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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:08


Ici sur Democracy & Class Struggle : http://democracyandclasstruggle.blogspot.fr/2014/11/nepal-cpn-maoist-general-secretary.html

Comme nous l'avions pressenti dès la naissance du nouveau PC maoïste népalais en 2012 et comme nous l'enseigne - en réalité - tout simplement le maoïsme (un se divise en deux), en dépit des délires de certains qui s'en réclament (comme quoi tout serait "mort et enterré" depuis 2006 dans ce pays), une nouvelle scission vient de se produire dans le mouvement maoïste de la jeune république himalayenne.

Nous attendons bien évidemment d'en savoir plus dans les prochaines semaines. Ce que nous savons pour le moment, c'est que la scission est emmenée par Netra Bikram Chand "Biplab" que nous avons toujours vu comme l'un des éléments les plus à gauche du maoïsme népalais, ayant produit de très intéressantes analyses sur la dérive révisionniste et capitulationniste du Parti d'origine (U'c'PN-'m') dirigé par Prachanda et Bhattarai. Nous ignorons en revanche si Indra Mohan Sigdel "Basanta", qui a également produit des analyses extrêmement brillantes (ici et ici), est lui aussi "de la partie". A contrario, la direction de l'"ex-nouveau Parti" représentée principalement par Mohan Baidya "Kiran" semblait être essentiellement sur une ligne de réconciliation par tous les moyens avec l'U'c'PN-'m' de Prachanda (entre temps balayé, et c'est bien compréhensible, aux dernières élections il y a un an), de "retour aux principes des Accords de 2006" qui auraient simplement été "trahis" (et non été une manœuvre liquidatrice et institutionnaliste en eux-mêmes, dans l'esprit "calife à la place du calife" qui s'était emparé de Prachanda) et de développement des liens avec l'ultra-capitaliste nouvel impérialisme chinois, dans une logique de "contrebalancer" la tutelle historique de l'Inde.

Affaire à suivre...


Biplav.jpgLgtang2-28

 

* Cela ne semble hélas pas être le cas et Basanta a même (finalement) durement critiqué la scission de Biplab, qu'il qualifie de "carriérisme" et d'"esprit de faction". Entre l'une des plus brillantes intelligences du mouvement maoïste népalais, qu'est le premier (mais malheureusement, semble-t-il, englué dans la "frilosité" caractéristique de la "vieille garde"), et la fouge juvénile du second (au prix peut-être, en effet, d'un certain "aventurisme" et manque d'"esprit collectif"), c'est donc une non-jonction qui aura sans doute - selon nous - des conséquences regrettables, retardant l'essor du nécessaire nouveau cycle révolutionnaire que doit connaître le Népal, alors que le sympathie pour les maoïstes est en très net recul dans les masses populaires. Des arguments développés par Biplab (qui n'est pas non plus une "buse" intellectuelle et a produit des documents très intéressants) dans sa lettre de rupture avec le Parti formé par Kiran en 2012, nous n'avons de connaissance que ce qu'en dit Basanta dans sa critique. La plupart des points que mentionne ce dernier (pour les critiquer) nous semblent plutôt justes (malgré des formulations se voulant "novatrices" et parfois maladroites) et nous feraient plutôt donner raison au "fractionniste", tandis que Basanta se pose en gardien intransigeant des "principes fondamentaux" du marxisme-léninisme-maoïsme... que le Parti dans lequel il a décidé de rester n'applique pas, ou dévoie dans sa pratique concrète. Un point peut en effet sembler fortement critiquable : Biplab reprocherait à Prachanda d'avoir "échoué dans sa recherche d'un partage du pouvoir", ce qui signifierait que Biplab veut relancer une lutte révolutionnaire "musclée" dans le seul but de parvenir à un tel "partage du pouvoir" et non à une révolution de nouvelle démocratie (dont Basanta se fait le défenseur). Mais il est impossible de savoir si c'est réellement ce qu'a dit Biplab, ou si c'est ce que Basanta déduit (avec plus ou moins de malhonnêteté intellectuelle) de sa critique adressée à Prachanda.

MàJ : des rares nouvelles que nous ayons eues ultérieurement du Parti mené par Biplab, nous pouvons citer fin décembre 2014 des rassemblements dans lesquels semblent ressortir les mêmes vieilles chimères de "mener le processus constituant à son terme" que lors de la scission kiraniste de 2012, en dénonçant la représentativité de l'Assemblée constituante et en appelant à un "consensus politique national" incluant les forces en dehors de celle-ci (toutes choses qui ne nous semblent pas franchement aller dans le bon sens...) ; puis au début de 2015 des tentatives de prélèvement d'impôt révolutionnaire sur diverses personnalités ou entreprises, l'agression d'un haut fonctionnaire au mois d'août et enfin, fin septembre, des menaces contre les véhicules en provenance d'Inde ayant conduit à une fermeture temporaire de la frontière (l'Inde utilisant encore et toujours les revendications des Madheshis pour conserver son hégémonie historique sur le Népal).

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:32

 

Sur le site du PCmF

 

Levons haut le drapeau de l'internationalisme prolétarien ! 

LAL SALAM pour le succès de la “Conférence internationale de soutien à la Guerre Populaire en Inde” ! 

Chers Camarades,

Au nom de notre Parti, le PCI (Maoïste), de l'Armée de Guérilla de Libération Populaire (PLGA), des Comités Populaires Révolutionnaires, des Organisations Révolutionnaires de Masse et du Peuple révolutionnaire en Inde, nous envoyons nos chaleureuses salutations révolutionnaires et un sincère Lal Salam à tous les partis, organisations et individus, d'Inde ou d'ailleurs, qui ont fait de grands efforts pour développer le soutien et la solidarité avec la Révolution de Démocratie Nouvelle (NRD) en Inde et ailleurs, qui ont tenu la “Conférence internationale de soutien à la Guerre Populaire en Inde” et en ont fait un succès. 

503Vos messages et vos discours, faits dans le véritable esprit internationaliste, ont donné le soutien moral nécessaire aux peuples opprimés et aux camarades qui se battent sur le front de la révolution socialiste mondiale, c’est à dire en Inde, dans un combat acharné avec les ennemis de classe. Comme chacun d'entre vous le sait, ici les conditions difficiles et répressives augmentent de jour en jour, c'est pourquoi nous n'avons pas reçu à temps tous vos messages et qu'aussi les messages qui sont arrivés ne nous sont parvenus que tardivement. Nous sommes vraiment désolés de répondre aussi tard à vos bons efforts. 

Il est particulièrement encourageant pour nous d'entendre que des jeunes, des étudiants, des femmes et des activistes du secteur culturel aient pris part activement à la conférence d'Hambourg. Les rapports sur les campagnes de différents endroits du monde nous ont chaudement enthousiasmé et le plus important est que toute cette solidarité nous a rendus plus humbles et emplis du sentiment de notre responsabilité envers le prolétariat mondial et de notre rôle dans le la révolution socialiste mondiale. Nous aurions aimé prendre part à cette campagne et y jouer un rôle, mais à cause de l'attaque sans précédent de l'ennemi nous n'avons pas pu.

Vous avez joint vos mains aux nôtres lors des heures de tristesse, comme lorsque nous avons subi de lourdes pertes à notre tête, les martyres des Camarades Shyam, Mahesh et Murali en 1999 ou 84327d55321649e3ab2c1d083a28f3f9_M.jpgles martyres des Camarades Azad et Kishenji récemment. Ils étaient tous de grands dirigeants de notre révolution et ont été brutalement assassinés par la classe dominante indienne avec le soutien des impérialistes. Votre déclaration « la lutte des maoïstes en Inde est notre lutte, leur défaite est notre défaite » a rempli nos cœurs avec la confiance et l'esprit internationaliste que nous devons réellement surmonter la douleur et  continuer d'avancer avec un courage intrépide.

Vous avez dit avec exactitude que la manière d'honorer les martyrs de la révolution en Inde et dans le monde est de redoubler le soutien à la guerre populaire en Inde dans le cadre de la lutte croissante contre l'impérialisme dans le monde et pour l'internationalisme prolétarien, et nous croyons que la Conférence de Hambourg a montré être un autre pas en avant dans cette lutte, c'est-à-dire poursuivre l'engagement que vous avez pris. 

Vous tous avez systématiquement condamné le gouvernement indien et protesté avec une sincère indignation contre sa guerre contre le peuple exigeant son arrêt immédiat. Les gens faisant partie du mouvement révolutionnaire se souviennent avec enthousiasme de la solidarité internationale exprimée par les différents partis, organisations et individus au prolétariat et peuples des différends pays car c'est exactement le genre de soutien que chaque mouvement populaire réel se doit de développer. 

Vous avez commencé des campagnes partout dans le monde pour soutenir la guerre populaire en Inde, en particulier dans le ventre de la bête impérialiste, dans les pays où la plupart d'entre vous sont actifs, et nous et le peuple qui se bat dans l’œil du cyclone de la révolution mondiale en reconnaissons très fortement la signification. 

Nous apprécions extrêmement ce type de soutien et de solidarité et nous affirmons fermement que nous apporterons le même soutien aux autres Partis et organisations de masse qui combattent dans toutes les parties du monde. Ce type de solidarité donne une grande confiance aux combattants, leur assurant qu'ils ne sont pas seuls dans leur lutte. Cela montre une fois de plus très clairement qui sont nos ennemis communs auxquels nous sommes confrontés, l'impérialisme, ses marionnettes / laquais et toutes sortes de réactionnaires à travers le monde. Cela favorise l'esprit combatif du peuple, l’exhorte et l’aide à porter le mouvement constamment vers l'avant. Notre Parti, la PLGA, les Comités Populaires Révolutionnaires, les organisations de masse révolutionnaires, le peuple révolutionnaire et toutes les forces progressistes et démocratiques de notre pays veulent exactement ce genre d'unité et de solidarité au niveau interne et international. Cela est extrêmement important pour défendre et développer la guerre populaire. 

GPP IndeChaque Parti et organisation qui a exprimé sa solidarité avec la Guerre populaire en cours en Inde a reconnu cette tâche comme principale, non seulement dans le contexte de la révolution dans chacun des pays concernés, mais aussi dans le contexte d'être en solidarité avec les autres révolutions. Le principe que pour faire avancer la révolution dans nos pays respectifs la meilleure façon est d'être en solidarité avec les révolutions des autres pays a été vivement exprimé lors de cette conférence et nous sommes complètement en accord avec cela. Nous, les maoïstes d'Inde, travaillons dans le même esprit et cela a toujours été la marque de notre pratique depuis les jours du soulèvement paysan armé de Naxalbari dirigé par les véritables révolutionnaires.

Notre Parti, qui porte l'héritage de Naxalbari, a toujours vu la Révolution de Démocratie Nouvelle que nous réalisons en Inde comme partie intégrante de la révolution socialiste mondiale, notre Parti , à savoir le Parti communiste, comme un détachement de l'avant-garde prolétarienne mondiale, la PLGA comme un détachement de l'armée prolétarienne mondiale et les comités populaires révolutionnaires établis ici comme partie intégrante de la dictature mondiale du prolétariat ou de l'Etat socialiste mondial. Les victimes innombrables et inestimables que le peuple et les camarades ont données pour notre révolution, sont également partie intégrante des innombrables martyrs bien-aimés de la révolution socialiste mondiale dans chaque pays. Avec cette compréhension, les différents véritables courants révolutionnaires en Inde, depuis Naxalbari, ont réalisé des campagnes de solidarité pour soutenir les révolutions et les mouvements populaires dans les autres pays, notamment les campagnes de solidarité bien connus avec les révolutions au Vietnam, au Laos et au Cambodge et les luttes de libération nationale en Palestine, avec les Tamouls au Sri Lanka etc. ainsi que les guerres de résistance des peuples irakien et afghan. La dernière en date est notre campagne de solidarité pour soutenir la Révolution de Démocratie Nouvelle aux Philippines, celle que notre Parti a appelée pour le 22-28 avril 2013. 

IndianMaoistsNotre Parti estime que ce genre de campagnes de solidarité existent et ne peuvent devenir plus fortes qu’au travers des avancés des mouvements révolutionnaires qui, réciproquement, gagnent en force morale et matérielle de ces campagnes de solidarité. Dans la situation mondiale actuelle, tous les révolutionnaires doivent vivement comprendre cette interaction et nous pensons que la Conférence d'Hambourg a pu faire le bon pas dans cette direction car cela y a été compris.

Le lancement dans tout le pays de l'offensive sur plusieurs fronts du nom d'opération Green Hunt, qui devrait être définie plus correctement comme une guerre contre le peuple, et les innombrables atrocités barbares commises comme partie intégrante de celle-ci par les forces armées mercenaires et réactionnaires de l'Etat, ont mis en rage un grand nombre de personnes, aux idées différentes, autant en Inde qu'à travers le monde, et a conduit à d'énormes manifestations et campagnes qui ont exigé son arrêt immédiat. Des efforts incessants au niveau national et international ont été faits par les forces progressistes, révolutionnaires et démocratiques en soutien au peuple qui se bat en Inde et pour faire pression sur l'Etat indien afin d'arrêter l'attaque. Les forces révolutionnaires communistes à travers le monde ont également pris la juste initiative de mettre en place un mouvement international de solidarité avec la guerre populaire en Inde. La campagne pour mettre fin à l'Opération Green Hunt et le mouvement de solidarité en faveur de la guerre populaire en Inde se complètent mutuellement, et les programmes anti-opération Green Hunt doivent faire partie intégrante du mouvement de solidarité avec la révolution en Inde parce que vaincre cette campagne nationale sur plusieurs fronts lancée par l'ennemi est une tâche immédiate à laquelle nous devons faire face. Notre Parti croit que pour les forces communistes qui soutiennent la guerre populaire en Inde, la nécessité actuelle est de s'efforcer à mobiliser le plus largement possible les forces anti-impérialistes, démocratiques et révolutionnaires pour renforcer la campagne pour mettre fin à l'Opération Green Hunt, en visant à construire un front anti-impérialiste mondial, ce qui est déjà en cours. Et le renforcement de l'unité des forces communistes à travers le monde pourrait également apporter plus de soutien à la révolution indienne.

