, Fight Back! News

Gainesville, FL - Plus de 400 manifastants en colère - une coalition d'étudiants, de riverains et de professeurs d'Université - se sont rassemblés et ont marchés pour protester contre le meurtre raciste par la police de Kofi Adu-Brempong.

Adu-Brempong est un étudiant de troisième cycle international du Ghana qui s'est fait tirer dans le visage par un policier de l'université de Floride. Après réception d'un appel d'un voisin disant qu'Adu-Brempong vociférait, à cause du stress dû à ses études et à son statut d'immigration, la police de campus a donné l'assaut à son appartement, l'a tasé trois fois et lui a tiré dans le visage avec un fusil d'assaut.

Adu-Brempong est hospitalisé dans un état critique, ayant perdu la langue et la mâchoire. Incroyablement, l'action de police a pris moins de 30 secondes. Souffrant de la poliomyélite depuis l'enfance, Adu-Brempong ne pouvait pas marcher sans canne. Pour ajouter à l'outrage, la police de l'université de Floride l'a chargé d'un délit de  'résistance à l'arrestation avec violence.'

Les étudiants pour une société démocratique (SDS) de la région de Gainesville ont mené l'action sur le campus. Commençant par un rassemblement et des haut-parleurs à Turlington Plaza, la masse des protestataires a marché à travers le campus jusqu'au comité directeur dans le Emerson Hall Alumni Building. Le comité directeur régit l'université entière. Puisque le bâtiment a été fermé au public, les protestataires ont tiré les portes ouvertes, forcé la sécurité et se sont emparés du bâtiment.

Ils se sont présentés au conseil avec une liste de demandes, y compris l'abandon de toutes les charges contre Kofi Adu-Brempong. L'autre demande importante est le renvoi de Keith Smith, le dirigeant qui a tiré sur Kofi dans le visage. En 2008, Keith Smith avait reçu un avertissement verbal par le Département de Police de la ville de Gainesville où il avait précédemment travaillé. Smith et trois autres policiers jetaient des oeufs et harcelaient des Afros-américains de la communauté locale. La police de l'université a ignoré cet avertissement et a engagé Keith Smith.

Tandis que les étudiants restaient à l'intérieur, attendant de voir comment le comité directeur répondrait, la tension est montée à l'intérieur de la salle de réunion. Après une demi-heure, un administrateur est sorti pour parler aux protestataires. Après son intervention, les étudiants ont prononcé des discours contre la brutalité policière et pour continuer le combat pour Adu-Brempong. Une heure plus tard, les protestataires ont décidé que les demandes de la coalition avaient été clairement reçues par le conseil et ont quitté le bâtiment.

Alors les protestataires ont marché vers bâtiment d'administration de Tigert Hall pour un autre rassemblement, visant le Président Bernie Machen de l'université. Malheureusement le Président Machen était "hors de la ville". Les étudiants ont chanté, "justice pour Kofi !" et "Pas de justice, pas de paix ! A bas la police raciste !"

Fernando Figueroa, du Gainesville SDS : "Nous n'abandonnerons jusqu'à ce que nous gagnions la justice pour Kofi. Nous prenons position contre la brutalité de la police et le racisme sur notre campus et dans tout le pays". Figueroa a poursuivi, "il est stupéfiant de voir tellement peu de journalistes couvrir le tir d'un homme africain dans le visage ici. C'est le même campus où vous ne pouviez pas marcher dix pieds sans vous cogner dans un journaliste ou une équipe de TV couvrant le fameux incident "Don't tase me bro' !" d'un étudiant blanc.

Tard dans l'après-midi, les protestataires étudiants ont assisté à une réunion du conseil étudiant pour exiger une résolution réclamant une enquête de grand jury sur le flic raciste. Avec de la persuasion, la résolution est passée. Avec des protestations montant en puissance à Gainesville, la Coalition pour la justice et contre la brutalité policière se voue à continuer le combat pour Kofi Adu-Brempong.

http://marxistleninist.files.wordpress.com/2010/03/speaker.jpg?w=300&h=225
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 11:11


Kasama - traduction Servir Le Peuple

Kali Akuno : sommes-nous libres maintenant ?

Barack Obama et la "question nationale" New Afrikan
http://mikeely.files.wordpress.com/2010/01/kali_akuno_new_afrikan.gif?w=350
Sommes-nous libres ?

par Kali Akuno*

24 mai 2008 (NDLR : à l'époque des élections primaires qui allaient désigner Obama candidat démocrate)

En l'honneur du quatre-vingt-troisième anniversaire de Malcolm X et de la clarté qu'il a apporté au mouvement révolutionnaire New Afrikan [1].

Depuis la victoire renversante dans l'Iowa du sénateur Barack Obama en janvier, il a été dit et beaucoup écrit au sujet de la réduction ou de la signification continue de la "race" et du "préjudice racial" dans la société des USA et la perspective d'une personne descendante d'Afrikan d'être président comme preuve de sa transformation sociale substantielle. Bien que cette discussion doive être considérée comme une avancée au-dessus des discours moralistes et codifiés par la race des conservateurs qui ont dominé la discussion politique aux USA depuis les années 80, nous devons reconnaître ses limitations critiques.

Essentiellement, ces discussions individualisent les issues et engagent seulement les aspects comportementaux et subjectifs de l'inégalité et de l'oppression. Ce qui est fondamentalement absent, c'est un examen critique de la nature structurelle et systémique de l'oppression et de l'exploitation aux USA et comment la campagne "phénomène" d'Obama se rapporte à ces structures et dynamique.

Ce document cherche à étudier la relation stratégique de la campagne d'Obama à la dynamique structurelle de l'oppression et de l'exploitation aux USA.  En particulier, il se concentrera sur la question New Afrikan et l'oppression nationale Noire aux USA et comment la campagne d'Obama aborde cette oppression. Il cherche également à aborder certaines questions stratégiques que les forces progressistes dans la libération nationale et les mouvements multinationaux de la classe ouvrière doivent affronter au cours des six mois suivants afin de s'assurer que nos demandes et intérêts sont avancés - indépendamment de si Obama remporte ou perd l'élection présidentielle en novembre.

Certaines des questions stratégiques que ce document cherche à aborder sont :
1.  Quel est le rapport organique d'Obama avec la nation New Afrikan ou la nation noire ?
2. Quelle position, alignement et programme de classe Obama représente-t-il ?
3.  Comment la stratégie et le programme de la campagne d'Obama se rapporte-t-elle aux intérêts et aux demandes historiques de la nation noire ?

Qu'est ce que « la question nationale » ?


En résumé, d'un cadre matérialiste dialectique, "la question nationale" se rapporte
a) à la relation structurale inégale des peuples colonisés et opprimés avec les capitaux internationaux, les nations oppresseuses, l'impérialisme, la suprématie blanche et
b) aux luttes historiques des peuples colonisés et opprimés pour se libérer de ces systèmes et forces accablants, entièrement ou partiellement (en tant que pas toutes les luttes des "peuples" ou "de libération nationale" ont cherché à s'arracher des relations capitalistes de production).

Les inégalités entre les peuples produites par le capitalisme sont historiques. Elles sont enracinées dans le développement du système du monde capitaliste par la colonisation et/ou l'assujettissement du globe et de ses peuples non-européens par les classes dirigeantes des états d'Europe occidentale (c.-à-d. Portugal, Espagne, France, Angleterre, Pays Bas, Allemagne, Belgique, et Italie) commençant au XVème siècle.

Afin de faciliter le processus de l'accumulation capitaliste qu'elles ont lancée à l'échelle mondiale, les classes dirigeantes de l'Europe ont développé un système social et une idéologie qui ont divisé la production du monde le long de plusieurs lignes, certaines antérieures au capitalisme, certaines développées spécifiquement pour les besoins historiques du Capital ensuite. Les divisions sociales pré-capitalistes qui ont été exploitées étaient la religion, l'appartenance ethnique, la nationalité et le patriarcat. Les nouvelles et fondamentalement principales divisions développées par et avec le capitalisme sont la race et la nationalité liée à l'Etat.

Le but d'exploiter et/ou de développer ces inégalités est a) un moyen de faciliter le contrôle de la terre, du travail, et des ressources (matérielles et immatérielles) du sujet et des peuples opprimés et b) pour stimuler la concurrence entre et parmi ces peuples pour les récompenses matérielles et sociales conférées par ce système exploitant et aliénant.

Aux Etats-Unis "la question nationale" s'adresse spécifiquement au rapport structurel des peuples colonisés, opprimés, et soumis au projet colonial européen et à l'appareillage impérial de l'Etat national qui le renforce. Ce projet est reposé en prémisse sur le génocide et la dépossession du peuple autochtone (les premières nations) ; l'asservissement et l'assujettissement colonial des peuples Afrikan et de leurs descendants ; et la dépossession et l'assujettissement colonial de Chicanas/os (Latinos NDLR).

La question nationale New Afrikan

Dans toute l'histoire du projet colonial des USA, les New Afrikans ont été fondamentalement concentrés dans la partie du sud-est des possessions. La base de cette concentration a été historiquement posée en prémisse sur l'utilisation du travail asservi afrikan pour produire des récoltes comme le tabac, le coton, le riz, les colorants, et le sucre, pour la consommation internationale. Pendant les étapes marchandes préliminaires au développement capitaliste, les conditions climatiques, la qualité de sol, et l'endroit stratégique de ces possessions ont facilité leur incorporation au système capitaliste mondial comme zone de production de produits de monoculture. Cette concentration de population et les relations de production qui se sont exercées dans cette zone ont facilité la formation du peuple New Afrikan comme nation diasporique colonisée d'Afrikan, assujettie à la volonté du projet colonial européen et de son régime capitaliste-impérialiste entre 1619 et 1865.

La mécanisation de l'agriculture dans la partie du sud-est de l'Etat colonial à la fin du 19ème et début du 20ème siècle, combinée avec un programme intense de contrôle et de répression des travailleurs au cours de cette période, a déplacé des millions de New Afrikans. Dans la recherche du refuge et de travail, les New Afrikans se sont déplacés et re-concentrés dans les centres industriels urbains de la Côte Est, du Midwest, et de la côte ouest entre les années 1910 et les années 60. Au cours de ce reclassement, les millions de New Afrikans ont joint les rangs de la classe ouvrière industrielle.

Cependant, ils l'ont fait fondamentalement sur une base structurelle inégale. Exploitant le statut soumis du peuple New Afrikan, le Capital, la bureaucratie du travail, et les diverses communautés européennes de colons ont relégué les New Afrikans aux plus basses strates de la classe ouvrière, où ils ont été concentrés dans les métiers les plus mal payés et les plus dangereux qui ont limité leur capacité à gagner et à accumuler. Ce processus de développement a établi les limites sociales et économiques de la nouvelle oppression nationale New Afrikan dans toute l'étendue entière du projet colonial des USA.

Simultanément, la grande majorité des New Afrikans qui est demeurée dans le territoire national New Afrikan (c.-à-d. la partie Sud-est du projet colonial) est devenue sujette à un nouveau régime d'accumulation et a tordu le développement national. Réagissant aux gains faits dans le "Nord" industriel par le mouvement multinational de la classe ouvrière entre les années 30 et les années 50, le Capital industriel a "externalisé" la production vers New Afrika pour exploiter le statut subjugué de la classe ouvrière New Afrikan. Bien que la classe ouvrière New Afrikan ait été empêchée de s'organiser effectivement en syndicats, ce développement a augmenté le circuit du capital global dans la nation New Afrikan, qui a aidé à stimuler l'élévation du mouvement de droits civiques et de son programme petit-bourgeois d'inclusion civile dans le cadre juridiques du projet colonial.

Les gains sociaux et économiques limités des mouvements des droits civiques et du Pouvoir Noir ont placé les limites actuelles du développement national pour la nation New Afrikan. New Afrika, comme toutes les nations et nationalités, est une formation sociale stratifiée par classe.