1127L'impérialisme traverse sa pire crise à ce jour et, d'autre part, les luttes de la classe ouvrière et des autres classes et segments opprimés de la population, les luttes de libération nationale et les guerres populaires dans les pays semi-féodaux et semi-coloniaux grandissent. La Révolution de Démocratie Nouvelle dans les pays semi-féodaux et semi-coloniaux ou néo-coloniaux et les révolutions socialistes dans les pays capitalistes-impérialistes, qui forment les deux courants de la révolution socialiste mondiale, avancent à des niveaux inégaux et le marxisme-léninisme-maoïsme est de plus en plus compris par le peuple comme leur idéologie directrice. Le peuple est de plus en plus conscient que les impérialistes, leurs dirigeants laquais/marionnettes dans les pays opprimés et les réactionnaires de toutes sortes sont des ennemis communs de tous les peuples et nations opprimés dans le monde et rejoignent de plus en plus les rangs combattants. Toutes les contradictions de base dans le monde et dans tous les pays augmentent et s'intensifient de jour en jour. Pour être exact, la situation mondiale est excellente pour la révolution mondiale. Ainsi, la tâche urgente des communistes partout dans le monde est de tirer profit au mieux de ces excellentes conditions objectives pour mobiliser politiquement et consolider les masses opprimées et renforcer les forces subjectives car seul un fort Parti prolétarien et des masses consolidées peuvent réussir à faire la révolution.

La crise financière actuelle dans le système capitaliste mondial s'enfonce de plus en plus. Elle a intensifié les contradictions internes au système capitaliste dans son ensemble et donne naissance à d'énormes mouvements de masse, de révoltes et de révolutions. L'impérialisme est déjà sur le lit de mort, comme notre grand enseignant marxiste Lénine l'avait analysé et la crise actuelle a confirmé ce fait de manière impressionnante. Dans un monde capitaliste inégal, la crise se reflète aussi inégalement dans les différents pays. Donc, nous, communistes, devons appliquer la théorie universelle, le marxisme-léninisme-maoïsme dans la pratique concrète dans nos pays respectifs, et nos préparations ou pratiques doivent être cohérentes pour mener notre révolution avec succès. Comme vous l'avez dit à juste titre, dans les pays capitalistes, les mouvements de travailleurs, d'étudiants, de jeunes, des femmes etc. doivent être développés et le soutien aux guerres populaires dans d'autres pays est également une tâche internationale inséparable pour chaque Parti prolétarien.

En réponse à la grande confiance en nous accordée par tous les Partis et organisations fraternels qui ont pris l'initiative d'organiser cette conférence et d'en faire un succès, nous nous engageons une fois de plus à ce que la révolution en Inde continue à se renforcer et à poursuivre les rêves des martyrs d'une révolution socialiste mondiale, malgré les lourdes pertes de dirigeants aguerris et la perte de certaines zones.

 

La Conférence Internationale a porté un dur coup à l'impérialisme et aux classes dirigeantes en Inde et, au même moment, elle a rempli d'espoir le grand océan du prolétariat et des masses laborieuses opprimées au sujet de la Révolution de Démocratie Nouvelle en Inde et de la Révolution socialiste mondiale. 

Dans ce contexte, nous faisons de nouveau le serment devant vous tous que nous allons poursuivre les nobles objectifs de tous les grands martyrs de la révolution prolétarienne mondiale et annoncer que jamais la répression fasciste ne pourra dompter l'esprit combatif de notre Parti et du peuple révolutionnaire en Inde qui avancent péniblement sur un long et tortueux chemin. Nous marcherons de l'avant avec une détermination renouvelée bravant toutes sortes d'obstacles et faisant des sacrifices jusqu'à la victoire finale. Ceci est notre promesse au prolétariat international, à tous les amis et sympathisants de la révolution indienne. 


Longue vie à l'internationalisme prolétarien !
Longue vie à l'unité du prolétariat international, des forces révolutionnaires et démocratiques et des nations et peuples opprimés du monde entier !


Salutations révolutionnaires
Ganapathy, Secrétaire, PCI (Maoïste)

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:01

 

Ce ne sont ni plus ni moins que le ‘patron’ régional du Parti du Congrès (au pouvoir à Delhi), avec plusieurs autres cadres de haut rang, et le dirigeant fondateur de la sanglante milice contre-révolutionnaire Salwa Judum qui ont été touchés, dans une attaque digne de l’opération Ogro du mouvement révolutionnaire basque contre Carrero Blanco (27 ennemis du peuple tués au total)… Le Premier ministre Manmohan Singh et la présidente du Congrès, Sonia Gandhi, se sont précipités sur les lieux, abasourdis. Une belle réponse des maoïstes d’Inde à la réaction locale et internationale, mais aussi aux bouffons gauchistes qui annonçaient leur Guerre populaire morte et enterrée ; alors qu’elle ne faisait face, depuis deux ans, qu’à un repli tactique après des pertes douloureuses, comme celle des camarades Azad et Kishenji. Des pertes aujourd’hui largement vengées !

Article bourgeois du Monde :


 New Delhi, correspondant régional. Sonia Gandhi s'est dit "dévastée". La présidente du Parti du Congrès, la formation au pouvoir à New Delhi, avait le visage défait quand elle s'est rendue, dimanche 26 mai, à Raipur, capitale du l'Etat du Chhattisgarh, au chevet des survivants d'une des attaques les plus sanglantes jamais perpétrées par la guérilla maoïste en Inde.

3418302_3_12b1_dimanche-26-mai-la-presidente-du-parti-du_d3.jpgSonia Gandhi aux obsèques des 27 ennemis du peuple liquidés, pour la plupart cadres dirigeants de son parti.


 Vingt-sept personnes ont été tuées, samedi, dans le district de Bastar, l'un des plus violents du Chhattisgarh, lorsqu'un convoi de dirigeants et de cadres locaux du Parti du Congrès est tombé dans une embuscade tendue par plusieurs dizaines de rebelles d'extrême gauche. La caravane de véhicules revenait d'une réunion électorale.
L'état-major du Parti du Congrès dans le Chhattisgarh a été en partie décapité.

Parmi les victimes figurent Nand Kumar Patel, le patron politique du Congrès dans cet Etat du centre de l'Inde, l'un des plus affectés par le mouvement armé des naxalites (maoïstes).

L'autre personnalité tuée dans le guet-apens est Mahendra Karma, le fondateur d'une milice tribale anti-naxalite controversé, Salwa Judum. Intégrée dans la lutte contre-insurrectionnelle menée par les autorités – centrales et locales – Salwa Judum s'est rendue coupable de nombreuses violations des droits de l'homme, au point que la Cour suprême a ordonné, en juillet 2011, de sa dissolution.

[La suite est l'habituel blabla journalistique 'gauche bourgeoise', tentant d'adopter un ton 'neutre']

LA MARGINALISATION SOCIALE ET ÉCONOMIQUE, UN TERREAU FERTILE 

Le précédent coup de main sanglant des naxalites remonte au 6 avril 2010 quand un groupe de 300 rebelles avait tué 75 soldats de la Central Reserve Police Force (CRPF), une force paramilitaire, dans le district de Dantewada, un autre point chaud du Chhattisgarh. A la fin des années 2000, l'insurrection des naxalites était devenue si meurtrière que le premier ministre Manmohan Singh lui-même l'avait qualifiée de "plus grande menace pour la sécurité intérieure du pays".

Afin de contrer ce "péril rouge", le gouvernement de New Delhi a tenté de combiner une politique répressive et des efforts de développement visant à désenclaver les zones de peuplement tribal dont la marginalisation sociale et économique a fourni un terreau fertile aux groupes d'extrême gauche.

Cette stratégie mixte a semblé produire quelques résultats si l'on en juge par la baisse de la violence enregistrée dans les Etats les plus touchés : Chhattisgarh, Jarkhand, Bengale-Occidental, Orissa... Selon le centre d'études sur le terrorisme South Asia Terrorism Portal (SATP), le nombre de tués liés à des affrontements entre forces de sécurité et extrême gauche armée en Inde a décliné de 1 180 en 2010, à 602 en 2011, puis 367 en 2012.

Le début de l'année 2013 a toutefois marqué une recrudescence avec plus de 200 victimes en cinq mois seulement. Si l'on en croit les données de SATP, les naxalites demeurent actifs dans 173 districts sur les 640 que compte l'Inde – soit plus du quart –, la plupart étant répartis le long du fameux "corridor rouge" traversant les régions forestières de peuplement tribal d'Inde du Centre et du Nord.

SATP estime que les effectifs insurgés se montent à 8 600 combattants, lesquels peuvent compter sur un vivier de soutiens potentiels de 38 000 hommes.

Le naxalisme tire son nom du village de Naxalbari (Bengale-Occidental), où avait éclaté une révolte paysanne en 1967, attisée par des militants d'extrême gauche en rupture avec les partis communistes officiels tentés par le jeu parlementaire. Dirigé par Charu Mazumdar – tué en 1972 –, le Parti communiste indien marxiste-léniniste (PCI-ML) s'est créé dans la foulée des événements de Naxalbari en se réclamant ouvertement des préceptes révolutionnaires de Mao.

COMBATTRE "L'ORDRE SEMI-FÉODAL" PAR "UNE GUERRE POPULAIRE PROLONGÉE" 

Le mouvement n'a toutefois pas tardé pas à se scinder en une multitude de groupes rivaux, qu'opposaient parfois des affrontements meurtriers. L'année 2004 consacre d'une certaine manière la renaissance du naxalisme indien à la suite de la fusion de deux tendances, le groupe Guerre du peuple (PWG) et le centre communiste maoïste (MCC), au sein d'un parti réunifié : le Parti communiste indien maoïste (CPI-Maoist).

L'idéologie professée par le CPI-Maoist puise fidèlement dans les classiques de la littérature révolutionnaire. Elle affirme combattre "l'ordre semi-féodal et semi-colonial" au moyen d'une "guerre populaire prolongée" permettant d'instaurer in fine la "démocratie du peuple". La tactique consiste à "libérer" des zones rurales afin d'"encercler" les villes par les campagnes.

Cette rhétorique n'est pas sans rencontrer d'écho au sein des parias de la société indienne, en particulier les communautés tribales de plus en plus dépossédées par des projets de développement industriel. Les forêts des Etats de Jarkhand, Chhattisgarh ou de l'Orissa recèlent en effet des gisements de minerai – fer, bauxite, etc. – attisant les convoitises de grosses sociétés minières.

S'il a échoué à percer dans les grandes villes, le mouvement maoïste indien continue de planter ses racines dans ces zones tribales aliénées qui n'ont jusqu'à présent guère vu la couleur de la "Shining India" (l'Inde brillante).

3418736 5 c4dc le-cratere-laisse-par-l-embuscade-a-l-explosLe cratère laissé par l'explosion

 

En anglais, le communiqué de presse du PC d'Inde maoïste au sujet de l'action : http://democracyandclasstruggle.blogspot.co.uk/2013/05/press-statement-of-communist-party-of.html

 


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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 13:27

 

Au Comité Central,

Parti Communiste du Népal - Maoïste.

Camarades,

Nous, Parti prolétarien du Purba Banglar / PBSP-Bangladesh, avons pris connaissance par votre Communiqué de Presse du 19 juin 2012 que vous avez rompu les relations avec les révisionnistes-opportunistes du PCNU et formé un nouveau Parti. Nous pensons qu'il s'agit d'un important et positif pas en avant pour raviver, redécouvrir et rétablir la ligne et l'héritage révolutionnaire des révolutionnaires du Népal.

Le révisionnisme de la direction Prachanda-Bhattarai a causé un grand dommage à la cause révolutionnaire du Népal et du monde entier. Nous espérons que vous et votre Parti ferez tous les efforts pour rompre complètement avec le révisionnisme et rétablir la Révolution népalaise. Nous espérons que vous ferez tout ce qui est possible pour formuler une ligne politico-idéologique, une stratégie et un plan de travail corrects ; et que vous irez de l'avant dans la mise en œuvre de ces décisions. Et nous espérons, également, que vous formulerez et suivrez une ligne internationale correcte.

Nous souhaitons votre succès à cet égard.

Nous espérons plus de documents et d'autres informations régulièrement. Nous vous tiendrons absolument informés de nos commentaires et évaluations de vos décisions et de vos documents.

Salutations communistes,

Comité Central,

PBSP (Bangladesh).

9 juillet 2012.

 

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nepal

Unité des masses d'Asie du Sud contre l'impérialisme !

 


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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:12

 

[1ère PARTIE]

 

Lgtang2-28Prachanda a dévié de la théorie basique de la révolution de nouvelle démocratie. Il a défini la révolution de nouvelle démocratie comme s'accomplissant en deux étapes - d'abord contre le féodalisme et ensuite contre l'impérialisme. En réalité, ceci ne correspond pas aux caractéristiques de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. 

 

Au cours de la révolution de nouvelle démocratie, il y a parfois une menace majeure pour la démocratie, et parfois pour la souveraineté nationale, et la forme de la lutte est organisée pour répondre à la menace considérée. Mais cela ne signifie pas qu'il y ait deux étapes de la révolution ; l'une contre le féodalisme et l'autre contre l'impérialisme. Le féodalisme et l'impérialisme sont inséparablement interconnectés l'un à l'autre et le pouvoir d’État dans un tel pays représente simultanément les intérêts des deux. C'est la caractéristique de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. Donc, détruire le pouvoir étatique réactionnaire qui représente les intérêts à la fois du féodalisme et de l'impérialisme et construire un nouveau pouvoir à sa place est la première étape vers la révolution de nouvelle démocratie dans un pays semi-féodal et semi-colonial. Prachanda et sa clique se sont considérablement éloignés de cette réalité.  

 

Dans un certain contexte, il a dit que la fin de la monarchie est une sorte d'accomplissement de la révolution de nouvelle démocratie au Népal. Ceci est complètement faux. Dans une interview, il dit : "À présent, nous arrivons à la conclusion que la tâche restante de la nouvelle démocratie (dont une partie a été accomplie) et la stratégie de la révolution socialiste ont convergé en une seule. La tâche restante de la nouvelle démocratie et la tâche d'accomplir la révolution socialiste à travers l'insurrection populaire et l'insurrection armée ont convergé en une seule stratégie, plutôt que d'accomplir la révolution de nouvelle démocratie à une étape et la révolution socialiste dans une autre". 