Comme tous les peuples et nations subjugués et colonisés par les puissances coloniales européennes, le capital et les relations sociales capitalistes ont articulé le développement social de New Afrika.  Dans sa totalité et presque 400 ans de développement, la majorité écrasante des New Afrikans ont été et sont des membres des classes ouvrières (comme esclaves - biens mobiliers, paysans, ou prolétaires). Cependant, une bourgeoisie très limitée New Afrikan a existé depuis au moins la moitié du 19ème siècle. Dans toute l'histoire New Afrikan, cette extrêmement petite, et typiquement basée sur les services, petit-bourgeoisie a tendu politiquement à être plus progressiste que réactionnaire dans ses perspectives et programme politiques. Principalement cette classe bourgeoise a fourni la conduite et l'appui pour les demandes historiques primaires du mouvement de libération nationale New Afrikan. En résumé ces demandes ont été et sont :

   1. Des territoires pour le développement et l'accumulation autodéterminés ou autonomes.
   2. Égalité de traitement devant la loi de l'Etat colonial.
   3. Distribution équitable de l'excédent social distribué dans tout l'Etat colonial.
   4. Puissance politique autodéterminée.
   5. Développement économique indépendant et auto-entretenu.
   6. Réparations.

Cependant, les gains d'accumulation (tout maigres qu'ils étaient) des mouvements de droits civiques et du Pouvoir Noir combinés avec les variations importantes dans les relations de la production sur une échelle mondiale, ont transformé la relation de la bourgeoisie New Afrikan avec la totalité de la nation New Afrikan depuis années 70 jusqu'à présent.

Les deux dispositifs dominants de ce processus de transformation sont a) l'élévation phénoménale de la bourgeoisie compradore pendant les années 70 et les années 80, et b) la transformation rapide de cette bourgeoisie compradore en une bourgeoisie transnationale des années 80 au présent.  Comme il sera discuté dans tout ce document, cette transformation a non seulement changé la composition structurale globale de la bourgeoisie New Afrikan, mais elle a changé pour toujours sa vision du monde et son programme politique.

Partie 1 - Les interrogations

Interrogation de la question « nationale »


Barack Obama a affirmé à plusieurs occasions a) que la race n'importe pas et b) qu'il y a seulement "une" Amérique.

L'implication de ces propos, même si seulement tenus dans un but stratégique, est que les contradictions nationales dans le projet colonial des USA ont été niées et résolues.

Même un regard cursif, sur les inégalités socio-économiques entre les diverses nationalités aux USA, indique que ces affirmations sont d'une manière flagrante fausses. Cependant, le succès sans précédent de la campagne d'Obama et de ce qu'il a brisé en tant qu'il se rapporte à un candidat « noir » faisant appel aux électeurs blancs sur un niveau national, indique que quelque chose a qualitativement changé dans ce pays. La question est : quoi ?

J'affirme le fait que la source de changement qualitatif se situe dans la composition changeante de classe dans tout le projet colonial des USA. L'avance du capital global et sa transformation de production et d'accumulation dans tout le système-monde capitaliste ont produit ce décalage de composition. Je pose le principe que le processus de la transformation populairement appelée "globalisation" a créé une bourgeoisie transnationale et élevé le caractère transnational, multinational ou "cosmopolite" des services et de la classe ouvrière. Ma position est que Barack Obama est un membre et représente les intérêts politiques et économiques de la bourgeoisie transnationale et les intérêts sociaux des classes transnationales croissantes. Plus spécifiquement, Barack Obama est un produit de la nouvelle bourgeoisie transnationale New Afrikan, qui a émergé principalement de la bourgeoisie compradore ou du secteur néo-colonial de la classe bourgeoise New Afrikan entre les années 70 et maintenant.

La question fondamentale concernant cette nouvelle composition de classe, est comment les forces progressives et révolutionnaires dans le mouvement de libération nationale New Afrikan doit se rapporter stratégiquement à Barack Obama et à cette classe bourgeoise transnationale ? Cette classe (ou fraction de classe) est-elle une amie ou un ennemi du mouvement de libération nationale New Afrikan ? J'affirme trois choses :

1. Que la base matérielle pour la théorie traditionnelle de collaboration de classe, de front unifié et/ou de libération nationale des peuples et des nations opprimés en général, et en particulier de son application historique au mouvement de libération nationale New Afrikan, ne s'applique plus.
2. Que la gauche n'a pas développé une théorie générale ou particulière de la façon de se rapporter stratégiquement à ces nouvelles forces de classe.
3. En conséquence, nous sommes actuellement mal équipés théoriquement et selon les programmes pour affronter le phénomène d'Obama et saisir les occasions historiques qu'il présente pour avancer les intérêts de la libération nationale et des mouvements multinationaux de la classe ouvrière.

Comment la bourgeoisie transnationale diffère-t-elle d'autres classes de la bourgeoisie, en particulier parmi des nations opprimées comme la nation New Afrikan ? La théorie générale de libération nationale maintient qu'il y a deux fractions primaires de la classe de capitalistes ou de bourgeois (qu'est à dire la classe qui possède et commande les moyens de production). Ce sont 1) la bourgeoisie nationale, progressiste, ou "anti-impérialiste" et 2) la classe compradore ou "vendue", les "oncles Tom", ou la bourgeoisie néo-coloniale.

La bourgeoisie nationale ou anti-impérialiste est théoriquement une force progressiste tirée de la vie organique et intérieure de la nation opprimée, qui est matériellement obligée de favoriser le développement des forces productives de la nation pour ses propres intérêts et de résister à l'incursion de l'impérialisme et à sa suppression de ce développement national autonome, pour ces mêmes intérêts propres.

La bourgeoisie compradore ou vendue est théoriquement une force réactionnaire également tirée de la vie organique et intérieure de la nation opprimée, qui est réciproquement obligée de collaborer avec l'impérialisme pour retarder le développement autonome ou autodéterminant de la nation opprimée.