 

La citation qui précède signifie que la révolution de nouvelle démocratie a été accomplie au Népal. Ceci n'est pas en accord avec ce que le MLM dit de la révolution de nouvelle démocratie, qui est accomplie lorsqu'il a été mis fin à la féodalité et à l'impérialisme. La monarchie a été abolie au Népal mais ceci n'a apporté aucun changement fondamental au féodalisme et au mode de production féodal. Les agents de l'expansionnisme indien dominent le pouvoir d’État. L'indépendance nationale est en grave danger. Le pays va vers la sikkimisation. Alors, dans une telle situation, comment la révolution de nouvelle démocratie peut-elle avoir été accomplie au Népal ? La révolution de nouvelle démocratie signifie-t-elle seulement la république, le fédéralisme et le sécularisme ? Est-ce qu'un pouvoir populaire anti-féodal et anti-impérialiste a été établi au Népal ? Certainement pas. Sa position, selon laquelle la révolution de nouvelle démocratie a été accomplie pour l'essentiel et que la révolution socialiste est la prochaine tâche entre nos mains, n'est autre qu'une escroquerie néo-révisionniste mise en avant pour confondre le peuple et resté incrusté dans la république démocratique bourgeoise avec la bénédiction de l'impérialisme et de l'expansionnisme indien. C'est en fait un exemple détestable de trahison envers le peuple népalais et la nation de la part de Prachanda. 


Mao a dit que le Parti, l'Armée et le Front uni étaient les "trois épées magiques" de la révolution. Il disait : "Un Parti bien discipliné, armé de la théorie marxiste-léniniste, utilisant la méthode de l'auto-critique et lié aux masses du peuple, une Armée sous la direction d'un tel Parti, et un Front uni de toutes les classes et groupes révolutionnaires sous la direction d'un tel Parti ; telles sont les trois principales épées avec lesquelles nous avons défait l'ennemi". Mao a mis ici en évidence le nœud du problème en identifiant l'urgence du Parti, de l'Armée et du Front uni pour mener la révolution à la victoire.  

 

Est-ce que le PCUN(M) ressemble au Parti auquel Mao fait référence dans cette citation ? Non, pas du tout.

 

La manière dont Prachanda a travaillé idéologiquement et politiquement pour relâcher la force de la révolution dans le Parti a été mentionnée précédemment. De surcroît, il a ouvert la porte à l'embourgeoisement du Parti en recueillant une foule de bureaucrates dans les plus hauts comités et d'anarchistes et de bénis oui-oui dans les plus bas. Les comités du Parti sont devenus si corpulents et lourds qu'ils n'étaient un environnement encourageant ni pour la discussion, la critique et l'auto-critique, ni pour la pratique collective. Cela a créé une situation telle que le système de décision collective et responsabilité individuelle a été remplacé par un système de décision individuelle et responsabilité collective. Maintenant, plus personne ne peut être dupe du fait qu'il s'agissait d'un plan pour graduellement désorienter les cadres de la ligne et de la conduite communiste et ainsi transformer le Parti communiste en un Parti bourgeois. C'est le caractère néo-révisionniste de Prachanda qui a affaibli la force idéologique et embourgeoisé le Parti au moyen de mauvaises méthodes d'organisation. Prachanda, de cette manière, a liquidé le caractère révolutionnaire du Parti dans tous les aspects de l'idéologie, de la politique et de l'organisation.

 

Prachanda a conduit l'Armée populaire de libération du Népal, qui avait été construite sur le concept "le peuple n'a rien sans l'Armée du peuple", à capituler devant l'Armée népalaise. Il dit que c'est une intégration. L'APL qui avait été organisée pour accomplir la révolution de nouvelle démocratie au Népal, exercer la dictature démocratique sur les ennemis de classe après celle-ci et prévenir la contre-révolution tout au long de la construction du socialisme, a été dissoute au nom de l'intégration. C'est un pas en arrière, contre-révolutionnaire, pour plaire à l'impérialisme et à l'expansionnisme et cordialement ouvrir la voie de la réconciliation avec leurs agents. Prachanda a dit que c'était un pas courageux pour bâtir la paix au Népal. Quel est cet argument ridicule ? Mentir aussi a ses limites. Il est difficile de trouver de tels exemples de capitulation de classe et nationale, et de trahison éhontée dans l'histoire du mouvement communiste international.

 

Une autre arme importante pour la révolution est le Front uni formé sous la direction du Parti révolutionnaire. Quel type de forces doit être impliqué dans ce Front uni est décidé par la contradiction principale dans la société du moment ; et il est construit sous la direction du Parti du prolétariat en incorporant toutes les forces en contradiction avec l'ennemi principal. Le Parti dirigé par Prachanda a analysé que la contradiction entre la bourgeoisie bureaucratique et compradore, les féodaux et leur maître expansionniste indien d'un côté, et le peuple népalais tout entier de l'autre était la contradiction principale dans la société népalaise. Mais il n'a pris aucune initiative pour construire un Front uni de toutes les forces patriotiques, républicaines, progressistes, de gauche et révolutionnaires, sous la direction du Parti du prolétariat, contre l'alliance réactionnaire précitée. Au contraire, il s'est mis à genoux devant les réactionnaires et leur a livré les réalisations de la révolution qui restaient. Comment cet acte peut-il être qualifié autrement que de soumission nue à la réaction domestique et étrangère ?

 

Au début du 21e siècle, le prolétariat mondial a eu une haute considération pour Prachanda comme son émancipateur et les voyous impérialistes l'ont dénoncé comme leur fossoyeur. C'était un motif de gloire et de fierté pour le prolétariat mondial. A présent il est dans une course folle pour devenir exactement le contraire. C'est un motif de douleur pour le peuple opprimé du Népal et le monde tout autant. Néanmoins, ce ne sont pas les sentiments mais la ligne idéologique et politique et l'avant-garde du prolétariat qui guident les masses laborieuses vers la révolution.

 

Donc, le plus tôt le néo-révisionnisme de Prachanda sera démasqué et défait, le plus vite le prolétariat mondial pourra ré-établir le MLM dans le MCI et libérer les peuples opprimés du joug de l'impérialisme. Les révolutionnaires n'ont pas d'autre alternative. Affaiblir la lutte idéologique et politique contre le néo-révisionnisme revient à le nourrir. Donc, la nécessité urgente aujourd'hui est d'intensifier la lutte idéologique et politique contre toutes les formes de révisionnisme et le néo-révisionnisme de Prachanda en particulier. C'est la tâche suprême des révolutionnaires au Népal comme dans le monde. Que chacun de nous s'y emploie.

 

10 Août 2012

En aparté, et suivant la considération que la lutte de lignes n'est pas terminée au Népal, et que le nouveau PCN-Maoïste va et doit être le théâtre de nouveaux affrontements idéologiques entre ligne révolutionnaire et lignes bourgeoises et petites-bourgeoises, SLP serait d'avis qu'un tandem entre Basanta (le théoricien) et Biplab (le débatteur et homme d'action) pourrait être "l'attelage" parfait pour emmener la ligne révolutionnaire vers la victoire...

À noter que le texte est toutefois assez évasif sur la problématique néo-bourgeoise (les aspirations concréto-concrètes, derrière le verbiage révisionniste, à se faire une place dans la classe dominante du pays ; ce qui peut potentiellement être le but de Prachanda depuis la fondation du Parti en 1994 !) ; et celle de la jefatura, modèle de direction imposé au Pérou par Gonzalo, avec un leader incontesté dont la "pensée" revêt un caractère de "parole d'évangile"... On relèvera d'ailleurs, au niveau international, que les tenants de la ligne gaucho-sectaire ignorent superbement de tels textes (comme précédemment celui de Biplab), qui sont pourtant des autocritiques fondamentales de la part des maoïstes révolutionnaires népalais, tout simplement parce que l'analyse développée pointe du doigt le problème fondamental : la jefatura, l'autorité idéologique incontestée de Prachanda sur le Parti, qui lui a permis d'étaler sa merde révisionniste (au service de ses plans de carrière néo-bourgeois) sans que ne s'élève de contestation, excepté de "figures" importantes comme Kiran (qui était le dirigeant n°1 de "l'ancêtre" du PCN(m)). Jefatura que les dogmato-gauchistes défendent bien sûr bec et ongles (ils ne conçoivent pas la révolution s'ils n'en sont pas les "guides éclairés") ; alors qu'elle est la cause du revers catastrophique du Pérou (décapitation ultra-facile du Parti ; facilité à faire passer dans les masses révolutionnaires l'imposture des "lettres de paix", "incontestables" car émanant - soi-disant - de Gonzalo, etc.).

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 11:54

 

Servir le Peuple est aujourd'hui en "demi-sommeil", considérant avoir joué son rôle et "bouclé" un ("petit") cycle historique de son activité militante au sein du Mouvement communiste international - dernièrement, le site a été mis en lien dans... l’État turc.
La question du Népal est, cependant, toujours (et régulièrement) abordée, car elle est pour SLP "identitaire" : entre autres choses, le site est né fin 2009 (en grande partie) sur le refus MLM de la ligne anti-dialectique considérant qu'au Népal "les carottes étaient cuites", que c'était "la révolution trahie" - comme ne l'aurait pas dénié un célèbre barbichu. Voici donc un article théorique rédigé par le camarade Basanta, un théoricien de premier ordre de la ligne révolutionnaire au Népal...

 

************************************** 


basanta1-e1266650722953J'ai rédigé un article il y a environ 6 ans. Il avait pour titre "Les dimensions internationales de la Voie Prachanda". Cet article, publié dans la 10e édition de The Worker, organe du Parti en anglais, avait soulevé un débat dans le mouvement communiste international.

Que la Voie Prachanda soit réellement un développement créatif du Marxisme-Léninisme-Maoïsme, ou une déviation de celui-ci, était la question en débat à cette époque. Étant donné le développement de la Guerre populaire par bonds, l'un après l'autre, ce n'était certes pas une tâche facile de prendre position contre celle-ci. Cependant, la plupart des Partis révolutionnaires ne l'assimilèrent pas, et furent plutôt d'avis qu'il s'agissait d'une déviation idéologique de la part du PCN (maoïste).

La vague de la Voie Prachanda, censée être la synthèse de l'expérience de 5 ans de Guerre populaire rugissante, s'était étendue sur le monde entier. Cela n'avait rien d'anormal non plus. Le Parti avait défini la Voie Prachanda comme une série d'idées particulières générées par la Révolution népalaise. J'avais préparé cet article [sur la Voie Prachanda] tel que notre Parti, le Parti communiste du Népal (maoïste), la comprenait à cette époque. Sans surprise, Prachanda était très content de l'article.


Après 6 ans aujourd'hui, j'écris à nouveau un bref article centré sur Prachanda. Il s'intitule "Les dimensions internationales du néo-révisionnisme de Prachanda". Certains lecteurs pourront penser que Basanta a raison, parce que Prachanda a pris un virage à 180° par rapport à ses anciennes positions MLM. D'autres diront que considérer Prachanda, qui voit le marxisme comme une science vivante et l'applique comme tel dans la pratique, comme un révisionniste, ne peut résulter que d'une pensée mécanique et dogmatique de la part de Basanta et ses amis. Le débat va évidemment surgir dans les jours à venir. Les révolutionnaires penseront que Basanta a raison ; mais les révisionnistes et les liquidationnistes penseront le contraire. Naturellement, Prachanda ne sera pas content de l'article cette fois-ci.

Tout le monde est bien conscient qu'une intensive et extensive lutte entre deux lignes s'est déroulée, entre marxisme et révisionnisme de droite, au sein du Parti communiste unifié du Népal (maoïste), principalement au cours de 4 dernières années. Mais, dans les récents jours, le processus a connu un tournant et les révolutionnaires, se dissociant du Parti dirigé par Prachanda, ont fondé un nouveau Parti.

 En tant que membre de ce nouveau Parti, le Parti communiste du Népal - Maoïste, me voilà donc avec cet article. Nous n'avons pas encore synthétisé l'entière expérience acquise durant la période tumultueuse de la Guerre populaire et la période qui a suivi. Le Congrès du Parti, qui vient, le fera. Pour le moment, nous avons seulement pris une position préliminaire considérant que la Guerre populaire a définitivement amassé de nouvelles expériences, mais qu'il n'était pas correct à cette époque de les synthétiser sous la forme de la Voie Prachanda. La Convention nationale organisée le 15 juin 2012 a résumé également les forces et les faiblesses des révolutionnaires. Elle a conclu qu'il y avait trois sortes d'erreurs idéologiques : le fidéisme (foi aveugle dans la direction du Parti), le libéralisme et la métaphysique.

Ces faiblesses se sont manifestées principalement sur la question de la synthèse idéologique, c'est-à-dire de la Voie Prachanda, et de la centralisation de la direction. D'autre part, la Convention a conclu unanimement que le terme approprié pour caractériser la dégénérescence idéologique et politique de Prachanda est néo-révisionnisme.


Le néo-révisionnisme de Prachanda s'est manifesté sous des formes différentes de celles qu'a pris le révisionnisme par le passé, qui utilisait l'attaque contre les principes de base du marxisme de manière directe et franche. Comme, par exemple, Proudhon et Lassalle s'opposaient au socialisme scientifique avec l'argument que le processus de réformes continues et une stricte discipline dans la société bourgeoise pouvaient paver la voie du capitalisme vers le communisme. Bernstein concluait que les principes élémentaires du marxisme tels que la lutte des classes et la théorie de la plus-value étaient obsolètes. Khrouchtchev prenait position contre le rôle de la violence dans la révolution et la dictature du prolétariat sous la société socialiste. Liu Shaoqi et Deng Xiaoping rejetaient la théorie de la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, mise en avant par Mao. 


Ils mettaient l'accent unilatéralement sur le développement des forces productives, opposé au principe maoïste de "faire la révolution, promouvoir la production". Dans notre contexte, Prachanda ne s'est pas dressé ouvertement contre les concepts basiques du marxisme, comme ont pu le faire les dirigeants précités par le passé. Il a agi au nom d'un développement créatif du MLM.


Quand la situation se développe à un niveau supérieur, les anciennes logiques ne sont plus suffisantes pour les partis politiques afin de soutenir leur nouvelle position. Cela est vrai non seulement pour les marxistes mais aussi pour les révisionnistes et d'autres partis de même. Mao disait que les révisionnistes sont les réactionnaires qui trompent le peuple sous le déguisement du marxisme. Donc, dans une nouvelle situation les révisionnistes doivent trouver de nouvelles logiques pour tromper les révolutionnaires. Prachanda comprend cela très bien. Ainsi, il a semé sans discontinuer les graines du révisionnisme sous le masque de l'application créative et du développement du MLM. Il ne s'est pas opposé directement à la dictature du prolétariat comme Khrouchtchev l'a fait. Mais, le développement du marxisme dont il se réclamait est en fait un développement du révisionnisme. De cette manière, le révisionnisme a remplacé le marxisme dans le Parti qu'il dirigeait. Le révisionnisme classique et moderne s'opposait ouvertement aux principes de base du marxisme, incluant le matérialisme dialectique et historique, la théorie de la lutte des classes, le rôle de la violence dans la révolution et la dictature du prolétariat, etc. etc. Le néo-révisionnisme fait la même chose en essence, mais sous le prétexte de s'opposer au dogmatisme, d'application créative du marxisme et d'originalité de la révolution. Liquider l'essence du marxisme au nom de son développement et de son application créative a été la principale caractéristique du néo-révisionnisme. De cette manière, les caractéristiques du néo-révisionnisme de Prachanda peuvent être énumérées comme suit.