La différence fondamentale entre ces deux fractions bourgeoises et la fraction transnationale est leur rapport organique avec la nation opprimée.

Les bourgeoisies nationale et compradore dépendent des relations de production dans la vie sociale et politique de la nation opprimée. Signifiant qu'elles sont toutes 2 dépendantes des masses laborieuses de la nation opprimée pour leur existence même, et par conséquent peuvent être jugées responsable envers la classe ouvrière de celle-ci en diverses manières.

La bourgeoisie transnationale en revanche, quoiqu'elle ait émergé principalement de la fraction compradore dans New Afrika et ailleurs, ne dépend pas pour son existence de la nation opprimée et de ses rapports de production. La bourgeoisie transnationale, comme son nom implique, n'est pas une entité attachée nationalement ou à un Etat national. Sa base d'existence se situe en exploitant les peuples et les classes ouvrières du globe, et elle est généralement seulement responsable ou tenue en échec par ses associés et rivaux partiels (en grande partie par leur contrôle financier de divers marchés de capitaux comme montré par leur déflation de divers marchés nationaux comme le Mexique au début des années 90 ; La Thaïlande, l'Indonésie, la Malaisie, et la Corée du Sud vers la fin des années 90 ; et le Brésil et l'Argentine au début de ce siècle).

Maintenant, alors que je pose le principe que cette compréhension du positionnement d'Obama nous aide à comprendre son rapport avec la nation New Afrikan et ses demandes historiques, j'argue du fait que nous ne comprenons toujours pas complètement en ce moment, comment elle se rapporte à son appel de masse aux électeurs blancs dans beaucoup de cas qui ne font pas partie de cette formation transnationale. Ce que j'affirme, c'est que nous en tant que progressistes et révolutionnaires, devons nous interroger en outre pour gagner une compréhension plus profonde de son potentiel stratégique.

Interrogation de la campagne

En dépit de ce qu'on peut personnellement penser de Obama et des mérites de principe de sa campagne, ce que nous devons reconnaître est que ses actions et sa campagne sont profondément enracinées dans une analyse particulière de la façon d'aborder l'oppression nationale aux USA.

Cette analyse est enracinée dans les discours "d'intégration" et de la "communauté aimée" du leadership petit-bourgeois du mouvement de droits civiques New Afrikan et de ses patrons bourgeois libéraux blancs. La stratégie derrière cet appel narratif est d'accentuer les traits communs entre l'oppresseur et les opprimés, plutôt que d'aborder leurs contradictions et différences.

Cette stratégie est enracinée dans la réalité que la route vers la victoire passe par l'électorat blanc et sa force numérique. Basé sur cette réalité, j'affirme là deux dynamiques historiques qui ont fondamentalement formé la campagne d'Obama et sa stratégie.

   1. Aucun candidat Démocrate n'a gagné une majorité d'électeurs blancs depuis 1964. Pour qu'un candidat Démocrate gagne, il va devoir gagner une importante partie, sinon la majorité, des voix blanches de colons.

   2. Les campagnes de Jesse Jackson de 1984 et de 1988. Ces deux campagnes servent d'exemples négatifs à la campagne des primaires d'Obama. Elles illustrent ce qu'il ne faut pas faire en tant que candidat New Afrikan pour la présidence, qui a déterminé des aspects clés de sa stratégie, en particulier ses méthodes d'appel aux électeurs blancs et juifs en particulier.

Basé sur ces réalités, la campagne d'Obama a fait un choix délibéré et stratégique pour ne pas baser sa candidature sur les establishments (comme l'église noire, les organismes civiques, les syndicats, et les médias) ou des demandes historiques de la nation New Afrikan. Afin de se donner l'occasion de gagner, Obama doit éviter d'être regardé comme un candidat "noir" par tous les moyens. Ceci explique en partie, pourquoi il s'est distancé des tendances de Jesse Jackson, de Louis Farrakhan, et de Jérémie Wright - les représentants « traditionnels » de la bourgeoisie « progressiste » New Afrikan.

Cependant, sa campagne a également compté sur l'appui dévoué du parti Démocrate par des personnes New Afrikan. Les New Afrikans ont été la base la plus solide du soutien du parti Démocrate depuis l'élection en 1964 de Lyndon B. Johnson. En fait, les New Afrikans ont voté uniformément pour les candidats présidentiels Démocrates dans la gamme de 80 - 90% depuis 1956. Ce fait cependant, ne devrait pas être étonnant. Les candidats Démocrates peuvent tenir et tiennent les voix New Afrikans pour acquises parce que les New Afrikans n'ont pas d'autre option politique véritable pour représenter leurs intérêts.

Sachant ceci, Obama et sa campagne savent qu'ils doivent adresser peu d'appels spéciaux aux New Afrikans et à la plupart des autres peuples opprimés dans la coalition « traditionnelle » du parti Démocrate pour recueillir leurs voix (certaines populations "latinos" peuvent cependant constituer des exceptions).

Interrogation des forces populaires

Indépendamment de la façon dont les demandes et les institutions New Afrikan sont marginalisés dans la campagne d'Obama, le fait est que depuis la victoire d'Obama dans l'Iowa en janvier, les New Afrikans se sont avérés dans des nombres proches du record soutenir sa campagne pour la nomination Démocrate. Comment expliquons-nous cette effusion d'appui en dépit de son manque d'engagement avec les demandes et les institutions New Afrikans ?

De plus, comment expliquons-nous ses victoires dans les Etats comme l'Iowa, le Kansas, l'Oregon, le Colorado, le Connecticut, le Nebraska, le Vermont, et le Wyoming où la grande majorité de l'électorat sont des colons blancs qui ne sont pas substantiellement incorporés à la connexion transnationale de la production ?

Une partie de la réponse, je crois, réside dans les développements transnationaux de classe évoqués précédemment. L'autre partie de la réponse je crois réside dans la réponse populaire aux 7 dernières années du régime de Bush.  Comme un résultat direct des occupations échouées de l'Irak et l'Afghanistan, l'accumulation de la dette sans précédent, la gestion partisane de l'économie, les mensonges et la duperie exposée, et le "modèle" hostile, belligérant, et autoritaire de la gestion, cette élection sert de plusieurs manières de référendum populaire anti-Bush.