Prachanda a lentement attaqué sur l'universalité des contributions de Mao. Dans la foulée de l'unification du Parti avec l'Unity Center - Masal, le PCUN (Maoïste) a adopté le Marxisme-Léninisme-Maoïsme/ pensée Mao Zedong comme son principe guide. Arguant qu'il n'y a aucune différence à employer les deux terminologies, maoïsme ou pensée Mao Zedong, du moment qu'elles signifient l'une et l'autre l'universalité des apports de Mao. C'est en réalité une manoeuvre habile pour brouiller la différence entre maoïsme et pensée Mao, qui porte autant sur l'universalité que sur la particularité des apports de Mao. En agissant ainsi, il a affaibli le maoïsme dans le Parti, et le mouvement révolutionnaire également.
 
Mao a dit que la lutte pour la production, la lutte de classe et l'expérimentation scientifique sont les trois sources de la connaissance. De plus, il a soutenu que le marxisme se développe suivant une spirale de la pratique à la théorie et de la théorie à la pratique. A l'inverse, Prachanda affirme que le marxisme est devenu un sujet de connaissance commune pour lui. Il l'a dit dans une réunion du Comité central il y a environ 5 ans. En disant cela, il a rejeté la théorie maoïste de la connaissance et bien sûr le maoïsme lui-même.

Le marxisme considère qu'une chose est l'unité et la lutte de contraires, et que la lutte entre ces contraires permet à une chose de se transformer en une autre. Pourtant, Prachanda a mis en avant un concept conciliateur de "Fusion" de deux contraires qui va à l'encontre du principe marxiste. Ce n'est rien d'autre qu'une forme d'expression différente de "deux se combinent en un", et non "un se divise en deux". Au cours de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, Mao a durement critiqué "deux se combinent en un" comme une philosophie réactionnaire, servant les intérêts bourgeois. Mao dit que "un se divise en deux" est la loi de la dialectique.


Prachanda dit que la situation mondiale a connu des changements considérables et que ces changements nécessitent le développement du MLM. Ceci est absolument correct. Mais étrangement, sous le prétexte de développement du marxisme, il a lancé des attaques contre les principes élémentaires du marxisme lui-même et ainsi, a développé le révisionnisme. D'un côté, il présente la République démocratique fédérale comme un synonyme de République de Nouvelle Démocratie, et de l'autre, il dit que pour empêcher la contre-révolution au 21e siècle il est nécessaire de développer la démocratie. Arrivé là, il était absolument clair que ces logiques étaient mises en avant pour paver la voie à l'assimilation du parlementarisme bourgeois par le Parti, et en conséquence renverser la révolution au nom de prévenir la contre-révolution. En réalité, le développement de la démocratie au 21e siècle a été un instrument pour remplacer la dictature démocratique ou prolétarienne par la dictature de la bourgeoisie.

 
Prachanda a mis en avant un concept de non-nature de classe du Pouvoir d’État et la possibilité d'un développement pacifique de la révolution au Népal, au meeting élargi de Balaju en 2007. Il a tenté de justifier ses arguments par le fait que l'Armée népalaise et l'APL étaient maintenues inactives dans leurs cantonnements respectifs. Prachanda a cessé de dire cela après que les délégués à cette convention s'y soient fermement opposés.

En fait, ce n'était autre qu'une forme raffinée de "l’État du peuple entier" et de la "transition pacifique" proposées par Khrouchtchev.
 
Insurrection et révolution dans les décisions et exercice parlementaire en implémentation, c'est à dire révolution en paroles et réforme en pratique, ont été ses caractéristiques.

Dans tous les meetings de Chunwang à Palungtar en passant par Kharipati, a été soulevée la question de l'insurrection populaire et de la nécessité de construire quatre bases pour accomplir celle-ci.
 
Cependant, mis à part pour tromper les révolutionnaires, il n'a jamais mis l'accent sur la construction de ces quatre bases pour préparer l'insurrection.
 
Sa spécialité a été de ne pas mener
sérieusement les préparatifs lorsqu'il était temps, et de plaider pour des réformes au final, sous le prétexte que les préparations nécessaires n'étaient pas complètes.
 
Les communistes révolutionnaires suivent les principes de l'internationalisme prolétarien. A l'époque de la préparation, du lancement et de la poursuite de la grande Guerre populaire au Népal, Prachanda déployait beaucoup d'emphase sur les tâches internationales du Parti. Mais à présent, l'internationalisme prolétarien est devenu un gros os en travers de sa gorge. Il parle parfois du MRI et du PC d'Inde (CPI) maoïste pour tromper les révolutionnaires au sein de son Parti. Dans le document déposé avant le dernier meeting élargi, organisé par le groupe néo-révisionniste dirigé par Prachanda, il a écrit une phrase disant "Pour le développement du mouvement communiste international (...) il est nécessaire de continuer à maintenir des relations avec les Partis et les groupes révolutionnaires dans et en dehors du MRI, de manière planifiée".


Mais, tout au contraire, il a travaillé dur pour satisfaire l'impérialisme et l'expansionnisme [indien] en critiquement durement le MRI et le CPI (maoïste). Non seulement cela, mais il a adressé une lettre de condoléances, conjointement avec un représentant du Comité central, pour plaire à ses maîtres en Inde lorsque Jyoti Basu, un leader du CPI (marxiste) révisionniste et ex-ministre en chef du Bengale occidental, est mort. De l'autre côté, Prachanda n'a pas osé émettre même une déclaration lorsque les classes dominantes indiennes ont tué le camarade Azad, ou le porte-parole et camarade Kishenji, membre du Politburo du CPI(maoist). Ainsi, non pas les camarades Azad et Kishenji, mais Jyoti Basu et Manmohan Singh [premier ministre indien] sont devenus les camarades internationaux fraternels de Prachanda.

Le groupe Prachanda-Baburam [Bhattarai] apparaît désormais sous une forme légèrement différente, dans le contexte de maintenir la ligne et l'organisation. Les révisionnistes par le passé commençaient, en général, par construire premièrement une ligne réformiste, et ensuite transformer la totalité du Parti pour l'ajuster à celle-ci. Mais la spécialité de ce groupe est de continuer à dire que l'insurrection populaire est la voie de la révolution pour tromper les masses, et créer une telle situation dans le Parti qu'il ne peut y avoir d'insurrection du tout. Une des manières dont ils s'y sont pris pour servir cet objectif, a été de faire du Parti une foule de bénis oui-oui, d'anarchistes et de mauvais éléments ne pouvant conduire la révolution...

 

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[Suite]

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:03

 

Publié le 16/08 dans Correo Vermello - Source

Selon des informations de la presse népalaise, le PCN-maoïste présidé par le camarade Kiran a effectué un bilan de son développement et de son influence, affirmant que plus de 65% des cadres et des militants ayant participé à la Guerre populaire ont intégré le nouveau Parti.

Ce bilan a été réalisé par le Bureau politique dans une réunion mercredi dernier. Au cours de la même réunion, il a été estimé que le développement de l'organisation est dû au fait qu'elle se trouve toujours plus enracinée dans les masses populaires et leurs véritables problèmes. De la même manière, la réunion a conclu qu'il y avait deux raisons principales à l'attraction toujours plus grande pour le nouveau Parti. La première est que la position des leaders au niveau étatique et de district a été relativement claire, révolutionnaire et qu'ils ont contribué beaucoup à la Guerre populaire.

La seconde est que le Parti continue à porter de l'avant la ligne de Guerre populaire que le PCNU(M) de Prachanda a abandonnée, dans le Parti comme à l'Assemblée constituante. Le nouveau Parti maoïste PCN-m a développé les thèmes de la souveraineté nationale, du fédéralisme, la question de l'éducation inclusive et du système électoral proportionnel. Quasiment tous les responsables des organisations de masses sœurs se sont unis au nouveau Parti. De même, la réunion est venue à la conclusion que les comités de Tharuwan, Newa et Magar étaient les plus forts entre les 13 commissions organisées au niveau étatique.


Il est certain, cependant, que le grand nombre de questions en suspens (la stratégie à suivre et les tâches immédiates, le rapport à la Chine dans la défense de la souveraineté nationale - la "jouer" tactiquement contre l'Inde ou en faire une véritable alliée "progressiste", l'évaluation des Accords de 2006 - mauvais en eux-mêmes, position de Biplab, ou simplement "trahis"... - etc. etc.) appelle de nouvelles et intenses luttes de lignes... et c'est bien normal : tel est, depuis toujours, le processus dialectique de l'émancipation révolutionnaire humaine ; un se divisant perpétuellement en deux !
 

LA RÉVOLUTION NÉPALAISE VIVRA ET VAINCRA !

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:36


Les délires ultra-gauchistes sont pulvérisés... 

9 mois à peine après la trahison totale et définitive de la ligne "accordiste" et républicaine bourgeoise Prachanda-Bhattarai, un soleil rouge semble se lever à nouveau sur le pays himalayen. Alors que la "vieille garde" de "centre-gauche" (Kiran, Gaurav) avance encore ses échafaudages "consensualistes" et interclassistes ("Table ronde de tous les partis, avec les travailleurs et les paysans, les dalits et les minorités, les femmes et tous les opprimés" etc.), défendant "l'esprit de 2006 trahi par Prachanda et Bhattarai" ; le texte suivant, publié dans Red Front (nouvel organe de la ligne révolutionnaire en réorganisation dans le PCNU-M), parle clairement de balayer la ligne révisionniste pourrie et de mener la Révolution népalaise à son objectif premier, abandonné en 2006 : le Pouvoir populaire. 

Netra Bikram Chand 'Biplab' émergerait-il comme le MAO ZEDONG DE L'HIMALAYA ? Il dégage, en tout cas, la jeunesse, la fraîcheur, la vision claire et précise, la détermination et l'optimisme révolutionnaire du jeune "Timonier" lorsque celui-ci, autour de 1930, reprît en main le Parti communiste chinois à la dérive, après la terrible déroute de 1927 et la faillite de la stratégie recommandée par l'IC...

QUE L'ESPOIR UNE NOUVELLE FOIS SE LÈVE ! VIVE LA GUERRE POPULAIRE JUSQU'AU COMMUNISME !


Source 

Le Défi pour la Révolution au Népal - Netra Bikram Chand 'Biplab'


imager.php La direction de Baburam Bhatterai et Prachanda, dans la Révolution népalaise, s’est à présent désintégrée. Elle a montré l’émergence, à nouveau, de politiques droitistes et réactionnaires dans l’histoire du Népal. 

La situation est devenue difficile, car leur direction a abandonné l’objectif d’une République populaire fédérale.

Mais, parce que la ligne prolétarienne dans le Parti est forte, le Parti n’a pas été endommagé et, même si nous faisons face à des problèmes temporaires, notre Révolution est sauve.

La principale tâche des révolutionnaires à présent est de relancer le mouvement en avant vers la victoire. 

Il nous faut évaluer la manière dont Prachanda et Bhatterai ont dilué et corrompu notre ligne politique, et avancer une solution claire basée sur les points suivants :

1. Le Programme d’Assemblée Constituante 

L’objectif de la Guerre populaire était une République populaire. Après 6 ans de Guerre populaire (GP), le Parti tint son Second Congrès et Prachanda déclara que l’appel à une Assemblée constituante (AC) était une tactique tournée vers l’objectif stratégique d’une République [populaire]. Dans cette même réunion, le débat s’engagea sur comment le premier pouvait s’accorder avec le second. Prachanda développa que l’établissement d’une AC validerait la GP.

Mais à présent, l’AC n’est pas un instrument pour mettre en œuvre notre programme, mais bien au contraire une arme contre celui-ci. Ceci prouve que la ligne capitulationniste de Prachanda et Bhatterai a été cultivée sous couvert de l’appel à la Constituante, et que la GP a été utilisée comme un mécanisme pour entrer dans les institutions parlementaires de manière opportuniste et réformiste. 

Il y a eu deux faits marquants dans ce Second Congrès du Parti : premièrement Bhatterai a accepté la ‘Voie Prachanda’ ; et deuxièmement la rencontre de Prachanda et Bhatterai, avec Delhi en arrière-plan, a conduit à l’appel à l’AC. 

Tous les dirigeants et les cadres savaient que Bhatterai était opposé à une direction centralisée, lors du 4e Plénum du Parti en 1998, disant que cela conduirait à l’autocratie et à la contre-révolution. 

Les proches de Prachanda disaient que cela allait contre le principe communiste de centralisme démocratique, et que c’était du déviationnisme de droite. Notre Second Congrès mit fin au débat, la direction centralisée s’inscrivant dans l’idéologie du Parti avec la Voie Prachanda, qui devint, après trois mois de discussions, l’idéologie et la ligne du Parti. 

Il est ironique que Bhatterai acceptât ceci, et devint son principal porte-parole. Nos Partis communistes frères, dans le monde, n’étaient pas d’accord avec cela [la Voie Prachanda]. Si nous analysons ces évènements en profondeur, nous réalisons en fait que Prachanda a persuadé Bhatterai d’accepter la ‘Voie Prachanda’, en échange de sa propre acceptation de la voie parlementaire… 

Un autre point intéressant est que la revendication d’une AC, d’une table ronde et d’un gouvernement d’union soit apparue si soudainement au Second Congrès. Si nous demandions pourquoi il en avait été ainsi, Prachanda répondait intelligemment que c’était pour donner une légitimité à la GP. 

Nous savons à présent que l’appel à une Assemblée constituante avait fait l’objet d’un accord entre Bhatterai et le gouvernement indien, six mois avant le Congrès. 

2. Étape et sous-étape dans la Révolution 

Lorsque le Parti s’accorda sur l’AC, Bhatterai proposa une théorie des ‘étapes et sous-étapes’, à laquelle des camarades s’opposèrent initialement, mais qui peu à peu prit racine. Prachanda ne la critiqua jamais officiellement, mais dit à plusieurs occasions dans des réunions du Parti qu’elle était ‘bourgeoise et droitiste’. Bhatterai lui-même n’employa jamais le terme de ‘démocratie bourgeoise’ jusqu’à la prise de pouvoir directe du roi Gyanendra, et la dissolution du Parlement en 2004. Mais il est maintenant prouvé que les ‘étapes’ de la révolution proposées par Bhatterai visaient à fusionner la GP avec la démocratie bourgeoise. 