Les forces populaires, multinationales, multiclasse s'engageant dans la campagne d'Obama réclament clairement un changement de gestion. Ceci a été démontré la première fois dans les élections de 2006 et a encore été illustré dans plusieurs des élections anticipées au Congrès en Illinois, en Louisiane, et au Mississippi où les Démocrates ont pris des circonscriptions républicaines de longue date.

Barack Obama, pour des raisons d'histoire personnelle (sa nouveauté y compris à Capitole Hill), de style (en particulier son charisme et son talent cultivé pour l'optimal, aussi vide que le programme peut être), et de stratégie (exploitation tacite y compris des stéréotypes culturels au sujet de personnes New Afrikans comme étant de bonne écoute et empathiques) a jusqu'ici démontré qu'il serait un dirigeant profondément différent de ses rivaux Démocrates restant ou républicains.

Ce sur quoi, je pense, les progressistes et les révolutionnaires doivent être clairs concernant ces forces populaires est qu'une réclamation de changement de gestion n'équivaut pas à une réclamation pour un changement fondamental de programme. C'est sur la question du programme que j'arguerais du fait que la question nationale réintroduit fortement la tension et pourrais peut-être rompre la large alliance multinationale et multiclasse jusqu'ici mobilisée par la campagne d'Obama.

Par exemple, les demandes historiques des personnes New Afrikan ne vont pas disparaître sans transformation révolutionnaire de l'Etat colonial des USA. En fait, si la crise des hypothèques (subprimes) s'approfondit au cours des 2 à 4 années à venir, certaines des demandes, comme le développement économique et les réparations peut-être, vont seulement devenir plus fortes.

De même, les intérêts du Capital transnational soutenant la campagne d'Obama n'ont aucune intention d'arrêter leur mission d'accumulation. En revanche, ils essayent de l'augmenter par l'application d'une approche plus amicale de la gestion de leurs instruments de réglementation primaires - à savoir l'armée US, le trésor, et la Federal Reserve Bank. Et de plus, beaucoup des employés blancs et des électeurs de classe ouvrière qui soutiennent Obama n'exigent pas un terme à l'impérialisme et à la globalisation, mais un retour aux niveaux de vie élevés qu'ils se sont accoutumés et sentis droit à avoir comme colons, c.-à-d. des "Américains".

Interrogation du moment

C'est un moment extrêmement unique dans l'histoire de l'homme, qui ne devrait pas être ignoré par les progressistes et les révolutionnaires n'importe où, encore moins aux USA.

Il y a trois choses générales qui rendent ce moment particulièrement unique :

1. L'effondrement rapide des systèmes écologiques qui soutiennent la civilisation humaine, comme conséquence directe du besoin du système-monde capitaliste pour la croissance et l'expansion constante, et sa dépendance à l'égard un système pétrochimique de production industrielle de masse pour stimuler et soutenir cette croissance.

2. L'hégémonie déclinante (dans ses connotations géopolitiques et de Gramsci) de l'Etat impérial des USA et le déplacement vers un ordre mondial géopolitique multipolaire (l'aiguisement des contradictions inter-impérialistes NDLR, après la "décennie américaine" des années 90)

3. L'affaiblissement comparatif de l'économie nationale des USA et l'approfondissement de la production et de l'accumulation transnationales.

Afin d'être correctement mis dans un contexte, la campagne d'Obama et le "phénomène" correspondant doivent être situés comme réponse directe à ce moment unique dans l'histoire. Comme il a été discuté plus haut, sa campagne est clairement une réponse factieuse, servant fondamentalement les intérêts de la bourgeoisie transnationale et de ses moyens et instruments d'accumulation et de gouvernance. Les deux questions fondamentales provenant de cette évaluation sont : 1) cette classe et l'alliance des forces qu'elle a amassé est-elle assez forte pour contenir les contradictions qu'elle a soulevées et 2) peut-elle continuer son programme d'accumulation et son projet politique sans transformation importante à partir de sa production à forte dépendance pétrochimique ?

Je pense que la réponse aux deux questions est emphatiquement, NON. Revenant à notre analyse de la campagne d'Obama par rapport à la question nationale New Afrikan, il y a là plusieurs exemples qui illustrent clairement pourquoi.

Le programme transnational d'accumulation est fondamentalement conduit par un système de production post-Fordiste conduit par les finances, dominé par le renseignement.
La mécanisation intense de ce régime de production disloque rapidement des millions, sinon des milliards, d'ouvriers, dans le monde entier. La classe ouvrière New Afrikan étant l'un des premiers et des plus dévastés secteurs du prolétariat international frappé par ce régime d'accumulation.

Depuis les années 70, des millions de New Afrikans ont été économiquement disloqués et physiquement déplacés par cette transformation, qui est seulement placée pour empirer avec la crise des finances (comme en témoigne la crise des hypothèques qui a dépossédé des millions de New Afrikans de leurs capitaux propres) et l'approfondissement de la production globale.
Ce qui est également clair est que les options d'absorber ce travail en excédent dans l'économie des services à bas salaires ou de l'entreposer (c.-à-d. en l'incarcérant), atteint ses limites politiques et financières. Les résultats probables de la crise en escalade sont :

 1. Une dislocation économique plus intense
 2. Un déplacement physique plus intense et une relocalisation obligatoire (la Nouvelle-Orléans étant un précédent clair)
 3. Une résistance plus intense et plus concentrée des New Afrikans
 4. Une escalade des demandes faites contre l'Etat et le Capital par les New Afrikans

Comme représentant de la bourgeoisie transnationale, son régime de production, et de l'Etat impérial des USA, comment Obama serait-il amené à aborder ces contradictions ? J'argue du fait qu'il devrait fondamentalement exercer "l'option Nixon" dans ses relations à la nation New Afrikan (et à d'autres des nations opprimées à l'intérieur et au delà de l'Etat national des USA).

A simplement énoncer que l'option Nixon est l'emploi calculé des stratagèmes de «la carotte et du bâton ». La carotte d'Obama devrait améliorer ou acheter des secteurs de la classe ouvrière ou de la bourgeoisie New Afrikan en offrant un ensemble de concessions, principalement dans le domaine de la rémission de prêt (pour la crise des hypothèques) et des programmes de formation à un emploi (plus que probablement pour les "emplois verts" et semblables). Le bâton serait l'application stratégique de la répression d'Etat contre les forces résistantes et non-conformes dans la classe ouvrière New Afrikan. Le but de l'option Nixon maintenant, comme pendant sa présidence vers la fin des années 60 et le début des années 70, serait de rompre l'unité politique de la nation New Afrikan contre la bourgeoisie transnationale et son programme.
 
Restant avec notre analyse, il est également clair que l'option verte de transformation soit un cul-de-sac pour la bourgeoisie transnationale et son programme.

Bien que les éléments de la bourgeoisie transnationale mènent clairement la charge pour le développement du capitalisme « vert », elle n'est pas, et ne peut pas en fait, plaider pour la transformation requise pour limiter la production des gaz à effet de serre, pour freiner ou renverser le changement climatique, sans se ruiner. En conséquence, elle ne peut pas et ne produira pas d'assez «d'emplois verts» pour réincorporer les millions de New Afrikans qui ont été économiquement disloqués par la production transnationale.

Partant de là, ce que nous pouvons poser en principe avec confiance en ce moment est que le Capital va aller aux longueurs extrêmes du prolongement de sa vie et domination barbare sur la civilisation humaine. Réciproquement, comme les événements des 7 dernières années l'ont illustré, nous devrions également compter voir une escalade et une diversification de la résistance.

Partie 2 - Définir un cadre de travail pour saisir le moment

Ainsi, comment le mouvement de libération New Afrikan et les mouvements multinationaux et de la classe ouvrière devraient-ils stratégiquement s'engager dans cette campagne historique et ce moment critique ?

Une des premières priorités de l'engagement est le développement théorique. Une des choses de principe que le mouvement New Afrikan et les mouvements de gauche multinationaux doivent concevoir est comment aborder la bourgeoisie transnationale. Comme indiqué plus tôt, au jour d'aujourd'hui, nos mouvements n'ont pas une perspective générale, encore moins unie, sur cette question. En fait, j'arguerais du fait que la plupart de nos forces utilisent toujours une théorie traditionnelle de front uni ou de libération nationale pour déterminer leurs positions et lignes de conduite.

J'argue du fait que, parce que la bourgeoisie transnationale ne peut pas être facilement mise sous pression par les mouvements nationaux de la classe ouvrière et de libération dans le projet colonial des USA, ces mouvements ne devraient pas investir la majorité de leur temps et de leur énergie dans une stratégie de l'"intérieur" d'engagement critique dans la campagne d'Obama.
 
J'argue du fait que raisonnant stratégiquement, ces forces devraient concentrer leur énergie sur établir les mouvements politiques et les institutions autonomes (comme le Parti de la Reconstruction) dans l'Etat national des USA qui cherchent à établir un large front uni multinational des peuples et des ouvriers opprimés, qui font un principe d'établir des liens et des alliances stratégiques avec la libération nationale autonome, la classe ouvrière internationale, la justice globale, et les mouvements environnementaux dans le monde entier. Alors que la bourgeoisie transnationale pense et agit globalement, nous devons également penser et agir globalement pour avancer nos propres intérêts.

Cependant, comme la grande majorité de nos personnes et de nos forces vont soutenir la campagne et la présidence potentielle d'Obama, à court terme nous devons tactiquement investir un degré critique de temps et d'énergie en s'y engageant, pour seulement essayer de gagner une partie considérable de ces forces à une perspective et à un programme de gauche. Et c'est ici que nous avons besoin de clarté théorique. Comment offrons-nous une critique radicale d'Obama, de sa position de classe, de ses intérêts, et de son programme sans s'aliéner les masses populaires ? Comment déplaçons-nous ces forces pour les engager dans l'action autodéterminante autonome en dehors de du parti Démocrate ? Comment instruisons-nous et déplaçons-nous les forces blanches de colons mobilisées par Obama à un actif engagement anti-raciste, une perspective et un programme anti-impérialiste ?

À cette fin, une contre-campagne aux abois contre Obama, je dirais, n'est pas la manière la plus efficace ou la plus productive d'engager ces forces populaires en avant depuis ce point. En revanche, je pense que la gauche multinationale doit chercher à accentuer les contradictions dans la campagne et le programme d'Obama en combinant stratégie "à l'extérieur-à l'intérieur" pour avancer un ensemble d'exigences de principe et pousser (Obama) et les forces qu'il a mobilisées brusquement vers la gauche. De plus, je pense que la formation d'une force politique autonome de "l'extérieur" devrait être primordiale. Cependant, ce qui est peut-être le plus tactiquement critique est que les forces de "l'extérieur" et de "l'intérieur" favorisent et propagent agressivement ces demandes communes ; dialoguent et discutent vigoureusement d'une façon de principe et non-sectaire ; et ouvertement communiquer et collaborer toutes les fois que c'est possible.