3. Développement institutionnel de la Démocratie Républicaine 

Le Plénum de Chunwang, en 2005, déclara la tactique de démocratie républicaine en faisant alliance avec les partis réactionnaires. Cette tactique était entendue comme un mouvement temporaire pour paver la voie à une République populaire. Prachanda déclara clairement dans un document du Parti, que le Parti transformerait cette étape en RP, que les partis du statu quo essaieraient d’établir un capitalisme bourgeois et qu’à ce moment-là, la Révolution montrerait sa détermination. Tout le Parti était d’accord avec cela mais, après le soulèvement populaire (Andolan) de 2006 et la chute de Gyanendra, Bhatterai commença à utiliser le terme de ‘démocratie républicaine’. Nos cadres du Parti n’avaient jamais discuté en détail les implications du développement institutionnel de ce projet. Ce terme impliquait clairement qu’il s’agissait d’un État en faveur du peuple, mais pas du but stratégique du Parti. Cela n’était pas propice pour un pays semi-féodal, néocolonial comme le Népal, où les structures sociales sont restées les mêmes.

Il a toujours été admis, dans le Parti, que la démocratie républicaine était une tactique transitoire vers une République populaire et rien d’autre. Notre stratégie restait tournée vers cette dernière. Mais le concept de développement institutionnel de Bhatterai a eu pour effet de geler cette transition, et de renforcer la démocratie capitaliste bourgeoise. Cela ne peut pas être l’objectif ultime d’un Parti communiste, et il est capitulationniste d’abandonner la révolution pour changer les structures économiques et sociales et les caractéristiques capitalistes générales de l’État. 

4. Paix et Constitution 

À présent Prachanda et Bhatterai sont focalisés sur la paix et la Constitution, comme si tout le reste était illusion. 

Ils veulent une Constitution bourgeoise et critiquent ceux qui veulent un règlement révolutionnaire pour la paix et la constitution. Le fait est que nous ne voulons pas une Constitution de caractère bourgeois, mais au contraire une Constitution qui garantisse les droits des paysans, des travailleurs, des janjatis, des dalits, des femmes et de l’Armée populaire. Rien de cela n’est mentionné dans les propositions qu’ils ont avancées. 

Oui, nous avons besoin de paix et d’une Constitution, mais qui soient clairement définies. Ce que nous avons aujourd’hui pose la question de ‘comment pouvons nous apporter une véritable paix ?’ à ce pays, et ‘pourquoi avons-nous combattu dans la Guerre populaire’ ? Ce sont les questions sur lesquelles nous devons nous concentrer. Nous avions un type de paix et de constitution avant la GP mais, dans notre analyse, celui-ci n’était pas en faveur du peuple – bien au contraire. C’était un système qui ne reflétait pas les intérêts du peuple, mais seulement ceux des classes bourgeoise et féodale retranchées. Par conséquent, la grande Guerre populaire fut lancée et une paix et une Constitution en faveur du peuple furent mises en avant. Mais maintenant, ils essayent de reconstruire le système comme il était avant, et c’est inacceptable. Un système élaboré pour fonctionner en faveur de ceux qui étaient la classe dominante auparavant. Cela crée la nécessité de lutter pour un règlement favorable au peuple. 

5. Démocratie républicaine 

La ligne politique de Prachanda et Bhatterai les a enfermés dans les limites de la démocratie républicaine bourgeoise. Les raisons qu’ils donnent à cela sont les difficultés pour les révolutionnaires, étant donné le rapport de force national et international. Ce n’est pas vrai ; et le fait est que cela les a conduits à une position droitiste et opportuniste. 

Ce sont les mêmes personnes qui déclaraient que le précédent système démocratique bourgeois était réactionnaire, et qui dirigeaient la GP pour y mettre fin. Il est clair que les démocrates bourgeois favorisent le capitalisme et nous ferions erreur si nous croyions que ce système bénéficie à notre peuple. Ce sont ces mêmes personnes qui disaient que nous devions accomplir notre révolution et instaurer une République populaire, qui disent aujourd'hui que c’est une aspiration ‘ultra-gauchiste’ et ‘dogmatique’ allant à l’encontre d’une paix durable. Maintenant, leurs activités de collecte des noms des leaders révolutionnaires dans les districts et les villages montrent qu’ils ne sont pas seulement droitistes et capitulationnistes, mais fascistes. Nous savons que l'aboutissement final d’une démocratie capitaliste à l’époque impérialiste est le fascisme, et il apparaît que Prachanda et Bhatterai, en défendant et en mettant en œuvre ce système, travaillent à un tel dénouement. 

En résumé 

Le Parti maoïste qui a initié la Guerre populaire, qui a organisé et administré les zones libérées et l’Armée populaire, était devenu le centre de la révolution internationale mais Prachanda et Bhatterai ont vendu ceci à Delhi, au Nepali Congress, à l’UML et aux forces de la réaction en annonçant la fin de la GP, le démantèlement des institutions de Double Pouvoir comme les Tribunaux populaires, les communes et l’APL. Sous leur direction, la Révolution népalaise s’effondre. Comment cela a-t-il pu arriver ? Pour répondre à cette question, nous devons revenir au point, durant la GP, où ils ont introduit l’AC et les ‘tables rondes’ comme deux étapes de la lutte, plan dont l'aboutissement logique était l’établissement d’une démocratie républicaine bourgeoise. Pour faire court, nous pouvons dire que leur agenda fut consolidé lorsque Prachanda a assimilé l’idéologie et la ligne de Bhatterai. 

Responsabilités révolutionnaires 

Leur trahison de la Révolution népalaise a ouvert une crise mais n’est pas fatale pour la révolution, nous pouvons et devons relever le défi. Nous avons par conséquent des devoirs et devons sans délai assumer nos responsabilités en nous concentrant sur les quatre points suivants : 

1) Protéger notre idéologie révolutionnaire 

Ils attaquent à présent le marxisme-léninisme-maoïsme, en l’utilisant pour affirmer que les conditions objectives spécifiques du Népal obligent la révolution à acquérir des caractéristiques capitalistes bourgeoises, et qu’elle ne peut pas être un modèle pour la révolution mondiale. Les communistes, en bref, doivent accepter une démocratie multipartiste dans un État bourgeois capitaliste. Pour cela, toutes nos structures de double pouvoir ont été démantelées, dissoutes et perturbées. Nous devons nous lever contre la dilution de notre pratique révolutionnaire. Nous devons contre-attaquer cette idéologie qui bloque la Révolution en établissant la démocratie bourgeoise et en renforçant le capitalisme. Il ne fait aucun doute qu’à présent la social-démocratie reflète la crise du capitalisme. 

2) Formation de Centres révolutionnaires 

Démanteler la direction de Prachanda et Bhatterai va laisser un vide que les révolutionnaires doivent combler. Ils sont déjà des révisionnistes de droite, quelle que soit la rhétorique ‘révolutionnaire’ qu’ils utilisent, et ceci est devenu un problème majeur devant notre Révolution.

La Lutte entre Deux Lignes dans le Parti a jeté les fondations d’une direction révolutionnaire, mais formellement Prachanda est toujours le leader du Parti, ce qui leur rend plus facile [à la droite] de mettre en œuvre leur programme révisionniste de droite, et rend plus difficile de mettre en œuvre un programme révolutionnaire. Si nous voulons résoudre ce problème, nous devons poser la question d’une direction révolutionnaire.

Nous savons fort bien que la direction doit correspondre à notre idéologie, sans quoi nous ne pourrons pas accomplir la révolution. Si nous avons l’idéologie et la stratégie appropriée sans la direction qui va avec, rien n’avancera.

Il est communément admis, dans le Parti, que jusqu’à présent la situation a été favorable pour une révolution au Népal, particulièrement parce qu'il y a un désir brûlant de changement fondamental parmi les plus marginalisés. Mais Prachanda et Bhatterai ne se sont pas montrés préparés à représenter et organiser une telle éventualité.

Ils ne sont pas prêts à prendre le ‘risque’ d’une révolution. Donc, en pratique, il n’est pas si difficile pour nous de rompre avec cette attitude timorée et d'aller de l’avant avec audace. 

3) État populaire alternatif 

Seul un État populaire peut apporter une alternative pour les droits et la libération du peuple. Le capitalisme parlementaire ne peut remplir ces tâches, mais à présent, Prachanda et Bhatterai sont les porte-paroles de cette politique. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre voie que la démocratie bourgeoise, et montrent bien combien leur pensée est devenue droitiste et capitulationniste. Ceci engendre des difficultés pour le peuple et nous devons protester contre cela.

Les structures de double pouvoir établies pour servir le peuple pendant la GP ont été intelligemment, graduellement et injustement détruites par Prachanda. Au service de ce but, Prachanda a rhétoriquement brandi le slogan de la révolution urbaine et beaucoup de sincères révolutionnaires l’ont cru, alors que l’agenda réel était de mener le Parti vers le parlementarisme bourgeois.

En fait, en dernière analyse, ceci est devenu contre-productif pour Prachanda.

Il y a maintenant de nouvelles opportunités pour réunifier le mouvement et la démocratie populaire. Dans la comédie de l’AC, l’attitude de renforcer la démocratie parlementaire est devenue prévalente. Les droits du peuple devaient être éradiqués et l’on devait s’agenouiller devant les puissances internationales de l’impérialisme, ce qui a inspiré une puissante résistance populaire contre cette tendance. 

4) Lutte révolutionnaire 

Sans lutte, l’ancien ne peut mourir et le nouveau naître ; et tant que le système parlementaire est là nous devons diriger nos efforts contre lui. Après les élections pour la Constituante, nous n’avons pas essayé de réorganiser notre révolution. Les slogans les plus extrêmes de Prachanda n’étaient faits que pour leurrer les révolutionnaires.

Il y a des problèmes pour les fermiers et les paysans avec la restitution, par Prachanda, des terres expropriées aux zamindars (seigneurs féodaux). Il y a des problèmes pour les travailleurs, mais Prachanda et Bhatterai envisagent de leur retirer le droit de faire grève. Lorsque nous parlons de nos problèmes de souveraineté nationale, ils signent toujours plus de traités inégaux.

Ils ne prennent aucune responsabilité vis-à-vis des problèmes quotidiens affrontés par les gens ordinaires. Et ils critiquent les révolutionnaires comme ‘ultra-gauchistes’ pour soulever ces questions. Ces exemples prouvent qu’ils se préparent à interdire toute lutte future mais la ligne révolutionnaire est forte dans le pays et le peuple la soutient. Il n’y a pas d’autre alternative pour nous que de réorganiser les forces révolutionnaires dans les jours et les mois qui viennent. 

Conclusion 

L’axe Prachanda-Bhatterai est d’ores et déjà discrédité au sein de la Révolution népalaise. C’est la réalité, car ils ont prouvé tout au long des six dernières années être des agents de la démocratie parlementaire bourgeoise. Ceci s’est exprimé dans le démembrement des structures populaires de double pouvoir, comme dans leur corruption financière personnelle. C’est une preuve de plus que l’agenda de Bhatterai, de sous-étape révolutionnaire, et l’adoption par Prachanda de ce stratagème, a conduit à leur abandon du communisme révolutionnaire pour la démocratie capitaliste bourgeoise. 

L’alignement droitier dans le Parti doit être la cible des révolutionnaires, et ceci en accord avec les principes du MLM. Il doit être transformé et réintégré dans les forces révolutionnaires, ou éliminé. Après avoir identifié la tendance droitiste/réformiste dans le Parti, il n’en restera plus pour longtemps. 

Il y a une alternative logique au système capitaliste parlementaire et c’est la République populaire qui abordera et résoudra les problèmes du peuple. Ceci sera accompli par les communistes et les démocrates patriotes, se donnant une direction en faveur d’une paix permanente et du développement et de la prospérité du pays. 

Il n’y a pas d’autre voie et c’est une nécessité pour le centre révolutionnaire d’établir une République populaire. Nous devons accepter cette vérité et mettre en œuvre cette stratégie. C’est la responsabilité première des révolutionnaires et de ceux qui veulent mener la Révolution népalaise vers de nouveaux sommets.

Lgtang2-28

Il faudrait être fou, ou aveugle, pour ne pas voir la RUPTURE et le SAUT QUALITATIF que constitue cet article. Jusqu'à présent (et depuis 2008-2009 à vrai dire), la "gauche" du Parti (Kiran, Gaurav, Badal etc.), c'était la défense de "l'esprit de 2006", de "l'esprit de Chunwang", de l'objectif quasi-stratégique de "Paix et Constitution", objectif que Prachanda et Bhattarai auraient "trahi". SLP, parmi d'autres, avait bien sûr appuyé ces prises de position, car il était positif que des responsables importants se dressent contre la liquidation totale et définitive du Parti, plutôt qu'il n'y ait rien. Mais pour la première fois, ici, l'article de Biplab ose dire que "l'on nous a fait avaler des couleuvres", depuis le 2d Congrès du Parti (2002) en passant par Chunwang (2005), avec la prétendue "tactique" d'Assemblée constituante, d'alliance et d'"étape" républicaine avec les partis bourgeois, etc. C'est toute cette prétendue "tactique" suivie depuis 10 ans, ainsi que la "synthèse idéologique" de la "Voie Prachanda", qui est clairement rejetée.

Mieux : Biplab met ici nettement en évidence la logique NÉO-BOURGEOISE qui sous-tend tout ce cirque... C'est ce qui rendait les "critiques" de 2006 incompréhensibles : "Prachanda a dit ceci", "Prachanda a dit cela", "il rejette Staline" (houlala ! graaaaaave !!!), etc. ; mais à aucun moment, n'était posée la question de la base matérielle de cette pensée liquidatrice. Ceci est, au contraire, parfaitement exposé ici : sous couvert d'une "tactique", que tout cela aurait très bien pu être, et qui a servi à la faire "avaler" aux militants, une petite clique avait pour objectif stratégique l'instauration d'une République parlementaire bourgeoise, où elle pourrait se vautrer dans les ors du pouvoir. Une petite clique qui n'a, en définitive, mené la Guerre populaire que pour négocier sa place dans l'oligarchie. Bien évidemment, des milliers de paysans, de prolétaires et de cadres sincères du Parti l'ont menée pour une toute autre chose : la liberté, le pain, la dignité pour tou-te-s, la justice, l'émancipation humaine ; bref, la République populaire, qui mènerait le peuple du Népal de l'ordre semi-colonial semi-féodal vers le communisme. C'est entre leurs mains que repose désormais l'avenir de la Révolution, la poursuite du long chemin d'émancipation des masses népalaises. 

À présent que la rupture idéologique avec l'escroquerie "accordiste" est consommée sur le papier, il reste à définir une stratégie adaptée pour la reprise de la lutte. Car dans le même temps, le ciel s'assombrit terriblement ! Prachanda et Bhattarai étaient la "carte" de l'oligarchie tant qu'ils "tenaient" le mouvement de masse (ces 40% de la population qui ont voté maoïste en 2008) et le Parti. Si une direction révolutionnaire émerge et qu'ils ne peuvent l'empêcher, alors leur heure a sonné... et vient celle, peut-être, d'une "solution chilienne" (Pinochet 1973) ! Les tenants de la ligne révolutionnaire au Népal doivent absolument éviter les erreurs fatales comme celle d'une stratégie exclusivement insurrectionnelle urbaine, qui ne les mènerait qu'au même massacre que les communistes chinois en 1927. Ils doivent, d'ores et déjà, se préparer à la Longue Marche et au Yenan, au repli tactique du flambeau révolutionnaire vers la sécurité des zones montagneuses... Au niveau de la pensée, avec l'article de Biplab, la Guerre populaire vient de renaître (qu'importe si lui-même revenait sur ses propos, ou ne les assumait pas : son article est le marqueur d'une réalité, d'un sentiment présent dans les masses avancées du pays). Mais cela, la classe dominante ne va pas tarder à le comprendre, et il faut à tout prix éviter qu'elle n'écrase le bourgeon à la naissance !


[NDLR : moins de deux semaines après cet article était officialisée la scission de l'aile gauche de l'U'c'PN-'m' (Kiran, Gaurav, Badal, Basanta et bien sûr Biplab) et la formation d'un nouveau Parti communiste maoïste du Népal. Voici ci-dessous un article qui lui est consacré.]

Publié le 16/08 dans Correo Vermello - Source

Selon des informations de la presse népalaise, le PCN-maoïste présidé par le camarade Kiran a effectué un bilan de son développement et de son influence, affirmant que plus de 65% des cadres et des militants ayant participé à la Guerre populaire ont intégré le nouveau Parti.

Ce bilan a été réalisé par le Bureau politique dans une réunion mercredi dernier. Au cours de la même réunion, il a été estimé que le développement de l'organisation est dû au fait qu'elle se trouve toujours plus enracinée dans les masses populaires et leurs véritables problèmes. De la même manière, la réunion a conclu qu'il y avait deux raisons principales à l'attraction toujours plus grande pour le nouveau Parti. La première est que la position des leaders au niveau étatique et de district a été relativement claire, révolutionnaire et qu'ils ont contribué beaucoup à la Guerre populaire.

La seconde est que le Parti continue à porter de l'avant la ligne de Guerre populaire que le PCNU(M) de Prachanda a abandonnée, dans le Parti comme à l'Assemblée constituante. Le nouveau Parti maoïste PCN-m a développé les thèmes de la souveraineté nationale, du fédéralisme, la question de l'éducation inclusive et du système électoral proportionnel. Quasiment tous les responsables des organisations de masses sœurs se sont unis au nouveau Parti. De même, la réunion est venue à la conclusion que les comités de Tharuwan, Newa et Magar étaient les plus forts entre les 13 commissions organisées au niveau étatique.

Il est certain, cependant, que le grand nombre de questions en suspens (la stratégie à suivre et les tâches immédiates, le rapport à la Chine dans la défense de la souveraineté nationale (la stratégie à suivre et les tâches immédiates, le rapport à la Chine dans la défense de la souveraineté nationale - la "jouer" tactiquement contre l'Inde ou en faire une véritable alliée "progressiste", l'évaluation des Accords de 2006 - mauvais en eux-mêmes, position de Biplab, ou simplement "trahis"... - etc. etc.) appelle de nouvelles et intenses luttes de lignes... et c'est bien normal : tel est, depuis toujours, le processus dialectique de l'émancipation révolutionnaire humaine ; un se divisant perpétuellement en deux !


LA RÉVOLUTION NÉPALAISE VIVRA ET VAINCRA !

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 19:14

 

Par Indra Mohan Sigdel ‘Basanta’ (sur The Next Front)

 

http://thenextfront.com/wp-content/uploads/2011/10/BASANTA1-150x150.jpgLe mouvement communiste international a traversé jusqu'à aujourd'hui 162 années depuis que le Manifeste Communiste a été publié en 1848. Un bilan détaillé de ces 162 ans d'histoire des Partis communistes à travers le monde suffirait à remplir quelques gros volumes... Il est très difficile de condenser un aussi vaste sujet en un article de deux ou trois pages. Nous nous centrerons donc principalement sur des questions comme : que signifie une lutte entre deux lignes dans un Parti communiste, où est comment a été son expression centrale dans l'histoire du mouvement communiste, pour une brève discussion dans cet article. Et, un effort sera fait pour dévoiler le contenu de l'actuelle lutte entre deux lignes dans notre Parti et expliquer en quoi elle n'est pas différente dans son contenu de toutes les luttes entre deux lignes menées dans le mouvement communiste international jusqu'à aujourd'hui.

Une lutte entre deux lignes est une lutte politique et idéologique, qui se déroule entre une ligne marxiste et une ligne non-marxiste, c'est à dire bourgeoise, dans un Parti communiste. En d'autres mots, la lutte entre deux lignes est par essence une lutte entre deux voies, dans laquelle les uns s'efforcent de maintenir fermement le marxisme comme visant à aller vers l'établissement du communisme, et les autres définissent le marxisme comme accepter le besoin de réforme partielle dans le statu quo. La lutte de classe existe tant que les classes existent dans une société et elle se reflète dans la lutte idéologique au sein du Parti communiste. C'est la vie d'un Parti communiste. La base philosophique d'un Parti communiste est le marxisme. Et, comme le marxisme est une science en développement, le marxisme actuel est le marxisme-léninisme-maoïsme.

Il y a un grand nombre de Partis communistes dans chaque pays, et chacun proclame d'être authentiquement marxiste. Dans notre pays aussi, un très grand nombre de Partis existent à ce jour. Il s'agit d'être bien clair sur le fait que tel ou tel soit marxiste ou pas, et sur quel sont ses critères pour être marxiste, nonobstant le fait de proclamer l'être. Le marxisme est une compréhension globale, et il a trois composantes. La première est la philosophie : c'est le matérialisme dialectique et historique. La seconde est le socialisme scientifique et la troisième est l'économie politique. La philosophie marxiste apporte une direction idéologique à la révolution prolétarienne. Le socialisme scientifique est le système politique de transition qui guide le processus entier de transformation du capitalisme en communisme. Enfin, l'économie politique marxiste commande d'établir un mode de production socialisé à la place du capitalisme, afin de faire de chaque travailleur le propriétaire de son travail. Ce sont les questions fondamentales du marxisme. Dévier d'un seul de ces aspects, c'est prendre la voie du réformisme. Pour un réformiste, il est facile d'attaquer sur la méthodologie, mais il n'est pas autant facile d'attaquer sur les principes. Cela ne veut pas dire que les représentants bourgeois n'attaquent pas la philosophie marxiste. Actuellement, les révisionnistes attaquent principalement sur la lutte violente, qui joue un rôle essentiel pour établir un système socialiste, et la dictature du prolétariat, qui est nécessaire pour le défendre et le développer.

Lénine, dans l'Etat et la Révolution, écrit : "Il est souvent dit et écrit que le point principal dans la théorie de Marx est la lutte des classes. Mais c'est faux. Et cette fausse notion aboutit très souvent à une altération opportuniste du marxisme et à sa falsification dans un esprit acceptable pour la bourgeoisie. Quant à la théorie de la lutte des classes, elle n'a pas été créée par Marx, mais par la bourgeoisie avant Marx et, en général, elle est acceptable pour la bourgeoisie. Ceux qui reconnaissent seulement la lutte des classes ne sont pas encore des marxistes ; ils peuvent toujours se trouver dans les limites de la pensée  et  de la politique bourgeoise. Limiter le marxisme à la théorie  de la lutte des classes signifie tronquer le marxisme, le déformant, le réduisant à quelque chose acceptable pour la bourgeoisie. Seul est marxiste celui-qui prolonge l'identification de la lutte des classes à l'identification de la dictature du prolétariat. C'est ce qui constitue la distinction la plus profonde entre le marxiste et l'ordinaire petit (aussi bien que grand) bourgeois. C'est la pierre de touche sur laquelle la compréhension réelle et l'identification de marxisme doit être évaluée".

La lutte entre deux lignes dans le mouvement communiste international s'est manifestée sous de différentes formes, mais en dernière analyse, elle est centrée sur la question de soit avancer sur la voie de la révolution ininterrompue sous la dictature du prolétariat, soit suivre le chemin de la réconciliation de classe.

En dehors de l'attaque révisionniste contre la dictature du prolétariat, nous avons également des attaques vigoureuses contre deux autres composants du marxisme. Sur l'unité et la lutte des contraires, le marxisme enseigne que la lutte est absolue et l'unité relative. Les révisionnistes ont attaqué sur cette notion. Au temps de la Révolution culturelle, un intellectuel chinois, Yang Hsien Chen, a mis en avant une conception éclectique de "deux se combinent en un" en opposition à la conception dialectique de "un se divise en deux". Ceci se pose contre la conception matérialiste dialectique que l'unité entre deux contraires est relative et la lutte entre eux est absolue. Le Parti communiste de Chine dirigé par Mao s'opposa fermement à cela. Il affirma que c'était la voie vers la collaboration de classe en lieu et place de la lutte des classes et de la dictature du prolétariat. En réalité, le principe selon lequel la l'unité entre deux contraires est absolue et la lutte est relative était la racine idéologique derrière la contre-révolution en Chine.

Lorsque nous regardons en arrière, nous voyons que cette lutte a eu lieu dans le mouvement communiste népalais aussi. Au Congrès d'Unité de 1992, Ruplal Viswakarma a défendu la thèse que l'unité est absolue et la lutte est relative. Là où cette conception l'a amené aujourd'hui, est clair pour tout le monde. Héritage de cela, la conception de notre leadership selon laquelle la libération du Népal et du peuple népalais réside dans la fusion du matérialisme et de l'idéalisme l'a maintenant conduit à désarmer l'Armée populaire en remettant les clés des containers d'armes à la Réaction. En plus de cela, le Premier ministre maoïste (Bhattarai NDLR) a maintenant ordonné à la police de restituer les terres aux grands propriétaires, en les reprenant aux sans-terres et aux paysans pauvres qui les ont occupées, avec l'aide de l'Armée populaire, quand la Guerre populaire avançait. Ce ne serait pas une surprise si notre leadership, qui déclare aujourd'hui "martyrs" ces gens qui sont tombés des deux côtés pendant la Guerre, déclare demain "criminels" ces camarades révolutionnaires et disciplinés à qui il ordonnait de mener des actions contre l'ennemi de classe hier... Une idée selon laquelle nous devons travailler amicalement avec la classe dominante indienne pour défendre la souveraineté nationale du Népal est en train de devenir dominante dans notre Parti. C'est de la capitulation nationale. Et tout cela est une expression de la collaboration de classe et sa base idéologique est l'éclectisme. La lutte entre deux lignes, qui se déroule dans notre Parti, est à son paroxysme aujourd'hui.

L'usage de la force joue un rôle essentiel dans le transfert du pouvoir étatique d'une classe à une autre. C'est le premier point que Marx nous a enseigné sur comment prendre le pouvoir. Le second point est qu'un système de transition, qui existe pour une longue période entre capitalisme et communisme, est le socialisme et il s'exprime sous la forme de la dictature du prolétariat. Mais les révisionnistes à travers le monde ont toujours attaqué l'essence même du marxisme. Leur cible, de Kautsky à Bernstein et de Khrouchtchev à Deng Xiaoping, a été d'attaquer la théorie de la violence révolutionnaire et de la dictature du prolétariat, et les révisionnistes aujourd'hui font la même chose. Khrouchtchev a attaqué l'usage de la force au nom de la transition pacifique et la dictature du prolétariat au nom de l'Etat "du peuple entier". Durant le grand débat des années 70, Mao n'a pas seulement lutté idéologiquement contre le révisionnisme khrouchtcheviste, mais a aussi déclaré que la lutte des classes existe tout au long de la période du socialisme. Ceci est connu comme la théorie de la révolution ininterrompue.

Tout comme les révisionnistes d'autres pays, les révisionnistes du Népal se sont aussi opposés au rôle essentiel de la violence pour faire la révolution, et à la dictature du prolétariat. Dans l'histoire du mouvement communiste au Népal, le révisionnisme a formellement son origine dans l'appel de Manmohan au Roi en 1957, dans lequel il dit qu'il propagera le socialisme pacifiquement. La lutte de classe révolutionnaire qui a commencé sous la forme de la Rébellion de Jhapa en 1972 a maintenant amené à une démocratie multipartite, après que le premier PCN (ML) ait adopté formellement le révisionnisme khrouchtchéviste, la ligne de transitions pacifique comme leur ligne. Le peuple népalais a été  témoin que la grande Guerre populaire, initiée en février 1996, a amené de grands changements dans la société népalaise. Mais le peuple népalais n'a pas aujourd'hui le pouvoir populaire que 10 ans de Guerre populaire avaient établi. Les gouvernements populaires locaux ont été dissous. Les armes qui avaient été acquises par le sacrifice de dizaines de milliers de vaillant-e-s fils et filles du peuple népalais ont été rangés dans des containers et leur clés ont maintenant été remises entre les mains des réactionnaires. L'Armée populaire construite soi-disant pour prévenir la contre-révolution et amener le peuple népalais au communisme est maintenant au seuil de la liquidation, au nom de l'"intégration" et de la "réhabilitation". Cela a amené le peuple népalais dans la situation dont Mao disait : "sans l'Armée le peuple n'a rien". Ce n'est pas qu'une question technique liée aux clés des containers, mais une question théorique. Cela montre comment le rôle de l'Armée populaire, mandataire du prolétariat pour prendre le pouvoir et poursuivre la révolution sous sa dictature, est nié. C'est du capitulationnisme de classe ouvert...