Certaines des demandes stratégiques primaires qui doivent être soulevées sont tirées des demandes historiques des peuples opprimés, en particulier New Afrikans, combiné avec les demandes de la classe ouvrière multinationale, des femmes, et des mouvements environnementaux et de justice. La combinaison de ces exigences exposera non seulement les limites de la bourgeoisie transnationale et de son régime de production, mais de l'impérialisme des USA lui-même et de son incapacité de tenir ses promesses démocratiques, "à la maison" ou à l'étranger. Quelques unes des plus critiques de ces demandes sont (2) :

   1. La fin pleine et immédiate des occupations de l'Irak et de l'Afghanistan.
   2. L'appui total et inconditionnel pour l'autodétermination palestinienne et le droit de retour.
   3. Le plein et immédiat droit de retour pour les plus de 250.000 New Afrikans déplacé de leurs foyers à la Nouvelle-Orléans et sur la côte du Golfe du Mississippi.
   4. L'abrogation de la "guerre contre la drogue" et des peines minimum qui ont eu comme conséquence l'emprisonnement de plus de 2,5 millions de personnes, dont la grande majorité sont New Afrikans.
   5. L'appui total pour les droits des femmes et des communautés LGTB, y compris l'appui total pour des initiatives comme l'amendement d'égalité des droits et le mariage gay.
   6. La pleine et immédiate abrogation des diverses Lois patriotiques et d'autres lois antidémocratiques anti-terroristes et décrets exécutifs.
   7. La pleine, complète, et sans conditions amnistie pour les millions de travailleurs déplacés et immigrés aux USA.
   8. Le plein et sans réserve engagement pour réduire l'émission de carbone des USA de 80% ou plus avant 2016 pour réduire la production des gaz à effet de serre changeant le climat.
   9. L'engagement au financement public de l'énergie solaire alternative, éolienne, aquatiques, et énergie organique pour soutenir l'économie, et l'élimination de toute énergie nucléaire et extraction dure de métal.
   10. Réparations pour les New Afrikans,  Indiens, Chicanos, Portoricains, Hawaïens et autres peuples et nations colonisés par les USA (y compris Guam, les indigènes d'Alaska, etc.).

En conclusion

Bien que la route en avant puisse ne pas être dégagée, et les résultats de nos actions loins d'être certains, le mouvement de libération nationale New Afrikan, et les mouvements de tous les peuples opprimés et exploités, doivent saisir ce moment critique. La survie de l'humanité exige que nous devions agir, et agir dans nos propres intérêts. Ni Barack Obama ni n'importe quel autre Messie bourgeois ne va nous libérer. Nous devons nous libérer nous-mêmes.

Note 1 : Un New Afrikan est une personne de descendance Afrikan, en particulier ceux historiquement asservis et colonisés dans la partie Sud-est du continent nord-américain, qui vivent actuellement sous l'assujettissement colonial du gouvernement des États-Unis. New Afrikan est la connotation de l'identité nationale de ces personnes Afrikan qui identifient leurs aspirations politiques pour l'autodétermination et l'indépendance.

Note 2 : Voir également les demandes articulées dans le "manifeste d'ébauche pour un Parti de la reconstruction" par le comité organisateur national pour le Parti de la reconstruction, et "Hillary et McCain : le bloc blanc qui doit être arrêté" par Éric Mann.

* Kali Akuno est un révolutionnaire du mouvement de libération nationale New Afrikan, et militant anti-impérialiste. Il est membre du Malcolm X Grassroots Movement et de l'International League of People's Struggle (de Joema Sison)

Approche critique : le texte est très intéressant sur la question nationale afro-américaine, et sa situation nouvelle avec la présidence Obama. Il appelle cependant quelques remarques :

- La théorie de la bourgeoisie transnationale est à prendre avec des pincettes, car elle évoque la théorie de "l'ultra-impérialisme", théorie révisionniste de l'époque de Lénine et remise au goût du jour par Toni Negri dans "L'Empire".
L'auteur évoque pourtant la "poussée" vers un "monde multipolaire", c'est à dire, l'aiguisement des contradictions entre les puissances impérialistes après l'hégémonie US post-Guerre Froide.
Car tout le problème est là : la théorie de l'Empire nie les contradictions inter-impérialistes, qui sont pourtant fondamentales pour notre compréhension du Monde (par ex. les derniers évènements d'Iran, ou l'opposition de la France à la guerre en Irak).
Obama ne représente pas, selon nous, la bourgeoisie "transnationale", pas plus que Lakshmi Mittal (haut compradore indien au service des monopoles britanniques)... mais bien une fraction de la bourgeoisie impérialiste US, qui cherche la "réconciliation avec le Monde" et en particulier avec l'Europe (face à la Russie et à la Chine, et leurs "Etats voyous" - Iran, Soudan, Corée du Nord...). Pour une partie de ces monopolistes, c'est peut-être sincère (et Obama représente peut-être cette option "sincère"), mais pour une autre, c'est purement tactique, de façade, et les masques ont déjà commencé à tomber (comme au Honduras).

- Un autre fait nous semble plus simple : Barack Obama n'est tout simplement... pas New Afrikan ! Sa couleur de peau a peut-être joué subjectivement en sa faveur auprès des New Afrikans - qui votent, de toute façon, à 80 ou 90% démocrate.
Mais il n'est issu, ni socialement ni culturellement, de la classe ouvrière ni de la bourgeoisie New Afrikan (contrairement à sa femme). Il est issu d'une Blanche de la classe moyenne du Kansas et d'un étudiant kenyan, retourné rapidement dans son pays. Il a été élevé dans la classe moyenne blanche de Hawaii, puis a pris "l'ascenseur social" par la brillante université de Harvard.
"Noir" pour les statistiques officielles (une "goutte de sang" noir suffit), Obama ne représente ni la bourgeoisie compradore noire, ni une quelquoncque bourgeoisie "transnationale", mais bien un talentueux VRP d'une fraction de la bourgeoisie impérialiste US !