La lutte entre deux lignes au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) est maintenant centrée sur la question de maintenir l'Armée populaire avec ses armes et de l'intégrer pour former une armée nationale, ou de la reconvertir en gardes forestiers en la désarmant ; lutter pour établir la Nouvelle démocratie et le socialisme à travers la République populaire fédérale et lutter pour l'indépendance nationale ou s'agenouiller devant l'expansionnisme indien. Notre direction a capitulé devant l'ennemi en désarmant l'Armée populaire, et a violé le document de la réunion du Comité central à Paris Height (2009). Dans ce document il est dit : "l'intégration de l'Armée et l'agenda de réhabilitation doivent être menés simultanément. Nous devons rester d'une totale vigilance contre les menées réactionnaires pour affaiblir et désarmer notre Parti, en intégrant et réhabilitant l'Armée populaire avant que la Constitution ne soit écrite". Sous cet éclairage, bien que différent dans la forme, le contenu de la lutte entre deux lignes qui se déroule dans notre Parti en ce moment n'est pas différent de celui de la lutte entre marxisme et révisionnisme qui a eu lieu dans la mouvement communiste international par le passé.

Le programme économique des révolutionnaires communistes est de mettre fin à la propriété privée des moyens de production, et établir à sa place des rapports de productions socialisés. Cela résout la contradiction entre Capital et Travail qui existe dans la société capitaliste. Cependant, les agents bourgeois, qui pénètrent dans un Parti communiste, attaquent le mode de production socialiste et insistent sur le développement des forces productives. Le 8e Congrès du Parti communiste de Chine avait mis l'accent sur la nécessité de développer les forces productives, en disant que la contradiction entre les nécessités matérielles croissantes des masses populaires et le retard des forces productives était la contradiction principale en Chine. Les mots de Deng Xiaoping, "peu importe qu'un chat soit noir ou blanc pourvu qu'il attrape des souris", dévoilent que l'objectif était le développement du capitalisme. Au temps de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, les révolutionnaires de Chine ont au contraire adopté pour politique de donner la priorité aux rapports de production socialisés, se basant sur le slogan : "Faire la révolution, promouvoir la production".

Sous la direction du prolétariat, le peuple népalais a participé à de grands mouvements de masse et à la grande Guerre populaire de 10 ans entre 1996 et 2006, en donnant un exemple éclatant de sacrifice. Dans ce processus, la monarchie féodale centralisée, qui a dirigé le Népal durant 240 ans, a pris fin. Certains leaders de notre Parti, qui considèrent cela comme l'accomplissement de la révolution politique, ont parlé d'aller à partir de là vers la transformation économique [NDLR : très proche de l'analyse de SLP]. Ceci est totalement erroné. Même si la monarchie a été abolie, le Népal est toujours un pays semi-féodal et semi-colonial. La "révolution" économique, que l'on dit pouvoir mener sur ce type de base socio-économique, ne saurait être que la croissance du capitalisme comprador et bureaucratique, pas du capitalisme national. Ce genre de développement économique ne peut rien faire d'autre qu'engraisser une poignée de bourgeois compradores et appauvrir le pays et le peuple tout entier. Par conséquent, la lutte entre deux lignes en cours dans notre Parti est centrée sur la lutte pour établir une République populaire fédérale afin de paver la voie au développement du capital national et ainsi créer bâtir les fondations de l'économie socialiste, ou, au contraire, introduire dans le jeu le capital financier des pays impérialistes, dans le statu quo, et ce faisant engraisser la bourgeoisie compradore.

L'analyse qui précède clarifie que la lutte entre deux lignes se poursuit continuellement dans un Parti communiste, sur les contenus de la philosophie marxiste, du socialisme scientifique et de l'économie politique. Ceci vaut également pour notre Parti. Dans l'objectif de renforcer la base économique socialiste, le pouvoir prolétarien poursuit la révolution sous la dictature du prolétariat, sur la base du marxisme, et ce processus pave la voie vers le communisme. Les révisionnistes attaquent parfois le contenu de la philosophie marxiste, parfois sur la dictature du prolétariat et parfois sur l'essence de l'économie socialiste. La lutte entre deux lignes en cours dans notre Parti n'est pas éloignée de cela. Afin de vaincre le révisionnisme de droite et unir le Parti sur la base idéologique du marxisme-léninisme-maoïsme, un révolutionnaire maoïste doit défendre le matérialisme historique et dialectique, la révolution ininterrompue sous la dictature du prolétariat et l'économie socialiste. C'est la tâche historique de tout révolutionnaire au Népal d'accomplir la révolution de nouvelle démocratie et paver la voie vers le socialisme.

25 septembre 2011

 

Citation : "prétendre refaire l'histoire en inventant une lutte de lignes au Népal n'a pas de sens".

CQFD... No comment.

On pourrait répéter pour la 101e fois que le "centrisme" N'EXISTE PAS, que le "centrisme" ne pourrait être que "libéralisme", "compréhension" et conciliation envers les thèses et les agissements du bloc Prachanda-Bhattarai et que cela n'existe nulle part ; que l'affirmation de l'existence d'une lutte de lignes et d'une ligne "rouge", révolutionnaire (même "limitée" dans ses conceptions), comme on en a la preuve sous les yeux, n'est en rien du centrisme... mais le problème, c'est que cela ne peut pas être dit plus clairement que ça l'a déjà été. Le problème, c'est que les ultra-gauchistes ne veulent rien entendre, car leur but (éternel, historique) n'est pas de sauver la révolution au Népal, mais de la SABOTER et de saboter (d'ailleurs) toute la nouvelle vague révolutionnaire mondiale. D’ailleurs, ces gens ignorent leur propre (prétendue) idéologie : Mao a toujours dit qu’il fallait gagner le centre, les forces intermédiaires, pour isoler la droite ; et non qu’il fallait "écraser le centre"… 

Il n'est donc plus la peine de discuter. Tout ce qu'il y a à faire, c'est de distinguer éventuellement les gauchistes sincères (comme peut-être l'UOC-mlm) du reste, et de dénoncer les autres pour ce qu'ils sont (des néo-bourgeois en puissance, préférant la posture "intransigeante" à la posture conciliatrice et "vibrant" dans leur radicalisme affiché), afin que les masses s'en souviennent et ne tombent pas dans le panneau de leur ultra-radicalisme de façade. Pour cela, il y a les colonnes de Servir le Peuple...

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 18:16

 

Sur le site Revolution in South Asia a été publié cet article, ainsi que d'autres, du blog RedStarNepal.com. The Red Star est historiquement l'organe de presse du PC du Népal maoïste [devenu PCNU(m)] mais, jusqu'à présent, il n'avait pas de site internet. Et, bien qu'ouvrant ses colonnes à toutes les lignes (ou "tendances", selon certains) dans un esprit de libéralisme, il semblait plutôt aux mains de la ligne de Prachanda (longtemps "centre louvoyant" du Parti - un coup de barre à droite, un coup de barre à gauche - mais en réalité droite masquée, vraisemblablement la ligne qualifiée de "révisionniste" par le présent article). Mais voilà qu'est né (manifestement fin juin, les plus vieux articles sont du 22/06) ce site intitulé "Red Star", qui semble plutôt refléter la ligne de la "gauche" du Parti, des cadres fortement opposés au cours actuel du tandem Prachanda-Bhattarai. Il ne s'agit pas d'en tirer des conclusions hâtives, mais simplement de constater le fait...

SLP précise que cet article comporte des phrases incompréhensibles, traduites telles quelles, tant pis...


Combattre le révisionnisme dans le PCNU-Maoïste 


Katmandou, 25 septembre.

Dans la lutte interne au PCNU-Maoïste au Népal, des idées toujours nouvelles et le modèle de la lutte entre deux lignes ont été développés dans le cours de la lutte. De nombreux analystes politiques et autres ont dit que le Parti se divisait et que l'intérêt des réactionnaires serait satisfait.

Cependant, le combat a développé ses procédures historiquement avancées pour la lutte interne (?). Le Parti a déjà développé quelques idées en créant un authentique forum de discussion et des rassemblements et interactions séparées par les différentes factions idéologiques. C'est le dernier développement, car le révisionnisme et le réformisme ont pris corps au cours de l'exercice du Pouvoir populaire aux niveaux locaux et régionaux de la nation. Nous sommes dans la situation où nous devons évaluer l'histoire du Pouvoir populaire, son exercice, et l'émergence du révisionnisme et du réformisme dans le monde. L'exercice concret a été mis en application au Népal. Le Parti, le PCNU-M, a été divisé en trois factions idéologiques : révolutionnaire, révisionniste (probablement Prachanda NDLR) et réformiste (probablement Bhattarai).

À présent tout le Parti est dans une intense lutte interne. Il n'est toujours pas décidé qui va gagner. Néanmoins, la ligne révolutionnaire est offensive et combat avec l'aide du peuple, de ses soutiens, de toutes les bonnes volontés et d'une solide équipe à travers tout le pays.


NDLR : Ce communiqué est une des dernières nouvelles que nous ayons du Népal (il y a 4 jours) ; et elle a l'avantage d'être interne au Parti. Certes, on est très loin des "canons" du maoïsme. On voit là toutes les limites de la gauche révolutionnaire dans le PCNU-M, qui permettent justement à la droite de s'imposer ; et les effets ravageurs de l'esprit de libéralisme entre les lignes qui a dominé le Parti pendant les 5 années de "lutte révolutionnaire légale", "par le Parlement, la rue et le gouvernement" (Sadan, Sadak, Sarkar). Pour autant, que la révolution au Népal ne soit pas liquidée (ou qu'il y ait au moins une résistance à cela, jetant les bases d'un nouveau cycle) regarde non seulement les masses populaires du Népal, mais les révolutionnaires et les masses populaires de toute l'Asie du Sud, de toutes les nations opprimées et, finalement, du monde entier. Il faut donc appuyer de tout notre soutien internationaliste les forces qui s'opposent à la liquidation, car, avec toutes leurs limites, elles sont le germe du renouveau.

C'est l'occasion pour SLP de présenter son analyse de la situation à la lumière d'un profond réexamen. Ou plutôt d'un "examen" tout court car, à vrai dire, la question du Népal n'avait pas fait l'objet d'une analyse propre à Servir le Peuple. C'est là une entorse au principe directeur de ce média révolutionnaire : "penser avec sa tête", quitte à être totalement hétérodoxe, ne pas s'aligner "bêtement" sur une position internationale. Or, jusqu'à présent, il y a surtout eu de l'information, grâce au grand travail internationaliste de collecte d'info d'un site comme Revolution in South Asia, de collecte et de traduction par les camarades de Nouveau Népal ; assortie de quelques réflexions "à chaud", mais jamais de véritable analyse.

Il est évident que SLP ne pouvait pas s'aligner sur la ligne gaucho-dogmatique : celle-ci revient à nier l'idée même de tactique ; l'idée même de négociations et d'accords tactiques avec une partie de l'ennemi contre une autre (ennemi principal du moment) ; l'idée que les marxistes doivent "penser avec leur tête" selon la situation concrète, que tout n'a pas été dit et écrit entre le Manifeste de Marx et Engels et l'arrestation de Gonzalo ; l'idée que la Guerre populaire ne se réduit pas à une guérilla armée (ce que récusait déjà Mao) ; l'idée (dans la situation concrète) que dans un contexte où se préparait (puis se déroulait) un grand mouvement populaire contre la dictature royale, donner l'assaut militaire sur Katmandou aurait été une idiotie qui aurait coupé les maoïstes d'une grande partie des masses... Toutes choses étrangères aux conceptions de SLP, pour qui la révolution est quelque chose de plus sérieux et compliqué qu'un wargame en chambre [Nota : cette ligne a désormais le mérite d'être assumée clairement ici : "Cela, c'est clairement la « gauche » dans le mouvement maoïste international. Elle se caractérise par un refus de toute souplesse idéologique, tactique ou stratégique dans le marxisme-léninisme-maoïsme"].

L'idée (partagée aussi par des gens "bien") que lorsque l'on a atteint un rapport de force donné (on pouvait parler d'équilibre stratégique avancé au Népal début 2006), "temporiser" signifie "toujours" reculer est profondément erronée - pour être exact, profondément mécaniste : c'est faire l'impasse sur la part de VOLONTÉ de la direction du Parti (autrement dit et en dernière analyse, sur la ligne dirigeante de celui-ci) de non seulement "temporiser", mais de ne JAMAIS repasser d'aucune manière à l'offensive au sens révolutionnaire du terme. Lorsque les communistes d'Hô Chi Minh ont accepté la partition du Vietnam en 1954, que le Nord devienne communiste mais que le Sud reste sous la coupe de l'impérialisme (ainsi que le Laos et le Cambodge), ils ont bien temporisé non ? [Mais voilà (et c'est ce qui est déterminant) : l'intention de libérer tout le Vietnam et toute l'ancienne "Indochine" n'a jamais cessé d'être claire et totale... La demi-décennie suivante a été consacrée aux préparatifs (et au renforcement du Nord comme "base rouge"), puis la guérilla a été peu à peu activée dans le Sud (et encouragée au Laos et au Cambodge). On connaît la suite, jusqu'à la glorieuse prise de Saïgon en 1975 - 21 ans après les Accords de Genève qui avaient entériné la partition. C'est donc cette volonté (ou pas) de la direction maoïste de repasser un jour ou l'autre à l'offensive qui devait être questionnée au Népal ; et non le fait de "temporiser" et de s'asseoir à une table de négociations.]

Mais ce n'était pas une raison pour se contenter de diffuser "bêtement" de l'information assortie de quelques commentaires, sans étude approfondie. Surtout à mesure que grandissaient les interrogations, devant les "tergiversations" du leadership maoïste ; comme par exemple lorsque le Président (Nepali Congress) de la République a fait son coup de force contre Prachanda, refusant (anticonstitutionnellement) le limogeage d'un général réactionnaire : les partis bourgeois étaient alors clairement démasqués, c'était le moment de repasser à l'offensive, et de terminer la révolution. Donc, libre à chacun-e de voir là une autocritique, mais ce n'est pas suffisant : une autocritique n'a de sens que si on la rectifie en pratique.

Que ressort-il de ce réexamen ? Et bien, il en ressort qu'il faut revenir au principe fondamental maoïste : "la politique au poste de commandement", "c'est l'idéologie qui commande au fusil". Cela rejoint d'ailleurs la critique ci-dessus des gaucho-dogmatiques, qui donnent souvent l'impression d'une sacralisation du fusil. Enfin, pas de tout ce qui porte un fusil (ils analysent les FARC ou encore l'EZLN comme réformisme armé, à raison), mais disons "du fusil maoïste" : maoïste + fusil = révolutionnaire. Plus de fusil = révisionnisme. C'est franchement simpliste.

Tout cela pour dire, qu'il faut se poser la question de quelle idéologie, quelle vision politique et quels objectifs ont "empoigné le fusil" au Népal en 1996.

Là, on s'aperçoit que le PCN(m) est né en 1994 d'une fusion de plusieurs Partis marxistes, qui constituaient grosso modo le United National People's Movement ; "3e pôle" (le plus à gauche) du mouvement populaire ayant arraché un Parlement à la monarchie absolutiste, en 1990. Dans le cadre de ce mouvement populaire, et dans les années qui ont suivi, le futur PCN(m) (essentiellement PCN Mashal) a donc mené une lutte d'agitation de masse "classique" et légale. Comme le soulignait Prachanda en 2006, il a eu des représentants au Parlement, fait l'expérience du parlementarisme et du travail (contre la monarchie) avec les partis bourgeois. C'est là une différence fondamentale avec le mouvement ML, puis MLM d'Inde, qui s'est toujours construit dans la guérilla et l'action clandestine, dans l'hostilité de tous les autres partis dont celui-là même dont il est... issu, le PCI "marxiste" (révisionniste ultra).

En 1994, le PCN(m) voit le jour. Il fait le constat que "tout a changé pour que rien ne change", et prépare la Guerre populaire qui sera déclenchée le 13 février 1996. Oui, mais dans quel objectif ?

C'est là que l'on peut légitimement se demander si la Guerre populaire a bien été lancée pour une nouvelle démocratie (démocratie par et pour le Peuple, rejet de la tutelle indienne, mais impliquant dans l'infrastructure la liquidation de la féodalité et - au moins - du grand capitalisme lié à l'impérialisme)... ou bien, si elle a été lancée pour l'abolition de la monarchie (République) et la convocation d'une Constituante (pour une nouvelle Constitution "populaire"), éventuellement agrémentée d'un certain nationalisme face à l'Inde, d'un certain fédéralisme par rapport à la grande diversité ethnique du pays, et d'une "réforme agraire scientifique" dont le contenu resterait à déterminer.

Cela renvoie au récent article théorique Sur le processus révolutionnaire :

- La Guerre populaire a-t-elle été déclenchée pour changer la forme de gouvernement, la superstructure juridique et un certain nombre de relations sociales archaïques (vis-à-vis des femmes, des basses castes, des minorités ethniques), c'est à dire en définitive une réforme radicale ?

OU

- A-t-elle été déclenchée pour le changement de mode de production (en tout cas liquidation de la féodalité et du grand capitalisme interface de l'impérialisme, de la mainmise indienne etc.) : révolution de nouvelle démocratie ?

Ou encore, la question peut se poser de la manière suivante :

- la voie bolchévique, c'est à dire maoïste : UNE SEULE Guerre populaire accomplissant les tâches démocratiques puis, sans interruption, jetant les bases de la transition socialiste vers le communisme ;

OU

- le voie menchévique : une Guerre populaire pour l'abolition des rapports sociaux les plus archaïques, une démocratie bourgeoise "moderne", des "droits démocratiques pour tou-te-s", et ensuite on verra... ? [Sauf que la classe dominante reste en place, qu'elle n'aura de cesse de reconstruire sa position ébranlée, et de reprendre les concessions accordées !]

Pour Servir le Peuple, le "revisionnage de tout le film" depuis le début amène à la conclusion que, de manière principale, c'est l'option "République et Constituante" qui a empoigné le fusil au Népal en 1996. SLP ne va pas se faire des amis, mais ce n'est pas nouveau. Le PCN(m) n'a pas pu muter en Parti révisionniste entre 2000 et 2005 : à cette époque, la Guerre populaire avançait triomphante, remportait victoire sur victoire (militaire), contrôlant au bout du compte 80% du pays. Ce n'est pas sur ce terreau que fleurit habituellement le révisionnisme (qui fleurit plutôt sur l'"impossibilité immédiate" de la révolution). C'est donc aux origines qu'il faut revenir : dès le début, la Guerre populaire au Népal a été menée pour l'instauration d'une République (abolition de la monarchie) et la convocation d'une Assemblée constituante pour une "Constitution du Peuple", tout ceci étant conçu comme une "étape indispensable".

Et ça l'était : comme on l'a déjà dit, la monarchie des Rana était la clé de voûte du système de domination au Népal, rien ne pouvait se faire sans son abolition. Bien sûr, il était possible de mener cette tâche et les suivantes de manière ininterrompue, dans UNE SEULE et même guerre ; mais ce n'est (majoritairement) pas cette conception qui a déclenché la Guerre populaire en 1996 : c'était donc "difficile". La Guerre populaire de 1996-2006 ne pouvait donc être qu'une première Guerre populaire, appelant inévitablement une deuxième.

C'est désormais celle-ci qui est à l'ordre du jour. Quand ? Avec qui ? L'avenir le dira ; la divination n'est pas dans les dons de SLP.

Pour faciliter la compréhension des lecteurs/lectrices, un petit tour d'horizon de "qui est qui" dans le PCNU-M :

- "Biplab" semble représenter ce qu'il y a de plus à "gauche" (de connu, en tout cas). Il critique la "révolution dans la superstructure" (changement de la forme de gouvernement) qu'ont voulu faire Prachanda et Bhattarai. Il évoque clairement la scission : "même si nous n'y allons pas ensemble (avec les réformistes NDLR), la révolution populaire ira jusqu'au bout".

- Mohan Baidya "Kiran" est un représentant de la gauche, sans doute le plus "important" (il a dirigé le Mashal, prédécesseur du PCN(m), à ses débuts). Mais il semble très "buros", ses méthodes de lutte de lignes sont très bureaucratiques, procédurières : "notes de désaccord", appels à "clarifier" ou "rectifier". Il se caractérise également par un discours très souverainiste vis-à-vis de l'Inde, contre la "sikkimisation" du Népal (annexion pure et simple, comme le royaume du Sikkim en 1975 : il est peu probable que l'Inde aille jusque-là, mais il est clair qu'elle épaule totalement la Réaction locale).

- CP Gajurel "Gaurav" semble plutôt de "centre-gauche". Il attend de l'actuel gouvernement Bhattarai qu'il "mène le processus de paix et la rédaction de la Constitution à son terme". Mais, dans le même temps, il dénonce la "perte de lien" du Parti avec les masses, et veut relancer le Pouvoir populaire à travers un "Conseil National Populaire Unifié", une sorte de "contre-pouvoir", mais la stratégie est globalement peu lisible. De ses interviews ressort une certaine surprise face aux évènements actuels, qu'il a néanmoins dénoncés vigoureusement.

- Autre dirigeant important, "Badal" : d'après ce commentaire sur Southasiarev, il envisagerait clairement un "nouveau Parti, une nouvelle Armée populaire et un gouvernement parallèle"...

Prachanda et Bhattarai, on ne les présente plus. Qu'a-t-il bien pu se passer avec eux ? Et bien, c'est ce que SLP répète inlassablement : outil indispensable à la révolution, le Parti est aussi porteur par nature d'individus qui ne "font la révolution" que pour accéder au "rôle dirigeant" qu'ils estiment leur revenir... Certains vont jusqu'à la révolution (renversement de la classe dominante), mais d'autres (beaucoup), voyant la classe dominante prête à les accueillir en son sein, s'engouffrent dans l'opportunité (on les appelle donc : les opportunistes). Comme on l'a dit, Prachanda et Bhattarai n'ont sans doute déclenché la Guerre populaire en 1996 que pour des objectifs "républicains" et, en 2005, avec la rupture entre le roi et les partis bourgeois, cette "opportunité" s'est ouverte. Ensuite, ils ont mangé au râtelier de la classe dominante, et acquis la conscience de classe qui va avec (c'est la situation matérielle qui détermine la pensée, doit-on le rappeler ?), sachant qu'à la base, ce sont déjà des bourgeois (Bhattarai est un universitaire renommé). Quand aux gauchistes (qui, historiquement, sont "la réponse du berger à la bergère" opportuniste, qu'ils renforcent objectivement), ils ne sont pas faits d'un bois bien différent… Moins brillants peut-être selon les critères dominants : les opportunistes, finalement, réussissent là où ils échouent. C'est la raison pour laquelle, "pris de rage" comme disait Lénine, ils adoptent une posture "ultra-radicale", s'étranglent, éructent... mais c'est au fond la même culture politique et de classe. Face aux opportunistes, les gauchistes se voient tout simplement dans un miroir déformant.


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Récapitulatif des "grandes thèses" de Servir le Peuple


À lire également, les Considérations Diverses, petits "billets" trop courts pour faire un article et donc regroupés par trois, quatre ou plus, exprimant notre CONCEPTION DU MONDE sur toute sorte de sujets. 


En finir avec la 'France', appareil politico-militaire et idéologique de nos oppresseurs ! (1) et (2) 

En finir avec la 'France' (3) : l'État bourgeois contemporain et nos tâches

Même étude sur l'État espagnol (1 et 2) ; le Royaume-Uni (1 et 2) et l'Italie.

 

APRÈS 8 SÈGLES… (Huitième centenaire de la bataille de Muret 1213 & DÉCLARATION FONDATRICE de notre Comité de Construction du PCR-Òc)

 

V. I. Lénine : "Il y a deux guerres" 

 

Le 18 Juin, une date symbolique pour les fascistes


Réflexion sur la déviation ouvriériste – Avant-propos

Réflexion sur la déviation ouvriériste : la classe ouvrière, le prolétariat et la révolution. 


Sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Rectificatif sur le Gouvernement de Bloc Populaire

Encore une fois sur le "Bloc populaire" et la QUESTION ELECTORALE


Harry Haywood contre la Théorie des Trois Mondes et les dérives réactionnaires des « prochinois »


TKP(ML) : On ne peut pas être communiste sans défendre le maoïsme


La Question nationale au 21e siècle 

Considérations diverses : un (gros) pavé sur la Question nationale...

Clarification sur l'encerclement du 'Centre' par la 'Périphérie'

 

Pour comprendre la Tempête arabe, avoir une analyse de classe correcte de la situation

(n)PCI : La révolution démocratique anti-impérialiste des pays arabes et musulmans

 

2011 : un point indispensable sur le fascisme et l'antifascisme pour les années à venir

 

Thèses fondamentales pour la construction partidaire


Sur le processus révolutionnaire

Sur le processus révolutionnaire (2) : vers le communisme

 

La "négation de la négation" et le maoïsme


Considérations diverses : Sur la question du SECTARISME

 

(Conception du monde) Le Parti révolutionnaire : ARTISAN conscient... ou 'accompagnateur contemplatif' du mouvement historique ?


Sur la 'révolution permanente' et le trotskysme

 

Le 'centre mlm' de Belgique, la Guerre populaire et le (n)PCI (sur la stratégie révolutionnaire en pays impérialiste) ; et dans la continuité :

Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (1ère partie)

et Gramsci et la théorie de la Guerre populaire en pays capitaliste très avancé (2e partie)

 

 

Sur le document "Expériences, débats et perspectives" du PC d'Équateur - Comité de Reconstruction, adressé au Mouvement communiste international

 

EXCLUSIF : Lotta Continua - "Prenons la Ville !" (1970) [avec un salut rouge et fraternel à l'AA Bordeaux ]


Manifeste Programme du (n)PCI

Présentation

du chap. 1 du Manifeste pour les lecteurs/trices francophones (valable pour tout le Manifeste)

 

(Chapitre I): PDF - WORD

 

Le Plan Général de Travail ((n)PCI)

 

 MANIFESTE COMPLET

(version non-définitive ; chap. 4 et 5 pas encore validés par les camarades italiens)

 

IMPORTANT pour la compréhension du Manifeste :

La crise actuelle, une crise par surproduction absolue de capital (en PDF)

article de 1985 paru dans Rapporti Sociali n°0

[en bas de la page en lien, icône
PDF - Télécharger le fichier pour télécharger le document]

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Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 2e partie

Sur la liquidation réformiste en Euskal Herria, 3e et dernière partie  

 

 

Considérations du 01/10/2012 : Copé, "droite décomplexée", montée du fascisme et islamophobie

Considérations diverses : Encore une fois sur la question du fascisme (22/10/2012)

Considérations diverses (26/10/2012) : 'traditions' politiques bourgeoises et fascisation ; question nationale et identitarisme ; 'émergentisme' et islamophobie

 

Considérations diverses (19/01/2013) : Retour sur la situation au Mali (osons le "cosmopolitisme" et la "géopolitique" !)

 

Mort d'Hugo Chávez au Venezuela


Considérations diverses 03-2013 - et un peu de polémique/critique, ça fait pas de mal ! (sur Chavez, le 'bolivarisme', le 'fascisme' de celui-ci et autres choses...)


Sur le capitalisme bureaucratique des pays dominés et le prétendu 'fascisme' de certains régimes réformistes bourgeois


La tragédie de Lampedusa est un crime impérialiste de plus contre l’humanité

Autres articles historiques

 

25 avril 1945 : le Peuple italien terrasse le fascisme

25 avril 1974 : la Révolution des Oeillets met fin au salazarisme

 

24 mars 1976, noche negra de Argentina : pour ne jamais oublier

La dictature militaire argentine de 1976 - 1983

 

Pierre Mulele, héros et martyr d'Afrika


Thomas sankara, leader d'un authentique processus révolutionnaire

Le 15 octobre 1987 tombait thomas sankara, le "che" africain 

 

Etudions l'histoire de la Révolution chinoise


Bref panorama historique révolutionnaire des Amériques


Quand Argala répondait (par anticipation) à certaines "lumières éclairées" du "marxisme" le plus social-chauvin...


Document historique : Déclaration "Aux Peuples d'Amérique latine" par la Junte de Coordination Révolutionnaire (Tupamaros-MIR-ELN-ERP) - 1er novembre 1974


35 ans après le coup d’État pro-soviétique, les peuples d'Afghanistan continuent de résister héroïquement aux envahisseurs impérialistes


Grande étude historique : du païs à la Commune populaire, de la communauté populaire précapitaliste à la société communiste

Illustration de la théorie par un exemple historique : la Guerre des Demoiselles en Ariège

Et en guise de récapitulatif/synthèse : Considérations diverses sur les États, les Nationalités, la Subsidiarité et le Pouvoir populaire ; ici (point 1) : Considérations diverses – fin octobre 2013 : État et révolution bourgeoise et ici : Considérations diverses : 1/ Le cœur des nations est aujourd’hui le Peuple