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/c/c1/HHaywood.JPG/414px-HHaywood.JPG      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/6/6a/Black_belt_nation.gif

Harry Haywood,                                                          Carte de la Black Belt Nation                                        
dirigeant communiste New Afrikan

http://depts.washington.edu/civilr/images/bpp/2-28-69%20cr2.jpgBlack Panthers Party
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Breizh : comment l'étincelle écotaxe a mis le feu à la lande
"Esclave", "identitaire", chouan, cul-terreux arriéré de service : pour paraphraser Césaire, "n'allez pas le répéter, mais le Breton il vous EMMERDE"
Considérations diverses – en guise de ‘‘petit debriefing’’ de ces derniers mois : Bretagne, fascisme, ‘‘Lumières’’ et Kaypakkaya… (point 1)
Considérations diverse (26/11/2013) : eh oui, Servir le Peuple a toujours quelques petites choses à vous dire ;-) (point 1)
Appel de la gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance) pour le 30 novembre (avec notre critique de la position du ROCML)
Le Top Five des drapeaux qui n'ont PAS été inventés par un druide nazi  (mortel !)
Et en guise (provisoire) de conclusion : La Gauche indépendantiste bretonne revient sur la mobilisation de Karaez/Carhaix

Comité de Construction du PCR des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

La phrase du moment :

"La tyrannie cessera parmi mon peuple ; il n'y aura que liberté, liberté toute nue, sans déguisement. Bouleversements d’États entiers : je les renverserai de fond en comble, il n'y aura rien de reste. Il va y avoir de terribles renversements de conditions, de charges et de toutes choses. Je veux faire un monde nouveau, je veux tout détruire. Je veux appeler à moi la faiblesse, je veux la rendre forte. Pleurez gens du monde, pleurez grands de la terre, vos puissances vont tomber. Rois du monde, vos couronnes sont abattues !"

Élie Marion, "prophète" et guérillero camisard cévenol, 1706.

Amb l'anma d'un Camisart, Pòble trabalhaire d'Occitània endavant !

 

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État français : 

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À l'Est, du nouveau : 

Grèce :

  • KOE ('maoïsant', allié à la gauche bourgeoise SYRIZA, en anglais) [dissous dans SYRIZA en 2013, publie maintenant Drómos tis Aristerás, en grec]
  • KKE(m-l) (marxiste-léniniste 'maofriendly', partie en anglais, le reste en grec)
  • ANTARSYA (Coordination de la gauche anticapitaliste pour le renversement, avec des trotskystes, des 'maos' etc., en grec)
  • ANTARSYA - France (site en français)
  • Laïki Enotita ("Unité populaire") - France (en français et en grec, scission anti-capitulation de SYRIZA, pour s'informer)
    EKKE (Mouvement communiste révolutionnaire de Grèce, 'maoïsant' et membre d'ANTARSYA, présentation en anglais, le reste en grec)

Karayib (Antilles-Guyane) & Larényon (Réunion) okupé : 

Monde arabe / Résistance palestinienne :

État turc / Kurdistan : 

  • Maoist Komünist Partisi (PC maoïste de Turquie/Kurdistan-Nord)
  • DHKP-C (ML, tendance 'guévariste')
  • TKP/ML (maoïste)
  • MLKP (ML, site francophone)
  • ATİK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe, maoïste, en anglais)
  • Nouvelle Turquie (information et soutien à la Guerre populaire et aux luttes, en français) [ancien blog]
    Nouvelle Turquie (nouveau site)
  • YPG (Unités de Protection du Peuple, Kurdistan "de Syrie", en anglais)
    PKK (Kurdistan "de Turquie", site en anglais)
    PYD (Parti de l'Union démocratique, Kurdistan "syrien", site en anglais)
    ActuKurde (site d'information en français)

Afrique :

Asie & Océanie :

Antifa :

Action Antifasciste Bordeaux (plus mis à jour, mais "cave aux trésors")

AA Alsace (idem)

Union Révolutionnaire Antifasciste du Haut-Rhin (URA 68, page Facebook)

Collectif Antifasciste Paris - Banlieue

Action Antifasciste Paris - Banlieue

Montpellier Antifa

Collectif Antifasciste 34

Collectif Antifasciste Rennais (AntifaBzh)

Cellule Antifasciste Révolutionnaire d'Auvergne (CARA, page Facebook)

Carcin/Quercy Antifascista (page Facebook)

Occitània Antifascista (page Facebook)

Breizh Antifa (page Facebook)

Perpignan Antifa (page Facebook)

Action Antifasciste de Pau

Union Antifasciste Toulousaine

Ipar Euskal Herria Antifaxista (Pays Basque du Nord antifasciste)

REFLEXes - site d'informations antifascistes

La Horde, portail d'information antifa

Rebellyon - rubrique "Facho"

Redskins Limoges

Droites extrêmes - blog Le Monde (site d'information bourgeois bien fourni, parfait pour le "watch")

Document : Ascenseur pour les fachos (série de 6 vidéos Youtube, Antifascisme.org, site social-démocrate)

 

Guerre pop' - Asie du Sud :

Inde Rouge (nouveau site "officiel" francophone)

Comité de Soutien à la Révolution en Inde

Comité de solidarité franco-népalais

Fil d'actu "Inde - Népal" du Secours Rouge - APAPC

J. Adarshini (excellent site en français)

Revolution in South Asia (en anglais)

Maoist Resistance (guérilla maoïste indienne - en anglais)

NaxalRevolution (Naxalite Maoist India, en anglais)

Banned Thought (en anglais)

Indian Vanguard (en anglais)

The Next Front (Népal - anglais)

Signalfire (sur la GPP en Inde et aux Philippines, le Népal et les luttes populaires dans le monde - en anglais)

Communist Party of India (Marxist-Leninist) Naxalbari (a fusionné avec le PC d'Inde maoïste le 1er mai 2014)

New Marxist Study Group (maoïste, Sri Lanka)

Parti communiste maoïste de Manipur (page Facebook)

 

Guerre pop' - Philippines :

Philippine Revolution (en anglais)

The PRWC Blogs

(tous deux remplacés apparemment par ce site CPP.ph avec notamment les archives d'Ang Bayan, l'organe officiel du Parti)

Solidarité Philippines

Fil d'actu "Philippines" du Secours Rouge - APAPC

 

Guerre pop' & Luttes armées - Amérique latine :

CEDEMA - actualité des mouvements armés en Amérique latine (+ qqs documents historiques)

 

Nuevo Peru (Pérou, basé en Allemagne, en castillan et allemand principalement)

Guardias Rojos (Pérou, page FB)

Fil d'actu "Amérique latine" du Secours Rouge - APAPC

Archives

Autres documents théoriques

 

Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

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Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

Considérations du 01/10/2012 : Copé, "droite décomplexée", montée du fascisme et islamophobie

Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

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Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


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35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


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Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple